Melody Nelson à les cheveux rouges et c’est leur couleur naturelle. Le vin espagnol m’a rendu extrêmement lucide et étonnament loquace…(what happens??) –> Red was the color of this blue monday. Muchas gracias Rioja! Thanks a lot Melody… Tu t’appelles comment? … (à suivre…)
18 h 40. La cerise est dense sur les slips sales axes routiers et autoroutiers d’Ile de France.
Principales difficultés :
A104, 7 km entre Villepinte et Villeparisis. A86, 2 km à Gennevilliers. A86, chaussée extérieure, entre Rosny sous Bois et Nogent, sur 5 km. A3, vers province, de Bagnolet à Romainville, sur 3 km. A4, vers province, 7 km entre la demi-portion de Bercy et Joinville. A86, sens sud nord, 7 km entre Thiais et Maisons «Le Trou» Alfort. A6, vers province, 6 km entre Wissous et Savigny sur orge. N104, entre Lisses et Saint «Zog-Zog» Germain les Corbeils, sur 4 km. A13, 3 km entre la mémé d’Auteuil et le porcelet de Saint «Chaud devant !» Cloud.
Sur le saucisson périphérique parisien, circulation ralentie en chaussée intérieure, entre les ruines romaines d’Auteuil et Bercy, circulation en accordéon sur 24 km, en chaussée extérieure, ralentissement entre les échasses de Sèvres et Chapelle, circulation en accordéon sur 22 km.
certains jours le monde s’arrondit les angles s’apaisent dans un sourire serein autour les gens sont bienveillants ils me serrent dans leurs bras (juste en pensée comme ça je n’étouffe pas)
je suis une perle rare un bijou précieux un diamant d’homme un toucan d’émeraude – mais alors que fais-je au fond de ce ruisseau coincé sous cette grosse pierre ?
« La scotomisation est un art non, ça n’a rien à voir avec le scrotum … La scotomisation est un art contagieux car il repose sur un tacite accord entre des sujets unis autour d’un objectif commun : mettre en œuvre toutes les méthodes de fuite et d’aveuglement pour nier la médiocrité de leur existence. C’est du boulot. … La réalité ne passera pas par moi. « MD de Paris
Mon ami Charlie me spamme : J’ignore qui je suis. Je suis celui que vous voulez que je sois; en fait, vous désirez que je sois un monstre. Un monstre sadique et pervers, parce que c’est ce que vous êtes. Je me fiche totalement de la société et de ce qu’elle représente. Si je pouvais me mettre en colère, je tenterai de tous vous tuer les uns après les autres. Si c’est ça être coupable, j’accepte votre verdict. Toutes les nuits, pendant que vous dormez, je détruis le monde.
« Il y a seize heures, annonça le président Truman, un avion américain a lâché une bombe sur Hiroshima, importante base militaire japonaise. »
Un mois plus tard, le premier reportage non censuré – dû au courageux journaliste australien Wilfred Burchett – décrit les souffrances indicibles dont il a été le témoin en visitant un hôpital de fortune installé dans cette ville.
Le général Leslie Groves, alors directeur militaire du projet Manhattan ayant pour mission de planifier et de produire la bombe, s’empressa de rassurer les membres du Congrès en leur disant que les radiations ne provoquaient « aucune souffrance excessive » et que, « en fait, à ce qu’on dit, c’est une manière très agréable de mourir ».
tu es avec nous maintenant, tu es habillé comme nous, tu executes les memes taches, tu as les memes centres d’interet que nous, tu vibres à l’unisson de notre vibration,
Le nimportekoi de ma soirée « Sapeurs Pompiers bonsoir. -Bonsoir je vous appelle car je suis dans un cinéma, il ya eu un cocktail et un jeune homme se sent mal. -Vous travaillez au cinéma? -Heu non Adrienne et moi on est bénévoles -Vous etes ouvreuse? -Non on est derrière le bar. -Haha ils vous ont seléctionnée pour votre voix? -Heu non on s’est incrusté derrière le bar c’est là qu’on est le mieux servi. -Vous avez une tres belle voix. -Heu hihi merci. Donc c’est un homme d’une trentaine d’années il est allongé il bouge plus il est tout blanc. -Il est évanoui? -Heu… ah ben non il va mieux il a relevé la tête. -On vous envoie les sapeurs? -Heu ben non, il fait signe qu’il veut pas. Tant pis. -Bon très bien bonne soirée. -Bonne soirée à vous au revoir. »
Petite annonce remix Passées les broussailles et les dentelles les murs sorciers de la vieille ville ont recelé notre escapade. La maison de Nostradamus était en ravalement, pas de prédiction ce jour là. Tu as manqué mouiller tes souliers, j’ai pris ta main, tu as passé le gué. Nous avons collecté quelques bricoles en prétexte, j’ai suspendu quelques breloques à tes lobes, caressé ton cou dénudé, respiré ton corps fin. Une église, le parvis, les marches, la nef déserte. Tu as prié quelques minutes. Si touchante à genoux devant Dieu, dans l’ombre j’enviais ce vieux fou, jeune inconscient. Je t’aimerai toujours.
Il ne donnait plus de nouvelles depuis qu’il était entré dans la clandestinité :
il a disparu dans les coteaux et les vallées fertiles qui bordent le canal
le groupement d’extréme gauche qu’il dirige actuellement a pris le controle de plusieurs écluses et d’un nombre impressionnant de bornes kilométriques,
notre idéal révolutionnaire en a pris un coup, lorsqu’il est parti, emportant ses banderoles d’appel à l’action directe, elles nous manquent lorsque nous communions.
j’aurais pu être gentil et te chanter une chanson au creux de l’oreille te raconter une histoire jolie mais je fais le fier je me retourne et je dors (igor ton chat fait chier)
Evitez d’éviter. Faites semblant de faire semblant. Arrêtez d’arrêter. Fuyez la fuite. Soyez prudents avec la prudence. Détestez détester. Abstenez-vous de vous abstenir Aimez aimer. Lachez-vous quand on vous lache. Lachez-moi quand je me lache…
Analogique J’ai le souffle et la chaleur d’un vieux vynil. Pressage hasardeux, les faces sont multiples. Il faut m’attraper délicatement, du bout des doigts. Je suis un peu rayé, je saute tout le temps si on oublie de me retourner.
———-De lui il ne reste rien (« Rien » est un terme du langage usuel, qui désigne l’absence de ce que nous cherchons, de ce que nous désirons, de ce que nous attendons. A supposer que l’expérience nous présentât jamais un vide absolu, il serait limité, il aurait des contours, il serait donc encore quelque chose. Mais en réalité il n’y a pas de vide. Nous ne percevons et même ne concevons que du plein. Une chose ne disparaît que parce qu’une autre l’a remplacée. Suppression signifie ainsi substitution.) ———-L’absence a remplacé la présence (Seulement, nous disons « suppression » quand nous n’envisageaons de la substitution qu’une des ses deux faces, celle qui nous intéresse; nous marquons ainsi qu’il nous plaît de diriger notre attention sur l’objet qui est parti, et de le détourner de celui qui le remplace.)
lucie est l’amie des grands lucie est une petite lucie en sa tête et son corps est déjà grande lucie est très petite et très faible lucie n’aime pas tiloui tiloui aime beaucoup la petite lucie lucie est si faible que quand tiloui appuie lucie craque et crie
les choses bougent lentement mais dans des directions floues Tourguenistes les frustrations s’accumulent et les malentendus stupides et creux seul compte l’affection que l’on se porte mais si même ça est remis en cause à la moindre occasion sans tenir compte du passé ça me donne envie de tout casser la confiance est une denrée rare fort galvaudée de nos jours on me signale un problème de ponctuation et alors je m’en tamponne moi de la ponctuation si j’en avais quelque chose à foutre ça se saurait non Tourgueniev m’aurait compris lui c’était pas un enculeur de maman le parrain fallait pas lui raconter de conneries moi de mon coté je fais de mon mieux pour rester à flot hier elle m’a appelé elle a renoué le contact j’ai cru que mon cœur allait éclater sur le coup mais bon là je rationalise et je me détends enfin faut avouer que ça va plutôt mieux qu’hier à la même heure elle me manque ça doit faire mille ans que je n’ai plus porté mon regard sur elle elle me manque
Oui, parfois c’est la petite personne qui gagne. On l’emmene en forêt On lui offre des bonbons On lui propose de jouer à cache-cache On se retourne Et Tombe le coup de bûche sur le crâne Ca saigne pas mal Et La petite personne te regarde crever comme un chien Elle se marre même Et Elle te fait les poches Quelques euros et ton portable Et Toi tu te vides de ton sang et de tes idées Un dernier coup de pied et elle se barre Et Les bestioles de la forêt se pointent pour le festin
———————————————————— add-on : « viens chez moi, y’a mon papa, tu viens dis, il va te plaire mon papa, c’est UN TUEUR AUSSI, C’EST UN OGRE MON PAPA AHAHAHAHAHAH … chouette une nouvelle poupée, je vais donner ses yeux au chat, ce sera bon comme du poisson« C.H. ————————————————————
Je me retourne, cette exclamation en pleine rue fauchant toutes les pensées qui s’agglutinaient lamentablement dans la partie la plus endormie de ma cervelle somnolente
Derrière moi, à quelques métres, se tient un clodo -pardon un sans domicile fixe- de la plus pure espèce, souriant de sa bouche édentée
La suite, un café, une longue discussion à batons rompus et une journée qui commence bien.
Extrait : Sentiments timides, douce mélodie, franchise et bonté d’une âme qui s’éprend, joie languide des premiers attendrissements de l’amour, où êtes-vous ? I. Tourgueniev – Premier amour
8h55 rue des Abbesses un camion tournant des Bétons de France est arrêté 9h03 rue Antoine des travaux tels que je n’en ai jamais vu et les feuilles d’un Libé étalées sur le trottoir 9h30 quai de Corse un camion des Routiers de France 9h32 devant le Palais de Justice on entend les talons des femmes et un camion de sang passe 9h38 quai St Michel un bateau citerne et un bonhomme vert nettoient les quais 9h46 Bd St Germain un camion de sable 9h52 Bd St Michel une cheveleure magnifique au loin, je crois que c’est un homme, je le suis, c’est énervant je n’ai pas besoin de le suivre nous allons au même endroit, je le double (ruse urbaine) oui c’est bien un homme 9h56 rue de la Sorbonne des faux petits chats qui bougent la tête dans une voiture garée 9h57 l’homme à la belle chevelure et moi arrivons à la Sorbonne. Mon école, je ne l’aime pas, je la déteste: « – Non je ne veux pas aller à l’école! Maman, tu sais, mon nono il est malade aujourd’hui, il a de la fièvre – Emmène-le à l’école – Oh non, il a besoin de calme. Il faut qu’il reste allongé – Laisse-le ici alors – Mais il faut que je m’occupe de lui! » 10h00 mon professeur 11h03 rue du 4 septembre un camion Kronenbourg
H&G – Episode n°83 : le nouvel âge Réalisation : Christophe Gregeois Johanna devient ‘new age’ et entraîne Christian dans son délire. Ils rencontrent Antonella, qui tient une boutique d’accessoires new age, et son ami Ludovic. Johanna, jalouse, commence à douter du new age car Antonella propose à Christian un bain, nu, avec elle !…
Survivre dans votre tempête, gonfler mon ventre, je ne pourrai pas me noyer, mais je suis lourde; si fatiguée… monsieur où êtes-vous? enrouée, une sirène meurt. je ne sais plus quoi chanter. tu es parti. je meurs seule, ensablée. les vagues qui me parviennent sont nauséabondes; elle sentent le poisson mort. Elle pleure. Sur son épaule, il est là pour se pencher. Oh oui, il vient quand elle l’appelle. Elle a caché le surin dans le revers de sa veste. Crime passionnel? Elle a peur, elle tremble, parce qu’aujourd’hui sentez vous la mort qui rôde partout? SI elle se laissait être super sensible, ce quelle est, elle irait vivre à l’écart, mais elle ne peut vivre seule. Accompagnez-la. Elle l’a tué, et maintenant, elle pleure, sans personne sur son épaule.
arrghhh dure réalité de la nuit si tu bois trop tu finis par terre (surtout ventre vide) l’open bar à l’île en chantier hier soir m’a littéralement explosé en vol désolé pour les témoins et les victimes de mes débordements et autres abordages en esperant que les photos si elles existent ne soient jamais publiées seule consolation j’étais au lit à minuit bises
Couillon le Canard montrait à Benoit Que la Solution lesbienne pouvait sauver Ganesh. Mais Martin Luther King saoulait son monde, Troudairisant, avec ses lunettes, la tribune lectorisitrice Et fascinant les pauvres Tourguenistes ébahis…
Véronique et Davina, si elles avaient été présentes auraient commenté : Quelle poubelle, et une séance de stretching Geradonienne, hop !
Bien mariner dans l’alcool toute la nuit Et au petit matin se piquer au dard du soleil Parce qu’il est plus pointu à cette heure-là Et nous plus moelleux aussi En espérant se retrouver A côté d’un oignon sympa D’une courgette gentille D’un poivron rieur ————
(sur un air gai et mélancolique à la fois) C’est toujours quand il fait beau Qu’il faut aller au boulot C’est toujours quand t’es pas bien Qu’il faut aller au turbin C’est toujours quand t’es fatigué Qu’il faut aller travailler Etc…
vendredi – ce matin pénible, se reveiller, avec la crise irakienne, déguster un bol de lait froid / courgettes trop cuites – me moquer de mon chat si mauvais peintre – essayer de ne pas me tuer avec ces nouvelles chaussures à roulettes – une pensée pour pascal qui dort dans un wagon – je me lave, le charbon ça tache – oneko se lave aussi – il ne sent pas trés bon – je le frotte avec un os de lynx – il ronronne – rrrr rrrr rrrr – lucie sort des toilettes – du sang coule le long de sa jambe – explication : en fouillant la caisse du chat pour trouver son collier en argent, elle s’est coupée sur une lame de scie rouillée – je tremble en l’écoutant – elle rit et me dit qu’il s’agit juste de ses règles et que ça fait chier – je le savais, je dis, mais c’est faux, je le savais pas en fait – bon c’est bien parce que j’avais pas le temps de l’emmener à l’hôpital – elle se fourre sous la douche en cataputant oneko dehors d’un coup de pied – une bise et je termine de m’habiller – je me casse – dehors il fait froid mais comme j’ai des amis, ça me réchauffe, genre feu de bois, et ça m’aide à tenir…
elle entre dans la salle, enfumée, enfumée. il la voit, il se retourne elle fait claquer ses talons, elle le regarde il voit ses yeux briller, il sont noirs, il le clouent elle lui tourne le dos, elle parle à l’autre homme beau il avance d’un pas sûr: je t’aime il lui dit prends garde à toi, ce que tu peux m’exaspérer, ah… ta façon de m’appeler je ne la supporte plus l’autre homme beau s’est impatienté il est parti elle pleure dans le giron du premier, toi qui m’aimes rassure-moi, pourquoi lui ne m’aime pas, je l’aime l’autre homme beau revient, elle l’embrasse en riant il l’emmène dans une nuit où il y aura elle et d’autres femmes quelle trouvera plus belles quelle. Elle sera triste se réfugiera dans le bras du gentil qu’elle ne pourra jamais aimer. Et elle souffrira la vie d’aimer un homme brutal. si tu ne m’aimes pas je t’aime et si tu m’aimes prends garde à toi…
Il faisait un peu gris, le 8 juin 1997 à St-Jean de Maurienne. Mon sac sur l’épaule, j’ai tourné le dos à mes amies. Et je l’ai rencontré. Sais-tu qui est cet homme qui m’appelle au carreau de sa voiture ?
elle entre dans le comissariat. je voudrais déposer une plainte, je me suis fait violer; j’ai les résultats de l’examen médical. on l’assoit à un bureau en face d’elle un flic prend la déposition, prend note des résultats, et lui fait signer un papier. de son oeil brillant il la regarde, elle est jolie, elle a l’âge de sa fille. un de ses collègues passe et ils en discutent, j’aimerais bien attraper le salaud qui a pu faire une chose pareille… ouais, on lui couperait les couilles! putain, tu te rends compte elle a l’âge de ma fille. au bureau d’à côté une fille se fait interroger pour un vol. elle est jolie aussi, elle porte un jean serré. on lui fait passer la nuit en garde à vue. elle ne peut pas dormir toute la nuit, d’abord il fait froid, et quand elle demande une couverture, le flic veut la réchauffer lui-même. la fille au jean moulant se fait violer dans sa cellule au comissariat. personne ne voudra couper les couilles de ce violeur-là!
Et d’abord les deux serpents entourent et enlacent les corps de ses deux jeunes enfants en se repaissant de leurs membres. Puis comme leur père se porte à leur secours, les armes à la main, ils le saisissent et le ligotent de leurs énormes nœuds. VIRGILE, Enéide, II, v. 203-212
Il faisait un peu gris, le 8 juin 1997 à St-Jean de Maurienne. Mon sac sur l’épaule, j’ai tourné le dos à mes amies. Plus jamais je ne remettrai un pied ici. Sais-tu pourquoi mon beau-père me déteste autant ?
Textos « Je suis là, où les écossais portent des strings sous leurs jupes au lieu de rien« « Eisberg aux habitudes malsaines, dites moi ce soir qu’un jour on sera bien…« M.
« Et même si ailleurs se brisent nos oeufs de lump , Je garderai en moi la sonde anale des jours meilleurs Pour qu’on soit toujours comme les 5 branches d’une guitoune »
Les princes possédaient les armes les plus puissantes
mais en cette période de paix consensuelle, ils ne savaient contre qui s’en servir, alors, de temps en temps, ils asservissaient un petit Etat, un petit pays que personne n’aimait vraiment au point de se battre pour lui,
ce petit état restait un temps dominé par les princes qui s’en déclaraient les chefs lors de longs discours fleuves,
après quelques temps, leur attention se détournait de notre petit Etat et les princes et leurs armées quittaient le pays pour en attaquer un autre, s’en proclamer les maitres et prononcer de nouveaux discours,
ils se sentaient fiers, comme au centre de l’univers et un orgueil sans pareil guidait leur soif de conquetes
on acceptait leur existence comme on accepte la grèle ou les maladies :
Pierre et jésus marchaient sur un chemin caillouteux comme d’habitude quand ils rencontrent le diable et une femme qui se chamaillent pour… je ne sais plus… pour rien sans doute. Pierre décide de rétablir la paix et ni une ni deux il tranche la tête du diable et de la femme. Jésus est un peu mécontent, il lui fait la morale, nononon ce n’est pas bien de tuer les gens. Pierre pour réparer, recolle les têtes, mais voilà… il se plante, et c’est depuis lors que c’est chose véritable: Tête de femme, tête de diable!
petit balade nocturne: je ne suis pas un pendu mais ma balade est pendulaire. Je rêve d’un pas à l’autre et sens mon équilibre basculer d’un pied sur l’autre. J’aime sentir mon coeur si fort qu’on le voit battre sur mon cou. Je respire l’air un peu frais, je sillonne le trottoir, je croise: un couple amoureux, des voyageurs, un groupe d’hommes hilares, les lumières de pigalle. Le soir est là, je suis toujours vivante, il y a quelque chose de doux dans cette nouvelle rencontre de moi et moi. J’attends un prochain chapitre. Je marche au rythme qui m’est imposé par le soir tranquille sans étoiles parisien.
Au XVIII° siècle, les humanistes firent un tas d’expériences pour essayer de comprendre quelle était la nature de l’homme et tenter de résoudre des problèmes philosophiques. Une de ces expériences réunit des nourrissons sur une île, où ils ne seraient pas éduqués ni choyés, mais seulement nourris et langés par des mains anonymes et non caressantes. Le but était bien évidemment de pouvoir à terme constater si l’homme était bon ou mauvais. Mais l’expérience fut abandonnée : les nourrissons moururent tous, bien qu’ils aient été bien nourris. Force fut à nos ‘scientifiques’ de constater que ces enfants étaient morts du manque d’affection.