Je t’ai tant aimée je t’ai tant désirée je ne vis plus qu’au jour le jour c’est risible bien sûr c’est absurde incroyable on dirait des foutaises mais je ne pense qu’à toi du matin au soir et toute la nuit cette longue nuit qui n’en finit pas car je ne connais pas le repos je t’aime et tu ne quittes pas mes pensées chaque seconde je rêve de toi les yeux ouverts je dors le jour je perds la vie et j’espère sans bruit j’attends en silence paralysé je vois seulement le temps passer mais je ne le sens pas s’écouler pourtant je sais que chaque instant t’éloigne un peu plus de moi chaque jour passé me ronge un peu plus et je ne sais que regretter tout ce temps perdu à n’avoir pas su te dire plus tôt je t’aime encore je t’aime encore je t’aime …
Instant magique où j’espère ton appel, téléphone à la main, doigts croisés, superstitieux comme un enfant amoureux. Instant magique où tout me dit le contraire : tu n’appelleras pas, le moment est passé, je suis fou, qu’espérer d’un appel ? Instant magique où dans ma main le téléphone s’illumine de ton nom, malgré la raison. Tu sais me faire rire, j’entends tes sourires, tu es là tout entière dans mon oreille et dans ma tête.
Après un combat titanesque avec ma conscience, je reviens sur ce dernier post et annule honteusement cette proposition spéculatrice/tive/nte. Veuillez donc ne pas tenir compte de ce précédent message. IL N’Y A PAS D’EMPLACEMENT À VENDRE !
Poupée alanguie langoureuse langue heureuse Ta langue ma langue tes bottines Sourire Mutine Il me reste une image Elle/Tu me reste/s en image Résistance Persistance rétinienne ultime Un parfum Le tien, comme toujours, ce cher parfum Répéter Faire des litanies – Psalmodies Aller voir des chamanes. Danser autour d’un feu en chantant de drôles de trucs, dans des vêtements bizarres en peau de bêtes sauvages, couvert de petits ossements, grigris, colifichets. Espérer ton apparition. Tomber face contre terre, le nez dans le sable. Mordre la poussière. Rêver de tes orteils. … me réveiller avec une putain de gueule de bois. Voilà le programme !
«…/ J’entre dans cette nef et j’appelle : ho, ho. L’écho me gratifie aussitôt en stéréophonie de la seule réponse distincte mais décevante dont me juge digne l’Inconnu : ma propre voix, tournant dans ce fatras condamné de palans et de poutrelles. Et je songe à tant d’hommes qui n’ont même pas fini là-dessous de purger quelle peine, puisqu’il faut recommencer ailleurs. Et que peut-être on devrait sauvegarder certains de ces sanctuaires, pour faire comprendre ou pour faire peur, quand on va se croyant seul, à l’abri de la menace, un dimanche, sous le libre ciel. /…»
Ils étaient, ceci deviennent, de celui-là avec moi a commencé, mais la mémoire les nuits oublie, si la veine de l’intérieur de l’intérieur de la vie le transformait du travail en enregistrements d’appositive des lumières.
L’édition originale du présent sité a été tirée à cent soixante-neuf exemplaires, à savoir : deux exemplaires sur papier Whatman, spécialement imprimés pour les frères Tourgueniev, neuf exemplaires sur papier de Chine, dont sept exemplaires numérotés de I à VIII et deux exemplaires hors commerce marqués A et B, vingt-trois exemplaires sur vélin de Hollande, dont vingt exemplaires numérotés de VIII à XXVII et trois exemplaires hors commerce marqués C à E ; et cent trente-six exemplaires sur vélin pur fil des papeteries Lafuma Navarre, dont cent numérotés de 1 à 100 et trente six exemplaires hors commerce numérotés de 101 à 136.
Plus que quelques affaires à régler ici. Demain j’embarque et surtout j’en prends pour au moins vingt ans. La prochaine étape de ce cargo c’est dans quinze mois lumière, ensuite c’est le grand saut quantique et à l’escale suivante je ne connaîtrai probablement plus personne de ce monde. C’est l’occasion de recommencer à zéro, non ? Je vais ranger ma cabine.
Impériale, elle l’ignore superbement. Ce petit jeu l’amuse et lui aussi peut-être. Parfois, il jette un œil mélancolique à ses sandales dorées, il admire son pied dénudé. Elle croise et décroise les jambes, l’air absent et son parfum vole autour d’elle comme un piège narcotique. Sa poitrine se serre. C’est un peu de cette douleur qu’il voudrait garder d’elle …
i y a b e c s éc il e t q i m p us e un p u p r out – le m ins di c ète t me dé or s par ois la m itié du vi age – m is j squ’ ci ce n’est pas i dol re à arr cher. C’est tou ours des qu stions et je s is là je ne uis pa fâché, non, non pas la tête, je ne suis pas malh ur ux, je s is bien qu’on me rt partout, très viola ment, et la misère aussi, je sais tout cela, mais quoi ? to t va bi n, je suis t ujo rs moi-même, non ? j’ai un p u moins de cheveux po r te plaire, je l’a mets, et ce ve tre : il y a ce creux, là, dessous les côtes, cette dép ession surp enante, ma s il suffit d’un peu d’ex rcice et c’est comme une lig e qu’on veux garder aha … cette obsee sion mais n n! c’est ta faço de me reg rder ta façon d ne plus me voir, co me si on ne s’étai jamais con us alors que pré isé nt nous ne no s sommes jam is connus, alors po rqu i pe ses-tu le contra re ? tu s is je n’ai pas envie d’e trer dans ton lab rinthe mais … il n’y a pas de lab rinthe, seulement toi, parfois j’ai du mal c’est bi n ce q e tu veux ? ce que tu ve x ? c’est bien ce q e tu ve x ?
Parfois du haut de mes yeux j’aperçois mes mains et il me semble qu’elles ne sont pas miennes. Un doute alors s’immisce et du coin de l’oeil j’observe le bras puis le torse, les jambes : suis-je bien moi là-dedans ? Ce corps chétif, obscène, est-ce bien le mien ? Il me faut bouger le pouce, remuer le pied pour comprendre que décidément oui, c’est bien moi qui ai pensé ces mouvements.
Vient la déception, la triste prise de conscience : ce corps est bien le mien.
C’est un vieux monsieur pas très honorable. Dans son oeil inquiet brille l’assurance de celui qui sait qu’ils parleront. Creusé de respectables rides il inspire la confiance en ceux que l’âge, paraît-il, assagit, mais les deux points noirs au fond de leurs orbites démentent et s’embusquent. Il parviendra à ses fins car le prix ne lui importe pas. Il y parviendra car nos vies ne comptent pas. Nous tomberons. Sans échappatoire. Et nul besoin de se souiller de notre sang. Ils se bousculent pour le servir. Je tomberai demain. Demain il te demandera de nous trahir. Tu trahiras aussi. Et tous les autres jusqu’à ce qu’il n’y ait plus personne à trahir. Alors il sera repu et pourra s’étendre quelques heures sous le soleil, apaisée sa soif de sang. Il s’étendra sur le tapis puant de nos corps déchirés, nettoiera ses crocs acérés en rêvant à son prochain repas.
Piano Mal de dos Des arbres dans le dos Du soleil des épines de pin des parfums d’automne Mal de dos Sombrer s’effilocher s’autodévorer Sentir voir douter craindre Sourire Mal de dos Aquarium
Voilà j’y suis. Je pense à quoi ? Voilà j’y suis. Je voudrais remplir cet écranpage blanche. Je voudrais j’y suis j’y voilà qu’est-ce que j’y fait comment ? /Pas très abouti/ Je voudrais mes doigts s’égarent dans le fil de tes pensées cheveux tes yeux bleues J’approche. Je souris /ça me plait/ Ton souvenir, des images le souvenir de nous Ton rire s’égarer s’envoler respirer s’élever Des nuages /des clichés:dépasser/ Toi partout sur tous les murs de mes rêveries nostalgiques gris lépreux fânés libidineux définitifs. Un jour toujours ce jour mythique dans le passé ou dans l’avenir ce jour meilleur inaccesible qu’on a vécu quelques secondes quelques minutes Pas plus. J’y crois. Peut-être tu y crois aussi alors ce serait bien tous les deux d’y aller. Qu’attendons-nous ? Retomber en soufflant quel lourdeurdésespoir sans grâce sans finesse sans magie Retomber comme une merde glisser dans l’oubli anonyme des jours énumérés machinalement mécaniquement /c’est pareil/ Toi Quelques ombres quand même Des empreintes Un parfum C’est le tien …
Un homme entra : Brasserie l’Avenir. Ceux qui s’échouaient là n’avaient plus belle allure. Sur le zinc émoussé ne se réfléchissait plus qu’une vague tâche jaunâtre, l’image de leur demi siroté aux hasard des trop longues après-midi d’errances éthyliques. L’homme qui venait d’entrer avait la face brunâtre et couperosée, le ventre ballonné d’un assidu, d’un habitué, d’un condamné. Ayant jeté un furtif mais perspicace coup d’œil à la ronde pour s’assurer de la présence de tout son petit univers, il s’accouda au comptoir et revêtit sa gangue de souvenirs …
Je ne sais pas à quoi tu joues. Je t’ai tout dit mais tu as encore peur. Ferme les yeux. Allonge tes jambes sur mes genoux. Donne moi ta main. Je sens ton coeur trembler. Un peu pour moi. Un peu devant l’inconnu. Qu’avons-nous à perdre ? Crois-tu que je ne sache pas tous ceux qui me haïrons ? Crois-tu que j’ignore le le prix de ma trahison ? Crois-tu que je n’aie pas eu le temps de songer à tout cela ?
Je rêve de toi depuis si longtemps que j’ai dû perdre un peu la raison.
Je rêve de toi depuis si longtemps que l’attente m’est devenue presque indolore.
Je survis, en sursis, une éternité dans ton ombre.
Ne t’éloigne pas trop, chacun de tes pas loin de moi resserre l’étau autour de ma poitrine.
Je t’aime à mourir sur la plage devant le soleil couchant.
Mes mots d’amour sont aussi risibles que cela sans doute.
Bientôt il y aura du changement tu sais. Je rassemble mes forces avant la revolucion. Je ne t’ai jamais menti malgré toutes ces années de silence. J’ai trop attendu peut-être. Je me suis endormi quelques temps. Mais aujourd’hui je suis bien en vie devant toi et n’attends plus qu’un mot pour t’emmener.
« TOURGUENISME, n.m. : Automatisme psychique pur par lequel on se propose d’exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée ou de son absence. Dictée de la pensée, en l’absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale. »
on s’est assis dans l’herbe et tu as levé la tête vers la grande ceinture d’astéroïde, l’air triste tu m’as dit – je crois qu’on va avoir un bébé – j’ai dit hein ? quoi ? tu plaisantes ? tu as eu un peu peur mais j’étais fou de joie je t’ai invitée a dîner dans le Grand Restaurant antigravité et on a fini la soirée en faisant l’amour comme des fous épuisés on a regardé partir les grands destroyers pour la Zone E, où les combats faisaient rage un jour notre fils commandera un de ces vaisseaux t’ai je dit d’un air prophétique
mais quand vous marchez dans la rue vous regardez les gens ? je veux dire dans les yeux, ceux que vous croisez vous les voyez ? cherchez-vous leur regard ? quand j’avance certains jours – surtout si j’ai rêvé de toi, si tu m’as ignoré, si j’ai eu mal aux tripes d’être anéanti – j’ai peur de voir dans leur yeux la difformité mon âme je crains que mes jambes ne s’emmêlent, j’ai le vertige je ne croise que leurs yeux aimantés globuleux curieux ça me porte au cœur, j’ai un peu peur vous voyez mon cœur, n’est-ce pas ? oui c’est ce qui déforme ma poitrine, je ne sais pas comment ça se fait non ils ne me voient pas, chacun est son propre centre du monde et je ne sens que ton absence et ton indifférence et rien n’importe plus que ma belle douleur je la chéris comme une trace de toi, je veux des cicatrices parfois j’ai mal à la tête très mal à ramper sur le carrelage pour chercher la faîcheur à frapper le sol de mon cerveau nu, avez-vous remarqué comme ma boîte cranienne a rétréci ? ça ne peut-être que cela ces maux de tête non ? parle-moi je veux encore sentir ta peau je veux encore sentir ta peux je veux encore sentir ta peau
Demain je partirai. Les jours se suivent et se ressemblent. Si je ne pars pas je mourrai là. Un mur nous cache les flots, la Terre et l’Océan. Un mur nous cache et nous efface. Tu m’oublieras dans ce bagne d’enfants. Demain je partirai. Les jours se suivent et se ressemblent. Mon gardien a confisqué ma nourriture. Son chien aime la viande et ses enfants le fromage. Demain je ferai le mur. Tant pis pour les tessons de bouteille. J’ai trop mal au ventre. Toujours ces murs gris et ce béton puant. Demain je partirai.
« connard ! petit pédé ! baltringue va ! tu la ramènes en plus ?! baltringue là ! connard ! p’tit pédé ! ouais ouais c’est ça descend de ta caisse ! (…) » Je ne suis pas fier mais j’ai finalement laissé couler puis ruminé quelques heures ce dialogue à sens unique issu d’une mauvaise application du code de la route, qui n’était pas de mon fait, et d’une non moins mauvaise application du code de bonne conduite, que je suis cependant parvenu à respecter. Alors, s’il vous plait ! Partageons cet instant de défoulement.
Google translator Il a lieu d’une soirée de 1993, vous est nouveau Yorkais. Attache, qui le besoin de A vous est souvent dans le trainez latéral abaissent ces derniers les quarts de vie de la personne, et du bordélique n’a pas pris, quelque chose qui vous gêne loin dans ceux des insectes des spiercings de suggestion au-dessus du glande et des soirées poétiques dans le finery pour que les barres distribuent. La nuit tombe d’une telle manière, et vous entrez dedans dans un petit snack/Bar, qui est fourni trop largement pour lui dans un de ces petites routes aux arbres. La barre est de petits six sept conseils et soberly, à peine steinmauer, afin de se référer autour de l’endroit un chouiea cordial. Ils commandent une bière, vous ont examiné qu’un jeune artiste viendra, afin de chanter …
tu reviens c’est vrai ? je suis heureux tu sais. bien sûr tu sais. tu sais que je ne peux pas t’oublier. j’essaie pourtant. je ne peux pas. je te hais, tu m’arraches les tripes, laisse-moi. je ne veux plus te parler. Regarde : je ne te vois plus. C’est vrai tu reviens ? Parle-moi. Oui parle moi encore. Je ne dirai rien. Tu veux que je parle aussi ? Je peux si tu veux. Enfin je crois. J’ai su je crois. Parle, toi. Je t’écoute. Je sais que tu me tueras encore. Et encore. Et encore. Ca ne meurt pas regarde. C’est toujours là. J’y peux rien. Tu sais comme je t’aime. Tu l’as trop entendu. Tu te lasses. J’ai envie de toi. Ce joli grain sur ton sein droit… Viens dans mes bras. Je ne veux plus que tu partes.
Debout ! cours cours cours cours cours ! STOP. Regarde. Écoute. Fronce les sourcils. Inspire. Repars ! cours cours cours cours !!! Sauuuuuuuute ! tends les bras ! penche-toi … Tu t’ENVOLES ! Ne crains rien. Laisse faire. Plane un peu ……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….. Bien. Redescends sur ce courant. Vire à gauche. Ferme les yeux tu vas sentir l’air qui te porte. Allez. Pose-toi là. Fin de la première leçon. (C’est vrai, c’était surtout une prise de contact.)
Insère toi bien mon petit sinon gare à toi. Je t’enverrai crever loin des tiens, dans un trou boueux dont tu ne pourras t’extirper, avec pour seul bagage quelques souvenirs affolés. Sois bien sage.