Le bonheur, c’est simple comme un jersey

Old par Nicolai le 08 Jan 2007

Et pourtant, il tourne…

Le Tourguenisme tourne, avance et s’élève. Plus qu’un programme politique, plus qu’un plan de carrière, plus qu’un choix de vie, le Tourguenisme est en vous, le Tourguenisme est en nous, est-ce que tu le sens, tu le sens là ? Tu le sens bien ? Le Tourguenisme est partout et en toute chose, entre le tronc de l’arbre et son écorce, entre le proton et l’électron, entre la Terre et sa Lune, entre la poire et le dessert.. entre toi et moi aussi, entre-nous soit dit ; il est au fond du couloir à droite après la cuisine, jamais entre les repas. Il est même entre le sol et ton vaisseau. Il souffle des profondeurs infernales jusqu’en extrême-amont, il souffle jusqu’au jour d’après, il souffle les bonnes réponses mais t’entends pas les chuchotements à cause de ton putain d’Ipod. L’hélicoïde tourgueniste étale ses branches nébuleuses sur des millions d’années lumières, balaie les galaxies, allume les soleils et emporte les qasars dans une immense transe cosmique mêlant énergie sombre et rayonnement stellaire éternel. Les Tourguenistes sont des derviches tourneurs sinistrogyres qui ont trop bu et chopent le hoquet. Le bonjour chez vous, la paix sur toi. Nan mais sans déconner.

Old par ... le 28 Mar 2007

les pédiluves sont ouvertes aux porcs de cherbourg

Old par igor le 02 Mai 2007

un an déjà, merci.

beware of da green beasts picts by Mister Knight
Old par igor le 24 Juin 2007

Our love will destroy the world

Constat, le tourguenisme, constat numéro trois : pas de fumée sans feu. On peut se demander ce que vient faire le feu dans cette saga familiale au ralenti. La France est un pays, un territoire, une zone marchande reconnaissable, une hallucination consensuelle, un ensemble de médias, un groupuscule de terriens perdu au fond de l’espace et du temps, constat. Alors ça serait aussi une histoire, un récit, un conte pour adultes raconté par des enfants à une meute de loup regroupée autour d’un feu précaire qui ferait s’éloigner la nuit, la peur, la forêt toujours plus profonde. Constat donc, ralentissement de l’activité, mise en sommeil, début de la fin, catalépsie, coma, mort, poussière à la poussière. Les loups se frottent le museau pour se rassurer, on peut entendre les milices dans les broussailles, les derniers tourguenistes sont cachés par des amis, voire des sympathisants. On a dit en 2006, le mouvement est mort. On a dit, moribond en 2007. On a dit beaucoup de chose, on a dit, la pratique du tourguenisme empêche la théorisation. On a dit la pratique du tourguenisme n’est ni une démonstration ni une performance, encore moins de l’art contemporain. Habillée en infirmière si possible. Tourgueniste, où et qui que tu sois, tu dois penser à la pratique. Le tourguenisme n’est pas un culte de l’idiotie. Le tourguenisme est une valeur de vie, un prisme zen de déformation de la réalité consensuelle. Le tourguenisme n’est pas une parade schizophrène. Le tourguenisme a valeur morale et politique à un instant donné, ça n’est pas un abandon nihiliste pour magazine branché. Le tourguenisme ne se pratique pas seul : il ne peut se pratiquer qu’en regard de la virtualité consensuelle à faire plier. J’ai dit virtualité il fallait bien sûr lire réalité, ou pas. Constat. Tourguenisme est une arme de guerilla, pas de destruction massive. Tourguenisme est le nanomécanisme révolutionnaire avec un sourire en coin. Le sourire en coin n’est pas le cynisme. Le sourire en coin est le recul sur ce que l’on fabrique, l’humilité, ou l’orgueil. Le tourgueniste croit, il fait car il croit. Il ne fait pas en disant : regardez-moi je fais. Même si, surtout si, sa croyance est extraordinaire. Le tourgueniste peut pratiquer la sorcellerie et le tantrisme. Tourguenisme est Grand Amour. Tourguenisme est Mouvement Spiraleux. Tourguenisme est Ephemere passion. Constat. Aujourd’hui par exemple, Tourguenisme fait de grandes théorisations. Demain il caressera son chat en écoutant les Smiths. Hier il se grattait le dos. Tourguenisme est un sortilège lancé à la face du Monde.

Old par igor le 16 Mai 2007

Pourquoi, le soir, le ciel est-il rouge ?

Lorsque le soleil est proche de l’horizon, les rayons qui nous arrivent ont traversé une épaisseur d’atmosphère nettement plus grande que dans la journée ; ils ont donc eu la possibilité d’être diffusés de plus nombreuses fois par les gaz et poussières présents dans l’atmosphère. La partie bleue de la lumière a été presque complètement ôtée par cette diffusion ; les parties verte et jaune ont été affaiblies pour la même raison. Restent donc les rayons à forte dominante rouge, la couleur la moins diffusée. C’est pourquoi le soleil nous paraît plus rouge et moins lumineux, et le ciel prend également une teinte rouge-orange.

Le Cabinet des Affaires Internes a mis en place une adresse mail publique à laquelle vous pouvez écrire :

1. Lorsque vous avez trop bu et qu’intensément désinhibé, vous ressentez l’irrépressible envie d’entrer en contact avec quelqu’un par sms, mail, ou téléphone (CE QU’IL NE FAUT JAMAIS FAIRE VOUS LE SAVEZ) pour par exemple lui déclarer soudain votre flamme ou encore votre colère éthyliques. Afin de pallier votre pic expressif éthylique incontrôlable, vous avez donc le choix d’écrire votre scandaleux message au réceptacle neutre que constitue le Cabinet des Affaires Internes.

2. Lorsque vous avez écrit un texte intimiste ou un poème que vous ne pouvez poster nulle part ni montrer à personne, mais que POURTANT vous devez absolument faire lire à quelqu’un. Et bien ce texte inavouable, vous pouvez l’envoyer au réceptacle neutre du Cabinet des Affaires Internes.

3. Lorsque vous avez un secret à dire mais que vous ne bénéficiez pas de petit trou dans votre mur pour chuchoter le secret.

4. Lorsque, mû par une envie de distraction détachée, vous avez juste envie d’envoyer une jolie histoire sympa au Cabinet des Affaires Internes.

5. Lorsque, passionné de ficus, vous ne trouvez personne à qui en parler.

6. Lorsque seul un soir de pluie vous avez envie de tuer le chien de votre voisine et que tous vos amis fêtent le nouvel an sans vous et que votre petit copain n’a pas pu vous emmener dans sa famille parce que sa famille ne vous aime pas et que vous ne savez pas quoi faire de vos dix doigts.

Il est entendu que l’anonymat des correspondants sera respecté.

Le Cabinet des Affaires Internes se réserve tout droit d’exploitation des messages reçus afin de les recycler dans la grande machine géante qui avec des mots fait pousser des espaces verts. Plus les mots sont sincères, plus la machine peut produire des marguerites.

Le Cabinet des Affaires Internes se réserve le droit de répondre ou non, aux messages reçus.

Si vous vous sentez concerné par ce message, n’hésitez pas :

cabinet.des.affaires.internes(at)gmail.com



A LA VOTRE !

Hommage à Jean-Marc Pompougnac

Old par Nicolai le 09 Sep 2007

Des athés : foutez-moi l’apnée.

Ça avait commencé peu à peu, sournoisement. La première fois, j’ouvrai la porte de mon frigo. À la vue de ce bout de fromage noyé d’eau, un rire subit, interminable, me Je restai à genoux, secoué quarante minutes. J’enserrai ma gorge, rendu à l’évidente certitude que j’allais sans l’ombre d’un foutre en mourir, de cette aiguille vorace, qui n’en finissait plus de se développer et de se développer depuis mes jusqu’au plafond. Puis la crise s’interrompit brutalement et le silence chuta sèchement entre mes pieds, le morceau de fromage racorni et mes entrailles.

(Ma rue, piquetée de corps d’enfants et de réverbères). Le souvenir de ce rire qui m’avait (crevé les joues), mourut tout à fait vers cinq heures de l’après-midi. Rien de bien significatif par la suite, durant le mois d’avril.

Loop 2

Gobackthere, gobackthere, gobacktheregobacktheregobacktheregobackthere
gobacktheregobacktheregobacktheregobacktheregobacktheregobackthere
gobacktheregobacktheregobacktheregobacktheregobacktheregobackthere
I wanna gobackthere gobackthere gobackthere gobackthere gobackthere
I wanna gobacktheregobacktheregobacktheregobacktheregobackthere..

Old par ... le 21 Sep 2007

Certains se découvrent une soixantième lune… et moi j’ai toujours – ECLIPSE.

Old par ... le 20 Juil 2007

mystique-moi #2 —

complique-moi l’amour mon dieu my god fais-moi vivre en péril l’émoi extrême au ventre le trac serais-je à la hauteur j’ai peur mon dieu my god je veux courir je ne peux plus faire un pas traque-moi mille tours et mille détours mon dieu my god encercle-moi rend-moi extrême braise ardente une femme flamme une femme feu mon dieu my god embrase-moi si dieu le veut

No pasaran

Old par ... le 06 Juil 2007

idiosyncrasie – scarification – régression

mais quand vous marchez dans la rue vous regardez les gens ?
je veux dire dans les yeux, ceux que vous croisez vous les voyez ? cherchez-vous leur regard ?
quand j’avance certains jours
– surtout si j’ai rêvé de toi, si tu m’as ignoré, si j’ai eu mal aux tripes d’être anéanti –
j’ai peur de voir dans leur yeux la difformité
mon âme
je crains que mes jambes ne s’emmêlent, j’ai le vertige
je ne croise que leurs yeux
aimantés
globuleux
curieux
ça me porte au cœur, j’ai un peu peur
vous voyez mon cœur, n’est-ce pas ? oui c’est ce qui déforme ma poitrine, je ne sais pas comment ça se fait
non ils ne me voient pas, chacun est son propre centre du monde
et je ne sens que ton absence et ton indifférence et rien n’importe plus que ma belle douleur
je la chéris comme une trace de toi, je veux des cicatrices
parfois j’ai mal à la tête
très mal
à ramper sur le carrelage pour chercher la faîcheur
à frapper le sol de mon cerveau nu,
avez-vous remarqué comme ma boîte cranienne a rétréci ? ça ne peut-être que cela
ces maux de tête
non ?
parle-moi
je veux encore sentir ta peau
je veux encore sentir ta peux
je veux encore sentir ta peau

Baby-Boom ou Ka-BoOm

Tourguenisme : Live or Die ?

Old par Nicolai le 09 Oct 2007

Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket

le bordel quotidien / poésie / 24ème livraison


 
(jean-marc renault – jmr02.blogspot.com)
 
***
 
vingt-quatrième livraison
 
***
 
à quick à midi à deux tables de nous
une très grosse femme d’environ quarante ans mange assise seule à une table pour deux
deux plateau occupent la table
ils sont remplis de bouffe
il y a deux boites en carton pour les hamburgers
un grand cornet à frite
un grand gobelet
une crème glacée et encore
un truc dans un sachet en papier
le regard de la femme ne quitte pas tellement la table
elle croise furtivement le mien mais c’est tout
elle mange proprement
tristement
lentement
 
***
 
on croise des trucs marrants sur l’autoroute
sur cinquante kilomètres j’ai vu
un pigeon marcher sur la bande d’arret d’urgence
tranquillement
pas du tout dérangé par les voitures
qui passent à toute blinde
sur la bande d’arret d’urgence j’ai vu aussi
une énorme merde de chien
et j’ai imaginé
un énorme chien marron venir déféquer là
qu’est-ce qui lui est passé par la tête à celui-là
et j’ai vu aussi un escalier
qui partait de la bande d’arret d’urgence
pour escalader le talus
vers où
et qui pouvait en descendre de cet escalier
et qui pouvait le monter
je me demande
 
***
 
– ai’e ‘ien ‘e ‘e’a’é ‘ai’e
– hein ?
– J’AIME BIEN TE REGARDER FAIRE
j’articule mieux à cause de la brosse à dents et du dentifrice
et je mets une main devant ma bouche
à cause des projections
ouais j’aime bien regarder vanessa
mettre du noir sur ses cils
et nettoyer l’excédent sur ses paupières
avec un coton-tige mouillé de sa salive
ça me fait penser à un numéro de cirque
en miniature

le bordel quotidien / poésie hebdomadaire / 12ème livraison

j’ai envie de sortir
mais il n’y a nulle part où aller
le seul truc qui pourrait me faire du bien
ça serait de prendre le train
vers une grande ville
choper un journal de petites annonces
téléphoner à une pute
ou trouver un salon de massage
aller me faire branler ou sucer
et trouver un hôtel
et marcher toute la soirée
et dormir à l’hôtel
je crois bien que ça serait la seule chose
qui pourrait me faire du bien
dans l’état où je suis

***

je n’ai plus rien pour me branler
mes vidéos me manquent
j’ai été obligé de convoquer le souvenir
d’une pute qui m’a sucé
l’été dernier à montpellier
c’était très agréable
les putes me manquent

***

je circule dans la maison sans faire de bruit à part dans ma tête
je regarde les jouets et je m’imagine les écraser
à coups de rangers
je vois un couteau et j’imagine
je vois un vase et je le visualise
après que je l’ai éclaté contre un mur
des images très réalistes
qui ne m’apaisent aucunement
qui ne me font aucun bien
je ne fais rien
rien du tout à part un coup de genou
donné dans un mur sans aucune force
ce soir je vais manger du bœuf
pendant que vanessa ira seule au cinéma
on fera peut-être l’amour
mais je n’y compte pas trop

konsstrukt 29


 
jean-marc renault – www.jmr02.blogspot.com)
 

***

le bordel quotidien

***

(un vieux texte presque inédit)

il paraît que je suis libre

que je suis plus libre que

disons

une mère célibataire qui vit avec son enfant

qui a des tas d’ennuis liés à sa famille pourrie

liés à son passé judiciaire

liés à son passé psychiatrique

liés à son quotidien de tox et d’alcoolique

mon cul

conneries

quoi

elle

elle ne peut pas abandonner son gosse pour partir en vacances

c’est vrai

c’est vrai

et moi

ET MOI BORDEL

tu crois que je peux faire machine arrière

tu crois que je peux dire :

AH NON FINALEMENT JE NE VEUX PAS ETRE RMISTE SANS AVENIR ET SANS AUCUNE POSSIBILITE D’AVOIR MON PROPRE APPARTEMENT

maintenant

je veux être prof de lettre

je veux avoir fait des études

tu crois que je suis libre moi

MERDE

on a vingt ans

on fait des choix

on renonce au fric et aux resposabilités et au confort

on renonce à des trucs et on en chope d’autres

on fait des choix à vingt ans

un peu avant

un peu après

 

***

le retour du fanzine :

abattoir numéro 1 sort jeudi ou vendredi. ça consiste en une bête feuille A4 photocopiée recto/verso, pliée, et distribuée à l’arrache. si vous voulez en recevoir une dizaine pour faire profiter vos copains ou votre belle-mère ou vos chiottes, faites-le moi savoir. il vous suffit de m’énvoyer un mail avec votre adresse postale et vous constaterez très rapidement qu’il vous manque votre écran plasma et votre ps3, euh, non, c’est pas ça, et vous recevrez très vite une dizaine d’exemplaires d’abattoir.

normalement, la périodicité du machin est mensuelle, mais qui peut prévoir ?

le début de la fin ?

Old par igor le 26 Sep 2007

otium

« Il existe deux types de travail : le premier consiste à déplacer une certaine quantité de matière. Le second, à dire à quelqu’un d’autre de le faire. »

il est 17:37

il est 17:40

Cool, bon débarras.

« Stephane, Fabien, Reno et Axel sont retenus depuis 24h dans un lieu inconnu, dans le plus total irrespect de la liberté des personnes. »

En fait ça m’a rappelé un truc.

Old par igor le 25 Oct 2007

Old par ... le 15 Juil 2007


Présidentielles : acte 2

le bordel quotidien / poésie hebdomadaire / 21ème livraison

vingt-et-unième livraison

***

 

il est sept heures trente du matin
valentin me réveille il a faim et la je constate que vanessa
n’est pas rentrée
pas rentrée de la nuit
je m’inquiète plutôt et je fais son petit déj et ensuite je fouille
dans toute la baraque
pour trouver un peu de fric
pour recharger mon téléphone
je ne trouve rien mais un vieux papier
avec le numéro de cb
de vanessa et je recharge avec ça
je l’appelle ça ne répond pas
deux heures plus tard et après je sais pas combien d’essais
j’appelle les flics
et là j’apprends
qu’elle a un accident de la route
qu’elle est morte
je suis effondré
je ne sais pas quoi faire
je contiens les larmes qui me viennent aux yeux
par lacheté
valentin
je ne veux pas être celui qui va lui annoncer
je lui dis viens on va chez isa
on sonne chez elle
je la prends à part et je lui explique
je lui explique que la brigade des mineurs
va venir le chercher
pour le remettre à son père
moi je n’ai pas ses coordonnées
je le prends à part lui aussi
et là je lui dis
la vérité
trente minutes plus tard je suis à la maison
je remplis un sac de mes affaires
une heure et demi plus tard je suis dans le train
direction paris
quatre heures plus tard je suis chez ariane
et je pleure et je me laisse aller
mais non
mais non
en vérité il est vingt et une heures quarante neuf
j’écoute france inter
et je flippe

***

dans la maison il y a un godemichet
qu’on a baptisé norbert et marie-louise
norbert c’est la partie qui me rentre dans le cul
marie-louise c’est dans la chatte à vanessa
dans le frigo il y a un tube de crème chantilly
c’est pour mes couilles et pour ma petite quéquette et pour sa chatte et pour nos tétons
dans la table basse avec les magazines il y a un jeu porno
de ma fabrication
dans le cellier il y a toujours du whisky
la bouteille est souvent aux trois-quarts vide
et tout le reste on s’en sert pas souvent

***

encore des morts trente et un morts dans une fac en virginie
et valentin fait des poèmes encore plus cons et drôles que les miens
mais il ne sait pas
que c’est de la poésie
un tireur fou et valentin qui part en délire bête
maman pue des pieds
christophe pue des pieds
je pue des pieds
les fourmis puent des pieds
le chien pue des pieds
les pêcheurs puent des pieds
etc.
et le type qui en a descendu trente autres dans une fac en virginie est mort
tué tout seul ou par un autre
à france inter ils ne savent pas
pendant ce temps
valentin pionce tranquille dans son lit
il ne connaît ni la virginie
ni la poésie

Pour les enfants


Alice : – Pourriez-vous m’indiquer la direction que je dois prendre maintenant, s’il vous plaît ?
Le Chat : – Cela dépend beaucoup de l’endroit où vous souhaitez vous rendre.

umbrella was behind everything

Mercredi : -1- chercher des provisions. Le rouge ne va pas à Paula.
Jeudi : jack a défoncé la porte de service, il a dû s’y prendre depuis un bon bout de temps. Remplacer les planches du coming out.
Vendredi: -5- Ai commencé le grand nettoyage de printemps par l’aile B, Mme Witkowski n’en a toujours pas fini avec son mari.
Samedi : Vérifier le terrain de basket et peut-être demain, crier des noms de la NBA en sautant partout, qui sait ?
Dimanche : -3- Barricader les entrées principales du terrain. Une voiture de flic garée à dix mètres. Vérifier la radio.
Lundi : Aucun Tango Charlie à l’appareil. Du Wagner, ça venait du magasin, je ne vois aucune lumière.
Mardi : Un message à côté du poste « je reviendrai dans quelques jours », je réponds « ok, l’appartement 16, passe par devant, attention aux Mc Intire, leur fils james a très faim et n’oublie pas le vin » je change pour du pink floyd.
Mercredi : De moins en moins d’hurlements. Tiens, James a retrouvé son chien.
Jeudi : Coma philanthropique. Laisser prendre l’instinct, laisser mourir…
Vendredi : -2- Ai sécurisé la ruelle vers le magasin.
Samedi : Taguer « copinage 24h/24 » sur la façade de l’immeuble.
Dimanche : Deuxième meute de chiens, finalement jack a servi à quelquechose.
Lundi : Toujours pas de cinémathique flippante pour boss de fin de niveau, pas faute d’avoir dégommé le quota plus que nécessaire.

on se refait pas


via Menstruel

Old par igor le 30 Août 2007

nan mais déjà, la journée avait commencé approximativement…

no fear

Old par ... le 17 Fév 2007

le récitant : ça clignote…

Old par igor le 22 Oct 2007

I’m so fucked up, you know…

Old par ... le 29 Mai 2007

la récitante : Mords! Ajoutes-y une apparence et mords!

tu reviens c’est vrai ? je suis heureux tu sais. bien sûr tu sais. tu sais que je ne peux pas t’oublier. j’essaie pourtant. je ne peux pas. je te hais, tu m’arraches les tripes, laisse-moi. je ne veux plus te parler. Regarde : je ne te vois plus. C’est vrai tu reviens ? Parle-moi. Oui parle moi encore. Je ne dirai rien. Tu veux que je parle aussi ? Je peux si tu veux. Enfin je crois. J’ai su je crois. Parle, toi. Je t’écoute. Je sais que tu me tueras encore. Et encore. Et encore.
Ca ne meurt pas regarde. C’est toujours là. J’y peux rien. Tu sais comme je t’aime.
Tu l’as trop entendu. Tu te lasses.
J’ai envie de toi. Ce joli grain sur ton sein droit…
Viens dans mes bras.
Je ne veux plus que tu partes.

Segmentation sociale et contrôle bionumérique : la Tectonique s’agrège

« Avant de sillustrer récemment dans la rubrique « eugénisme » en affirmant le caractère inné de certains troubles de conduite, Niqueulas S. affichait son ostracisme à l’égard des immigrés. Pourtant, ce serait une erreur de croire que Niqueulas est d’abord raciste, il est viscéralement ultra-libéral. Là où les attardés de la France profonde s’entêtent à séparer le bon sang du sang étranger, Sarkozy, porte-parole de la « droite décomplexée », ne juge les hommes que par leur utilité. Sa loi relative à l’immigration et à l’intégration promulgue l’étiquetage de produits humains venus d’ailleurs, parce qu’il est de bonne pratique économique de qualifier les ingrédients de la machine à produire, afin de valider la planification pour obtenir la compétitivité.

De même, l’égalité des chances et la discrimination positive induiront davantage de concurrence entre de nombreux postulants à l’exploitation, et la carte de séjour temporaire indiquant la raison retenue pour importer chaque étranger est une façon enfin sérieuse de gérer le capital humain : les scientifiques ou footballeurs acceptés à l’import dans la case « compétences et talents » mériteront bien une carte de trois ans renouvelable « pour le développement et le rayonnement de la France ».

Bien sûr, la stratégie de prise du pouvoir peut aussi amener à faire plaisir aux électeurs sensibles à la démagogie anti-immigrés. Mais ces concessions tactiques cachent la philosophie de libre concurrence qui fonde le projet de société de Niqueulas. Car, au-delà des niaiseries racistes, les carences innées ou acquises sont à risque économique si elles créent des handicaps ou des dysfonctionnements qui entravent la compétitivité.

Finies les sottises criminelles en vogue au siècle dernier sous le nom d’eugénisme. Les tolérances de Niqueulas pour les communautarismes religieux montrent qu’il ne hiérarchise pas les héritages culturels. Et si les femmes sont encore moins bien rétribuées que les hommes, c’est la rançon de pesanteurs historiques aujourd’hui indéfendables.

Ainsi l’ultralibéral accepte l’égalité biologique entre catégories humaines, mais parce qu’elle multiplie les occasions compétitives en jetant dans le même sac (le même marché) tous les sexes, races, origines. En revanche, la proclamation d’inégalités innées entre individus d’une même catégorie permet de justifier les échecs, malgré tous les efforts d’un pouvoir bienveillant et démocratique…

C’est une des pesanteurs de la social-démocratie que de fonctionner avec le même moteur libéral et le même carburant scientiste que le capitalisme, mais sans avoir ni le goût ni l’audace d’assumer les exclusions…

Par là s’explique peut-être la relative passivité qui a accueilli les propos récents de Niqueulas sur le caractère inné de certains comportements. Des responsables politiques de gauche se sont débarrassés du vilain bébé eugénique en le remettant aux scientifiques. Comme si l’enjeu était de démontrer une vérité définitive plutôt qu’affirmer des convictions pour une société capable de gérer humainement les différences.

Grâce à la science on pourra faire mieux dans l’identification et la sélection. Selon le souhait du gouvernement où siégeait Niqueulas on pourrait connecter ensemble tous les fichiers informatisés pour accéder à des éléments de la vie privée que le travailleur ou le chômeur auraient préféré dissimuler. Mais voilà que l’informatique se marie avec la génétique : Google veut créer une base de données qui mettrait en ligne toute l’information disponible sur les génomes pour l’avènement de « la médecine personnalisée », laquelle permettrait à chacun de gérer son existence en fonction de son capital génétique… et aussi à chaque employeur d’évaluer « scientifiquement » son personnel.

Nous n’en sommes qu’à l' »immigration choisie » mais, comme prévu il y a un demi-siècle par le généticien progressiste Hermann Muller (Prix Nobel en 1946), « l’eugénisme de la société future, libéré des traditions de caste, d’esclavage, de colonisation, pourra être une eugénique véritable et radicale ». Comme à Singapour où on récompense le mariage entre diplômés aussi bien que la stérilité des couples sans diplômes. Comme en Europe où, encore récemment, la stérilisation forcée ne visait pas tant la dissémination d’une « tare génétique » que l’incapacité du porteur à « assurer la subsistance de ceux qu’il pourrait engendrer ».

Le philosophe américain Peter Singer a tiré profit des récentes connaissances génétiques : puisqu’il y aurait davantage de différences entre le génome d’un trisomique et celui d’un homme « normal » qu’entre le génome du même homme et celui d’un chimpanzé, il faudrait utiliser des « mongoliens » plutôt que des singes dans l’expérimentation… Le futur des hommes sans qualités s’illumine avec les propositions des « transhumanistes » pour enrichir le corps humain en nanoprocesseurs afin d' »optimiser » les performances du muscle ou du cerveau.

Le message d’Hermann Muller est en bonne voie pourvu qu’on ne perçoive pas l’eugénisme par la lunette étroite du racisme ou de l’antisémitisme : dès qu’on saura produire les oeufs humains en abondance et sans instrumentaliser les femmes, le tri des pontes au laboratoire sera intensifié pour la sélection du meilleur bébé possible. Cette mise en compétition de leurs embryons permettra à chaque couple, et hors de toute suspicion de racisme, de remplir efficacement la case sarkozienne « compétences et talents« … avec confirmation grâce à des tests pratiqués dès l’âge de 3 ans.

La « cérémonie d’accueil dans la citoyenneté », baptême tardif aujourd’hui exigé pour les immigrés élus, fera alors place au combien plus précoce et scientifique Diagnostic génétique préimplantatoire (DPI), concours médical d’entrée dans la jungle compétitive. Et ce tri biologique promettra encore l’égalité des chances pour tous les géniteurs, quelle que soit leur origine.

Décidément, le libéralisme économique est bien l’ennemi de l’humanisme, et le scientisme est toujours son allié. »

Définition des profils biologiques et moraux, surveillance numérique, et couvercle biopolitique… A la philosophie d’Optimisation Généralisée des Ressources promue en douce par le plus démagogue des tribuns en lice sous couvert de volontarisme économique et de « sécuritarisme » communautaire, correspond une Cartographie Permanente des Comportements en cours d’élaboration, et ses illustrations technologiques saisissantes. L’histoire n’avait pas prédit que le plus perfectionné des zélateurs de la Machine Tectonique en cours de synthèse allait revêtir les atours d’un franc-tireur qui dit vouloir « rompre avec le système ». Reste qu’il y a contradiction dans les termes : c’est bien joli de placarder sa tronche partout en martelant qu' »ensemble, tout est possible« , quand l’essentiel de son action passée, de son discours actuel et son programme futur ont pour effet, sinon pour objet, de jeter les individus et les groupes sociaux les uns contre les autres.

Demain commence le règne des « Troisièmes Couteaux ». (Huxley avait imaginé la devise « Communauté, Identité, Stabilité ». Etonnant qu’on hésite encore à la reprendre rue d’Enghien.)

Old par ... le 25 Avr 2007

Tendu comme ça à la terrasse du resto, l’autre soir, ça ressemblait presque à un mot d’amour, tiens.

Old par tick le 26 Mai 2007

mystique-moi —

complique-moi l’amour mon dieu my god alambique -moi fais-moi vapeur mon dieu my god n’ai pas peur distille-moi du liquide au gazeux envoie-moi plus loin très haut dans les cieux alchimiste de mon désir mon dieu my god l’amour complexe c’est la formule qui me rend belle mon dieu my god plus tu m’enchevêtres plus je me substance essentielle

Ou juste la fin du début…

Old par ... le 26 Sep 2007

Beeh

Une Vache de l’Idaho produit de la mélasse d’anti-matière, un décret visant les photons comme d’irrésponsables chauffards cosmiques et un employé de l’industrie LUCAS FILM avoue : le personnage du maître Jedi Qui gon jin ne serait qu’un lobbying irlandais, ce soir dans TRISTE MONDE TRAGIQUE

Putain j’ai horreur des sites internet qui te tutoient, ça me fait penser aux radios libres et ça me donne des envies de mass murder.

Old par ... le 31 Août 2007

Moderar comentarios : pastillas…

lundi, bcn, jour 5, le baron et moi sommes un peu fatigues, mais nous gardons confiance l’un dans l’autre. nous progressons vers le nord, bon rythme. les epreuves sont de plus en plus erudites. mes pieds ne sont que plaies purulentes, on a trouve de la betadine. ole !

Old par igor le 18 Juin 2007

Getting high / s’envoyer en l’air

Where is my bubble now ? **uh-oh, sometimes I’m even boring myself**

Psychédélisme à Cap Canaveral (et componction murmurée dans l’oreille).

Est-ce que le tourguenisme avance ?

Irrationnel, molletonné, souvent accidentel, jamais vraiment volontaire, le tourguenisme. Vous n’y croyez pas, pourtant, nous non plus. Le tourguenisme est-il un phénomène en voie d’extinction ou avance-t-il à vive allure, comme un petit cheval fou lâché dans la prairie ?

Le maugréant : Nan, il avance, il tourne et il s’élève, dans le sens des aiguilles d’une pelle.

La Baronnie : Le tourguenisme avançant en moonwalk, doigt dans le nez, mains sur les hanches et poutre apparente, il n’ira jamais plus loin que d’où il est parti… mais très vite. Cheikh Abdullah ben Hamad Al Khalifa m’a dit, pas plus tard qu’hier, que l’allure tourgueniste l’avait tellement impressionné qu’il payerait une fortune pour qu’Igore et Nicolaï viennent saillir ses pouliches… pour dire.

Dr. Drüünorst Gulkstra-Grüül : « Dans le monde réellement renversé, le haut est un moment en bas, ma tête tourne mais il paraît que c’est normal, car comme le tourguenisme avance, tourne et s’élève, l’hélicoïde se retourne sur elle-même dans son propre délire ; je suis, je voudrais être, j’essaierai d’être pile-poil au milieu, un no man’s land terreux où fusent des missiles sol-sol et des jets d’encre, no man’s land entendu comme le théâtre de l’affrontement entre la régulation normative et sociale des subjectivités, leur enchassement identificateur dans des segments comportementaux et des profils neuropsychophysio(patho)logiqu… d’une part, et le chaos primordial des créations narcissiques et libidinales d’autre part, vivantes, aimantes, qui doivent échapper à l’arraisonnement de toute esthétique et à son démantèlement programmé, à sa dévolution et sa standardisation en pack fraîcheur zéro pour cent hypoallergénique hypodermique en tête de gondole, l’entropie cette salope qui désagrège ronge bouffe consume la singularité sensitive, le sentiment collectif et annihile les processus de civilisation, parce que la plus techniciste d’entre elles se rationalise jusqu’à l’autophagie gargantuesque et l’amputation sensorielle, la lutte intersticielle qui essaie de faire pulser un peu, encore, pas beaucoup, de loin en loin, le chaos esthétique primordial, la soupe originelle, celle avec des pâtes en forme de bites dedans, la pangée mentale qui n’en finit plus de se fractionner sous le contrôle tectonique, et de subir le conditionnement industriel rayon frais, gâteaux secs, câblopérateurs et industries du désarmement. Alors si on considère l’insurrection festive et l’activisme de bidibulle comme une fin, l’antidote au désarroi, l’alternative à la subversion explosive, la nouvelle contestation qui supprime toute reconduction capitaliste finira trés probablement « dans ton cul », avec mon pied droit et un vieux gode-ceinture qui traînait par là, aussi. »

Old par ... le 06 Avr 2007

Question :

en ces temps de fin du monde, le Ukulélé serait-il l’ultime manifestation de ce que les scientifiques appellent le « tourguénisme hormonal »?

Bis repetita

Old par ... le 31 Août 2007

Conscientisme syllogique

Le Maugréant : « Une aire de stockage organisée où les consignes sont strictes, où sont interdits les ordures, les fumiers, les cadavres, les déchets, les carcasses, les explosifs, l’amiante, les toners de photocopieurs et les bonbonnes de gaz ? »

J’habite dans une déchèterie.

Old par ... le 02 Fév 2007

Do arthromorphs dream of electric feelings ?

« Un rêve, comment j’ai pu peu à peu l’oublier Ce que c’était. Je, Cette explosion, cette ankylose excitation, cette, cette plénitude. Ces promesses sauf futur. Je comprends Maudite m’aurait sauvé mon, même pas.. mais qui au réveil décille désespérée. ça faisait longtemps de larmes que je n’avais plus perdu contrôle et ça faisait longtemps que je n’avais pas réalisé joie sauvage. Mais je, je mesure à quel point, et de moins en moins. encore. Et ça n’est plus rêvé maintenant.
J’aurai finalement l’inverse, rien qu’un rêve, pour le tout mouillés,. Et c’est précisément ce qui de loin en loin me rappelle que c’était des yeux. ne me rappelle, maintenant. »

Pool.

Old par ... le 12 Juin 2007

le bordel quotidien / poésie hebdomadaire / 19ème livraison

il est six heures onze
et je suis allongé sur le dos
il est six heures douze
et vanessa est allongée sur ma poitrine
entre mes bras
je ne dors pas
elle ne dort pas non plus
je ne pense pas à grand-chose
et j’ignore à quoi elle pense
elle est triste je crois
je ne suis pas assez réveillé pour lui remonter le moral
je sens battre ses cils contre ma clavicule
***
le terrain de jeu pour enfants forme une petite pente avec de l’herbe et des jeux
limitée d’un côté par les hlm
et de l’autre par une petite ruine et puis plus loin la route
valentin a trouvé un rat mort
il le trimballe embroché au bout d’un bâton
pour pas se saloper les mains
il le montre à ses copines
il essaie de le réanimer
je regarde tout ça depuis la fenêtre
il cherche un endroit où le poser
il ne trouve pas trop
des passants le voient avec son rat crevé au bout d’un bâton
ils sont horrifiés
je me marre depuis la fenêtre
valentin est près du tobbogan
valentin fait du toboggan avec le rat crevé
il est bientôt l’heure de manger
***
quand j’étais ado je faisais la différence entre les pochettes de disques
ou les couvertures de magazines
ou les couvertures de bouquins
etc.
qui montraient soit une illustration
soit la gueule de l’auteur
et j’établissais mes goûts en fonction de ça
et aussi je jugeais une carrière
en fonction de ce que le mec
passait de l’une à l’autre
de ces philosohies
j’avais raison je crois
mais aucune copine
avec qui partager
mes théories à la con

madone du vice —

A la mollesse
De tes lèvres
Avec lenteur
Je m’adonne

A la douceur
De ta langue
Avec délice
Je m’abandonne

le récalcitrant : sans commmentaire.
Fuck

il est 17:42

klimperei & mme patate au ninkasi

Le 19 octobre à 22 heures, au Ninkasi Kfé (gratuit), à Lyon,
C. Petchanatz (Klimperei, donc), accompagnera Madame Patate. De Madame Patate on dit : « Comme une ballade épique entre breakbeats convulsifs et effets bucoliques carbonisant les lucioles, les mixs de Madame Patate pourraient bien servir de bande son pour un « Alice au Pays des Merveilles » chaotique… Un jardin magique avec champignons hallucinogènes, escargots à la lave de javel, friandises à la poussière lunaire et lapin au regard malcieux. Aride et ludique, références electronica et combinaisons fantomatiques de styles, on réécoute les compositions d’Ovuca sur un lecteur cassette usé, on imagine Aphex perdu dans une clairière de brume épaisse… »

!

Une famille tourgueniste est soupçonnée d’avoir alimenté la région, mais aussi, peut-être, des membres de la jet-set azuréenne, en nuages.
Quatre tourguenistes ont déjà été placés en détention.

Depuis environ une semaine, la direction interrégionale de police judiciaire de Lille achève le démantèlement de ce qui semblait être, vendredi, un trafic de nuages de grande envergure, et sur lequel une enquête est toujours en cours. L’affaire a commencé il y a plusieurs mois en Belgique, où des quantités de nuages auraient été découvertes, à destination de la France. Les enquêteurs soupçonnent alors quatre personnes, dont deux membres d’une famille tourgueniste du quartier du Pont Rompu.

Les policiers ont réalisé de longues et minutieuses surveillances (d’où un très gros dossier à l’arrivée). Ils ont finalement identifié ce qui semble être un important trafic entre la Hollande, la Belgique, le Nord-Pas-de-Galets et la Côte d’Azur (avec, peut-être, un lien avec l’Amérique du Sud). Il s’agit de nuages destinés à des marchés locaux « classiques » (principalement dans la région), mais aussi de cumulus qui pourraient avoir servi à alimenter les milieux de la jet-set azuréenne. Les quantités (ainsi que des sommes d’argent saisies) étaient, vendredi, en cours de décompte. Les totaux pourraient être très importants.

pour info il est 17:45

oué.

Turgenev ce mumu ?

Old par igor le 06 Juin 2007

lemoooooon !

Old par ... le 10 Juil 2007

42% d’indécis bien décidés

« Nous nous déclarons ennemis de tout pouvoir d’Etat, de tout gouvernement, ennemis du système étatique en général ; et nous pensons que le peuple ne pourra être heureux et libre que lorsque, s’organisant de bas en haut, au moyen d’associations autonomes et entièrement libres (…), il créera lui-même sa vie. »

don’t feed the lion anyway…

Old par igor le 24 Oct 2007

le récitant : pas facile à lire le konsstrukt quand ça clignote.

Old par igor le 23 Oct 2007

"Where is my bubble ?"

Old par ... le 05 Juil 2007

… Blogger ta mère !

Pardonnez tant de vulgarité mais … putain de bordel à culs ! tant de tracas pour retrouver un login recouvert de poussière et se voir refoulé par le rutilant nouveau Blogger qui tue sa race qui veut vous faire migrer, c’est contrariant.

Je voulais juste dire, Igor, il manque un bouton « écrire » dans le bouton à gauche : c’est fatiguant de taper blogger.com.
(ok j’aurais pu le faire en privé)

Ah il est tout en bas ?
Bon et alors ?!
Nan j’ai rien à ajouter !
Merde.

Bonne Chandeleur

(en plus y a même pas mon nom infalsifiable, pfff)

mais demain ?
je n’aurai plus rien
pourquoi veux-tu que j’efface tout ? il y a déjà ma mémoire qui s’efface, des pans entiers qui s’effondrent et je ne sais pas quoi faire de tout ces gravas, je ne peux quand même pas t’effacer comme ça ?
il faut m’aider un peu
je ne peux pas faire ça tout seul je suis déjà rongé de l’intérieur, regarde c’est tout vide là-dedans, il y a bien longtemps que plus personne n’habite ici
attends

—————– Original Email —————–
De : ydl
Date : 19/01/2007

c’est marrant
un collègue m’a expliqué très fier
que sa boîte mail
s’appelait
dingdongquiestlà
j’ai cru que j’allais m’étouffer

Junkie Brewster

février 2003: Junkie Brewster vient de s'acheter un ukulélé, elle ne sait absolument pas s'en servir (ni d'aucun autre instrument de musique), elle passe ses journées à le prendre dans ses bras et le regarder en souriant de façon euphorique et débile.

Bon, on connait bien le Lo-Fi Covering Orchestra mais on
ne parle pas assez de Junkie Brewster, de son Ukulele
de son maillot de bain bleu, de ses reprises audacieuses
de standards moldaves et des 50 groupes qu’elle monte
avec ses potes. Oué le Rock’n Roll n’est pas mort avec
Julien Lepers ! On va essayer de lui trouver une date
à Paris si ça la branche de voyager un peu (en fait on
sait pas où elle est en vrai) histoire de boire un coup et
de faire découvrir au monde le bonheur que la petite
guitare des iles peut apporter à notre ville de Lumière
(j’ai besoin de toi). Sinon, merci à Patricia pour ce
week-end et au Baron d’être l’ange qu’il est, merci
surtout à Chloé parce que bon… ben… voilà !
A part ça, on se prépare à organiser la fin du…
la fin du tourguenisme, une fin joyeuse, militante,
plutôt une disparition, comme un camouflage, une
mutation, un truc positif pour aller plus loin, laisser
pousser nos ailes, sortir du cocon, etc… Fonder partout
dans le monde de petites écoles de Kung fu temporaires
fragments de chaos, entropie, un petit tango ?
On y reviendra, mais préparez vos créations et vos
envies et vos plus belles lunettes de plongées.
There’s a light that never goes out…

Old par igor le 19 Fév 2007

le récitant : une utopie où poser son hamac ?

Old par igor le 05 Juil 2007

Les feuilletons tv du dimanche après-midi c’est du temps de cerveau disponible
pour des messages subliminaux.

Old par To le 07 Jan 2007

La mort du tourguenisme ?


©ydl.

le récitant : Now it’s time to save the world.

Old par igor le 30 Mai 2007

dîner galant

Qu’est-ce que tu leur as encore promis

Des tendres croques

Ouais ouais ouais

Il est temps papa

Il faut se dépêcher, papa il devient fou

Tu as raison

Tendre croque Herta si tende si croustillant

Oh t’es calmé là

Ça va beaucoup mieux

C’est toujours une fête

Herta le goût des choses simples

le bordel quotidien / poésie hebdomadaire / sixième livraison

oui moi je me vois bien
vieux avec elle
valentin grandi et parti
et nous deux sans plus grand-chose à se dire
déjà tout dit
et sachant que c’est pas les mots qui comptent de toute façon
regarder des conneries à la télé
comme maintenant
ses jambes un peu plus sèches sur mon ventre un peu plus rebondi
peut-être
un peu plus de pognon
peut-être
s’enthousiasmer encore s’engueuler encore
pour un livre ou un film et être content de se rendre compte
qu’il reste encore des trucs à faire découvrir à l’autre
qu’il reste des moyens
de se décevoir et de s’émerveiller
l’autre matin j’ai été très heureux
de choisir avec elle
les cadeaux pour l’anniversaire de valentin

***

dans le bain avec vanessa
elle me parle de sa journée
de boulot
mais je n’écoute pas trop
ses deux seins sont des yeux
le pli de son ventre est une bouche
et sa chatte une barbichette
et je m’éclate à regarder ça
avec le son de sa voix

***

ce matin j’ai mis un string
pour faire marrer vanessa
et elle s’est pas marrée
tant que ça
et je me suis rendu compte
qu’aucune fille qui m’a vu en string
ne s’est marrée
les filles aiment bien les string
vanessa a trouvé belles
mes fesses séparées par la ficelle blanche
c’est étrange

le bordel quotidien / poésie hebdomadaire / septième livraison

au feu rouge il y a une file de voitures arrêtées
dans l’une d’entre elles il y a un jeune type assis à la place du passager
il porte une veste jaune fluo
un genre de truc que mettent les mecs qui bossent sur les voies ferrée ou sur les autoroutes
et il dort
la tête posée contre la vitre
le soleil fait briller sa veste et éclaire bien son visage
à côté de lui
le conducteur baille et s’étire et au même moment le soleil
éclaire son visage
je passe mon chemin

***

un type ouvre la porte de la maison d’arrêt
la petite porte pas la grande
il y a deux portes
une grande comme une porte de château fort
et l’autre de taille humaine
les deux sont en acier bleu
le type ouvre la porte de la maison d’arrêt
la petite pas la grande
regarde derrière lui et son regard croise le mien
et entre
et ferme la porte
je n’entends rien du bruit de la serrure à cause de la circulation
et j’ai cette pensée à la con
je me demande si les gens là-dedans
ont tant que ça envie de s’évader
je repense à mon état d’esprit
quand j’étais en foyer
à mon absence totale
de volonté

***

jouir dans ta bouche mon amour
et mon nez et ma bouche à moi
plongés dans ta chatte
tes mains sur ma bite et mes couilles mon amour
et mes mains à moi aggripées à tes cuisses
incapable d’autre chose que d’éjaculer
tous mes sens réduits à ta chatte
mon nez plongé dedans
ma langue écrasée contre
mon seul univers réduit à ça
c’est bien

Where is my bubble ?

Old par ... le 05 Avr 2007

Old par ... le 14 Juil 2007

Igor Imposteur Extra Terrestre : Tu viens ?
Moi Imposteur tout court : d’accord.

surfaces / nouvelles / 2ème livraison

dernière fois que je vois le dos d’irène que j’entends sa respiration que je touche son épaule nuque crâne

quelques heures plus tard dernière fois que je lui dit bonjour dernière fois que je lui dis à tout à l’heure

et je lui mens forcément

dernière fois que je la vois fermer la porte et que j’entends ses pas s’éloigner

dernière fois que je l’entends quitter l’immeuble

dernière fois que je suis dans cet appart

il est trop cher pour nous cet appart même s’il a la classe et que tous nos potes l’aiment bien

dernière fois que je fais la vaisselle et sans nostalgie ni pincement au coeur ni rien de romantique dans toutes ces dernières fois même si je les énumère au fur et à mesure juste parce que ça me rappelle d’autres dernières fois

je suis meilleur en dernières fois qu’en premières fois moi

j’imagine que je ferai un meilleur mort que vivant

supposition à la con

d’autres dernières fois

j’y pense en faisant la vaisselle

dernière fois que je vois ma mère

ça se passe un peu pareil

je me tire un jour en laissant une lettre d’insultes et en piquant tout le liquide

à peu près six cent balles

en chemin je balance les clefs de la maison à la flotte et je prends le train pour toulouse

pourquoi toulouse

parce que c’est la grande ville la plus proche où je ne connais absolument personne

je veux rester seul

à la gare dernière fois que je croise cécile je fais semblant de pas la voir et elle ne me voit pas

j’apprendrai plus tard qu’elle fait semblant elle aussi

salope

vaisselle terminée

la lettre

première fois que je ne termine pas une lettre à irène par un petit coeur première fois que je marque je t’embrasse au lieu de je t’aime

ça ça me rend triste

je suis triste de plus l’aimer et puis ça passe

je laisse la lettre les clefs

pas question de jeter les clefs

et un peu de fric pour les factures en cours

dernière fois que je claque la porte

légère hésitation

une fois la porte claquée impossible de revenir en arrière

elle s’ouvre pas sans la clef

merde pourvu qu’elle elle ait les siennes

dernière fois que je descends les escaliers que je franchis la cour que je sors de l’immeuble

porte de l’immeuble claque derrière moi

en une seconde j’imagine que je reste qu’elle revient que je lui dis une connerie j’ai oublié mes clefs ou j’en sais rien et une fois à l’intérieur je me débrouille pour faire disparaître la lettre avant qu’elle la remarque mais non je m’éloigne et dernière fois dans cette rue

dernière fois à cet arret du tram

dernière fois dans le tram

il est encore temps de revenir en arrière mais non

dernière fois dans la gare

j’achète le billet

encore temps mais non

j’achète un bouquin pour la route

de quoi bouffer boire

je monte sur le quai attendre mon train

irène rentrera à la maison à peu près au même moment où moi je rentrerai dans mon train

elle va probablement s’effondrer en morceaux

ça me concerne plus

le train arrive

train pour marseille

cette fois je choisis marseille parce que j’y ai plein d’amis qui peuvent m’héberger

j’ai pas envie d’être seul ni à la rue cette fois

je monte dans le train

je marche jusqu’à ma place

là peut-être irène sonne et je lui ouvre pas

il faut qu’elle farfouille dans son sac pour retrouver les clefs

le train démarre et c’est le bordel dans son sac

elle ouvre la porte et y’a personne elle comprends pas

c’est la dernière fois que je vois paris elle remarque les clefs boule au ventre le ventre comprend mais le cerveau refuse encore et la lettre

terminé paris campagne et irène s’effondre en pleurs

ses larmes vont tacher la lettre qu’elle va lire cinquante fois d’affilée

le bruit du train et j’ai faim

je déballe un sandwich et j’ouvre un magazine et elle ouvre la porte et elle lit la lettre et elle pleure

je lis le magazine mais c’est difficile de se concentrer alors je regarde le décor et je pense à irène qui pleure et je me demande si je regrette et je ne regrette pas

j’écris un poème et un an plus tard j’écris encore un poème et derrière moi il y a françoise avec qui je viens de faire l’amour et qui n’est pas irène

je ne connais pas bien cette maison

la première année avec irène je n’ai pas pu écrire

la première année j’étais assis dans un coin de la chambre à la regarder et à faire semblant d’écrire

la dernière année je n’écrivais plus non plus

j’étais assis à l’ordinateur et je faisais semblant d’écrire mais je regardais à la place de regarder irène des filles à poils sur des sites de cul

la dernière nuit je n’ai pas dormi

la nuit dernière non plus

la dernière nuit passée avec l’estomac noué d’un côté irène qui dort de l’autre côté les cartons pas déballés pas la place pas l’envie pas que ça à foutre empilés et recouverts d’une tenture et au milieu entre irène et les cartons mon corps j’ai trop chaud mon sexe qui ne sert à rien et j’ai même pas envie de l’agiter et plus haut vers la tête des yeux et des larmes qui coulent pas

la nuit dernière j’ai fait l’amour et ensuite j’ai eu trop chaud pour dormir et ensuite j’ai fait l’amour et ensuite j’ai eu trop chaud pour dormir

c’était la première nuit que je passais dans cette maison et je m’attendais à n’en passer aucune

là c’est la première fois que j’écris dans cette maison et c’est la première fois que j’écris depuis un moment

il y a onze mois j’avais quitté irène depuis un mois

il y a onze mois j’ai quitté irène depuis un mois

j’ai quitté irène depuis un mois et je marche

je suis seul et je descend un escalier et ça va pas va pas du tout

je suis en train d’essayer de pas pleurer je me demande ce que je fais là

irène pleure au téléphone et moi je lutte pour ne pas

irène rie au téléphone et moi je rie avec elle

irène me parle de cul au téléphone et moi je bande

dans la pièce d’à-côté des amis

dans la pièce où je téléphone des cds

c’est la première fois que je parle à irène depuis un mois et je suis bouleversé et je regarde les titres sur les tranches des cd et je prends note mentalement de ceux qu’il faudra que j’emprunte ou que je copie quand je quitterai marseille pour retourner à paris

faut être un peu con

irène raccroche et je me sens bien et mal et bien et mal

je vais aux toilettes pour pleurer un bon coup et ça va mieux

nous sommes de nouveau ensemble et tout prend des allures de première fois

première fois que je retourne vers irène

le train

marseille paris c’est long presque quatre heures

pas d’argent ce coup-ci pas de magazine pas d’idée pour écrire rien

juste le paysage qui défile dans l’autre sens mais comme la dernière fois il avait pas marqué ma mémoire ça ne veut rien dire

j’écris ça liquéfié de chaleur dans un cybercafé il n’y a ni irène mais j’ai rendez-vous avec elle ni françoise mais elle veut mourir et j’essaie de l’en empêcher mais c’est une autre une toute autre histoire

françoise veut mourir et je ne veux pas qu’elle meure et à force de parler sur msn elle va juste mourir ce soir en se picolant la gueule jusqu’à l’inconscience et c’est mieux comme ça

j’ai trop chaud quand j’écris ça j’écoute nine inch nails en boucle depuis une demi douzaine d’heures et chaque centimètre carré de ma peau colle et je dois régulièrement m’essuyer le front avec la paume de la main ou avec le tee-shirt

comme je fais à l’instant

ce qui est dégoûtant mais très utile

je suis dans un cybercafé et au lieu d’écrire ce texte je drague par msn trois meufs une très jolie et une autre très jolie et je me dis dieu que j’ai envie de me les faire et dieu que j’ai encore envie de me faire françoise mais françoise veut mourir et là elle a coupé internet j’espère qu’elle mourra pas et les autres meufs sont retourné à leur vie et moi à mon texte

quatre heures de train c’est long

je somnole et je somnole plus et je somnole encore et il n’y a rien pour tuer le temps et je suis dans un cybercafé et je ne me souviens pas du tout de ce trajet pas du tout du tout du tout

peut-être que j’ai dormi en fait

je me souviens juste que le train était assez peu rempli

et le controleur a controlé peu après la sortie de marseille

juste une image

une demi heure avant d’arriver

je commençais à trouver le temps long

à compter les minutes

la voie fait un large virage

assez large pour voir l’avant du train

quatre heures de train

je sors du train

irène est là

elle a grossi

on se prend dans les bras

elle s’est fait belle

on pleure pas

on attend de rentrer

chez les amis chez qui elle squatte

pour pleurer

Old par ... le 19 Juil 2007

Do the evolution

Old par ... le 17 Juil 2007

Carte de voeux

Mars 2007, pas de moutons oranges, mais sans doute pas non plus de mois pluvieux pires que ce mois passé. On range les bottes en plastoc en reniflant tout ce qu’on a. Cécile n’est toujours pas de sortie. On pousse les meubles contre les baies vitrées. Dehors les enfants chantent la bonne nouvelle. 3 mois déjà depuis ce mois de janvier fatal.
biche oh ma biche
Fatal janvier, fatal major, fatal mambo, fatale pluie acide qui ronge nos bugatti trouées. Oneko pèse 6 kilos, temesta devient idéale, on peut voir le dos de ma main en regardant ma jambe gauche. Le chef est dans la cuisine presque tout les jours, Clothilde bosse, tout est bien, sans doute. Tourgueniste, encore un effort…
Old par igor le 02 Jan 2007

le récitant : i have built a treehouse, nobody can see us, it’s a you and me house

Old par igor le 24 Jan 2007

bagarre de fille à la galerie mycroft !

bagarre de filles à la galerie mycroft ! (un compte-rendu konsstrukt de la soirée de lancement du recueil raison basse)
dans l’ensemble, l’événement le plus notable, c’est cette amie de thierry théolier qui me propose un grand verre d’eau, après mon impressionnante lecture. j’étais épuisé, tu penses, dick rivers à côté c’est un amateur, et je bois donc avec délices. la garce ! c’était de la vodka.
après ça, la soirée devient un peu plus floue, dans mon esprit.
bon, en tout cas, avant, c’était vachement bien.
dans l’ordre :
on a débarqué en avance, pile après tout les autres, à l’heure de l’apéro. le but était d’arriver avant tout le monde, pour obtenir un avantage tactique au moment de dire bonjour. les autres salopards ont sûrement pensé la même chose. seulement eux, ils n’avaient rendez-vous avec personne, avant, dans un bar. les ordures.
la prise de contact était charmante. j’ai enfin vu thierry théolier avec qui on s’était brièvement pris le chou sur internet. a ma grande joie, il n’y a pas eu de duel (non, la bagarre de filles, c’est pas nous. un peu de patience). j’ai enfin vu jean-marc renault, un immense illustrateur, qui illustre (ah bon ?) mon bordel quotidien, et que vous pourrez voir bientôt sur le site ; et d’autres bons gens, plein, ils avaient tous des prénoms et des visages, c’était jamais les mêmes, du coup j’ai tout oublié. quelle misère.
si, à noter que les deux zouaves des éditions caméras animales, ceux-là même qui ont sué sang et bière pour sortir raison basse, et trois ou quatre autres bouquins, et bin ils doivent avoir vingt-cinq ans maxi, vu leurs têtes. moi, à leur âge, j’apprenais tout juste à agrafer mes premiers fanzines et à remplir une déclaration trimestrielle de la caf. respects, comme on dit sur skyrock.
trois mots sur les interventions. dans l’ensemble, c’était très chouette. le type qui est passé avant moi, philippe boisnard, a fait un live électronique, euh, un peu indus, un peu noisy, enfin encore un qui nous pisse dans les oreilles avec une très grande classe. mon moment préféré de toute la soirée, même si lui trouvait que son live était pourri, j’ai hâte de l’écouter quand il est en forme, ça doit envoyer. en tout cas, j’étais pas peu fier de passer après lui. pour ce qui est de ma lecture, savamment relevée par la clarinette très free-bruit de vincent, j’ai rarement vu un public aussi concentré, y’en avait qui fermaient carrément les yeux (non, rêve pas, en fait ils pionçaient), j’ai jamais autant été applaudi, ah quelle joie, quel enthousiasme, quel bonheur mes amis ! le type de zombieland a un look parfait sur scène, avec sa clope et sa main dans la poche (mais est-ce qu’on peut écrire un truc qui s’appelle zombieland et ne pas avoir un look parfait ?) ; charles pennequin n’est pas venu (salaud !) ; enfin bref, je suis très heureux d’avoir fait partie de ce petit bordel.
sinon, pour en savoir plus sur les intervention des uns et des autres (textes, mp3, photos) (et, tiens, voir la vidéo de la performance hilarante de théolier), cliquez ici :
et, donc, j’ai enfin vécu en direct la chanson de balavoine. que les filles soient nues, qu’elles se jettent sur moi, qu’elles m’admirent, qu’elles me tuent, qu’elles s’arrachent ma vertu-u. bon, heureusement, vanessa s’est posée en gardienne de ma vertu, et c’était pas simple, il fallait escalader deux énormes seins pour venir me sauver, l’ambiance a donc monté d’un cran, et s’est réchauffée encore quand la filles aux seins a versé un verre de vin (rouge, je crois) sur la tête de la femme de ma vie. moi, évidemment, j’étais loin de la scène, en train de chercher mon sac, et de me dire, connards d’écrivains, ils ont tous le même sac au rabais, comment je vais faire pour retrouver le mien, connards d’écrivains (oui, c’est peu avant cet événement que j’ai bu mon grand verre d’eau bien fraîche, enfin, de vodka bien tiède). et en sortant sans mon sac (j’allais chercher du secours, aidez-moi à le retrouver, par pitié), j’ai eu vent de la scène. aussitôt, mon sang alcoolisé n’a fait qu’un tour, j’ai saisi la fille à la gorge (pas facile, je n’ai pas une très grande allonge) et lui ai jeté mon verre de rouge à la gueule. dans la foulée, quelqu’un (qui ?) me vise, mal, avec son verre de rouge à lui, et là je me dis, chic, une bagarre de pinard ! et bin non. on a juste dit au revoir comme de braves gens, et on est parti manger des pâtes et picoler avec neR, je connais pas son vrai nom, de toute façon, je ne me souviens même pas de ce qu’on a pu se dire, c’était sûrement de la haute voltige.
bref un excellent moment, pleine signe de la poésie et du bon goût. ah, oui : quand on s’est cassé, le sourire sale et le cheveu lourd de vinasse, quelqu’un a eu cette réplique définitive à l’adresse de vanessa : « de toute façon, toi, t’es même pas belle ».
c’était une soirée sous le signe de la bière lidl, du vin rouge en tétrapack et des caméras animales, et konsstrukt vous aime.
pour vous tenir au courant de leurs activités, pour acheter raison basse où un autre de leurs bouquins, pour les rajouter à votre testament si vous vous vous appelez françois pinault, ou pour toute autre raison plus ou moins inepte, cliquez ici :

Locuiesc in televizor

Magalie se indoapa cu croasanti, explicandu-i peretelui ca varietatea este prin ea insasi un univers artistic, Gregory plange in bratele camarazilor sai, pentru ca totul este prea crud, Elodie se smiorcaie in sala de interviuri, Nolwenn se culca cu Matthieu Gonnet, iar Jenifer cu Jean-Pascal. In cazul unei nominalizari, candidatul ia cunostinta de situatia sa odata cu telespectatorii, cu prilejul emisiunii cotidiene realizate in direct si duplex. Candidatul aflat in pericolul de a fi eliminat face apel la telespectatori ca sa-l salveze via SMS-urilor suprataxate.

Old par igor le 16 Avr 2007

le bordel quotidien / poésie hebdomadaire / 16ème livraison

en descendant la rue saint-denis
je regarde les mannequins
dans les vitrines
comme si c’étaient des putes et les putes
j’ose pas
je sais pas quoi leur répondre
si jamais elles me raccolaient
j’aimerais bien bander
mais je suis amoureux

***

à paris j’ai vu
des crottes de pigeon fluos
et des arrestations
et des gens qui parlent tout seul
et plein de bistrots
et philippe jeanada
et une amie bousculer un balayeur et ne pas s’excuser
mais moi oui
et plein de gens promener plein de chiens
et deux clodos casser la croute
assis à califourchon sur un banc
l’un en face de l’autre
un papier gras entre eux deux et dessus
du fromage
de la saucisse
du pain

***

j’ai revu esparbec
au salon du livre
vieux et seul sur une chaise
ses bouquins à côté des miens
je lui ai souri
il m’a pas reconnu
j’aimerais bien veillir
comme lui

***

Troudair et l’Amour.

Old par igor le 28 Août 2007

le bordel quotidien / poésie hebdomadaire / dix-huitième livraison

j’espère que vous avez passé de bonnes vacances.
j’espère que vous êtes contents de me lire.
j’espère que vous me le direz un peu, ça fait toujours du bien aux chevilles, les compliments, nom de nom.
***
dimanche c’est le changement d’heure
le passage
à l’heure d’été
et comme chaque fois je me demande
ce qui se passe pour les trains
qui circulent
à ce moment-là
à ce moment-là
à deux heures du matin
il sera trois heures du matin
et pourtant cette nuit-là
les trains partiront à la même heure
arriveront à la même heure
alors que se passe-t-il dans les trains
cette nuit-là

***

et on prend le soleil
le cul posé contre un muret
parce que le banc qu’on voulait
est squatté par cinq lycéennes
juste à nos pieds y’a une abeille
ou une guèpe ou un truc
qui ne vole plus qui agite juste les ailes
et l’abdomen en faisant du surplace
en se dandinant
un peu
pendant que je touche le genou de vanessa
l’abeille ou la guèpe ou le truc
échappe à la mort quand un skateur la frole
et une deuxième fois
quand quatre meufs avec leurs huit pieds
manquent de peu de l’écraser
plus tard quand je repasse par cette rue
l’abeille ou la guèpe ou le truc
n’est plus là

***

je me souviendrai toute ma vie
du jour où une fille m’a embrassé sur les joues
pour la première fois
c’était à l’époque où je me branlais tous les soirs en lisant des bouquins de la collection média 1000
les confessions érotiques
ces bouquins je les piquais chez le marchand
j’osais pas les acheter
c’était l’époque où j’allais au collège et je parlais
à personne

(…)


A quoi bon
les démarches
sans sous-titres ?

Old par Gu. le 09 Jan 2007


? J’aurais du oublier quelque chose…(quelqu’un ?)…

do e mo la ma n

i y a b e c s éc il e t q i m p us e un p u p r out – le m ins di c ète t me dé or s par ois la m itié du vi age – m is j squ’ ci ce n’est pas i dol re à arr cher.
C’est tou ours des qu stions et je s is là je ne uis pa fâché, non, non pas la tête, je ne suis pas malh ur ux, je s is bien qu’on me rt partout, très viola ment, et la misère aussi, je sais tout cela, mais quoi ?
to t va bi n, je suis t ujo rs moi-même, non ?
j’ai un p u moins de cheveux po r te plaire, je l’a mets, et ce ve tre : il y a ce creux, là, dessous les côtes, cette dép ession surp enante, ma s il suffit d’un peu d’ex rcice et c’est comme une lig e qu’on veux garder
aha … cette obsee sion
mais n n! c’est ta faço de me reg rder ta façon d ne plus me voir, co me si on ne s’étai jamais con us alors que pré isé nt nous ne no s sommes jam is connus, alors po rqu i pe ses-tu le contra re ? tu s is je n’ai pas envie d’e trer dans ton lab rinthe
mais … il n’y a pas de lab rinthe, seulement toi,
parfois j’ai du mal
c’est bi n ce q e tu veux ? ce que tu ve x ? c’est bien ce q e tu ve x ?

il est 17:41

Le centre est l’avenir de l’homme


La suite dans
Airhole Special Agent – saison 007

Non classé par Gregoire Courtois le 25 Mar 2007

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