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Ladies and Gentlemen,

Downloading of Movies, MP3s and Software is illegal and punishable by law.

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You get the charge in writing, in the next days.

In the Reference code: #12290, are all files, that we found on your computer.

The sender address of this mail was masked, to fend off mail bombs.

– You get more detailed information by the Federal Bureau of Investigation -FBI-

– Department for « Illegal Internet Downloads », Room 7350

– 935 Pennsylvania Avenue

– Washington, DC

Old par igor le 13 Fév 2004

sculpture physique…

entre la raclette et une bonne petite liposuccion, mon coeur balance…

(en même temps, je peux aussi bien faire les deux, hein…)


idiosyncrasie de décadence

qu.

un.

futur.

vienne.

annoncer.

ce.

que.

nous.

sommes.

en.

conférant.

un.

sens.

à.

nos.

vies.

Sinister purpose

la douceur de l’hiver à quelques jours de sa rigueur


















>6to4 A 131.107.33.60

> AAAA 2002:836b:213c:1:e0:8f08:f020:8

>iusdxbonec7501-l1 AAAA 2002:836b:213c:1:e0:8f08:f020:8

>iusdxbonec7501-tun1 AAAA 3ffe:2900:2:1:0:0:0:2

>iusdxbonec7501-tun2 AAAA 3ffe:c00:8023:3a:0:0:0:2

>www A 131.107.152.134

> AAAA 2002:836b:9820:0:0:0:836b:9886

>

>8.0.0.0.0.2.0.f.8.0.f.8.0.e.0.0.1.0.0.0.c.3.1.2.b.6.3.8.2.0.0.2.ip6.int.

>> IN PTR iusdxbonec7501-l1.ipv6.????????????????.

>2.0.0.0.0.0.0.0.0.0.0.0.0.0.0.0.1.0.0.0.2.0.0.0.0.0.9.2.e.f.f.3.ip6.int.

>> IN PTR iusdxbonec7501-tun1.ipv6.??????????????.

>2.0.0.0.0.0.0.0.0.0.0.0.0.0.0.0.a.3.0.0.3.2.0.8.0.0.c.0.e.f.f.3.ip6.int.

>> IN PTR iusdxbonec7501-tun2.ipv6.?????????????.

>6.8.8.9.b.6.3.8.0.0.0.0.0.0.0.0.0.0.0.0.0.2.8.9.b.6.3.8.2.0.0.2.ip6.int.

>> IN PTR www.ipv6.???????????????????.

en fait l’identité secrète de catwoman,

c’est d’avoir une entreprise d’agente secrète- filatures en tous genres

dans la banlieue de Nice et ses environs (les collines, les piscines)…

mais restons discrets

Old par -- Zan le 09 Oct 2004

Old par igor le 07 Mar 2004

LISAO

QWAQWA, bantoustan d’Afrique du Sud, territoire autonome de 482 km2; 200.000h, chef lieu : Phuthatdijhaba.

Old par To le 12 Nov 2004

F.U.C.K

le récalcitrant : essaie encore –

Old par felix le 07 Avr 2004

« Splendeur de ma voix qui s’élève seule, seule,

dédaigneuse de toute oreille, faite pour aucune.

Je frémis au sommet du mot seul, sur une limite aussi pathétique

que le tournoiement du derviche hurleur,

ou du chancellement du boxeur avant qu’il s’écroule,

ou de l’avion qui pique en flammes. »

Old par JLB le 26 Fév 2004

A tOast!
tO tOurgueniev fOr itS birthday!
& tO the whOle tOurguenist’s team…

& … 2 transylvanians

yOur friend, Francky

Old par Gu. le 08 Mar 2004

cet amour la

DREADLOCKED

Elle était émue perdue dans la foule. Le reggae l’avait toujours fasciné par ses mélodies aux rythmiques douces et dont les percussions claquaient comme des balles de fusils. Des paroles pleines d’espoirs nées dans une île brisée par la violence. One step forward, two steps backward. Elle s’imaginait mourir piétinée puis les gens contemplant son cadavre humilié tandis que résonnaient les mots de liberté, d’amour et de foi. La pluie ruisselait sur sa casquette usée, puis coulait le long de son visage impassible dans l’indifférence générale. Le tempo appelait en elle des pulsions meurtrières. Alors, d’une cicatrice anonyme, sa bouche se mua en simple sourire de satisfaction.

Old par To le 11 Juil 2004

cmV0b3VyIGRlIGxhIGJ1bGxlID8=

Où il est question de la disparition d’Igor Tourgueniev.

« Plastic Tourguy » – Poupée en résine thermoplastique


La nuit

tous les poissons chats

Old par -- Zan le 06 Sep 2004

Jack ce héro


« Peut-être reviendrai-je un jour avec une surprise très blonde (et malheur à ceux qui en feront assez ou trop) – sinon la valise vide. » (Jacques Rigaut à Colette Clément, lettre de New York du 30 septembre 1928)

Old par JLB le 23 Sep 2004

Le coq est mort ?

bootcat

boot for carroline

Murder, sex, drugs, and anarchy follow.

Le souvenir de la Maison est de plus en plus fort, les images me reviennent, terribles, par vagues incontrôlables. J’évite de trop souvent fermer les yeux tant la persistance rétinienne anormale qui me frappe se fait envahissante. Je revois ses murs et ses souterrains, ses recoins sauvages, ses zones humides et les créatures qui la peuplent. Je sais que je vais devoir y retourner, Elle m’appelle.

Old par igor le 23 Juil 2004

[999poèmesSERIEtourgueniev]

294

l’insuffisance de plusieurs traumatismes conclut la conscience

l’évanouissement est lié à la libido

le fonctionnement des accidents a connu des aventures hormonales

[konsstruktVOUSaime]

« Il en est du véritable amour comme de l’apparition des esprits :

tout le monde en parle mais peu de gens en ont vu. »

(Maximes, La Rochefoucauld)

a poete is dead


«Tue-moi tue-moi ne me laisse pas crever de rien

ne me laisse pas mourir sans que personne

ne me touche par simple flocalisation ne me laisse

pas finir à cause de rien je ne suis pas rien.»

(Christophe Tarkos)

Old par JLB le 04 Déc 2004

Voyons donc…

comment est construite

cette belle mecanique…

quel bel engin!

on croirais qu’il est fait

pour etre

explosé…

le faux frère : ne pas écrire bourré.


Old par M. Fox le 28 Mai 2004


Old par M. Fox le 26 Jan 2004

chabadallOpiumjadisOnasmallredplanet'

Old par Gu. le 23 Jan 2004


Old par M. Fox le 25 Mar 2004

L’adoubement d’un nouveau tourgueniste n’est jamais un événement anodin. Cependant, vous l’aurez noté, nous n’y prêtons en général que peu d’attention. Et ce, même en période de disette événementielle. Cette semaine, avez-vous entendu parler de notre tout nouveau tourgueniste sur France Info, bah non, que dalle. Cette canaille d’Olivier Bost nous a largement abreuvé de considérations passionnantes sur la foudroyante défaite de Laurent Fabius (quelle idée de s’opposer au YES), mais rien du tout sur la brûlante actualité tourgueniste. Pourtant disais-je ce n’est pas un événement anodin, oh que non. Il faut savoir une chose : les nouveaux tourguenistes ne pleuvent pas comme des Chinois en sucre, si vous me permettez l’emploi de cette très ancienne expression populaire. En d’autres termes, ils sont rares. On les trie sur le volet, ils sont le fruit d’une sélection draconienne. Attention visite exclusive dans les coulisses de tourgueniev.com. Lorsqu’un individu est invité à s’extraire de sa confondante banalité pour renaître au monde sous les traits molletonnés d’un tourgueniste, c’est parce que cette proposition a été longuement et scrupuleusement méditée retournée lavée et repassée, parfois depuis deux ou trois ans. Et avant de connaître l’émerveillement candide du premier post, il est lui-même confronté au Doute. Et quel terrible Doute ! (admirez le point d’exclamation typiquement germano-nietzschéen). Seul face à lui-même, le postulant est appelé à abandonner ses oripeaux, à retrouver son humilité et sa simplicité primale. Vient alors le temps des épreuves. Fusionner avec le cœur organique de tourgueniev.com, épouser son métabolisme, dompter sa secrète technologie, et surtout : assumer le clic improbable, passer à l’acte. Nombreux sont ceux qui dans un naïf empressement se sont crus à la hauteur de leur ambition, pour finalement rester comme pétrifiés au seuil de blogger.com, transis de terreur face à la porte étroite. On citera par exemple cet illustre écrivain, prophète de la cyberculture, qui au terme d’une quête désespérée s’avéra incapable d’achever son initiation. Affligé par l’échec, fou d’impuissance et rongé par la frustration, il fit naufrage loin des rivages exotiques du tourguenisme, paix à son âme. Bien d’autres encore ont connu pareil sort. Mais d’autres osent l’impossible et nous rejoignent vers l’inconnu. Rendons leur l’hommage qu’ils méritent.

Orange juice, dishwashing mess and non-falling bombs

NEVER SAY AGAIN : j’abdique.

{encore}

fucker

Puis finalement constater que la métempsychose du mouton s’achève en son sein

Arrêter le flux pour mieux le poursuivre dorénavant

Vivre des paradoxes édictés comme des commandements

En survivant tout en mourant un peu plus à chaque fois que le soleil }me{ fuit _

on ne peut imaginer un orchestre composé uniquement de psychos

ce serait la cacophonie –

Old par felix le 29 Juin 2004

du tendre venin

sOuL 4 sUmMer


Old par Gu. le 18 Juil 2004

Th4nX 2



tOma mOn ami
, que lOrsqu’On était petit je cOmprenais pas bien sOn mOnde de cOmmunauté de l’internet de tribu internautique et que même déjà il avait une vie dans les pays de l’est à cette époque là mais plus à VarsOvie qu’à mOscOu parce que là-bas il cOuvrait et pratiquait des activités absOlument scabreuses dans un bOrdel de dingue dOnt il était tenancier sous le nOm de cOnstentin Vassiliev… il devint quelques années plus tard IgOr tOurgueniev que vOus savez qui il est et que dOnc c’est grâce à lui si jai mis le html dans la chapka !

le zOgrini, qui par sa fOrss m’a dOnné de la fOrss pOur tOujOurs, et dOnt la fOlie est une étOile dans le ciel de chacune de mes nuits (…)

f?lix j., parce que plus qu’un ami il est comme l’air, il est vital et précieux, il est de chaque instant.

nicOlaï, qui m’a mentes fois prOtégée des hOrdes de velus aux quatre cOins du mOnde.

I dOn’t knOw whO yu’re pour sa participatiOn via mailbOx

& dragons, c’est toi chéri ?, pOlarOïds, le manège enchanté, shadocks, Reich et les orgones, Jack, LiLi, Lacan, spOke, mardi, gif, fiat 500, fu et zile, sumoto.iki, Emma Peel, Fawlty tOwers, Marvel, AlbertO Vargas & Gil Elvgreen, bOrn bad & bad girl, Jean Eustache, rOck, tétard, pianO, celles qui marchent, his sexe, dimanche, trOudair, gangsters, mains d’œuvres, bjork, man ray, wampas, merit, cramps, fuck, cats, geOrges, blOwbacks, polagu, aïna, betty page, clément et laurence, avengers, grischka, sea, sex, sun, puca, babar, haribo, marseille, catzimodo, jimpunk, bang-bang, wOmen, chocorêves, strawberrys, weird, strabisme, bubbles, the love show, Paul klee, les tOurguenistes, lundi, zOrrO & maria, Lee Scratch PerrY, feria, le hérOS, hate father, catacOmbes, car(r)oline, grains de beauté dans le dOs, chickens, sOciOlOgie, cdd, ernest, autOfictiOn, minuit pile, GainsbOurg, rOdia, lamu, linux, oahu, romania, dracula, jeudi, roy lichtenstein, thc, glOckenspill, charlestOn parva, mamOulex, finfins, cOlère, mOmO, lOu reed, jules et jim, mercredi, dominique a., pavu, bukowsky, montmarte, influenza, webtv, bastien françois, kulte, vibrion, fantOmas, monsieur d, spiderman, kiki, thierry guitard, the pixies, à bout de souffle, fr.m, vendredi, jpg, kermite, chapkattitud’, grOmit, le petit prince, vincent van gogh, banksy, Gü bubble’s desease, Z, shOes, samedi, bonnie & clyde, fOx, lenOr (…)

Old par Gu. le 12 Avr 2004



CaisseTukroi

Aujourd’hui je me vide. Aujourd’hui est vide. Aujourd’hui je me vide. Aujourd’hui est vide. Aujourd’hui je me vide. Aujourd’hui est vide. Aujourd’hui je me vide. Aujourd’hui est vide. Aujourd’hui je me vide.

Aujourd’hui je me vide. Aujourd’hui est vide. Aujourd’hui est vide.

Que celles qui peuvent les ouvrent, et que celles qui peuvent pas fassent autre chose !

Pizza machin, je déteste les livreurs, ils sont trop violents, j’ai des mauvais souvenirs.

Mais j’ai rien à faire dehors non plus !

Compris ?!

The Vert

Je le dis en vers : elle comprend a l’envers.

Old par To le 22 Fév 2004

Ophélie, aussi

La poésie aussi aliène.

On croit à son temps de cerveau disponible

aux envolées bergère de france première syllabe maille à l’endroit

deuxième syllabe maille à l’envers.

C’est sans compter le temps de travail.

Emisphère gauche en laine de verre, l’iris en oeuf de bestiole écaillée.

Le prochain qui parle de l’inspiration je lui fous ma main dans la gueule.

Happy Birthday

Old par M. Fox le 08 Mar 2004

Old par Gu. le 24 Mar 2004

Le drame étudiant

Old par M. Fox le 06 Oct 2004

Nadia, l’analyste héroïne, est non seulement en train de dénouer un imbroglio inter étatique passionnant mais surtout en train de chercher une morale amoureuse entre son ancien fiancé guébiste, Oleg l’idéaliste, son sauvage baiseur de l’Ouralbank et le phallocrate assassin Igor

Old par felix le 24 Mar 2004

LE ROI ARTHUR

couleur : blanc – pose : pose libre – chargement : frontal – vitesse essorage: : 800 a 1200 trs – capacite variable auto : oui – capacite : 5.5 kg – selecteur : temp. independant – essorage : variable – depart differe : oui – cuve : carboran – aff deroulement prog : oui – aff temps restant : oui – lavage pendulaire : oui – classe energ : a – classe lavage : a – classe ess : b – info : vitesse essorage 500 a 1200trs.programmateur electronique.ouverture securisee – dimensions : l. 60.00/p. 62.00/h. 85.00 ID produit 28012E designation LAVE-LINGE ARTHUR MARTIN AWN1228 emporté prix emporté 600 €


Old par To le 16 Août 2004

le récitant : rien encore.

Old par igor le 12 Avr 2004



 …, cet idiot                                                          

A la Panik

Témoignage d’une fille qui sait : Berlinette attaque Tourgueniev !

too late to write – JE suis un personnage de friction – 660


la nuit solide et mes souvenirs si fluides me donnent les moyens de repenser à ces moments sur l’île, nos étreintes au bord de l’eau la nuit si lourde et les songes fluides me donnent le temps de ramener à moi ce passé si doux et tellement bref la nuit si bleue et mes mots si faibles me laissent impuissant face à mon désir de t’évoquer à nouveau devant moi cette nuit si dense si danse si seulement tu et moi ensemble sur ces plages si blondes et ces nuits si légères que ne troublaient que nos hurlements et nos pleurs et nos rires me demandent de t’invoquer à cette heure où se heurtent les bruits de nos flancs si lourds et si beaux et tu moi enfin.
Old par igor le 05 Jan 2004

Old par Gu. le 31 Août 2004

2.22AM

Old par Gu. le 19 Jan 2004

joker

lotus, ctgr - wuKnows

espace lisse[heccéité]



Trust www…

and follow its original spirit!

follow its original spirit!

its original spirit!

original spirit!

spirit!

!

Old par LiLi le 01 Déc 2004

intrOsautOsOâ/#1

être minuscule

plipitizencOr (…)

Old par Gu. le 25 Fév 2004

Vous reprendrez bien un peu de crème

Bang

       Bang

Old par Gu. le 09 Fév 2004

The Sim

Saint Valentin

Pour l’année prochaine, se souvenir de ne plus exister le 14 février.

Minuit pile

Igor Tourgueniev tourne un film de guerre avec de vraies armes de destruction massive mais sans le dire aux acteurs pour que ça fasse plus « vrai » un peu à la manière de Ozu ou de Lafesse. Le résultat dépasse toutes ses espérances et la critique est unanimement tuée sur le coup. Igor Tourgueniev repart donc pour la Chine afin de relancer la réduction des pieds et, donc, c’est cool.

Old par igor le 11 Fév 2004

DES ORGUES ANISES

Perdu dans la ville. La nuit. Un endroit chic. Du monde, de la chaleur, du champagne. Les cigarettes se grillent. Bonsoir mélancolie. La route, le mot dans la poche, arrivée au steps. Pleurs, descente, caverne bondée, nana na ! na ! allumée. Ben, bière. Route dans la nuit. Flash semaine. Champagne rosé du matin, restaurant à midi cidre-kenavo. Trop tard : en retard, vite, vite, rue des dames, on se retrouve on parle, Elles logent – éloges. Feuilles roulées, cigares coupés – Vin chilien, retour aux départs, alcools, sorcières enivrées, blanche et rouge, amitiés truquées, branché – débranché / déconnez – déconnecté. Stop – post.

Old par To le 18 Déc 2004

ICH BIN SILKE BANGERT…

– und du?

– ich trinke niemals champottka…

– blöd.

let me baby be your sac à main

Old par felix le 22 Août 2004


This ain’t Tourgueniev either

00 h 24 je suis seul, emmuré dans mon épiphénomène.

Les cookies se sont fanés, mémé a dégommé le rebouteux.

Mon jeu de cartes intérieur est dégueulé par l’avortement de mes boulons cutanés.

Ah Edgar, repense aux jours heureux, quand l’entrecôte aux cèpes de l’église résonnait dans le cubitainer.

Le mollusque lamellibranche aveugle qui conduisait les restes de dinosaures vers la porte du garage, ce béret basque qui avait dérapé.

Moi je n’oublierai jamais ton commissaire-priseur devant la manifestation pacifiste, ni le pousse-pousse saccadé de la merguez-party facétieuse.

Forever j’aurais en moi ta chambre à air qui faisait des huit, et l’agrafeuse dans ton ellipsoïde incertain.

Je reste seul, le bac à glaçons souffle sur ma boucle d’oreille jonchée des clés dynamométriques de mes bien aimés.

Et je perds la chemise à fleurs du temps qui dessine de belles mécaniques d’oie sur mon spéculum carbonifié.

Goodbye «non merci pas de café» Bernardo, avance vers le bonhomme de neige de ta plaque chauffante spectrale et glucophage.

Old par M. Fox le 05 Juil 2004

LiLi FaTaLe .cOm

Old par Gu. le 24 Août 2004

&

Et Buddy est mOrtel

Old par Gu. le 18 Nov 2004

Si la vie a du sel, mais où donc se trouve le poivre ?

Old par To le 28 Fév 2004

Old par JLB le 01 Mar 2004

Think pink!

frEE gift…

Old par LiLi le 23 Déc 2004

Minuit Pile : Révélation

En exclusivité pour tourgueniev.com, voici un document historique inédit.

Vous pensiez peut-être que Maurice G. Dantec, dans sa jeunesse légendaire,

était un punk doublé d’un brillant élève de Gilles Deleuze.

Brillant élève ?

Nous avons enquêté pour vous. Voici en exclusivité l’extrait d’un enregistrement réalisé par Maurice Dantec lui-même, qui par inadvertance laissa un jour son magnétophone allumé pendant un cours du philosophe, à l’université Paris 8.

Le résultat est… édifiant.

> télécharger l’extrait

Et bang !

je roule sur le sol

la douceur chaude

coule sur mon cou

le vent dans ma tête

par le trou les idées

s’échappent et me

laissent un peu con

fumant face contre terre

et bang !

Old par igor le 10 Fév 2004

je suis comme qui dirait géné aux entournures. (Mais qui dirait n’importe quoi pour se faire remarquer, en même temps).

Mon squelette a une certaine tendance à s’étendre plus qu’il ne devrait.

C’est pas plus mal, à terme. L’endosquelette m’a toujours paru une mauvaise option, en termes d’évolution.

L’exosquelette est plus intéressant à tous les égards : propre, résistant, cuirassé – voire carrément nacré.

Rien à voir avec la marmelade de bourrelets et crevasses, fragile, molle et mal thermorégulée, qu’on est tenu d’afficher au monde.

Old par ... le 02 Déc 2004

Anti (ce) héros

J’ai noyé mon verre pour ne plus boire

La vilaine mue de ce manque

Que je n’ai pas vraiment essayé de combler

Non plus

Defending the community against malevolent ‘sorcerers’.

Avec ses fonctions spécialisées, Igor Tourgueniev peut analyser de gros ensembles de données à une vitesse impressionnante. Ses fonctions de lissage de courbes sont très complètes : moindres carrés linéaires et non linéaires, calcul automatique des résidus, intervalles de confiance, lissage multivarié, lissage sous contraintes. Ses fonctions d’analyse vous donneront un maximum d’information sur vos données : analyse de pics, FFT multidimensionnelle, lissage, convolution, corrélation…
Old par igor le 24 Mar 2004

I don’t want to be buried in a Pet Cemetery,

I don’t want to live my life again

——* *——

Old par -- Zan le 07 Déc 2004

Jeudi matin, Oscar Berthelot se demande, gratte, retire, enfile, se dirige, se traîne, se déplace, discute, argumente, est, n’en reste pas moins, se permet, se traîne, s’arrête, regarde, débarrasse, pose, éteint, tente et rêve.
Old par igor le 30 Sep 2004

:: l O s t i n t r a n s l a t i O n ::

l’amour

c’est

comme

une

boîte

de chocolats

sans rien

dedans

mon

chéri

mon body after homère simpson

le récitant : c’est un peu lourd cette fuite.

Old par igor le 12 Avr 2004

Old par Gu. le 05 Avr 2004

frOm the sky (…)

haaaaaaaaahahahahahahahahahahahahahahaha

Old par Gu. le 30 Jan 2004

« Ces machins, ça ne m’intéresse pas vraiment. Vous savez, j’ai du travail, il faut que je classe tous mes sons de petits caillous. »

Old par To le 09 Avr 2004

pour pouvoir voler il faut croire en l’in(d)-(v)isible

 


 

Anarchisme

L’anarchisme est un mouvement d’idées et d’action qui, en rejetant toute contrainte extérieure à l’homme, se propose de reconstruire la vie en commun sur la base de la volonté individuelle autonome.

Bien que l’anarchisme militant ne se manifeste que vers la fin du XIXe siècle avec Kropotkine , Élisée Reclus et Malatesta, les lignes essentielles de la doctrine anarchiste se précisent dès la première moitié du siècle. La Révolution française institue un divorce radical entre l’État, qui repose sur les principes éternels de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, et la société qui est dominée par l’esclavage économique, l’inégalité sociale et la lutte des classes. Cette contradiction semble d’autant plus insupportable que la Révolution française proclame en même temps que l’individu est une fin en soi et que toutes les institutions politiques et sociales doivent servir à son plein et entier épanouissement. La liberté politique paraît illusoire, voire néfaste, à ceux qui, en vertu même de ces principes, subissent une servitude sociale et économique. La première réaction « antiétatiste » est sans doute la « conspiration des Égaux » dirigée par Gracchus Babeuf et visant à substituer à l’égalité politique l’« égalité réelle ». « Disparaissez, lit-on dans son Manifeste, révoltantes distinctions de riches et de pauvres, de grands et de petits, de maîtres et de valets, de gouvernement et de gouvernés. »

L’anarchisme en tant que doctrine philosophique appartient essentiellement à l’histoire de l’hégélianisme. La réalité objective étant pour Hegel issue de l’esprit, l’objet qui semble séparé du sujet finit par y retourner afin de constituer cette unité foncière que Hegel appelle l’Idée absolue. Or cet Esprit hégélien qui se réalise grâce à la prise de conscience des esprits finis, de transcendant qu’il était sans doute chez Hegel lui-même, devient pour une importante fraction de ses disciples l’esprit humain parvenu à la pleine conscience de soi-même. Une fois engagés sur la voie de l’immanence, ces jeunes hégéliens s’efforcent d’interpréter le monisme de Hegel dans un sens de plus en plus révolutionnaire. L’Esprit est arraché au clair-obscur prudent où son créateur avait voulu le maintenir ; il s’« humanise » progressivement. Devenu homme, c’est-à-dire être humain au sens général du mot dans le maître livre de L. Feuerbach, L’Essence du christianisme (1841), il se transforme en esprit humain dans la Critique pure de Bruno Bauer – doctrine contre laquelle Karl Marx se déchaîne dans La Sainte Famille – et finit par apparaître sous les traits surprenants du Moi original, du Moi « unique » dans l’ouvrage de Max Stirner, L’Unique et sa propriété (1845).

Cet effort d’interprétation s’accompagne de la ferme volonté de renforcer le monisme hégélien. Les jeunes hégéliens pourchassent tous les dualismes ou, pour parler en termes d’école, toutes les aliénations ; ils luttent contre l’aliénation religieuse, c’est-à-dire contre l’Église ; contre l’aliénation politique, c’est-à-dire contre l’État ; contre l’aliénation humaine enfin, c’est-à-dire contre l’humanisme qui, par les contraintes d’un collectivisme abstrait, menace d’étouffer l’originalité de l’individu. Le marxisme insiste sur la filiation qui relie Hegel, Feuerbach et Marx, c’est-à-dire sur une évolution philosophique qui, en partant de l’idéalisme absolu, passe par le matérialisme mécaniste pour aboutir au matérialisme historique et dialectique. Mais l’anarchisme, qui, en prêtant l’immanence à l’Esprit absolu de Hegel, aboutit à la souveraineté du Moi « unique » et part en guerre contre toutes les aliénations dont celui-ci est victime, dérive également de la philosophie hégélienne. La lignée qui va de Hegel à Stirner et à Bakounine n’est pas moins légitime que celle qui rattache Hegel à Marx.

L’exigence de justice totale étant le « principe affectif central de la sensibilité anarchiste » (E. Mounier), l’anarchisme, en dépit de ses outrances verbales d’inspiration athée, garde des résonances proprement religieuses, voire chrétiennes. Tout en se dressant contre le « mythe de la Providence », Proudhon maintient la transcendance sous la forme de la justice. En rappelant la célèbre recommandation de Jésus, « Rends à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu », il insiste sur le caractère apolitique du christianisme. « L’enseignement de Jésus, affirme-t-il, est tout social, ni politique, ni théologique. » Max Stirner prétend de son côté qu’il conforme son attitude à celle de Jésus qui dépasse l’État en l’ignorant. Tolstoï enfin, le plus chrétien des anarchistes, constate que « la doctrine de Jésus donne la seule chance de salut possible pour échapper à l’anéantissement inévitable qui menace la vie personnelle ».

Ayant puisé à des sources fort diverses, l’anarchisme semble à première vue tissé de contradictions et déchiré en tendances et sous-tendances. Dans ce « chaos d’idées » (Sébastien Faure), le départ avait été fait vers 1900 entre l’anarchisme individualiste, dont les défenseurs se réclamaient de Stirner et de Proudhon, et l’anarchisme communiste, qui s’inspirait avant tout de l’enseignement de Bakounine et de son disciple Kropotkine.

1. Les différents aspects

La première tendance consistait à garantir la liberté individuelle par le maintien de la propriété privée ; la seconde, en revanche, soutenait que seule l’institution de la propriété collective permettait de réaliser la justice sociale, condition indispensable à l’épanouissement individuel. L’anarchisme subit ainsi une double tentation à laquelle il ne sait pas toujours résister, celle de l’individualisme libéral des économistes classiques et celle d’un collectivisme dépersonnalisant. L’évolution ultérieure, il est vrai, rend à l’anarchisme une certaine unité doctrinale. Alors que l’anarchisme individualiste, professé souvent par des déclassés, des « en-dehors », se replie de plus en plus sur lui-même et qu’il ne semble plus s’intéresser qu’à la liberté sexuelle, qu’un de ses chefs, Émile Armand, conçoit sous la forme de « pluralité amoureuse », l’anarchisme communiste, animé par Élisée Reclus, Jean Grave, Émile Pouget, Sébastien Faure et Enrico Malatesta, finit par représenter l’anarchisme authentique.

Ce dernier, après avoir inspiré le syndicalisme révolutionnaire d’avant 1914, le mouvement makhnoviste en Ukraine au lendemain de la révolution d’Octobre et l’action de la Fédération anarchiste ibérique pendant la guerre d’Espagne, fait encore partie ou, tout au moins, tente de continuer de faire partie du tableau idéologique de la fin du XXe siècle. Peut-être faudrait-il mentionner également la survivance d’un certain anarchisme chrétien dont l’idée-force est constituée par la « non-violence ». Quant à l’anarchisme littéraire tel qu’il se manifestait dans certaines revues de la fin du XIXe siècle, il appartient à la Belle Époque, dont il reflète l’individualisme exacerbé.

2. Conceptions politiques

Le contrat anarchiste

L’anarchisme répudiant toute idée d’autorité comme étant contraire à la notion de la liberté individuelle, il lui apparaît que l’ordre et la justice, dont il ne nie aucunement la nécessité pour la cité, doivent reposer sur un contrat librement conclu entre les intéressés. Les clauses d’un tel contrat, profitables à tous les contractants, sont observées tout aussi librement. Ce contrat anarchiste se situe à l’opposé du contrat social de Rousseau. Proudhon démontre, en effet, dans son Idée générale de la révolution au XIXe siècle, que le contrat de Rousseau, loin d’être social, est responsable de la tyrannie étatiste à laquelle aboutissent toutes les démocraties. Le contrat social de Rousseau ne concerne que le pouvoir politique ; il le renforce en lui donnant pour appui la souveraineté d’une volonté générale qui n’est d’ailleurs que celle d’une majorité opposée le plus souvent à la volonté particulière. Le contrat social, du fait qu’il néglige la vie sociale et économique, est un contrat sans contenu, un contrat qui autorise tout arbitraire et qui équivaut à une aliénation consciente et organisée. « C’est, en un mot, à l’aide d’une supercherie savante, la législation du chaos social, la consécration, basée sur la souveraineté du peuple, de la misère. Du reste, pas un mot du travail, ni de la propriété, ni des forces industrielles que l’objet du contrat social est d’organiser. Rousseau ne sait ce que c’est que l’économie. Son programme parle exclusivement de droits politiques, il ne reconnaît pas de droits économiques. » Le contrat tel que Proudhon l’envisage, loin d’être le résultat d’une abstraction politique, est issu de libres débats où les intéressés engagés ont fini par se mettre d’accord ; il est modifiable au cas où les intérêts subiraient des changements. Ce n’est pas un contrat unique, contraire par définition à la complexité et à l’hétérogénéité de la vie sociale, mais un ensemble illimité d’accords contractuels qui correspondent le plus possible aux mille nécessités de l’individu. Enfin, l’abandon de la liberté individuelle au profit du contrat n’est pas seulement provisoire, il est aussi partiel. Alors que Rousseau exige au nom du contrat social « l’aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté », Proudhon précise qu’en concluant un contrat chaque contractant doit recevoir au moins autant qu’il donne et qu’en dehors des obligations rigoureusement délimitées qui découlent des clauses du contrat il continue à jouir de sa pleine liberté et de sa souveraineté.

Le fédéralisme

La multiplicité des contrats se traduit par le fédéralisme, appelé à remplacer l’organisation étatique. Une infinité de contrats s’engendrant les uns les autres et s’équilibrant d’autant plus facilement qu’ils ne sont point immuables ni définitifs, soit sur le plan professionnel, soit sur le plan régional, soit encore sur le plan national et même international, voilà un édifice d’apparence chaotique et incohérente.

Mais, grâce au maintien à tous les échelons du principe de l’autonomie de la volonté individuelle, on doit aboutir à une union librement consentie dont la solidité est certainement supérieure à celle d’une union obtenue par la force. « Le principe appelé, selon moi, à régir la politique moderne, écrit Proudhon dans Fédération et Unité en Italie, n’est autre que le principe de fédération, corollaire de celui de la séparation des pouvoirs, lequel à son tour est la base universellement reconnue de tout gouvernement libre et régulier, à plus forte raison de toute institution républicaine, et a pour opposé le principe de l’agglomération des peuples et de la centralisation administrative. » Et Bakounine de prophétiser : « Quand les États auront disparu, l’unité vivante, féconde, bienfaisante, tant des régions que des nations, et de l’internationalité de tout le monde civilisé d’abord, puis de tous les peuples de la terre, par la voie de la libre fédération et de l’organisation de bas en haut, se développera dans toute sa majesté. »

L’antidémocratisme

Le fédéralisme anarchiste, c’est-à-dire la recherche perpétuellement renouvelée d’un équilibre entre des groupements distincts, implique le rejet absolu de toute forme de gouvernement à tendance synthétique et unitariste. D’où une hostilité déclarée à l’égard de la démocratie issue des principes de la Révolution française et, en particulier, à l’égard de tout jacobinisme. Stirner insiste sur l’aggravation de la servitude provoquée par le passage de l’Ancien Régime à la nation souveraine, fille de la Révolution française. Sous l’Ancien Régime, le pouvoir monarchique ne s’exerçait pas directement sur les sujets. C’est la corporation qui s’intercalait comme élément médiateur entre le roi et le peuple. L’homme dépendait d’abord d’un groupe social, en sorte que le prétendu « absolutisme » était en fait limité par d’innombrables pouvoirs secondaires. Mais du jour où la nation s’institua souveraine, le sujet entra en dépendance directe vis-à-vis du pouvoir. Le règne des privilèges de l’Ancien Régime se transforma en un règne du droit, contre lequel nul ne pouvait désormais s’insurger. Ainsi, l’esclavage extérieur de l’Ancien Régime est devenu un esclavage intérieur, c’est-à-dire un esclavage dont nous reconnaissons nous-mêmes la légitimité. Proudhon, de son côté, accuse la Révolution française d’avoir engendré la lutte des classes. Après l’abolition des castes, les anciens ordres hiérarchiques, qui avaient assuré l’organisation du travail, se sont dissous sans que de nouvelles structures soient venues les remplacer. Il en est résulté l’exploitation capitaliste qui ne semble laisser aux pauvres d’autre issue que la révolte. Dans le domaine politique, l’esprit monarchique combattu par la Révolution française a d’ailleurs été ressuscité par Robespierre, disciple de Rousseau. La journée du 31 mai 1793, date à laquelle Robespierre écrasa les Girondins, a mis fin à l’inspiration communaliste et fédéraliste de la Révolution. C’est à partir de ce moment que triomphent à nouveau les traditions autoritaires et étatistes de l’Ancien Régime. L’optique historique de Proudhon amène Bakounine à mettre en parallèle la lutte de Robespierre contre la Commune de 1793 et celle des autoritaires, des étatistes, contre ses propres conceptions fédératives à l’intérieur de la Ire Internationale.

L’abstentionnisme

Antidémocratique par essence, l’anarchisme se dresse avec vigueur contre l’illusion néfaste du suffrage universel. « Religion pour religion, écrit Proudhon dans La Justice, l’urne populaire est encore au-dessous de la sainte ampoule mérovingienne. Tout ce qu’elle a produit a été de changer la science en dégoût et le scepticisme en haine. » Le bulletin de vote souffre, en effet, aux yeux des doctrinaires anarchistes, d’un double vice. D’une part, il met les électeurs à un niveau qui est établi le plus souvent par le mensonge et la fourberie des politiciens ; d’autre part, il dépouille les électeurs de leur pouvoir, le système parlementaire reposant sur la délégation des pouvoirs consentie entre les mains des députés, et non pas sur la simple représentation d’une volonté dont les députés seraient chargés. Ainsi Émile Pouget, anarchiste et syndicaliste révolutionnaire, fait bien ressortir la différence entre le syndiqué, qui préserve son droit de contestation et l’électeur, qui y renonce. « L’individu, précise-t-il, est la cellule constitutive du syndicat. Seulement, il ne se produit pas pour le syndiqué le phénomène dépressif qui se manifeste dans les milieux démocratiques où, le suffrage universel étant en honneur, la tendance est à la compression et à la diminution de la personnalité humaine. Dans un milieu démocratique, l’électeur ne peut user de sa volonté que par un acte d’abdication : il est appelé à « donner » sa « voix » au candidat qu’il souhaite avoir pour « représentant ». L’adhésion au syndicat n’implique rien de semblable et le plus pointilleux n’y pourrait découvrir la moindre atteinte à la personnalité humaine ; après comme avant, autonome il était, autonome il reste. »

3. Conceptions sociales

L’associationnisme

Parmi les nombreuses utopies sociales qui s’inspirent de la ferme volonté de préserver la souveraineté absolue de l’individu, relevons d’abord l’associationnisme de Stirner. L’auteur de L’Unique et sa propriété établit une différence fondamentale entre la société telle qu’elle existe et l’« association » dont il prône l’avènement. La société se dresse face aux individus ; elle est située en dehors et au-dessus d’eux. Elle apparaît comme quelque chose de définitivement établi, de stable, voire de sclérosé. Abusant de sa souveraineté, fictive il est vrai, mais non moins réelle tant que les hommes ne se rendront pas compte qu’elle est pétrie de leurs mains, la société entrave, déforme et anéantit la volonté individuelle. L’association, en revanche, est la rencontre passagère, l’union instable et perpétuellement modifiée des individus, qui n’en perdent jamais le contrôle. L’association demeure soumise à la souveraineté des « Moi » ; sa durée est fonction des services qu’elle leur rend. Elle se dissout dès qu’elle devient inutile. Les rapports interpersonnels retrouvent ainsi un cadre qui leur est approprié. Dans la société, qui est une abstraction, les hommes éprouvent l’un pour l’autre un amour « humain », c’est-à-dire un amour qui n’a pas pour objet l’individu particulier, mais l’homme abstrait et normatif. Or cet amour, qui participe du caractère transcendant de la société, se transforme facilement en haine et justifie toutes les persécutions contre l’individu particulier qui ne consent pas à se confondre avec l’image qu’on se fait de l’homme en général. L’association, en revanche, repose sur l’amour « égoïste », c’est-à-dire sur un amour qui considère l’autre comme un objet de satisfaction égoïste, comme « une nourriture offerte aux passions du Moi ». La différence entre la société et l’association réside donc essentiellement dans un changement d’optique : la société telle que nous la connaissons est maintenue, mais interprétée d’une manière individualiste. L’associationnisme stirnérien, pure construction de l’esprit aux données exclusivement morales, a trouvé un écho complaisant auprès de certains anarchistes individualistes de la Belle Époque.

Le « mutuellisme »

Proudhon s’efforce d’inscrire la défense de l’autonomie individuelle dans le cadre de la réalité sociale elle-même. Or, pour ce faire, il lui faut lutter contre le pouvoir oppresseur et démoralisant du capital. Afin de l’évincer de la vie sociale et économique, il envisage la suppression du numéraire et la gratuité du crédit et de l’escompte. L’argent sera remplacé par des billets de crédit gagés sur des produits dont la valeur est fonction du travail qu’ils représentent, le crédit et l’escompte ne seront plus du ressort des banques capitalistes qui, par des intérêts élevés, prélèvent la part léonine du travail, mais confiés à une société mutuelle, c’est-à-dire réciproque, des producteurs. La Banque du peuple, fondée par Proudhon en 1848, repose ainsi sur un double principe : d’une part, la banque constitue son capital en émettant des actions qui seront souscrites par ses clients ; d’autre part, l’intérêt des sommes prêtées par la banque est réduit au taux strictement nécessaire pour couvrir les frais d’administration, c’est-à-dire 0,50 ou même 0,25 p. 100. Grâce à ce système, que Proudhon qualifie de mutuellisme, on pourra procéder à une sorte de « liquidation sociale », à savoir au rachat des terres par les fermiers et à la substitution de compagnies ouvrières aux industriels, sans qu’il faille recourir à une expropriation violente. Mais deux mois après avoir déposé les statuts constitutifs de cette institution appelée à fonder la liberté politique et industrielle, Proudhon est frappé d’une condamnation et contraint à l’abandon de son projet. Pourtant le mutuellisme proudhonien, sous son double aspect de l’échange et du crédit, aboutit par la suite, non seulement en France mais aussi en Angleterre et surtout aux États-Unis, à la création de coopératives et de sociétés de secours mutuel.

Le communisme

Alors que Proudhon, loin de condamner la propriété privée, soutient que la possession constitue la base même de la liberté individuelle, les anarchistes communistes suppriment la propriété en affirmant que, née de l’injustice, elle l’engendre à son tour. Or, le rétablissement de l’égalité économique et sociale sera obtenu non pas à la suite d’une intervention étatique quelconque, mais grâce à la spontanéité révolutionnaire. Surenchérissant sur les socialistes qui promettent « à chacun le produit intégral de son travail », les anarchistes communistes réclament « le droit à la vie, le droit à l’aisance, l’aisance pour tous ». Kropotkine, dans La Conquête du pain, appelle les non-possédants à l’expropriation violente. « Les paysans chasseront les grands propriétaires et déclareront leurs biens propriété commune, ils démoliront les usuriers, aboliront les hypothèques et proclameront leur indépendance absolue. » À l’opposé de Malthus, pour qui la population s’accroît bien plus vite que la production agricole, Kropotkine fait confiance à la science capable d’augmenter les ressources à l’infini. Le problème social se ramène donc en fin de compte à un simple problème de répartition Eu égard à l’abondance des biens, cette répartition se fera, non selon les capacités, mais selon les besoins de chacun. L’ère anarchiste aura pour devise : « Prenez ce qu’il vous faut. » Le travail, dont la durée quotidienne sera réduite à quatre ou cinq heures effectuées par tous les adultes de vingt à quarante-cinq ou cinquante ans, suffira pour assurer largement la vie matérielle de tous, étant donné qu’il sera « infiniment supérieur et autrement considérable que la production obtenue jusqu’à l’époque actuelle, sous l’aiguillon de l’esclavage, du servage et du salariat ».

4. Conceptions morales

La culture de soi-même

L’anarchisme ne cesse de provoquer des résonances irritées, l’exaltation frénétique de l’individu semblant, en effet, justifier la licence la plus effrénée. Or, tout au contraire, l’éthique anarchiste développe le sens de la responsabilité individuelle bien plus qu’elle ne prédispose à un relâchement moral où l’individu au lieu de s’affirmer finit par sombrer et disparaître. C’est parce qu’il est convaincu que l’émancipation personnelle ne pourra résulter que d’un travail de perfectionnement intérieur continuel que l’anarcho-syndicaliste d’avant 1914 attache un tel prix à la « culture de soi-même ».

La liberté

L’anarchisme s’efforce en outre d’inscrire l’autonomie personnelle dans un cadre social ; il est ainsi amené à rejeter toute liberté purement individuelle. Chacune des libertés individuelles se suffisant à elle-même et tirant son origine d’elle-même, la liberté de chacun ne peut, en effet, se manifester qu’en niant celle de tous les autres ; elle constitue la base de cette morale aristocratique du mépris qui ne laisse à l’homme d’autre issue qu’un individualisme forcené. Pour l’anarchisme, en revanche, la liberté de chacun se confond avec la liberté de tous. « Tout ce qui est humain dans l’homme, précise Bakounine, et, plus que toute autre chose, la liberté, est le produit d’un travail social, collectif. Être libre dans l’isolement absolu est une absurdité inventée par les théologiens et les métaphysiciens. » C’est pourquoi la solidarité est le chemin le plus sûr qui mène vers la liberté. La révolte anarchiste, loin d’opposer les hommes, les rapproche, puisque, d’un commun accord, ils luttent contre l’abstraction étatique qui les opprime tous en empêchant le fonctionnement normal de la société. « La loi de la solidarité sociale est la première loi humaine, précise encore Bakounine, la liberté est la seconde loi. Ces deux lois s’interpénètrent et, étant inséparables, elles constituent l’essence de l’humanité. Ainsi, la liberté n’est pas la négation de la solidarité ; au contraire, elle en est le développement et, pour ainsi dire, l’humanisation. »

Socialisme et anarchisme

Le socialisme et l’anarchisme se rencontrent dans une hostilité commune à l’égard de l’État ; tous deux en réclament la disparition. La différence ne porte que sur la manière de l’envisager. Engels, dans un passage de L’Anti-Dühring cité par Lénine dans L’État et la Révolution, la situe dans une perspective historique : « Le prolétariat s’empare du pouvoir d’État et transforme les moyens de production d’abord en propriété d’État. Mais, par là, il se supprime lui-même en tant que prolétariat, il supprime toutes les différences de classe et oppositions de classe, et également l’État en tant qu’État […]. Le gouvernement des personnes fait place à l’administration des choses et à la direction des opérations de production, l’État n’est pas « aboli », il « s’éteint ».

Selon la doctrine marxiste, le dépérissement de l’État ne se produit donc pas du jour au lendemain. Lorsque le prolétariat aura pris le pouvoir, lorsqu’il se sera emparé de l’appareil étatique, il lui faudra d’abord s’en servir afin de briser définitivement la puissance de ses ennemis. L’État continuera à exercer un pouvoir d’oppression, mais ce sera au bénéfice exclusif du prolétariat. Le chemin vers la société communiste sans État passe par la dictature du prolétariat. L’anarchisme, en revanche, ne cherche pas à surmonter l’antinomie entre l’État et la société. À la conquête de l’État il préfère le rejet total d’un pouvoir qu’il estime étranger à l’essence véritable de l’homme, au dépérissement progressif de l’État sa disparition brutale et immédiate. Inférieur au socialisme scientifique en ce qui concerne l’efficacité politique, l’anarchisme, en vertu même de ce sens de l’homme qui l’anime, peut se prévaloir à son égard d’un certain droit de contestation. Max Stirner s’élève contre tout collectivisme : l’État libéral a laissé à l’individu un dernier domaine où se réfugier, la propriété privée ; or voici que le communisme le réclame pour la société ; désormais la sacro-sainte société possède tout, l’individu ne possède plus rien ; le communisme est le règne de la « gueuserie universelle ». Proudhon accuse le système communiste de provoquer « la déchéance de la personnalité au nom de la société », de ressembler au « despotisme oriental », à « l’autocratie des Césars », et de réaliser pour son compte, étant une sorte de « religion nouvelle », « l’absolutisme de droit divin ». Dès 1866, Bakounine prévoit que l’État despotique mis en place par le communisme d’État fera naître « une classe exploitante de privilégiés : la bureaucratie ».

Si l’anarchisme en tant que mouvement social s’est quasi éteint après la Seconde Guerre mondiale, ce sont surtout ces avertissements lancés au XIXe siècle, matérialisés par les errements des démocraties populaires et du communisme, qui ont permis aux idées anarchistes de conserver une certaine pérennité. Le fédéralisme, l’ordre pluraliste, l’organisation de bas en haut pourraient s’inscrire dans la recherche de cadres sociaux et économiques favorables à la dynamique du groupe et la non-directivité.

Old par igor le 07 Jan 2004

Quatre-vingt-dix festins de neuf décisions

Quatre-vingt-dix rassemblements de neuf ministres

Pour s’inquiéter, s’inquiéter, angoisse superbe

Appelez les troupes dehors en hâte

Est-ce ce que nous avions attendu ?

C’est l’heure des garçons, ceci est une guerre

Le président est sur la ligne

Comme quatre-vingt-dix neuf ballons rouges du voisinnage

Old par M. Fox le 09 Déc 2004

$and$the$winner$is

ce qui arrive en fin de compte, ce n’est pas l’inévitable mais l’imprévisible

LA PEAU DU VENTRE BIEN TENDUE

Assis autour d’une table sous les spots qui dégageaient une chaleur bien

moins artificielle que les sourires qui s’échangeaient entre eux, ils discutaient

en prenant des inspirations biens profondes ou des expirations concernées. Chacun

y allait de son petit commentaire : qui baise avec qui, l’un sur le Palace,

l’autre sur la növo, l’une sur le punk, l’autre sur Warhol… et tous se délectaient

de l’excellence de la soirée, name-droppant, private-jokant,

donnant un air vicié et suffisant à leurs propos périmés, anagrammes de Prosper Merimée, deux litres de Sancerre et un camembert bien fait.

Old par To le 21 Nov 2004

ULTIME

Demain, la fin

La fin demain

A demain la fin

La fin à demain

Demain, à la fin.

Fin, c’est le mot sur lequel se terminent avec une

unanimité inégalée les auteurs.

JACQUES RIGAUT

Old par JLB le 11 Avr 2004

I need a fix ’cause I’m going down

Quand je te tiens dans mes bras (bang, bang, shoot, shoot)

et que je sens mon doigt sur ta détente (bang, bang, shoot, shoot)

je sais que je n’ai rien à craindre (bang, bang, shoot, shoot)

car le bonheur est un fusil tout chaud (bang, bang, shoot, shoot)

pas de doute

Cinq heures dix huit pile


insidieux/point/net

« là ici »