Je vais me pisser dessus

Comme ça, pour voir ce que ça fait

Parce que je veux viiiivre encore plus fort

à l’avenir, laisse venir…

II

L’histoire commence, tout à coup. Quelqu’un prend la parole, et s’inscruste littéralement dans l’oreille d’autrui. Choquer ? Agir plutôt, faire tourner la mécanique du dialogue ; au nom de l’amour, du sacrifice peut-être ; Il y a-t-il des actions remarquables ? Des positions enviables ? Je ne pense pas ; celui qui va saisir la voix risque d’incommoder, de gêner, d’ennuyer. Il y a l’espoir d’être entendu ; monde des écrans, écrans des mondes, enthousiasme groupées, réalité masquée ou transmise dans la fatigue. Quel est l’objet ? Le sujet ? Déplacés. On sait vite comment neutraliser le projet en l’escamotant, c’est à dire en le montrant du doigt. Laissons de côté le style grandiloquent contre les petites doses de paroles prévues. En général, vous lisant, j’éprouve ce sentiment lassant d’avoir déjà vu, digéré, cela est bien. Mais facile, d’étonner, systématiquement. La question (encore) demeure vive, acérée, comme s’il dépendait de nous pour échapper à l’anxiété de la réponse. Où sommes-nous ? Au seuil des possibles. J’avoue que la phrase est presque ridicule. Mais encore. Dans aucune tonalité, aucun territoire ; aucun pays. Dans une langue, soit. Mais nous n’avons pas le choix. Jaloux des images, certes. Avec les mots, il y a l’exigence du sens, de la direction, du fruit à trouver. Se dépeupler, accepter le vide en soi, prendre sur soi et comprendre cette vérité au milieu de l’encombrement des interfaces. Dans l’éphémère, je devine l’importance d’une posture du doute ; momentanée, oui. Mais après, la vie reprend ses droits ; le téléphone sonne etc. Dans l’exception d’aujourd’hui, j’assume n’être personne, être nulle part, ne rien à voir. L’aveu d’une nudité ? C’est ça. Attitude ascétique ? Religieuse : que cette purification m’achemine bientôt jusqu’à vous, dans le désordre, le trop plein d’idées, de matières etc. Des liens entre les esprits, corps, lignes… Mais un mot bourdonne à mon oreille et je ne l’aime pas. L’histoire l’a grossi, signalé comme le pire de tous : fusion. Restons à l’abri du MO®T.

le récitant : quitte à être une légende, autant être une légende vivante.

Old par igor le 28 Fév 2004

Old par igor le 03 Déc 2003

 

50% nuit et 50% nos doigts se touchent. Tu souris.

Short par igor le 28 Oct 2012

en allumant les deux recepteurs simultanement

j’ai pu capter ces interférences dont tu m’avais parlé,
on dirait effectivement ce genre d’effet réseau
dont nous avions longuement discuté,

quand on tient compte de la nature ondulatoire
des vibrations sonores, on se dit que cela n’a rien d’absurde
d’admettre les phénomènes auxquels nous sommes confrontés
et je ne sais comment te remercier
pour m’avoir parlé de tes travaux.

j’écoute désormais ces interférences autant que possible,
elles forment comme une mélodie
que je ne puis définir,

ces sons envoutants,
cette mélopée irrégulière…

j’ai l’impression qu’elles me parlent,
qu’elles me guident,
sans que je connaisse notre destination finale,

ma vie a du sens à présent,

j’atteints des zones encore en friche
de ma personnalité,
j’y ouvre mon troisième oeil
et c’est un soleil généreux
qui resplendit tout au fond de moi.

Old par M. Fox le 21 Jan 2003

et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata

et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata

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et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata

L’autre jour je me suis éveillé après un rêve de toi.
Qu’ils sont doux ces matins où tu m’accompagnes. Trop rares ils se font. Tu vieillis, moi aussi. Déjà nos corps s’épuisent, nos chairs s’affaissent. J’aimais tant ton cul rebondi et tes petits seins. Je ne les ai caressés qu’en rêve et déjà ils disparaissent.
Reste près de moi.

Old par igor le 18 Mai 2003

– Je te dépose quelque part ?
– Oui. Quelque part.

 

Un mail à l’instant : « je m’appelle thomas, Ballard croit à la douceur du bistouri et à la géométrie sans limite de l’écran de cinéma »

Short par igor le 10 Juil 2009

 

Je dors mal à cause de ma gangrène qui me bouffe le pied.

Short par igor le 18 Mar 2012

le récitant : je cherche mes mots.

Old par igor le 19 Nov 2003

freakshow (chaud)

ceci n’est pas un mammifère (a cheval).


 

Dans la salle de conférence souterraine, une grande roulette customisée. Nos héros tirent alors rôle, genre et orientation sexuelle. Ou pas.

Short par igor le 26 Juin 2014

Ce personnage est glacial…

L’est-il en personne?

Old par Gu. le 06 Mai 2003

mode bonheur off

Old par igor le 07 Mar 2004

I love you M Fox
You can shake
Or rock and roll
Just like M Ali
I don’t care
Cause I love you

LOVE ME DEEP

2.22AM

Old par Gu. le 19 Jan 2004

Chez les Druides, le gui était considéré comme une plante sacrée.
Selon eux, cette plante avait des propriétés miraculeuses, dont celles de guérir certaines maladies, d’immuniser les humains contre les poisons, de leur assurer la fertilité et de les protéger des méfaits de la sorcellerie.

Old par -- Zan le 02 Jan 2003

 

Oscar : C’est le spectateur, et non la vie, que l’Art reflète réellement.

Short par igor le 29 Juil 2010

Beeh

#9
Il soupçonne ses réactions dites instinctives
de n’être pas spontanées.
« Est-ce que je ne simule pas l’enthousiasme quand C.
par exemple me téléphone ? »

Mais il ne s’en rend pas compte. Peut-on retrouver l’âme véritable ?
Il ne veut pas s’y essayer car il a peur de la découvrir noire,
pleine de haine et d’indifférence.
« Si ça se trouve, la voix de C. impromptue dans une journée
consacrée à la méditation solitaire me pèse atrocement ;
l’entendre ne provoque aucun amour, pire encore : aucune reconnaissance.
Mais je n’accepte cette part de méchanceté. Je dois faire des efforts de bonté».

Le héros, comme on le voit, est clivé. Sa tâche : éteindre
une à une les fausses paroles, les gestes empruntés.
Une bataille au cœur du langage, face aux corps. N’être plus qu’un.

Aargh !

ecriture & culpabilite = mother + invention & fiction, che fare ? forme du decrit + eros + regret (mother dead) /style et tendance soustrait au reste

Old par A venir le 15 Sep 2002

 

« This is the story of how I died.”

Short par igor le 10 Sep 2011

 

Parfois il m’arrive d’oublier mon adresse IP, alors j’allume mes haut-parleurs, et demande à Tina de me la rappeler. www.moanmyip.com

Short par igor le 26 Mar 2011

Old par M. Fox le 12 Mar 2003

extension nouvelle www.webzinemaker.com/amaury

 

Et pendant l’hiver 2007 on dansait tous sur ça : tourgueniev.com/2007/10/15/4968

Short par igor le 27 Avr 2011

 

Last call; final bugs
Itch, scratch, contort; calmly wait
For now: RC3 #FF @wordpress

Short par igor le 11 Juin 2010

 

Au paradis pour le climat. En enfer pour la compagnie.

Short par igor le 12 Juil 2011

Ida Mancini à son fils Victor :

  • Les lois qui nous maintiennent en toute sécurité, ces mêmes loi nous condamnent à l’ennui
  • Sans accès possible au véritable chaos, nous n’aurons jamais la paix
  • A moins que tout ne puisse empirer, ça ne va pas s’améliorer
Old par igor le 15 Oct 2002

 

La nuit, furieuse.

Short par igor le 27 Mar 2011

CaisseTukroi

Aujourd’hui je me vide. Aujourd’hui est vide. Aujourd’hui je me vide. Aujourd’hui est vide. Aujourd’hui je me vide. Aujourd’hui est vide. Aujourd’hui je me vide. Aujourd’hui est vide. Aujourd’hui je me vide.

Aujourd’hui je me vide. Aujourd’hui est vide. Aujourd’hui est vide.

Que celles qui peuvent les ouvrent, et que celles qui peuvent pas fassent autre chose !

Pizza machin, je déteste les livreurs, ils sont trop violents, j’ai des mauvais souvenirs.

Mais j’ai rien à faire dehors non plus !

Compris ?!

14/02/04

serge balasky : nous venons d’assister à la fin de l’art et à la naissance du music-hall.

Old par igor le 16 Fév 2004

j’ai plongé dans ton bassin.
je m’y suis noyé.
me suis raccroché à ton os.
massage cardiaque.
même pas mort.
encore loupé…
chercher le creux.
suivre la ligne.
jusqu’à genoux.

 

Night will fall and the dark will rise when a good man goes to war. Demons run but count the cost. The battle’s won but the child is lost.

Short par igor le 07 Juin 2011

Troudair ce héros (via Fluctuat)

Merci, merci, merci (ou pas) !

Old par igor le 09 Juil 2006

– Qu’avez vous fait ces 12 derniers mois ?

– Moi ? J’ai fait ça.

Agent Commercial Export Indépendant

Société côtée en bourse, nous sommes fabricants de détecteurs d’immersion.
Leader en Europe et dans le Monde avec 150 000 piscines équipées en 2 ans.

Nous vendons à des détaillants ainsi qu’à des distributeurs à l’export.

Nous recherchons des agents commerciaux indépendants export souhaitant relever le challenge et développer les ventes sur un ou plusieurs pays de leur choix.

Une expérience du secteur d’activité de la piscine est demandée.
La maitrise de la langue du pays couvert est fortement souhaitée.

Old par To le 09 Jan 2006

 

Prâtar namâmi gananâtham ashesha haetam brahmâdi deva varadam sakala âgamâdyam

Short par igor le 23 Mai 2011


Everytime I 
blink my eyes 
my hair color 
changes. 

Weird, huh?

It’s got to be 
magic, coz if you 
believe in yourself
then you never know  
what’s gonna 
happen… 

Old par -- Zan le 04 Déc 2002

surfaces / nouvelles / 4ème livraison

– gauche… droite… gauche… droite… gauche-droite-gauche-droite-gauche-droite… impasse à gauche… gauche… droite. impasse à droite… gauche-droite-gauche et tu m’attendras là.
je regarde les pavillons au fur et à mesure
je suis le dernier à sortir
les autres sont déjà dans leur secteur
gilles arrête le van le temps que je descende
il fait demi-tour et repars plus vite
je suis seul
je porte mon carton
dans mon carton il y a encore quatre gâteaux et six paquets de nougats
il est dix-sept heures
la journée est commencée depuis midi
il fait encore super chaud
je commence à puer un peu la transpiration
j’ai mal aux pieds à force de marcher
je marche d’un pas lent vers le premier numéro de mon secteur
posé sur les paquets il y a la liste des tarifs
un produit pour quatre-vingt-neuf francs
deux prduits pour cent quatre-vingt dix-huit francs
etc.
je soupire
j’en ai plus que marre
depuis que la journée est commencée j’ai vendu deux paquets dee nougats
ça veut dire que j’ai gagné cinquante-quatre francs
le tiers de chaque vente est pour moi
vingt-sept francs par vente réalisée
et c’est tout
rien d’autre
je suis devant la porte
je rumine encore
je n’ai pas envie de sonner
c’est un petit pavillon merdique
ils se ressemblent tous
façade blanche en crépi
porte een bois
une espèce de cigale ou d’abeille moche en céramique
des volets en bois à l’ancienne avec un renforcement en z – ouverts
les trucs pour bloquer les volets en fer forgé
en fer forgé aussi le nom à la con du pavillon à la con
un petit garage qui flanque le pavillon et un petit jardin qui l’entoure
des nains
un vélo d’enfant
un petit toboggan
un muret en pierre blanche crépi qui sépare le petit jardin de la rue
un portillon en bois marron de la couleur des volets pour les piétons et un autre plus large pour les voitures
les deux sont ouverts mais je sonne
j’ai du bol y’a pas de visiophone ni d’interphone
le quartier est plutôt classes moyennes
si ça ouvre ça sera une femme de quarante ans dont le mari est au travail
il faut que j’en vende au moins quatre à cette connasse
allez
quatre
un coup de quatre c’est ça qui me faut
il faut que j’en vende au moins quinze par jour pour ne pas me faire jeter
normalement je dois en vendre minimum vingt-et-un
tu parles
bande d’enculés
bon ça répond pas
je ressonne
quand j’en vends dix c’est pas si mal déjà
ça me fait même pas trois cent balles par jour
en soustrayant le fric pour les sandwiches sur l’autoroute ou dans un bistrot
et ma part de l’essence
ça fait pas très lourd
ça répond pas
bon
je continue
je vais remonter la rue – tous les numéros pairs et l’impasse à droite et puis redescendre tous les numéros impairs et l’impasse à gauche jusqu’à mon point de départ et attendre le camion
je sonne
ce fils de pute viendra me chercher et il y aura déjà tout le monde et si j’ai rien fait il me foutra la honte devant tous les autres
putain il fait chaud
putain de sa mère
ah
la porte s’ouvre
une meuf de quarante ans en robe qui attend sur le pas de sa porte et qui crie : « ouiii ? »
j’ai le soleil dans la gueule je souris à tout hasard
je la déteste déjà – cette conne
– bonjour !
mon carton est posé par terre – hors de vue
je lui souris – allez approche-toi bordel de merde
– c’est pour quoi ?
– bonjour, je représente l’association oui-dir ! puis-je vous prendre une minute de votre temps
elle s’approche enfin mais je sais déjà que la vente est foirée
tant pis
je continue mon baratin et mon sourire artificiel mais elle ne m’écoute pas
quatre-vingt neuf francs le gateau ? mais c’est hors de prix – oui mais c’est une bonne action, madame. cet argent sert à financer un centre d’acceuil, vous comprenez
dynamique
je dois être dynamique
sourire
bouger les mains
créer une énergie
non, merci
vous êtes sûre ?
oui, je suis sûre
bon, au revoir, alors
allez – au suivant
putain de merde il fait chaud j’en peux plus
j’arrive à la porte suivante
et pareil je me fais poliment jeter
à la porte suivante aussi
à celle d’après la meuf est dans soon jardin – elle m’a vu faire – je suis grillé d’avance
– non merci je n’ai besoin de rien
son sourire de connasse
salope
pute
je continue
au bout d’un quart d’heure je n’ai rien vendu
j’attends le camion
je suis en sueur
le camion passse me chercher – les autres son là
je grimpe à l’avant
j’annonce deux ventes
le chef me regarde
deux ventes ? c’est tout
bin oui
putain, tu dors ! djamilla en a fait six ! et thierry, un coup de huit ! tu fous quoi, bordel ?
bin, je sais pas
je suis hébété par la chaleur
je mens pour pas me faire jeter et je me fais quand même jeter
maintenant il va falloir faire gaffe à retomber sur mes pattes à la fin de la journée
au pire je rognerai sur mes bénefs – si j’en ai
pfff
et c’est reparti
il largue tout le monde
et moi en dernier
allez ! et t’en fais au moins cinq ! c’est facile, un coup de trois, un coup de deux, et hop c’est fait !
ouais
le camion repars
je suis collant de sueur et de poussière
c’est un quartier de centre ville avec des vieilles baraques – sûrement habitées par des vieilles pauvres ou radines – putain de merde – enfin y’en aura au moins une qui m’offrira un jus d’orange
putain je crève de soif
c’est parti
je sonne à la première maison
le soleil me cogne sur le crâne
c’est une vieille qui ouvre
– bonjour madame !
grand sourire
elle voit le carton
non merci
elle sourit pas
elle ferme direct – je retire ma main tendue
putain ça commence bien
vieille pute
connasse
dans la rue il y a deux jeunes sur un banc
ils me regardent faire
deuxième porte je sonne – ça répond pas – je toque – pfff merde
je pousse la poignée – ça s’ouvre – j’entre en disant « il y a quelqu’un ? » je referme
il y a quelqu’un ? bonjour ! j’ai sonné mais vous n’avez pas entendu !
il fait frais ça fait du bien
dans le salon il y a une vieille assise sur une chaise les bras ballants – les poignets et les mains et la jupe trempés de sang – une mare de sang sous la chaise
ho bordel de dieu
un cutter posé sur la table
je me sens faible
je pose le carton
je m’assieds dans un fauteuil
j’ai une bouffée de chaleur
putain de merde
je regarde la vieille
elle est assise bien droite
elle porte une robe à fleurs et un tablier bleu ciel
elle a des cheveux blancs
une permanente
il y a une croix sur le mur et une peinture du christ
il y a une photo du pape
la mare de sang s’étend sous la chaise
le sol est fait de tomettes rouges
je commence à retrouver mes esprits
je vais fermer la porte à clé
je ne veux pas être surpris ici
faudrait quand même pas que je traine trop
je cherche la cuisine
je bois un verre d’eau
quand je reviens je contemple encore pendant un bon moment la vieille
je vais ouvrir les tiroirs du buffets
je trouve le pognon rapidement
des billets rangés dans une enveloppe
et encore quelques billets dans son sac à main
plus de trois mille francs
je laisse un paquet de gateau et un paquet de nougat
j’annoncerai un coup de quatre et le compte sera bon avec les deux de tout à l’heure
le sang commence déjà à figer
je range les billets dans ma poche
sauf quatre cent balles que je mets dans la banane qui me sert de caisse
je regarde encore la vieille
elle est maquillée
elle sent l’eau de cologne et le fond de teint
elle a les yeux fermés
le sang est noir marron à ses poignets
elle a mis du rouge à lèvres
sur la table il y a un verre a moitié rempli d’eau
il y a la télécommande de la télévision
il y a télépoche ouvert à la page des programmes d’aujourd’hui
la vieille porte une alliance
je me demande si elle est veuve ou mariée ou séparée
il est temps d’y aller
je sors de la maison
dans la rue les jeunes ne sont plus là
je vais frapper à la porte suivante
quand le camion vient me récupérer il me manque deux maisons à faire
le chef d’équipe me dit de monter quand même
il me dit qu’on change de ville
j’annonce six ventes
les quatre de la vieille
plus un coup de deux que j’ai réalisé après
mon chef semble content
on sort de la ville
on roule en silence sur la départementale
 

 

Comment expliquer. Je porte le badge blanc. Et je danse jusqu’à vieillir la nuit.

Short par igor le 12 Jan 2012

J’ai de nouveau rencontré mon tourment.

Le diable avait repris la même apparence : une (trop) jeune fille brune les cheveux courts, aux grands yeux noirs, au joli visage sur le quel flotte un sourire inexplicable. Il, elle, passait dans la rue sur le même trottoir que moi alors que j’attendais un rendez-vous.

Je ne l’ai pas reconnue tout de suite : un malaise naissant en moi, je l’ai vue passer médusé ; ma libido hormonale tentait désespéramment d’expliquer à mon esprit neuronal, particulièrement obtus pour ces choses là, que je l’avais déjà vue, regardée, dévorée des yeux longuement, lors d’un concert une semaine plutôt.

J’ai bien sûr immédiatement regretté de ne pas lui courir après, lui demander son nom, lui fixer un rendez-vous, de la séduire, d’aller vivre à San Francisco, de fonder une famille, de marier notre fille à la Conciergerie, de mourir dans ses bras.

Le Diable, peut-il me tenter juste suffisamment pour que ma timidité et mon inaction me soient insupportables ?

Le diable peut-il me tourmenter à ce point ? Qu’ai-je fait ?

C’est ce qu’on voit dans les westerns. Je peux t’assurer que si un Indien appelait une femme « squaw » (= putain), on lui faisait son affaire. Pour autant que le mariage existât déjà, il aurait retrouvé ses maigres possessions devant la tente. (Chez les Navajos, c’étaient les femmes qui prenaient l’initiative du divorce en exposant rituellement les affaires du mari devant la maison commune). Chez de nombreuses tribus indiennes, des femmes siégeaient même au conseil de guerre (alors que la guerre était une affaire d’hommes). La confection de chaussures, indispensables pour les déplacements longs, était une tâche féminine. Lorsque les femmes, chez les Hurons de la région des Grands Lacs par exemple, n’approuvaient pas l’une ou l’autre guerre, elles refusaient de fournir aux hommes les chaussures, et c’en était fini des projets de guerre. Chez d’autres peuples de chasseurs-cueilleurs également (les pygmées Aka du plateau du Kalahari) et d’autres peuples d’agriculteurs primitifs (certaines régions de Chine), les femmes étaient les chefs. Chacun régnait sur son propre territoire: les femmes, chargées de la gestion de la communauté et de la récolte de nourriture dans les environs régnaient sur ce territoire. Les hommes régnaient sur les terrains de chasse et de bataille. Lorsque ces derniers rentraient à la maison, fini de faire l’important. Les femmes portaient alors la culotte. Le communisme primitif était en principe matriarcal.
Old par igor le 04 Sep 2005

Mmmmmmh…. pas ça non plus…

Old par To le 21 Mai 2004

et puis le lapin géant bouffeur de planètes IL BOUFFE DES PLANETES ALORS QUE Y’A DES GENS DESSUS!!!







Old par igor le 26 Oct 2007

 

Mina et Igor, enlacés, convoquent les forces du mal et les utilisent pour récurer les toilettes du parlement, en flamme. C’est un peu gâché.

Short par igor le 08 Mar 2012

 

Collectionner les oreilles, c’est vraiment une idée à la con.

Short par igor le 13 Sep 2011

 

Une femme fontaine. Zarma. À la maison, les chats. Ouf.

Short par igor le 17 Juil 2010

bonne idée les coxxiens !

Old par igor le 02 Sep 2005

le récitant (comme sur un blog) : et en plus il pleut.

Old par igor le 28 Jan 2005

 

J’ai des amis si étranges que nos réunions interactives demeurent un mystères pour nos animaux domestiques. On peut vraiment dire que. Nues.

Short par igor le 02 Avr 2011

j’en ai marre que les pubs pour les tampons et les serviettes ne s’adressent pas à moi.

comme si je devais faire autre chose pendant ce temps là.

comme si on m’excluait.

je ne veux pas être seul.

je veux être réglé.

RIP

24/08/1972 > 31/08/2005

 

Pas contre une grosse tranche de sex’n’drugs (pour le rock’n’roll ça devrait aller) avec facéties faciales et philo de couette à fleurs.

Short par igor le 15 Oct 2010

ne rien en dire / ne rien en faire

maux par mots / points par poings

 

L’homme à la tête de chat porte vraiment bien la moustache. L’homme à la tête de chat ne se montre pas avare en soupirs hilares. #htc

Short par igor le 07 Sep 2009

 

Mina aime les vieux boucau.

Royco Minute Soupe

je me retourne encore une fois
elle m’a vue
ça y est elle m’a vue.
elle n’est pas vraiment jolie
ses traits sont grossiers
et ses nichons trés lourds
comme son esprit sans doute
je ne sais même pas pourquoi
je pense a des trucs aussi cons
en un moment pareil
THE moment
celui ou elle s’est rendue compte
de ma présence
et du fait
que je la veux…

encore une brunette…
c’est maman qui va se foutre de ma gueule.

 

Quant aux pieds foulants, ils sont appelés aussi « pieds d’attente », ce qui est à rejeter entre tout.

Short par igor le 20 Sep 2010

c’est ce qu’elles me disent toutes…

Je n’ai pas pris garde

à compter tes anneaux

Ce rendez-vous à Olympie

était un faux

Je suis à nouveau à ta merci

ordonne et j’obéirai

 

L’indien dans le salon : « Good culotte is no culotte. »

Short par igor le 22 Sep 2011

 

Une bonne rotation de la terre autour du soleil de plus à tous. Du Mana dans vos actes, vos projets et vos affections. On se voit vite.

Short par igor le 31 Déc 2011

NON A LA SOUMISSION PAR VOIE DE LEGUMES !

Old par M. Fox le 21 Juil 2003

 

Are you in Tasmania? Have you seen stoned wallabies? Send us your comments using the form below. #karachigate #ccqmdt #opium

Short par igor le 25 Juin 2009

 

a oublié le nom de sa mère, le visage de ses aïeux et les larmes des jeunes eunuques élégants. ♫ blip.fm/~5mcfg

Short par igor le 05 Mai 2009

le récitant : grand rassemblement tourgueniste à 21h ce soir sur la place.

Old par igor le 27 Juin 2003

 

J’attends ton retour, dans ma tour purpurine, mon regard vers la plaine, nulle trace de ton sublime engin, seulement le soleil qui poudroie.

Short par igor le 07 Sep 2015

 

Parfois on va à la campagne et personne ne meurt. Parrrfois.

Marmite Digérée Mollement Après…

Old par Gu. le 25 Mar 2003

 

Fermez les yeux. Et comptez de 5 à 0. Ça va piquer un peu.

Short par igor le 31 Mai 2011

Non, tu n’es pas nyctalope !

Ils t’ont institué un généreux réverbère près de la fenêtre de ta captivité.

 

Parfois, au cours de vos pratiques, vous serez introduit à des mots, des techniques qui peuvent causer hantises et doutes subconscients.

Short par igor le 11 Mar 2010

L’écologiste avait établi que le nombre de pigeons était un facteur inversement proportionnel au nombre de rats,

les uns et les autres occupant la même niche écologique, il se demandait s’il valait mieux favoriser les pigeons pour réduire la population de rats, ou l’inverse

Old par M. Fox le 04 Avr 2003

Je te retrouve enfin, mon amour !


Old par M. Fox le 17 Jan 2005

 

Révélations : Carver est une sorcière brésilienne transsexuelle. Au minimum. Igor est chauve et Mina est. Ah, Mina.

Short par igor le 12 Juin 2011

 

Carver et Mina venaient de retrouver un artefact d’avant l’Irréparable Incident. Recueillement. t.co/Qo5oo1a

 

Je vais te poser trois questions. Et la maison va brûler. Et les garçons vont crier. Et on tuera tous les affreux. Et tu me répondras. Fin.

Short par igor le 16 Juin 2017

 

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Promises, promises

juste rétribution de ma langue maternelle: telle est ma « sagesse » désabusée.

La vie est un jeu pratiqué par de mauvais joueurs et où tout le monde perd à la fin.

50 Ways to Leave your Lover

le récitant : kill your boyfriend.

Old par igor le 08 Mai 2006

Bon. Je voulais écrire un truc un peu littéraire et surréaliste pour commencer…
Mais d’abord je tenais à dire : féchiébordeldemerde !
Je fais quoi, moi, sans téléphone ?
J’ai pas appris à vivre au Moyen-Âge, moi.

 

Mina et Igor bloquent la porte de l’abri avec une chaise tordue. Dehors, Carver change de disque, se tourne vers la lumière et sourit. Ivre.

Short par igor le 15 Avr 2017

Fais chier merde.

estragon t’es ou?

reviens…

comme si la vie n’était rien d’autre qu’une perpetuelle question d’intégrité.
comme si nous n’avions toujours qu’à choisir où doit se situer la limite de notre compromission
tout en gardant à l’esprit
que personne n’est jamais
intègre.

quelqu’un comme toi

Je me souviens déjà plus de ton nom,
dans quelques jours,
j’oublierai même,
ton visage.

 

Sous la terre, sous la dalle de béton, sol humide, odeur champignonnière, vibration sourde, les filles frissonnent, se blottissent. Suspens.

Short par igor le 17 Sep 2015


il neige
et
le froid
me
fait douter
de tout

Old par igor le 30 Jan 2003



this One ‘s nOt sO bad, anyway tOo late (…)

Old par Gu. le 17 Fév 2004

 

Toutes les villes devraient avoir un chat qui les guide.

Short par igor le 10 Jan 2011

 

Mina avait une pensée pour les camarades habitant le Japon.

Short par igor le 11 Mar 2011

 

Scritch scritch scritch.

Short par igor le 13 Juin 2011

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