il est 17:36
mais demain ?
je n’aurai plus rien
pourquoi veux-tu que j’efface tout ? il y a déjà ma mémoire qui s’efface, des pans entiers qui s’effondrent et je ne sais pas quoi faire de tout ces gravas, je ne peux quand même pas t’effacer comme ça ?
il faut m’aider un peu
je ne peux pas faire ça tout seul je suis déjà rongé de l’intérieur, regarde c’est tout vide là-dedans, il y a bien longtemps que plus personne n’habite ici
attends
Time goes by… so slowly
tic tac
tic tac
tic tac
tic tac
tic tac
tic tac
tic tac
tic tac
tic tac
…
…
tic tac
tic tac
tic tac
tic tac
tic tac
tic tac
tic tac
tic tac
tic tac
tic tac
tic tac
!
Une famille tourgueniste est soupçonnée d’avoir alimenté la région, mais aussi, peut-être, des membres de la jet-set azuréenne, en nuages.
Quatre tourguenistes ont déjà été placés en détention.
Depuis environ une semaine, la direction interrégionale de police judiciaire de Lille achève le démantèlement de ce qui semblait être, vendredi, un trafic de nuages de grande envergure, et sur lequel une enquête est toujours en cours. L’affaire a commencé il y a plusieurs mois en Belgique, où des quantités de nuages auraient été découvertes, à destination de la France. Les enquêteurs soupçonnent alors quatre personnes, dont deux membres d’une famille tourgueniste du quartier du Pont Rompu.
Les policiers ont réalisé de longues et minutieuses surveillances (d’où un très gros dossier à l’arrivée). Ils ont finalement identifié ce qui semble être un important trafic entre la Hollande, la Belgique, le Nord-Pas-de-Galets et la Côte d’Azur (avec, peut-être, un lien avec l’Amérique du Sud). Il s’agit de nuages destinés à des marchés locaux « classiques » (principalement dans la région), mais aussi de cumulus qui pourraient avoir servi à alimenter les milieux de la jet-set azuréenne. Les quantités (ainsi que des sommes d’argent saisies) étaient, vendredi, en cours de décompte. Les totaux pourraient être très importants.
serge, ce héros —
« Pour éteindre le feu au cul de Marilou
Un soir n’en pouvant plus de jalousie
J’ai couru au couloir de l’hôtel décrocher de son clou
L’extincteur d’incendie »
Segmentation sociale et contrôle bionumérique : la Tectonique s’agrège
« Avant de s‘illustrer récemment dans la rubrique « eugénisme » en affirmant le caractère inné de certains troubles de conduite, Niqueulas S. affichait son ostracisme à l’égard des immigrés. Pourtant, ce serait une erreur de croire que Niqueulas est d’abord raciste, il est viscéralement ultra-libéral. Là où les attardés de la France profonde s’entêtent à séparer le bon sang du sang étranger, Sarkozy, porte-parole de la « droite décomplexée », ne juge les hommes que par leur utilité. Sa loi relative à l’immigration et à l’intégration promulgue l’étiquetage de produits humains venus d’ailleurs, parce qu’il est de bonne pratique économique de qualifier les ingrédients de la machine à produire, afin de valider la planification pour obtenir la compétitivité.
De même, l’égalité des chances et la discrimination positive induiront davantage de concurrence entre de nombreux postulants à l’exploitation, et la carte de séjour temporaire indiquant la raison retenue pour importer chaque étranger est une façon enfin sérieuse de gérer le capital humain : les scientifiques ou footballeurs acceptés à l’import dans la case « compétences et talents » mériteront bien une carte de trois ans renouvelable « pour le développement et le rayonnement de la France ».
Bien sûr, la stratégie de prise du pouvoir peut aussi amener à faire plaisir aux électeurs sensibles à la démagogie anti-immigrés. Mais ces concessions tactiques cachent la philosophie de libre concurrence qui fonde le projet de société de Niqueulas. Car, au-delà des niaiseries racistes, les carences innées ou acquises sont à risque économique si elles créent des handicaps ou des dysfonctionnements qui entravent la compétitivité.
Finies les sottises criminelles en vogue au siècle dernier sous le nom d’eugénisme. Les tolérances de Niqueulas pour les communautarismes religieux montrent qu’il ne hiérarchise pas les héritages culturels. Et si les femmes sont encore moins bien rétribuées que les hommes, c’est la rançon de pesanteurs historiques aujourd’hui indéfendables.
Ainsi l’ultralibéral accepte l’égalité biologique entre catégories humaines, mais parce qu’elle multiplie les occasions compétitives en jetant dans le même sac (le même marché) tous les sexes, races, origines. En revanche, la proclamation d’inégalités innées entre individus d’une même catégorie permet de justifier les échecs, malgré tous les efforts d’un pouvoir bienveillant et démocratique…
C’est une des pesanteurs de la social-démocratie que de fonctionner avec le même moteur libéral et le même carburant scientiste que le capitalisme, mais sans avoir ni le goût ni l’audace d’assumer les exclusions…
Par là s’explique peut-être la relative passivité qui a accueilli les propos récents de Niqueulas sur le caractère inné de certains comportements. Des responsables politiques de gauche se sont débarrassés du vilain bébé eugénique en le remettant aux scientifiques. Comme si l’enjeu était de démontrer une vérité définitive plutôt qu’affirmer des convictions pour une société capable de gérer humainement les différences.
Grâce à la science on pourra faire mieux dans l’identification et la sélection. Selon le souhait du gouvernement où siégeait Niqueulas on pourrait connecter ensemble tous les fichiers informatisés pour accéder à des éléments de la vie privée que le travailleur ou le chômeur auraient préféré dissimuler. Mais voilà que l’informatique se marie avec la génétique : Google veut créer une base de données qui mettrait en ligne toute l’information disponible sur les génomes pour l’avènement de « la médecine personnalisée », laquelle permettrait à chacun de gérer son existence en fonction de son capital génétique… et aussi à chaque employeur d’évaluer « scientifiquement » son personnel.
Nous n’en sommes qu’à l' »immigration choisie » mais, comme prévu il y a un demi-siècle par le généticien progressiste Hermann Muller (Prix Nobel en 1946), « l’eugénisme de la société future, libéré des traditions de caste, d’esclavage, de colonisation, pourra être une eugénique véritable et radicale ». Comme à Singapour où on récompense le mariage entre diplômés aussi bien que la stérilité des couples sans diplômes. Comme en Europe où, encore récemment, la stérilisation forcée ne visait pas tant la dissémination d’une « tare génétique » que l’incapacité du porteur à « assurer la subsistance de ceux qu’il pourrait engendrer ».
Le philosophe américain Peter Singer a tiré profit des récentes connaissances génétiques : puisqu’il y aurait davantage de différences entre le génome d’un trisomique et celui d’un homme « normal » qu’entre le génome du même homme et celui d’un chimpanzé, il faudrait utiliser des « mongoliens » plutôt que des singes dans l’expérimentation… Le futur des hommes sans qualités s’illumine avec les propositions des « transhumanistes » pour enrichir le corps humain en nanoprocesseurs afin d' »optimiser » les performances du muscle ou du cerveau.
Le message d’Hermann Muller est en bonne voie pourvu qu’on ne perçoive pas l’eugénisme par la lunette étroite du racisme ou de l’antisémitisme : dès qu’on saura produire les oeufs humains en abondance et sans instrumentaliser les femmes, le tri des pontes au laboratoire sera intensifié pour la sélection du meilleur bébé possible. Cette mise en compétition de leurs embryons permettra à chaque couple, et hors de toute suspicion de racisme, de remplir efficacement la case sarkozienne « compétences et talents« … avec confirmation grâce à des tests pratiqués dès l’âge de 3 ans.
La « cérémonie d’accueil dans la citoyenneté », baptême tardif aujourd’hui exigé pour les immigrés élus, fera alors place au combien plus précoce et scientifique Diagnostic génétique préimplantatoire (DPI), concours médical d’entrée dans la jungle compétitive. Et ce tri biologique promettra encore l’égalité des chances pour tous les géniteurs, quelle que soit leur origine.
Décidément, le libéralisme économique est bien l’ennemi de l’humanisme, et le scientisme est toujours son allié. »

Définition des profils biologiques et moraux, surveillance numérique, et couvercle biopolitique… A la philosophie d’Optimisation Généralisée des Ressources promue en douce par le plus démagogue des tribuns en lice sous couvert de volontarisme économique et de « sécuritarisme » communautaire, correspond une Cartographie Permanente des Comportements en cours d’élaboration, et ses illustrations technologiques saisissantes. L’histoire n’avait pas prédit que le plus perfectionné des zélateurs de la Machine Tectonique en cours de synthèse allait revêtir les atours d’un franc-tireur qui dit vouloir « rompre avec le système ». Reste qu’il y a contradiction dans les termes : c’est bien joli de placarder sa tronche partout en martelant qu' »ensemble, tout est possible« , quand l’essentiel de son action passée, de son discours actuel et son programme futur ont pour effet, sinon pour objet, de jeter les individus et les groupes sociaux les uns contre les autres.
Demain commence le règne des « Troisièmes Couteaux ». (Huxley avait imaginé la devise « Communauté, Identité, Stabilité ». Etonnant qu’on hésite encore à la reprendre rue d’Enghien.)
What happened to the design?
To know more about why styles are disabled on this website visit the
Annual CSS Naked Day website for more information.
This is not a War, this is a Rescue Mission !

jack : mes couilles !
king : ça commence bien.
jerry : si catherine est là, je reste.
fanny : si on peut danser, je reste.
cathy : si jerry est là et qu’on peut danser…
boy : jack ?
jerry : danser le tango de l’entropie ?
fanny : je suis pas trop tango pour une brésilienne.
cathy : electro ce soir pour moi.
jack : la roupe surtout.
king : ouvrir les portes de la perception, ganesh, hermes.
fanny : la transe shamanique peut en effet… oui, de l’electro.
cathy : si personne ne meurt à la fin, ça serait mieux.
jack : on pourrait s’embrasser.
king : oui, on pourrait.
jerry : tu embrasses ma soeur je te tue, frosty.
fanny : du calme les machos, moi tout le monde peut m’embrasser.
cathy : laisse le tranquille jerry, on finira ensemble de toute façon.
boy : jack ?
jack : oui, boy. tu n’aimes pas trop danser.
king : has anyone actually done anything with CM and gotten results?
fanny : if CM means Ceremonial Magick, then yes,
i have gotten results. if CM means Chaos Magick,
i have gotten results… make them stop…
sweet mother of god make them stop.
cathy : alors la roupe et les baisers ?
jack : danser surtout.
king : la liberté aussi, ou la mort.
Facile, bon anniversaire, papy.
Les occasions de célébrer un anniversaire important sont diverses :
* Quand un chiffre clé est atteint, par exemple le 1er, 10e, 20e, 50e ou 100e anniversaire.
* Dans beaucoup de Constitutions, on devient un adulte aux yeux de la loi à un certain anniversaire, et l’on acquiert à un certain âge différents droits et responsabilités : le vote, le droit de consommer certaines substances (par exemple l’alcool, le tabac), l’appel au service militaire, etc.
* Beaucoup de cultures accordent de l’importance à certains anniversaires.
o Dans les familles juives, les garçons célèbrent Bar Mitzvah à leur 13e anniversaire. Les filles, quant à elles, fêtent Bat Mitzvah à leur 12e ou 13e anniversaire.
o En Amérique latine, le fête de quinceañera célèbre traditionnellement le 15e anniversaire d’une jeune fille.
o Beaucoup d’adolescentes aux États-Unis organisent une « Sweet Sixteen Party » à l’âge de 16 ans.
o Dans les pays où il est interdit de consommer de l’alcool avant un certain âge, il est souvent d’usage de se saouler avec ses amis dès que l’on a atteint l’âge légal; certains bars facilitent cette pratique en servant des boissons « spéciales » fortement alcoolisées. Ce phénomène a moins d’ampleur dans les pays où il n’existe pas d’âge minimum strict pour la consommation d’alcool.
Les dates d’anniversaire de personnages historiques comme Jésus, Mahomet, ou Ivan Tourgueniev, sont souvent l’occasion de périodes de vacances.
42% d’indécis bien décidés
« Nous nous déclarons ennemis de tout pouvoir d’Etat, de tout gouvernement, ennemis du système étatique en général ; et nous pensons que le peuple ne pourra être heureux et libre que lorsque, s’organisant de bas en haut, au moyen d’associations autonomes et entièrement libres (…), il créera lui-même sa vie. »

(jean-marc renault – jmr02.blogspot.com)
***
***
pendant que vanessa me téléphone
j’entends passer près d’elle un camion de pompiers
et la sirène
et quelques minutes plus tard c’est par la fenêtre de la chambre
que j’entends la sirène
et vanessa l’entend à travers mon téléphone à moi
***
neuf heures deux devant le supermarché
deux ou trois personnes attendent que le rideau se lève et un vieux
qui porte des lunettes noires des baskets et une sorte de fuseau qui lui colle aux cuisses
et lui arrive aux genoux
fout des coups de pieds dans le rideau de fer
en regardant tout le monde et en faisant deux avec ses mains
neuf heures quatre le rideau s’ouvre
le vieux engueule l’employée et les vigiles engueulent le vieux
neuf heures quinze à la caisse
la vieille devant moi ne sait pas quoi faire de son panier vide
je le lui prends des mains pour l’empiler sur un autre panier vide
et le sourire qu’elle m’adresse
est le plus beau depuis longtemps
***
je ne vais pas aller à lyon
en vacances
je ne vois pas ce que j’irais foutre
loin de vanessa
je vois ça d’ici
passer deux jours à déprimer
mécontent d’être parti
mécontent de rentrer
la seule chose que j’aime c’est m’éloigner
être ailleurs je n’aime pas
et revenir ça m’angoisse
je m’éloigne bien assez
en allant marcher une ou deux heures dans la ville
le bordel quotidien / 22ème livraison

vient d’arriver alors que je lis un bouquin
un recueil de nouvelles de jean-bernard pouy
en écoutant de la musique classique
sur france inter
elle est quelque part dans la cambrousse
en train de bouffer de la viande grillée au barbeuk
avec des gens que je n’aime pas
je l’imagine dans la fraîcheur
un verre de rosé à la main
sa main un peu grasse peut-être
ou alors un peu cendrée
éclairée par le feu
en train de rigoler sans doute
et de penser soudain
(est-ce qu’elle rote à ce moment-là ?
est-ce qu’elle avale une gorgée de pinard ?
est-ce qu’elle mord dans une merguez ou une cotelette ?)
qu’elle ferait bien de m’envoyer
un sms plein d’amour
et moi de l’autre côté
après quelques rebonds contre des satellites
je suis ému aux larmes
il joue dans sa chambre et je surveille l’heure
pour aller le remettre au lit et d’un coup
j’ai une vision bouleversante
d’un jeune homme blond au visage allongé
d’un valentin de dix-sept ans
et moi qui me souviens
(quelle gueule j’aurais, moi ?)
de tout
et lui qui se souvient
de toutes ces années
comme une brume vague
une ambiance
chaque image possible fondue dans une ambiance
et cette vision me bouleverse
me terrifie
et me remplit de joie d’impatience et de trac
pas un appel ne passe
et vanessa cherche à me joindre ce soir
elle est partie faire la fête
avec ses potes
et moi je suis à la maison
avec un bon bouquin et france inter et je me sens comme un vieux chat
content
et chaque coup de fil raté
j’entends le trt-trt-trt trt-trt-trt trt-trt-trt trt des parasites à la radio
et puis arrive le sms qui m’annonce que l’appel n’est pas arrivé
ça me fait comme un petit signal d’existence
comme si vanessa me sonnait simplement pour me dire
je suis encore en vie
je passe du bon temps
je pense à toi
je t’aime
et tout ça me suffit
tellement
ça devient de plus en plus dur
de se replonger dans les drames rigolos
du bouquin que je lis
konsstrukt 29
jean-marc renault – www.jmr02.blogspot.com)
***
le bordel quotidien
***
(un vieux texte presque inédit)
il paraît que je suis libre
que je suis plus libre que
disons
une mère célibataire qui vit avec son enfant
qui a des tas d’ennuis liés à sa famille pourrie
liés à son passé judiciaire
liés à son passé psychiatrique
liés à son quotidien de tox et d’alcoolique
mon cul
conneries
quoi
elle
elle ne peut pas abandonner son gosse pour partir en vacances
c’est vrai
c’est vrai
et moi
ET MOI BORDEL
tu crois que je peux faire machine arrière
tu crois que je peux dire :
AH NON FINALEMENT JE NE VEUX PAS ETRE RMISTE SANS AVENIR ET SANS AUCUNE POSSIBILITE D’AVOIR MON PROPRE APPARTEMENT
maintenant
je veux être prof de lettre
je veux avoir fait des études
tu crois que je suis libre moi
MERDE
on a vingt ans
on fait des choix
on renonce au fric et aux resposabilités et au confort
on renonce à des trucs et on en chope d’autres
on fait des choix à vingt ans
un peu avant
un peu après
***
le retour du fanzine :
abattoir numéro 1 sort jeudi ou vendredi. ça consiste en une bête feuille A4 photocopiée recto/verso, pliée, et distribuée à l’arrache. si vous voulez en recevoir une dizaine pour faire profiter vos copains ou votre belle-mère ou vos chiottes, faites-le moi savoir. il vous suffit de m’énvoyer un mail avec votre adresse postale et vous constaterez très rapidement qu’il vous manque votre écran plasma et votre ps3, euh, non, c’est pas ça, et vous recevrez très vite une dizaine d’exemplaires d’abattoir.
normalement, la périodicité du machin est mensuelle, mais qui peut prévoir ?
klimperei & mme patate au ninkasi
Le 19 octobre à 22 heures, au Ninkasi Kfé (gratuit), à Lyon,
C. Petchanatz (Klimperei, donc), accompagnera Madame Patate. De Madame Patate on dit : « Comme une ballade épique entre breakbeats convulsifs et effets bucoliques carbonisant les lucioles, les mixs de Madame Patate pourraient bien servir de bande son pour un « Alice au Pays des Merveilles » chaotique… Un jardin magique avec champignons hallucinogènes, escargots à la lave de javel, friandises à la poussière lunaire et lapin au regard malcieux. Aride et ludique, références electronica et combinaisons fantomatiques de styles, on réécoute les compositions d’Ovuca sur un lecteur cassette usé, on imagine Aphex perdu dans une clairière de brume épaisse… »
le bordel quotidien / poésie hebdomadaire / 17ème livraison
je vois la tour siemens dressée dans le ciel gris
au moins quarante étages et une enseigne en béton au sommet
d’au moins quinze mètres de long et qui tourne lentement
et chaque fois je me demande
à quoi peut bien servir
un immeuble aussi grand
à quoi ça peut bien servir
tout ça
quelle activité nécessite
quarante étages de gens
quelle activité nécessite
autant de gens que ça
et je ne comprends pas
des arabes en jogging qui crient
un curé en soutane qui se tait
une copine à moi qui rigole et moi
qui raconte des conneries
un type qui écoute et ne rit pas du tout
un indien et un type
qui apprécie enki bilal
des gens
des gens
des gens
avec un chapeau noir et un habit noir
et une barbe blanche et un grand sac ed
blanc et vert et rouge
hors du train un type fait son jogging sur une chemin de campagne éloigné de tout
je le regarde courir et ne vois ni maison
ni voiture
ni rien
des fois il pleut
des fois il ne pleut pas
ça dépend des kilomètres
à une gare déserte
le rabbin descend
je reste seul dans le wagon
et je remarque
sur le dossier du siège qu’il occupait avant
un vieux smiley
dessiné au marqueur
à la couleur passée
… Blogger ta mère !
Pardonnez tant de vulgarité mais … putain de bordel à culs ! tant de tracas pour retrouver un login recouvert de poussière et se voir refoulé par le rutilant nouveau Blogger qui tue sa race qui veut vous faire migrer, c’est contrariant.
Je voulais juste dire, Igor, il manque un bouton « écrire » dans le bouton à gauche : c’est fatiguant de taper blogger.com.
(ok j’aurais pu le faire en privé)
Ah il est tout en bas ?
Bon et alors ?!
Nan j’ai rien à ajouter !
Merde.
Bonne Chandeleur
(en plus y a même pas mon nom infalsifiable, pfff)
Chopin est idéal pour contempler mes plantes carnivores

| Notre peuple est comparable à une île en plein milieu d’un grand lac d’hommes blancs. Nous devons unir nos forces, sinon nous serons tous anéantis un par un. Ces soldats ont ouvert le feu ; ils veulent la guerre. Alors comme un seul peuple nous leur ferons la guerre. Une voix m’a éte envoyée d’en haut me disant : je les remets à ta merci, parce qu’ils ne savent pas entendre.
Ubuntu est une distribution Linux qui réunit stabilité et convivialité. Elle s’adresse aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels, débutants ou confirmés qui souhaitent disposer d’un système d’exploitation libre et sécurisé. Je voudrais savoir les raisons pour lesquelles vous circulez sur nos pistes. Vous effrayez les bisons et nous avons besoin de chasser dans ces endroits. Je désire que vous vous retiriez de ce pays. Si vous refusez, de nouveau je vous combattrai. Je veux que vous abandonniez le terrain avec toutes vos affaires et que vous retourniez en arrière. Je vous parle en ami le récitant : puisqu’on est dans les citations. « Ubuntu » est un ancien mot africain qui signifie « humanité aux autres ». Ubuntu signifie également « Je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous ». La distribution Ubuntu Linux apporte l’esprit Ubuntu au monde logiciel. Lorsque la dernière goutte d’eau sera polluée, le dernier animal chassé et le dernier arbre coupé, l’homme blanc comprendra que l’argent ne se mange pas. |
Nicolaï Tourgueniev : putain – mais putain quoi – j’ai rêvé de toi cette nuit – c’était rigolo – je fêtais mon anniversaire dans un étrange appartement qui n’était pas vraiment le mien, dans une ville qui n’était ni Paris, ni Lille – et à un moment donné, je m’éclipsais pour aller chercher un autre appartement, parce qu’il fallait que je déménage – et l’agence immobilière était en fait l’endroit où vivait Hélène, Fred, la mère d’Hélène et Jehanne, la petite fille, qui au départ était un chat qui vivait sous l’eau – dans une sorte de piscine – et en fait c’est une petite fille de 2 ans et quelques qui parle et qui court partout comme si elle avait 8 ans – et puis à un moment donné tu arrives pour me chercher – parce que je suis parti depuis très longtemps de mon anniversaire – et tu es habillé avec une sorte de chapeau pointu et un string en bonbons, et tu as un peu honte d’arriver comme ça chez la mère d’Hélène – et je me rends compte que moi aussi je suis à moitié à poil – et du coup on repart dans la rue pour retourner à la fête, mais au lieu de rentrer à l’appart, on commence à s’égarer dans les rues, de bar en bar – et je me souviens plus de la fin – voilà – tu t’en fous bien hein – salaud…
Putain j’ai horreur des sites internet qui te tutoient, ça me fait penser aux radios libres et ça me donne des envies de mass murder.
A goal
« First, they meet. Then, they fight. And at the end, they fuck »
Déréliction totale, la diode pulse comme un stroboscope, lancée à plusieurs centaines de km/h sur le RDO,
les synapses en ébullition, loin de tout, loin de vous, un ailleurs où les fonctions vitales sont réactivées un
ailleurs où les possibles sont réenchantés, une condamnation sans appel du hic et nunc, une perspective
monumentalement égoïste, une spirale égotiste, une nouvelle explosion qui transforme un cours d’eau trop
calme en torrent turbulent, qui s’écrase de rocher en rocher, se vautre sur le trottoir et éclabousse tout le
monde alentour, une (des) résolution(s) écrasantes et des étoiles, putain des étoiles partout, des étoiles et
des constellations entières que vous ne verrez probablement jamais, la galaxie en coupe, là-haut là-bas,
devant et derrière, une extase insulaire débarrassée des pesanteurs urbaines, des coercitions opérationnelles,
des contingences matérielles, une noix de coco brisée en deux et ma machette fichée dans ton crâne, un monde,
bref, tout un monde, un monde définitivement interdit aux teckels.
Le matin c’est ça. Tu as trés mal mais tu te dis que c’est pour la bonne cause. Ou t’essaies de pas penser.

Le midi c’est ça, pour peu que tu aies le temps d’aller acheter un sandwich avant que les cols blancs du quartiers
n’aient dévalisés la boulangerie. Si tu as jeté un oeil sur les infos, tu es traversé par des pulsions homicides de
basse intensité, au mieux. Au pire tu ressens la dépression comme un tsunami ralenti, un truc proche du
mouvement perpétuel, et la jolie serveuse n’y peut strictement rien, parce qu’elle peut être aussi jolie qu’elle veut,
elle n’est pas celle qui, et en plus elle te colle une addition aussi salée que cette merde de confit de canard qu’elle
a osé te servir.

Café, clope(s), gnn. Les préfectures explosent, le centre du trésor public ressemble à une boule de feu, les métros
déraillent et tailladent les corps hostiles en fines lamelles sanguinolentes, mais c’est encore dans ta tête. Celle
qui fonctionne à 10 % et donne de plus en plus de signes de fatigue. Celle qui grince la nuit et collectionne les
bugs le jour.
Le soir c’est ça.

Trop de monde dans la rue, trop peu de luminosité par rapport aux taux de photons que ta peau exige par jour,
si tant est que tu l’écoutes dix minutes. Mais soit, c’est encore et toujours pour cette foutue bonne cause.
Sauf qu’un jour, tous les jours, ça sera ça. Et que de là-bas seront encore envoyées des salves psychostiles qui
feront passer les 18 janvier 2008 pour des séries B mal branlées. Plus belle la vie ? Mais t’as pas idée.
Non seulemement ta peau sera gorgée de soleil, mais tu dessineras des arabesques dessus jusqu’à ressembler
à un putain de yakuza.

Precious and fragile things
Need special handling
My God what have we done to You?
We always try to share
The tenderest of care
Now look what we have put You through…
Things get damaged
Things get broken
I thought we’d manage
But words left unspoken
Left us so brittle
There was so little left to give
Angels with silver wings
Shouldn’t know suffering
I wish I could take the pain for You
If God has a master plan
That only He understands
I hope it’s Your eyes He’s seeing through
Je ne vois franchement pas pourquoi l’affirmation de soi devrait passer par la destruction des autres.
Sartre peut écrire tout ce qu’il veut, après tout l’exploit réside peut-être plutôt dans l’explosion sans
dommages collatéraux. J’aimerais bien essayer, mais à tout hasard, je conseille à l’aimable assistance
de s’écarter un peu. Des fois que.
Happy B-Day Babylone Babies !
Fake symbolism is only manipulation
le bordel quotidien / poésie hebdomadaire / septième livraison
au feu rouge il y a une file de voitures arrêtées
dans l’une d’entre elles il y a un jeune type assis à la place du passager
il porte une veste jaune fluo
un genre de truc que mettent les mecs qui bossent sur les voies ferrée ou sur les autoroutes
et il dort
la tête posée contre la vitre
le soleil fait briller sa veste et éclaire bien son visage
à côté de lui
le conducteur baille et s’étire et au même moment le soleil
éclaire son visage
je passe mon chemin
***
un type ouvre la porte de la maison d’arrêt
la petite porte pas la grande
il y a deux portes
une grande comme une porte de château fort
et l’autre de taille humaine
les deux sont en acier bleu
le type ouvre la porte de la maison d’arrêt
la petite pas la grande
regarde derrière lui et son regard croise le mien
et entre
et ferme la porte
je n’entends rien du bruit de la serrure à cause de la circulation
et j’ai cette pensée à la con
je me demande si les gens là-dedans
ont tant que ça envie de s’évader
je repense à mon état d’esprit
quand j’étais en foyer
à mon absence totale
de volonté
***
jouir dans ta bouche mon amour
et mon nez et ma bouche à moi
plongés dans ta chatte
tes mains sur ma bite et mes couilles mon amour
et mes mains à moi aggripées à tes cuisses
incapable d’autre chose que d’éjaculer
tous mes sens réduits à ta chatte
mon nez plongé dedans
ma langue écrasée contre
mon seul univers réduit à ça
c’est bien
le récitant : je ne sais pas vraiment ce que je voulais dire et même si ça n’était pas bien clair, merci à tous, ami(e)s, cette année sera brillante ou ne sera pas. sortez de vos conapts, accrochez la photo du gourou barbu sur le mur du dojo et commencez-continuez à pratiquer la self defense intellectuelle (geste de la main aux Triplettes de Nouville). tourguenistes de tous pays, unissez-vous et frappez fort !
loin des sectes millénaristes, les aborigènes – Résultats 1 – 10 sur un total d’environ 329 000 pages en français pour aborigène. (0,15 secondes) – ont décidé d’arrêter de se reproduire. Ce qui au départ ne semblait être qu’une rumeur a pris un tournant médiatique suite à l’annonce des frères Wachowski il y a une semaine d’entreprendre d’effacer numériquement tous les figurants de type aborigène visibles lors des plans des grands rassemblements sur Zion dans leur trilogie Matrix – Résultats 1 – 10 sur un total d’environ 2 450 000 pages en français pour Matrix. (0,13 secondes). Depuis les joueurs de didgeridoo sont en deuils. Hier soir 20h, Los Angeles, David Beckham® – Résultats 1 – 10 sur un total d’environ 1 060 000 pages en français pour David Beckham. (0,15 secondes) – exhibe son nouveau tatouage inspiré de peinture rituelle sur un grand network et lance un appel rageur au monde pour sauver les aborigènes qui ont arrêté de se reproduire. Partenaire de l’opération « L’aborigènes c’est aussi notre histoire », Sony® – Résultats 1 – 10 sur un total d’environ 13 100 000 pages en français pour Sony. (0,16 secondes) – a installé gracieusement des écrans dans les réserves certifiées, celles où les aborigènes portent des Levi’s® – Résultats 1 – 10 sur un total d’environ 792 000 pages en français pour Levi’s. (0,13 secondes) – aussi appelées « communautés », pour diffuser des programmes d’accompagnement à un retour des pratiques sexuelles entre aborigènes consentants.
Hélas force est pour nous de constater que les espoirs qu’ont fait naître les très bons scores d’audiences de la série pornographique Bang Bus, – Résultats 1 – 10 sur un total d’environ 322 000 pages en français pour bang bus. (0,18 secondes) – courte mais jolie victoire d’aborigène – astucieusement rebaptisé Bang Bush, ainsi qu’une reprise d’une certaine forme de sexualité dans ces communautés qui habitent presque toutes des maisons avec l’électricité, furent de courte durée. L’adoption massive de l’ejac facial par l’aborigène qui a arrêté de se reproduire ne laisse plus guère présager à un retour de la natalité.
Nul donc un-dispensable
le récitant : my love is a flower (just beginning to bloom).
la poste, la depression de fevrier, les accents, ce soir on va pendre le DJ, one more time, Je le regretterai sans doute, de cocktails subtils en filles dociles, le micro et sa mixette, panic, etc…
1er mars 2007 : début de « l’année polaire internationale », sur le thème du changement climatique. Des missions scientifiques se dérouleront dans les cercles polaires. Plusieurs phénomènes alarmants sont recensés : rétrécissement de la calotte de glace de l’Arctique ; élévation du niveau des mers qui s’accélère ; recul des glaciers à travers le monde ; dégel du permafrost ; débâcle plus précoce des cours d’eau et des lacs ; modification de la répartition et du comportement des animaux et des plantes.
le bordel quotidien / poésie hebdomadaire / 16ème livraison
je regarde les mannequins
dans les vitrines
comme si c’étaient des putes et les putes
j’ose pas
je sais pas quoi leur répondre
si jamais elles me raccolaient
j’aimerais bien bander
mais je suis amoureux
***
à paris j’ai vu
des crottes de pigeon fluos
et des arrestations
et des gens qui parlent tout seul
et plein de bistrots
et philippe jeanada
et une amie bousculer un balayeur et ne pas s’excuser
mais moi oui
et plein de gens promener plein de chiens
et deux clodos casser la croute
assis à califourchon sur un banc
l’un en face de l’autre
un papier gras entre eux deux et dessus
du fromage
de la saucisse
du pain
***
j’ai revu esparbec
au salon du livre
vieux et seul sur une chaise
ses bouquins à côté des miens
je lui ai souri
il m’a pas reconnu
j’aimerais bien veillir
comme lui
le bordel quotidien / poésie hebdomadaire / dix-huitième livraison
le passage
à l’heure d’été
et comme chaque fois je me demande
ce qui se passe pour les trains
qui circulent
à ce moment-là
à ce moment-là
à deux heures du matin
il sera trois heures du matin
et pourtant cette nuit-là
les trains partiront à la même heure
arriveront à la même heure
alors que se passe-t-il dans les trains
cette nuit-là
***
et on prend le soleil
le cul posé contre un muret
parce que le banc qu’on voulait
est squatté par cinq lycéennes
juste à nos pieds y’a une abeille
ou une guèpe ou un truc
qui ne vole plus qui agite juste les ailes
et l’abdomen en faisant du surplace
en se dandinant
un peu
pendant que je touche le genou de vanessa
l’abeille ou la guèpe ou le truc
échappe à la mort quand un skateur la frole
et une deuxième fois
quand quatre meufs avec leurs huit pieds
manquent de peu de l’écraser
plus tard quand je repasse par cette rue
l’abeille ou la guèpe ou le truc
n’est plus là
***
je me souviendrai toute ma vie
du jour où une fille m’a embrassé sur les joues
pour la première fois
c’était à l’époque où je me branlais tous les soirs en lisant des bouquins de la collection média 1000
les confessions érotiques
ces bouquins je les piquais chez le marchand
j’osais pas les acheter
c’était l’époque où j’allais au collège et je parlais
à personne

Mai 68 : dis-moi, p’tit gars, tu connais rien à l’histoire des idées et au passé politique de ton pays ou tu le fais exprès ?
Niqueulas : nan !!! c’est toi, tout est de ta faute, l’assistanat, l’antiracisme, la tolérance, les libertés, le relativisme culturel, c’est toi, tout est de ta faute !
Mai 68 : t’as bientôt fini avec ton terrorisme intellectuel et tes escroqueries sémantiques ?
Niqueulas : nan !!! les stock-options, l’immigration, la spéculation, l’effet de serre, la mondialisation, le laxisme, les banlieues, le fric-roi, tout ça c’est toi !!!
Mai 68 : …mais t’es un énorme menteur, au fond, tête d’ail…
Niqueulas : nan !!! tu vas voir, moi je suis décomplexé et efficace, et je vais en finir avec toi !
Mai 68 : bah, à moins que moi je revienne en finir avec toi, sous une forme nettement moins idéaliste mais nettement plus létale… fais gaffe quand même : entre ton déterminisme socio-génétique, tes réformes ultralib et ton blaze de dictateur, tu vas finir par récolter un méchant grain, tête d’ail…
surfaces / nouvelles / première livraison
je me tourne sur le côté
je n’arrive pas à dormir
je ne sais pas quelle heure il peut être
putain
l’image de ma soeur
ça ne me quitte pas
sa bouche qui s’active sur la bite de ce mec
les yeux fermés
le plaisir qu’elle y prend
ça dure une seconde et elle me remarque
une seconde où j’entends les bruits mouillés de sa bouche qui pompe cette queue
où je vois le type qui lui tient la tête
son visage crispé par le plaisir
sa tête à elle
les yeux fermés
les humm-hummm qu’elle pousse en le pompant
ça dure une seconde
même pas
et j’enregistre tout
et le bruit que je viens de faire en ouvrant la porte de sa chambre lui arrive au cerveau
on est figés tous les trois
je me retourne encore dans mon lit
j’ai la gaule
je n’ai pas sommeil
le silence de la baraque m’énerve
je suis sur le dos
cette image ne me quitte pas
ces deux images
un
sa tête quand elle pompe le type
deux
leurs têtes à tous les deux quand ils m’ont capté
je suis sur le ventre
ma queue frotte contre le matelas
ça m’envoie des décharges
j’ai envie de me branler
j’ose pas
ma soeur qui ouvre la bouche et le type qui se rhabille
sa bite qui se dégonfle
je détourne les yeux et ma soeur me gueule dessus et je lui gueule dessus aussi
elle claque la porte
je retourne dans la chambre
j’entends le type partir
il discute avec ma soeur à voix basse dans le couloir
je ne comprends pas ce qu’ils disent
ils s’embrassent
ça je l’entends
j’ai envie de sortir et de l’emplatrer
je ne sors pas
je suis scotché
ma soeur retourne dans sa chambre
putain j’ai trop envie de me branler mais ça le fait pas
ça le fait trop pas
je me mets sur le ventre
j’ai la bite gonflée à mort j’ai le gland hypersensible
je n’arrive pas à me débarrasser de cette image
la bouche de ma soeur qui avale la bite du type
ses yeux fermés
le plaisir qu’elle y prend
les hummm-hummm qu’elle pousse
je me branle
je me branle rapidement
si j’y allais
si j’y allais putain et que je la force à me la mettre dans la bouche
haaaaannnn
comme l’autre type
mes mains qui attrapent ses cheveux
sa langue qui s’enroule sur mon gland
haannn
je suis taré ou quoi
hooo
hooo putainnn
je lâche tout sur mon ventre
il y en a un bon paquet
mon coeur bat très fort
j’ai trop chaud
je prends le rouleau de pq sous mon lit
je m’essuie
je roule le papier en boule et je le jette par terre
ma sueur sèche vite
mon rythme cardiaque se calme
j’ai sommeil d’un coup
je me mets sur le côté
peut-être je devrais faire ça
elle aime sucer
elle aime ça j’en suis sur
elle était bizarre au repas
elle me parlait pas
elle me regardait à peine
on s’est pas parlé depuis que je l’ai vue pomper ce type
elle en a pompé beaucoup si ça se trouve
elle aime ça j’en suis sûr
elle doit super hyper bien
je sens le sommeil qui arrive
je me demande
je me demande si
thierry
si thierry ça l’intéresserait
ça
***
on entre dans la chambre de ma soeur
elle lève la tête
elle était en train de faire ses devoirs
elle nous regarde
elle dit : « vous pourriez frapper, merde ! »
et puis elle croise nos regards et elle se met en colère
elle se lève
« cassez-vous bande de blaireaux »
on ferme la porte elle est sur nous
« calme-toi » je dis
elle essaie d’ouvrir la porte je l’attrape par le bras et je la repousse
thierry est bloqué il regarde
« arrête connard ! »
je la repousse sur le lit
je dis à thierry : « aide-moi ! »
on maintient ma soeur sur le lit
« putain mais qu’est-ce que vous faites ? connards ! »
elle se débat
j’ai aussi peur qu’elle
mais j’ai trop envie
j’ai trop envie
je la tape aussi fort que je peux
du plat de la main
elle est à moitié assommée
je défais ma braguette
thierry lui maintient les bras
elle me mets des coups de pieds
« connard, connard, connard ! »
je m’assieds sur elle
elle est affallée sur le lit
ses jambes sont par terre
thierry est derrière elle et lui tord les bras en arrière
je suis sur elle
ma bite est à moitié dressée
« qu’est-ce que tu veux faire ! connard ! »
sa voix devient plus aigüe
ses yeux reflettent de la terreur
je ne bande pas beaucoup
thierry a l’air dégoûté
ma soeur pleure et hurle en même temps
je l’étrangle pour qu’elle se calme
j’en peux plus de ses cris
« ouvre la bouche ! ouvre la bouche ! »
elle se débat
je l’étrangle
je la force à ouvrir la bouche
elle bat des jambes mais ça ne fait rien
je m’enfonce en elle
je suis à moitié en érection
je m’enfonce dans sa bouche
thierry lui maintient la tête en arrière
hhhmmm putain c’est trop bon
je n’ai plus peur
je bande comme il faut
« vas-y pompe-moi pompe-moi ! »
je donne des coups de reins
hooo putainnnn
c’est fantastique
elle a la bouche grande ouverte et les yeux vitreux de peur
sa langue glisse sur ma bite
de la salive coule sur son menton
je vais plus vite
je lui tire les cheveux
thierry rigole mais en fait il a l’ai un peu dégoûté
putaiiinnnnnn
hmmmmm
hannnn
je vais jouir
je vais jouir
je
hoooo
j’attrape son visage à deux mains je m’enfonce tout au fond de sa bouche
elle a un haut-le-coeur
je jouis
le sang bat à mes tempes
je suis dans un état second
je décharge tout dans sa bouche
elle se dégage
du sperme lui coule sur le menton
thierry la lache
je lui dis : « tu veux aussi ? c’est trop bon »
il fait non de la tête
il dit : « on devrait peut-être y aller, là »
ma soeur dit : « connards. bande de connards de fils de pute. allez vous faire foutre. »
je la regarde
je dis rien
elle pleure
je me dis qu’elle s’est pas beaucoup débattu
je me dis que si elle n’avait vraiment pas voulu on aurait eu du mal à la force
je me dis que celui qui veut me forcer un faire un truc pareil il faut qu’il me tue d’abord
on sort de la chambre
thierry fuit mon regard
« bon je peux pas rester. je me sens pas très bien. je crois que c’est un peu dégueulasse ce qu’on lui a fait. tu crois pas ? »
« je sais pas. elle s’est pas beaucoup défendue non ? »
je rigole
il rigole
d’abord un peu jaune
et puis franchement
« bon c’est quand même pas si grave hein. on n’a tué personne et on n’a violé personne, non ? »
« non, c’est vrai. mais bon. c’est quand même un peu dégueulasse. »
« ouais, bon, c’est vrai, mais elle m’en a fait aussi, des coups de pute, t’inquiète. et puis tu sais quoi ? c’était franchement trop, trop bon. c’est une super suceuse. »
on se regarde pendant un court instant sans rien dire
je vois dans ses yeux qu’il hésite
finalement il dit : « je vais y aller. on se voit demain au lycée ? »
« ouais »
je le raccompagne
je reviens dans ma chambre
je me sens bizarre
je ne regrette rien
le mur qui sépare nos chambres n’est pas très épais
j’entends ma soeur chialer et sangloter comme une conne dans sa chambre
je me dis qu’il ne faut pas exagérer
ça n’a même pas duré cinq minutes
elle ouvre la porte de la chambre
elle sort
elle claque la porte de la chambre
elle marche dans le couloir
elle entre dans la salle de bain
elle claque la porte de la salle de bain
elle verrouille
elle ouvre le robinet du lavabo
l’eau coule pendant un moment
je suis allongé sur mon lit
l’eau coule encore
je me demande ce qu’elle fait
au bout d’un quart d’heure elle sort de la salle de bain
elle retourne dans sa chambre
je mets un cd
***
le soir elle dit à maman qu’elle ne veut pas manger
qu’elle ne se sent pas bien
le repas se passe comme d’habitude
je regarde les experts à la télé avec les parents
je chatte un moment sur msn
je discute avec thierry
on ne parle pas de ça
je pensais qu’on en parlerai
mais il n’y a rien à dire
ma soeur est dans sa chambre
je l’entends écrire des textos
elle raconte ça à toutes ses copines
peut-être
je me demande comment elle présente le truc
mon frère m’a forcé à le sucer
j’ai sucé mon frère
j’ai fait une pipe à mon frère
je ne sais pas
moi je n’aimerais pas raconter ça à tout le monde
peut-être qu’elle n’en parle à personne
moi à sa place je n’en parlerai à personne
thierry va se coucher
il est minuit et demi
je traine encore quelques minutes sur des sites de cul gratuits
je vais me coucher aussi
il est une heure du matin
dans la chambre de ma soeur c’est le silence
pendant quelques jours elle me lancera des regards de pure haine
et puis ça se tassera
le bordel quotidien / poésie hebdomadaire / 12ème livraison
j’ai envie de sortir
mais il n’y a nulle part où aller
le seul truc qui pourrait me faire du bien
ça serait de prendre le train
vers une grande ville
choper un journal de petites annonces
téléphoner à une pute
ou trouver un salon de massage
aller me faire branler ou sucer
et trouver un hôtel
et marcher toute la soirée
et dormir à l’hôtel
je crois bien que ça serait la seule chose
qui pourrait me faire du bien
dans l’état où je suis
***
je n’ai plus rien pour me branler
mes vidéos me manquent
j’ai été obligé de convoquer le souvenir
d’une pute qui m’a sucé
l’été dernier à montpellier
c’était très agréable
les putes me manquent
***
je circule dans la maison sans faire de bruit à part dans ma tête
je regarde les jouets et je m’imagine les écraser
à coups de rangers
je vois un couteau et j’imagine
je vois un vase et je le visualise
après que je l’ai éclaté contre un mur
des images très réalistes
qui ne m’apaisent aucunement
qui ne me font aucun bien
je ne fais rien
rien du tout à part un coup de genou
donné dans un mur sans aucune force
ce soir je vais manger du bœuf
pendant que vanessa ira seule au cinéma
on fera peut-être l’amour
mais je n’y compte pas trop
le bordel quotidien / poésie hebdomadaire / 19ème livraison
et je suis allongé sur le dos
il est six heures douze
et vanessa est allongée sur ma poitrine
entre mes bras
je ne dors pas
elle ne dort pas non plus
je ne pense pas à grand-chose
et j’ignore à quoi elle pense
elle est triste je crois
je ne suis pas assez réveillé pour lui remonter le moral
je sens battre ses cils contre ma clavicule
limitée d’un côté par les hlm
et de l’autre par une petite ruine et puis plus loin la route
valentin a trouvé un rat mort
il le trimballe embroché au bout d’un bâton
pour pas se saloper les mains
il le montre à ses copines
il essaie de le réanimer
je regarde tout ça depuis la fenêtre
il cherche un endroit où le poser
il ne trouve pas trop
des passants le voient avec son rat crevé au bout d’un bâton
ils sont horrifiés
je me marre depuis la fenêtre
valentin est près du tobbogan
valentin fait du toboggan avec le rat crevé
il est bientôt l’heure de manger
ou les couvertures de magazines
ou les couvertures de bouquins
etc.
qui montraient soit une illustration
soit la gueule de l’auteur
et j’établissais mes goûts en fonction de ça
et aussi je jugeais une carrière
en fonction de ce que le mec
passait de l’une à l’autre
de ces philosohies
j’avais raison je crois
mais aucune copine
avec qui partager
mes théories à la con
surfaces / nouvelles / 2ème livraison
dernière fois que je vois le dos d’irène que j’entends sa respiration que je touche son épaule nuque crâne
quelques heures plus tard dernière fois que je lui dit bonjour dernière fois que je lui dis à tout à l’heure
et je lui mens forcément
dernière fois que je la vois fermer la porte et que j’entends ses pas s’éloigner
dernière fois que je l’entends quitter l’immeuble
dernière fois que je suis dans cet appart
il est trop cher pour nous cet appart même s’il a la classe et que tous nos potes l’aiment bien
dernière fois que je fais la vaisselle et sans nostalgie ni pincement au coeur ni rien de romantique dans toutes ces dernières fois même si je les énumère au fur et à mesure juste parce que ça me rappelle d’autres dernières fois
je suis meilleur en dernières fois qu’en premières fois moi
j’imagine que je ferai un meilleur mort que vivant
supposition à la con
d’autres dernières fois
j’y pense en faisant la vaisselle
dernière fois que je vois ma mère
ça se passe un peu pareil
je me tire un jour en laissant une lettre d’insultes et en piquant tout le liquide
à peu près six cent balles
en chemin je balance les clefs de la maison à la flotte et je prends le train pour toulouse
pourquoi toulouse
parce que c’est la grande ville la plus proche où je ne connais absolument personne
je veux rester seul
à la gare dernière fois que je croise cécile je fais semblant de pas la voir et elle ne me voit pas
j’apprendrai plus tard qu’elle fait semblant elle aussi
salope
vaisselle terminée
la lettre
première fois que je ne termine pas une lettre à irène par un petit coeur première fois que je marque je t’embrasse au lieu de je t’aime
ça ça me rend triste
je suis triste de plus l’aimer et puis ça passe
je laisse la lettre les clefs
pas question de jeter les clefs
et un peu de fric pour les factures en cours
dernière fois que je claque la porte
légère hésitation
une fois la porte claquée impossible de revenir en arrière
elle s’ouvre pas sans la clef
merde pourvu qu’elle elle ait les siennes
dernière fois que je descends les escaliers que je franchis la cour que je sors de l’immeuble
porte de l’immeuble claque derrière moi
en une seconde j’imagine que je reste qu’elle revient que je lui dis une connerie j’ai oublié mes clefs ou j’en sais rien et une fois à l’intérieur je me débrouille pour faire disparaître la lettre avant qu’elle la remarque mais non je m’éloigne et dernière fois dans cette rue
dernière fois à cet arret du tram
dernière fois dans le tram
il est encore temps de revenir en arrière mais non
dernière fois dans la gare
j’achète le billet
encore temps mais non
j’achète un bouquin pour la route
de quoi bouffer boire
je monte sur le quai attendre mon train
irène rentrera à la maison à peu près au même moment où moi je rentrerai dans mon train
elle va probablement s’effondrer en morceaux
ça me concerne plus
le train arrive
train pour marseille
cette fois je choisis marseille parce que j’y ai plein d’amis qui peuvent m’héberger
j’ai pas envie d’être seul ni à la rue cette fois
je monte dans le train
je marche jusqu’à ma place
là peut-être irène sonne et je lui ouvre pas
il faut qu’elle farfouille dans son sac pour retrouver les clefs
le train démarre et c’est le bordel dans son sac
elle ouvre la porte et y’a personne elle comprends pas
c’est la dernière fois que je vois paris elle remarque les clefs boule au ventre le ventre comprend mais le cerveau refuse encore et la lettre
terminé paris campagne et irène s’effondre en pleurs
ses larmes vont tacher la lettre qu’elle va lire cinquante fois d’affilée
le bruit du train et j’ai faim
je déballe un sandwich et j’ouvre un magazine et elle ouvre la porte et elle lit la lettre et elle pleure
je lis le magazine mais c’est difficile de se concentrer alors je regarde le décor et je pense à irène qui pleure et je me demande si je regrette et je ne regrette pas
j’écris un poème et un an plus tard j’écris encore un poème et derrière moi il y a françoise avec qui je viens de faire l’amour et qui n’est pas irène
je ne connais pas bien cette maison
la première année avec irène je n’ai pas pu écrire
la première année j’étais assis dans un coin de la chambre à la regarder et à faire semblant d’écrire
la dernière année je n’écrivais plus non plus
j’étais assis à l’ordinateur et je faisais semblant d’écrire mais je regardais à la place de regarder irène des filles à poils sur des sites de cul
la dernière nuit je n’ai pas dormi
la nuit dernière non plus
la dernière nuit passée avec l’estomac noué d’un côté irène qui dort de l’autre côté les cartons pas déballés pas la place pas l’envie pas que ça à foutre empilés et recouverts d’une tenture et au milieu entre irène et les cartons mon corps j’ai trop chaud mon sexe qui ne sert à rien et j’ai même pas envie de l’agiter et plus haut vers la tête des yeux et des larmes qui coulent pas
la nuit dernière j’ai fait l’amour et ensuite j’ai eu trop chaud pour dormir et ensuite j’ai fait l’amour et ensuite j’ai eu trop chaud pour dormir
c’était la première nuit que je passais dans cette maison et je m’attendais à n’en passer aucune
là c’est la première fois que j’écris dans cette maison et c’est la première fois que j’écris depuis un moment
il y a onze mois j’avais quitté irène depuis un mois
il y a onze mois j’ai quitté irène depuis un mois
j’ai quitté irène depuis un mois et je marche
je suis seul et je descend un escalier et ça va pas va pas du tout
je suis en train d’essayer de pas pleurer je me demande ce que je fais là
irène pleure au téléphone et moi je lutte pour ne pas
irène rie au téléphone et moi je rie avec elle
irène me parle de cul au téléphone et moi je bande
dans la pièce d’à-côté des amis
dans la pièce où je téléphone des cds
c’est la première fois que je parle à irène depuis un mois et je suis bouleversé et je regarde les titres sur les tranches des cd et je prends note mentalement de ceux qu’il faudra que j’emprunte ou que je copie quand je quitterai marseille pour retourner à paris
faut être un peu con
irène raccroche et je me sens bien et mal et bien et mal
je vais aux toilettes pour pleurer un bon coup et ça va mieux
nous sommes de nouveau ensemble et tout prend des allures de première fois
première fois que je retourne vers irène
le train
marseille paris c’est long presque quatre heures
pas d’argent ce coup-ci pas de magazine pas d’idée pour écrire rien
juste le paysage qui défile dans l’autre sens mais comme la dernière fois il avait pas marqué ma mémoire ça ne veut rien dire
j’écris ça liquéfié de chaleur dans un cybercafé il n’y a ni irène mais j’ai rendez-vous avec elle ni françoise mais elle veut mourir et j’essaie de l’en empêcher mais c’est une autre une toute autre histoire
françoise veut mourir et je ne veux pas qu’elle meure et à force de parler sur msn elle va juste mourir ce soir en se picolant la gueule jusqu’à l’inconscience et c’est mieux comme ça
j’ai trop chaud quand j’écris ça j’écoute nine inch nails en boucle depuis une demi douzaine d’heures et chaque centimètre carré de ma peau colle et je dois régulièrement m’essuyer le front avec la paume de la main ou avec le tee-shirt
comme je fais à l’instant
ce qui est dégoûtant mais très utile
je suis dans un cybercafé et au lieu d’écrire ce texte je drague par msn trois meufs une très jolie et une autre très jolie et je me dis dieu que j’ai envie de me les faire et dieu que j’ai encore envie de me faire françoise mais françoise veut mourir et là elle a coupé internet j’espère qu’elle mourra pas et les autres meufs sont retourné à leur vie et moi à mon texte
quatre heures de train c’est long
je somnole et je somnole plus et je somnole encore et il n’y a rien pour tuer le temps et je suis dans un cybercafé et je ne me souviens pas du tout de ce trajet pas du tout du tout du tout
peut-être que j’ai dormi en fait
je me souviens juste que le train était assez peu rempli
et le controleur a controlé peu après la sortie de marseille
juste une image
une demi heure avant d’arriver
je commençais à trouver le temps long
à compter les minutes
la voie fait un large virage
assez large pour voir l’avant du train
quatre heures de train
je sors du train
irène est là
elle a grossi
on se prend dans les bras
elle s’est fait belle
on pleure pas
on attend de rentrer
chez les amis chez qui elle squatte
pour pleurer
Ça avait commencé peu à peu, sournoisement. La première fois, j’ouvrai la porte de mon frigo. À la vue de ce bout de fromage noyé d’eau, un rire subit, interminable, me Je restai à genoux, secoué quarante minutes. J’enserrai ma gorge, rendu à l’évidente certitude que j’allais sans l’ombre d’un foutre en mourir, de cette aiguille vorace, qui n’en finissait plus de se développer et de se développer depuis mes jusqu’au plafond. Puis la crise s’interrompit brutalement et le silence chuta sèchement entre mes pieds, le morceau de fromage racorni et mes entrailles.
(Ma rue, piquetée de corps d’enfants et de réverbères). Le souvenir de ce rire qui m’avait (crevé les joues), mourut tout à fait vers cinq heures de l’après-midi. Rien de bien significatif par la suite, durant le mois d’avril.
le bordel quotidien / poésie hebdomadaire / 21ème livraison
vingt-et-unième livraison
***
il est sept heures trente du matin
valentin me réveille il a faim et la je constate que vanessa
n’est pas rentrée
pas rentrée de la nuit
je m’inquiète plutôt et je fais son petit déj et ensuite je fouille
dans toute la baraque
pour trouver un peu de fric
pour recharger mon téléphone
je ne trouve rien mais un vieux papier
avec le numéro de cb
de vanessa et je recharge avec ça
je l’appelle ça ne répond pas
deux heures plus tard et après je sais pas combien d’essais
j’appelle les flics
et là j’apprends
qu’elle a un accident de la route
qu’elle est morte
je suis effondré
je ne sais pas quoi faire
je contiens les larmes qui me viennent aux yeux
par lacheté
valentin
je ne veux pas être celui qui va lui annoncer
je lui dis viens on va chez isa
on sonne chez elle
je la prends à part et je lui explique
je lui explique que la brigade des mineurs
va venir le chercher
pour le remettre à son père
moi je n’ai pas ses coordonnées
je le prends à part lui aussi
et là je lui dis
la vérité
trente minutes plus tard je suis à la maison
je remplis un sac de mes affaires
une heure et demi plus tard je suis dans le train
direction paris
quatre heures plus tard je suis chez ariane
et je pleure et je me laisse aller
mais non
mais non
en vérité il est vingt et une heures quarante neuf
j’écoute france inter
et je flippe
***
dans la maison il y a un godemichet
qu’on a baptisé norbert et marie-louise
norbert c’est la partie qui me rentre dans le cul
marie-louise c’est dans la chatte à vanessa
dans le frigo il y a un tube de crème chantilly
c’est pour mes couilles et pour ma petite quéquette et pour sa chatte et pour nos tétons
dans la table basse avec les magazines il y a un jeu porno
de ma fabrication
dans le cellier il y a toujours du whisky
la bouteille est souvent aux trois-quarts vide
et tout le reste on s’en sert pas souvent
***
encore des morts trente et un morts dans une fac en virginie
et valentin fait des poèmes encore plus cons et drôles que les miens
mais il ne sait pas
que c’est de la poésie
un tireur fou et valentin qui part en délire bête
maman pue des pieds
christophe pue des pieds
je pue des pieds
les fourmis puent des pieds
le chien pue des pieds
les pêcheurs puent des pieds
etc.
et le type qui en a descendu trente autres dans une fac en virginie est mort
tué tout seul ou par un autre
à france inter ils ne savent pas
pendant ce temps
valentin pionce tranquille dans son lit
il ne connaît ni la virginie
ni la poésie
Mardi 11h30, enveloppe craft glissée sous la porte.
Par l’intermédiaire du wumuau le yetquot a. Fixe connexe, cours d’instruction si le besoin. Mon chargement auxiliaire, attendent svp l’emplacement. Édité par le quotie de P.M. voir le leur marais. Chaque, la tentative assurent le conseil précis, cause, mal cependant ! Offre qui donnent, l’expertise, font chaque tentative. Les conseils ou signalent maintenant des messages possèdent des liens, mises à jour ! Le téléchargement de problème de résolution de Xbased, installent, laquo d’updatequot. Droit sans pastebin de galerie, mailirc de chesslug. Les dispositifs ont tabulé la lecture rapide, droite de bouton de pages Web en dehors ! Situe des utilisateurs a eu, rapporté le nouveau filtre phishing. Ici aide libre de trouvaille de youll et. Fin d’automobile de volonté d’emplacement dans la bienvenue de secondes. Pourrait visiter des pièces rapportées sont. La page contente la révision de revue d’iegt ! Youre, employant que compatible, suggérer fortement le firefox pensent ? Navigateurs nouveaux de cette poussée sur quelques sites Web. Cela, amplifient nouveaux navigateurs sur certains. Posséder, groupe du DEC AM de profil de membre de vue de mises à jour de liens. Le paquet de service xbased le téléchargement de problème de résolution installent l’updatequot. Apprendre explorent nos panneaux de message ou signalent maintenant des messages. Lentement, évalue la page, contenu. Ouvert est des commentaires parler de nouvelles. Les options mon chargement auxiliaire attendent svp l’emplacement. Avait rapporté nouveau filtre phishing ralentissant des PCs. Updator de groupe du DEC AM de profil de membre de vue, poteaux. Options de cet onlymore de forum mon aide, chargeant svp ? Quotie voient leur multiframe de marais, indicateurs de fraude avec grand.

CHERS MONSIEUR, MADAME
Je vous envoie ce message pour demander votre aide je me nomme FRANCK MICHAEL j’ai 25ans je suis precisement en COTE D’IVOIRE.
Franchement dit, depuis je suis petit je rêvais à tout moment de tourner un film porno mais je ne sais pas quoi fais.
Je vous le dit en toute sincérité je suis abandonné par mes parents, présentement je vis chez mon camarade ici dans cette maison nous vivons à quatre(4) mais malheureusement j’ai deux(2) amis qui ont rejoint un correspondant en FRANCE qui tourne un film porno que j’adore de tout mon coeur, mais ce dernier me mène la vie très dur dans cette maison, mais je n’ai pas le choix je suis obligé de supporter ces caprices.
chers monsieur et dame pour l’amour de DIEU aidé moi je vous le jure je n’ai pas les moyens pour me déplacer en EUROPE pour devenir un acteur de porno c’est pour cela que je m’invite à vous par ce message pour plus d’aide.
S’il vous plaît je vous implore aider moi car je souffre dans les mains de mon amis, il n’aime pas voir son prochain réussit.
Je vous le jure si vous m’aider je serai très reconnaissant en vers vous, je vous le promet car mon plus grand rêve c’est de devenir un grand acteur de porno.
Je vous laisse mon adresse téléphonique: 00225 04 73 46 06.
NB: VOUS POUVEZ MEME ME LAISSER VOTRE CONTACTE POUR QUE JE VOUS APPEL
DANS L’ATTENTE DE VOTRE RÉPONSE VEUILLEZ RECEVOIR TOUTES MES
SALUTATIONS LES PLUS DISTINGUÉES.
CORDIALEMENT.
FRANCK MICHAEL.
Carte de voeux
Mars 2007, pas de moutons oranges, mais sans doute pas non plus de mois pluvieux pires que ce mois passé. On range les bottes en plastoc en reniflant tout ce qu’on a. Cécile n’est toujours pas de sortie. On pousse les meubles contre les baies vitrées. Dehors les enfants chantent la bonne nouvelle. 3 mois déjà depuis ce mois de janvier fatal. ![]() Fatal janvier, fatal major, fatal mambo, fatale pluie acide qui ronge nos bugatti trouées. Oneko pèse 6 kilos, temesta devient idéale, on peut voir le dos de ma main en regardant ma jambe gauche. Le chef est dans la cuisine presque tout les jours, Clothilde bosse, tout est bien, sans doute. Tourgueniste, encore un effort… |
D.T.C.
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No d’annonce : 55Paru le : 21/01/2006
Association : ASSOCIATION DES SYMPATHISANTS DU « DANS TON CUL ! » (ASDTC).
Activité(s) : Action socio-culturelleNo de parution : 20060003Département (Région) : Alpes-Maritimes (PROVENCE-ALPES-COTE-D’AZUR)
Lieu parution : Déclaration à la sous-préfecture de Grasse. Type d’annonce : ASSOCIATION/CREATION
Déclaration à la sous-préfecture de Grasse. ASSOCIATION DES SYMPATHISANTS DU « DANS TON CUL ! » (ASDTC).
Objet : rassembler les personnes qui répondent oralement par l’expression « Dans ton cul ! » aux questions qui leur sont posées avec le mot « où » par leur proche entourage, dans le milieu non professionnel ; peut, en outre, adhérer à la présente association toute personne sympathisant avec cette pratique verbale, sans toutefois la pratiquer elle-même.
Siège social : 11, rue de la République, 06370 Mouans-Sartoux.
Date de la déclaration : 12 décembre 2005.
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SRC = Le Journal Officiel
Encore te deseo
Instant magique où j’espère ton appel, téléphone à la main, doigts croisés, superstitieux comme un enfant amoureux.
Instant magique où tout me dit le contraire : tu n’appelleras pas, le moment est passé, je suis fou, qu’espérer d’un appel ?
Instant magique où dans ma main le téléphone s’illumine de ton nom, malgré la raison.
Tu sais me faire rire, j’entends tes sourires, tu es là tout entière dans mon oreille et dans ma tête.
Imagine all the people…

(monomanie tourgueno-déserté – tout fout l’camp ma bonne dame !)
le récitant : une utopie où poser son hamac ?
Loop 2

Gobackthere, gobackthere, gobacktheregobacktheregobacktheregobackthere
gobacktheregobacktheregobacktheregobacktheregobacktheregobackthere
gobacktheregobacktheregobacktheregobacktheregobacktheregobackthere
I wanna gobackthere gobackthere gobackthere gobackthere gobackthere
I wanna gobacktheregobacktheregobacktheregobacktheregobackthere..

surfaces / nouvelles / 4ème livraison
– gauche… droite… gauche… droite… gauche-droite-gauche-droite-gauche-droite… impasse à gauche… gauche… droite. impasse à droite… gauche-droite-gauche et tu m’attendras là.
je regarde les pavillons au fur et à mesure
je suis le dernier à sortir
les autres sont déjà dans leur secteur
gilles arrête le van le temps que je descende
il fait demi-tour et repars plus vite
je suis seul
je porte mon carton
dans mon carton il y a encore quatre gâteaux et six paquets de nougats
il est dix-sept heures
la journée est commencée depuis midi
il fait encore super chaud
je commence à puer un peu la transpiration
j’ai mal aux pieds à force de marcher
je marche d’un pas lent vers le premier numéro de mon secteur
posé sur les paquets il y a la liste des tarifs
un produit pour quatre-vingt-neuf francs
deux prduits pour cent quatre-vingt dix-huit francs
etc.
je soupire
j’en ai plus que marre
depuis que la journée est commencée j’ai vendu deux paquets dee nougats
ça veut dire que j’ai gagné cinquante-quatre francs
le tiers de chaque vente est pour moi
vingt-sept francs par vente réalisée
et c’est tout
rien d’autre
je suis devant la porte
je rumine encore
je n’ai pas envie de sonner
c’est un petit pavillon merdique
ils se ressemblent tous
façade blanche en crépi
porte een bois
une espèce de cigale ou d’abeille moche en céramique
des volets en bois à l’ancienne avec un renforcement en z – ouverts
les trucs pour bloquer les volets en fer forgé
en fer forgé aussi le nom à la con du pavillon à la con
un petit garage qui flanque le pavillon et un petit jardin qui l’entoure
des nains
un vélo d’enfant
un petit toboggan
un muret en pierre blanche crépi qui sépare le petit jardin de la rue
un portillon en bois marron de la couleur des volets pour les piétons et un autre plus large pour les voitures
les deux sont ouverts mais je sonne
j’ai du bol y’a pas de visiophone ni d’interphone
le quartier est plutôt classes moyennes
si ça ouvre ça sera une femme de quarante ans dont le mari est au travail
il faut que j’en vende au moins quatre à cette connasse
allez
quatre
un coup de quatre c’est ça qui me faut
il faut que j’en vende au moins quinze par jour pour ne pas me faire jeter
normalement je dois en vendre minimum vingt-et-un
tu parles
bande d’enculés
bon ça répond pas
je ressonne
quand j’en vends dix c’est pas si mal déjà
ça me fait même pas trois cent balles par jour
en soustrayant le fric pour les sandwiches sur l’autoroute ou dans un bistrot
et ma part de l’essence
ça fait pas très lourd
ça répond pas
bon
je continue
je vais remonter la rue – tous les numéros pairs et l’impasse à droite et puis redescendre tous les numéros impairs et l’impasse à gauche jusqu’à mon point de départ et attendre le camion
je sonne
ce fils de pute viendra me chercher et il y aura déjà tout le monde et si j’ai rien fait il me foutra la honte devant tous les autres
putain il fait chaud
putain de sa mère
ah
la porte s’ouvre
une meuf de quarante ans en robe qui attend sur le pas de sa porte et qui crie : « ouiii ? »
j’ai le soleil dans la gueule je souris à tout hasard
je la déteste déjà – cette conne
– bonjour !
mon carton est posé par terre – hors de vue
je lui souris – allez approche-toi bordel de merde
– c’est pour quoi ?
– bonjour, je représente l’association oui-dir ! puis-je vous prendre une minute de votre temps
elle s’approche enfin mais je sais déjà que la vente est foirée
tant pis
je continue mon baratin et mon sourire artificiel mais elle ne m’écoute pas
quatre-vingt neuf francs le gateau ? mais c’est hors de prix – oui mais c’est une bonne action, madame. cet argent sert à financer un centre d’acceuil, vous comprenez
dynamique
je dois être dynamique
sourire
bouger les mains
créer une énergie
non, merci
vous êtes sûre ?
oui, je suis sûre
bon, au revoir, alors
allez – au suivant
putain de merde il fait chaud j’en peux plus
j’arrive à la porte suivante
et pareil je me fais poliment jeter
à la porte suivante aussi
à celle d’après la meuf est dans soon jardin – elle m’a vu faire – je suis grillé d’avance
– non merci je n’ai besoin de rien
son sourire de connasse
salope
pute
je continue
au bout d’un quart d’heure je n’ai rien vendu
j’attends le camion
je suis en sueur
le camion passse me chercher – les autres son là
je grimpe à l’avant
j’annonce deux ventes
le chef me regarde
deux ventes ? c’est tout
bin oui
putain, tu dors ! djamilla en a fait six ! et thierry, un coup de huit ! tu fous quoi, bordel ?
bin, je sais pas
je suis hébété par la chaleur
je mens pour pas me faire jeter et je me fais quand même jeter
maintenant il va falloir faire gaffe à retomber sur mes pattes à la fin de la journée
au pire je rognerai sur mes bénefs – si j’en ai
pfff
et c’est reparti
il largue tout le monde
et moi en dernier
allez ! et t’en fais au moins cinq ! c’est facile, un coup de trois, un coup de deux, et hop c’est fait !
ouais
le camion repars
je suis collant de sueur et de poussière
c’est un quartier de centre ville avec des vieilles baraques – sûrement habitées par des vieilles pauvres ou radines – putain de merde – enfin y’en aura au moins une qui m’offrira un jus d’orange
putain je crève de soif
c’est parti
je sonne à la première maison
le soleil me cogne sur le crâne
c’est une vieille qui ouvre
– bonjour madame !
grand sourire
elle voit le carton
non merci
elle sourit pas
elle ferme direct – je retire ma main tendue
putain ça commence bien
vieille pute
connasse
dans la rue il y a deux jeunes sur un banc
ils me regardent faire
deuxième porte je sonne – ça répond pas – je toque – pfff merde
je pousse la poignée – ça s’ouvre – j’entre en disant « il y a quelqu’un ? » je referme
il y a quelqu’un ? bonjour ! j’ai sonné mais vous n’avez pas entendu !
il fait frais ça fait du bien
dans le salon il y a une vieille assise sur une chaise les bras ballants – les poignets et les mains et la jupe trempés de sang – une mare de sang sous la chaise
ho bordel de dieu
un cutter posé sur la table
je me sens faible
je pose le carton
je m’assieds dans un fauteuil
j’ai une bouffée de chaleur
putain de merde
je regarde la vieille
elle est assise bien droite
elle porte une robe à fleurs et un tablier bleu ciel
elle a des cheveux blancs
une permanente
il y a une croix sur le mur et une peinture du christ
il y a une photo du pape
la mare de sang s’étend sous la chaise
le sol est fait de tomettes rouges
je commence à retrouver mes esprits
je vais fermer la porte à clé
je ne veux pas être surpris ici
faudrait quand même pas que je traine trop
je cherche la cuisine
je bois un verre d’eau
quand je reviens je contemple encore pendant un bon moment la vieille
je vais ouvrir les tiroirs du buffets
je trouve le pognon rapidement
des billets rangés dans une enveloppe
et encore quelques billets dans son sac à main
plus de trois mille francs
je laisse un paquet de gateau et un paquet de nougat
j’annoncerai un coup de quatre et le compte sera bon avec les deux de tout à l’heure
le sang commence déjà à figer
je range les billets dans ma poche
sauf quatre cent balles que je mets dans la banane qui me sert de caisse
je regarde encore la vieille
elle est maquillée
elle sent l’eau de cologne et le fond de teint
elle a les yeux fermés
le sang est noir marron à ses poignets
elle a mis du rouge à lèvres
sur la table il y a un verre a moitié rempli d’eau
il y a la télécommande de la télévision
il y a télépoche ouvert à la page des programmes d’aujourd’hui
la vieille porte une alliance
je me demande si elle est veuve ou mariée ou séparée
il est temps d’y aller
je sors de la maison
dans la rue les jeunes ne sont plus là
je vais frapper à la porte suivante
quand le camion vient me récupérer il me manque deux maisons à faire
le chef d’équipe me dit de monter quand même
il me dit qu’on change de ville
j’annonce six ventes
les quatre de la vieille
plus un coup de deux que j’ai réalisé après
mon chef semble content
on sort de la ville
on roule en silence sur la départementale
8 mai
Quelle journée admirable ! J’ai passé toute la matinée étendu sur l’herbe, devant ma maison, sous l’énorme platane qui la couvre, l’abrite et l’ombrage tout entière. J’aime ce pays, et j’aime y vivre parce que j’y ai mes racines, ces profondes et délicates racines, qui attachent un homme à la terre où sont nés et morts ses aïeux, qui l’attachent à ce qu’on pense et à ce qu’on mange, aux usages comme aux nourritures, aux locutions locales, aux intonations des paysans, aux odeurs du sol, des villages et de l’air lui-même.
J’aime ma maison où j’ai grandi. De mes fenêtres, je vois la Seine qui coule, le long de mon jardin, derrière la route, presque chez moi, la grande et large Seine, qui va de Rouen au Havre, couverte de bateaux qui passent.
A gauche, là-bas, Rouen, la vaste ville aux toits bleus, sous le peuple pointu des clochers gothiques. Ils sont innombrables, frêles ou larges, dominés par la flèche de fonte de la cathédrale, et pleins de cloches qui sonnent dans l’air bleu des belles matinées, jetant jusqu’à moi leur doux et lointain bourdonnement de fer, leur chant d’airain que la brise m’apporte, tantôt plus fort et tantôt plus affaibli, suivant qu’elle s’éveille ou s’assoupit.
Comme il faisait bon ce matin !
Vers onze heures, un long convoi de navires, traînés par un remorqueur, gros comme une mouche, et qui râlait de peine en vomissant une fumée épaisse, défila devant ma grille.
Après deux goëlettes anglaises, dont le pavillon rouge ondoyait sur le ciel, venait un superbe trois-mats brésilien, tout blanc, admirablement propre et luisant. Je le saluai, je ne sais pourquoi, tant ce navire me fit plaisir à voir.
Troudair : Une déchèterie est tout le contraire d’un dépotoir. Il s’agit d’une aire de stockage organisée où les consignes sont strictes. Sont interdits : les ordures ménagères, les fumiers et déjections, les cadavres d’animaux, les déchets hospitaliers ou médicaux, les carcasses de voiture, les engins explosifs, les produits radioactifs ou à base de mercure, l’amiante, les toners de photocopieurs et les bonbonnes de gaz.
Locuiesc in televizor
Magalie se indoapa cu croasanti, explicandu-i peretelui ca varietatea este prin ea insasi un univers artistic, Gregory plange in bratele camarazilor sai, pentru ca totul este prea crud, Elodie se smiorcaie in sala de interviuri, Nolwenn se culca cu Matthieu Gonnet, iar Jenifer cu Jean-Pascal. In cazul unei nominalizari, candidatul ia cunostinta de situatia sa odata cu telespectatorii, cu prilejul emisiunii cotidiene realizate in direct si duplex. Candidatul aflat in pericolul de a fi eliminat face apel la telespectatori ca sa-l salveze via SMS-urilor suprataxate.
idiosyncrasie – scarification – régression
mais quand vous marchez dans la rue vous regardez les gens ?
je veux dire dans les yeux, ceux que vous croisez vous les voyez ? cherchez-vous leur regard ?
quand j’avance certains jours
– surtout si j’ai rêvé de toi, si tu m’as ignoré, si j’ai eu mal aux tripes d’être anéanti –
j’ai peur de voir dans leur yeux la difformité
mon âme
je crains que mes jambes ne s’emmêlent, j’ai le vertige
je ne croise que leurs yeux
aimantés
globuleux
curieux
ça me porte au cœur, j’ai un peu peur
vous voyez mon cœur, n’est-ce pas ? oui c’est ce qui déforme ma poitrine, je ne sais pas comment ça se fait
non ils ne me voient pas, chacun est son propre centre du monde
et je ne sens que ton absence et ton indifférence et rien n’importe plus que ma belle douleur
je la chéris comme une trace de toi, je veux des cicatrices
parfois j’ai mal à la tête
très mal
à ramper sur le carrelage pour chercher la faîcheur
à frapper le sol de mon cerveau nu,
avez-vous remarqué comme ma boîte cranienne a rétréci ? ça ne peut-être que cela
ces maux de tête
non ?
parle-moi
je veux encore sentir ta peau
je veux encore sentir ta peux
je veux encore sentir ta peau
do e mo la ma n
i y a b e c s éc il e t q i m p us e un p u p r out – le m ins di c ète t me dé or s par ois la m itié du vi age – m is j squ’ ci ce n’est pas i dol re à arr cher.
C’est tou ours des qu stions et je s is là je ne uis pa fâché, non, non pas la tête, je ne suis pas malh ur ux, je s is bien qu’on me rt partout, très viola ment, et la misère aussi, je sais tout cela, mais quoi ?
to t va bi n, je suis t ujo rs moi-même, non ?
j’ai un p u moins de cheveux po r te plaire, je l’a mets, et ce ve tre : il y a ce creux, là, dessous les côtes, cette dép ession surp enante, ma s il suffit d’un peu d’ex rcice et c’est comme une lig e qu’on veux garder
aha … cette obsee sion
mais n n! c’est ta faço de me reg rder ta façon d ne plus me voir, co me si on ne s’étai jamais con us alors que pré isé nt nous ne no s sommes jam is connus, alors po rqu i pe ses-tu le contra re ? tu s is je n’ai pas envie d’e trer dans ton lab rinthe
mais … il n’y a pas de lab rinthe, seulement toi,
parfois j’ai du mal
c’est bi n ce q e tu veux ? ce que tu ve x ? c’est bien ce q e tu ve x ?





























