Comme s’il suffisait d’une journée d’information pour se faire pardonner des millénaires d’indifférence et de domination, on ouvre les yeux une fois par an et l’on s’étonne encore que tu marches voilée -et pas qu’à l’autre bout du monde, et l’on s’étonne aussi que tu sois torturée, violée, battue, pour un regard, un sourire, un désir soupçonné, pour une idée, pour avoir voulu savoir, pour avoir voulu être libre … Mais on ne s’étonne plus que tu travailles, que tu élèves les enfants, que tu fasses le ménage, la lessive, les courses, à manger … Je ne te souhaite pas vraiment de devenir notre égale, tu vaux mieux que ça.
La journée de la Femme est finie et je voulais te dire je t’aime. Tous les jours.
Debout ! cours cours cours cours cours ! STOP. Regarde. Écoute. Fronce les sourcils. Inspire. Repars ! cours cours cours cours !!! Sauuuuuuuute ! tends les bras ! penche-toi … Tu t’ENVOLES ! Ne crains rien. Laisse faire. Plane un peu ……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….. Bien. Redescends sur ce courant. Vire à gauche. Ferme les yeux tu vas sentir l’air qui te porte. Allez. Pose-toi là. Fin de la première leçon. (C’est vrai, c’était surtout une prise de contact.)
Après quelques gorgées, la culpabilité qui lui avait timidement noué la gorge à son arrivée le quitta pour de bon et ce fut le soulagement, le début de l’abandon. Ses doigts jaunis étreignaient fébrilement un mégot informe. Sa langue pâteuse l’embarrassait, il voulait être ailleurs …
Demain je partirai. Les jours se suivent et se ressemblent. Si je ne pars pas je mourrai là. Un mur nous cache les flots, la Terre et l’Océan. Un mur nous cache et nous efface. Tu m’oublieras dans ce bagne d’enfants. Demain je partirai. Les jours se suivent et se ressemblent. Mon gardien a confisqué ma nourriture. Son chien aime la viande et ses enfants le fromage. Demain je ferai le mur. Tant pis pour les tessons de bouteille. J’ai trop mal au ventre. Toujours ces murs gris et ce béton puant. Demain je partirai.
– Tourgueniev, notre héros Montre-toi si t’es pas une grosse supercherie !! Il paraît que tu te prononces avec un « é », parce que tu aurais des origines gnagnagna … Alors je vais te dire espèce d’emmerdeur : vu l’heure qu’il est ton « é » tu sais où tu peux te le carrer. Avec « ER » à la fin. Et maintenant j’aimerais dormir. … – t’es énervé ou quoi ?! – nan, nan c’est comme ça histoire de pas rester zen tout le temps quoi. Je casse mon image. – ah oué ? ‘tain, t’as de ces idées des fois ! je t’admire, tu sais. – oué, oué, ça va. Allez, bonne nuit.
J’aimerais avoir de l’audace. Porter un bermuda et une chemise à carreaux. Faire du vélo et porter des lunettes noires. Mais j’ai peur de ne pas être à la hauteur. … dont je ne connais pas le nom scientifique. Je rosis de confusion.
Un jour Igor Mon père Igor Mon frère M’a pris la main et M’a dit Viens ! Tracer avec nous les voies du Tourguenisme Viens sur ces chemins nouveaux qui naîtront sous nos plumes Au hasard de nos rêves etc …
J’ai dit « Ah ? heu oué ben oué enfin tu crois ? » Il a dit « Oui » J’ai dit « Bon » (je prends des libertés avec la vérité historique, c’est la licence poétique, hein)
Voilà j’y suis. Je pense à quoi ? Voilà j’y suis. Je voudrais remplir cet écranpage blanche. Je voudrais j’y suis j’y voilà qu’est-ce que j’y fait comment ? /Pas très abouti/ Je voudrais mes doigts s’égarent dans le fil de tes pensées cheveux tes yeux bleues J’approche. Je souris /ça me plait/ Ton souvenir, des images le souvenir de nous Ton rire s’égarer s’envoler respirer s’élever Des nuages /des clichés:dépasser/ Toi partout sur tous les murs de mes rêveries nostalgiques gris lépreux fânés libidineux définitifs. Un jour toujours ce jour mythique dans le passé ou dans l’avenir ce jour meilleur inaccesible qu’on a vécu quelques secondes quelques minutes Pas plus. J’y crois. Peut-être tu y crois aussi alors ce serait bien tous les deux d’y aller. Qu’attendons-nous ? Retomber en soufflant quel lourdeurdésespoir sans grâce sans finesse sans magie Retomber comme une merde glisser dans l’oubli anonyme des jours énumérés machinalement mécaniquement /c’est pareil/ Toi Quelques ombres quand même Des empreintes Un parfum C’est le tien …
Instant magique où j’espère ton appel, téléphone à la main, doigts croisés, superstitieux comme un enfant amoureux. Instant magique où tout me dit le contraire : tu n’appelleras pas, le moment est passé, je suis fou, qu’espérer d’un appel ? Instant magique où dans ma main le téléphone s’illumine de ton nom, malgré la raison. Tu sais me faire rire, j’entends tes sourires, tu es là tout entière dans mon oreille et dans ma tête.
C’est un vieux monsieur pas très honorable. Dans son oeil inquiet brille l’assurance de celui qui sait qu’ils parleront. Creusé de respectables rides il inspire la confiance en ceux que l’âge, paraît-il, assagit, mais les deux points noirs au fond de leurs orbites démentent et s’embusquent. Il parviendra à ses fins car le prix ne lui importe pas. Il y parviendra car nos vies ne comptent pas. Nous tomberons. Sans échappatoire. Et nul besoin de se souiller de notre sang. Ils se bousculent pour le servir. Je tomberai demain. Demain il te demandera de nous trahir. Tu trahiras aussi. Et tous les autres jusqu’à ce qu’il n’y ait plus personne à trahir. Alors il sera repu et pourra s’étendre quelques heures sous le soleil, apaisée sa soif de sang. Il s’étendra sur le tapis puant de nos corps déchirés, nettoiera ses crocs acérés en rêvant à son prochain repas.
Speziell Widmet Igor und Inconnue, das im Nebel gekreuzt wurde Toujours ce canal, ce cher canal. Nos reflets dans ses eaux troubles, nos silhouettes tremblantes, verdâtres, Les cris du métro, son fatras métallique, grisâtre, Toujours ce canal, ce cher vieux canal S’y promener le long, y marcher sans but, les yeux dans les reflets du ciel, Le défilé des façades, cheminées, antennes, Ce cher vieux canal Clapotis, clapotas Il fait gris Il fait froid Les mots se condensent devant ta bouche, tu fais des nuages en parlant Clapotis Je jette un caillou dans l’eau, pour faire bonne mesure Clapotas Je suis ton sillage en t’écoutant Tu me dis que ça suffit comme ça Tu me dis que je ne te prends plus dans mes bras Et caetera Tu me dis que tu as froid Qu’il vaut mieux qu’on arrête là Et puis tu t’en vas Alors PLOUF ! Puisque c’est comme ça.
Speciale dédicace to Nicolaï Dernière clope et dodo. Demain j’arrête de fumer. Est-ce la peine de terminer celle-là ? Puisque j’arrête tout à l’heure … Oui mais quand même … Elle me tend le mégot ! Cette petite fumée, je vais l’avaler, la faire descendre dans mes poumons et la sentir débouler jusqu’au bout de mes doigts … Même pas ! Rien de plus qu’une clope de plus avant d’aller dormir ! Rien de plus ? Saloperie ! J’ai une haleine de yack pour aller m’étendre près de ma dulciné, et c’est tout l’effet que tu m’as fait ? Allez. Dernière clope et dodo. Demain j’arrête de fumer.
J’ai une importante révélation à faire. J’ai cru percevoir depuis quelques temps, dans l’attitude trouble de mon camarade de dissidence, les signes précurseurs d’une grave crise existentielle. J’étais dans l’erreur. La métamorphose a eu lieu il y a bien longtemps et je ne crois pas que nous puissions encore le sauver … Le monstre dissimule son identité véritable et trouve en notre sein le refuge insoupçonnable. Amis, regardez le vrai visage de Nicolaï ! et prions ensemble pour le salut de son âme.
Petite annonce remix Passées les broussailles et les dentelles les murs sorciers de la vieille ville ont recelé notre escapade. La maison de Nostradamus était en ravalement, pas de prédiction ce jour là. Tu as manqué mouiller tes souliers, j’ai pris ta main, tu as passé le gué. Nous avons collecté quelques bricoles en prétexte, j’ai suspendu quelques breloques à tes lobes, caressé ton cou dénudé, respiré ton corps fin. Une église, le parvis, les marches, la nef déserte. Tu as prié quelques minutes. Si touchante à genoux devant Dieu, dans l’ombre j’enviais ce vieux fou, jeune inconscient. Je t’aimerai toujours.
Google translator Il a lieu d’une soirée de 1993, vous est nouveau Yorkais. Attache, qui le besoin de A vous est souvent dans le trainez latéral abaissent ces derniers les quarts de vie de la personne, et du bordélique n’a pas pris, quelque chose qui vous gêne loin dans ceux des insectes des spiercings de suggestion au-dessus du glande et des soirées poétiques dans le finery pour que les barres distribuent. La nuit tombe d’une telle manière, et vous entrez dedans dans un petit snack/Bar, qui est fourni trop largement pour lui dans un de ces petites routes aux arbres. La barre est de petits six sept conseils et soberly, à peine steinmauer, afin de se référer autour de l’endroit un chouiea cordial. Ils commandent une bière, vous ont examiné qu’un jeune artiste viendra, afin de chanter …
Plus que quelques affaires à régler ici. Demain j’embarque et surtout j’en prends pour au moins vingt ans. La prochaine étape de ce cargo c’est dans quinze mois lumière, ensuite c’est le grand saut quantique et à l’escale suivante je ne connaîtrai probablement plus personne de ce monde. C’est l’occasion de recommencer à zéro, non ? Je vais ranger ma cabine.
« … Si, de tes lèvres avancées Tu prépares pour l’apaiser, À l’habitant de mes pensées La nourriture d’un baiser, Ne hâte pas cet acte tendre … » Paul Valéry
Marilyn Ma chérie Attends-moi ! J’arrive. Tu m’as manqué Toutes ces années J’ai traîné mon ombre le long du canal Sans avoir le courage Jamais eu le courage De venir te retrouver Tu m’as tellement manqué Souris-moi S’il te plait Ca me fait tellement mal quand tu souris Je mourrais pour te voir sourire encore une fois Tu vois ces mots que j’aligne au hasard de mon désespoir Je te les adresse secrètement pour que tu saches que je ne t‘oublie pas Je t‘aime.
Ton épaisse chevelure est simulée en temps réel et éclairée par une technique appelée « deep shadows », selon laquelle tes cheveux sont plus brillants près de la pointe et plus sombres vers la racine.
Ta peau est éclairée par la lumière réfractée à travers la surface de l’eau ; ton corps et tes cheveux projettent des ombres douces à mesure que tu nages.
Des raies de lumière perçant la surface de l’eau sont arrêtées par ta silhouette en utilisant des capacités exceptionnelles de rendu des textures.
J’envie les transitions haute résolution de ta peau dans un shader extrêmement détaillé qui représentent les mêmes ombrages doux que ta peau et ajoutent un mappage de relief, une irisation et une bioluminescence plus accentués.
Le rendu final donne un léger éclat afin que ta peau et ta chevelure luisent à l’écran.
Tourgueniev ce héros, c’est la preuve écrite que des caleçons bien remplis peuvent aussi contenir des coeur purs. (ça vaut aussi pour les filles, mais c’est déjà écrit)