17h17, mardi, Igor décide de laver son corps. Il entre nu dans la douche et se frotte. Un savon parfum bois de santal. Dehors il neige.
Et Igor de fêter aujourd’hui ses 14000 jours.
Quand c’est l’amour faut pas trainer les pieds.
Nous remontons à la surface avec nos combinaisons intégrales. Carver est en larmes, Mina serre les poings, je pousse la dernière trappe. Nous sortons du bunker. Dehors le ciel est violet, la pluie noire, les bâtiments relativement intacts. Nous sommes les derniers zombies. Enfin.
Derrière chez nous il y a une montagne. Noir pair et manque.
Les miliciens pratiquaient une forme de suicide rituel complexe en avalant leur fusil en pièces détachées. #ΔΔΞ
Z҉A҉L҉G҉O̚̕̚
Igor prenait la situation avec le plus grand calme. t.co/jFLbWUIw
Les jours se suivent et se ressemblent à la Fédération Française de Danse Country & Line, où nous sommes interrogés sans cesse par des…
Nos trois compères habituels et l’homme à la tête de chat (sérieusement c’est quoi comme nom ça) décident d’envahir le sud du coin cuisine.
Après la première offensive, la Corée, Igor rencontre un vieux type bizarre qui lui raconte qu’il ne mourra jamais. Vieux comme la colline.
La jeune fille hurlait, ivre de vodka serbe, son rire comme la première livraison de bombes sur les quartiers nord de la capitale rouge.
Je dors mal à cause de ma gangrène qui me bouffe le pied.
Et nos amis, nos amours, sont ils morts, oubliés ou seulement pliés en morceaux égaux coulés dans une dalle du sous-sol, nos amants si doux.
Et notre héros, posté sur les hauteurs de Naples, de contempler les flammes, l’insurrection, les combats et les danses. On rase gratis. Oui.
Il me reste encore un peu de santé mentale.
La mire. Jeudi soir 2011. Il neige sur Paris. tweetphoto.com/33883029
Sur la scène, violemment éprouvée par les bombardements, Carver et l’homme à la tête de chat s’agitent, épilepsie. Épiphanie dans le public.
On trouvait dans les collines de nombreuses villas à l’abandon, souvent vidées, nues. Elles nous procuraient de brefs, confortables refuges.
Les jours sont comptés. Les jours sont. Les jours. Les.
Alors le président a dit que l’on était en guerre, et on a regardé les missiles qui se croisaient dans le ciel grisâtre. Puis vinrent les lumières qui fondent les yeux des enfants et puis la pluie noire, le bunker puant et les pillards idiots. Et arrivèrent les rats. Et la peste.
Drishtakêta, Tchêkitâna et le vaillant roi de Kâci, Purujit, Kuntibôja et le prince Çævya.
Igor ignorait la peur et les fourmis tueuses. Mina pensive l’imite. twitpic.com/1qox86
Carver, héros d’une dramatique télévisuelle, de fascicules brochés, se sentait, à l’aise, à l’@udobar. t.co/XANG8owt
Depuis la fenêtre de la chambre 12, à l’aide de mon monoculaire, je peux vous apercevoir en train de peindre sur la plage. L’orage arrive.
C’est ce qu’on voit dans les westerns. Je peux t’assurer que si un Indien appelait une femme « squaw » (= putain), on lui faisait son affaire.
On marche alors, jusqu’à l’Usine. La nuit. Les étoiles, propices. Nos bottes résonnent, ferrées. Au train, rapidement. t.co/Q8aUStz9
L’homme à la tête de chat va se coucher car c’est la Nuit.
Je veux que tu m’obéisses bien gentiment. t.co/DGZDTOg
Carver était tellement sympathique au réveil. t.co/TijFJpVF
Je dois dire que ma vie queer est tellement plus gaie. Le sourire en plus de l’intelligence. Sans compter l’érotisme et les sourires. #cdm
On est pas dimanche ?
Trouvez moi des amphétamines. Purple hearts.
Aujourd’hui vous allez travailler sur la vulnérabilité.
Igor atone ahmedabad timeworn slavish decisive barnyard boeotia assure arcsin blew academe wade dew road symposia cardiff basemen ayers.
Une scie, douze couteaux, un peigne, et. Igor aimait la franchise de Yuki et son amour pour les chats et les hachoirs. Justice minée. #ipad
Faites une photo là tout de suite de la chose la plus belle et/ou émouvante et/ou drôle et/ou terrifiante visible et postez ! #instant
Bon, Electrelane, fin du hiatus. Igor se tâte pour Londres. *sautille dans le salon en flamme*
Et quitter Bombay.
1202 – 1204 – Lors de la 4e croisade, 4 chevaux de bronze sont ramenés de Constantinople à Venise, aujourd’hui à la basilique Saint Marc.
Kafkaïen : qui renvoie à quelque chose d’absurde et d’illogique, de confus et d’incompréhensible. #hadopi #canada #tourgueniev
Le chat veut me dire quelque chose d’important. De capital pour l’espèce humaine. Mais je ne le comprends pas. C’est assez triste. #htc
La nuit va être longue.
La fin de tous les chants.
Tu sais ce qu’elle te dit ma main ? t.co/iQ2vHvcG
Le codage entropique (ou codage statistique à longueur variable) est une méthode de codage de source sans pertes.
Je vais poser mes mains sur tes hanches, retirer mon bonnet, donner à manger à l’âne, et finir dans une prison turc, content et armé.
Mort aux jeunes
Carver et Mina occupaient leurs journées à résoudre des tsumegos sans se soucier ni des dirigeables ni du typhon venu du sud. #apostasie
Carver : « écraser ses ennemis, les voir mourir devant soi et entendre les lamentations de leurs femmes. »
Le mardi c’est pour la vie.
Dans les décombres du sexshop bulgare, Mina trouve une robe vichy, trop petite. Une étiquette, un nom étrange. www.giedre.fr
L’Empire n’a jamais pris fin.
Le LSD rendait Igor vraiment contemporain des choses promises choses dues. Mina et Carver pas du tout. godxiliary.com/alienvspooh/
Sur l’île de Rowe on tire les feux d’artifice. Les filles sont à la piscine. Les gars picolent sec dans le hall désert. Année du dragon.
J’ai fait un rêve. 4 lions sur une colline. Un des lions est bleu, avec sa télécommande il impose sa volonté aux 3 autres, en secret. Seul.
Mais sourire aux lèvres.
Et nous boirons, à l’Amour, aux amis, aux mathématiques et à la Nuit. Nos âmes à l’unisson.
Après la guerre, les choses semblaient subtilement différentes. Igor, Mina sentaient le vent du changement. youtu.be/LIVtma0fN7w
Mina, Igor, poser des bombes au petit matin. Dans les rues, les milices, ivres. Carver confectionne munitions et alcools. Et, on danse, nus.
Proposition : « Luther » – BBC
Igor se réveille, il a rêvé de Mammon, de la fin des temps.
Carver et Mina venaient de retrouver un artefact d’avant l’Irréparable Incident. Recueillement. t.co/Qo5oo1a
Et Mina de briser le miroir.
Carver : « Je suis le seul à te bien connaître, Igor ». cf @troudair et « Le moulin des supplices ». Italie, 1960, Giorgio Ferroni. #bis
Il fait frais dans la cave. Pas sûr que Carver se rende compte de la chance qu’il a. Mourir jeune.
Et l’homme à la tête de chat, à bord de son train blindé traversant la Sibérie orientale, préparait un mauvais coup. t.co/DT3wzWfG
le récitant (under a blue moon) : eeuauaughhhuauaahh.ytmnd.com/
Message très important pour Samuel : L’octogénaire ne se déride pas. Attendez deux voitures et des amis sur le bonbon.
L’homme à la tête de chat : les puces sont de subtiles compagnes, leurs idéaux toujours fluctuent. L’amazine agite leurs sillons sanglants.
Groau…
Les indécences se portent ouvertes ? Carver et Igor se lamentent de l’absence définitive de Mina. Elle observe les ilots de résistance nets.
Presque plus rien à manger, de l’eau à volonté, neuf cent gélules d’extasy. Nos trois compères ne s’imaginaient pas survivre bien longtemps.
Je peux comprendre. Enfin je me dis que je peux. Les serbes, toujours gais, installent une fronde géante sur le toit de la #mairie. On boit.
Samedi matin. Se débarrasser de la corde de guitare. Planifier nos prochaines actions avec grâce. Mina somnole. Igor craque le code. Apogée.
Dans la salle de conférence souterraine, une grande roulette customisée. Nos héros tirent alors rôle, genre et orientation sexuelle. Ou pas.
Hey Lloyd I’m ready to be heartbroken I can’t see further than my own nose at the moment…
On fête quelque chose. Vous les entendez, les tambours ?
Igor et Nicolaï se retrouvent en zone neutre pour parler de la #vérité. On boit.
Bon, Electrelane, fin du passé. J’ai des couteaux couteux. J’ai aussi une pelle. Je veux dire.
A la campagne, les Furieuses Forces Fédérées, devaient souvent se contenter de peu. Trop peu. tweetphoto.com/35834900
On m’a pardonné, je garde ce compte : la science c’est vraiment amusant.
Programme d’étude pour la nouvelle année : réflexion autour de la notion de Mana.
Paris 8 – 1995, on teste SLIP et PPP pour se connecter à Internet via World-NET. Accès illimité gratuit, mais 10000 FF de facture téléphone.
Mina entreprend le paysage franchement, croise 2 cyclistes grotesques, un chauve et Carver. Ses cheveux sont tressés de terre, de perles.
Bon sang !!
Usenet ça devient maléfique.
Le cimetière d’aéronefs était une perpétuelle source d’émerveillement pour Mina. Carver trouvait ça, au mieux, barbant. Igor filmait tout.
Il fait si froid contre le chauffage.
Alors, allons-y pour le guignolet.
Mina à Igor, dans le grenier en feu : « Si t’as des parfums de coke, laisse moi être un peu ton héroïne, on en crevera pas. »
George Washington Carver (1864 ou 1865-1943), botaniste et agronome américain ou Carver, ville du Comté de Plymouth dans le Massachusetts…
Carver, écroulé sur le cadre. Carver pédalant à fond, rattrape son retard. Dans son sang, mille dopants. Derrière, les premières explosions.
Yeah I got busted. So I used my one phone call to dedicate a song to you on the radio.
Et je me penche au balcon pour regarder les lueurs. La comète illumine la baie. Dans le ciel, les parachutistes tournoient, décimés, nus.
Quelques jours après la guerre, les ruines de l’antique cité. La jungle partout. Les militaires, de tous pays, rient, baisent et pardonnent.
Carver couvert(e) de cendre termine sa première pellicule 24 poses. Fujichrome Sensia 200 avec son vieux Nikon N8008s et Nikkor 50mm f/1.8.
Et aux pieds de Ganesha, Igor, Mina, de s’agenouiller. Pluie de cendres. C’est la nuit.
Toutes les villes devraient avoir un chat pour les guider.
Mina sursaute. Igor végète. Tout est bien. Les tambours.