Oh, Jack !
Je veux que tu m’obéisses bien gentiment. t.co/DGZDTOg
L’homme à la tête de chat n’hésitait pas à utiliser sa peau comme alternative au papier numérique souple. tweetphoto.com/42338109
L’été, Carver partait chasser les dernières baleines bleues qui, cancéreuses, se précipitaient, chantantes, sur son harpon. #euthanasie
Aujourd’hui c’est tellement un jour neuvième Docteur.
Dans le silence, / Mangent des raisins, / Belle-fille et belle-mère.
Varsovie – Novembre 1945
Igor est depuis trois mois orphelin
Igor ne possède pas de toit
Igor se moque de la mort
Igor se moque de la douleur
Igor songe aux feux qui brûlent dehors
Igor est fier de sa dernière opération
Igor ne…
Igor Tourgueniev ne se rappelle pas de ses parents
dehors les spectres agonisent
Expliquer : Amusement des ventrerouges aux moulins de crânes vides.
Nicolai Tourgueniev épouse Charly B. ce jour, pleurez dans les dancings et les couvents, son cœur n’est plus à prendre. #ipad #ns #love
Contrairement à ce que certaines personnes prétendent, le chien Cléo n’a jamais été tué réellement. Jasons R. Mailhot est un menteur.
Sortir dans la rue avec un marteau dans la poche, sourire aux lèvres et ne pas demander son reste. bit.ly/kUrjfv
Dehors, dans le noir, les animaux qui parlent complotent, rodent, luttent, fêtent, chantent, mangent, griffent, grattent, nus.
Je vois l’avenir et le feu et je danse sur la langue de la déesse me demandant si la bombance durera toujours. I’m not a potato gun.
le récitant : Tourgueniev est il soluble dans le vin blanc ?
Un paranoïaque est juste quelqu’un qui est en possession de tous les faits ?
Et tu viens avec moi, faire l’avion. t.co/m0vq87wz
Samedi matin. J’ai froid.
Topo du soir espoir.
Bon, juste pour signaler que le tourguenisme est en pleine forme ces temps ci, putain y’a qu’à sortir dans la rue et à parler aux gens véritables avec de petites visses sous les nerfs frontaux pour en avoir la certitude. Et puis je suis heureux et tout ça grace au Bon Esprit de l’Amour. Encore perdu !
L’idée du jour, c’est « essayons de rendre le monde meilleur, pas juste notre petit quotidien personnel et nos adorables histoires de cul ».
Sagesse contemplative
$ »début »
« haiku-série3 » [[0 « » 2 18 151][1 » » 0 59 60][2 » » 0 69 218][3 « le merle » 0 124 11][4 « le rossignol » 0 124 79][5 « le canard » 0 125 111][6 « le corbeau » 0 130 43][7 « siffle » 0 259 21][8 « fredonne » 0 260 75][9 « s’envole » 0 265 123][10 « le chien » 0 124 210][11 « éternue » 0 265 163][12 « le chat » 0 124 181][13 « le renard » 0 124 240][14 « fume » 0 263 212][15 « baille » 0 256 253][16 « \\n\\n\\t\\t » 0 403 164][17 « en rêvant » 0 507 235][18 « en scrutant » 0 508 96][19 « en souvenir » 0 507 208][20 « ma maison » 0 702 6][21 « le poteau indicateur » 0 701 33][22 « les branches nues » 0 701 59][23 « l’ombre de la montagne » 0 701 89][24 « du riant printemps » 0 705 145][25 « de la chaleur d’hier » 0 704 178][26 « du soleil d’été » 0 705 210][27 « du bleu de la mer » 0 704 241][28 « du chemin perdu » 0 697 275][29 « de la pluie fraîche » 0 699 309][30 « du matin glacé » 0 702 347][31 « \\n\\n\\t\\t\\t » 0 606 56][32 « \\n\\n\\t\\t\\t » 0 620 235][33 « en se plaignant » 0 506 261][34 « en se riant » 0 507 298][35 « à l’ombre » 0 509 176][36 « seul, devant » 0 510 55](0 1)(0 2)(1 3)(1 4)(1 5)(1 6)(3 7)(3 8)(3 9)(4 8)(4 7)(4 9)(5 7)(5 8)(5 9)(6 8)(6 7)(6 9)(2 12)(2 10)(2 13)(12 11)(12 14)(12 15)(10 11)(10 14)(10 15)(13 11)(13 14)(13 15)(7 16)(8 16)(9 16)(11 16)(14 16)(15 16)(16 18)(16 19)(16 17)(18 31)(19 32)(17 32)(31 20)(31 21)(31 22)(31 23)(32 24)(32 25)(32 26)(32 27)(32 28)(32 29)(32 30)(33 32)(16 33)(16 34)(34 32)(16 35)(35 32)(36 31)(16 36)]
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« début » [[0 « haiku-série1 » 4 204 43][1 « haiku-série2 » 4 205 91][2 « haiku-série3 » 4 208 134][3 « \\n\\t » 2 72 88](3 0)(3 1)(3 2)]
J’ai neuf mois et demi de retard sur mes règles.
Carver, héros d’une dramatique télévisuelle, de fascicules brochés, se sentait, à l’aise, à l’@udobar. t.co/XANG8owt
…
boulot
le téléphone sonne
classique
je baisse le son de Stereolab
je décroche
des crachotements
moi : « allo »
putain, encore un portable…
des crachotements et un bruit sourd, genre turbine
moi : « allo ? allo… »
une voix noyée dans le bruit : « …fugit toma… »
moi : « ???? »
la voix : « …lavae fugit toma… »
des crachotements toujours, le son sourd tourne à l’aigu
j’éloigne mon oreille, ça raccroche
je raccroche
j’ai peur…
boulot again
…
La sueur brulante qui goutte du plafond aveugle Igor, un instant. Son cœur manque un battement, les basses, énormes, sa main dans la tienne.
Et le sommeil comme une vague alternative à cette interminable veille.
Il faut que je dorme.
Terrorisme à base d’explosion de ventre.
Reboot.
Structure ellipsoïdale, dans le ciel nocturne de la cité, ballon utopie, coque rigide paranoïaque, œil dans le ciel, menace fantasmée. #htc
Ce soir j’irai mourir au club.
le récitant : hahahehehohohehehehohohe he he hohoho hihihiiiii hehehe hehe hoho ho haha haha haha !
la femme que j’aime : je suis contente d’attendre la pluie avec toi.
le récitant : hahahehehohohe hoho ho haha haha hahi !
Le jour de la fin de tout, la pluie n’était pas plus abondante, humide ou sale, que la veille. Les enfants riaient. Puis, la grande chaleur.
Pas facile d’écrire en ce moment à part des histoires de roupe et un bonheur à faire pleurer Gargamel. Hier soir pourtant, une agréable experience musicale, des amis, et ça pour bien se rendre compte que nos amis les zélites ne risquent pas de sitôt de comprendre quoi que ce soit à quelque chose. Sinon Chloé est belle et son dernier (petit) livre vraiment bien.
En direct
Je sors de chez moi, il fait beau, je suis dans la rue et je tape ces quelques lignes sur le minuscule clavier de mon tel. portable communicant. Je le lève vers le ciel et via liaison satellittaire, ce texte se retrouve sur le réseau, disponible pour le monde entier. Des vieux sur un banc, pensée pour Nicolaï, je pense à faire une photo et à la balancer avec, mais l’exposition sous ce soleil n’est pas extraordinaire. Je m’abstiens donc et je continue mon chemin. « c’est beau la technologie ». J’ajoute mentalement cette phrase au reste via ma connexion neuronale directe afin d’ajouter un je ne sais quoi de science-fictionnel. Il me suffit de la penser et ça se met en ligne instantanément. Je matte les fesses d’une grande fille blonde… Arghh, c’est en ligne déjà… La technologie c’est trop fort pour moi. Je commande un hamburger, rentre dans un Macdo et le reçois tout chaud. En fait j’aurais voulu un cheese, mais à peine pensé, à peine préparé…
what you think is what you get
La cave, encore, sous l’usine au bord du canal, le béton partout, le groupe électrogène dans un coin, les punks qui s’agitent, nous enlacés.
Ma très chère Ar*
C’est la larme à l’œil que je découvre le paysage malsain qui vous entoure. Cette ville moribonde et crasseuse que vous dépeignez dans votre lettre, est-ce que ce peut être Paris ? Peut-on concevoir pareil tableau de la capitale où je croyait réfugiées les plus hautes valeurs de l’humanité ? Si la liberté existe bien quelque part en ce monde, n’est-ce pas en ces murs ?
Cependant, les relents d’humidité que vous respirez, la grisaille qui vous surplombe sont autant de désagréments que je souffrirais volontiers, tant la situation de notre pays s’est dégradée. Nos cieux d’été, embrasés de couleurs vives, grandioses ; la douceur de l’air salin, l’indicible beauté sauvage de nos terres généreuses, et ces gens, plein d’entrain et de malice. Tout s’est affadi, Ar*. Jusqu’à cette table où nous avons si souvent diné, et qui ne manquait jamais de nous ravir le palais. Jusqu’à ces cœurs jadis gonflés d’orgueil et d’insolence. Rien ! Il ne reste plus rien à déglutir où à penser qui ne soit corrompu par la fadeur. Celle là que nous a légué la poigne de fer des nouveaux maîtres de notre avenir. Souvenez-vous, ma chère Ar*, de cette dernière année. L’hiver est arrivé avec une rare rigueur. Vous me faisiez remarquer un matin, sur ce ton ironique qui était alors le vôtre, assise à cette table d’où je vous écris, que la saison préfigurait peut-être un sombre avenir pour ce pays. Ce « mauvais présage » dont l’improbabilité nous a fait rire un instant s’est depuis révélé plus véridique que nous le l’imaginions. C’est à peine s’ils ne viennent pas désormais ramper dans nos rêves. Par les plus odieux stratagèmes, ils sapent l’identité de cette culture qui nous a vu grandir, influencent nos choix en nous bombardant sans répit des rhétoriques les plus spécieuses qui se puissent concevoir. Notre histoire est devenue un champs de bataille où sévissent les censeurs obsédés par l’avenir. Ces usurpateurs arrivés dans un vent de fortune ont décidé de voler notre mémoire en remodelant l’ histoire.
Désormais, beaucoup sont partis pour des destinations que l’on boudait autrefois. Nous étions si fiers de ce pays que l’on avait jeté comme un voile sur le reste du monde. Celui-ci s’est vite déchiré et vous voici à Paris. Je vous aurais volontiers suivi, vous le savez, si les rigueurs de l’âge m’avaient laissé un peu de répit. Mais voilà que cette lèpre nationale s’est fait précéder par l’addition d’une vie dont je n’ai pas lieu d’avoir le regret, toute au service de la table, de la chair et de cette douceur de vivre que l’on connaissait jadis en ces murs. J’avoue que le couronnement de cette existence aurait été cette dernière escapade à vos côtés. Mais je m’avoue parfois vaincu par ce désespoir qui suinte de vos murs gris et qui me cloue au lit.
Chère Ar*, rassurez-vous, j’ai beau accusé le coup de nos délicieux excès passés et de la folie de nos frères, j’ai beau me plaindre et forcer le trait de nos misères, je n’en demeure pas moins sec et opiniâtrement attaché à la vie comme un cep de vigne à la terre. Dorénavent, je mettrai mes caprices dans l’avenir de nos enfants. S’il est encore un peu d’espoir dans cette gérontocratie, c’est d’eux qu’il viendra ; et croyez-moi sur parole, Ar*, je ne cèderai pas, ni au trépas, ni au chantage, ni à la haine. Votre jolie petite fille sera élevée comme elle le mérite : comme un enfant. Elle connaitra les joies du jeu, de l’espoir et… quand le temps sera venu, des joies revigorantes de l’amour. Je me sens à nouveau le devoir de vous rassurer. La vie dissolue que nous avons mené ne sera pas le modèle de sa jeunesse. Le temps passé et votre exil ne m’ont laissé d’appétit que pour une certaine délicatesse. Elle n’aura pas à ribauder dans la fange où se vautrent désormais les petites femmes de son âge. L’exemple que je lui veux donner sera de nature à épargner sa vertu. D’ailleurs, ce fier gaillard qu’est mon neveu l’entourera de toutes les attentions les plus sincères et se substituera à ma vigilance dans ces moments que l’adolescence ne saurait partager avec les « vieux ». J’en fait un point d’honneur : cette enfant jouira d’un sort convenable et porteur d’avenir.
Il me faut enfin vous prévenir, ma chère Ar*, que cette hauteur de ton que je me permets encore dans ces lettres ne saurait garantir notre sécurité encore longtemps. Vous souvenez-vous de ce vieux râleur de Al* ? Ils ont fini par l’arrêter l’autre soir, après qu’il ait vertement sermonné quelques-uns de ces jeunes idiots qui croient détenir la vérité, claironnant les messages grossiers du parti. Sous je ne sais quel prétexte obscur, on l’a emmené à Er*. Inutile de préciser qu’il n’a pas été jugé en public ! J’ai appris qu’un projet de censure des informations subversives, destinées à saper l’intégrité et la crédibilité de l’état avait été récemment présenté au parlement. Vous savez, comme-moi, que les représentants de la nation ne sont plus que des pantins sans ressources qui ont tout le loisir d’approuver les projets du parti. D’ici à ce que l’état d’urgence soit décrété et les libertés civiles raccourcies au nom du salut public, nous aurons largement eu le temps de nous compromettre. Je crains que ma popularité et mon crédit n’aient bientôt plus la moindre signification. Qui empêchera alors les agents de l’état providence d’ouvrir nos courriers ? Cette lettre sera la dernière à jouir d’un ton authentique. Tâchons désormais de nous comprendre à demi-mots ; pour l’amour de nos enfants, qui ne doivent pas pâtir d’une amitié en passe de devenir une trahison de la patrie.
Puisiez-vous, très chère Ar*, me pardonner cette franchise. Nécessité fait loi désormais. En attendant impatiemment d’avoir de vos nouvelles, je vous embrasse du fond du cœur en vous renouvellant l’assurance de mon dévouement ; à votre égard et à celui de votre fille, notre espoir à tous deux.
Az*
Le milicien vendait 15 roubles le pâté, de tête, de chien, jaune. Pour ne pas manquer autant se faire livrer. Dans le ciel, les dirigeables.
petite lucie aime à se promener dans les rues
toute la semaine
le lundi elle se promène
le mardi elle se promène
le mercredi elle se promène
le jeudi elle se promène
le vendredi elle se promène
le samedi idem
et le dimanche elle flotte dans le canal
petite lucie ne se promène plus
glouglou
Parce que se raser la tête permet aussi d’éviter que les miliciens voltigeurs ne te choppent par la tignasse…. ♫ blip.fm/~8xci3
Y’a une fille…
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Plusieurs indices m’ont mis la puce à l’oreille. J’ouvre l’œil. J’vais faire une enquête pour en avoir le cœur net. Ca m’inquiète. Y’a des détails qui trompent pas. Les draps la couette et la taie d’oreiller sont plus dépareillés. A coté de mes fringues en boule, y’a des vêtements pliés et repassés. Y’a des détails qui trompent pas, j’crois qu’y a une fille qu’habite chez moi ! Deux brosses à dent dans la salle de bain. Du savon sans savon et le sèche-cheveux, c’est certainement pas le mien. Des petites boules bizarres pour parfumer la baignoire. C’est un vrai cauchemar : Quelqu’un a massacré tous mes amis cafards ! |
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To ℒℴѵℯ or not to ℒℴѵℯ ?
Et pendant l’hiver 2007 on dansait tous sur ça : tourgueniev.com/2007/10/15/4968
Jolie lumière sur Issy les Moulineaux… Soleil couchant orange rasant sur les immeubles vitrés… C’est pas tout les jours… Finalement c’était pas moi à la piscine, mais un mec, le soir même dans une mairie… Pas si loin… Bon, le type, il fait une erreur classique, pas garder une balle pour lui à la fin. Attendre trop longtemps le reveil du public… Mass murderer en devenir, n’oubliez pas, si c’est un suicide que vous planifiez, gardez la dernière balle pour vous, agissez de loin (à la lunette par exemple), gardez les gens loin de vous. Le plus boeuf des boeuf va finir par réagir à un moment si vous lui tournez le dos de manière trop navrante, les Bruce Willis volontaires ne manquent pas de nos jours. Enfin faites comme vous voulez… Mais bon, c’est un job risqué, et le risque c’est de finir en taule à vie. Alors pour en finir, vaut mieux le faire seul. On fait chier personne, c’est moins drôle ok… Mais bon… Sinon, ici, le soleil est couché et je vous souhaite une bonne nuit à tous, mass murderer et autres…
Métro Crimée, les observateurs russes préparent la troisième guerre mondiale. Ça sera funky, vert foncé. Mina, rue de Nantes, calcule grave.
A cause de mes récents agissements, je vais devoir changer de compte Twitter.
Une boisson frelatée, un pub grouillant de mercenaires, un traducteur (de Stabbin) et toi, toi courbant la réalité autour de ton sourire.
| Cette semaine, je bosse pour Gallimard, on prépare le site d’une écrivain. Sur la page d’accueil, il y’a une citation de l’écrivain en question, sans doute à propos de son dernier roman la chambre |
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Ce truc avec le lièvre supérieur m’aime.
Et Mina termine, cul sec, la bouteille de vodka. Igor, tête dans la cuvette, renonce à la poésie. Carver, à la fenêtre, tire dans la foule.
La pornographie c’est hype.
La pornographie c’est privé.
La pornographie c’est public.
La pornographie c’est has been.
Des leçons ?
Raconter une histoire, ça peut commencer par un « il était une fois » ou par un truc plus anodin genre « il marchait déjà depuis une heure dans ce putain de désert jaune ». Forcement, ça n’implique pas les mêmes choses pour la suite. Dans le premier cas on attend un truc du genre « dans un pays très lointain », dans le deuxième cas plus un truc genre « et les fils de putes qui l’avaient lâché ici ne perdaient rien pour attendre ». Raconter une histoire, c’est tout un tas de décisions plus ou moins importantes pour la suite, sur les mots à choisir, sur les personnages, les lieux, les actions, l’existence même de personnages, de lieux et d’actions, la pertinence de la notion temporelle et la force de l’entropie sur l’idée originelle. Raconter une histoire tendre, c’est aller contre la paranoïa, les griffures de la vie, les cicatrices et toujours rechercher cette petite ligne si douce qui glisse partant de la hanche vers le pubis. Raconter une histoire, c’est faire acte de foi, de contrition, se blottir contre une idée, la choyer. Raconter une histoire, ça peut se faire en se regardant dans les yeux, doucement. Raconter une histoire, ça peut ne pas réussir, ça peut ne mener à rien, ça peut être un échec. Raconter une histoire…
Proposition : et si aujourd’hui on (re)découvrait Stella, l’Organïk Kommandeür de MAGMA, l’anti Yéyé. t.co/jLBXt5cu etc…
Canicule. tourgueniev.com/2003/08/07/1092
Once again, a masked figure drops an iron token through your letterbox late at night.
Déjà 4 hivers.
Nuit blanche bavarian glam bondage. La nuit quoi.
Mais tu dis n’importe quoi.
J’attends ton retour, dans ma tour purpurine, mon regard vers la plaine, nulle trace de ton sublime engin, seulement le soleil qui poudroie.
L’Académie / le tigre / la malle / les jardins / le Général / la photo / le costume d’explorateur / 3 pucelles / la doublure / le belvédère.
Un bon (et gentil) neurologue sur Paris amis de twitter ?
Les vivres commençaient à sérieusement manquer. Nourriture, eau, munitions et caleçons propres. Mina, sur la brèche.
Rencontrant Mina, le simple d’esprit sourd muet avait écrit sur son ardoise : « je mapel silence é je sui genti ». Coup de cœur immédiat.
On organise un shooting photo dans les décombres des Galeries Lafayette. Les miliciens Nord Coréens veillent au grain. t.co/HSXLGFS0
Méthode A.
une lame froide sur mon doigt
une goutte de sang
une pointe de douleur
vite passée
mettre la main dans le sable
incruster les cristaux dans la plaie
frotter, encore et encore en tirant sur la chair
rendre la plaie béante et sale
marcher dans la rue en laissant de fines coulures
passer la main sur les bancs publics
sur les barres de fer dans le métro
sous les fauteuils, palper le chewing-gum.
toujours s’essuyer les fesses avec cette main là
ramasser les crottes des pigeons
observer les effets du temps qui passe
les changements de couleur
la progression des mousses
sentir une vive douleur qui remonte
puis ne plus rien sentir
prendre le marteau
prendre les ciseaux à bois
frapper, rogner, poncer.
écraser, cogner, déchiqueter.
ton corps est à toi
c’est ton plus beau jouet
toujours prêt à te satisfaire.
JUST DO IT.
nike toi.
Mina : « La seule doctrine valable est la folie calculée. »
si tu sais de quoi je parle
il faut que ça cesse.
mes ongles dans ton dos et nos conversations secrètes.
tes jupes retroussées et ton sourire mutin.
nos doigts qui se cherchent et se déchirent.
lundi, il ne restait plus qu’une dose
et je me suis mise à te hair, baby.
je suis ta pire ennemie et je suis à tes trousses.
Cendrillon et la signification m’échappent.
je suis à ton service. passe moi les Curly.
j’aime ce gout d’arachide sur ta queue.
Quand c’est l’amour faut pas trainer les pieds.
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psychophonie.
Ne pas passer sa vie à la gagner.
Pelez et émincer les oignons, les faire blondir à feu doux dans 30 g de margarine. Mélanger les oeufs, la margarine fondue, sel, poivre.
et Carver n’avaient aucun problème à verser quelques sous afin de soutenir la seule chaîne non soumise aux milices : nolife-tv.com/
Le milicien au visage d’Igor : « je vais compter trois, entrer, tuer ceux qui sont encore debout ». Je suis un androïde de chez Frauenzimmer.
Félix le Shah est un personnage de dessin animé américain créé par Otto Messmer ou Pat Sullivan au Khuzestan en 1919. #iran #perse #cat
Igor est l’ami des animaux et du saucisson. Sec. Mina est organique, voire bio. Carver la traite de hippie consensuelle. Elle tire. Bien.
Ce soir là, Howard Philip : « Le rêve de Seekonk – raz-de-marée – foudre du ciel – exode depuis Providence – la chute du dôme du Congrès. »
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Mina se proposait de trouver deux nouveaux amis avant 22h. Un manuel et un cérébral. Elle trouva finalement un homme avec une tête de chat.
On trouve de petits morceaux d’étoiles, vifs, au bord du canal, les soirs pluvieux. Organiser une battue. 1000 chats. Igor, parfois la nuit.
Non, plutôt tomate cerise sur Apple IIc.
le récitant : mouhahahahahahahaha !
Ils se retrouvent dans la carcasse d’un zeppelin, chinois ou russe, pulvérisé par l’explosion liminaire. Mina claudique un peu mais semble bien. Carver et Igor, ivres et nus, enlacés sous la douche de décontamination, luisent légèrement, irradiés. Vodka pour tous. Entropie tango.
Sur Mars on se déplace à pied, en dirigeable ou à dos de barzoom. Le barzoom est loyal et résistant mais les douleurs lombaires intenses.


























