nEwcUT

Old par Gu. le 18 Août 2004

R 39 609 0 R

Les tourguenistes de tout poêle vous souhaitent un joyeux noël





l’hôpital : ah enfin !

John says…

Dear Antoine,

Two presidential debates and two clear wins. John Kerry is going to be the next president of the United States, and more people know it now than just two short hours ago.

Tonight, George Bush had another chance to make his case to the American people. Again he failed.

* Again, he showed that he is out of touch with reality on Iraq.

* Again, he offered no plan for jobs and no plan for cutting the cost of health care.

* Again, he pretended that our problems don’t exist.

* Again, he refused to level with the American people.

Old par M. Fox le 10 Oct 2004

Ces cinq minutes de larmes vaudront pour toujours, mon ange

et moi qui croyais

que l’extase etais

le nom d’un cachet…

Old par JLB le 05 Mar 2004

FUCK

Old par M. Fox le 10 Mai 2004

Some are born to sweet delight

Some are born to the endless night

Old par To le 11 Avr 2004



Rolls-Royce tragedy ?

Aquarium ce héros

« Popeye » is not caused by the size air bubbles that typical airstones produce. Gü bubble disease, the disease that has been suggested to you as a cause, is usually produced by air being taken up on the intake side of a pump, then churned up by the pump (which creates extremely tiny bubbles, and then spit out into the tank. Bubbles taken up on the out-take side or airstones do not usually produce bubbles small enough to cause the disease. In fact, in all my years, I have yet to see a case of Gü bubble disease not cause by air being pulled in on the intake side.

Also, with Gü bubble disease, you can usually see symptoms in other areas of the body as well, like under some scales or in the skin of the fins.

Your problem is more likely associated with a bacterial infection. This is often caused by an injury. The fish scrapes the eye (which is usually not seen by the aquarist) and later, sometimes weeks, the eye becomes infected. Sometimes the injury comes from being chased around the tank.

The bacterial infection can also be passed from fish to fish but this is less likely than the last scenario.

I have, ONCE, seen a case where a very large fish was caught up in a net to be moved and as he struggled in the net violently, an air bubble did get up into the eye. You could actually see the bubble in there. However, the eye never became infected and the air bubble cleared out on it’s own.

I just thought I would help out with this problem as we do an extreme amount of fish medicine here (like most public aquariums). And unlike most hobbyist, we have the ability to get necropsy feedback from a lab. (By the way, our on-exhibit mortality is virtually nil, but we do experience some mortality on new shipments in the first couple of weeks.)

[999poèmesSERIEtourgeniev]

299

l’amplitude des mondanités ne semble pas claquer

les fuseaux du sommeil regardent le foot altruiste

la connaissance bouffée présente deux mouvements

[konsstruktVOUSaime]

Si on juge de la légalité d’un Mur à la Cour Internationale de Justice de La Haye,

Doit on juger de la légalité d’une Haie à la Cour Internationale de Justice de Namur ?

Old par To le 24 Fév 2004

le faux frère : ne pas écrire bourré.

Il y a des jours comme ça

Ou même un coéquipier peut se transformer

en farouche ennemi.

Petit "poussez"

Hier encore j’ai épousseté ton ombre avec phil et sophie.

Sur le mur d’en face collés, il y avait ces trous bleus et les étoiles de ta mêre…

Presque minuit pile

Je suis un fou de Dieu

ce que j’aime ça

jouer la nuit avec tes cheveux et les fourmis cro-ondes.

"Une Orange rOulant sur le sOl d’un parking…"

« A la frontière de l’Azur/

A la lisière des mondes/

On peut trouver une onde/

Dont l’essence claire et pure/

Irradie d’une lumière calme/

Le coeur de nos histoires. »

VINCENT RAVALEC

Old par Gu. le 26 Fév 2004

La nuit

tous les poissons chats

Old par -- Zan le 06 Sep 2004

la pop, ce éros…

le récitant : hohoi on heu haire hu horno hé awar heu l’huhour.

Old par igor le 10 Avr 2004

On avais dit (pas de trucs perso, please)

l’autre nuit je rencontre cette fille toute verte, la chlorofille

elle crie dans ma face avec un fort accent d’alcool:

« tu es beuuuaaarrggg… »

keep cool je continue de sourire (un peu jaune clair tout de même

car cette créature fait peur a voir) …

 » tu es une spameuuuuzze toué »

(elle trouve que c’est pas juste que je fasse un lien sur mon

microblog de daube, que je prends trop de place,

en gros, ça la saoule, et inutile que je lui explique

que j’en ai rien a foutre de son opinion

de fille verte et saoule

vu que je suis toute crevée et saoule aussi et triste et seule au monde

vu que ma soeur se taille de Paris (cette ville de Zombis)

vu que l’homme que j’m se prend pour un loup garou de l’ombre…)

alors, je répond:

C’ est CELA, ouiiiiiiiiiiiiiiiii…

Un peu comme le chante brassens:

c’est bientot le 22 septembre

et dire qu’on s’en fout deja…

encOre

e

n

c

O

r

e

(…)

Old par Gu. le 07 Avr 2004

il y a des lundis où je tente en vain de m’agrafer les mains

Old par Gu. le 08 Déc 2004

My Love

Tu m’embrassais

mais ta lèvre était flasque

Quelle déconvenue !

Old par M. Fox le 13 Nov 2004

péril sur toi chevalier !
inserer
le Graal
ici
Old par igor le 26 Mar 2004

Minuit trente-quatre pile

Minuit pile les jeunes

Old par igor le 20 Fév 2004

DES ORGUES ANISES

Perdu dans la ville. La nuit. Un endroit chic. Du monde, de la chaleur, du champagne. Les cigarettes se grillent. Bonsoir mélancolie. La route, le mot dans la poche, arrivée au steps. Pleurs, descente, caverne bondée, nana na ! na ! allumée. Ben, bière. Route dans la nuit. Flash semaine. Champagne rosé du matin, restaurant à midi cidre-kenavo. Trop tard : en retard, vite, vite, rue des dames, on se retrouve on parle, Elles logent – éloges. Feuilles roulées, cigares coupés – Vin chilien, retour aux départs, alcools, sorcières enivrées, blanche et rouge, amitiés truquées, branché – débranché / déconnez – déconnecté. Stop – post.

Old par To le 18 Déc 2004

Je dis & Je redis donc ?

beahhh

sploch

7h50

il ne fait pas encore pleinement jour, c’est fou la vitesse à laquelle la nuit s’installe et s’étend.
Quand j’aurai fini Nicolas, je le ferai lire en avant-première à Igor, cela va de soi ; pour ce livre, c’est la personne qui s’impose.

Paris

Mon cher Igor,

J’ai été ravi de te voir l’autre jour, à la veille de ton départ, et quand tu recevras ces lignes, ce sera de retour, donc la courbe sera bouclée, parfaite micro révolution. J’espère que la Grèce se passe moins « rocambolesquement » que votre départ à l’aéroport !
Pour ma part, je continue par hauts et creux de vagues ma dérive estivale dans ce Paris que j’aime avec tendresse, lisant, écrivant, rencontrant, mais la plupart du temps restant solitairement attablé à une terrasse de café, simple observateur (voyeur) du monde et de ses autochtones.
Pense à ce que nous avons dit, à ne pas faire noir ou blanc, la vie est décomposable en une infinité de nuances, à toi de savoir, d’apprendre, de jongler avec.
Ne vis pas par procuration non plus, ne pense pas à moi comme ton oriflamme, tendance que je trouve un peu dans tes lettres, tu as ton livre en toi, et tu le sais, tu l’as ruminé, écris-le, ensuite on verra bien.
Moi, j’erre, erre, erre, sans bruit en ce moment, je suis à l’instant plutôt insouciant — mélodie Jane Birkin en décor musical —, atmosphère douce et tendre.
À bientôt, mon cher ami, puisse-tu nous revenir heureux de vivre, irradiant un optimisme contagieux, puisse-tu faire le plein d’une énergie digne de ces grands espaces ombrés d’un passé glorieux, où tu es, d’où tu reviens, à l’heure où tu lis ces lignes.
Puisse-tu atterrir tout doucement sur cette fin d’été, trouve en toi-même la force suffisante pour ne pas regretter et aller de l’avant.
Allez, j’arrête là, le moralisme, très peu pour moi.
Bulles amicalement tiennes,

Théo

Old par igor le 29 Mar 2004

Cinq ans

Tu penses me priver de quelque chose

Eh bien, je ne manque de rien

C’est toi qui rate quelque chose

Mais tu ne le remarqueras pas

Avant cinq ans

Si tu vis aussi longtemps

Tu te reveilleras

Sans Amour

J’en ai tellement marre

des laches

Qui disent qu’ils veulent

Puis qui ne savent pas s’y prendre

Pas s’y prendre avec l’amour

Tu ne sais pas t’y prendre avec l’amour

Simplement tu ne sais pas

Tu ne sais pas t’y prendre avec l’amour

C’est évident

I don’t want to be buried in a Pet Cemetery,

I don’t want to live my life again

——* *——

Old par -- Zan le 07 Déc 2004

Réinsertion dans la matrice stomacale

via les artères globules rouges

globules blancs trouant l’opacité nocturne

le gaz carbonique et les néons bleutés

Réinjection fielleuse

Je ne saurai jamais exactement ce que

j’ai laissé derrière moi mais j’ai arrêté

de me poser la question. Des pans de murs

s’écroulent pendant que certains en acquièrent

en pleine propriété.

Les voyages dans le temps sont fatiguants.

Old par ... le 29 Déc 2004

Partir


Old par M. Fox le 11 Mai 2004

« Splendeur de ma voix qui s’élève seule, seule,

dédaigneuse de toute oreille, faite pour aucune.

Je frémis au sommet du mot seul, sur une limite aussi pathétique

que le tournoiement du derviche hurleur,

ou du chancellement du boxeur avant qu’il s’écroule,

ou de l’avion qui pique en flammes. »

Old par JLB le 26 Fév 2004

le récitant : mes parents étaient profs en russie mais mon russe est rouillé alors je ne m’en vante pas.

Old par igor le 20 Mar 2004

DCS1000

En Attendant la Bombe

Engagé au cours de sa vie dans toutes les luttes pour la liberté – contre le colonialisme français en Indochine, le fascisme en Espagne, le nazisme allemand -, écrivain attaquant la misère des hommes et exaltant leur grandeur, Igor Tourgueniev (1901-2004) fut également un esthète et un critique d’art, qui fit découvrir au public français la richesse des civilisations extra-européennes.
Old par igor le 23 Mar 2004

le récitant : la vérité doit se relire de nombreuses fois.

Old par igor le 08 Oct 2004

This ain’t Tourgueniev

Une partie de ma famille veut ma mort;

on s’en fout, d’accord ?

Old par SiStroy le 09 Mar 2004

Mi-nuit, j’ai chaud et c’est le week-end…

Old par igor le 28 Fév 2004

°°°o

Old par Gu. le 12 Nov 2004

BRUXISME

Old par To le 03 Déc 2004

le récitant à mi-nuit : continuer à critiquer, ricaner et regarder couler le bateau en se resservant du champagne ?

Old par igor le 19 Fév 2004

krasuKI !!!!

erdnetta à neibmoc erocne

Return-Path:
Received: from mwinf0401.wanadoo.fr (mwinf0401.wanadoo.fr)

by mwinb0801 (SMTP Server) with LMTP; Wed, 17 Mar 2004 14:16:29 +0100

X-Sieve: Server Sieve 2.2

Received: from smtp4-out.lerelaisinternet.com (smtp4-out.lerelaisinternet.com [194.206.126.89])

by mwinf0401.wanadoo.fr (SMTP Server) with ESMTP id 9C8F01800186

for ; Wed, 17 Mar 2004 14:16:29 +0100 (CET)

Received: from av5.lerelaisinternet.com (AV5.lerelaisinternet.com [192.168.164.207])

by smtp4-out.lerelaisinternet.com (8.12.10/8.12.10) with ESMTP id i2HDGRjD021806

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Received: from smtp2-in.lerelaisinternet.com (pri-smtp2-in.lerelaisinternet.com [192.168.164.194])

by av5.lerelaisinternet.com (8.12.10/8.12.10) with ESMTP id i2HDGQeu011236

for ; Wed, 17 Mar 2004 14:16:26 +0100

Received: from ml.online.net (ml1-1.online.net [212.27.35.88])

by smtp2-in.lerelaisinternet.com (8.12.9/8.12.9) with ESMTP id i2HDGQnk017727

for ; Wed, 17 Mar 2004 14:16:26 +0100

Received: from ml1-1 (localhost [127.0.0.1])

by ml.online.net (Postfix) with ESMTP id EC1FE7C78A

for ; Wed, 17 Mar 2004 14:16:27 +0100 (MET)

Received: from ml1-1 by ml1-1 (LISTAR/0.42);

Wed, 17 Mar 2004 14:16:27 +0100 (MET)

Date: Wed, 17 Mar 2004 14:16:27 +0100 (MET)

From: Listar

To: shioran

Message-ID:
X-listar-antiloop: ml1-1

Precedence: list

Mime-Version: 1.0

Content-Type: text/plain; charset= »iso-8859-1″

Content-Transfer-Encoding: 8bit

Expiry-Date: Thu, 18 Mar 2004 14:16:27 +0100 (MET)

Subject: Listar command results: — Binary/unsupported file stripped by Listar —

Request received for list ‘legrandbleu.com:diffusion’ via request address.

>> you are a bad writer

Unknown command.



Gestionnaire de liste Listar/0.42 – fin de traitement/job execution complete.

DES POSITIONS

Bam bam je me suis barré en bagnole à bastille

Bam bam boire une bière dans un bar à belles filles

Bam bam bourré, j’ai brillé en buvant mon houblon

Bam bam le coeur brisé j’ai pété un boulon

Bam bam Bob le barman était un beau gars bidon

Bam bam qui balançait des beignes aux gars bons

Bam bam le blond boulet m’a envoyé ballader

Bam balam bam bam à travers la vitre blindé,

Bam bam j’ai balisé et boité pour me barrer

Bam bam dans la boucherie j’allais me faire buter

Bam bam couvert de bleus, en sortant j’ai blémi

Bam balam bam bam en entendant un petit bruit

Bam bam Bob m’a tiré une balle fatale

Bam bam un bain de mon sang bouillonnant au final

Bam bam je me suis pris une bastos à bastille

Bam bam j’aurais du buller dans un bal de belleville

Old par To le 25 Sep 2004

Anarchisme

L’anarchisme est un mouvement d’idées et d’action qui, en rejetant toute contrainte extérieure à l’homme, se propose de reconstruire la vie en commun sur la base de la volonté individuelle autonome.

Bien que l’anarchisme militant ne se manifeste que vers la fin du XIXe siècle avec Kropotkine , Élisée Reclus et Malatesta, les lignes essentielles de la doctrine anarchiste se précisent dès la première moitié du siècle. La Révolution française institue un divorce radical entre l’État, qui repose sur les principes éternels de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, et la société qui est dominée par l’esclavage économique, l’inégalité sociale et la lutte des classes. Cette contradiction semble d’autant plus insupportable que la Révolution française proclame en même temps que l’individu est une fin en soi et que toutes les institutions politiques et sociales doivent servir à son plein et entier épanouissement. La liberté politique paraît illusoire, voire néfaste, à ceux qui, en vertu même de ces principes, subissent une servitude sociale et économique. La première réaction « antiétatiste » est sans doute la « conspiration des Égaux » dirigée par Gracchus Babeuf et visant à substituer à l’égalité politique l’« égalité réelle ». « Disparaissez, lit-on dans son Manifeste, révoltantes distinctions de riches et de pauvres, de grands et de petits, de maîtres et de valets, de gouvernement et de gouvernés. »

L’anarchisme en tant que doctrine philosophique appartient essentiellement à l’histoire de l’hégélianisme. La réalité objective étant pour Hegel issue de l’esprit, l’objet qui semble séparé du sujet finit par y retourner afin de constituer cette unité foncière que Hegel appelle l’Idée absolue. Or cet Esprit hégélien qui se réalise grâce à la prise de conscience des esprits finis, de transcendant qu’il était sans doute chez Hegel lui-même, devient pour une importante fraction de ses disciples l’esprit humain parvenu à la pleine conscience de soi-même. Une fois engagés sur la voie de l’immanence, ces jeunes hégéliens s’efforcent d’interpréter le monisme de Hegel dans un sens de plus en plus révolutionnaire. L’Esprit est arraché au clair-obscur prudent où son créateur avait voulu le maintenir ; il s’« humanise » progressivement. Devenu homme, c’est-à-dire être humain au sens général du mot dans le maître livre de L. Feuerbach, L’Essence du christianisme (1841), il se transforme en esprit humain dans la Critique pure de Bruno Bauer – doctrine contre laquelle Karl Marx se déchaîne dans La Sainte Famille – et finit par apparaître sous les traits surprenants du Moi original, du Moi « unique » dans l’ouvrage de Max Stirner, L’Unique et sa propriété (1845).

Cet effort d’interprétation s’accompagne de la ferme volonté de renforcer le monisme hégélien. Les jeunes hégéliens pourchassent tous les dualismes ou, pour parler en termes d’école, toutes les aliénations ; ils luttent contre l’aliénation religieuse, c’est-à-dire contre l’Église ; contre l’aliénation politique, c’est-à-dire contre l’État ; contre l’aliénation humaine enfin, c’est-à-dire contre l’humanisme qui, par les contraintes d’un collectivisme abstrait, menace d’étouffer l’originalité de l’individu. Le marxisme insiste sur la filiation qui relie Hegel, Feuerbach et Marx, c’est-à-dire sur une évolution philosophique qui, en partant de l’idéalisme absolu, passe par le matérialisme mécaniste pour aboutir au matérialisme historique et dialectique. Mais l’anarchisme, qui, en prêtant l’immanence à l’Esprit absolu de Hegel, aboutit à la souveraineté du Moi « unique » et part en guerre contre toutes les aliénations dont celui-ci est victime, dérive également de la philosophie hégélienne. La lignée qui va de Hegel à Stirner et à Bakounine n’est pas moins légitime que celle qui rattache Hegel à Marx.

L’exigence de justice totale étant le « principe affectif central de la sensibilité anarchiste » (E. Mounier), l’anarchisme, en dépit de ses outrances verbales d’inspiration athée, garde des résonances proprement religieuses, voire chrétiennes. Tout en se dressant contre le « mythe de la Providence », Proudhon maintient la transcendance sous la forme de la justice. En rappelant la célèbre recommandation de Jésus, « Rends à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu », il insiste sur le caractère apolitique du christianisme. « L’enseignement de Jésus, affirme-t-il, est tout social, ni politique, ni théologique. » Max Stirner prétend de son côté qu’il conforme son attitude à celle de Jésus qui dépasse l’État en l’ignorant. Tolstoï enfin, le plus chrétien des anarchistes, constate que « la doctrine de Jésus donne la seule chance de salut possible pour échapper à l’anéantissement inévitable qui menace la vie personnelle ».

Ayant puisé à des sources fort diverses, l’anarchisme semble à première vue tissé de contradictions et déchiré en tendances et sous-tendances. Dans ce « chaos d’idées » (Sébastien Faure), le départ avait été fait vers 1900 entre l’anarchisme individualiste, dont les défenseurs se réclamaient de Stirner et de Proudhon, et l’anarchisme communiste, qui s’inspirait avant tout de l’enseignement de Bakounine et de son disciple Kropotkine.

1. Les différents aspects

La première tendance consistait à garantir la liberté individuelle par le maintien de la propriété privée ; la seconde, en revanche, soutenait que seule l’institution de la propriété collective permettait de réaliser la justice sociale, condition indispensable à l’épanouissement individuel. L’anarchisme subit ainsi une double tentation à laquelle il ne sait pas toujours résister, celle de l’individualisme libéral des économistes classiques et celle d’un collectivisme dépersonnalisant. L’évolution ultérieure, il est vrai, rend à l’anarchisme une certaine unité doctrinale. Alors que l’anarchisme individualiste, professé souvent par des déclassés, des « en-dehors », se replie de plus en plus sur lui-même et qu’il ne semble plus s’intéresser qu’à la liberté sexuelle, qu’un de ses chefs, Émile Armand, conçoit sous la forme de « pluralité amoureuse », l’anarchisme communiste, animé par Élisée Reclus, Jean Grave, Émile Pouget, Sébastien Faure et Enrico Malatesta, finit par représenter l’anarchisme authentique.

Ce dernier, après avoir inspiré le syndicalisme révolutionnaire d’avant 1914, le mouvement makhnoviste en Ukraine au lendemain de la révolution d’Octobre et l’action de la Fédération anarchiste ibérique pendant la guerre d’Espagne, fait encore partie ou, tout au moins, tente de continuer de faire partie du tableau idéologique de la fin du XXe siècle. Peut-être faudrait-il mentionner également la survivance d’un certain anarchisme chrétien dont l’idée-force est constituée par la « non-violence ». Quant à l’anarchisme littéraire tel qu’il se manifestait dans certaines revues de la fin du XIXe siècle, il appartient à la Belle Époque, dont il reflète l’individualisme exacerbé.

2. Conceptions politiques

Le contrat anarchiste

L’anarchisme répudiant toute idée d’autorité comme étant contraire à la notion de la liberté individuelle, il lui apparaît que l’ordre et la justice, dont il ne nie aucunement la nécessité pour la cité, doivent reposer sur un contrat librement conclu entre les intéressés. Les clauses d’un tel contrat, profitables à tous les contractants, sont observées tout aussi librement. Ce contrat anarchiste se situe à l’opposé du contrat social de Rousseau. Proudhon démontre, en effet, dans son Idée générale de la révolution au XIXe siècle, que le contrat de Rousseau, loin d’être social, est responsable de la tyrannie étatiste à laquelle aboutissent toutes les démocraties. Le contrat social de Rousseau ne concerne que le pouvoir politique ; il le renforce en lui donnant pour appui la souveraineté d’une volonté générale qui n’est d’ailleurs que celle d’une majorité opposée le plus souvent à la volonté particulière. Le contrat social, du fait qu’il néglige la vie sociale et économique, est un contrat sans contenu, un contrat qui autorise tout arbitraire et qui équivaut à une aliénation consciente et organisée. « C’est, en un mot, à l’aide d’une supercherie savante, la législation du chaos social, la consécration, basée sur la souveraineté du peuple, de la misère. Du reste, pas un mot du travail, ni de la propriété, ni des forces industrielles que l’objet du contrat social est d’organiser. Rousseau ne sait ce que c’est que l’économie. Son programme parle exclusivement de droits politiques, il ne reconnaît pas de droits économiques. » Le contrat tel que Proudhon l’envisage, loin d’être le résultat d’une abstraction politique, est issu de libres débats où les intéressés engagés ont fini par se mettre d’accord ; il est modifiable au cas où les intérêts subiraient des changements. Ce n’est pas un contrat unique, contraire par définition à la complexité et à l’hétérogénéité de la vie sociale, mais un ensemble illimité d’accords contractuels qui correspondent le plus possible aux mille nécessités de l’individu. Enfin, l’abandon de la liberté individuelle au profit du contrat n’est pas seulement provisoire, il est aussi partiel. Alors que Rousseau exige au nom du contrat social « l’aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté », Proudhon précise qu’en concluant un contrat chaque contractant doit recevoir au moins autant qu’il donne et qu’en dehors des obligations rigoureusement délimitées qui découlent des clauses du contrat il continue à jouir de sa pleine liberté et de sa souveraineté.

Le fédéralisme

La multiplicité des contrats se traduit par le fédéralisme, appelé à remplacer l’organisation étatique. Une infinité de contrats s’engendrant les uns les autres et s’équilibrant d’autant plus facilement qu’ils ne sont point immuables ni définitifs, soit sur le plan professionnel, soit sur le plan régional, soit encore sur le plan national et même international, voilà un édifice d’apparence chaotique et incohérente.

Mais, grâce au maintien à tous les échelons du principe de l’autonomie de la volonté individuelle, on doit aboutir à une union librement consentie dont la solidité est certainement supérieure à celle d’une union obtenue par la force. « Le principe appelé, selon moi, à régir la politique moderne, écrit Proudhon dans Fédération et Unité en Italie, n’est autre que le principe de fédération, corollaire de celui de la séparation des pouvoirs, lequel à son tour est la base universellement reconnue de tout gouvernement libre et régulier, à plus forte raison de toute institution républicaine, et a pour opposé le principe de l’agglomération des peuples et de la centralisation administrative. » Et Bakounine de prophétiser : « Quand les États auront disparu, l’unité vivante, féconde, bienfaisante, tant des régions que des nations, et de l’internationalité de tout le monde civilisé d’abord, puis de tous les peuples de la terre, par la voie de la libre fédération et de l’organisation de bas en haut, se développera dans toute sa majesté. »

L’antidémocratisme

Le fédéralisme anarchiste, c’est-à-dire la recherche perpétuellement renouvelée d’un équilibre entre des groupements distincts, implique le rejet absolu de toute forme de gouvernement à tendance synthétique et unitariste. D’où une hostilité déclarée à l’égard de la démocratie issue des principes de la Révolution française et, en particulier, à l’égard de tout jacobinisme. Stirner insiste sur l’aggravation de la servitude provoquée par le passage de l’Ancien Régime à la nation souveraine, fille de la Révolution française. Sous l’Ancien Régime, le pouvoir monarchique ne s’exerçait pas directement sur les sujets. C’est la corporation qui s’intercalait comme élément médiateur entre le roi et le peuple. L’homme dépendait d’abord d’un groupe social, en sorte que le prétendu « absolutisme » était en fait limité par d’innombrables pouvoirs secondaires. Mais du jour où la nation s’institua souveraine, le sujet entra en dépendance directe vis-à-vis du pouvoir. Le règne des privilèges de l’Ancien Régime se transforma en un règne du droit, contre lequel nul ne pouvait désormais s’insurger. Ainsi, l’esclavage extérieur de l’Ancien Régime est devenu un esclavage intérieur, c’est-à-dire un esclavage dont nous reconnaissons nous-mêmes la légitimité. Proudhon, de son côté, accuse la Révolution française d’avoir engendré la lutte des classes. Après l’abolition des castes, les anciens ordres hiérarchiques, qui avaient assuré l’organisation du travail, se sont dissous sans que de nouvelles structures soient venues les remplacer. Il en est résulté l’exploitation capitaliste qui ne semble laisser aux pauvres d’autre issue que la révolte. Dans le domaine politique, l’esprit monarchique combattu par la Révolution française a d’ailleurs été ressuscité par Robespierre, disciple de Rousseau. La journée du 31 mai 1793, date à laquelle Robespierre écrasa les Girondins, a mis fin à l’inspiration communaliste et fédéraliste de la Révolution. C’est à partir de ce moment que triomphent à nouveau les traditions autoritaires et étatistes de l’Ancien Régime. L’optique historique de Proudhon amène Bakounine à mettre en parallèle la lutte de Robespierre contre la Commune de 1793 et celle des autoritaires, des étatistes, contre ses propres conceptions fédératives à l’intérieur de la Ire Internationale.

L’abstentionnisme

Antidémocratique par essence, l’anarchisme se dresse avec vigueur contre l’illusion néfaste du suffrage universel. « Religion pour religion, écrit Proudhon dans La Justice, l’urne populaire est encore au-dessous de la sainte ampoule mérovingienne. Tout ce qu’elle a produit a été de changer la science en dégoût et le scepticisme en haine. » Le bulletin de vote souffre, en effet, aux yeux des doctrinaires anarchistes, d’un double vice. D’une part, il met les électeurs à un niveau qui est établi le plus souvent par le mensonge et la fourberie des politiciens ; d’autre part, il dépouille les électeurs de leur pouvoir, le système parlementaire reposant sur la délégation des pouvoirs consentie entre les mains des députés, et non pas sur la simple représentation d’une volonté dont les députés seraient chargés. Ainsi Émile Pouget, anarchiste et syndicaliste révolutionnaire, fait bien ressortir la différence entre le syndiqué, qui préserve son droit de contestation et l’électeur, qui y renonce. « L’individu, précise-t-il, est la cellule constitutive du syndicat. Seulement, il ne se produit pas pour le syndiqué le phénomène dépressif qui se manifeste dans les milieux démocratiques où, le suffrage universel étant en honneur, la tendance est à la compression et à la diminution de la personnalité humaine. Dans un milieu démocratique, l’électeur ne peut user de sa volonté que par un acte d’abdication : il est appelé à « donner » sa « voix » au candidat qu’il souhaite avoir pour « représentant ». L’adhésion au syndicat n’implique rien de semblable et le plus pointilleux n’y pourrait découvrir la moindre atteinte à la personnalité humaine ; après comme avant, autonome il était, autonome il reste. »

3. Conceptions sociales

L’associationnisme

Parmi les nombreuses utopies sociales qui s’inspirent de la ferme volonté de préserver la souveraineté absolue de l’individu, relevons d’abord l’associationnisme de Stirner. L’auteur de L’Unique et sa propriété établit une différence fondamentale entre la société telle qu’elle existe et l’« association » dont il prône l’avènement. La société se dresse face aux individus ; elle est située en dehors et au-dessus d’eux. Elle apparaît comme quelque chose de définitivement établi, de stable, voire de sclérosé. Abusant de sa souveraineté, fictive il est vrai, mais non moins réelle tant que les hommes ne se rendront pas compte qu’elle est pétrie de leurs mains, la société entrave, déforme et anéantit la volonté individuelle. L’association, en revanche, est la rencontre passagère, l’union instable et perpétuellement modifiée des individus, qui n’en perdent jamais le contrôle. L’association demeure soumise à la souveraineté des « Moi » ; sa durée est fonction des services qu’elle leur rend. Elle se dissout dès qu’elle devient inutile. Les rapports interpersonnels retrouvent ainsi un cadre qui leur est approprié. Dans la société, qui est une abstraction, les hommes éprouvent l’un pour l’autre un amour « humain », c’est-à-dire un amour qui n’a pas pour objet l’individu particulier, mais l’homme abstrait et normatif. Or cet amour, qui participe du caractère transcendant de la société, se transforme facilement en haine et justifie toutes les persécutions contre l’individu particulier qui ne consent pas à se confondre avec l’image qu’on se fait de l’homme en général. L’association, en revanche, repose sur l’amour « égoïste », c’est-à-dire sur un amour qui considère l’autre comme un objet de satisfaction égoïste, comme « une nourriture offerte aux passions du Moi ». La différence entre la société et l’association réside donc essentiellement dans un changement d’optique : la société telle que nous la connaissons est maintenue, mais interprétée d’une manière individualiste. L’associationnisme stirnérien, pure construction de l’esprit aux données exclusivement morales, a trouvé un écho complaisant auprès de certains anarchistes individualistes de la Belle Époque.

Le « mutuellisme »

Proudhon s’efforce d’inscrire la défense de l’autonomie individuelle dans le cadre de la réalité sociale elle-même. Or, pour ce faire, il lui faut lutter contre le pouvoir oppresseur et démoralisant du capital. Afin de l’évincer de la vie sociale et économique, il envisage la suppression du numéraire et la gratuité du crédit et de l’escompte. L’argent sera remplacé par des billets de crédit gagés sur des produits dont la valeur est fonction du travail qu’ils représentent, le crédit et l’escompte ne seront plus du ressort des banques capitalistes qui, par des intérêts élevés, prélèvent la part léonine du travail, mais confiés à une société mutuelle, c’est-à-dire réciproque, des producteurs. La Banque du peuple, fondée par Proudhon en 1848, repose ainsi sur un double principe : d’une part, la banque constitue son capital en émettant des actions qui seront souscrites par ses clients ; d’autre part, l’intérêt des sommes prêtées par la banque est réduit au taux strictement nécessaire pour couvrir les frais d’administration, c’est-à-dire 0,50 ou même 0,25 p. 100. Grâce à ce système, que Proudhon qualifie de mutuellisme, on pourra procéder à une sorte de « liquidation sociale », à savoir au rachat des terres par les fermiers et à la substitution de compagnies ouvrières aux industriels, sans qu’il faille recourir à une expropriation violente. Mais deux mois après avoir déposé les statuts constitutifs de cette institution appelée à fonder la liberté politique et industrielle, Proudhon est frappé d’une condamnation et contraint à l’abandon de son projet. Pourtant le mutuellisme proudhonien, sous son double aspect de l’échange et du crédit, aboutit par la suite, non seulement en France mais aussi en Angleterre et surtout aux États-Unis, à la création de coopératives et de sociétés de secours mutuel.

Le communisme

Alors que Proudhon, loin de condamner la propriété privée, soutient que la possession constitue la base même de la liberté individuelle, les anarchistes communistes suppriment la propriété en affirmant que, née de l’injustice, elle l’engendre à son tour. Or, le rétablissement de l’égalité économique et sociale sera obtenu non pas à la suite d’une intervention étatique quelconque, mais grâce à la spontanéité révolutionnaire. Surenchérissant sur les socialistes qui promettent « à chacun le produit intégral de son travail », les anarchistes communistes réclament « le droit à la vie, le droit à l’aisance, l’aisance pour tous ». Kropotkine, dans La Conquête du pain, appelle les non-possédants à l’expropriation violente. « Les paysans chasseront les grands propriétaires et déclareront leurs biens propriété commune, ils démoliront les usuriers, aboliront les hypothèques et proclameront leur indépendance absolue. » À l’opposé de Malthus, pour qui la population s’accroît bien plus vite que la production agricole, Kropotkine fait confiance à la science capable d’augmenter les ressources à l’infini. Le problème social se ramène donc en fin de compte à un simple problème de répartition Eu égard à l’abondance des biens, cette répartition se fera, non selon les capacités, mais selon les besoins de chacun. L’ère anarchiste aura pour devise : « Prenez ce qu’il vous faut. » Le travail, dont la durée quotidienne sera réduite à quatre ou cinq heures effectuées par tous les adultes de vingt à quarante-cinq ou cinquante ans, suffira pour assurer largement la vie matérielle de tous, étant donné qu’il sera « infiniment supérieur et autrement considérable que la production obtenue jusqu’à l’époque actuelle, sous l’aiguillon de l’esclavage, du servage et du salariat ».

4. Conceptions morales

La culture de soi-même

L’anarchisme ne cesse de provoquer des résonances irritées, l’exaltation frénétique de l’individu semblant, en effet, justifier la licence la plus effrénée. Or, tout au contraire, l’éthique anarchiste développe le sens de la responsabilité individuelle bien plus qu’elle ne prédispose à un relâchement moral où l’individu au lieu de s’affirmer finit par sombrer et disparaître. C’est parce qu’il est convaincu que l’émancipation personnelle ne pourra résulter que d’un travail de perfectionnement intérieur continuel que l’anarcho-syndicaliste d’avant 1914 attache un tel prix à la « culture de soi-même ».

La liberté

L’anarchisme s’efforce en outre d’inscrire l’autonomie personnelle dans un cadre social ; il est ainsi amené à rejeter toute liberté purement individuelle. Chacune des libertés individuelles se suffisant à elle-même et tirant son origine d’elle-même, la liberté de chacun ne peut, en effet, se manifester qu’en niant celle de tous les autres ; elle constitue la base de cette morale aristocratique du mépris qui ne laisse à l’homme d’autre issue qu’un individualisme forcené. Pour l’anarchisme, en revanche, la liberté de chacun se confond avec la liberté de tous. « Tout ce qui est humain dans l’homme, précise Bakounine, et, plus que toute autre chose, la liberté, est le produit d’un travail social, collectif. Être libre dans l’isolement absolu est une absurdité inventée par les théologiens et les métaphysiciens. » C’est pourquoi la solidarité est le chemin le plus sûr qui mène vers la liberté. La révolte anarchiste, loin d’opposer les hommes, les rapproche, puisque, d’un commun accord, ils luttent contre l’abstraction étatique qui les opprime tous en empêchant le fonctionnement normal de la société. « La loi de la solidarité sociale est la première loi humaine, précise encore Bakounine, la liberté est la seconde loi. Ces deux lois s’interpénètrent et, étant inséparables, elles constituent l’essence de l’humanité. Ainsi, la liberté n’est pas la négation de la solidarité ; au contraire, elle en est le développement et, pour ainsi dire, l’humanisation. »

Socialisme et anarchisme

Le socialisme et l’anarchisme se rencontrent dans une hostilité commune à l’égard de l’État ; tous deux en réclament la disparition. La différence ne porte que sur la manière de l’envisager. Engels, dans un passage de L’Anti-Dühring cité par Lénine dans L’État et la Révolution, la situe dans une perspective historique : « Le prolétariat s’empare du pouvoir d’État et transforme les moyens de production d’abord en propriété d’État. Mais, par là, il se supprime lui-même en tant que prolétariat, il supprime toutes les différences de classe et oppositions de classe, et également l’État en tant qu’État […]. Le gouvernement des personnes fait place à l’administration des choses et à la direction des opérations de production, l’État n’est pas « aboli », il « s’éteint ».

Selon la doctrine marxiste, le dépérissement de l’État ne se produit donc pas du jour au lendemain. Lorsque le prolétariat aura pris le pouvoir, lorsqu’il se sera emparé de l’appareil étatique, il lui faudra d’abord s’en servir afin de briser définitivement la puissance de ses ennemis. L’État continuera à exercer un pouvoir d’oppression, mais ce sera au bénéfice exclusif du prolétariat. Le chemin vers la société communiste sans État passe par la dictature du prolétariat. L’anarchisme, en revanche, ne cherche pas à surmonter l’antinomie entre l’État et la société. À la conquête de l’État il préfère le rejet total d’un pouvoir qu’il estime étranger à l’essence véritable de l’homme, au dépérissement progressif de l’État sa disparition brutale et immédiate. Inférieur au socialisme scientifique en ce qui concerne l’efficacité politique, l’anarchisme, en vertu même de ce sens de l’homme qui l’anime, peut se prévaloir à son égard d’un certain droit de contestation. Max Stirner s’élève contre tout collectivisme : l’État libéral a laissé à l’individu un dernier domaine où se réfugier, la propriété privée ; or voici que le communisme le réclame pour la société ; désormais la sacro-sainte société possède tout, l’individu ne possède plus rien ; le communisme est le règne de la « gueuserie universelle ». Proudhon accuse le système communiste de provoquer « la déchéance de la personnalité au nom de la société », de ressembler au « despotisme oriental », à « l’autocratie des Césars », et de réaliser pour son compte, étant une sorte de « religion nouvelle », « l’absolutisme de droit divin ». Dès 1866, Bakounine prévoit que l’État despotique mis en place par le communisme d’État fera naître « une classe exploitante de privilégiés : la bureaucratie ».

Si l’anarchisme en tant que mouvement social s’est quasi éteint après la Seconde Guerre mondiale, ce sont surtout ces avertissements lancés au XIXe siècle, matérialisés par les errements des démocraties populaires et du communisme, qui ont permis aux idées anarchistes de conserver une certaine pérennité. Le fédéralisme, l’ordre pluraliste, l’organisation de bas en haut pourraient s’inscrire dans la recherche de cadres sociaux et économiques favorables à la dynamique du groupe et la non-directivité.

Old par igor le 07 Jan 2004

The Argentic Effect



MISS CHLOE I PRESUME ?

Old par JLB le 11 Sep 2004

john balance est mort

et la mort ça doit être comme une table de restaurant

j’ai vu la mort à l’oeuvre au flam’s

le flam’s c’est bien on bouffe à volonté

c’est un peu le flunch de la tarte flambée

à côté de notre table y’avait des gens

ils fumaient ils parlaient fort de ce qu’ils avaient lu dans les inrockuptibles

ils buvaient de la bière et ils bouffaient à volonté

et ils fumaient encore un coup

et puis ils ont payé et puis ils sont partis

quelqu’un est venu a débarrassé les assiettes

a froissé et récupéré les nappes en papiers recouvertes de miettes

est parti

est revenu

napper les tables de papier neuf

disposer les assiettes les couverts les verres propres

plier les serviettes

ranger les serviettes en cône dans les verres à pied

d’un coup ça a été comme si les autres mecs n’avaient jamais existé

comme si leurs visages

leurs discussions de cinéma

leurs banalités leurs rires leur fumée de cigarette qui nous faisait chier

n’avait jamais eu lieu

ailleurs que dans notre imagination

la table est restée un court moment

comme ça

d’autres gens sont arrivés une famille ils se sont assis à la place des autres

des disparus

ils se sont assis sans rien savoir des discussions

des cigarettes des bières

des miettes sur les nappes en papier des tâches sur les serviettes

il se sont assis sans rien savoir de rien ils ont choisi ils ont commandé

bientôt eux aussi finiraient

paieraient

finiraient oubliés

nous aussi bientôt devrons partir

nos nappes en papiers seront remplacées

on ramassera nos miettes

on les jettera à la poubelle

d’autres gens nous remplaceront nous

d’autres miettes remplaçeront les nôtres

e-lugubration

A l’aube, dans la rue du conventionnel, les corbeaux résonnent.

tchin tchin



(qu’est ce je trinque…)

Avalanche

ils sauront me trouver avec leur coordination acoquinée depuis peu

// spOkème vibriOn //

« … un pied dans l’eau ouh !

c’est froid la mer

et puis chaud ta bouche

toutes voiles dehors

toutes voiles je trouverai

même si je n’ai que l’allure

de tes doigts sur ma poitrine

l’allure de ta nuque

qui se penche et vite

pour regagner la sortie

l’escalier

pas un mot pardon !

l’escalier métallique

et de bois après le concert le

concert et l’orchestre qui

remet de l’ordre dans ses feuillets

ses instrument et les autres qui

partent aussi mais me

frôlent sans me faire

sans me faire croire l’amour

qu’un doigt porte à l’ongle

de mes seins je virevolte

et les échancrures les mouettes

flottent comme une rafale sur l’eau

les genoux les cuisses le maillot

ça y est je vais y aller

mousse plastique

prendre le risque

il y avait un pont ici avant

un pont il y avait là… »

Old par Gu. le 23 Jan 2004

Maybe she is car( )oline – Communiqué

par la présente, je renonce à la gloire et au sexe inhérents à la publication en ligne d’un journal intimiste et beau

la chambre des demoiselles fermera définitivement ses portes le samedi 31 janvier,

d’ici là, c’est initiation à la retraite anticipée, classe

Old par igor le 16 Jan 2004

butt just explore

Minuit pile

Old par igor le 19 Jan 2004

« Il en est du véritable amour comme de l’apparition des esprits :

tout le monde en parle mais peu de gens en ont vu. »

(Maximes, La Rochefoucauld)

In The Mouth Of Madness

Old par igor le 22 Mar 2004

where’s the blue color?

stop watching OUTside, be IN!

   

Because the blue of the sky

disappeared for an unspecified duration,

we advise you a solution of replacement:

change the window by which you look at

and find blue INside INternet wINdow

Old par LiLi le 12 Déc 2004


Old par Gu. le 27 Juin 2004

le récitant : je suis le nouveau messie.

Old par igor le 12 Avr 2004

Oyez

Cher ami calme

Comme prévu ce lundi je part a la chasse au nuage

(ci joint un exemplaire de la bete, apperçu dans l’arriere pays niçois).

J’emmene mon fidele Kiglouss, dont le flair legendaire

et le flegme en toutes circonstances ne sont plus a prouver.

Nous serions ravis de vous accueillir

mais prenez la peine de nous prevenir

le plus tot possible

tout de meme.

Amicalement votre.

S.

décembre assez !!!

Old par -- Zan le 10 Déc 2004

Que ce soit Rio, Paris, New York, les Dardanelles

On ne peut résister longtemps quand on entend venir le cha cha cha

Rythme tropical aux senteurs d’ambre et de cannelle

Emporte-nous bien loin de tout dans l’allégresse et dans la joie

Cha cha cha, cha cha cha, ah non vraiment, on n’est pas forts

Cha cha cha, cha cha cha, Mozart ne méritait pas ça

Old par M. Fox le 21 Déc 2004

étonne moi

Old par Gu. le 31 Mar 2004

NOBODY AFTER DANIEL FOUCARD


Old par JLB le 26 Mar 2004

Sponsors Product checked bY MONPASponsors Product checked bY MONPASponsors Product checked bY MONPA

Old par Gu. le 25 Jan 2004

LA PEAU DU VENTRE BIEN TENDUE

Assis autour d’une table sous les spots qui dégageaient une chaleur bien

moins artificielle que les sourires qui s’échangeaient entre eux, ils discutaient

en prenant des inspirations biens profondes ou des expirations concernées. Chacun

y allait de son petit commentaire : qui baise avec qui, l’un sur le Palace,

l’autre sur la növo, l’une sur le punk, l’autre sur Warhol… et tous se délectaient

de l’excellence de la soirée, name-droppant, private-jokant,

donnant un air vicié et suffisant à leurs propos périmés, anagrammes de Prosper Merimée, deux litres de Sancerre et un camembert bien fait.

Old par To le 21 Nov 2004

FROMAGE A MALEVICH

Old par To le 04 Déc 2004

R.I.P.

his pocket was full of kryptonite

Old par To le 11 Oct 2004

the handsome devils

milieu de la nuit, écouter des chansons d’amour à deux balles, un (ou deux) connard(s) chez pascal, mais tenir le choc, ne pas éclater de tronches à coups de docs et écouter ewan chanter son amour pour nicole sachant que tout cela finira mal. imaginer ce petit village sur la colline, regarder courir nos enfants en bas de la pente, rire et puis danser. plus tard, se retrouver et se blottir pour faire s’écarter les monstres « de sous le lit ». l’amour n’est il juste un jeu que l’on peut jouer sans s’y blesser (don’t leave me this way), un jeu que l’on peut quitter à tout moment sans y laisser au moins sa mise de départ (we can be heroes) ? just for one day…
Old par igor le 05 Avr 2004

Old par igor le 12 Avr 2004

anihilation réciproque||conséquences de l’existence||mondes intermédiaires–


fig. 2.3 – il y aura toujours des commodes de toute façon



La terre est triche hélas et j’ai vu tous les ivres

« Je tourne en rond et je suis une pointe: grotesque!

Si je ne descends pas dans la rue tout de suite, je deviens fou.

Je me lève; je mets un manteau en sifflant.

Mais alors? Je ne suis rien si une chanson

peut me distraire de moi-même; où suis-je à ce moment-là?

Ma vie n’est peut-être qu’une parenthèse.

Ouvrons la fenêtre.

Ah !. si je pouvais entremêler mes pensées

avec la précision qu’ont les angles des rues au carrefour !

Mille variétés! Je sens que c’est possible

et je me sens soulevé: cet homme qui passe

et moi si haut, le vent qui passe ronfle en moi

comme en une coquille. Je suis emporté, je m’évade en fumée

au-dessus de moi. Un triple saut périlleux.

Je suis dans la rue, mort.

Mais je regarde la petite fumée qui s’élève…

Tout cela est faux. »

(Paul Méral)

Old par JLB le 10 Mar 2004

Minuit pile

Old par igor le 03 Jan 2004



















AutoPopArt (global web performance)

???

joker

lotus, ctgr - wuKnows

Nous allons pourtant rester vigilants et mobilisés. Vigilants car nous voudrions être convaincus que le Président de la République et le gouvernement, qui viennent de changer de cap si brutalement, sont définitivement acquis à l’importance de ce dossier pour l’avenir du pays. Mobilisés, car nous devons maintenant réussir le plus difficile : faire en sorte qu’en s’appuyant sur ce mouvement historique, la recherche française retouve les moyens d’une nouvelle ambition. Les scientifiques et l’ensemble de la société civile ont une grande responsabilité vis à vis de l’avenir, pour analyser les conditions du développement d’une société de la connaissance qui sera, n’en doutons pas, la marque des pays libres de demain. Les Etats Généraux de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur sont une occasion exceptionnelle de refonder, dans un moment historique particulier, la place de la recherche dans le dispositif national. Il n’y faudra ni frilosité ni repli sur soi, mais beaucoup d’audace au service du plus grand nombre.

Old par M. Fox le 08 Avr 2004

 
 

 
 
Old par Gu. le 17 Fév 2004

bougez pas, je reviens

qu’est-ce que Dogra Magra ?

« Je voulus crier encore…… mais je ravalai mon cri au fond de ma gorge, par peur du silence encore plus lugubre qui suivrait…… »

DOGRA MAGRA

Kyûsaku YUMENO

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