
Procédé pour une installation : la vie
Marcher, toujours déambuler, le long de ce même canal à l’infini, ou le long d’une route, d’une rue, un soir, un matin New-York-fantasmée ou Paris-mon-rêve-en-vrai. Je ne sais plus, mais ne jamais s’arrêter d’avancer, courir parfois, ramper souvent. Amasser les espoirs, les rires, les regards doux, les ranger contre son coeur et les chérir quand il fait froid sur le chemin, toujours avancer. Un nouveau foyer, une place au coin du feu, s’y asseoir une seconde, se lever, saluer et reprendre la route. Trouver un compagnon de voyage, tenir sa main un instant, l’aider quand il peine, s’appuyer sur lui les jours de fatigue, se séparer, se retrouver plus tard à un carrefour, à la veillée, se blottir une minute et se relever, repartir, sans cesse avancer vers…
Hier soir, 3 paires de jambes
et 6 talons déterminés
S’enfonçaient dans le sol de manière totalement synchrone
Suivant le trajet de la lune, presque pleine
Martelant en cadence
Et savourant
Simplement
Ce moment
Parfait
…
AUTOLOGIE.
A 4h du matin, sorti d’un cauchemar.
Je lui dis :
— Rêvé que j’étais dans la voiture de mon père
qui roulait à 250km/h sur le périphérique sinueux.
Elle répond :
— Rêvé que tu me prenais par derrière à la
même vitesse, exactement.
(Peur que la machine s’embale, que je ne puisse plus
jamais sortir du bolide.)
Conversations.
(A propos de certaines têtes pensantes désagréables
du genre sciences-humaines )
— Ils ne savent ni jouir ni se perdre dans la nature.
— Ils détestent la nature. Ils ont oublié la nature.
(Nous nous acharnons à cultiver notre étonnement et en
même temps, nous restons sur nos gardes. Les petits salopards
ne nous font pas peur.
Usage de l’écrit.
Numéro de paon à la recherche d’un modèle.
L’artiste du jeun de K. reflète notre condition et ce
déséquilibre qui nous anime, en même
temps qu’il nous décrée. Un impresario !
Pessoa.
Grandiose Bernardo Soares et son attention aux choses
infimes (Tables de café, mouches etc.)qui n’ont aucun rapport
avec ce qui est ordonné et dont la présence est si forte
qu’elle vous écrase. Peur des grands immeubles,
bois cathédrales ; joie de baisser le regard sur le bitume
et d’y trouver une jeune pousse d’herbe rebelle, si indifférente
au monde social.
Les restes.
Des femmes que j’ai aimées, je n’ai gardé aujourd’hui
que leurs conseils pour être plus à l’aise dans le monde
matériel. L. : Méthode infaillible pour
enfiler la couette dans sa housse.
M. : Contrôle du froid. NE surtout pas trembler, ne pas claquer
des dents.
C. : Fûmer des joints en oubliant le joint.
Azul
Avez-vous regardé le ciel aujourd’hui ? Vous êtes-vous
bien réveillée ? Les transitions entre vos pensées ont-t-
elles été douces ?
(Questions chantées, musique souhaitée : Suite pour violoncelle ; si
possible la 1. de JSB.)
Titre.
Trouvé dans un ascenseur. « Inconsistance d’une vierge. »
Phrases pour rien.
Mon cœur bave par-dessus ma chemise.
Seins perlipopette.
L’héteroraide.
Mode.
Qu’est-ce que c’est qu’une littérature non-figurative ?
Celle qui refuse le trompe-l’œil de la fiction, le cadre du
récit.
AXIOME DEBILE.
Vas là où tu dois te rendre parceque tu n’as pas le choix.
T’arrêter, ou te retourner est maintenant impossible, bien plus
dangereux que de poursuivre.
Paperolles.
Le fait d’écrire sur des papiers volants prouve bien
que le livre me fait peur.
T. Bernhard :
» En réalité nous n’aimons que les livres chaotiques,
que les livres qui ne forment pas un tout. ».
Les pages ne seront pas reliées ; il restera toujours
des trous entre les phrases.
75016
Un quinquagénaire assis à une table de café
qui lit les échos. Quand la patronne vient prendre
sa commande, il lui dicte son choix comme si elle était sa
secrétaire.
Foirade.
Les faibles ne prennent confiance en eux, que lorsqu’on leur
assigne une fonction, et qu’ils font quelque chose.
Lointain écho de Char :
» Etre au monde est une belle œuvre d’art qui plonge ses artisans dans la nuit. ».
Encore.
—Votre personnalité est plus riche et plus complexe que vos textes.
— Le contraire m’aurait fâché.
27 ans.
Je suis comme un enfant qui vient d’apprendre à écrire.
Hier soir.
Nous dinons. Nous parlons. Salades de printemps, bières. En partant
nous remarquons que nous ne nous sommes même pas demandés
si ça allait.
Lui : « Fait autant chié que de parler du temps. »
Texto.
« Tu savais qu’introspection, c’était juste avant introuvable dans le dico ?
Encore.
Dispersion, attention, allitération, oblitération, pénétration,
réitération, adoration, lamentation, fellation, nation, passion,
fiction, fixion, sanction, cunilintion, portion, ablablation, succession, variation, médication.
Ce matin
je ne me suis pas
cassé le bras
ni brisé une côte
ni enfoncé une vertèbre.
Aucun petit bout d’os
n’est venu me perforer un poumon.
Mon foie n’a pas éclaté comme
un bubon plein de pus.
Mes testicules ne se sont pas flétris
sous ma queue gangrenée.
Mes intestins ne se sont pas relâchés
d’un coup et ma rate n’a pas explosé
comme un fruit trop mûr.
Non.
Ce matin, tout est bien et
c’est une belle journée.
A la Panik
Témoignage d’une fille qui sait : Berlinette attaque Tourgueniev !
le chat retombe tjs sur ses pattes
la tartine retombe tjs sur le côté beurré.
Qu’est-ce qui se passe si on attache une tartine beurrée sur le dos d’un chat et qu’on le jette du haut d’un immeuble?
je ne sais plus, je ne sais pas
votre visage m’est familier mais je ne me souviens pas pourquoi
vous dites que nous sommes liés par un lien très fort
j’apprecie qu’une aussi honorable personne que vous pense cela d’une indigne jeune fille comme moi
mais quand j’interroge mon coeur à votre sujet,
rien ne vient, nulle chaleur jaillie du fond de ma mémoire
etes vous sur de ne pas vous tromper de personne ?
La Sauterelle Pèse Lourd
|
— Je vais t’expliquer, dit-il. Tout cette histoire d’authenticité ne veut rien dire. Ces Japonais sont des cloches. Je le prouverai.
Il se leva, se précipita dans son bureau et revint avec deux briquets qu’il posa sur la table. — Regarde ça. Ils ont l’air identiques, n’est-ce pas ? Eh bien écoute ! Il y en a un qui a de l’historicité en lui. (Il lui fit une grimace.) Prends-les en main. Vas-y. L’un des deux vaut peut-être quarante mille ou cinquante mille dollars sur le marché des collectionneurs. La fille prit les deux briquets avec précaution et se mit à les examiner. — Tu ne sens donc pas ? dit-il sur le ton de la plaisanterie. L’historicité ? — Qu’est-ce que c’est que ça, l’historicité ? — On dit cela d’une chose qui contient quelque chose appartenant à l’Histoire. Ecoute. L’un de ces briquets Zippo se trouvait dans la poche de Franklin D. Roosevelt quand il a été assassiné. Et l’autre n’y était pas. L’un a de l’historicité à un point terrible ! Autant qu’un objet a pu jamais en contenir. Et l’autre n’a rien. Tu le sens ? (Il lui donna un coup de coude.) Non ? Tu ne vois aucune différence. Il n’y a pas de « présence plasmique mystique » ni d’« aura » autour de cet objet ? — Mon Dieu ! dit la fille avec un respect mêlé de crainte. C’est bien vrai ? Il avait l’un de ces briquets sur lui ce jour-là ? — Sûrement. Et je sais lequel. Tu vois où je veux en venir ? Tout cela, c’est une vaste escroquerie ; ils se jouent la comédie à eux-mêmes. Je veux dire par là, un revolver s’est trouvé dans une bataille célèbre, l’Argonne par exemple, et il est le même que s’il ne s’y était pas trouvé, à moins que tu ne le saches. Ca se passe là, dit-il en se touchant le front. Dans l’esprit, pas dans le revolver.J’ai été collectionneur autrefois. C’est comme ça d’ailleurs que je suis entré dans ce genre d’affaires. Je collectionnais les timbres. Les colonies britanniques de l’époque la plus ancienne. La fille était à la fenêtre, les bras croisés ; elle regardait les lumières du centre de San-Francisco. — Papa et maman disaient toujours qu’on n’aurait pas perdu la guerre s’il avait vécu, dit-elle. — D’accord. (Mais Wyndam-Matron suivait son idée :) Suppose maintenant que l’an dernier le gouvernement du Canada où n’importe qui ait retrouvé les planches ayant servi à l’impression d’un vieux timbre. Et l’encre. Et un approvisionnement de … — Je ne crois pas que ni l’un ni l’autre de ces deux briquets ait appartenu à Franklin Roosevelt, dit la fille. — C’est là le point ! dit Wyndam-Matson avec un petit rire. Il faut que je te le prouve au moyen d’un document quelconque. Un papier établissant son authenticité. Et ainsi, tout est faux, une tromperie collective. Le papier prouve la valeur de l’objet, et non pas l’objet lui-même ! |
Petit suisside
Crevaison sur les pavés : le vélo vite réparé.
Finalement c’est aussi simple que ça.
Les pavés, le vélo…
Il faut probablement connaître Düsseldorf pour comprendre.
Sans doute.
Mais toi, ami lecteur, tu n’en as rien à foutre.
Et toi amie lectrice : encore moins que rien. Beaucoup moins.
Tu te dis : à quoi bon un vélo à l’ère du Tamiflu ?
Je réponds : en selle et ferme ta gueule.
Tu te dis : oui mais abstraction faite du mouvement ?
Je réponds : il te reste le PSU jusqu’en 74 – bien fait pour toi.
Tu te dis : alors tout ça c’est du flan ?
Je réponds : une crème réellement renversée, pour être parfaitement exact.
Tu te dis : mais ?
Je réponds : quoi ?
Tu te dis : et nos lignes de fuite ?
Je réponds : en selle et ferme ta gueule.
Tu te dis : d’accord mais après ?
Je réfléchis.
Tu te dis plein de trucs :
On pourra toujours baiser avec la grippe aviaire ?
Un zombie catholique peut-il encore croire à la vie éternelle ?
Pourquoi censure-t-on les galipettes de Nicolas S. et Laetitia C. ?
Charles Hernu était-il membre du Majestic 12 et du NSDAP rénové ?
Le Tsunami a-t-il fertilisé le littoral thaïlandais ?
Avec des stochastiques élevés, que risque l’action Aventis ?
Qui regardera TF1 si j’éteins ma télé ?
Ma queue dans ta chatte, est-ce bien raisonnable ?
Peut-on encore intéresser un lecteur sans être vulgaire ?
Et au fait, il est où le Ténia ?
Tu connais le Ténia ?
C’est toi le Ténia ?
Voilà.
Bon.
Que dire de plus ?
Jean-YES, ce héros.
C’est un peu exagéré non ?
Non.
Un tout petit peu quand même ?
Bah non.
Ah bon. D’accord.
slow song
un dragon est sorti de la montagne
il est lové à côté de moi.
lorsque je tends le bras main ouverte
c’est son souffle qui palpite dans ma paume.
dragon
tu es mon kung-fu
et ma dignité
je suis la montagne qui marche
j’entends le cri qui se cache
je suis la montagne qui marche
et je viens réveiller ton dragon
bon sang, j’ai déjà vu cette moquette quelque part…
.
.
.
.
…
……
ah oui,
nom d’un phoque,
j’y suis,
– GASP ! –
nooooooon ?
ne me dites-pas que Nothing n’avait qu’à teindre en rouge son vieux tapis rose
pour le refourguer ici
?
Heeeeeeeeeee !

Café, clope. Gnn.
– On s’est déjà vu, non ?
– Ah bon… euh non je crois pas…
– Mais si…
– Euh…
– Ben si, c’était il y a un quart d’heure environ. Sur le dancefloor, en dansant. On s’est regardé mais on s’est pas parlé.
– Ah oui… hi hi, c’est vrai… [petit rire espiègle, regard mutin]
– Hum… tu… euh… tu veux boire quelque chose ?
– Euh non merci, pas pour l’instant… j’vais retrouver mes amis… à plus tard peut-être ?
– Euh ouais c’est ça, à plus tard peut-être.
[game over]
[insert a coin to play again]
J’ai reçu trop de coups de couteau
et je dois rompre le combat
Je suis si vieux
et mon coeur est si sec
Je n’ai plus la passion des combats,
ni le goût du sang
Je ne désire plus que me retirer
pour mourir dignement
Un vieux cadavre gris
qui séchera loin de ta vue,
c’est le seul avenir que je veux
ne pas blesser tes jolis yeux
De mes chairs infames
pourrissantes et envahies de vers
je ne veux heurter ta narine
délicate et adorée
Les mouches, noires et bruissantes
qui tournoieront sur ma dépouille
jamais ne t’approcheront
Ô mon ange, mon tendre amour
Détourne-toi de mon souvenir,
ne me regrette jamais
détruis les cadeaux que je t’ai remis
et évite nos anciens amis
Je veux disparaitre,
cette vie n’est rien
sans le contact de tes bras
et de tes lèvres sur mon corps
Adieu
Plus fort le clou dans mes mains! Je te dis d’enfoncer plus fort, là le sang coule à peine, allez, un peu de courage, merde! Si tu crois que ça me fais mal.
First shots
| REPORTAGE A 105 CM |
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– ok, t’as l’air un peu à donf, encore, toi. C’est con que ton salon soit pas mieux orienté, le spleen plonplon darky à la con, ça te péterait aussi les boulons grave si tu prenais le soleil de temps en temps. Au fait sinon, ça va le taff ?
– m’en parle pas, je suis sous l’eau.
![]() |
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| je t’aime plus que tout au monde plus que ma vie plus que ma carte bleue plus que mon ensemble haute fidélité plus que mon bras gauche plus encore… |
… une poule sur un mur qui picore du pain dur picoti picota … |

Et maintenant qu’une embellie se fait jour sur le front moral
et qu’une muse consentante daigne presque se soulager sur le haut de mon crâne,
des tendons, ligaments, ou quelque articulation à la con, ont décidé
de m’interdire l’accès aux interfaces, en s’enflammant sans raison sinon
celle bien vicelarde d’exciter mon nevraxe jusqu’à incandescence. Un excès de calcium
ou une contrariété spongieuse, certes ça change des verrous mentaux ou des fatigues
neuronales, et les psychotropes y gagnent en composants pharmaceutiques – mais merde
c’est quand même pas de bol.
Ou alors qui sait, tranchez-moi les deux bras et j’écris une encyclopédie.
![]()
I can feel your hands
on my body
and hear your voice
but not see you…
I belong to yourself…
You come from myself… Ouuuhhhhhh!!!
Oh my Ghost !!!
Oh, please, I beg you to stay with me for-ever…
Petite annonce remix
Passées les broussailles et les dentelles les murs sorciers de la vieille ville ont recelé notre escapade. La maison de Nostradamus était en ravalement, pas de prédiction ce jour là. Tu as manqué mouiller tes souliers, j’ai pris ta main, tu as passé le gué. Nous avons collecté quelques bricoles en prétexte, j’ai suspendu quelques breloques à tes lobes, caressé ton cou dénudé, respiré ton corps fin. Une église, le parvis, les marches, la nef déserte. Tu as prié quelques minutes. Si touchante à genoux devant Dieu, dans l’ombre j’enviais ce vieux fou, jeune inconscient.
Je t’aimerai toujours.
![]() |
si je me trouve assis ici devant toi c’est pour te parler de notre relation. je pense que je t’aime, que je veux vivre avec toi. tu ne dis rien, tu me souris, dois-je comprendre que ça veut dire oui ? je t’aime. tu es si importante pour moi que je suis d’accord pour accepter tes tours et tes détours même si ça me heurte parfois. pourquoi pas. je t’aime, j’accepte tout. bien bien. |

Chaque jour la lecture de ce site formidable m’inspire une belle et
longue promenade au bord du canal de l’Ourcq avec ma chérie (??!!),
mon chien (!!) et nos deux petites filles de 5 ans,
Clara et Anna.
De temps en temps, Grishka me lance de petites pierres, mais j’esquive.
Alors je me reprends un peu d’urine de chat sur la couette pour que mes hallucinations du matin durent plus longtemps.
Stop Kimberly ! Je divorce !
intrOsautOsOâ/#2
s’OctrOyer un large espace, trOp, dessiner un univers, vaste, y (p)Oser sa planète (…)
Choses qui vont par quatre… >>>
On compte quatre points cardinaux dans le monde : l’Orient, l’Occident, le Midi et le Septentrion.
Quatre vents : Eurus, Zéphyrus, Aquilo et Auster.
Quatre qualités des éléments : la lumière du feu, le diaphane de l’air, la mobilité de l’eau, et la solidité de la terre.
Quatre principes de l’homme correspondants aux quatre éléments : l’âme au feu, l’esprit à l’air, l’âme animale à l’eau, et le corps à la terre.
Quatre humeurs principales dans le corps du petit monde : la bile, le sang, la pituite et la mélancolie.
Quatre facultés de son âme : l’intellect, la raison, l’imagination et le sentiment.
Quatre degrés progressifs : être, vivre, apprendre et comprendre.
Quatre mouvements dans la Nature : l’ascendant, ou du centre à la circonférence; le descendant, ou de la circonférence au centre; le progressif ou horizontal, et le circulaire.
Quatre termes de la Nature : la substance, la qualité, la quantité et le mouvement.
Quatre termes mathématiques : le point, la ligne, la superficie, et la profondeur ou la masse.
Quatre termes physiques : la vertu séminative ou semence des corps; leur génération; leur accroissement et leur perfection.
Quatre termes métaphysiques : l’être ou l’existence; l’essence; la vertu ou le pouvoir d’agir, et l’action.
Quatre vertus morales : la prudence, la justice, la tempérance et la force.
Quatre complexions ou tempéraments : la vivacité, la gaieté, la nonchalance et la lenteur.
Quatre saisons : l’hiver, le printemps, l’été et l’automne.
Quatre Evangélistes : S. Marc, S. Jean, S. Matthieu et S. Luc.
Quatre animaux sacrés : le lion, l’aigle, l’homme et le boeuf.
Marilyn
Ma chérie
Attends-moi !
J’arrive.
Tu m’as manqué
Toutes ces années
J’ai traîné mon ombre le long du canal
Sans avoir le courage
Jamais eu le courage
De venir te retrouver
Tu m’as tellement manqué
Souris-moi
S’il te plait
Ca me fait tellement mal quand tu souris
Je mourrais pour te voir sourire encore une fois
Tu vois ces mots que j’aligne au hasard de mon désespoir
Je te les adresse secrètement pour que tu saches que je ne t‘oublie pas
Je t‘aime.
ZABRISKIE POINT
Jour de mai 2003. Elle se tenait fièrement à côté d’elle. La Dodge rougeoyait – yeah – yeah dans le désert. Au loin les dunes restaient figées malgré l’auto-radio qui restait encore branché. Elle était déjà venue deux ans auparavant. S & M. A l’époque c’était une japonaise – une Suzuki verte je crois. Et maintenant Elle était à côté d’une Eurasienne.
Le sable, lui, restait toujours jaune – imperturbablement – renvoyant sa splendeur safran à la face cuivrée de Silver. Elle avait pensé maintes fois à faire l’amour à deux ou à trois dans ces dunes. Elle ne pouvait pas faire autrement que de tripper sur les mamelons chaotiques et ridés qui se dressaient fièrement. Tandis que Silver découvrait le paysage – émerveillée, Elle contemplait avec ex-citation les sillons désertiques. Elle en retirait une intense satisfaction, comme une petite fille qui pour la première fois tente de saisir à pleines mains une jolie flamme – doux mélange de douleur cuisante et de désir brûlant. Et plus elles regardaient, plus elles se levaient, et plus elle se levaient, plus elles découpaient le ciel azuré, déchirant leur univers solitaire de virginales découvertes. Elle s’illuminaient, révélées par un soleil immobile. Les filles se tenaient là face aux dunes.
Loin d’elles, le regard las de la Dodge clignotait de ses chromes rayonnant sous un soleil de plomb.
Orages d’été – avis de tempête (5)
Güdrün Téhéran-Mitose : – …Il n’en a jamais été question.
Olaf Kandinski-Kondratieff : – mais c’est peut-être un tort.
Güdrün Téhéran-Mitose : – il n’en a jamais été question, et il n’en sera pas plus question aujourd’hui.
Olaf Kandinski-Kondratieff : – c’est votre dernier mot ?
Güdrün Téhéran-Mitose : – ça l’est, et vous devenez par trop insistant sur ce sujet.
Olaf Kandinski-Kondratieff : – point d’espoir ne m’est donc permis sur ce chapitre.
Güdrün Téhéran-Mitose : – point d’espoir, tenez-vous le pour dit.
Olaf Kandinski-Kondratieff : – soit, je me range à votre décision. Mais je tiens à souligner l’injustice de votre attitude, et préciser qu’une telle intransigeance me surprend.
Güdrün Téhéran-Mitose : – va chier, tête d’ail.
Olaf Kandinski-Kondratieff : – soit.
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le récitant : je ne dors visiblement pas, encore un coup de la Camora Tong ?
le bordel quotidien / poésie hebdomadaire / 21ème livraison
vingt-et-unième livraison
***
il est sept heures trente du matin
valentin me réveille il a faim et la je constate que vanessa
n’est pas rentrée
pas rentrée de la nuit
je m’inquiète plutôt et je fais son petit déj et ensuite je fouille
dans toute la baraque
pour trouver un peu de fric
pour recharger mon téléphone
je ne trouve rien mais un vieux papier
avec le numéro de cb
de vanessa et je recharge avec ça
je l’appelle ça ne répond pas
deux heures plus tard et après je sais pas combien d’essais
j’appelle les flics
et là j’apprends
qu’elle a un accident de la route
qu’elle est morte
je suis effondré
je ne sais pas quoi faire
je contiens les larmes qui me viennent aux yeux
par lacheté
valentin
je ne veux pas être celui qui va lui annoncer
je lui dis viens on va chez isa
on sonne chez elle
je la prends à part et je lui explique
je lui explique que la brigade des mineurs
va venir le chercher
pour le remettre à son père
moi je n’ai pas ses coordonnées
je le prends à part lui aussi
et là je lui dis
la vérité
trente minutes plus tard je suis à la maison
je remplis un sac de mes affaires
une heure et demi plus tard je suis dans le train
direction paris
quatre heures plus tard je suis chez ariane
et je pleure et je me laisse aller
mais non
mais non
en vérité il est vingt et une heures quarante neuf
j’écoute france inter
et je flippe
***
dans la maison il y a un godemichet
qu’on a baptisé norbert et marie-louise
norbert c’est la partie qui me rentre dans le cul
marie-louise c’est dans la chatte à vanessa
dans le frigo il y a un tube de crème chantilly
c’est pour mes couilles et pour ma petite quéquette et pour sa chatte et pour nos tétons
dans la table basse avec les magazines il y a un jeu porno
de ma fabrication
dans le cellier il y a toujours du whisky
la bouteille est souvent aux trois-quarts vide
et tout le reste on s’en sert pas souvent
***
encore des morts trente et un morts dans une fac en virginie
et valentin fait des poèmes encore plus cons et drôles que les miens
mais il ne sait pas
que c’est de la poésie
un tireur fou et valentin qui part en délire bête
maman pue des pieds
christophe pue des pieds
je pue des pieds
les fourmis puent des pieds
le chien pue des pieds
les pêcheurs puent des pieds
etc.
et le type qui en a descendu trente autres dans une fac en virginie est mort
tué tout seul ou par un autre
à france inter ils ne savent pas
pendant ce temps
valentin pionce tranquille dans son lit
il ne connaît ni la virginie
ni la poésie
Né en 1818, Tourgueniev est élevé au domaine maternel de Spasskoje. Il y connaît une éducation stricte et les rigueurs et monstruosités auxquelles donnait lieu l’institution du servage, mais garde un bon souvenir de la vie en contact avec la nature et proche du peuple. À quinze ans, il entre en pension à Moscou et continue ses études à Saint-Pétersbourg. Il rencontre Pouchkline et commence à écrire de la poésie. Un long séjour à Berlin lui donne accès à la culture occidentale. De retour en Russie, il rencontre Pauline Viardot, la célèbre cantatrice sœur de la Malibran, et son mari ; il tombe éperdument amoureux de la jeune femme. Cet amour sera toléré par les jeunes époux et Tourgueniev admis dans le cercle familial. En 1847, Tourgueniev décide de quitter la Russie pour vivre auprès de Pauline Viardot. La publication des Récits d’un chasseur , réquisitoire implacable contre le servage, lui assure une toute première place parmi les écrivains russes. À la mort de sa mère en 1850, il devient propriétaire d’une grande fortune, mais il est retenu en exil sur son domaine. En 1856 seulement, il peut repartir en France, mais Pauline Viardot ne lui est plus favorable. Il devient mélancolique, voyage, rentre en Russie, continue à écrire récits et romans sur la vie russe. Il se brouille avec les critiques de son pays et décide de s’installer définitivement à l’étranger en 1864, à Baden en Allemagne, près du domicile des Viardot. Il y fréquente une société brillante d’artistes et renoue avec Pauline Viardot. La guerre de 1870 vient briser cet idylle, et l’écrivain reprend ses voyages avant de s’installer à Bougival, près de Paris, près du domaine des Viardot. Il se lie d’amitié avec Flaubert, Zola, les Goncourt. Sa gloire est désormais établie, il est élu vice-président au Congrès international de littérature en 1875, aux côtés de Victor Hugo, et reçu triomphalement lors d’un séjour en Russie. La création en 1879 d’Un mois à la campagne, écrite en 1850, est un énorme succès. Vieilli et malade, Tourgueniev meurt en 1883 à Bougival.
Une mort bien triste pour un héros… 1883… il y avait bien une guerre civile quelque part.. je propose donc de le faire mourir sur une barricade, cela le rendrait un peu plus flamboyant ce pauvre homme.
de venise à paris,
les bras se croisent,
comme des tentacules froids et humides.
J’ai peur des fois de vos accès fous. Suivez
moi
du doigt
et vous ferez éternellement le tour de mon corps.
Je n’existe que si vous le voulez bien.
Veuillez-le, j’ai peur ,vous savez,
de me perdre dans la forêt des autres.

1. Après une courte étude de ce médium : rapports tristes et succincts, quelques passerelles peuvent se faire – mais rarement – (4 comptabilisées) (essentiellement à Washington) (??) – au final ce système qui pourrait permettre une profusion d’échanges – nourrissants – aboutit à l’inévitable et perpétuel recroquevillement sur ma soeur/mon pote/son pote. La seule escalope reste l’immuable promotion de soi-même (figée).
2. Penser à virer les spams.
3. Je rejoins donc ton avis.
4. Fin de l’étude.
Marcher en se tenant sous le bras, il y a beaucoup de vent et sans lui je m’envolerais. Les bribes de paysages se mêlent, il y a sur ma gauche les quais d’un fleuve embrumés, à ma droite des herbes sur une plage engouffrées par le vent. Il y a devant moi un bâtiment gris luisant sous la pluie. Il y a derrière moi un chemin de terre qui m’emmène dans des champs plats. Il me tient sous le bras je ne suis pas blessée et pourtant je vois défiler ma vie, l’aisselle de son manteau est chaude et j’y pose ma tête. Fermons les yeux et ce sera un autre, le prochain, le dernier. Les fuites ne me vexent pas.
and the wind turns the skin to lovers
Ce soir, je dîne avec William

C’est chiant, William est mort en 1880…
Demain, je dîne avec Samantha.
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00 h 24 je suis seul, emmuré dans mon épiphénomène.
Les cookies se sont fanés, mémé a dégommé le rebouteux.
Mon jeu de cartes intérieur est dégueulé par l’avortement de mes boulons cutanés.
Ah Edgar, repense aux jours heureux, quand l’entrecôte aux cèpes de l’église résonnait dans le cubitainer.
Le mollusque lamellibranche aveugle qui conduisait les restes de dinosaures vers la porte du garage, ce béret basque qui avait dérapé.
Moi je n’oublierai jamais ton commissaire-priseur devant la manifestation pacifiste, ni le pousse-pousse saccadé de la merguez-party facétieuse.
Forever j’aurais en moi ta chambre à air qui faisait des huit, et l’agrafeuse dans ton ellipsoïde incertain.
Je reste seul, le bac à glaçons souffle sur ma boucle d’oreille jonchée des clés dynamométriques de mes bien aimés.
Et je perds la chemise à fleurs du temps qui dessine de belles mécaniques d’oie sur mon spéculum carbonifié.
Goodbye «non merci pas de café» Bernardo, avance vers le bonhomme de neige de ta plaque chauffante spectrale et glucophage.
Mercredi : C’est une belle journée, un truc stupéfiant !
– Salut les gars, service d’expulsion de la Redtschap, nous avons un avis contre vous… 15 mois de loyer de retard, vous allez pas y couper.
– Qu’est ce qui nous prouve votre appartenance au consortium R d’abord ?
– C’est vrai ça, aboule les papiers !
– Hé bien j’ai la casquette officielle, le badge et même les caleçons aux armes de la compagnie. Vous voulez voir ?
– On va s’en passer, merci… enfin surtout pour les sous vêtements… ça pourrait faire jaser le voisinage.
– Euh le premier voisin est à 5 kilomètres, frangin…
– Ouais mais il vit seul, s’ennuie et a un téléscope.
– Juste, j’avais oublié.
– Déjà 3 mâles célibataires tout le temps fourrés ensemble les gens ont du mal à comprendre…
– Ah bon, ou t’as entendu ça, toi ?
– Au marché, la dernière fois
– … le marché ou tu n’as pas mis les pieds depuis 4 ans ?
– Ben imagine l’amplification des cancans depuis
– Pas bête frèrot
– Euh et pour le loyer ?
– Oups, excusez nous, nous vous avions oublié… mais que faites vous le cul à l’air ?
– Ben vous vouliez une preuve, voilà les dessous officiels des collecteurs de la Redtschap, avec le petit macaron en forme de cochon rigolard.
– Raaaaaaaaaaah notre réputation dans le quartier est fichue, on vous avait dit de ne pas le faire !
– Complètement foutue, des années de dur labeur anéanties en quelques minutes par un malotru exhibitionniste.
– Comment voulez vous que nous trouvions un emploi pour vous rembourser dans ces circonstances ?
– Mais c’est que je, euuuuuuhhhhh…….
– Allez, laissez nous, et n’y revenez plus, vil importun !
Claquage de porte énergique, notre héros se retrouve le pantalon à la main, sous la pluie, hébeté
– J’ai comme l’impression de m’être fait avoir, moi
Et il repartit voir sa patronne, les queues entre les jambes.
Je n’ai pas d’aigle domestique,
vous devez vous tromper,
je ne suis qu’un renard
aux multiples problèmes
d’identité.
Mes enfants sont ennemis de ses enfants
et je ne veux pas de ce voisin là,
sa vue perçante
ses serres puissantes
que tout le monde vante,
sont pour moi une horreur,
trois messagères du malheur
Car qui dans sa famille
n’a pas perdu un enfant,
un oncle ou un ami
du fait de l’avidité des aigles,
ceux là sont nos ennemis
maintenant et à jamais.
En direct
Je sors de chez moi, il fait beau, je suis dans la rue et je tape ces quelques lignes sur le minuscule clavier de mon tel. portable communicant. Je le lève vers le ciel et via liaison satellittaire, ce texte se retrouve sur le réseau, disponible pour le monde entier. Des vieux sur un banc, pensée pour Nicolaï, je pense à faire une photo et à la balancer avec, mais l’exposition sous ce soleil n’est pas extraordinaire. Je m’abstiens donc et je continue mon chemin. « c’est beau la technologie ». J’ajoute mentalement cette phrase au reste via ma connexion neuronale directe afin d’ajouter un je ne sais quoi de science-fictionnel. Il me suffit de la penser et ça se met en ligne instantanément. Je matte les fesses d’une grande fille blonde… Arghh, c’est en ligne déjà… La technologie c’est trop fort pour moi. Je commande un hamburger, rentre dans un Macdo et le reçois tout chaud. En fait j’aurais voulu un cheese, mais à peine pensé, à peine préparé…
what you think is what you get












































