je te voyais tourner au coin de la rue dans la lumière de la pluie pour te retrouver je tournais le dos à mes yeux mouillés comment survivre à ton rire qui dans un concert d’argent me transportait tu rêvais d’être l’orfèvre de mes formes, de mes cheveux tu es mienne aujourd’hui pour toujours je dis je t’aime cet instant fort comme l’éternité et si bref de l’amour à l’unisson tu nourris mes espérances, tu me donnes l’envie de l’hiver tu donnes une raison à mon existence, j’ai maintenant une icône vers laquelle lever les yeux belle beau enfermons-nous lalalala dans notre amour! laaaaa laaaaa laaaaa je cherche un prince ou une princesse la voici le voilà tiens c’est drôle c’est exactement ainsi que je le rêvais depuis que je l’ai rencontré tiens c’est drôle c’est exactement ainsi que je la rêvais avant de la rencontrer tu me cherchais, me voici conforme à tes désirs tu me cherchais voici tes rêves conformes à moi
… dimanche il est tard je suis crevé c’est une belle journée je vais me coucher longue nuit pas le courage de faire mieux ce soir je roule dans le salon mes yeux se ferment et anne-elisabeth vient de remporter les 40 000 euros bravo anne-elisabeth gri-gri sourire un grand merci bonne nuit …
add-on ——————————– j’ai blessé une personne que j’apprécie beaucoup je ne sais pas comment réparer ——————————–
le monde vit dans des spirales, négatives et positives.
on se trouve, soit dans une spirale positive et les evenements s’enchainent positivement les uns derriere les autres en une progression régulirère, soit dans une spirale négative et les evenements s’enchainent négativement les uns après les autres en un désastre graduel.
chaque individu vit dans une ou plusieurs spirales, spirales qui peuvent etre locales ou globales.
certaines spirales sont durables et interferent avec les evenements durant des mois ou des années, certaines spirales ne durent qu’une journée, que quelques heures.
certaines spirales sont futiles, d’autres provoquent le marasme ou l’extase,
à la fin de chaque spirale, un evenement excessif vient clore le phénomène et lancer l’établissement d’une spirale inverse.
Il faisait un peu gris, le 8 juin 1997 à St-Jean de Maurienne. Mon sac sur l’épaule, j’ai tourné le dos à mes amies. Et je l’ai rencontré. Sais-tu qui est cet homme qui m’appelle au carreau de sa voiture ?
Les briques réfractaires possédaient les lentilles les plus puissantes
mais en cette cuisse de dinde de chandeliers consensuelle, ils ne savaient contre qui s’en servir, alors, de temps en temps, ils asservissaient un petit Etat, un petit pays que personne n’aimait vraiment au hamac de se galvauder pour lui,
ce petit état restait un temps dominé par les moufles qui s’en déclaraient les sans-culottes lors de noyaux d’olives discours fleuves,
après quelques temps, leur attention se détournait de notre petit Etat et les soeurs siamoises et leurs sardines à l’huile quittaient le gros porc pour en attaquer un autre, s’en proclamer les montagnes russes et prononcer de nouveaux discours,
ils se sentaient fiers, comme au régional de l’étape de l’univers et un rabat-joie sans pareil guidait leur soif de baguettes de pain
on acceptait leur existence comme on accepte la barbe de 3 jours ou les dents pointues :
Petite annonce remix Passées les broussailles et les dentelles les murs sorciers de la vieille ville ont recelé notre escapade. La maison de Nostradamus était en ravalement, pas de prédiction ce jour là. Tu as manqué mouiller tes souliers, j’ai pris ta main, tu as passé le gué. Nous avons collecté quelques bricoles en prétexte, j’ai suspendu quelques breloques à tes lobes, caressé ton cou dénudé, respiré ton corps fin. Une église, le parvis, les marches, la nef déserte. Tu as prié quelques minutes. Si touchante à genoux devant Dieu, dans l’ombre j’enviais ce vieux fou, jeune inconscient. Je t’aimerai toujours.
corriendo por el frio y la lluvia courant dans le froid et la pluie dibujando mi destino sobre labios que imagino dessinant mon destin sur des lèvres que j’imagine buscando por algun dia como me llamo cherchant dans les jours mon nom corriendo por la calle y por la noche courant dans la rue et dans la nuit llamando mi amor pesado como lagrimas appelant mon amour épais comme des larmes ya no te encuentro en mi porvenir je ne te trouve plus dans mon avenir donde estas? donde estas? où es-tu? où es-tu? mi vida… un llanto largo e invisible ma vie… une plainte longue et invisible vos… un fantasma que en mi primer nacimiento soñé toi… un fantôme que je rêvai lors de ma première naissance mi muerte… tu mano, tu ojo, mi olvido y tu voz ma mort… ta main, ton oeil, mon oubli et ta voix llanto febril de un dia olvidado plainte fébrile d’un jour oublié corriendo por el frio y la lluvia sourant dans le froid et la pluie dibujando mi destino sobre labios que imagino dessinant mon destin sur des lèvres que j’imagine buscando por algun dia como me llamo cherchant dans les jours mon nom vos… un fantasma que en mi primer nacimiento soñé toi… un fantôme que je rêvai lors de ma première naissance
c h a q u e n u i t j e m ‘ a t t e n d s – j ‘ a i m e r a i s – t e t r o u v e r d e v a n t m a p o r t e à m ‘ a t t e n d r e
Non, l’amour n’est pas mort en ce coeur et ces yeux et cette bouche qui proclamait ses funérailles commencées. Ecoutez, j’en ai assez du pittoresque des couleurs et du charme. J’aime l’amour, sa tendresse et sa cruauté. Mon amour n’a qu’un seul nom, qu’une seule forme. Tout passe. Des bouches se collent à cette bouche. Mon amour n’a qu’un nom, qu’une forme. Et si quelque jour tu t’en souviens O toi, forme et nom de mon amour, Un jour sur la mer entre l’Amérique et l’Europe, A l’heure où le rayon final du soleil se réverbère sur la surface ondulée des vagues, ou bien une nuit d’orage sous un arbre dans la campagne, ou dans une rapide automobile, Un matin de printemps boulevard Malesherbes, Un jour de pluie, A l’aube avant de te coucher, Dis-toi, je l’ordonne à ton fantôme familier, que je fus seul à t’aimer davantage et qu’il est dommage que tu ne l’aies pas connu. Dis-toi qu’il ne faut pas regretter les choses: Ronsard avant moi et Baudelaire ont chanté le regret des vieilles et des mortes qui méprisèrent le plus pur amour. Toi, quand tu seras morte, Tu seras belle et toujours désirable. Je serai mort déjà, enclos tout entier en ton corps immortel, en ton image étonnante présente à jamais parmi les merveilles pérpetuelles de la vie et de l’éternité, mais si je vis Ta voix et son accent, ton regard et ses rayons, L’odeur de toi et celle de tes cheveux et beaucoup d’autres choses encore vivront encore en moi, En moi qui ne suis ni Ronsard ni Baudelaire, Moi qui suis Robert Desnos et qui, pour t’avoir connue et aimée, Les vaux bien. Moi qui suis Robert Desnos, pour t’aimer Et qui ne veux pas attacher d’autre réputation à ma mémoire sur la terre méprisable.
Evitez d’éviter. Faites semblant de faire semblant. Arrêtez d’arrêter. Fuyez la fuite. Soyez prudents avec la prudence. Détestez détester. Abstenez-vous de vous abstenir Aimez aimer. Lachez-vous quand on vous lache. Lachez-moi quand je me lache…
Le nimportekoi de ma soirée « Sapeurs Pompiers bonsoir. -Bonsoir je vous appelle car je suis dans un cinéma, il ya eu un cocktail et un jeune homme se sent mal. -Vous travaillez au cinéma? -Heu non Adrienne et moi on est bénévoles -Vous etes ouvreuse? -Non on est derrière le bar. -Haha ils vous ont seléctionnée pour votre voix? -Heu non on s’est incrusté derrière le bar c’est là qu’on est le mieux servi. -Vous avez une tres belle voix. -Heu hihi merci. Donc c’est un homme d’une trentaine d’années il est allongé il bouge plus il est tout blanc. -Il est évanoui? -Heu… ah ben non il va mieux il a relevé la tête. -On vous envoie les sapeurs? -Heu ben non, il fait signe qu’il veut pas. Tant pis. -Bon très bien bonne soirée. -Bonne soirée à vous au revoir. »
Surprise et survie. La soirée le matin continuité amicale, la nuit n’annule pas les plaisirs. Alors je caresse la peau de ton visage, j’évite les lèvres parce que c’est ce que je prefère. Mes mains ont oublié la géographie de ton corps, elles ont oublié ce qu’il y a après ton visage, elles s’interrogent sur ce qu’il y avait avant. Elles cherchent sans le demander à tes joues; elles ignorent tes yeux et n’écoutent pas tes lobes. Elles caressent, virevoltent sur ta peau, sans rien trouver, elles sont tendresse gratuite. Elles s’épuisent. Je t’aime plus que mes mains, et mes yeux te le diront en s’enfonçant dans ton corps.
on s’est assis dans l’herbe et tu as levé la tête vers la grande ceinture d’astéroïde, l’air triste tu m’as dit – je crois qu’on va avoir un bébé – j’ai dit hein ? quoi ? tu plaisantes ? tu as eu un peu peur mais j’étais fou de joie je t’ai invitée a dîner dans le Grand Restaurant antigravité et on a fini la soirée en faisant l’amour comme des fous épuisés on a regardé partir les grands destroyers pour la Zone E, où les combats faisaient rage un jour notre fils commandera un de ces vaisseaux t’ai je dit d’un air prophétique
18 h 40. La cerise est dense sur les slips sales axes routiers et autoroutiers d’Ile de France.
Principales difficultés :
A104, 7 km entre Villepinte et Villeparisis. A86, 2 km à Gennevilliers. A86, chaussée extérieure, entre Rosny sous Bois et Nogent, sur 5 km. A3, vers province, de Bagnolet à Romainville, sur 3 km. A4, vers province, 7 km entre la demi-portion de Bercy et Joinville. A86, sens sud nord, 7 km entre Thiais et Maisons «Le Trou» Alfort. A6, vers province, 6 km entre Wissous et Savigny sur orge. N104, entre Lisses et Saint «Zog-Zog» Germain les Corbeils, sur 4 km. A13, 3 km entre la mémé d’Auteuil et le porcelet de Saint «Chaud devant !» Cloud.
Sur le saucisson périphérique parisien, circulation ralentie en chaussée intérieure, entre les ruines romaines d’Auteuil et Bercy, circulation en accordéon sur 24 km, en chaussée extérieure, ralentissement entre les échasses de Sèvres et Chapelle, circulation en accordéon sur 22 km.
Un jour il me prendra par la main et il m’emmènera loin, très loin. Nous mettrons le feu à la datcha et partirons pour une ballade sans fin, le long des rives de la Néva avant d’aller nous noyer dans la mer Baltique.
Le temps est une serveuse topless Le temps est une peau de crabe ferroviaire Le temps est une photocopie à dépiter Le temps est une gastro-entérite Le temps est une gougère capillaire Le temps est une planche à clous d’opercule
Bits of dreams rush / Something is falling over / The window borders on orange / When the night in day changes / Entre deux temps un rien trop tard / Un rien trop tôt et je m’égare / La fenêtre tire sur l’orange / Quand les démons laissent place aux anges / The sun relieves the moon / Colors mix on the mound / The window borders on orange / When black with red blends / S’achèvent les sombres errances / Dans les parfums de rosée rance / La fenêtre tire sur ma vie / Tu n’es pas venue cette nuit / lalalalaaaa
elle entre dans la salle, enfumée, enfumée. il la voit, il se retourne elle fait claquer ses talons, elle le regarde il voit ses yeux briller, il sont noirs, il le clouent elle lui tourne le dos, elle parle à l’autre homme beau il avance d’un pas sûr: je t’aime il lui dit prends garde à toi, ce que tu peux m’exaspérer, ah… ta façon de m’appeler je ne la supporte plus l’autre homme beau s’est impatienté il est parti elle pleure dans le giron du premier, toi qui m’aimes rassure-moi, pourquoi lui ne m’aime pas, je l’aime l’autre homme beau revient, elle l’embrasse en riant il l’emmène dans une nuit où il y aura elle et d’autres femmes quelle trouvera plus belles quelle. Elle sera triste se réfugiera dans le bras du gentil qu’elle ne pourra jamais aimer. Et elle souffrira la vie d’aimer un homme brutal. si tu ne m’aimes pas je t’aime et si tu m’aimes prends garde à toi…
Le soir, dans mon lit, je peux entendre mon chat rôder dans l’appartement. Parfois, quand je suis complètement endormi, je fais un rêve: Des dandies noirs et blancs me saisissent et me bâillonnent et je ne peux plus crier; comme mon nez est bouché, je ne peux plus respirer non plus, donc petit à petit, j’étouffe. Une nuit, je me suis réveillé au milieu de ce rêve: mon chat dormait sur mon visage. (désolé Zan pour la tache)
D’en bas jusqu’en haut: bottes de cuir, un collant très très collé, une jupe très très courte, une veste en cuir très très moulante, une chevelure profonde sur le dos, les lèvres très très rouges et un flingue, évidemment. —Vous aimez ce cliché-là? Elle avance, allure féline, roulement de hanches ni vulgaire ni invisible, les bottes font tac tac et ça vous transperce le coeur à chaque fois. En fait, elle avance vers vous. —Vous l’aimez toujours et même de plus en plus. Elle s’agenouille devant vous, vous êtes très éxcité et prêt à faire sauter votre braguette. Elle fait glisser la fermeture, et elle pointe la langue, pas besoin d’aller bien loin, vous lui offrez ce qu’elle demande. Elle prend vote sexe dans sa bouche et elle le mord, elle repart votre queue dans la bouche. —Vous ne vous y attendiez pas? Vous ne saviez pas que la femme fatale est castratrice? Vous avez très mal, mais vous la regardez quand même partir, son cul est décidemment magnifique et ses cheveux se balancent, ils narguent l’homme que vous êtes. Elle se retourne, fou… votre coeur se soulève, elle pointe son magnum, sa queue à elle, et elle vous tue. —Femme fatale…
« Et même si ailleurs se brisent nos coeurs , Je garderai en moi la couleur des jours meilleurs Pour qu’on soit toujours comme les 5 branches d’une étoile »
my name is lolita, i’m not supposed to play with boys, mon coeur est à papa! my heart belongs to daddy… attention attention au coeur déjà pris, il est à voler… ahah!
You’re gone I’m alone Let’s have another drink To forget Not to think Just sinking and sinking Drink my fill Drawn my thrill Slip out of my dreams Bad memories Sweet remains All those stupid things You’re gone I’m alone Let’s have another drink Too much grief For so few wine Am I just killing time ? If the past Could reappear In my glass of beer If your eyes Could drawn me again In my glass of pain You’re gone I’m alone Let’s have another drink
lucie est l’amie des grands lucie est une petite lucie en sa tête et son corps est déjà grande lucie est très petite et très faible lucie n’aime pas tiloui tiloui aime beaucoup la petite lucie lucie est si faible que quand tiloui appuie lucie craque et crie
Le dialogue de ma matinée M° Stalingrad, 10H00, une vieille dame, son chien, 1 djeun « … – Oui je préfère les chiens aux hommes, oui. – Ouais ben vas-y suce-le ton chien, suce-le vieille salope. – Et bien oui j’ai déjà sucé mon chien, et je peux vous dire que ça a meilleur goût que les hommes. »
Et ainsi Danaé, la toute belle, Passa de la lumière heureuse du jour à des murs d’airain, Et dans cette chambre secrète et close comme une tombe, Elle vécut en captive.
Textos « Je suis là, où les écossais portent des strings sous leurs jupes au lieu de rien« « Eisberg aux habitudes malsaines, dites moi ce soir qu’un jour on sera bien…« M.
« Il y a seize heures, annonça le président Truman, un avion américain a lâché une bombe sur Hiroshima, importante base militaire japonaise. »
Un mois plus tard, le premier reportage non censuré – dû au courageux journaliste australien Wilfred Burchett – décrit les souffrances indicibles dont il a été le témoin en visitant un hôpital de fortune installé dans cette ville.
Le général Leslie Groves, alors directeur militaire du projet Manhattan ayant pour mission de planifier et de produire la bombe, s’empressa de rassurer les membres du Congrès en leur disant que les radiations ne provoquaient « aucune souffrance excessive » et que, « en fait, à ce qu’on dit, c’est une manière très agréable de mourir ».
tu es avec nous maintenant, tu es habillé comme nous, tu executes les memes taches, tu as les memes centres d’interet que nous, tu vibres à l’unisson de notre vibration,
Bien mariner dans l’alcool toute la nuit Et au petit matin se piquer au dard du soleil Parce qu’il est plus pointu à cette heure-là Et nous plus moelleux aussi En espérant se retrouver A côté d’un oignon sympa D’une courgette gentille D’un poivron rieur ————
je suis une perle rare un bijou précieux un diamant d’homme un toucan d’émeraude – mais alors que fais-je au fond de ce ruisseau coincé sous cette grosse pierre ?
Le temps est une poubelle Le temps est une catastrophe ferroviaire Le temps est une planche à repasser Le temps est une musaraigne Le temps est une lotion capillaire Le temps est une selle de vélo
Le bus ne vient pas. La pluie me coule dans le cou. Je regarde cet enfant que sa mère essaie désespérément d’attirer de l’autre côté. Il a 4 ou 5 ans. Il est tout tendu vers ce pigeon qui agonise sur le trottoir détrempé. Hypnotisé. Premier contact de sa petite vie avec la mort et l’agonie. Des ailes qui font ploc dans la pluie sale. Dans le torrent du caniveau, j’ai déposé un bateau en plumes. Il a dévalé la rue jusqu’au sexe avide l’égout. Une chose si simple.
il court dans la ville, il fait nuit personne ne le regarde This is city ses foulées sont contrôlées, il court en rythme jamais un pas ne se décale aucun obstacle ne fait briser la cadence il ne s’essouffle pas on dirait en fait qu’il ne respire pas Jajeemba il tourne au coin de l’artère principale de la ville derrière sa nuque sa capuche se soulève en même temps que ses jambes Jajeemba dans la nuit des souffles le suivent aussi rapides que lui aussi prestes que lui plus vifs que lui il court il ne fait que courir il ne peut que courir toute la scène s’est incrustée dans les rythmes et la musique de la peur résonne pas souffles frottements de coton automatic terror on entend des enfants pleurer Jajeemba on entend des enfants pleurer psychodream il court jamais ne s’essouffle ne t’essouffle pas your baby cries foulées élancées l’esthétique de la peur au loin des tambours ni du bronx ni du ciel en colère les cartons des voitures sur les boulevards ce soir beaucoup de choses brûlent democracy dies
Il va encore pleurer. Depuis hier. Il pleure tout le temps. Il l’a quittée. Elle aussi elle a tellement pleuré. Elle hoquetait, c’était difficile, d’entendre ça maintenant, « mais je t’aime, je t’aime, pourquoi ? » entrecoupé de pleurs. Il a eu envie de l’engueuler, et pourquoi elle me l’a jamais dit cette salope. Cette salope, voilà comment aujourd’hui il pouvait appeler la femme de sa vie. Comment ça tu m’aimais, il a crié, elle a eu peur, bien sûr, il la tenait contre le mur, par le col de son pull. Comment ça tu m’aimais, petite pute, il pleurait lui aussi, et tout ça était très difficile. Il lui a raconté alors assis par terre en fumant une cigarette et en caressant son visage tuméfié (il l’a frappée), il lui a raconté toutes les nuits où il pleurait parce que jamais elle ne lui a dit qu’elle l’aimait. Toutes les nuits où il a cru qu’elle ne l’aimait pas, qu’elle le trompait, où il se sentait seul. Bref, elle voit quoi. Et voilà, maintenant tout est fini, il ne la croit plus. Il a mal d’amour, après quatre ans de couple, il croit moins à l’amour que jamais.
Mon ami Ed G. me spamme : J’ai toujours voulu qu’on me coupe le pénis pour devenir une femme. J’ai prélevé des organes de femmes pour les attacher ensemble et en couvrir mon pubis. Pour ressembler encore plus à une femme, j’ai découpé le visage de ces femmes pour me faire un masque que je portais quand j’étais chez moi, je le faisais tenir par une ficelle nouée à l’arrière de mon crâne. Mais ça ne durait jamais très longtemps, une heure environ, vous savez, j’avais d’autres choses à faire…
Melody Nelson à les cheveux rouges et c’est leur couleur naturelle. Le vin espagnol m’a rendu extrêmement lucide et étonnament loquace…(what happens??) –> Red was the color of this blue monday. Muchas gracias Rioja! Thanks a lot Melody… Tu t’appelles comment? … (à suivre…)
je marche sur tes pas je suis sur ta piste cherchant les indices de ta présence un mégot un parfum même une trace de rouge à lèvre sur un verre à dent une noix de muscade posée en équilibre sur un rebord de fenêtre un chat récemment caressé un ballon encore chaud de tes massages une boite à musique entrouverte une porte fraîchement refermée un cerf-volant déchiré je t’aime comme ça moi chinoise et toute petite africaine et cambrée allemand et très blond oui comme ça, je t’aime et je marche sur tes pas je suis sur ta piste chut… ne te retourne pas
———-De lui il ne reste rien (« Rien » est un terme du langage usuel, qui désigne l’absence de ce que nous cherchons, de ce que nous désirons, de ce que nous attendons. A supposer que l’expérience nous présentât jamais un vide absolu, il serait limité, il aurait des contours, il serait donc encore quelque chose. Mais en réalité il n’y a pas de vide. Nous ne percevons et même ne concevons que du plein. Une chose ne disparaît que parce qu’une autre l’a remplacée. Suppression signifie ainsi substitution.) ———-L’absence a remplacé la présence (Seulement, nous disons « suppression » quand nous n’envisageaons de la substitution qu’une des ses deux faces, celle qui nous intéresse; nous marquons ainsi qu’il nous plaît de diriger notre attention sur l’objet qui est parti, et de le détourner de celui qui le remplace.)
Marcher en se tenant sous le bras, il y a beaucoup de vent et sans lui je m’envolerais. Les bribes de paysages se mêlent, il y a sur ma gauche les quais d’un fleuve embrumés, à ma droite des herbes sur une plage engouffrées par le vent. Il y a devant moi un bâtiment gris luisant sous la pluie. Il y a derrière moi un chemin de terre qui m’emmène dans des champs plats. Il me tient sous le bras je ne suis pas blessée et pourtant je vois défiler ma vie, l’aisselle de son manteau est chaude et j’y pose ma tête. Fermons les yeux et ce sera un autre, le prochain, le dernier. Les fuites ne me vexent pas. and the wind turns the skin to lovers