En contrebas. Un homme porte un fez. Le canal. Dans le ciel. Un dirigeable écarlate. Dans l’allée : une troupe de miliciens. Ivres, hilares.

 

Et le p’tit gars Tony de nous quitter. Et Mina, pas fière, fredonne une petite mélodie plaintive. Foutu pont. t.co/rLvD23TA

 

Alternant cocaïne et spray nasal « anti-suicide », Carver espérait augmenter ses chances. Et une punaise dans la testicule pour le « boosting ».

 

Couverts de peinture blanche, épuisés, aimants. La pièce à vivre retrouve sa jeunesse. Pas de magot mais de l’eau fraîche. Et le reste, si ?

 

Mina et le dauphin discutaient âprement de la suite des opérations. Igor faisait mine de s’intéresser. En vain. On dort, donc.

 

Crac !

 

Hey, I just met you,
And this is crazy,
But here’s my number,
So call me, maybe ?

 

Clap !

 

Et mes amis. De joyeux lurons. Et les jeunes filles, invincibles. Alors on collabore. On va prendre cher, sans doute. Nus. Vive le feu.

 

Et en route pour la joie.

 

Enfin tu vois. quoi. La nuit. Nos sourires, nos tactiles échanges. Et la danse.

 

Mina, Carver et l’homme à la tête de chat célèbrent, sobrement, l’anniversaire du renégat, Igor. Le jeune funèbre sera rompu à l’aube.

 

Mina, Carver et moi aimions particulièrement les après midi « Biches Volées » au Club des Aventuriers Dénudés du Capitaine Cisco Bayashi Maru.

 

Quand c’est l’amour faut pas trainer les pieds.

 

Après la croisière, on se calme et on boit frais à Zagreb. Mina sanglote sur l’épaule de Carver. Igor n’est plus là. Vélo d’appartement.

 

Nicolaï, Líder Máximo de la banlieue nord de Niort, se portait garant d’Igor, son « bro ». t.co/DDOMiDau

 

Et Igor, hurlant, de balancer la bouteille enflammée au travers de la fenêtre entrouverte : « tamanoir ! »

 

Un cocktail Molotov est une arme incendiaire artisanale composée d’une bouteille en verre en partie remplie de liquide inflammable et d’u…

 

L’homme à la tête de chat lave sa gamelle dans la salle de bain du 3ème étage. Du coin de l’oeil, son Kobo, le Trône de Fer : hécatombe.

 

Et la nuit de fondre sur nous, affamée.

 

Je projette ton visage, immense, sur le mur de la chambre. Merveille de la nostalgie, de la technologie moderne, de la miniaturisation. Paf.

 

Et la nuit de nous engloutir.

 

Et Carver, d’enfoncer son borescope encore plus avant dans les profondeurs dangereusement verticales, nues, de son abdomen rutilant, soyeux.

 

Pour un nouveau massacre.

 

Tiens pour toi mon frère, le vieux boucau, un ermite que très peu de gens ont exploité.

 

La nuit. Carver hurle à la lune. Les grenouilles.

 

Ce soir, Igor carbure à la garbure.

 

Les forces anarcho-siciliennes pilonnent la capitale occitane depuis quatre jours. Mina, Igor savourent leur hibiscus bien frais. Surprise !

 

Mina aime les vieux boucau.

 

Enfin, tu vois, quoi.

 

Et cette nuit tellement longue, et savoir que je vais te retrouver, à l’aube. Insomnie. Forcément.

 

Mi fille ni raisin ?

 

Œil bleu, œil gris, œil blanc, œil noir.

 

Enfin tu vois, quoi.

 

Le premier amant de la lune, sélénite amateur en mode manuel, casse sa pipe. Igor, Mina et Carver de trinquer à sa santé.

 

Et l’homme à la tête de chat de déclarer la chasse ouverte. Penser à applaudir. Mina qui baille. t.co/JMLqxdWO