happy to be happy #2

happy to be happy #2

Craché par Aïna et par Gü.

Old par Gu. le 02 Fév 2004

John says…

Dear Antoine,

Two presidential debates and two clear wins. John Kerry is going to be the next president of the United States, and more people know it now than just two short hours ago.

Tonight, George Bush had another chance to make his case to the American people. Again he failed.

* Again, he showed that he is out of touch with reality on Iraq.

* Again, he offered no plan for jobs and no plan for cutting the cost of health care.

* Again, he pretended that our problems don’t exist.

* Again, he refused to level with the American people.

Old par M. Fox le 10 Oct 2004

yU’re welcOme (…)

7:00

pm

Old par Gu. le 07 Mar 2004

Mon amour

—-

tes désirs sont désordre

Old par -- Zan le 22 Sep 2004

Baille Baille





Old par JLB le 12 Avr 2004

J-1

aquérir un FLATRON

ne pas savoir à quoi cela peut servir

conclure que le nom déchire

et que ça n’est déjà pas si mal –

Old par felix le 17 Sep 2004

I am innocent !





le récalcitrant : essaie encore –

Old par felix le 07 Avr 2004

[999poèmesSERIEtourgueniev]

295

l’endurance parfaite des oeufs

deux cent quatre vingt six secondres avalées

pour avoir l’élasticité du soir dur

[konsstruktVOUSaime]

craché par 4nne & mOne recraché par Gü.

Old par Gu. le 05 Avr 2004



Je la pressentais laide et cultivé ?


Old par M. Fox le 28 Mai 2004

(Y)

// UNDERPUBLICCONSTRUCTION //

biKini mOdel

Old par Gu. le 14 Jan 2004

le récitant : quitte à être une légende, autant être une légende vivante.

Old par igor le 28 Fév 2004

Old par Gu. le 28 Juin 2004

COMPLEXE D’OEDIPE

Hier soir, j’ai tellement baisé, que j’en ai eu le mal de mère.

Old par To le 18 Déc 2004

red merlan

norway lobster

?

Je ne comprends rien aux filles.

Non…

Je ne comprends rien aux gens.

Non…

Je ne comprends rien.

Old par To le 27 Juil 2004

Non,

je

ne

me

souviens

plus — — — — — —

du

nom

des

balles

perdues

Old par -- Zan le 19 Sep 2004

Pourtant.

Renoncer, enfin…

Moi je pensais que, comme tout le monde, j’allais écrire un roman inoubliable. Aujourd’hui je me dis que ça n’est sans doute pas mon truc (à supposer que j’aie un truc). De là à renoncer à raconter des histoires… mais écrire un roman, je crois que ça ne serait pas… comment dire, juste. C’est la nuit, elle est loin et elle me manque.
Old par igor le 16 Juil 2004

chhapkattituD’ #3

chhapkattituD' #3

Old par Gu. le 03 Fév 2004

BALADE NOIRE
PUISQUE TOUT N'EST QU'UNE QUESTION DE STATISTIQUES - ET NON DE PREVENTION - DE SECURITE - JE PRENDS MA VOITURE ET FILE DANS LA NUIT - J'EXPLIQUERAI AUX FLICS QUE L'ALCOOL QUE J'AI DANS LE SANG NE ME PERTURBE PAS - MAIS QU'IL ME RASSURE - ET SI JAMAIS JE TUE QUELQU'UN - ON PROUVERA FACILEMENT - LORS DE MON PROCES - QUE C'ETAIT UN CON -

In The Mouth Of Madness

Old par igor le 22 Mar 2004

Ma vie d’artiste

Ce matin les nouvelles ne sont pas bonnes et je suis plutôt grognon. Enfin une bonne douche et ça devrait aller mieux. Nicolaï pense que je ne veux plus lui parler. J’ai commencé hitman 2 et je crois que ça va être chronophage. Ma chérie est dans les journaux le mois prochain et me semble aussi plutôt mal lunée. Mon chat pisse partout depuis son retour de la campagne. Les mots ne sortent plus. Ecrire n’importe quoi pour se relancer.
Old par igor le 18 Jan 2004

tamanoir petite nature :

« – Kof ! Kof ! Kof ! houla elle sont drôlement relevées ces fourmis rouges ! »

Old par -- Zan le 04 Sep 2004

Minuit pile

Old par igor le 21 Jan 2004

C’est à moi qu’tu parles comme ça ?

le récitant : ta peau, ma peau.

Old par igor le 02 Avr 2004

Uncanny ?

se reveiller avec une forte envie de panama…

Copier n’est pas Coller

– que fais tu?

– je t’imite…

– en train de faire quoi?

– en train de faire comme si tu n’étais pas là…

– …

joker

lotus, ctgr - wuPouf

le récitant : retour à toi.

Old par igor le 05 Jan 2004

Y’a une fille…

Amour, Coco & Fleurs oranges

Plusieurs indices m’ont mis la puce à l’oreille. J’ouvre l’œil. J’vais faire une enquête pour en avoir le cœur net. Ca m’inquiète. Y’a des détails qui trompent pas. Les draps la couette et la taie d’oreiller sont plus dépareillés. A coté de mes fringues en boule, y’a des vêtements pliés et repassés. Y’a des détails qui trompent pas, j’crois qu’y a une fille qu’habite chez moi ! Deux brosses à dent dans la salle de bain. Du savon sans savon et le sèche-cheveux, c’est certainement pas le mien. Des petites boules bizarres pour parfumer la baignoire. C’est un vrai cauchemar : Quelqu’un a massacré tous mes amis cafards !

Old par igor le 04 Sep 2004

EXCLUSIF



D’outre-tombe, le grand crooner Dean Martin a tenu à s’associer au Lo-Fi Covering Orchestra et nous présente sa version de « DJ » !

téléchargez !

Paroles de chanson de la nuit – je t’aime

Ennemie de soi-même, comment aimer les autres
Etranger à soi-même, étranger pour les autres
Qui réduit au silence, le fracas de l’enfance
Et avance masqué, en attendant sa chance
Et sous les apparences, le prix du vêtement
Personne ne voit les plaies et le sans de celui qui survit

Mais quand demain se lèvera, ah, je serai libre, retour à toi
Quand demain de lèvera, ah, je serai libre, retour à moi

Si l’amour me couronne et s’il me crucifie
Elève mes pensées dans un hymne à la vie
Et que monte très haut la flamme des bougies
Quel que soit le drapeau ou le Dieu que l’on prie
Et sous les apparences, vulnérable et changeant
Personne ne lèche les plaies de celui qui survit

Mais quand demain se lèvera, ah, je serai libre, retour à toi
Quand demain de lèvera, ah, je serai libre, retour à moi
Quand demain de lèvera, ah, je serai libre et près de toi
Retour à toi et moi.

Old par igor le 23 Jan 2004

mOn pOisOn viOlent

remember tes yeux plantés dans les miens
tremble ma bOuche à cette évocatiOn
comissure de mes lèvres alOrs se retrOusse
fierté de tOn bras enrOulé sur mOn épaule
(…) mOn hOmme
Old par Gu. le 01 Avr 2004

NOBODY AFTER DANIEL FOUCARD


Old par JLB le 26 Mar 2004

Alors, le Tourguenisme …

déborde d’énergie.

décembre assez !!!

Old par -- Zan le 10 Déc 2004

Shimmy Shimmy Yo

O.D.B., R.I.P. IN THE 36TH CHAMBER OF SHAOLIN

Old par To le 16 Nov 2004

Pendant ce temps là chez les Mogos…

Alors voilà. Le sang qui coule de la plaie on sait très bien où il va. Il tombe par terre et ça donne les Erynnies. Le sperme aussi, on sait. Il macère pas mal de temps dans la mer, et à force de se mélanger à l’écume il engendre Aphrodite. Ok. Mais est-ce que quelqu’un peut m’expliquer où sont passées les couilles d’Ouranos une fois que Cronos les a tranchées, hein? Parce que c’est bien gentil cette affaire, mais des couilles de dieu, a fiortiori fondateur, ça disparait pas comme ça putain de merde.

Hésiode m’a tuer. Et puis de toute façon j’ai passé l’âge de jouer au micro-ondes. N’empèche. Je peux même pas concocter une tarte aux pommes pour faire diversion on va encore me dire que ma maïtéite aigue nuit aux avancées féministes. Pourtant (sans point et toc) se renseigner sur le destin des testicules nécrosées d’Ouranos c’est quand même un peu s’intéresser aux bienfaits de la castration antique, même si la chair est lasse à force d’avoir macérée dans l’Etant, non?

Non.

M’en fouts j’ai mis des coussins en forme de fleur partout et de l’encens cannelle orange :|

whitEmOrningsnOwfloOr (…)

Old par Gu. le 19 Fév 2004

le récitant : bon, il est temps de fermer et de rejoindre la « kill your boyfriend » night à la salle Wagram.

Old par igor le 12 Avr 2004

I'm as white as snOw & hOwever I feel dark cOz' gloOmy is my life (...)

Old par Gu. le 15 Mar 2004

Aargh !

(minuit zéro six pile)

Encore encore encore.

Camille (5 ans) devant Jacko à la tv :

– Maman, la dame elle ézisqute ???

LiLi FaTaLe .cOm

Old par Gu. le 24 Août 2004

nouveaux rayons


Old par M. Fox le 30 Mar 2004

Igor is back ?

le récitant : toujours rien.

Old par igor le 12 Avr 2004


Old par M. Fox le 18 Jan 2004

souffler n’est pas jouer

rendez vous sur le champ des lucioles

avec tomates et parapluie a carreaux

pour conciliuabulle intime

dans la cour des miracles…

couleurs est il ?

s’il est deux heures et quart sur la pendule

et la demie a mon poignet,

c’est que je suis en avance sur mon temps…

[999poèmesSERIEtougueniev]

296

mon squelette malpropre est intéressant

l’évolution molle paraît s’étendre

un monde fragile n’est pas plus mal

[konsstruktVOUSaime]

Le répliquant

1g – avant de manger son whisky, se défoncer à penser.

2g – avant de se défoncer au manger, penser au whisky.

3g – avant de manger sa pensée, se défoncer au whisky.

4g – avant de se défoncer au whisky, manger à penser.

5g+- avant…

Old par To le 16 Nov 2004

Would you rather be in this noise

Celebrate in this noise colder

It means so much to me

21 mai 2004 – rapport n°2 — 5 occurences correspondent aux critères –

Old par -- Zan le 21 Mai 2004

LiLi’s brain invaded

by scripts & matrix

When night appears

no stars in the sky

only shining codes

which float and fly






Old par LiLi le 26 Déc 2004

… héroïque.

18h00 dans ce bar

Moi rentrant du boulot

Vous les aréoles

sous les bras

06 61 63 58 84


Old par M. Fox le 24 Déc 2004

[999poèmesSERIEtourgeniev]

291

le très gentil monsieur poulet pleurera longtemps

je mange du bruit en face des poubelles

la police cherchera un bonbon en cachette

[konsstruktVOUSaime]

Déclinaison -II

Spock à Entreprise ?

Entre 1958 et 1972, Vladimir Chauviré livrera quatre romans à Milo Tourgueniev. Tous montrent une identique précision dans le regard quasi-chirurgical, à la fois proche et détaché, porté sur ses personnages, des gens simples, des antihéros, anti-fascistes et anti-sceptiques, pouvant le rapprocher de Dieu et de son confrère le docteur Tchekov.

Old par To le 13 Avr 2004

Old par Gu. le 21 Fév 2004

le récitant : enfin un sondage qui nous concerne en vrai.

Old par igor le 10 Jan 2004

J’ALLAIS

LE DIRE

A rebours

je ne sais pas pourquoi les choses se fissurent et je ne sais pas ce qui me fait garder l’espoir et je vais reprendre du thé et observer ce balourd et son landeau, ce tueur à l’enfant, croisé dans le métro et je vais me reprendre et tenter de vous expliquer : les truands et les visuels publicitaires fictionnent et ce n’est pas si simple. cigare.
Old par igor le 20 Mar 2004

Jérémie regardait le bonhomme avec un soupir impuissant. Ses yeux commençaient à piquer mais il résistait au sommeil. Il écoutait ce que le petit tourgueniste lui disait:

« Bon, je vais essayer de travailler tout seul mais c’est dommage, j’aimais bien quand on était tout les deux… on a fait du bon boulot avec la scie sauteuse rouge. On a juste un peu cassé la porte… »

« Oui, répondit Jérémie. Mais comme ça, c’est mieux, on voit bien le volant et, si je voulais, je pourrais m’asseoir dedans et conduire. »

« T’es trop petit, fit le petit tourgueniste. »

« J’ai déjà vu mon papa et ma maman conduire. Quand je suis assis derrière eux, je regarde bien entre les deux sièges comment ils font. Ils tournent la clé pour faire partir le moteur et puis après ils tournent le volant dans le sens des tournants. »

« Eh ! t’as oublié les clignotants avant de tourner ! »

« Ah oui, ça fait clic-clac pour dire aux autres qu’on va tourner… mais j’ai pas envie de leur dire où je vais, moi, aux autres… »

« C’est pas très gentil… et puis c’est dangereux… tu risques un accident. »

« C’est pas grave, fit Jérémie en riant, j’irai me faire réparer chez Tourgueniev ce héros. »

Le petit tourgueniste se mit à rire aussi.

« Tu viendras faire réparer ta scie sauteuse, mais pas te faire réparer. C’est le shaman qui te réparerait si tu étais cassé. Il t’emmènerait dans l’ambulance… »

« La blanche ? demanda Jérémie. Celle avec la croix bleue sur les côtés, la lumière sur le toit et le coffre derrière qui se relève ? »

Old par igor le 20 Mar 2004

Ne vois pas de différence & marre des cloisonnements

J’aime tout ce qui vous fait peur, et un détail suffi.

Où sont les ciseaux? il ne faut pas les laisser traîner…

Une seule envie d’ouverture, et je commence à m’interesser à ce qui ne fonctionne pas:

ton réveil,

la déterioration mentale d’une jeune femme livrée à elle-même dans l’appartement de sa soeur,

une actrice frappée de mutisme qui se repose au bord de la mer en compagnie de son infirmière.

Je suis bien foutue, et alors? J’aime dire ce que je pense;

fière d’être sorcière,

brûlée vive sur ordre de sa famille.

Partir. Partir au dernier moment. S’échapper. Maintenant, tout de suite.

Je dis & Je redis donc ?

14/02/04

serge balasky : nous venons d’assister à la fin de l’art et à la naissance du music-hall.

Old par igor le 16 Fév 2004

BLOW YOUR MIND

and come to me…

Chloé : bouhou.

Old par igor le 05 Avr 2004

le récitant : mouhahahahahahahaha !

Old par igor le 18 Fév 2004

Comment ça, « il est pas frais » mon poison…!?

Old par To le 01 Avr 2004

Very troublant..

depuis quelque temps

je ne saurais poster

sans me mettre a avoir

des idées saugrenues.

allez savoir pourquoi

j’ai le desir fréquent

de tartiner tout bonnement

mon ordinateur de…

… quelque chose de mou

souple et fondant

avec un fort accent.

« Je tourne en rond et je suis une pointe: grotesque!

Si je ne descends pas dans la rue tout de suite, je deviens fou.

Je me lève; je mets un manteau en sifflant.

Mais alors? Je ne suis rien si une chanson

peut me distraire de moi-même; où suis-je à ce moment-là?

Ma vie n’est peut-être qu’une parenthèse.

Ouvrons la fenêtre.

Ah !. si je pouvais entremêler mes pensées

avec la précision qu’ont les angles des rues au carrefour !

Mille variétés! Je sens que c’est possible

et je me sens soulevé: cet homme qui passe

et moi si haut, le vent qui passe ronfle en moi

comme en une coquille. Je suis emporté, je m’évade en fumée

au-dessus de moi. Un triple saut périlleux.

Je suis dans la rue, mort.

Mais je regarde la petite fumée qui s’élève…

Tout cela est faux. »

(Paul Méral)

Old par JLB le 10 Mar 2004

le récitant : give me sodomy or give me death.

Old par igor le 13 Mar 2004

Aimez vous la Pop Indienne?

Celle ou l’on danse en ronds Iroquois

on fait « pop » des bulles

de savon gerbi

rot & roll is EVIL a l’envers…

World full of nothing

il a garé sa voiture à l’emporte-pièce sur le trottoir

DE NOUVELLES AVENTURES!

Ma chambre devint inhabitable.

Dans le coin des forêts vierges les panthères firent défaut.

J’en trouvai dix chez un fourreur et fabriquai les autres

avec des vieilles lettres d’amour rapiécées, les yeux d’un

civilise à la recherche des barbares, les sourire d’une promesse.

Bientôt les usines réclamèrent de l’or: chimiste, ton whisky

solidifie fut une trouvaille et les mots plats d’un entrepreneur firent le reste.

Pour le centre, la glace fut difficile à trouver; je me rappelai opportunément

les paroles d’un crétin qui m’appelait « sans cœur »

(il fumait un cigare muet et j’avais besoin de mille francs),

l’arrivée lymphatique d’une maîtresse fiévreusement attendue,

d’anciennes saouleries délayées en causeries -et les réveils

au milieu des lampes allumées

Dans le fond droit je devins brasseur d’affaires grâce aux chèques

sans provision distribues en guise de prospectus, la réduction

au dixième des contrats proposés, le vide romantique prêché

du haut d’un réverbère, l’indifférence à la pluie et la suggestion secrète.

A l’Ouest, j’acquis un ranch de voleurs de chevaux.

Appliquant strictement les méthodes de ma jeunesse

(quand je faisais tourner les péchés capitaux -et les femmes à mon profit),

je devins, après quinze jours de gérance, propriétaire d’un état.

Mais, fatigué par un multimillionariat sans incidents, je dus

retraverser l’océan plat. Il fallut alors inventer l’eau et l’immensité.

Sur un signe, trois amis m’analysèrent rapidement,

firent pivoter mes défauts sur un plancher de vices cachés

et de mensonges et définirent par quoi ils m’étaient supérieurs

– ô soleils et vos couchers sur la mer vous étiez enfin dans le décor!



Les ports sont introuvables. Je drapai quelques vieux désirs,

étendis des carpettes usées menant à des lits bretons,

façonnai quelques femmes; mais, mes idées vivant de plein air

depuis vingt ans moururent asphyxiées et se métamorphosèrent en matelots ivres.

Je les congédiai et déclarai la croisière terminée.

Plus de murs. J’étais sans socle suspendu dans l’espace,

écartelé par les éléments, le feu allait me démettre l’épaule droite

quand j’agrippai des dents une échelle de passage entraînant mes

quatre mendiants comme une tour quatre nefs d’église.

Je m’élançai vers les sommets et fus marchand de papiers peints.

Belles et soi-disant belles, les vertus théologales, modelées en rouge

sur le fond bariolé du ciel et de l’enfer, s’enlevèrent rapidement

et je fis une nouvelle fortune.

Quelques rouleaux d’espoirs sous le bras, je redescendis vers la ville.

Avec des complices, j’organisai toutes les banques en filiales

et dans la maison-mère j’installai un dancing. Je pris au sérieux

mes seules billevesées. L’orchestre fut un ramassis de souvenirs

bien accordés, d’orgasmes mal partagés et de saxophones.

Mais les copulations possibles sont en nombre limité.

Je cédai mes aventures et mon établissement au danseur professionnel,

et, maintenant, assis sur un tapis de prière, j’attends Lucifer

afin de lui proposer mon âme contre une dizaine de millions.

S’il existe, il va venir. J’ai dit: je compte dix et s’il n’est venu,

il n’existe pas. 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10… J’étais un peu ému,

mais rien n’a bougé. Je suis rassure, j’ai couru le risque; je suis satisfait.

Exerçons notre courage, éteignons la lumière, refaisons notre voeu.

Il n’arrive rien. Je m’ennuie et m’enorgueillis de mon ennui

pour avoir au moins quelque nourriture. Je suis orgueilleux

par besoin de changement: il y a un monde où je suis seul sans décor,

où je peux m’absorber et me multiplier indéfiniment: équilibre difficile,

position instable. Si j’étais humble, je serais assis et tout tournerait

autour de moi dans un ordre parfait. Les hommes orgueilleux,

quand ils se rencontrent, se sauvent mystérieusement et retournent,

chacun, à leur trapèze. Les humbles seuls peuvent juger parce

que tout leur est volupté et embrassements. Je suis orgueilleux

par nonchalance; qui peut m’atteindre ? Je suis comme les épiciers:

la qualité de mes marchandises m’importe peu (ma famille est dans l’aisance).

Mais je manque de naïveté, et comment causer avec quelqu’un?

Je dois demeurer orgueilleux ou je me perds.

Supplice de l’orgueilleux: il se mange; et je mentais en disant

que la multiplication est illimitée.

Je tourne en rond et je suis une pointe: grotesque!

Si je ne descends pas dans la rue tout de suite, je deviens fou.

Je me lève; je mets un manteau en sifflant. Mais alors?

Je ne suis rien si une chanson peut me distraire de moi-même;

où suis-je à ce moment-là?

Ma vie n’est peut-être qu’une parenthèse. Ouvrons la fenêtre.

Ah !. si je pouvais entremêler mes pensées avec la précision

qu’ont les angles des rues au carrefour ! Mille variétés!

Je sens que c’est possible et je me sens soulevé: cet homme qui passe

et moi si haut, le vent qui passe ronfle en moi comme en une coquille.

Je suis emporté, je m’évade en fumée au-dessus de moi. Un triple saut périlleux.

Je suis dans la rue, mort. Mais je regarde la petite fumée qui s’élève…

Tout cela est faux.

PAUL MÉRAL

Old par JLB le 10 Avr 2004

need a hero ?

need a hero ?

Old par M. Fox le 06 Juin 2004

sculpture physique…

entre la raclette et une bonne petite liposuccion, mon coeur balance…

(en même temps, je peux aussi bien faire les deux, hein…)


Minuit pile

Old par igor le 17 Jan 2004

J’ai comme un doute…

Nan, pas ça non plus…

Old par To le 21 Mai 2004

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