C’est toujours la même chose

Même Histoire, même parcours

Mêmes mots, mêmes roses

Mêmes yeux de velours

J’aime pas l’amour

A chaque fois voilà

C’est r’parti pour un tour

Les chabadabada

Sur la plage de Cabourg

 

J’aime pas l’amour

Et ces « Main dans la main »

Et ces « toujours toujours »

On connaît le refrain

Un petit air balourd

Des paroles de rien

Même pas d’Aznavour

C’est dire si ça craint

J’aime pas l’amour

J’crois pas au prince charmant

Le coq dans la bass’cour

Ses blablas, c’est du flan

Et ça manque d’humour

 

J’aime pas l’amour

En v’la du baratin

Tout gluant de glamour

C’est du Pascal Jardin

Dans ses plus mauvais jours

J’aime pas l’amour

Et la main dans la main

C’et pour toujours toujours

Il est beau le vaurien

Le gentil troubadour

Dès le lend’main matin

Il ressemble à Gainsbourg

C’est dire si ça craint

J’aime pas l’amour

Si tu crois me séduire

Ah ce que tu te goures

Je suis sourde au désir

 et le désir rend sourd

J’aime pas l’amour

Pas de main dans la main

Pas de toujours toujours

On sait s’que ça devient

C’et un compte à rebours

Avant le coup d’surin

Des adieux sans retours

Des Valmy, des Verdun

Et des chagrins d’amour

Old par -- Zan le 05 Avr 2004

Où il est question de la disparition d’Igor Tourgueniev.

De la triste histoire de la fusion d’Igor Tourgueniev avec un lapin mutant

Et maintenant qu’une embellie se fait jour sur le front moral

et qu’une muse consentante daigne presque se soulager sur le haut de mon crâne,

des tendons, ligaments, ou quelque articulation à la con, ont décidé

de m’interdire l’accès aux interfaces, en s’enflammant sans raison sinon

celle bien vicelarde d’exciter mon nevraxe jusqu’à incandescence. Un excès de calcium

ou une contrariété spongieuse, certes ça change des verrous mentaux ou des fatigues

neuronales, et les psychotropes y gagnent en composants pharmaceutiques – mais merde

c’est quand même pas de bol.

Ou alors qui sait, tranchez-moi les deux bras et j’écris une encyclopédie.

Old par ... le 01 Déc 2004

Chloé : bouhou.

Old par igor le 05 Avr 2004

[FREAKSHOW] / 4

lire l’épisode précédent

(ENCORE DU PAYSAGE)

au bout d’un moment, ça change. la monotonie de la ville ruine et de la route usée est remplacée par une d’autres monotonies, la rase campagne et pour finir la forêt.

la forêt : épaisse, sombre, silencieuse. dans le bus, les passagers sont le visage tourné à la fenêtre. leurs yeux reflètent encore de l’angoisse. à l’avant, le cyclope est bloqué en pilotage automatique ; le nain pendant ce temps lit une revue porno. le bus roule ainsi une heure dans la forêt. les arbres sont de plus en plus bossus, tordus, le tronc grélé de cancers parfois énormes, les branches sèches et tourmentées. la route disparaît sous l’humus, puis la boue. à divers moments, le bus patine.

au bout d’une heure, le bus sort enfin de la forêt. le spectacle est tel, que quelques passagers s’exclament.

dans la nuit éclairée d’étoiles très blanches, une lande craquelée s’étend à perte de vue ; de partout de bus arrivent, sortant de la forêt. la forêt, d’une largeur inconcevable, occupe tout l’horizon ; en face, là où vont les bus, une muraille, qui occupe elle aussi tout l’horizon. les bus arrivent en masse, s’organisent en file. au fur et à mesure, les passagers se rendent comptent que la muraille, très haute, est percée de larges portes. comme une sorte assez rudimentaire de sortie d’autoroute.

le bus s’engage dans la file.

il roule au pas. le froid commence à siffler à l’intérieur. il achève de démoraliser les passagers, tout comme la vision des autres bus, des autres passagers, achèvent de les démoraliser.

konsstrukt vous aime

juste une bonne année à tous par ici
et merci à O&J, A et A pour l’accueil
le 31 et à vous d’être plus ou moins
comme vous êtes ne changez pas trop
sauf vos trucs pas drôles et encore
faut pas trop en demander sinon il
faudrait que je change les miens et
les bonnes résolutions c’est pas trop
mon truc surtout avec le froid qui
règne en maître dehors et comme ni
dieu ni maître enfin voilà je crois
que l’essentiel c’est genre vous
souhaiter de l’amour parce que le
bonheur c’est surfait et que je ne
fais plus confiance à ce qu’on peut
acheter sauf le tourguenisme mais
c’est de toute façon trop cher pour
ce que c’est. et voilà. bises. Igor.

Old par igor le 03 Jan 2004

Mâ vit d’artistes


Old par M. Fox le 18 Jan 2004

Reboot Required

Some of the updates that were just installed require that you reboot your machine now. Please save all unsaved data and then press the OK button to reboot your machine.

Your IP was logged

Ladies and Gentlemen,

Downloading of Movies, MP3s and Software is illegal and punishable by law.

We hereby inform you that your computer was scanned under the IP 61.80.199.36 . The

contents of your computer were confiscated as an evidence, and you will be indicated.

You get the charge in writing, in the next days.

In the Reference code: #12290, are all files, that we found on your computer.

The sender address of this mail was masked, to fend off mail bombs.

– You get more detailed information by the Federal Bureau of Investigation -FBI-

– Department for « Illegal Internet Downloads », Room 7350

– 935 Pennsylvania Avenue

– Washington, DC

Old par igor le 13 Fév 2004

death-ambre

!4002 ceva essinif ne no’uq

Old par Gu. le 12 Déc 2004

gyrophares crus

No, I’ve never had a job, because I’m too shy…

Old par igor le 30 Mar 2004

je ne savais plus comment rentrer par ici

je devrais peut-être changer de nom…

Old par Gu. le 30 Sep 2004

je deteste le lundi


NEW YORK (AFP) – Le clavier d’ordinateur, la souris et le combiné téléphonique

d’un employé de bureau sont des nids à microbes, bien davantage

que le siège des toilettes, révèle une étude de l’Université d’Arizona (sud-ouest),

qui recommande la désinfection régulière des surfaces de travail.

En moyenne, un poste de travail peut être porteur

d’une quantité de germes microbiens 400 fois supérieure

à ce qu’on rencontre en s’asseyant sur les toilettes,

précise l’étude menée par le Dr Charles Gerba,

chercheur en microbiologie à l’université.

Sur chaque poste, le combiné téléphonique,

avec 25.127 germes recensés en moyenne,

le clavier d’ordinateur (3.295)

et la souris (1.676) sont les objets les plus sales.

Old par JLB le 13 Mar 2004

couleur

lotus, ctgr - café

Quand les écrans se piquent de capturer à leur tour

Touch the screen, Sadako viendra un jour

Gololed

Old par ... le 23 Déc 2004

chhapkattituD’ #2

chhapkattituD' #2

Old par Gu. le 03 Fév 2004

Petit "poussez"

Hier encore j’ai épousseté ton ombre avec phil et sophie.

Sur le mur d’en face collés, il y avait ces trous bleus et les étoiles de ta mêre…

Mais, alors, le tourguenisme ?

espace lisse[heccéité]



:: l O s t i n t r a n s l a t i O n ::

l’amour

c’est

comme

une

boîte

de chocolats

sans rien

dedans

mon

chéri

mon body after homère simpson

Des bulles, du champagne et des Cocos

Ca se passe dans l’air – ca se passe. Du monde, un t-shirt moulant, des bimbos from elles, des journalistes teknos, des filles qui parlent footbanging, au 6e au dessus de la salle de pelote basque-squash-tennis : WYSIWYG, tic-tactique, talons rivés au balcon, mix mix mix, buttifulled people, blonde blonde blonde – sex sex sex – va, vient, uni-son, flashback – hardcore sessions chaotiques & musimathiques. Retour au routeur ex – ex – ex, s’extraire, se taire, rouge, rouge, rouge, le ché sur le sac, cadeau, peine, pain, bouteille cassée, fracassé.

Old par To le 25 Nov 2004

ERASMUS

Ooooooh – arrêt

Avec vos pieds dans l’air et votre tête sur l’essai au sol ce tour et le tournent, ouais votre tête s’effondrera mais il n’y a rien dans lui et vous vous demanderez Là

où est mon esprit (3x)

La sortie dans l’eau la voient swimmin ‘ J’étais swimmin ‘chez les animaux de Carribean me cachais derrière la roche excepté les petits poissons mais ils m’ont indiqué que, il jure Tryin ‘pour me parler me me Là

où est mon esprit (3x)

La sortie dans l’eau la voient swimmin ‘? Avec vos pieds dans l’air et votre tête sur l’essai au sol ce tour et le tournent, ouais votre tête s’effondrera s’il n’y a rien dans lui et vous vous demanderez Là

où est mon esprit (3x)

Ooooh Avec vos pieds dans l’air et votre tête sur l’essai au sol d’Ooooh ce tour et le tournent,

ouais Ooooh Ooooh

Old par M. Fox le 18 Jan 2004

Vous avez 1664 nouveaux messages.

Old par To le 21 Mar 2004

joker

lotus, ctgr - wuHat

ULTIME

Demain, la fin

La fin demain

A demain la fin

La fin à demain

Demain, à la fin.

Fin, c’est le mot sur lequel se terminent avec une

unanimité inégalée les auteurs.

JACQUES RIGAUT

Old par JLB le 11 Avr 2004

the lovE.shoW

ctgr live performance at Troudair’s ! feb.14-2004

Taste it karaokE

-/ gimmie the mike ! I call the bishop ! /-

ploum ploum tralala

– Fini les retraits à la banque Amor…

– T’es dans le rouge ?

– Non. Me suis fait bouffer ma carte par un automate …

pardonnez-moi mais c’est plus fort que moi

il m’arrive d’oublier que je ne suis pas réel

&

Et Buddy est mOrtel

Old par Gu. le 18 Nov 2004

Orizons…

Old par -- Zan le 09 Nov 2004

Ongulé toi même…

On dit un orignal des orignals ou des orignaux on dit comment qu’on veux on dit aussi zébu donc cépamafote.

Tremblez, fausses moustaches et vibromasseurs!

john balance est mort

et la mort ça doit être comme une table de restaurant

j’ai vu la mort à l’oeuvre au flam’s

le flam’s c’est bien on bouffe à volonté

c’est un peu le flunch de la tarte flambée

à côté de notre table y’avait des gens

ils fumaient ils parlaient fort de ce qu’ils avaient lu dans les inrockuptibles

ils buvaient de la bière et ils bouffaient à volonté

et ils fumaient encore un coup

et puis ils ont payé et puis ils sont partis

quelqu’un est venu a débarrassé les assiettes

a froissé et récupéré les nappes en papiers recouvertes de miettes

est parti

est revenu

napper les tables de papier neuf

disposer les assiettes les couverts les verres propres

plier les serviettes

ranger les serviettes en cône dans les verres à pied

d’un coup ça a été comme si les autres mecs n’avaient jamais existé

comme si leurs visages

leurs discussions de cinéma

leurs banalités leurs rires leur fumée de cigarette qui nous faisait chier

n’avait jamais eu lieu

ailleurs que dans notre imagination

la table est restée un court moment

comme ça

d’autres gens sont arrivés une famille ils se sont assis à la place des autres

des disparus

ils se sont assis sans rien savoir des discussions

des cigarettes des bières

des miettes sur les nappes en papier des tâches sur les serviettes

il se sont assis sans rien savoir de rien ils ont choisi ils ont commandé

bientôt eux aussi finiraient

paieraient

finiraient oubliés

nous aussi bientôt devrons partir

nos nappes en papiers seront remplacées

on ramassera nos miettes

on les jettera à la poubelle

d’autres gens nous remplaceront nous

d’autres miettes remplaçeront les nôtres

WERNER, MON AMOUR

Old par To le 21 Nov 2004

enfin, des rideaux a la fenetre de votre chambre!

cher petit vous,

C’est avec plaisir que je pu constater l’autre soir

qu’enfin vous installates a votre fenetre favorite

ces rideaux si chers qu’a votre maman vous demandates de faire.

Il me sied de voir que

meme si vous continuez de nier m’avoir jamais aimée

vous vous etes enfin decidé a …

quand a moi

je ne vous dit pas oui ni non

car mon esprit grotesque

facétie sans cesse

depuis lors.

Igor est mort ?

Arrête de faire l’andouille avec ta casquette !

Uncanny ?

se reveiller avec une forte envie de panama…

en fait l’identité secrète de catwoman,

c’est d’avoir une entreprise d’agente secrète- filatures en tous genres

dans la banlieue de Nice et ses environs (les collines, les piscines)…

mais restons discrets

Old par -- Zan le 09 Oct 2004

( * ) °-

Old par Gu. le 12 Jan 2004

DCS1000

j’ai mouru

J’ai triste,

j’ai seule,

j’ai paumée,

j’ai nulle,

j’ai con quand j’ai tombé,

j’ai blues,

j’ai glauque,

j’ai cafard,

j’ai marre,

j’ai froid quand j’ai pleuré…

J’ai pas savoir toutes les nuits,

j’ai mouru tous les jours,

et j’ai plus croire à dans l’amour,

j’ai mouru tous les jours.

J’ai saoule,

j’ai sourde,

j’ai jolie,

j’ai triste,

j’ai folle,

j’ai compliquée,

j’écoute,

j’émerge,

j’ai souffrir,

j’ai triste,

j’ai seule,

j’ai mal…

J’ai pas savoir toutes les nuits,

j’ai mouru tous les jours,

et j’ai plus croire à dans l’amour,

j’ai mouru tous les jours.

AJ-AP

everybody’s got to learn (italian) sometimes…

kill me or…

Minuit pile

Old par igor le 26 Jan 2004

le récitant : rien encore.

Old par igor le 12 Avr 2004

Minuit pile

Old par igor le 06 Jan 2004

HIT THE TOP ?

This ain’t Tourgueniev

shooting star(t)

a star

is painting

on my screen

and #ff6600

is drawing also

Old par LiLi le 09 Déc 2004

le récitant : insérer ici un texte très long mais sympa sur le temps qui passe, moi je vais voir la fuite.

Old par igor le 12 Avr 2004

Un peu comme le chante brassens:

c’est bientot le 22 septembre

et dire qu’on s’en fout deja…

beahhh

sploch

Déclinaison

Après une longue réflexion

Après une longue réflexion, je me suis dit qu’il était bon pour ton moral que je participe à la restauration de ta confiance en toi.

Tu es désirable et les années que tu as traversées ont été un sombre gâchis de ce point de vue.

Ceci est une sorte de déclaration qui ne dit pas son nom ; c’est ce que je peux faire de mieux à l’instant et le prétexte de t’aider à reconstruire ta confiance en toi est le catalyseur de mon mouvement.

Mon désir s’est forgé petit à petit, au fur et mesure de tes confidences ; le fait d’écouter, de ne pas avoir à parler, permet d’observer et de réfléchir. Tu m’as séduit durant les rares, brefs et précieux moments pendant lesquels tu désarmes, lorsque ton indéfectible volonté cède le pas à tes sentiments : j’apercevais un instant, derrière la forteresse de ton exigence et de ta prestance, défendue par brillant esprit et une parfaite maîtrise de soi, une faible flamme qui avait d’être besoin protégée.

Je suis navré du média que j’utilise mais mon courage a des limites que je ne puis encore franchir.

Je sais aussi que ce n’est pas vraiment le moment, certainement trop tôt.

Mais au final, je suppose que c’est agréable de se voir courtiser, même si par ailleurs en écrivant ces quelques lignes je me rends bien compte que je te donne un sujet de (douces ?) préoccupations de plus.

MANIAKO-DEPRESSIV – blacklisté par NOBODY

le blog est une imposture de la bonne conscience collective
c’est du bullshit generator

la vie de ton chat
je m’en branle

y’a rien à la télé et tu t’emmerdes dans ton deux pièces cuisine ?
je m’en branle

tu n’aimes pas le Jean-Pierre Pernod 51
moi non plus et alors ?

bonne conscience collective
mon cul

juste une façon de faire du porno
sans montrer son cul

je préfère un beau cul
à ces misérables expressions quotidiennes

ces gamines qui se prennent en photo devant leur miroirs
qui parlent du prince charmant
en s’écrasant le clito à longueur de temps

ces mecs qui font wesh wesh dans la rue
mais qui préfèrent se branler par web-cam interposée

et ces trentenaires bobo-isés, lobo-bo-tomisés

je ne vais pas sur toutes ces pages parce que ça m’emmerde

les fées et les princesses sont à la mode
rêves de trentenaires
reloaded
to be or not to be
dans la matrice de la Warner ?

le mielleux et le bon sentimentalisme
ça me gave et j’y crois pas,
ça renifle le socialisme de la belle époque à 100 mètres
on roule à 60km/h sur la file de gauche
par habitude, par abandon
on crache sur sarko dans les dîners en ville
on parle de révolution, du grand soir…
il est bon ton shit

la vie en leasing…

foutez-moi le camp
j’ai d’autres plans d’avenir
cligno, rétro
prochaine sortie à deux bornes

la crise est passée par là
la dépression collective s’exprime
à travers les blogs justement

prenez des nouvelles de moi
mais ne m’appelez pas, je répondrai pas
tu veux savoir comment ça va ?
si tu as le haut-débit tu sauras tout sur moi
sinon tu peux envoyer un mail
je répondrais pas

tu es venu lire
tu repartiras sans rien dire
on se connaît
on se connaît pas
on s’est connu
mais on ne se reverra jamais plus
peu importe

vous me faites chier
à ne pas faire attention aux autres

vous me faites chier avec cet égoïsme
que vous jetez à la gueule des autres

ceux qui me manquent sont morts

les autres sont en vie
à attendre la catastrophe,
le suicide ? on l’avait pas vu venir…

vous me faites chier et je vous emmerde…
comme dirait l’autre
faites une dépression, une bonne un vraie !

je reste debout !

…à bon entendeur

Old par igor le 27 Jan 2004

Végétarien, tête de …

… de caillou qui flotte.

kit

hey brunie

je peux rentrer dans ta bouche

tu peux m’avaler

complètement

j’ai une particularité

à toi de la découvrir

après on jouera au mikado

après on fera l’amour

Old par -- Zan le 23 Déc 2004

Quoi ? Trois francs ?

Il semblerait que le plus difficile

Soit de trouver un

Juste

Equilibre


Old par M. Fox le 16 Jan 2004

alpha[-]oméga

« Plastic Tourguy » – Poupée en résine thermoplastique


Mardi matin, Oscar Berthelot se demande si sa journée va être aussi pénible que la précédente, il gratte son front et en retire la croûte d’un vieux comédon asséché. Il enfile ses pantoufles noires type espadrilles et se dirige vers la salle de bain. La rue est calme et Oscar Berthelot se traîne intégralement. Ses jambes sont lourdes de la soirée de la veille et ses souvenirs trop peu cohérents pour en tirer une quelconque satisfaction. Oscar Berthelot se déplace vers la machine à café et discute avec une amie, pas vraiment une collègue, qui mise tout sur une prudente victoire de la gauche et un renouvellement de la confiance des ménages. A la cantine il argumente en faveur d’un retour à mai 68, on opine, il est le chef de sa table mais il n’en reste pas moins assez troublé. A quatre heures Oscar Berthelot se permet une barre de chocomauve dans une tranche de pain, le verre de lait lui manque mais c’est déjà le soir et il se traîne à nouveau dans la rue, tête basse. Devant sa porte il s’arrête tout d’un bloc et regarde la paume de ses mains liées en manière de graal. Grondement, l’orage approche, Oscar Berthelot débarrasse la table et pose son assiette sur le rebord de la fenêtre. Il éteint la lumière et tente de trouver le sommeil, rêves de grosses femmes et de mains coupées.
Old par igor le 20 Sep 2004

« Molletonné ? Mon cul, oui.

– Je sais, c’est un peu comme essuyer des chaussures sur d’autres chaussures.

– Et couler hors du bocal.

– Quand ça sort du micro-ondes, c’est chaud ! Pas la peine de s’appeler Achille pour savoir ça !

– De la bouillie de bananes à peine finie.

– Ne rien perdre, crier, dormir.

– Du moment que ça se détache facilement … »

[FREAKSHOW] / 3

lire l’épisode précédent

(LES PORTES DE LA MORT)

le morts s’y rendent en bus. dans l’ancien temps, il y avait une charette, cette charette était tirée par une chèvre géante unicorne, et conduite par un cyclope débile, lui-même dirigé par un nain méchant qui le cornaquait avec des piques extrèmement pointues et lui hurlait des ordres directement à l’oreille ; mais les temps changent.

maintenant, un vieux bus pourri a remplacé la charette grinçante. l’étrange couple de conducteur est toujours là, lui, mais il y a un petit changement. maintenant, la cyclope est relié à la console du bus au moyens de cables électriques : un qui part du centre de son oeil, un autre de la base de sa nuque, un troisième de son plexus, un dernier de son coeur ; le nain, lui, est également relié par des fils au cyclope débile. il porte un casque qui recouvre ses oreilles massives et poilues, du casque partent deux fils, un de chaque écouteur, et ses fils vont se planter dans les tempes. là où ils traversent les poils raides et la peau, il y a une petite croute de sang séché.

l’intérieur de bus pue. il pue le vieux, la crasse, le pet, le vestiaire, le parfum de vieille, un mélange de tout ça. les vitres sont opaques de poussière. le nain n’a pas que ça à foutre, de le nettoyer, et de toute façon ceux qui l’empruntent ne l’empruntent qu’une fois, même si le voyage est un peu long.

le bus stoppe devant la placette devant l’église. lentement, les gens se mettent en branle, trop fatigués et trop angoissés pour être surpris. ils jettent à peine un regard éteint au cyclope inexpressif. le nain les toise, affiche un air lubrique quand passent les filles qu’il juge baisables, pour le reste il n’a que mépris.

il hésite à se palucher, finalement ça sera pour plus tard.

le bus est rempli. les presque soixante dix personnes ont trouvé une place. le bus se met en route, à l’intérieur personne ne parle. il n’y a pas de musique. quelques-uns regardent défiler le paysage.

(LE PAYSAGE)

pas grand monde ne regarde à travers les vitres sales du bus. tous les passagers sont moroses, livrés à leurs pensées. ils ressassent, avec hargne et tristesse, ce qui les a conduit là ; souvent, d’ailleurs, ils ne sont pas responsables de grand chose, et c’est aussi cette impuissance qui les ronge, tous.

dehors, un paysage de plus en plus monotone défile à vitesse régulière. à quatre vingt kilomètres heure.

d’abord la ville, de plus en plus grise. des immeubles de plus en plus vétustes, des banlieues de plus en plus tristes, pendant des kilomètres. et puis des maisons isolées, séparées les unes des autres par des landes sèches. les maisons semblent inhabitées, ou alors squattées. personne. il n’y avait personne dans les rues de la ville, il n’y a personne dans l’obscurité des maisons, personne dans l’obscurité de la lande.

et le bus roule un moment, un long moment. d’autres paysages, plus bizarres, se succèdent.

konsstrukt vous aime

— tes

——désirs

—————————— sont

désordre


Old par -- Zan le 18 Nov 2004

10

lex

hic!

III

Home sweet home

Regarde Julie !

J’ai apprivoisé une coccinelle !



La nuit dernière j’ai fait trois rêves en même temps (c’était le bordel).

Think pink!

Ce qui n’est pas donné est perdu

Ce que tu gardes est foutu

Ne retiens pas les chevaux de ta tendresse

Ce qui n’est pas donné est perdu

Ce que tu gardes est foutu

Nous chuchotent au fond du bois les violettes

Ce qui n’est pas donné est perdu

Ce que tu gardes est foutu

Ce qui n’est pas donné est perdu

Ce que tu gardes est foutu

Ce qui n’est pas donné est perdu

Ce que tu gardes est foutu

Ce mot de passe ouvre toutes les tendresses

Ce qui n’est pas donné est perdu

Ce que tu gardes est foutu

Qu’abonde au chapiteau un ton sans vermeil

Ce qui n’est pas donné est perdu

Ce que tu gardes est foutu

Ce qui n’est pas donné est perdu

Ce que tu gardes est foutu

Ce qui n’est pas donné est perdu

Ce que tu gardes est foutu

Le mec de tes lèvres arides, d’un peu de sève

Ce qui n’est pas donné est perdu

Ce que tu gardes est foutu

A honorer trois fois j’ourdis la princesse

Ce qui n’est pas donné est perdu

Ce que tu gardes est foutu

Ce qui n’est pas donné est perdu

Ce que tu gardes est foutu

Ce qui n’est pas donné est perdu

Ce que tu gardes est foutu

Va aux baisers comme on va à la fontaine

Ce qui n’est pas donné est perdu

Ce que tu gardes est foutu

Voilà le contrepoison des chants funèbres

Ce qui n’est pas donné est perdu

Ce que tu gardes est foutu

Ce qui n’est pas donné est perdu

Ce que tu gardes est foutu

(JL Murat)

Old par JLB le 11 Mar 2004

BALADE ORANGE
QUAND LES PROGRAMMES DE DIVERTISSEMENT TELEVISES SONT TERMINES - LA VILLE NE SE CONTENTE PAS D'ETRE VIDE - ELLE EST SILENCIEUSE - ET LES LUMIERES S'ETEIGNENT - COMME DANS LE COULOIR DE LA MORT - QUAND LA CHAISE ELECTRIQUE EST EN MARCHE -

Minuit pile

Old par igor le 14 Jan 2004

je préfère les émotifs cons

aux smileys

Old par -- Zan le 29 Nov 2004

et dire que c'était la ville de notre premier amour

Note reçue de mon precog :

Assez de réflexions stériles. Agissez ! Foncez ! Faites-vous beau, défragmentez votre cortex, téléchargez quelques plug-in de derrière les fagots, attaquez-vous au désherbage des plates-bandes, sortez de votre aquarium et plongez dans l’océan. Mais attention à votre orthographe : elle vous trahit. Surtout à votre âge. Et prenez garde aux anticyclones – un seul nuage, et hop, fini le bronzage. Et ne mangez pas trop de pizza.

chhapkattituD’ #1

chhapkattituD' #1

Old par Gu. le 01 Fév 2004

Old par Gu. le 21 Fév 2004

choose your color and see you there

Old par -- Zan le 21 Oct 2004

HOMMAGE A PETER USTINOV

Old par To le 29 Mar 2004

Les ombres sous la pluie"

Je me suis encore réveillé habillé ce matin. J’ai du mal à émerger. Je ne sais pas exactement où je me trouve.

Plus tard, le docteur un sourire apitoyé sur les lèvres vient me voir.

« Vous devriez tenir compte de mes avertissements. Je fais vraiment du mieux que je peux avec vous, vous savez ? »



« Vous avez des illusions suivies de pertes de conscience. »

Je l’écoute d’une oreille distraite ; en regardant la pluie ; je sais bien que je suis normal : ce ne sont pas des illusions. Comment expliquer ce que je vois, comment expliquer ces ombres sous la pluie ?

Peut-être me verrez-vous un jour dehors.

Nous serons entrain de danser sous la pluie.

Quand je vois mes amis dehors, je les rejoins.

pour pouvoir voler il faut croire en l’in(d)-(v)isible

 


 

Qui est-ce ?


Old par M. Fox le 04 Nov 2004

Bad trip à Amsterdam

le récitant : je suis à la fois la fin est le commencement.

Old par igor le 12 Avr 2004

Minuit pile

Old par igor le 21 Jan 2004

le récitant : rien ne vient…

Old par igor le 23 Mar 2004

« là ici »