Agorafocus:

1970: haaa, les bonnes vieilles seances de niquage collectif au coin du feu…

de nos jours, rien de tel que le chaleur d’un bon feu de bois de meubles en chene massif…

ce que j’aime ça

jouer la nuit avec tes cheveux et les fourmis cro-ondes.

la pop, ce éros…

[DEDANS/DEHORS] poésie brute

il est plus de dix heures

les voisins m’entendent crier

et puis je ne crie plus

je finis par m’endormir

papa s’endort aussi

maman dort depuis longtemps déjà

je ne dors pas assez longtemps

je me lève à six heures quarante cinq

j’ai douze ans

et je vais à l’école à pieds

je ne mange rien le matin

le matin papa et maman dorment

et moi je n’ai pas faim

de toute façon c’est pas souvent que j’ai faim

je sors de la maison à sept heures trente

je crois monsieur lopez

il habite juste en face de chez nous

il est divorcé

il ne se plaint jamais du bruit qu’on fait le soir

là il me dit bonjour

et il me fait son petit sourire

je descend les escaliers

au rez de chaussée je croise madame reigner

elle est retraitée

elle est vieille

elle a des cheveux blancs

elle me dit bonjour

dès fois elle me donne un bonbon

elle ne se plaint jamais

quand maman vient téléphoner en cachette

au docteur quand papa est au travail

et puis je vais à l’école

le maître il est gentil

quand je viens pas en cours parce que je peux pas bouger

il fait comme si j’étais pas absent

alors qu’il pourrait me punir

à dix heures je m’asseois dans mon coin

les autres ils se moquent de moi

ils disent des trucs sur moi c’est vraiment pas gentil

à midi je mange à la cantine

je ne parle à personne

quand je rentre à la maison

je croise monsieur poulet

monsieur poulet c’est le concierge

c’est lui qui sort les poubelles et qui rentre les poubelles

il habite juste en dessous de chez nous

lui non plus ne se plaint pas

alors qu’on fait plein de bruit au dessus de sa chambre

ils sont tous très gentils

nos voisins

un jour il y aura la police

qui viendra chercher mon papa

et me chercher moi aussi

ma maman pleurera

et les voisins parleront entre eux

[konsstruktVOUSaime]

DCS1000

Renoncer, enfin…

Moi je pensais que, comme tout le monde, j’allais écrire un roman inoubliable. Aujourd’hui je me dis que ça n’est sans doute pas mon truc (à supposer que j’aie un truc). De là à renoncer à raconter des histoires… mais écrire un roman, je crois que ça ne serait pas… comment dire, juste. C’est la nuit, elle est loin et elle me manque.
Old par igor le 16 Juil 2004



cette nuit

il fait si sombre

au bord du canal

que je suis incapable

de retrouver la porte

de la voiture

Old par igor le 13 Jan 2004

Mieux que la méditation sensuelle de Raël : le stage d’été tourgueniste

Le latin c’est du chinois

Alea jacta est -> Ah, Léa ! Qu’elle est bavarde !

Alma mater -> Ta mère sur le pont de l’Alma

Aperto libro -> Pastis gratuit

Beati pauperes spiritu -> Les Beatles ont les paupières spirituelles

Bis dat, qui cito dat -> Encore des dattes, qui mange des dattes de si bonne heure

Consilio manuque -> C’est bête si Lio est manucure

Infandum, regina, jubes renovare dolorem -> Etant enfant, Régine rénovait les jupes en douleur

Dominus vobiscum -> Le maître va vomir

Dura lex, sed lex -> Le préservatif, c’est légal

Errare humanum est -> C’est rare d’être humain à l’Est

Fama volat -> La femelle est voleuse

Fiat lux -> C’est un luxe d’avoir une voiture italienne

Gratis pro Deo -> Le dieu des pros est gratuit

Hic jacet -> J’ai le hoquet dans ma chemise

Homo homini lupus -> C’est le pédéraste avec une petite infection de la peau

Homo sum : humani nil a me alienum puto -> Je suis homosexuel : c’est humain de se taper une prostituée folle sur le Nil

Jure et facto -> Je te jure que je suis facteur

Lato sensu -> J’ai piétiné une sangsue

Loco citato -> Si tu as le train de bonne heure

Mens agitat molem -> Les hommes s’agitent mollement

Non nova, sed nove -> C’est pas Mamie Nova, mais c’est nouveau

Quousque tandem -> Il est où, mon vélo ?

Servum pecus -> Ici, on sert du papier toilette

Sit tibi, terra levis -> Assis, Tibi. Tu l’auras, ton pantalon

Si vis pacem, para bellum -> Si tu me passes les vis, je te donne mon revolver

Stans pede in uno -> Stan est homosexuel dans sa Fiat

Suave mari magno -> Mon mari suave se dépêche

Tantae molis erat -> Ma tante erre mollement

Testis unus, tetis nullus -> Si t’es castré, t’es nul !

Thalassa ! thalassa ! -> Chouette, on est vendredi !

Tu quoque, fili -> T’es enceinte, ma fille !

Uti, non abuti -> Je suis outillé, mais pas idiot

Vade retro, satana -> Tu as des rétroviseurs, que diable !

Veni, vidi, vici -> Venez, j’ai vu les toilettes

Vir bonus, dicendi peridus -> Jette la lessive, je descend par les rideaux

Old par To le 02 Nov 2004

Pas de climat

||d’un||écran||à||l’autre||





nÖvÖ love manifesto

commisération de coalition de circonstances plurielles

NOSUCH LIBRARY

MITHRAS TAUROCTONOS

Old par M. Fox le 16 Jan 2004

le récitant : tout est sale et triste.

Old par igor le 06 Avr 2004

j’en suis toujours à me demander si ça n’est pas reculer pour mieux sauter que de cliquer ici

je t’en prie le temps presse

Old par -- Zan le 18 Sep 2004

le récitant : mouhahahahahahahaha !

Old par igor le 18 Fév 2004

le récitant à mi-nuit : continuer à critiquer, ricaner et regarder couler le bateau en se resservant du champagne ?

Old par igor le 19 Fév 2004

whO’s baD

Old par Gu. le 26 Fév 2004

joker

lotus, ctgr - wuBabuchka

Gü. : Si tu penses qu’il est l’heure mOn ami, alOrs fait dOnc (…)

Old par Gu. le 07 Avr 2004

Elle lit et rature

Pour elle la littérature se résumait en peu de mots.

Des mots simples et économes, sans toutefois trop s’exposer

à la masse critique de ses contemporains.

Elle ne posait jamais son crayon. Elle écrivait encore à la mine de plomb

sur des cahiers attaqués par le soleil et dont sa petite soeur aimait

à ressusciter les couleurs primaires.

Et quand sa main approchait la tranche coupante du papier, elle se blessait ou

couvrait au fil du temps, ses mains de cales disgracieuses. Et quand sa mine

semblait épuisée, elle s’occupait à lire et relire ce qu’elle avait mis tant

de temps à écrire.

Et quand ses doigts ne trouvaient plus le papier qui éclairait ses mots,

elle prenait son stylo pour les barrer d’un trait rageur.

Old par To le 06 Oct 2004

le récitant : visiblement je ne suis pas en train de ranger…

Old par igor le 03 Jan 2004

Cela fait un bout de temps que j’observe d’un côté les fils de news de Reuters, AFP et AP, et de l’autre, les cours de la Bourse.

Les réactions du marché sont si évidentes, si prévisibles, si enfantines, que je me demande parfois si je ne ferais pas mieux de passer mon temps à spéculer comme un dingue.

Et puis je repense à Thalès.

Et alors je continue mon roman.

butt just explore

Camille, déçue, lui dit : " T’es camé, Léon "

SXXXXXXXXS2S, .2ZaaZ80BB2: .X0BWBW@MWWBBWWWMMMMZ.              :rXSSS2Sa2a22222aaaZaZZZZZZZZaaaZZZZ008ZZaaaaaZZaaaaaaZZZZaZZZZaZZZZZZZZZZZZ8Z2aZaZZZZZ
XXXX777rrSXS   rZ22Z88B87,;WWZZ0Z0MMMMMMMMMMMM8           ..,;XSS2S2aaaaaaaa2aaZZZZZZ888ZZ88ZZZZaa2Z0088Z8ZZaaaZZZZZZ2aZZaaaZZZZZaZZZZZZZZ888Z2aaaZZZZ
XX77777r7XX2.  .aS2aZ8B8SX280000ZBMMMMMMW@MMWi  ,       ,ii;rS222S22aaaaa2aaaaZZZZZZZZZZaZ888Z8ZZZZZ80088888ZZZZZZZ88ZaaZZZaaZZZZZZaZZZZZaZZ8Z22aZZZZZ
X77X777rr7Sa,  .0a22aZ80BB8228B0BWB08ZZBMMWi   ..      ,;77XXSSSSS2222a2aaaaaZZZaZaaaZ8BWW@WWWWBB088Z0B0888ZaaaaZaaaaZZZZaaaaaaZZZZZZZZZaaZZ80a2aaaZZZ
X777777rr7X2r   ;a22aZ2XX7;::i7S2a2aZ0MMW:    ;:      ,;r777XXSS22aaZaaZZZZZZaZZZaZ0@MMMMMMMMMMM@WW00BWW00008ZZZZZZZZZZaaZaa222aZaaZZZZZZZZZZ8822aaaaZ
777r7r7rrrS27    Sa2a00a7:.,;SSS7X28MM8      r8      ,i;;rr7XSS2aZaaaZZZZ88ZZZZZZZBMMMMMMMMMMMMM@WWB000BWB008ZZZZZaZZZZaaaaaaZZaaaaZZZaaZZZZZZ0Z2aaaZZ
7777r77rrrXS2    i2aa2S7r;;X2a2aZWMM0       r@X     ,;77777XXXXSS22aaaZaZZZ88ZZaa0MMM@MMMMMM@M@@WWBB0088BWBB88ZZZZZZZZaaZZaaaZZZaZZaaZZZZZZaZZ88a2aaZZ
77rrrr;rrr7S2.   .r7:.   .rZWMMMMM2        r8W:    i7XX7r;;iii;i;rXaZZZZ8Z88ZZZZZWMMMMMMMMMM@@@WWBWB000880BWB08ZZZZZZ8ZZZZaaaaaZZZZaZZZZZZZaZZZ8Z22aaa
77rrrrrrrrrX2:   i;,  .:2W@0Xi:           S80a   .iXS2a8W@MMMMMWZXr72ZZ880088ZZZZWMMMMMMMM@WWBBBBBB00800880BBW088ZZZZZZZZZZZaaaaaZZZaZZZZZZZZZZ88a2aaa
7rrrrrrr;;r727    ..                    ,28Z80:  iSZBMMMMMMMMMMMMM@27S28Z80800880MMMMMMM@W0080BBWB0000888888BWB0888ZZZZZZZZZZZaZZZaaZZZZZZZZZZZ88Z22aa
7rrrrrr;r;;7SX                         ,7aZ2ZBX  X0WMMMMMMMMMMMMMMMMB22a800000880@MMM@WWB0880W@@WB00B0008888Z0WB0888ZZZZZZZZZZaaaZZZaZZZZZZZZZZZ8Z22aa
rrrrr;rr;rrrX2.                       iX2aZZZBWX,r0W@@@M@M@MMMMMMMMMM@8aZ80000080BB08Z88880BWWB00BB000000008ZZ0WW0ZZZZZZZZZZZZaZaaZZaaaZZZZZZZZZ80Z222
rrrrrrrrr;;r72;                     .raaZZZZZ8W@8XS8BWWWWWW@@MMMMMMWWM@8a80BBB00808ZZZZZZ80B000BWWB00000008ZZZa0BW08ZZZZZZZZZZZZaaZZZZZZZZZZZZZZZ88aS2
rr;rrr;rr;;;72;                    .;X222aZZZ8BBB0a22Z8WWWB0BBWMM@Z280Z2a80BBBB00088888880BBBWB08000000008ZZ8ZZZ8BBB88ZZZZZZZZZZZaaZZaaZZZZZaZZZ8Z8Z22
rrrrrrrrr;;;rS;                   .;SaaaaZZZ0000ZZZ8ZZaS28@WBZaaSXr7S2XX2Z8BBBBB0000000BBB0BBBBB@WWWWWWBBBB0000Za8BB088888ZZZZZZZZaaZZZZZ8ZZZZZZZZ808S
rrrrrrrr;;r;rSX                 ..:rSa2aaZZ800B8aaZZZ8Z7. rZ00aSX7XSS2a8000BBBBB000080BWWW@M@WBBWBWWB80BBB08ZaZ8Z8BWB088ZZZZZZZZ8ZZZZZZ808ZZZZZZZZZ8ZS
rrrrr;;;r;;;;X7               …,rS222Z00880B0Z2aZaZ88Si .:;7Saa2aZZ800BBB000008ZZ8880BWWWWWWWWW0BW@@@@WWMMM@W08ZZ0BB0ZZZZZaZZZZaaaaaaZZZZZZZZ8Z80ZZW
;i;;;;i;;;;;;XS             …,,iXSS2aaZZ88BB822aZZZZ8ZX;i;irX22aZaZaZaZZ8000888Z8000BW@@W@M@@WB00BBBWWWBBBBBBB0WB88BW0ZZ8ZZZZZaZZaaaaZZZ88aZZZZZZ8Z@
77X777rrr;;iirS             …:irSS2aa22ZZ0BBZS2aZZZ802r..i7S2ZaZ808ZZ8ZaaaZZ800880BBBBWWBWWWBWWW@WWWBWWBWB0B@MMM@WWWW08ZZZZZZaaZZZaZaaaaaZaZZZZZZ8Z0
r7777X7XXXXXXSa,      .. …..,i;XS2222aaZZBB822aZZZZZZS;,irX77SZ0ZZ88000ZZZ80880080WWWBB00BWWW@WWBBBB008Z8ZaZZZ0BWWW@WWB8ZZaZZZaaaZZaa2ZZaZaZZZ008ZZ8
;;;;i;iiiiiiir2:       …,…ir7XXS2a2ZZ80WWZ2aaZZa2SaZ2XX;iraZZ00BBWBB0880BBBB0BBWWWWW0BWWW@MMMWWBZ2SSXX7X7XXSa8W@WWB@MW088ZZZZZZaaaZZ0@8aaZZZaZZ888
;;;r;;;;;;;;;iXi        . ..,i;7XSS2aaaZZZ0B02SaaZZZZaX;;XZ2Xr7XXaW@@@WWWW@@@WWBBWWWW@@WBB00BWBB8aSSXXXXS22aaaa222aB@WB0@MW00ZZZaZZZZZZZZ08ZZZZ888Z000
;;;;;;;;;;;;;;Xr    ………i;XXSSS22aZZ8BW0ZZZZ80B8ZZZZZSXSXXaaa2a8BW@M@@W@WB0BBBBWWWWWWB000aXX7XXS2Z0BW@@@WB0Z2S2Z0WB8BWB8ZZaaaaZZaZ0B0ZZZ8ZZaaZ888
;;;;;;;;;;;;;;r7    .     .,,:ir7SS222aaZ8BB8aZ880ZX: ,  i7XX2Z0800B8Z0BWB0BBBBB0000WWWB08ZaSXXXXSaZ0WW@@MMM@WW00Za2ZBWW08B0ZZZ8ZZ2aaaaZZZaZZ88ZZZZZ80
;;;;;;;;;;;;;;r7         ..:irrXXS222aaZZ8BB8ZBMWX.      ,;::rX7r2BM@@@WWWWWWWWWBB0Z800ZZaSXXS2Z80BW@MMMMM@WWWWBBB8aa8BBBWM@W08ZZZaaZZZ88ZaZa8B0808Z8B
;i;;;;;;;;;;;;rSi   ….  ..,;7XXS2aa2aZZ0BBWMM2          .     .;Xa8WM@BBBWB00088ZZZ2SXr7XaZ0BWW@MMMMMMMMM@WWWWBB0Zaa800BW@@WB8ZZZZZaZZ0ZZZaaZZZ00888
rr;;;;;;;;;;;;;7i  ….   .,,i;;rSS22aaZZBWWMMr      .i;rrii:, ,iiiiiirSS2SSS222SSX7rr7XSZ8BWW@MMMMMMMMMMM@@@WWWBB08Z80WBBBW@B88ZZaZ808ZZZ8Z880ZZ8WBZZ
;;;;;;;;;;;;;i;ri  …..   ,,i;rXSS22aaZ0WB00,    7Z0BWB008ZaZaa2SXXr;;;;r;;rrrr7XS2aZ0W@MMMMMMMMMMMMM@@@MM@MWB00BB0ZZ0WW0ZZ0@W0ZaaaaZZ88ZZZZ8808Z8B08
;;ii;;;;;;;;;;;r7.   …   .,,ir7SS2222Z8BBM0   ;BW@@MMM@@WWBWWB0000888ZZZaZaa2aZ8BW@@MMMMMM@@WWWWWW@@@@@@M@WWB0BBB008Z8BB0000008Z0W0aaZZZ8Z808ZZZaZ80
;;;;ii;;;;;;;;;;7:   ….  .,,i;rXS2222Z0@@Wi  .8MMMMM@@MMMMMMMMMM@@MW@@W@@M@@@@@@MMMMMM@@WWBWWB00BBBBWWW@MM@WB0000088Z888ZZ88000ZZZZZZZZZZ8008Z800080
;i;i;;;;iiiii;;i7;   ,,.    .,:i;7S2222Z8W@Bi  rBBBBWWW@@@@@MMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMM@@@WWWBBB000000BWWWBWW@MM@WBBB00888088800000WWB08Z08ZZZ80B08888880
;;i;;iiiiii;ii;i;;. …..  .,,:irX22222Z0BMWr  SWBWBWWW@W@@MMMMMMM@@@MMMMM@WWWWW@@@WB088800WWB00BWB08BW@@WWB@@WWWB88ZZZ800000ZaaZ88ZaaZ88000BWBB0ZZ8B0
;i;;;ii;;ii;ii;i;ri  .,,.   ..,ir7X7S22Z0W@BX  7B0800W@@W@MMM@@@WWBWBWWWB000000BBWWB8aaZ808ZZ8BWW0aSX2ZBBZZ0WWWB000008880080088Z888ZaaaZ88080WB8Z80BB0
;;ii;;;;i;;;iiii;r;  .. . .,..,:irXSS228WMMB8r i0B080WBWW@MMM@WWBBBWWB08ZZ8ZZaaZZZaaaZ888aSXS2BM@Za2S2a80ZZ0BWW0BBWWB008ZZZZ8BBZZZZ8ZZZ8080000BWB0880B
;;;;i;;iiii;;;;;i;r,  ::,…..:;;;7S222Z0BB8aX:,200880BWBW@M@WB0B0808ZaaZ0BaSX22aZ0WWBZS7;;;rrXZ@02222a8BW08B@M@WWWB8aaZZZZZ88088080ZZZ8B0Z0B00BWB0000
iiiiiiiiiiiiiiiiiir;  .::.. .,,:i:;7X2a8BWBZa2S;78BB8BBBBBWM@WBBB08888BWMMWSX77XXXSZ0a7;;r77777X0MarrSaZ8B088B@WB0000ZZZ8800000888ZZ888Z0BB8ZZZZ888880
ii;;;iiii;;;iiii;i;Xi  ,,. .::,:i;r7Sa2a0B0Z2ZZX728BBBBBBWWM@WBWMWZ22a8BMM8r;;;rr77Xa2X7XXSXSX77XWMaiirS2BB080MMB0B88ZZ8000BB8ZZZ88Z80BZaZ8WW8Z0B80B00
;;ii;iiiiiiiiiiiiii7S: .,,,. ….,i7XXSaa8Z8ZZa2Xr20B00BBBWWW0ZZ00X777720BX;rrX2SXXSaZSSSSXSSSXXrXMMMBBB@MMMMMMM000888Z8ZZ88ZZ880BWBZaZZ8ZZBMMWBWWBB88
iiiiiiiiiiiiiiiii;i;Sr. ..   .ii,ir77SaZ8ZZ8B08ZZSX2000BBBW@W0ZZ882XXXXS80Xr7XS22SSSZ8aSSX7XSSSX7SMMMMMMMM@88W@B0000ZZZ8008Z808Z0BB08ZZZ0B0BBBB0BBBBB8
i:ii:::i::::::::::::;;:.i;iiiiii:i;i;7S2ZZaa80888Z2Z8B0B0BB@@W088ZSXXSXX2ZXrrXS22SSXSS2XXSSSS22ZZ2X7XZZSX2808BBBBBB08ZZ8808ZaZZZ800B8Z8ZZ888880WWBBWWB
7XX777777777X77777777X2;;;::i;iii;irr7X22aaZ8ZZ88Zaa8W@@WBW@@B8ZZ2rr77rra@2rrX22SSS2aBMW08Z8BBZZa2S2aZaSSZ0BBBBBB00088888008ZZZZ800B0ZZZ8BWB0000WWWWWW
i:::::::::::::iii:::iXS: :i  ,:,.,:i7S222SSaZ808Z2SSXS0@M@W@MW8Z0W0SXSSZWWZX7r7XS2Z0W@Wa2Z0BWWZ22a2aZB822a8BWBB0B00088888ZZZZZ8800BBB00ZZ8800B0800B080
iiiiiiiiiiiiiiiiiiiii;X7.:r;,.,::;r;rXXSS2a8ZZZa2S7i:,iZ@M@MMMMMMMMMMMMMMZaZZZ8Zaaa2X202Xa8ZZBaSSSSSZB0ZaZ80BB0080B00Z88ZZZZZZZZZ00088888880BWWWWWB00B
iiiiiiiiiiiiiiiiiiii:irS:,:;77r77r7r;;;rX2888Z2XX7XSXr,,XBWWMMMMMBWWZ7;7a2XX2Z0Z222220MBaSSSaW8SSSS28W0ZZZ0BB08800008Z8888ZZZZZZZ888800888888880BBBBBW
i:iiiiiiiiiiiiiiiiiiiirXr..,ii,i;i;;i;7XX2aaaZa2SXS2aS:   iS80BWW0ZZ2SSa0aXXXS8ZSXXXS8@WZaZaZB8SSS2a008800BB0088B00080888ZZZZZ8Z8008880BB00080B8Z0WWBB
iii;iiiiiiiiiiiiiiiiii;r7;iii;;i;XS7777XXXSXS2a2aSXXXXr,     XZ0BMMWZa22aaSXXSZ8aXSSSa88a22a2aZ22S2aZ80BWBB0Z800BB0000888888Z880000080B0880B00BWWBBWWW
r:iiiiiiiiiiiiiiiiiiii;7Srrr;rr,.iX2SXX2SS2a2aa22XXXSSXr;,     XaZ0WB8aSaaSXXS2Z2SS2aZ800ZaaZZZZZaaa80BB00880000B08888008ZZ88888880BBBB080008880BWW00W
r;:iiiiiiiiiiiiiiiiiii;;7i,,;7X77Xrr77X2XS2aaZ8a2X7r777;;:i:    :280B@@WW8aXXX2a22SXX22Z888800B000WW@@@WB088000008Z880B08ZZ800Z880000BWBB00BWWB88BWW@@
;Xiiiiiii:iiiiii;;;;iii;ri::;XX77XXXX77X7XX2aZ22S7r;i;rrri:ii:. .7ZZZ0WMM@W08aaaZZZZZ88088000BWWWW@@@@WBB08Z8000008Z80008Z88Z8880BB8Z8BBB0880BWWBBWBBB
 2X:iiii;iiiiiiiiiiiii;r7777r;7S2aZa7i;7XXSZZaSXrrr;i;;7Xi..::,  :7ZBB8Z0WMM@WBBBBBBBBW@MMMMMMMMMM@WB00888Z880B088Z80008Z888000000B0ZZ80000BBWWBWWW@@W
iSr,iiiiiiiiiiiiiiiiiirrri;:,rX2SrrS22SrXSZZ2SX7;;;;r;rXS7i:i;;: .r2aa2a80@MMMMMMMMMMMMMMMMMMMW0888008aaZ80BB08Z888800000008ZZZ00WWWWB0B0BBBBWWBW@@B0
X7;,i:i:::::::::iiiii;rr:i;r7SS2aX;:,;7XXS22aXr;r;rr;rXSXrii;rr;: .rS22Z8BW@MMMMMMM@WWB8Z2S2aa2SSS22aZ80B0888Z8888888000000880BBBBWBBWWWWBBW@@WWWBB
, ,7S77777777777777777rr7rrrS27rXXX77;i7XSSS22SXX7rrrr;r7S2X;:irr7ri,,:r7SZ8Si.,i;;;;;rrr;;r;rS2SXXS2a80BWWB08ZZZ8888888800880000BB0B000BBWWB0BBWWB00B
77r:i:iiiiiiii:::ii:iiii;7X,,:i;X2XS22Xr7X7;rXaa2X777rrrXSaa27;XXS2SSXXrirXi .;rr;rr;;;ri;777S22SaZ0WWWBB0Z88880WWWBBBB0888Z8800BBBBBBWWBWWWBWW@WBBB0
iiiiiiiii;iiiiiii;;;;;;i;7Xii;722ZZS7iir7X7SSSSSSXXX77777X2a2X::;Sa8888a22S7r7aZaSXSSSS2aZZZZ80BBBWWWWB08088800BWWBBBB000000888Z8ZZ0W@WBBBWWWW@M@B00WW
ii;i;;;;i;ii;;;;iiiii;;i;7XriiiXa27SaaaS7X7XSSXS2SSXXr7r77XXSX;;;7S2ZZ0BBBBBBBWB08Z88800BWWWWWWWWWBB08008800BW@@WWB08888088088800000B0BBWWWWBWM@B0WW0B
;iii;;;;i;iii;;;ii;;;;;;irSXi;iii7S2a8Z2X7;rS227rSaSXrrr7XS2a2Xi,:;7X2a8800BBBBB0BBBWWBWBBBBBBBBB000000BBWWWW@@WBB00000088080880BWWBBBBWWW@WW@@BB0BWWB
;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;i;XSii;;ii7aaSS2XSSSSX2a2SX7SSXrrS2222SrrX77X22Z8888008800BWWBBBBBBWWWBBBBWWWW@@@MM@W@WBBB00080000000BWW@WW@MMWW0BWWW@BZ8B00BW
;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;iX2r;r;r;i7a0ZSSSSXX22Z8Z22ZZZa22XS22222SXSSXX8B08080BBBBBBWWWBWWWWBWWWW@MMMMMMMM@@WB0888888808088880080BBB0WWWWW@@MMM@B00B00
;iiiiiiiii:iiiiiiiiiiiiii,iXr:ii;i::iX0Ba222X7XSSXXXSSSSSSSXS2aa2X72ZSSZBWB0BW@@WWWWWWWWWWWWW@@@MMM@@@WWWWBBB0008888088808800BB0BBWB080BW@MMMMMMMMW00B
777XXXXXXSS2222aaaaaZZ8888MM@BBBBB008ZZ0W8Xr;r7XXS2aaaaaZaSS2222a2X7SSa8BW@MMMM@@M@@@@@MM@@MMM@M@M@WB00880B00888888Z880880000BBWWWWBBBW@@@MMMMMMMMMMW0
ZZZZZZZZaa22222SSSSSSSSX7XZX77XSSSSSSSXSZMM@ZZZSrrSa2S222XXX22aaZS77X2Z8BWW@@MMM@@@@@@MM@@MMM@WWBWBBB088800008Z80008880000BWWBBW@@@WB0BW@@MMMMMMMMMMMW
22222222222a22222222S2222ZMB0XSSSSSSXXX7r;X2S77;72aaS772aaaa2a2S22SXXSS2aZZaZ80BBBBW@@@@WW@@@WBBBBB0Z8008880B0BB88888888880088800BBWWWWW@MMMMMMMMMMMMM
Xrrrrrrrr;;;;;;;;;;;rrrr;rri7X;rrr7r77X777rXSBWZSSa2222aZaZ22a2SZa2SXXX22aZ8ZZZ8800BWWB0800008Z8ZZ0B00B000008Z000008880BB0BBWWBBBBBW@@@@MMMMMMMMMMMMM@
777777777rrrrrrr7rrrrrrrr7r;X2r7777777777X;i;8@WBaX7SaaaXXSXXXSSSXS2SXXSaZ088ZZ800088Z00000B000000WBBBBB000088888800880BB000BWBBBWBWWWB@MMMMMMMMMMMMMM
rrr;r;;;;;;;;;;;;;;;;;r;rr;;77;rrrrrrr77r77SB@02S2a2SX7SaZZa22SX77X777XS2SXXS2aZZZZ8880BWBBWWBBWWB0000800880000000000000000BBBWWWWWBWW@MMMMMMMMMMMMMMM

Old par igor le 16 Juil 2004

Pour leur malheur, l’homme au poisson les suivaient partout…

Old par -- Zan le 20 Oct 2004

faste semaine.

Old par ... le 21 Déc 2004


Old par M. Fox le 28 Mai 2004

Samedi 05 Juin 2004

A la Saint Igor, fera meilleur dehors.

Promises, promises

juste rétribution de ma langue maternelle: telle est ma « sagesse » désabusée.

alpha[-]oméga

Presque minuit pile

Je suis un fou de Dieu

I don’t want to be buried in a Pet Cemetery,

I don’t want to live my life again

——* *——

Old par -- Zan le 07 Déc 2004

le 17:04 pile

travail

Du latin tripalium, instrument de torture.

La notion désigne d’abord, en opposition avec celle de jeu, une activité pénible et contraignante ;

la double tradition grecque et chrétienne en fait d’ailleurs une souffrance et une punition, voire

une malédiction (Bible).


A dada paranoïa: encore un coup des russes ?

Old par To le 14 Déc 2004

Trashing days

reconstituer ne serait-ce que pour ne pas comprendre


Minuit pile

Old par igor le 14 Jan 2004

Infidèle

Elle a infiltré la meute,

elle raconte toutes les combines pour monter direct au paradis ***

Old par SiStroy le 23 Mar 2004

Jim Goad : Je ne suis pas contre l’autorité, je suis contre VOUS ! Je ne suis pas pas contre le gouvernement, je veux que le gouvernement VOUS écrase !


Old par -- Zan le 06 Oct 2004

Ethique

J’assassine de jeunes hommes et je revends leurs organes

à des vieux répugnants qui peuvent payer

Old par M. Fox le 15 Sep 2004

Déclinaison -III



WISH DO NOT HOPE

HOLD « LOVE » TIGHT

SEE YOU

KiSSES

ps :: there is no end, tourguenism is forever

le récitant : insomnie, j’écris ton nom.

Old par igor le 26 Jan 2004

Définitif

Infinitif : [unphinitiphe] n.m. Méthode industrielle capillaire visant a allonger exponentiellement la taille maximale des cheveux selon des règles d’algèbre complexes et via des calculs scientifiques extrêmement épais et ennuyeux. Ex : Je suis allé chez JC Bigoudine, Marlène m’a fait un infinitif. ant : secouperlestifs.

Old par To le 15 Fév 2004

gla-glA

On the

banKiz’

Old par Gu. le 19 Jan 2004

Certains oiseaux, ils sont drôles, ils sont capables de renaître de leurs cendres.

(et peu importe la longueur du cou.)

On les appelle des « Phœnix. »

You can ask the dust, because she knows about it…



Par contre avec les humains, ça ne marche pas.

fallait pas rêver, hé



Oui mais , alors dans ce cas, à quoi bon se donner la mort ?


Nothing but gray in Pepperland

Old par igor le 25 Juin 2004

Deux décennies après, le secret est dévoilé : le côté obscur de la Force, c’est juste un peu de dioxine et beaucoup de mythomanie.

Old par ... le 11 Déc 2004

$and$the$winner$is

ce qui arrive en fin de compte, ce n’est pas l’inévitable mais l’imprévisible

Old par Gu. le 27 Sep 2004

ne reconnais plus personne

sur ma moto

sur le dos

dans la cohue

dans la rue

avec un casque

avec un masque

a cheval

a poil…

querelles de clocher…

<(°-°)>

mais puisque je vous dit que…

alors!

Crèche tourgueniste

semaine de la capture d’écran –

scrEEnfrEEwEEk –

cette crèche est libre

vous pouvez la capturer

la modifier la compléter,

y ajouter votre nom ou

la publier etc…

Old par LiLi le 21 Déc 2004

R 39 609 0 R

Qui êtes-vous (Polly Magoo) ?

Flou/Ambigu/Equivoque

Old par M. Fox le 15 Sep 2004

Old par Gu. le 28 Juin 2004

Old par -- Zan le 14 Jan 2004

Tu l’as dit bouffi !


Depuis que
Jolly Jumper
a réussi
dans les affaires
il a lâché lucky luke
mais
il est
nettement
moins
sexy

Old par -- Zan le 29 Oct 2004


Old par LiLi le 20 Déc 2004

Quoi ? Trois francs ?

je suis comme qui dirait géné aux entournures. (Mais qui dirait n’importe quoi pour se faire remarquer, en même temps).

Mon squelette a une certaine tendance à s’étendre plus qu’il ne devrait.

C’est pas plus mal, à terme. L’endosquelette m’a toujours paru une mauvaise option, en termes d’évolution.

L’exosquelette est plus intéressant à tous les égards : propre, résistant, cuirassé – voire carrément nacré.

Rien à voir avec la marmelade de bourrelets et crevasses, fragile, molle et mal thermorégulée, qu’on est tenu d’afficher au monde.

Old par ... le 02 Déc 2004

Hasard des rencontres

Je discutai avec elle, jeune et jolie étudiante 24 ans tout au plus. Dans la conversation, le fait, que je fus marié sept ans, émergea.

« Mais comment est-ce possible ? Quel âge as-tu ? » Me demanda-elle ?

« Quel âge me donnerais-tu ? » Répondis-je, de manière faussement ingénue.

« Je ne sais vraiment, 27 ou 28 ans ? »

 A ces mots, je fus flatté un bref instant et je compris immédiatement que son espoir serait déçu : mes six ans de trop m’écartai de ce qu’il était possible de concevoir.

Conclusion : j’ai cru comprendre que c’était tendance d’avoir une relation avec une femme plus âgée. Mais qu’attendent-elles ?

AND WHO KILLED PAN PAN ?

Old par To le 26 Sep 2004

Mi-nuit pile

ROUPE OTK !

——————————————————-

et mon téléphone tombe dans la cuvette des chiottes…

Old par igor le 05 Mar 2004

where’s the blue color?

stop watching OUTside, be IN!

   

Because the blue of the sky

disappeared for an unspecified duration,

we advise you a solution of replacement:

change the window by which you look at

and find blue INside INternet wINdow

Old par LiLi le 12 Déc 2004


Old par M. Fox le 03 Mar 2004

Bad trip à Amsterdam

revenir

Un retour.

Même s’il paraît que les gens qui vous disent Non ne reviennent jamais.

Réajuster. Deux pas en arrière pour jouer en cercle.

« Caresser-le il deviendra vertueux » comme il l’a dit.

revenir pour retracer l’écart creusé par les coeurs qui n’osent plus se regarder.

Pourquoi?Allez savoir! ça ils ne le diront pas

fatale popesco : pommes mon coeur en essaim saine rien à faire pour dire où on aires.

Old par igor le 31 Juil 2004

pOéZi à la trOnçOnneuZ’

07/03/2004 – 19h – L’EntrepÔt

Old par Gu. le 05 Mar 2004

Non,

je

ne

me

souviens

plus — — — — — —

du

nom

des

balles

perdues

Old par -- Zan le 19 Sep 2004

Anarchisme

L’anarchisme est un mouvement d’idées et d’action qui, en rejetant toute contrainte extérieure à l’homme, se propose de reconstruire la vie en commun sur la base de la volonté individuelle autonome.

Bien que l’anarchisme militant ne se manifeste que vers la fin du XIXe siècle avec Kropotkine , Élisée Reclus et Malatesta, les lignes essentielles de la doctrine anarchiste se précisent dès la première moitié du siècle. La Révolution française institue un divorce radical entre l’État, qui repose sur les principes éternels de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, et la société qui est dominée par l’esclavage économique, l’inégalité sociale et la lutte des classes. Cette contradiction semble d’autant plus insupportable que la Révolution française proclame en même temps que l’individu est une fin en soi et que toutes les institutions politiques et sociales doivent servir à son plein et entier épanouissement. La liberté politique paraît illusoire, voire néfaste, à ceux qui, en vertu même de ces principes, subissent une servitude sociale et économique. La première réaction « antiétatiste » est sans doute la « conspiration des Égaux » dirigée par Gracchus Babeuf et visant à substituer à l’égalité politique l’« égalité réelle ». « Disparaissez, lit-on dans son Manifeste, révoltantes distinctions de riches et de pauvres, de grands et de petits, de maîtres et de valets, de gouvernement et de gouvernés. »

L’anarchisme en tant que doctrine philosophique appartient essentiellement à l’histoire de l’hégélianisme. La réalité objective étant pour Hegel issue de l’esprit, l’objet qui semble séparé du sujet finit par y retourner afin de constituer cette unité foncière que Hegel appelle l’Idée absolue. Or cet Esprit hégélien qui se réalise grâce à la prise de conscience des esprits finis, de transcendant qu’il était sans doute chez Hegel lui-même, devient pour une importante fraction de ses disciples l’esprit humain parvenu à la pleine conscience de soi-même. Une fois engagés sur la voie de l’immanence, ces jeunes hégéliens s’efforcent d’interpréter le monisme de Hegel dans un sens de plus en plus révolutionnaire. L’Esprit est arraché au clair-obscur prudent où son créateur avait voulu le maintenir ; il s’« humanise » progressivement. Devenu homme, c’est-à-dire être humain au sens général du mot dans le maître livre de L. Feuerbach, L’Essence du christianisme (1841), il se transforme en esprit humain dans la Critique pure de Bruno Bauer – doctrine contre laquelle Karl Marx se déchaîne dans La Sainte Famille – et finit par apparaître sous les traits surprenants du Moi original, du Moi « unique » dans l’ouvrage de Max Stirner, L’Unique et sa propriété (1845).

Cet effort d’interprétation s’accompagne de la ferme volonté de renforcer le monisme hégélien. Les jeunes hégéliens pourchassent tous les dualismes ou, pour parler en termes d’école, toutes les aliénations ; ils luttent contre l’aliénation religieuse, c’est-à-dire contre l’Église ; contre l’aliénation politique, c’est-à-dire contre l’État ; contre l’aliénation humaine enfin, c’est-à-dire contre l’humanisme qui, par les contraintes d’un collectivisme abstrait, menace d’étouffer l’originalité de l’individu. Le marxisme insiste sur la filiation qui relie Hegel, Feuerbach et Marx, c’est-à-dire sur une évolution philosophique qui, en partant de l’idéalisme absolu, passe par le matérialisme mécaniste pour aboutir au matérialisme historique et dialectique. Mais l’anarchisme, qui, en prêtant l’immanence à l’Esprit absolu de Hegel, aboutit à la souveraineté du Moi « unique » et part en guerre contre toutes les aliénations dont celui-ci est victime, dérive également de la philosophie hégélienne. La lignée qui va de Hegel à Stirner et à Bakounine n’est pas moins légitime que celle qui rattache Hegel à Marx.

L’exigence de justice totale étant le « principe affectif central de la sensibilité anarchiste » (E. Mounier), l’anarchisme, en dépit de ses outrances verbales d’inspiration athée, garde des résonances proprement religieuses, voire chrétiennes. Tout en se dressant contre le « mythe de la Providence », Proudhon maintient la transcendance sous la forme de la justice. En rappelant la célèbre recommandation de Jésus, « Rends à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu », il insiste sur le caractère apolitique du christianisme. « L’enseignement de Jésus, affirme-t-il, est tout social, ni politique, ni théologique. » Max Stirner prétend de son côté qu’il conforme son attitude à celle de Jésus qui dépasse l’État en l’ignorant. Tolstoï enfin, le plus chrétien des anarchistes, constate que « la doctrine de Jésus donne la seule chance de salut possible pour échapper à l’anéantissement inévitable qui menace la vie personnelle ».

Ayant puisé à des sources fort diverses, l’anarchisme semble à première vue tissé de contradictions et déchiré en tendances et sous-tendances. Dans ce « chaos d’idées » (Sébastien Faure), le départ avait été fait vers 1900 entre l’anarchisme individualiste, dont les défenseurs se réclamaient de Stirner et de Proudhon, et l’anarchisme communiste, qui s’inspirait avant tout de l’enseignement de Bakounine et de son disciple Kropotkine.

1. Les différents aspects

La première tendance consistait à garantir la liberté individuelle par le maintien de la propriété privée ; la seconde, en revanche, soutenait que seule l’institution de la propriété collective permettait de réaliser la justice sociale, condition indispensable à l’épanouissement individuel. L’anarchisme subit ainsi une double tentation à laquelle il ne sait pas toujours résister, celle de l’individualisme libéral des économistes classiques et celle d’un collectivisme dépersonnalisant. L’évolution ultérieure, il est vrai, rend à l’anarchisme une certaine unité doctrinale. Alors que l’anarchisme individualiste, professé souvent par des déclassés, des « en-dehors », se replie de plus en plus sur lui-même et qu’il ne semble plus s’intéresser qu’à la liberté sexuelle, qu’un de ses chefs, Émile Armand, conçoit sous la forme de « pluralité amoureuse », l’anarchisme communiste, animé par Élisée Reclus, Jean Grave, Émile Pouget, Sébastien Faure et Enrico Malatesta, finit par représenter l’anarchisme authentique.

Ce dernier, après avoir inspiré le syndicalisme révolutionnaire d’avant 1914, le mouvement makhnoviste en Ukraine au lendemain de la révolution d’Octobre et l’action de la Fédération anarchiste ibérique pendant la guerre d’Espagne, fait encore partie ou, tout au moins, tente de continuer de faire partie du tableau idéologique de la fin du XXe siècle. Peut-être faudrait-il mentionner également la survivance d’un certain anarchisme chrétien dont l’idée-force est constituée par la « non-violence ». Quant à l’anarchisme littéraire tel qu’il se manifestait dans certaines revues de la fin du XIXe siècle, il appartient à la Belle Époque, dont il reflète l’individualisme exacerbé.

2. Conceptions politiques

Le contrat anarchiste

L’anarchisme répudiant toute idée d’autorité comme étant contraire à la notion de la liberté individuelle, il lui apparaît que l’ordre et la justice, dont il ne nie aucunement la nécessité pour la cité, doivent reposer sur un contrat librement conclu entre les intéressés. Les clauses d’un tel contrat, profitables à tous les contractants, sont observées tout aussi librement. Ce contrat anarchiste se situe à l’opposé du contrat social de Rousseau. Proudhon démontre, en effet, dans son Idée générale de la révolution au XIXe siècle, que le contrat de Rousseau, loin d’être social, est responsable de la tyrannie étatiste à laquelle aboutissent toutes les démocraties. Le contrat social de Rousseau ne concerne que le pouvoir politique ; il le renforce en lui donnant pour appui la souveraineté d’une volonté générale qui n’est d’ailleurs que celle d’une majorité opposée le plus souvent à la volonté particulière. Le contrat social, du fait qu’il néglige la vie sociale et économique, est un contrat sans contenu, un contrat qui autorise tout arbitraire et qui équivaut à une aliénation consciente et organisée. « C’est, en un mot, à l’aide d’une supercherie savante, la législation du chaos social, la consécration, basée sur la souveraineté du peuple, de la misère. Du reste, pas un mot du travail, ni de la propriété, ni des forces industrielles que l’objet du contrat social est d’organiser. Rousseau ne sait ce que c’est que l’économie. Son programme parle exclusivement de droits politiques, il ne reconnaît pas de droits économiques. » Le contrat tel que Proudhon l’envisage, loin d’être le résultat d’une abstraction politique, est issu de libres débats où les intéressés engagés ont fini par se mettre d’accord ; il est modifiable au cas où les intérêts subiraient des changements. Ce n’est pas un contrat unique, contraire par définition à la complexité et à l’hétérogénéité de la vie sociale, mais un ensemble illimité d’accords contractuels qui correspondent le plus possible aux mille nécessités de l’individu. Enfin, l’abandon de la liberté individuelle au profit du contrat n’est pas seulement provisoire, il est aussi partiel. Alors que Rousseau exige au nom du contrat social « l’aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté », Proudhon précise qu’en concluant un contrat chaque contractant doit recevoir au moins autant qu’il donne et qu’en dehors des obligations rigoureusement délimitées qui découlent des clauses du contrat il continue à jouir de sa pleine liberté et de sa souveraineté.

Le fédéralisme

La multiplicité des contrats se traduit par le fédéralisme, appelé à remplacer l’organisation étatique. Une infinité de contrats s’engendrant les uns les autres et s’équilibrant d’autant plus facilement qu’ils ne sont point immuables ni définitifs, soit sur le plan professionnel, soit sur le plan régional, soit encore sur le plan national et même international, voilà un édifice d’apparence chaotique et incohérente.

Mais, grâce au maintien à tous les échelons du principe de l’autonomie de la volonté individuelle, on doit aboutir à une union librement consentie dont la solidité est certainement supérieure à celle d’une union obtenue par la force. « Le principe appelé, selon moi, à régir la politique moderne, écrit Proudhon dans Fédération et Unité en Italie, n’est autre que le principe de fédération, corollaire de celui de la séparation des pouvoirs, lequel à son tour est la base universellement reconnue de tout gouvernement libre et régulier, à plus forte raison de toute institution républicaine, et a pour opposé le principe de l’agglomération des peuples et de la centralisation administrative. » Et Bakounine de prophétiser : « Quand les États auront disparu, l’unité vivante, féconde, bienfaisante, tant des régions que des nations, et de l’internationalité de tout le monde civilisé d’abord, puis de tous les peuples de la terre, par la voie de la libre fédération et de l’organisation de bas en haut, se développera dans toute sa majesté. »

L’antidémocratisme

Le fédéralisme anarchiste, c’est-à-dire la recherche perpétuellement renouvelée d’un équilibre entre des groupements distincts, implique le rejet absolu de toute forme de gouvernement à tendance synthétique et unitariste. D’où une hostilité déclarée à l’égard de la démocratie issue des principes de la Révolution française et, en particulier, à l’égard de tout jacobinisme. Stirner insiste sur l’aggravation de la servitude provoquée par le passage de l’Ancien Régime à la nation souveraine, fille de la Révolution française. Sous l’Ancien Régime, le pouvoir monarchique ne s’exerçait pas directement sur les sujets. C’est la corporation qui s’intercalait comme élément médiateur entre le roi et le peuple. L’homme dépendait d’abord d’un groupe social, en sorte que le prétendu « absolutisme » était en fait limité par d’innombrables pouvoirs secondaires. Mais du jour où la nation s’institua souveraine, le sujet entra en dépendance directe vis-à-vis du pouvoir. Le règne des privilèges de l’Ancien Régime se transforma en un règne du droit, contre lequel nul ne pouvait désormais s’insurger. Ainsi, l’esclavage extérieur de l’Ancien Régime est devenu un esclavage intérieur, c’est-à-dire un esclavage dont nous reconnaissons nous-mêmes la légitimité. Proudhon, de son côté, accuse la Révolution française d’avoir engendré la lutte des classes. Après l’abolition des castes, les anciens ordres hiérarchiques, qui avaient assuré l’organisation du travail, se sont dissous sans que de nouvelles structures soient venues les remplacer. Il en est résulté l’exploitation capitaliste qui ne semble laisser aux pauvres d’autre issue que la révolte. Dans le domaine politique, l’esprit monarchique combattu par la Révolution française a d’ailleurs été ressuscité par Robespierre, disciple de Rousseau. La journée du 31 mai 1793, date à laquelle Robespierre écrasa les Girondins, a mis fin à l’inspiration communaliste et fédéraliste de la Révolution. C’est à partir de ce moment que triomphent à nouveau les traditions autoritaires et étatistes de l’Ancien Régime. L’optique historique de Proudhon amène Bakounine à mettre en parallèle la lutte de Robespierre contre la Commune de 1793 et celle des autoritaires, des étatistes, contre ses propres conceptions fédératives à l’intérieur de la Ire Internationale.

L’abstentionnisme

Antidémocratique par essence, l’anarchisme se dresse avec vigueur contre l’illusion néfaste du suffrage universel. « Religion pour religion, écrit Proudhon dans La Justice, l’urne populaire est encore au-dessous de la sainte ampoule mérovingienne. Tout ce qu’elle a produit a été de changer la science en dégoût et le scepticisme en haine. » Le bulletin de vote souffre, en effet, aux yeux des doctrinaires anarchistes, d’un double vice. D’une part, il met les électeurs à un niveau qui est établi le plus souvent par le mensonge et la fourberie des politiciens ; d’autre part, il dépouille les électeurs de leur pouvoir, le système parlementaire reposant sur la délégation des pouvoirs consentie entre les mains des députés, et non pas sur la simple représentation d’une volonté dont les députés seraient chargés. Ainsi Émile Pouget, anarchiste et syndicaliste révolutionnaire, fait bien ressortir la différence entre le syndiqué, qui préserve son droit de contestation et l’électeur, qui y renonce. « L’individu, précise-t-il, est la cellule constitutive du syndicat. Seulement, il ne se produit pas pour le syndiqué le phénomène dépressif qui se manifeste dans les milieux démocratiques où, le suffrage universel étant en honneur, la tendance est à la compression et à la diminution de la personnalité humaine. Dans un milieu démocratique, l’électeur ne peut user de sa volonté que par un acte d’abdication : il est appelé à « donner » sa « voix » au candidat qu’il souhaite avoir pour « représentant ». L’adhésion au syndicat n’implique rien de semblable et le plus pointilleux n’y pourrait découvrir la moindre atteinte à la personnalité humaine ; après comme avant, autonome il était, autonome il reste. »

3. Conceptions sociales

L’associationnisme

Parmi les nombreuses utopies sociales qui s’inspirent de la ferme volonté de préserver la souveraineté absolue de l’individu, relevons d’abord l’associationnisme de Stirner. L’auteur de L’Unique et sa propriété établit une différence fondamentale entre la société telle qu’elle existe et l’« association » dont il prône l’avènement. La société se dresse face aux individus ; elle est située en dehors et au-dessus d’eux. Elle apparaît comme quelque chose de définitivement établi, de stable, voire de sclérosé. Abusant de sa souveraineté, fictive il est vrai, mais non moins réelle tant que les hommes ne se rendront pas compte qu’elle est pétrie de leurs mains, la société entrave, déforme et anéantit la volonté individuelle. L’association, en revanche, est la rencontre passagère, l’union instable et perpétuellement modifiée des individus, qui n’en perdent jamais le contrôle. L’association demeure soumise à la souveraineté des « Moi » ; sa durée est fonction des services qu’elle leur rend. Elle se dissout dès qu’elle devient inutile. Les rapports interpersonnels retrouvent ainsi un cadre qui leur est approprié. Dans la société, qui est une abstraction, les hommes éprouvent l’un pour l’autre un amour « humain », c’est-à-dire un amour qui n’a pas pour objet l’individu particulier, mais l’homme abstrait et normatif. Or cet amour, qui participe du caractère transcendant de la société, se transforme facilement en haine et justifie toutes les persécutions contre l’individu particulier qui ne consent pas à se confondre avec l’image qu’on se fait de l’homme en général. L’association, en revanche, repose sur l’amour « égoïste », c’est-à-dire sur un amour qui considère l’autre comme un objet de satisfaction égoïste, comme « une nourriture offerte aux passions du Moi ». La différence entre la société et l’association réside donc essentiellement dans un changement d’optique : la société telle que nous la connaissons est maintenue, mais interprétée d’une manière individualiste. L’associationnisme stirnérien, pure construction de l’esprit aux données exclusivement morales, a trouvé un écho complaisant auprès de certains anarchistes individualistes de la Belle Époque.

Le « mutuellisme »

Proudhon s’efforce d’inscrire la défense de l’autonomie individuelle dans le cadre de la réalité sociale elle-même. Or, pour ce faire, il lui faut lutter contre le pouvoir oppresseur et démoralisant du capital. Afin de l’évincer de la vie sociale et économique, il envisage la suppression du numéraire et la gratuité du crédit et de l’escompte. L’argent sera remplacé par des billets de crédit gagés sur des produits dont la valeur est fonction du travail qu’ils représentent, le crédit et l’escompte ne seront plus du ressort des banques capitalistes qui, par des intérêts élevés, prélèvent la part léonine du travail, mais confiés à une société mutuelle, c’est-à-dire réciproque, des producteurs. La Banque du peuple, fondée par Proudhon en 1848, repose ainsi sur un double principe : d’une part, la banque constitue son capital en émettant des actions qui seront souscrites par ses clients ; d’autre part, l’intérêt des sommes prêtées par la banque est réduit au taux strictement nécessaire pour couvrir les frais d’administration, c’est-à-dire 0,50 ou même 0,25 p. 100. Grâce à ce système, que Proudhon qualifie de mutuellisme, on pourra procéder à une sorte de « liquidation sociale », à savoir au rachat des terres par les fermiers et à la substitution de compagnies ouvrières aux industriels, sans qu’il faille recourir à une expropriation violente. Mais deux mois après avoir déposé les statuts constitutifs de cette institution appelée à fonder la liberté politique et industrielle, Proudhon est frappé d’une condamnation et contraint à l’abandon de son projet. Pourtant le mutuellisme proudhonien, sous son double aspect de l’échange et du crédit, aboutit par la suite, non seulement en France mais aussi en Angleterre et surtout aux États-Unis, à la création de coopératives et de sociétés de secours mutuel.

Le communisme

Alors que Proudhon, loin de condamner la propriété privée, soutient que la possession constitue la base même de la liberté individuelle, les anarchistes communistes suppriment la propriété en affirmant que, née de l’injustice, elle l’engendre à son tour. Or, le rétablissement de l’égalité économique et sociale sera obtenu non pas à la suite d’une intervention étatique quelconque, mais grâce à la spontanéité révolutionnaire. Surenchérissant sur les socialistes qui promettent « à chacun le produit intégral de son travail », les anarchistes communistes réclament « le droit à la vie, le droit à l’aisance, l’aisance pour tous ». Kropotkine, dans La Conquête du pain, appelle les non-possédants à l’expropriation violente. « Les paysans chasseront les grands propriétaires et déclareront leurs biens propriété commune, ils démoliront les usuriers, aboliront les hypothèques et proclameront leur indépendance absolue. » À l’opposé de Malthus, pour qui la population s’accroît bien plus vite que la production agricole, Kropotkine fait confiance à la science capable d’augmenter les ressources à l’infini. Le problème social se ramène donc en fin de compte à un simple problème de répartition Eu égard à l’abondance des biens, cette répartition se fera, non selon les capacités, mais selon les besoins de chacun. L’ère anarchiste aura pour devise : « Prenez ce qu’il vous faut. » Le travail, dont la durée quotidienne sera réduite à quatre ou cinq heures effectuées par tous les adultes de vingt à quarante-cinq ou cinquante ans, suffira pour assurer largement la vie matérielle de tous, étant donné qu’il sera « infiniment supérieur et autrement considérable que la production obtenue jusqu’à l’époque actuelle, sous l’aiguillon de l’esclavage, du servage et du salariat ».

4. Conceptions morales

La culture de soi-même

L’anarchisme ne cesse de provoquer des résonances irritées, l’exaltation frénétique de l’individu semblant, en effet, justifier la licence la plus effrénée. Or, tout au contraire, l’éthique anarchiste développe le sens de la responsabilité individuelle bien plus qu’elle ne prédispose à un relâchement moral où l’individu au lieu de s’affirmer finit par sombrer et disparaître. C’est parce qu’il est convaincu que l’émancipation personnelle ne pourra résulter que d’un travail de perfectionnement intérieur continuel que l’anarcho-syndicaliste d’avant 1914 attache un tel prix à la « culture de soi-même ».

La liberté

L’anarchisme s’efforce en outre d’inscrire l’autonomie personnelle dans un cadre social ; il est ainsi amené à rejeter toute liberté purement individuelle. Chacune des libertés individuelles se suffisant à elle-même et tirant son origine d’elle-même, la liberté de chacun ne peut, en effet, se manifester qu’en niant celle de tous les autres ; elle constitue la base de cette morale aristocratique du mépris qui ne laisse à l’homme d’autre issue qu’un individualisme forcené. Pour l’anarchisme, en revanche, la liberté de chacun se confond avec la liberté de tous. « Tout ce qui est humain dans l’homme, précise Bakounine, et, plus que toute autre chose, la liberté, est le produit d’un travail social, collectif. Être libre dans l’isolement absolu est une absurdité inventée par les théologiens et les métaphysiciens. » C’est pourquoi la solidarité est le chemin le plus sûr qui mène vers la liberté. La révolte anarchiste, loin d’opposer les hommes, les rapproche, puisque, d’un commun accord, ils luttent contre l’abstraction étatique qui les opprime tous en empêchant le fonctionnement normal de la société. « La loi de la solidarité sociale est la première loi humaine, précise encore Bakounine, la liberté est la seconde loi. Ces deux lois s’interpénètrent et, étant inséparables, elles constituent l’essence de l’humanité. Ainsi, la liberté n’est pas la négation de la solidarité ; au contraire, elle en est le développement et, pour ainsi dire, l’humanisation. »

Socialisme et anarchisme

Le socialisme et l’anarchisme se rencontrent dans une hostilité commune à l’égard de l’État ; tous deux en réclament la disparition. La différence ne porte que sur la manière de l’envisager. Engels, dans un passage de L’Anti-Dühring cité par Lénine dans L’État et la Révolution, la situe dans une perspective historique : « Le prolétariat s’empare du pouvoir d’État et transforme les moyens de production d’abord en propriété d’État. Mais, par là, il se supprime lui-même en tant que prolétariat, il supprime toutes les différences de classe et oppositions de classe, et également l’État en tant qu’État […]. Le gouvernement des personnes fait place à l’administration des choses et à la direction des opérations de production, l’État n’est pas « aboli », il « s’éteint ».

Selon la doctrine marxiste, le dépérissement de l’État ne se produit donc pas du jour au lendemain. Lorsque le prolétariat aura pris le pouvoir, lorsqu’il se sera emparé de l’appareil étatique, il lui faudra d’abord s’en servir afin de briser définitivement la puissance de ses ennemis. L’État continuera à exercer un pouvoir d’oppression, mais ce sera au bénéfice exclusif du prolétariat. Le chemin vers la société communiste sans État passe par la dictature du prolétariat. L’anarchisme, en revanche, ne cherche pas à surmonter l’antinomie entre l’État et la société. À la conquête de l’État il préfère le rejet total d’un pouvoir qu’il estime étranger à l’essence véritable de l’homme, au dépérissement progressif de l’État sa disparition brutale et immédiate. Inférieur au socialisme scientifique en ce qui concerne l’efficacité politique, l’anarchisme, en vertu même de ce sens de l’homme qui l’anime, peut se prévaloir à son égard d’un certain droit de contestation. Max Stirner s’élève contre tout collectivisme : l’État libéral a laissé à l’individu un dernier domaine où se réfugier, la propriété privée ; or voici que le communisme le réclame pour la société ; désormais la sacro-sainte société possède tout, l’individu ne possède plus rien ; le communisme est le règne de la « gueuserie universelle ». Proudhon accuse le système communiste de provoquer « la déchéance de la personnalité au nom de la société », de ressembler au « despotisme oriental », à « l’autocratie des Césars », et de réaliser pour son compte, étant une sorte de « religion nouvelle », « l’absolutisme de droit divin ». Dès 1866, Bakounine prévoit que l’État despotique mis en place par le communisme d’État fera naître « une classe exploitante de privilégiés : la bureaucratie ».

Si l’anarchisme en tant que mouvement social s’est quasi éteint après la Seconde Guerre mondiale, ce sont surtout ces avertissements lancés au XIXe siècle, matérialisés par les errements des démocraties populaires et du communisme, qui ont permis aux idées anarchistes de conserver une certaine pérennité. Le fédéralisme, l’ordre pluraliste, l’organisation de bas en haut pourraient s’inscrire dans la recherche de cadres sociaux et économiques favorables à la dynamique du groupe et la non-directivité.

Old par igor le 07 Jan 2004

bootcat

boot for carroline

krasuKI !!!!

erdnetta à neibmoc erocne

PILLS

«La pêche à la méduse».

Bob et Patrick retrouvent Carlo le calamar.

«La faim du plankton».

Plankton cherche à obtenir la recette du pâté de crabe.

Old par To le 01 Juil 2004

proposition synthétique||axiome quelconque||prolégomènes||questions transcendantales||opposition successive

I am innocent !


Some are born to sweet delight

Some are born to the endless night

Old par To le 11 Avr 2004

Pourtant.

ever

and

never

were

ever

together

never

was

a

brother

for

ever

and

ever

liked

never

(…)

Old par Gu. le 13 Déc 2004

le récitant : et dehors les soldats…

Old par igor le 27 Jan 2004

glOire (…)
Old par Gu. le 07 Avr 2004



















Old par M. Fox le 25 Mar 2004

John says…

Dear Antoine,

Two presidential debates and two clear wins. John Kerry is going to be the next president of the United States, and more people know it now than just two short hours ago.

Tonight, George Bush had another chance to make his case to the American people. Again he failed.

* Again, he showed that he is out of touch with reality on Iraq.

* Again, he offered no plan for jobs and no plan for cutting the cost of health care.

* Again, he pretended that our problems don’t exist.

* Again, he refused to level with the American people.

Old par M. Fox le 10 Oct 2004

It has to be more than this…

So I manage to fool myself on everyone else

But it’s maybe, only, maybe… In the meantime…

Old par motown le 10 Jan 2004

joker

lotus, ctgr - wuBat

– Vous avez demandé la Lune ?

Ne quittez pas je vous la passe…



[…] Certes,

monsieur Tourgueniev,

mais il y a plus intriguant encore

que les ambiguïtés de l’oeuvre du sieur Tolkien,

auteur culte pour les Beatles et les post-beatniks, mais aussi

écrivain adulé par plusieurs générations de trublions pagano-fascistes.

Enchaînement hypertextuel, accrochez-vous : si l’on clique sur ce fameux « Julius Evola »

(théoricien du fascisme et adepte du bouddhisme tantrique), celui donc que vous évoquiez dans

votre post, on tombe sur son vieux compagnon de route français « Jean Parvulesco ». Qui

c’est suilà, me demanderez-vous ? Et bien c’est un écrivain fasciste, tendance

mystico-psychotique, concepteur du « grand-gaullisme », un truc que

je serais bien incapable de vous expliquer (en gros, Parvulesco

est une sorte de Dantec qui aurait mal tourné – je veux

dire : vraiment mal tourné). Il faut décidément

être un lecteur monomaniaque de

Pierre-André Taguieff pour

savoir ce genre de truc,

me répondrez-vous,

mais bon je vous rassure

j’ai arrêté depuis longtemps.

Bref, à ce stade de la lecture vous

vous êtes probablement déjà allumé

une cigarette magique et vous êtes parti

contempler les hiéroglyphes envoûtants de

notre amie Gü, un peu plus bas, et vous avez

bien raison. Pourtant c’est là que ça se corse : Jean

Parvulesco est le personnage mythique qui est au centre

d’une séquence non moins mythique du film « A bout de souffle »,

que j’ai eu la bonne idée de revoir l’autre jour (actuellement disponible

à 2,99 euros chez cdiscount.com, une affaire à ne pas manquer – à noter aussi,

le film « Zombie » de A. Romero est disponible à 4,99 euros, d’ailleurs si quelqu’un peut

l’acheter et ensuite me le prêter ça serait super cool). Donc, vous aurez bien sûr identifié la fameuse

interview de Jean Parvulesco à Orly par Jean Seberg (Patricia dans le film), où l’écrivain chauve (tiens tiens)

est magnifiquement campé par Jean-Pierre Melville (qui pour l’occasion s’est inspiré de Nabokov himself, genre

dandy-mégalo-misogyne-désinvolte-etc…, le résultat étant une séquence incroyable où les dialogues

et les faux-raccords sont maniés avec une absolue perfection, une sensation assez proche

du vertige koozilien). Tout cela je l’ai déjà expliqué à des alcooliques sur une liste

de diffusion, mais ils n’ont bien sûr rien capté. Donc c’est là où je voulais

en venir, si quelqu’un pouvait enfin m’expliquer ce qu’un fasciste

notoire fout au beau milieu d’un film de Godard, j’achète

illico. D’autant que ce personnage bizarroïde joue

aussi (en vrai cette fois-ci) dans un film de

Rohmer dont j’oublie toujours le titre

et que je n’ai d’ailleurs jamais vu.

Et voilà comment on passe de

Tolkien à Rohmer en un clin

d’œil. La classe absolue.

Merci d’avoir tenu

jusqu’au bout,

bonjour

chez

v

o

u

s


joker

lotus, ctgr - wuRa

FUCK

Igor is back ?

( thE lovE shoW ) / post-report #4

Old par Gu. le 21 Fév 2004

« là ici »