at dusk light caught behind insect speed regulates darkness fall


« La question qui revient sans cesse sur l’obligation pour un tourgueniste de ne pas retranscrire son nom donne souvent à lire ou à entendre d’étranges choses. Cela peut aller de la simple prohibition automatique à la raison la plus occulte qui soit. La vérité est ailleurs, et il suffit de se plonger dans les racines du tourguenisme et de l’Ecole Hélicoïdale Molletonnée pour le comprendre. Nous essayons de décrire très brièvement quelques pistes qui devraient être suivies par nos derviches tourguespires. Mais entrer dans un tel egregore implique de conserver à l’esprit que si l’on cherche à percer les mystères de la Spire, l’on se doit de le faire dans le respect des hélicoïlinks car le paradigme tourgueniste veut que le Spirosyndrôme Circonbullaire soit chargé de la puissance de la création de l’univers lui-même. Le tourgueniste pense que le nominalisme interventionniste n’est qu’une permutation de la rosace bloguistique. Mais par référence à la sémantique habituelle, la carte n’est pas le territoire. Or cette occultation, si elle est mal comprise ou mal dirigée, peut être destructrice pour le tourgueniste. Osons donc méditer sur le nom, mais dans le souvenir du respect et de la crainte du pouvoir qui est en lui. Sans déconner.
D’ailleurs, depuis la parution du livre « Tourguaos : making new science » de Sikorski en 2009, cette science est en effet en voie de former un nouveau paradigme qui influence plusieurs secteurs de la science traditionnelle. Comme le mentionne Sikorski (ibidem) : « Avant 2007, aucun livre de prospection nexialiste ne contenait le mot fractal ; en 2015 je pense que l’on ne trouvera pas un livre de physiopsychomancie qui ne contiendra pas ce mot ». Cette nouvelle science appelée communément science de la complexité ou tourguenisme, a vu le jour dans les années 2000 et s’est développée notamment grâce à la puissance de calcul des nouveaux ordinateurs, aux réseaux de télécommunications multiplexés, et aux interfaces allégées. Elle regroupe actuellement plusieurs courants qui partagent notamment le fait de reconnaître le rôle du tourguenisme dans la genèse de la complexité. Trois tendances majeures s’appliquent a ces théories, qui sont : l’étude des systèmes dynamiques bullaires et chaotiques, à partir des précédentes modélisations des systèmes complexes comme la météo ou l’économie (toodidoo). La deuxième s’intéresse à l’auto-organisation des systèmes bullaires, réseautale, intersticielle, dans laquelle on peut inclure les structures dissipatives, les gigognes gidouillesques, et l’implémentation structurelle qui segmente les sous-groupes en circonbulles, nocturbulles, corticobulles et bulles. La géométrie fractale se caractérise par son invariance d’échelle, c’est-à-dire le fait de retrouver la totalité dans la partie, peut importe à quel niveau on observe la structure. Vous me suivez.
Mais malgré tous ces développements, il existe une confusion primordiale autour du terme « tourguenisme ». Selon Sikorski, on retrouve plus de trente-et-une définitions différentes de sa complexité spirale. Autant dire qu’on entre pas là-dedans comme dans une bibliothèque verte, vérole. »
Pr. Drunnörst Gulkstra-Grüll, préface au « Codex Troglodidactique de Tourguenisme Appliqué », mai 2009.
En l’an de grâce Kelly MMV, 30 ans après le passage de la comète Tau 75,
s’est produit une petite implosion dans l’univers musicalibre.
Influencé par l’otho-rino-hippo-laryngologue Vander,
acouphéniste de renom de la rue Dave des Lombards’O, transfiguré par
l’eucharistie sonore et oecuménique des onomatopesques éructations klezmer
de Patton, et après l’alcoolisation herbacée de quelques packs de bières,
Mr Tea, mis au monde dans la douceur et la légèreté un style musical
qui allait définitivement enterrer l’économie électrique en créant le blunk.
Le blunk ne peut se définir par un retour aux sources mêmes de la musique
car elle les précède toutes. Le blunk est une musique purement auditive
et inaudible, ne se contentant que du seul sens de l’ouïe pour s’apprécier.
Elle nécessite un dépouillement total, racinien, réintroduisant
la gamme sonore des silences au sein même de ses compositions et si
possible entre les notes, entre deux sons, entre deux bruits.
Elle se place donc dans la continuité directe du manifeste bruitiste et
revendique la filiation du tourgueniste Luigi Russolo.
Bout de Zan,
Tes virus
Me manquent!
Un tract pour passer de la revendication à la création, un tract pour prendre conscience de nos responsabilités et pour agir (en jou et avec les autres), par pour culpabiliser !
Jou sommes le tourguenisme…
Le tourguenisme n’a que la force que jou lui donnons. S’il impose mondialement ses principes (course au profit, exploitation des plus faibles, accaparement des ressources terrestres par une minorité, rivalité…) et ses productions (même les plus inutiles ou les plus dangereuses…), c’est bien parce que jou collaborons de diverses manières à la mise en œuvre de ses principes et que jou acceptons l’envahissement de nos vies par ses productions. Bien sûr, jou héritons en venant au monde d’un système que jou n’avons pas choisit et jou en subissons inévitablement les contraintes. Pourtant, jou avons le choix de perpétuer indéfiniment, par notre fatalisme ou notre passivité, les bases de la société actuelle ou de jou en libérer progressivement. Il ne s’agit pas de s’isoler ou de tout rejeter en bloc mais de s’affranchir, étape par étape, de tout ce qui jou enchaîne au système et jou empêche de reprendre pleinement possession de nos vies.
Les transnationales tourguenistes n’existent que parce que jou les nourrissons au quotidien par notre travail et notre consommation. Elles s’enrichissent parce que jou achetons leurs produits. Elles se développent parce que jou jou soumettons toujours davantage à la vision du bonheur qu’elles diffusent, aux conditionnements et aux désirs qu’elles introduisent en jou par le biais de l’idéologie publicitaire et des techniques de manipulation marketing. Elles étendent leur monopole car jou sommes de plus en plus incapables de jou passer d’elles, des salaires qu’elles versent en échange de notre sueur, des biens de consommation et des services dont jou sommes devenues dépendantes.
Les principes du tourguenisme dominent l’économie parce qu’ils s’alimentent de nos propres tendances et de nos faiblesses. La dynamique du tourguenisme tire son énergie de nos frustrations, de notre avidité, de notre désir de propriété et d’accumulation, de notre égoïsme, de notre conformisme, de notre besoin d’être reconnu à travers des objets qui jou valorisent, de nos réflexes de compétition, de notre conception de plus en plus matérialiste, individualiste et oisive du bien-être, etc. De plus, chercher protection contre le tourguenisme auprès de l’Etat est sans issues. L’Etat se construit en grande partie sur les mêmes bases que le tourguenisme (quête du pouvoir et des privilèges qui vont avec, accaparement de la créativité sociale par une minorité de décideurs, exploitation des faiblesses humaines et démagogie…). L’Etat et le tourguenisme appartiennent au même système, leurs divergences ne sont qu’apparentes et l’un comme l’autre savent manier habilement « la carotte et le bâton » pour renforcer leur domination sur les esprits et les corps.
Jou ne pourrons pas vaincre le tourguenisme, même si jou le rejetons à travers nos manifs et nos grèves, tant que jou lui serons soumises dans nos têtes, dans nos pulsions et dans nos modes de vie. Abattre le tourguenisme n’est possible que si jou jou libérons totalement de son influence idéologique et culturelle, si jou refusons progressivement toute collaboration et retrouvons notre autonomie vis à vis des emplois, services et produits qu’il jou « propose », bref, si jou entrons en dissidence généralisée vis à vis des valeurs et des mécanismes qui l’entretiennent. Dans cette perspective, nous proposons :
· De favoriser la complémentarité et la solidarité d’individues de toutes origines et convictions, en vue d’une subversion en profondeur, radicale mais pacifique, du tourguenisme et de l’Etat.
· D’encourager ou de participer à toutes initiatives visant la transmission et la réappropriation personnelle et collective, par la base, de connaissances théoriques, savoirs-faire pratiques, moyens et ressources diverses permettant l’indépendance, la résistance et l’émancipation concrètes vis à vis des structures étatiques ou tourguenistes et l’émergence d’une société nouvelle, non autoritaire, décentralisée et égalitaire.
· D’initier ou de contribuer à toutes expérimentations sociales et économiques alternatives basées sur l’autonomie et la responsabilisation personnelle, le rejet de toute hiérarchisation, la valorisation de l’individualité, mais aussi le sens du partage, de la fraternité vécue, du soutien mutuel, de la gratuité et du don…(valeurs non cotées en bourses mais produisant des bénéfices considérables…).
· De stimuler une transformation personnelle, sur le plan du comportement et des choix éthiques, sans laquelle aucune transformation sociale et économique décisive ne pourra jamais aboutir. En particulier, il s’agit de débusquer et refuser toutes logiques de violence ou de domination dans les attitudes et les méthodes, toutes formes de mépris ou de négation de l’autre (lesquelles ne peuvent que reproduire les impasses et les injustices du tourguenisme et de l’étatisme) et de développer les attitudes altruistes et bienveillantes, l’ouverture à l’autre sans préjugé, la qualité relationnelle, l’écoute et l’attention vis à vis de toutes personnes, sans discrimination.
Pour en savoir plus sur le réseau et contacter des membres : www.tourgueniev.com

« Le concept de « salle blanche » m’a toujours paru amusant, jusqu’à ce qu’il constitue une parfaite illustration de mon cerveau. »
L’exosquelette gagne en surface. De lancinantes douleurs se déplacent comme autant de vers sous-cutanés.
Tergite et stergite me tordent l’estomac, moi qui croyait à un début d’ulcère ou à une longue indigestion.
En fait c’est l’atrabile qui se change en chitine. Je me risque même à penser qu’elle préside aux mutations.
Mal aux dents. Les froides lames qui me perçaient l’épaule se muent en horribles raideurs cervicales : plus
de dénégation possible, plus d’affirmation non plus d’ailleurs. Ni oui ni non. Mâchoires fermées, contractées.
Je ne grinçais pas des dents la nuit tombée, malgré ce qu’une notoire hallucinée avait pu affirmer, mais je
les serre avec une mégatonne de pression – aucun bruit, juste de l’email rongé.
Par contre les monstrueuses céphalées matinales sont imputables à ces crispations nocturnes. Celles-ci
prennent un sens nouveau sous ce récent éclairage. Un port altier certainement, mais un peu trop rigide
finalement. Il faudra s’y faire, et peut-être porter de petits rétroviseurs. Au cas où je bouge.
Je crains d’avoir contracté un prosoma. J’ai toujours été contre, c’est ironique. D’ailleurs je mens, j’ai somatisé
quelques fois. Parfois beaucoup, sur des cadences martiales. Pas trop longtemps toutefois, c’est pour cela qu’il
me reste des dents auxquelles avoir mal. (C’est peut-être cependant aussi pour ça que j’envisage la mutation
de mon globuleux néocortex mou et ras en céphalothorax rugueux sans grande panique. Une sorte de sagesse
chimique). J’ai même une certaine joie à l’idée du mutisme définitif qui risque de résulter de cette rigidification.
Aux sentiments spongieux succèderont de rigoureuses résolutions, et j’économiserai aussi en « Mais ferme un
peu ta gueule, connard » à moi-même destinés.
Tout ce qui est os semble hurler, par moments. Comme on hurle qu’on veut sortir. « Shiseido » tu parles, aucun
massage n’y fera rien, c’est d’une extraction que j’aurais besoin. Mon bras gauche maintenant, depuis trois jours.
L’avant-bras. Jusqu’ici mes appendices restaient intacts, mais ils vont y passer. Reste à savoir quelles fonctions
auront les nouveaux. Ils y gagneront probablement en esthétique… mais je crains qu’ils ne soient pas tous pacifiques.

augustine a mal dormi
c’est toujours comme ça quand il y a un changement d’heure
en plus comme hier son arthrose la faisait souffrir
c’est lucienne qui a préparé le diner
garbure et endives, elle l’a fait exprès
augustine digère trés mal la garbure
ça lui donne des gaz
ça explique en partie la mauvaise nuit qu’elle a passé
ça et le changement d’heure
le changement d’heure n’affecte pas tellement lucienne
elle somnole devant télématin
augustine est tentée de mettre la une
ça agacerait lucienne
ça oui ça l’agacerait
« – … bon, et vos « goûteurs », là, c’est quoi ?
– ben… tu vois les chiottes de gare de l’est ?
– nan, tu vois les kebabs de gare du nord ? »
Amitié à moitié moite
tes perspectives, tes lignes de fuites, me retranchent, me diminuent
c’est un aspect géométrique de ta pensée a une inconnue…
ça aurait pu être catastrophique si par ce biais je n’avais pu
de façon trés peu catholique m’introduire dans ton petit cul…
ce n’est certe pas mathématique mais c’est une technique assez pointue
encore un aspect vraiment pratique de ma pensée sans retenue…

J’aime écouter le cri des mouettes après l’amour
serré tout contre toi
à observer l’extremité incandescente de ta cigarette
et à rêver que cet instant dure toujours
Ce qui est est.
Ce qui n’est pas est possible.
Seul ce qui n’est pas est possible.
75. Je devais avoir 20 ans dans un métro parisien.
Du côté de Maubert-Mutualité. Je traînais mes pieds
du côté d’un lycée branché ou d’une fac dessinée
entouré de crânes rats, cornichons et bouchons,
Je glandais rien, je faisais le con.
Le métro était pas bien rempli. Je portais mon sac
vert, ma veste en jean patchée, mes cheveux long,
et un sourire niais. Je dessinais des lapins roses,
sur les murs ou dans ma tête et je m’asseyais,
bien vanné, par les heures passées à marcher.
En face de moi y’avait ce type, au caban bleu marine,
à la casquette de pêcheur breton, au regard joyeusement triste.
Il avait une petite moustache et entre ses pieds une belle malle
de voyage. Je l’ai regardé quelques instants, puis je me souvins
d’un pull rouge, celui avec des ancres dessinées sur les boutons,
et qui se ferme au coin du col. Des heures passées à rigoler comme
un idiot, comme des morveux, des verres jetés, des insultes, des femmes
à poils, des paras – tueurs professionnels de la profession, des grosses
conneries de gosses, de gros dada, des plus belles insultes au monde.
Fais chier. On boira un coup à ta mémoire.
le petit honoré nous parle de ses parents:

« té, peuchère, c’étaient de bons bougres, mais pas fufutes, alors, té, j’ai du me construire seul… »
en effet, cela se constate d’emblée:

c’était pas gagné d’avance…
les parents de Balzac quoique sympatiques, sont des VEAUX…

et la peau de chagrin, et ben, elle s’est pas écrite toute seule!
Dimanche matin, belle nuit,
Maison du Bonheur et on vous emmerde
Ici tout va pour le mieux, de mieux en.
Pas facile de sortir du lit, quel samedi
Soir apocalypse Koozil et Jean Yes sans
Doute devrons nous l’abattre car sa trahison
Saison six porte à conséquence, livrez le
Nous pieds et poings liés comme un vieux
Livret de Rambaldi, sans Vinci Code explicatif
Merci à vous mes amis comme dirait Kouka égérie
Sa bande de fafs aux abois, merci pour eux.
Ne me dites pas que vous en aimez un autre. Que notre histoire était duplicable. Ne me dites pas que votre amour peut disparaître comme un regard qui se détourne. Dites moi que vous n’aimez pas si mal. Que vous ne me faites pas si mal. Ne me dites pas que vos mots flamboyants avaient si peu de lumière. Ne me dites pas que la peau ment. Ne me dites pas que c’était écrit. Ne me dites pas que les jolies choses meurent salement. Ne me dites pas que vous m’avez fait croire à l’absolu pour en faire tellement rien. Dites moi que notre histoire n’était pas si dérisoire. Dites moi que toutes les amours disparaissent, toutes et toujours, mais pas le vôtre. Pas le nôtre.
![]() |
Ramenez vos polaroïds de Gü. et ettofez les murs du bouquin affamé |
« des métèques illettrés nommés, je crois, Tristan Picaboum et Francis Zarata »
« Hier après-midi, une douzaine de lugubres pitres, se donnèrent en spectacle dans une salle de la rue de Boetie. »
« ces assemblées de niais. Dans le désarroi moral et intellectuel où nous sommes, nous voudrions que quelqu’un nous guidât. venez à Paris, descendez de votre sixième, hurlez « Da ! Da ! » dans les rues, habillez-vous de feuilles de vignes, et la critique vous considérera. On dira de vous : « Peut-être est-il l’avenir ? » Car il est entendu qu’il faut être fou pour intéresser nos sages. »
« Ils me dégoûtent, écrivait-elle, je les trouve malpropres ».
« Il était bon de donner les étrivières à ces tapirs qui ne se complaisent qu’à traîner leur appendice busqué dans leur fiente. »

« Dans l’Équation de Mandelbrot et sa traduction infographique, nous voyons – dans un univers fractal – des cartes qui sont contenues et en fait cachées dans d’autres cartes, qui sont elles-mêmes cachées dans des cartes, qui sont dans des cartes etc. jusqu’aux limites de la puissance de calcul. A quoi sert donc cette carte qui, dans un sens, est à l’échelle de la dimension fractale ? Que peut-on en faire, si ce n’est admirer son élégance psychédélique ? Si nous devions imaginer une carte de l’information – une projection cartographique de la totalité du réseau cellulo-tectonique – nous devrions y inclure les marques du tourguenisme, celles qui sont déjà visibles, par exemple, dans les opérations de calcul parallèle complexe, les télécommunications, les transferts électroniques de fonds, les virus informatiques, la guérilla du hacking, les épidemies biologiques, les exodes civilisationnelles comme les plus dérisoires des ballets de transports en commun. La représentation topographique de ces «zones» de tourguenisme serait similaire à l’Équation de Mandelbrot, contenues ou cachées dans la carte comme les «péninsules» et qui semblent y «disparaître». Cette «écriture» – dont une partie se volatilise et une partie s’auto-efface – est le processus même qui compromet déjà le réseau cellulo-tectonique ; incomplet, ultimement non-contrôlable. Autrement dit, l’équation de Mandelbrot, ou quelque chose de semblable, pourrait s’avérer utile au «complot» (8) pour l’émergence du psychostilat comme processus tourgueniste, pour une «évolution créatrice» selon le terme de Prigogine. A défaut d’autre chose, l’équation de Mandelbrot est une métaphore pour le «mapping» de l’interface du psychostilat et du Flux Diffracté comme disparition de l’information. Toute «catastrophe» à l’intérieur du réseau tectonique est un nœud de pouvoir pour le Canal. Le réseau souffrira du tourgenisme, tandis que le flux pourrait s’en nourrir. Soit par le simple piratage de données, soit par un développement plus complexe du rapport réel au tourguenisme, les sous-groupes bullaires trouveront le moyen de tirer avantage des perturbations, des ruptures ou des crashs du réseau (histoire de produire de l’information à partir de «l’entropie»). En tant que bricoleur, nécrophage de fragments d’information, contrebandier, maître-chanteur, peut-être même cyber-terroriste, le sous-groupe bullaire œuvrera à l’évolution de connections fractales clandestines. Ces connections, et l’information différente qui circule entre et parmi elles, formeront des «dérivations de pouvoir» servant l’émergence du flux lui-même (…) »
Pr. Sikorski, in « Fais tourner le tourguenisme par ici ».
enfin causé longtemps…
il m’a dit : «j’en avais vraiment marre de ta gueule petit con
j’ai baisé ta meuf, sniffé ta coke et je suis allé me faire
la tournée des casinos avec ton pognon.
Des années que je te vois profiter sans rien faire.
Tu aurais du voir la gueule de mon auréole
au petit matin…»
Au fond de ma poche j’ai retrouvé deux cartes de visite :
le Dr Glück, « laboratoire identitaire et formation en secrétariat »
et le Pressing Tourgueniev, « vos chemises commme celles
de Jean Yes en une nuit ».
Sûrement des clients du casino…
282
le moment libre va arriver
mais on peut jamais souffrir
on va faire une chute avec toi
On imaginera jamamais à quel point les clônes de St-Vladimirovitch Tourgueniev,
célèbres e-cônes récidivivistes, étaient malades de ces vies russes.
augustine prépare l’omelette dans la cuisine
lucienne somnole devant pyramide
le bruit de la fourchette qui tinte
dans le bol posé sur le bulgom
tire lucienne de sa rêverie
« horloge » dit Marie-Ange,
« compte-tours » répond le candidat
augustine n’aime pas pyramide
quand lucienne met le poste trop fort
ça lui donne des pulsions
augustine préfère la trois
elle découpe le jambon en lamelles
allez y arrachez la peau des morts d’il y a cinquante ans
foutez-vous là sur les yeux
cousez-là bien solidement
et pleurez
laissez les larmes grossir et s’accumuler
laissez l’odeur redescendre jusqu’aux narines
laissez bien la peau des morts bien cousus sur vos yeux bien vivants
et évitez de voir ce qui se passe autour de vous
pleurez le sorts des cadavres
c’est plus simple que de cracher à la gueule des vivants
les cadavres ne répondent pas
on peut leur dire ce qu’on veut
et nous sommes tous ventriloques
aux cadavres on peut aussi leur faire dire ce qu’on veut
c’est bien d’avancer masqué
dissimulé par des cadavres muets
c’est bien d’avancer masqué
aveugle et sourd à la vie
en deuil pour l’éternité
les yeux les oreilles cousues
avançons masqués et parlons
masturbons-nous sur les cadavres vieux ce cinquante ans
aimons-les eux
puisque les vivants nous n’en sommes plus capables
aimons les morts d’il y a cinquante ans
portons leur deuil
jusqu’à l’éternité
fouettons-nous
flagellons-nous
marchons en pleurant
aveugles et sourds à tout le reste
le visage couvert d’un masque de mort
la peau des morts cousue sur notre corps
avançons masqués c’est ça qu’il faut faire
avançons masqués il n’y a que ça à faire
ne voyons pas la vie
n’écoutons pas la vie
ne parlons pas à la vie
la vie n’existe pas pour nous
nous sommes du côté de la mort
nous sommes du côté du deuil
nous sommes du bon côté du cadavre
tu te trémoussais au fond de la salle
je te voyais suer dans ton funky bikini
tu ne pouvais pas me voir d’ou j’étais
tu avais le projo en pleine face
j’étais a contre jour
j’ai pensé : je vais lui envoyer
mon curriulum vitae amoureux
elle verra mon parcours
elle verra que je suis une fille bien
elle verra que même si je la mate comme une chienne en chaleur
je n’en suis pas moins quelqu’un de valable
sur qui elle peut s’appuyer
si elle a des difficultés
existentielles…
et puis
ta chérie est venue te chercher
et tu l’as suivie en rigolant…
j’avais le coeur gros
enfin, je veux dire plutot
que j’avais les seins un peu tendus
a cause de ce foutu état
de la chienne en chaleur
aussi appelé PMS pour
pré-mentruel-syndrome…
a suivre …
Lucienne profite de ce qu’Augustine
est partie à la messe pour la mort du pape
pour appeler Marie-Renée
tout cela est bien triste
mais Lucienne n’a pas souvent l’occasion
de bavarder avec Marie-Renée
Augustine n’aime pas trop Marie-Renée
elle la trouve vulgaire et un peu odorante
même au téléphone
I got bugs
I got bugs in my room
Bugs in my bed
Bugs in my ears
Their eggs in my head
Bugs in my pockets
Bugs in my shoes
Bugs on my window
Trying to get in
They don’t go nowhere
Waiting, waiting…

For middle grade readers I’m going to cite examples of some good graphic novels, but with a little exploration, you’ll be able to find more good work.
The Adventures of Tintin
by Herge, published in the USA by Little, Brown (about 22 separate titles), ISBN 0316358398 – Tintin in Tibet
In this world famous series from a Belgian cartoonist, the intrepid boy reporter Tintin and his little white dog Snowy travel to the far corners of the world on all sorts of exciting quests.
WARNING: Some of these volumes contain stereotypes unacceptable today. Tintin in the Congo, The Red Sea Sharks, Land of Black Gold, and Cigars of the Pharaoh contain « mushmouf » black people. Tintin in America contains « redskin » Native Americans.
Où s’arrête l’une ?
Où commence l’autre ?
Qui délimite la frontière
et que fait on quand tout s’emmêle ?
Mais aussi : NAPLES AU QUOTIDIEN LES COUSINS DE SERRIERA ANDRE ET JACQUELINE LES LIENS DU PASSE LES TROIS FAMILLES D’ERIC ROBERT LE PASSE RETROUVE : GUY BEDOS EN ALGERIE YANNICK NOAH AU CAMEROUN ALICE SAPRITCH EN TURQUIE CRIMES ET PASSIONS L’HERITAGE LA CICATRICE PROSTITUTION TRAVESTIR JEUNE HOMME A LOUER LA MAMAN DU TROTTOIR CHARLES AZNAVOUR EN ARMENIE SUR LA ROUTE … AVEC GUY BEDOS LA DOUBLE VIE DE JOHNNY … ROCK

1 pied = 30,48 centimètres
« -ça va depuis le temps ? T’as l’air en forme…
– Pfff en forme de quoi , d’abord ? Tu sais skitdi mon angle aigü ?..
– Bon allez je me casse, t’es pas marrant
– C’est ça, à la prochaine. Embrasse-moi j’étouffe. »
L’égo trip « ce héros » du jour en tête je reviens ici, solo en matinée, les héros glocaux, plutôt du soir. A non ! Kooz on, cool.
Je plonge une nouvelle fois de la pointe de la Bretagne dans l’océan Atlantique pour en quelques minutes le traverser et émerger de l’eau dans la baie de New York les vêtements déjà secs par la pression de l’atterrissage fendant en mille fêlures bitumeuses deux artères perpendiculaires surchargées en blaireaux actifs. Le temps de déplier mes genoux pour me relever au ralenti et les journalistes se pointent déjà avec leurs tri-CDD et leurs questions vulgaires. Je remonte la 43e avenue, le silence règne, ils m’observent terrifiés et d’un regard circulaire légèrement appuyé je mets à terre les agents du FBI qui me suivent. Je vois Britney en plein co-branding devant le hall du Nike Store et lui vole très facilement la vedette en poussant une vocalise (style ambitus) d’une trentaine de secondes brisant au final quelques centaines de vitres aux alentours. Je lève le poing vers le ciel puis décolle pour atterrir dans le plus grand mall de la région et décide, totalement arbitrairement (le voyage transatlantique m’a épuisé), par la seule force de la pensée, de faire disparaître les vêtements de toutes les personnes possédant un 4×4. Méli-mélo de traumatismes garanti. Je bouge de nouveau en m’accrochant à un train express pour revenir à New York et en arrivant à Manhattan je ne vois que du gros blaireau, riche et inconscient, que je téléporte dans l’instant pas très loin, dans le Bronx, puis me charge expressément de saccager entièrement leurs lofts truffés de symboles originaux fin de siècle. C’est l’éclate.
Nomination d’un coordinateur interministériel pour valoriser la biomasse
PARIS, 18 août 2005 (AFP) – Le gouvernement a annoncé jeudi qu’il va nommer
auprès du ministère de l’Agriculture un coordinateur « chargé d’arbitrer et
d’animer les politiques de l’Etat en matière de valorisation de la biomasse et
des matières premières renouvelables d’origine agricole et forestière ».
[…]
cds/slb/sh
AFP 181435 ÌÌÌ AOU 05
Aujourd’hui c’est toujours la nuit parce qu’on n’a pas le même chapelier. Hémisphère droit : recherches diverses, forum un peu mais pas tellement, faut savoir si les 60 ans ne seraient pas surmédiatisés, rien que le fait que la question se pose ça vous finalise les minutes de sable mémorial et transforme en sale quartz les moindres globules blancs. Hémisphère droit toujours, consater que certaines vitrines viennent de fermer après une longue période de soldes , se dire que tous les soirs on verra plus les filles tomber, plus de basculement en direct dans le puit des Alice qui confirment le vortex du monde réelement renversé.
Aujourd’hui c’est toujours la nuit, on n’a pas le sens des aiguilles mais celui d’un tas de trucs beaucoup plus importants. Hémisphère gauche : être un peu je à défaut d’être jou, me dire que Marseille est définitivement plus une queue rance qu’une ville, penser à l’effet du bitume fondu qui englue les semelles comme du sperme avachi, même pas noter vraiment, juste dicter aux naseaux redonnez-moi le ficher automne 2001, odeur_de_poissons_morts.od, se souvenir du vieux port comme d’un cimetiere aqueux de suicidés, et encore. Hémisphère droit : même pas de chiffres convainquants, pas de cadavres dans le vieux port au t perdu au profit de la troisième lettre, même pas un drame, google en vacuité comme cette ville qu’a autant d’esprit qu’un miroir, rien à y faire, rien à y vivre et surtout rien à traverser. C’est la ville où les filles subissent, point final virer l’italique. Songer que 10 000 signes pour parler d’un tel lieu c’est trop et pas assez, mais que c’est suffisant pour perdre toute l’estime du bastion poétique qui sévit en local depuis un temps perdu que les moins de vingt ans ignorent en toute quiétude. Réaliser combien en plus de ses travers quelque peu subjectifs cette ville produit des miasmes chauvins identitaires, grumeleux régionalisme, sans compter les accents qui giclent au circonflexe.
Demain c’est dans une demi-heure. Je vais te faire un thé pour pouvoir te souhaiter un joyeux non anniversaire.
le produit que nous attendions tous…
Les 29 chambres sont toutes différentes les unes des autres.
Elles toutes ont une connexion internet de haut niveau (ADSL), un parquet en bois,
les meubles de la vieille maison,une salle de bains, la climatisation, le téléphone,
la télévision, minibar et un coffre-fort.
pardon, excuse-moi, pardon, merci, pardon, excusez-moi, pardon, j’essaye de respirer, pardon, laissez-moi respirer s’il vous plait merci, putain mais laissez-moi souffler merde, pardon, pardon, je souffle, excuse-moi j’essaye de souffler, pardon, pardon, merci, pardon, excusez-moi, s’il vous plait… s’il vous plait je veux juste respirer… excusez-moi…

une exhumation ?
tu sors d’une crypte nicolas ?
brr…
– …tu te souviens de ces armoires souples, en toile cirée ou quelque chose comme ça ? Des armoires de grand-mère, ça doit avoir un nom particulier, une marque, je sais pas, c’était des armoires souples qui servaient de penderie, on trouve des conneries de grand-mère là-dedans, des cintres agressifs avec de vieux fringues dessus, des boutons, tout un bazar de mercerie, des casseroles, un nécessaire à ravauder, des produits d’entretiens, en général ça sent le plastique et la soude.
– oui, vaguement…
– des armoires souples, qui se fermaient avec un zip qui courait sur toute la hauteur. Celle à laquelle je pense était couleur « fleurs ». Je veux dire que ça représentait d’horribles fleurs jaunes et orangées, partout. Un truc d’une laideur dingue, à faire crever une araignée d’embollie cérébrale.
– ok, un souvenir infâme, je vois. Et ?
– y en avait une au sous-sol. Pas loin des caisses à outil et autres pièces de bagnole. Et ben dedans, devine. Des poils. Des poils rouges et rêches, rien que ça, rien qu’une abondante toison rouge et rêche, carrément luxuriante. Vu le volume de l’armoire, ça avait pu pousser en toute liberté, là-dedans. On y distinguait rien d’autre, sinon le haut du flexible d’un aspirateur depuis longtemps fossilisé au milieu de cette saloperie de fausse végétation rouge et rêche. Je l’ai vue ouverte quelques fois, cette armoire souple. J’ai jamais vu personne l’ouvrir, j’ai juste constaté, deux ou trois fois en descendant au sous-sol, qu’elle était ouverte. Entrouverte. Le sous-sol sombre, comme il se doit, avec une odeur de sous-sol, humide et pneumatique, le cliquetis d’un moteur qui refroidit ou juste le vent dans les arbres dehors, et l’armoire souple entrouverte. Avec ces putains de poils rouges et rêches qui couraient à l’intérieur. L’humidité de la cave était presque concurrencée par l’odeur rance et sèche qui émanait de l’armoire, du coup. J’en aurais gerbé tellement ça me foutait les jetons.
– ça t’est pas venu à l’idée de t’en ouvrir à quelqu’un ?
– non. J’avais l’impression que je risquais de déclencher une invasion massive de spores si j’ouvrais ma gueule. Quand j’apercevais ces poils rouges et rêches, c’était tellement menaçant que j’en restais muet. Genre David Vincent les a vus. L’idée de déclencher un harmaguédon rouge et rêche, un déchaînement lovecraftien de colossales mèches rouges et rêches investissant chaque coin du réel, se ruant dans les rues, étouffant les immeubles, enserrant les voitures, écrasant les miens, j’aurais pété un câble. Petit à petit, j’étais sûr que ça risquait d’arriver, de prendre des proportions catastrophiques si je lâchais le morceau. C’est marrant j’y avais jamais repensé. Alors non, ça me venait pas à l’idée d’en parler à quelqu’un.
– ah bon.
– y avait sans doute aussi la possibilité que je passe pour un cinglé de classe internationale, si j’alertais tout le monde de la présence de poils rouges et rêches suspects dans les recoins du monde, et qu’on trouvait rien.


« le palfrenier du connétable (chemin faisant) : – salut Nostra, comment iras-tu ?
Nostradamus (s’arrêtant) : – j’irai bien, palfrenier, j’irai bien ! »

Les douleurs ont repris, un scan rapide a suffi à confirmer l’intuition : l’extension de la chitine, l’armature surnuméraire aux vélléités totalisantes, la reconstitution d’un rostre acrimonique, ça lance et relance. la course reprend contre à la fois l’hormone sombre et la rigidité cadavérique. Les pinces coupantes n’ont pas repoussé, pas encore, pas encore tournées vers l’Autre ; les seuls outils alentour tordent pour l’instant les articulations de l’arthromorphe, poussent les stimuli internes et les alarmes psychiques à leur paroxysme. Faire confiance à son propre cuir est une erreur stratégique à éviter, même si on replonge sans cesse dans les mêmes eaux noires avec une constance qu’on dirait emprunte de délectation.
Si l’exoconversion reprend, malgré les trous fumants qui percent encore la cuticule, les conséquences à en tirer dépasseront de loin la simple reconstitution du statu quo ante. Mais le changement peut advenir sur place, pas besoin d’oscillations mentales, ni de voyages long courrier. Il reste l’hormone : la minerve qui la distille a pris du poids, ses fondations se sont renforcées, le complexe céphalothoracique est transpercé d’une miriade d’attaches métalliques et de sangles de limaille cruellement enfoncées dans la chair, parcouru d’une forêt de piques luisantes et froides comme des seringues. Et la thérapeutique préconisée par les Prêtres Pulsatifs s’avère totalement bidon. La minerve en fonte s’est alourdie, parce que l’arthropode éventré et à moitié carbonisé n’a pas su l’extirper à temps, et surtout parce qu’il a perdu ce à quoi il aspirait. La principale racine tubulaire de ce joug déséspérant plonge désormais au coeur de la neuromère endommagée. Le centre névralgique est délabré et désert, mais des diodes bioluminescentes continuent de briller dans le noir. Une unique source de chaleur dans l’interzone, qui servait de veilleuse et de baromètre à surpression. Des diodes. Elles auraient pu devenir des géantes rouges, briller sans fin, et pourront certainement encore irradier ainsi, mais rien ne peut s’enflammer sans comburant – et l’air s’est méchamment raréfié. En attendant, il s’agit d’adopter des positions antalgiques, de joindre les canines, et de respirer par à-coups : l’atmosphère est un poison, mais le drame est qu’on aime cette intoxication, au-delà de toute raison.
1- Posez un morceau de moquette plus grand que la surface à remplacer sur la partie abîmée.
2- Assurez-vous que les brins sont dans le même sens.
3- Avec un cutter et en appuyant très fort, découpez simultanément la nouvelle pièce et l’ancienne moquette (vous pouvez aussi utiliser un emporte-pièce si votre moquette n’est abîmée que sur une très petite surface).
4- Retirez le morceau de moquette endommagé et nettoyez le sol. Arrachez les restes de colle ou d’adhésif double face et dégraissez au trichloréthylène.
5- Vérifiez que la nouvelle pièce s’intègre parfaitement.
6- Si votre moquette est collée, appliquez une couche de colle pour revêtement ou encollez les deux parties avec de la colle contact. Si votre moquette était fixée avec de l’adhésif double face, fixez-en simplement une ou deux bandes à même le sol (selon la taille de votre pièce).
7- Posez maintenant votre « rustine » avec précaution. Il ne sera plus possible de l’enlever sans tout arracher…
8- Appuyez sur la surface réparée avec un objet lourd pour optimiser votre collage.
9- Laissez sécher plusieurs heures.
10- Brossez enfin la moquette pour faire disparaître les raccords.
« Le gratin conçu sur les marches du ciel était comme tous les seigneurs nés, indifférent à la naissance des gens qui lui plaisaient, pourvu que ceux-ci possédassent des manières distinguées, un spirituel agrément, ou une science si vulgarisatrice qu’il put apprendre sans avoir le besoin d’ouvrir un livre, tant sa paresse était audacieuse et avouée : mais à la condition bien entendu, que ces gens n’émissent pas la folle prétention de vouloir entrer dans sa famille au titre de membre actif. Ce que la Haute Société détestait le plus était l’ennui et tout ce qui la divertissait, l’intéressait, l’égayait, se trouvait toujours le bienvenu. »
C’est assez étrange de se sentir la cible de vieilles résurgences
pathologiquement significatives. Mettre méthodologiquement la clé
dans la serrure. La tourner deux fois avec application jusqu’à ce
que ça bloque. Se souvenir de l’émission tv d’hier mixant
restaurant et écriture scatologique d’une brillante plume
d’un grand quotidien français. Penser à la soirée. Se morfondre.
C’est tellement bon de se morfondre.
Se dire qu’on a mal aux dents, penser que ça intéresse le monde entier
sans pourtant hurler sa rage de dent sur tous les blogs dans un éclat
maniaco-dépressif d’adolescent auto-égo-éro-trasho-postmoderne. Se coller
un petit Janis sustenté par quelques bières consommées au bar (celui
qu’est en bas du boulot juste à côté de la pharmacie au cas où…).
Mettre la 3 de cheap thrills (c’est important), en boucle. Entendre racler
sans cesse la voix de ses homologues ivrognes de l’au-dela de là haut.
Saisir son petit boitier en plastoc noir pour écrire un sms, l’allumer,
l’éteindre. Allumer une clope. Manger. Penser à manger. C’est important de manger.
On l’oublie trop souvent. Se demander lucidement si on est triste. Se dire
que non. Ecouter la 5. Elle est importante la 5. Penser à la 6, plus importante
que la 5. Puis trainer sa chaîne et son boulet. Essentiel.
I said whoa, whoa, whoa!!
Et boire du café en attendant que le jour se lève.
Le club des chasseurs de peluches
se réunit
tous les mardis
dans l’arrière boutique
on compare nos trophées
ours, colley ou giraphon
et même parfois
tourgueniste
Les hommes sont si fragiles
et tu es l’un d’entre eux
L’interzone était glaciale. Le basculement s’est fait par palier, c’est bien ça qui a été le pire. La désagrégation de l’exosquelette, les fissures dans l’enveloppe externe, l’écroulement des architectures, n’avaient été que le prologue. Ce n’est qu’ensuite que / / évocation douloureuse, spectre encore étendu d’une rétine à l’autre, la cornée grillée s’en remet comme elle peut. Qui eût cru qu’une métamorphose à moitié scénarisée allait servir de prélude à un bouleversement profondément réel. Chitine granuleuse contre sang frais – la première a fondu, le second jallit joyeusement et investit à nouveau tous les compartiments, limpide, irrigue des contrées ravagées par des décennies d’intuitions apeurées, et d’intoxications diverses aux chimères variables, aux résignations occultes et aux procrastinations réflexes (toodidoo). Le contournement conduit à la névrose ; il n’interrompt pas la maraude mais remplit les bottes de boue et le crâne de plomb. L’hormone noire n’était pas autre chose. La minerve en fonte crasseuse la distille depuis un bail – résilié il y a peu, recommandé avec acccusé de réception. Lorsqu’on renonce à contourner, il faut parfaitement maîtriser plusieurs arts plus ou moins martiaux. Sinon on risque un peu de ridicule et beaucoup d’embarras. Mais qu’importe. Alors la chair est à vif, et le parcours parsemé de stalagmites acérées, d’orties vénéneuses, de ronces mille fois piétinées par d’autres mais encore terriblement pointues pour un arthropode carbonisé muni d’un cuticule en gestation. Le parcours est long, ce qui n’est pas le moindre de ses inconvénients, mais cette fois c’est autre chose qu’un aiguillon petitement narcissique ou un quant-à-soi mauvais, qui l’étreint et l’emporte. Des rails plus puissants, quelque chose qui touche réellement à l’altérité.
Et, fait amusant, les paradoxes se poursuivent néanmoins (toodidoo) : à quelques temps de prendre un avion, c’est pourtant le départ d’un train qu’on attend avec impatience.
The TV business is uglier than most things.
It is normally perceived as some kind of cruel and shallow money trench
through the heart of the journalism industry, a long plastic hallway where
thieves and pimps run free and good men die like dogs, for no good reason.
—San Francisco Examiner on November 4, 1985

Je marche sur la plage une à deux heures par jour,
Chloé reste à l’hôtel à bosser sa fiction,
On nous porte des glaces à la papaye vers 10h,
Les chambres contiennent des geckos impresionnants,
Chloé n’aime pas vraiment les geckos mais ils mangent les moustiques,
Je ne travaille pas à un roman avec une grande absence de constance,
Sur la plage ce matin, gisement de bauxite foulé au pied,
Vaudou samedi soir, les loas me conseillent de voyager de nuit,
Puis viennent le cacao, le café, les agrumes, les bananes et la canne à sucre…
j’ai cru
te perdre
aujourd’hui
et tu m’as
rappelé combien
tu étais précieux
merci d’être encore là
je te referai la toilette
(…)
Aucun document ne correspond aux termes de recherche spécifiés (crétinol).
Aucune page ne contient « crétinol ».
(c’est surement un produit de beauté)
Considérons un monde ordonné (c’est-à-dire où le hasard n’a pas sa place)
dans lequel évolue un homme indéterminé. Chez les Tourgueniens, cet individu que
l’on désignera par le borborygme onomatopesque « To » est l’équivalent du consul
ivrogne du roman d’Osmath Templar. Le « To » est le seul homme indéterminé
car « aucun intervalle de lucidité ne vient troubler son hébétude ».
Il erre, ivre, et son chemin n’est dirigé que par le hasard. Son
errance est sans ordre ni sens. Paradoxalement, ses divagations le conduisent à
la mort, comme si le destin et le hasard s’unissaient selon le postulat :
« le « n’importe comment » coïncide exactement avec le « pas du tout n’importe
comment » mais bien de cette façon-ci c’est-à-dire « n’importe quoi » ».
L’indétermination poussée à son paroxysme conduit à une détermination absolue de
l’intercalation d’un petit nombre de chances adverses dans la liste des nombres
favorables. Désormais, les acheteurs de rectangles numérotés ont la double
chance de gagner une certaine somme ou de payer une amende parfois considérable.
Mot compte triple.