à peu près
où sommes-nous, sinon là, à peu près … ?
où sommes-nous, sinon là, à peu près … ?
ceci est la partie finale du manifeste konsstrukt
lue et recopiée le premier jour du printemps
bonne vie
[konsstruktVOUSaime]
Qu’est-ce qui est obscène alors ? Tout l’édifice de la vie telle que nous la connaissons aujourd’hui. Ne parler que de ce qui est indécent, répugnant, lubrique, sale, dégoûtant, etc., en ce qui concerne la sexualité, c’est nous refuser le luxe de la grande gamme de révulsion-répulsion que la vie moderne met à notre service. Chaque branche de la vie est viciée et corrodée par ce qui porte d’une manière si inconcevable l’étiquette d’« obscène». On se demande si les fous ne pourraient peut-être inventer un terme plus approprié, plus inclusif pour désigner les éléments corrupteurs de la vie que nous créons et esquivons et n’identifions jamais à notre conduite. Nous pensons aux fous qui habitent un monde complètement séparé de la réalité, mais notre conduite quotidienne à nous, en temps de paix comme en temps de guerre, si l’on ne fait que l’examiner d’un point de vue légèrement plus élevé, porte toutes les marques de la folie. « J’ai dit, écrit un psychologue bien connu, que nous sommes dans un monde fou, que l’homme est la plupart du temps fou ; et je crois que dans une certaine mesure, ce que nous appelons la moralité n’est qu’une forme de folie, qui se trouve être une adaptation fonctionnelle aux circonstances présentes ».

Sous-groupe bullaire n° 32-000303.
Nocturbulle détectée dans la nuit
Volume plus notable qu’à l’accoutumée
Prétentions idéologiques : 15 points
Marge de manoeuvre factuelle : 5 points (majoré réseau : 12 points)
Energie : réitérative/intersticielle
Productions : mode collectif multitâches.
Modes individuels variables mais nombreux. (cf. annexe 8)
Situation géographique : dématérialisée.
Réseau : lucidique/fibres optiques connexions multiplexées
Bouffons Morbides identifiés
Moines Oculaires identifiés
Gardes Persistants identifiés
Sorciers Protocolaires identifiés
Il n’est pas toujours évident pour un serpent de retrouver la carte choisie par un spectateur !
Heureusement Aldo n’est pas un serpent comme les autres.
Apprivoisé par Don Jose, il est capable, s’il le veut bien, de réaliser des prouesses.
Surprises et éclats de rire garantis.
Aldo, quelle classe !
t’endors pas dans les spaguettis!


« En psychophysiologie, on observe des dynamiques tourguenistes dans les bulbes olfactifs (Katzenstein in « a spiral theory », 2006, p.16), qui indiquent que le tourguenisme constitue une caractéristique essentielle de l’activité neuronale collective dans tous les processus de perception. On comprend aussi de plus en plus le rôle du tourguenisme dans le fonctionnement du cœur par exemple (Sikorski, 2008, p. 74). Suite à ces découvertes, on a pu modifier par exemple les ondes d’impulsion dans les systèmes artificiels de stimulation cardiaque en introduisant du tourguenisme. Le tourguenisme fournirait ainsi plus de souplesse que l’ordre, selon ces auteurs. C’est ici l’image du pont trop adapté à l’environnement, qui peut s’écrouler avec l’addition de la rétroaction trop régulière d’une troupe de soldats à son passage. Le congrès offre des exposés dans ces secteurs de recherche aussi. »
Pr. Druunörst Gulkstra-Grüll, 8 mars 2009
Dehors, la file des candidats tévé réalisme, répétitions, oh happy days, la neige recouvre tout étouffe les voix gèle petits petons théorie du chaos et capitalisme phase trois, quatre ou cinq en tout cas phase terminale petit cancer portatif plutôt que plaie purulence polype anomalie. On se serre les uns contre les autres, rester vivants, garder la pêche, la voix, le pope est mart dit la rumeur elle dit aussi le jury sera intraitable avec les cathos égarés, ne sera pas tendre avec les jewish princess égarées bottes en fourrure et pantalons customisés strass, ne sera pas tendre si tu ressembles à rien et à personne, pas vendable baisable exploitable recyclable able ad lib. La file avance s’engouffre studio, attention là igor tu fais du sous-clotilde pas éxagérer non plus avec la fusion esprit-esprit, la file s’engouffre donc les premières victimes sont recouvertes par la chiasse blanche qui ne cesse de tomber au moins visuellement ça reste filmable montrable baisable exploitable able ad lib. On ne sale pas devant les studios c’est connu, on ne sable (able ad lib) pas non plus sauf période paris-plage et beaux hétéros beaufs culs nus cherchant JF bien sous tout rapport branchable, baisable, able ad lib. Dehors le temps passe, on piétine les corps ensevelis, on trébuche et si l’on ne se récupère pas on tombe à son tour, tombe et personne ne t’aidera ne te tendra la main ne te sortira de la neige de plus en plus collante terrible blancheur qui écorche les yeux, au contraire, te piétiner te narguer te broyer ne noyer t’éliminer candidat en moins toujours bon à prendre et merci pour le tuyau, de toute façon tu n’étais pas able ad lib alors tu sais c’est mieux pour toi, non ?
n’oubliez pas de souhaiter un joyeux anniversaire au tourgueniste n°13121970…

Dimanche matin, belle nuit,
Maison du Bonheur et on vous emmerde
Ici tout va pour le mieux, de mieux en.
Pas facile de sortir du lit, quel samedi
Soir apocalypse Koozil et Jean Yes sans
Doute devrons nous l’abattre car sa trahison
Saison six porte à conséquence, livrez le
Nous pieds et poings liés comme un vieux
Livret de Rambaldi, sans Vinci Code explicatif
Merci à vous mes amis comme dirait Kouka égérie
Sa bande de fafs aux abois, merci pour eux.
Mon père a tenté de se faire passer pour Michel Manzana.
Ma mère s’est une nuit déguisée en Père-Noël.
Mon grand-père a changé de nom en entrant dans la légion.
Ma grand-mère a des vrai-faux papiers.
Mon autre grand-mère porte encore son nom de jeune fille.
Et moi je joue toujours aux cow-boys et aux petits indiens.
Je me téléporte a l’arbre à lettres de Ledru vois pile Jou puis manipule du regard et par l’agitation intensive de mes mains l’ensemble des clients de la librairie puis les dirige vers la pile Jou m’effaçant ensuite les laissant régler leur achat. Abracadabra.
«Ces tourguenistes : chevelus, pédés, drogués et compagnie…»

you’re not the only one…
Une raya de bambins livre aux flammes leurs landaux
Une ribambelle de nains foutent le feu dans l’métro
Une armée de gamins qui brûle les magasins
Trois millions de lycéens carbonisent leurs bouquins
Une concierge allumée fout le feu au quartier
Le président fêlé enflamme l’Elysée
Trois secrétaires en chaleur calcinent leur directeur
Une tribu de bonnes soeurs incendie l’Sacré-Coeur
Laï-laï-laï-laï-laï-laï-laï-laï-laï-laï-laï…
Un trio d’grands brûlés fait exploser l’hosto
Et 5000 chimpanzés dynamitent le zoo
Des rastas éclatés, c’est chaud dans le ghetto
Les feux dans la cité brûlent pour Géronimo
Des soldats cannibales rôtissent leur général
300 patrons qui craquent font sauter la baraque
Et un vieux bonze chinois se pétrole le minois
Le froid tue la fillette qui n’a plus d’allumettes
Les hooligans des stades préparent les jerrycans
Les jeunes chômeurs s’la donnent aux cocktails molotov
Des iraniens enflamment le corps de l’oncle Sam
Des squatters s’tapent un boeuf autour d’un grand feu d’keufs
Une gang de pyromanes se croit au paradis
Les pompiers en ont marre c’est la grève aujourd’hui
Il y a le feu partout c’est la fête des fous
Il y a le feu partout viv’ le feu viv’ les fous!

On peut le placer
Sous le bras ou
Sous les cheveux ou
Encore se le foutre au
Cul et ce n’est pas de la
Mauvaise foi et qui a remarqué
Que cette image
Illustre bien ceci
Et merde konsstrukt
est de retour
bronzé.
Mais, gémirent les Huîtres, attendez un instant
Avant de bavarder, de grâce !
Certaines d’entre nous ont le coeur fragile
Et nous sommes toutes bien grasses !
dans l’attente de te revoir
oui j’ai mis en bouteille mes pollutions nocturnes
-tel un prisonnier faisant des traits, 7 puis je barre-
et si tu ne crois pas à mon calendrier de fortune
viens chez moi je te le ferai boire

j’en mets plein dans mon petit bureau!
% J.-B. ROUX, 3S, 1990
%
% Ce programme détermine le jour de Pâques dans l’intervalle
% 1900 r 2099 inclus.
%
Y=input(‘Donner l »année : ‘);
N=Y-1900;
A=rem(N,19);
B=floor((7*A+1)/19);
M=rem(11*A+4-B,29);
Q=floor(N/4);
W=rem(N+Q+31-M,7);
dateP=25-M-W;
if dateP>0
disp([‘Pâques en ‘,int2str(Y),’ est le ‘,int2str(dateP),’ avril’])
else
disp([‘Pâques en ‘,int2str(Y),’ est le ‘,int2str(31+dateP),’ mars’])
end
282
le moment libre va arriver
mais on peut jamais souffrir
on va faire une chute avec toi
L’exosquelette gagne en surface. De lancinantes douleurs se déplacent comme autant de vers sous-cutanés.
Tergite et stergite me tordent l’estomac, moi qui croyait à un début d’ulcère ou à une longue indigestion.
En fait c’est l’atrabile qui se change en chitine. Je me risque même à penser qu’elle préside aux mutations.
Mal aux dents. Les froides lames qui me perçaient l’épaule se muent en horribles raideurs cervicales : plus
de dénégation possible, plus d’affirmation non plus d’ailleurs. Ni oui ni non. Mâchoires fermées, contractées.
Je ne grinçais pas des dents la nuit tombée, malgré ce qu’une notoire hallucinée avait pu affirmer, mais je
les serre avec une mégatonne de pression – aucun bruit, juste de l’email rongé.
Par contre les monstrueuses céphalées matinales sont imputables à ces crispations nocturnes. Celles-ci
prennent un sens nouveau sous ce récent éclairage. Un port altier certainement, mais un peu trop rigide
finalement. Il faudra s’y faire, et peut-être porter de petits rétroviseurs. Au cas où je bouge.
Je crains d’avoir contracté un prosoma. J’ai toujours été contre, c’est ironique. D’ailleurs je mens, j’ai somatisé
quelques fois. Parfois beaucoup, sur des cadences martiales. Pas trop longtemps toutefois, c’est pour cela qu’il
me reste des dents auxquelles avoir mal. (C’est peut-être cependant aussi pour ça que j’envisage la mutation
de mon globuleux néocortex mou et ras en céphalothorax rugueux sans grande panique. Une sorte de sagesse
chimique). J’ai même une certaine joie à l’idée du mutisme définitif qui risque de résulter de cette rigidification.
Aux sentiments spongieux succèderont de rigoureuses résolutions, et j’économiserai aussi en « Mais ferme un
peu ta gueule, connard » à moi-même destinés.
Tout ce qui est os semble hurler, par moments. Comme on hurle qu’on veut sortir. « Shiseido » tu parles, aucun
massage n’y fera rien, c’est d’une extraction que j’aurais besoin. Mon bras gauche maintenant, depuis trois jours.
L’avant-bras. Jusqu’ici mes appendices restaient intacts, mais ils vont y passer. Reste à savoir quelles fonctions
auront les nouveaux. Ils y gagneront probablement en esthétique… mais je crains qu’ils ne soient pas tous pacifiques.

la porte ouverte à toutes les fenêtres…
webFuture
mes chaussures sentent la pourriture
j’ai du sang jusqu’aux genoux
et ça n’arrête pas de monter
maurice papon estun héros
d’ailleurs mon site lui est dédié
quand je marche ça fait un bruit tout mou
un peu comme si je marchais dans de la terre molle
autour de moi c’est rouge sombre
j’ai un peu de mal à penser
les gémissements m’empêche de fixer mes pensées
je marche sur des cadavres
aussi loin que je regarde il y en a
les cadavres de ceux qui ont ouvert leur gueule
pour dire ce qu’ils pensaient
les cadavres de ceux qui ont fermé leur gueule
de peur de dire ce qu’il pensaient
les cadavres des gens trop cons
pour penser quoi que se soit
les cadavres des flics
les cadavres des victimes de flics
les cadavres des juifs
les cadavres des nazis
maurice papon a incarné la justice
dans notre beau pays
maurice papon a pris des décisions
en faveur de la justice
maurice papon connaissait bien
la justice et l’injustice
des cadavres sous mes chaussures
des mains mortes qui s’accrochent à mon jean
et des gémissements qui s’accrochent à mes pensées
je n’éprouve aucune culpabilité
je n’ai pas pu tuer tous ces gens
pas tout seul c’est pas possible
je suis trop jeune après tout
et sans doute pas assez fort
on a du s’y mettre à plusieurs
mais les autres c’était qui
je n’éprouve aucune culpabilité
simplement de la fatigue
oui je suis si fatigué
c’est si difficile de marcher
dans une boue de cadavres
c’est si difficile de penser
avec ces gémissements qui n’arrêtent pas
vivement que je perde la mémoire
vivement l’amnésie
leur douleur moi je m’en fous
c’est eux qui sont morts c’est pas moi
tout ce que je demande c’est penser
tout ce que je veux c’est pouvoir marcher
tout ce que je veux c’est pouvoir penser
ce n’est pas moi je ne vous ai rien fait
je n’étais pas là quand vous êtes morts
je ne suis pas là alors que vous mourrez
je serai ailleurs quand vous continuerez à mourir
ce n’est pas moi ce n’est pas moi
je ne suis pas là laissez-moi marcher
laissez-moi être libre
laissez moi penser
lachez-moi je ne vous aime pas
je n’éprouve aucune compassion juste de l’épuisement
vos gémissements m’épuisent
votre poids dans ma mémoire m’épuise
je veux vous oublier
je veux vous oublier
je poste , tu ripostes et c’est comme ça.
Tu triches
et tu salis tout ce que tu touches
j’étais le tricheur
et je réclame le jugement des anciens
sors de notre monde
il n’y a pas de place pour deux falsificateurs
ADIEU

« Plus personne ne peut contredire ce qui n’a jamais été que la vérité. Plus personne ne peut contester. J’aime faire des cracottes au chien, définitivement. Les Asiles de Fou et les Pharaons Bordeliques n’y changeront rien. Ite, missa est. »
Communiqué du consortium K&A, Bulle Insulaire Arthro-domaniale, zone 1.
j’étais le petit chaperon rouge pervert
tu étais le grand méchant loup blanc écarlate…

Enfin, j’ai un troisième problème : quand on parle de moi, cela arrive quelque fois, on cite toujours le nom de Barbara. Ca a été le premier compliment que Nicolaï me fit, et c’était un compliment à double tranchant :
– Vous allez prendre la suite de Barbara!
Il ne faudrait tout de même pas que j’aie l’air d’une doublure!

On va au clash. La sinusoïde s’est encore accentuée. Cette fois le crash est programmé.
Une simple absence renvoie le pendule trés loin sous la ligne de flottaison, dans un battement monstrueux qui accumule une énergie dont la polarité n’est pas encore déterminée. La bascule dans la torpeur négative est vertigineuse, un atroce grondement caoutchouteux trés sourd se fait entendre à chaque oscillation autour de l’axe – la torsion des matériaux chitineux éprouvant leur résistance et leur mémoire. Par dessus cette plainte élastique caverneuse, un murmure rempli d’angoissantes dentales souffle directement aux oreilles à intervalles réguliers, parfois modulé en voyelles malsaines, en pulsations déréglées aaaaa-eeeeeeeee-e-e-e-eeeee déglingué malade oppressant, cliquetis métallique mêlé au grincements des plaques céphalotoraciques qui ploient dangereusement. Ce conflit est latent depuis un bail, l’arthropode rampant écrasé sous une lourde minerve de fonte glaciale inscrustée sur les épaules, vissée dans la nuque par trois gros rivets ronds et mats qui distillent l’hormone sombre directement au coeur de la neuromère cardiaque, au moyen d’immondes tentacules perforants, pour la propager ensuite tel un virus dans tout le réseau artériel, de l’aorte aux veinules, par à-coups, sécretions iridescentes de l’hormone amère et acide par pulsions anti-adrénaliniques liquéfactrices.
Ne plus se contenter de rapides coups d’oeil aux compteurs maintenant, le seul cadran qui compte est celui de l’horloge, la variable temporelle annihile toutes les autres et son aiguille n’indique plus rien à l’heure actuelle.
L’identification de la minerve est récente, même si ça fait sans doute quelques temps qu’elle pèse sur la colonne vertébrale comme un xénomorphe vampire et absurde. La constitution de l’exosquelette impliquant un durcissement continu de l’épiderme et une réorganisation politique des plaques, la métamorphose en question entre donc directement en conflit avec cette minerve artificielle, chitine lamée contre fonte sale, cuticule vivante contre plomb froid. L’origine de cette saleté de picotement cervical permanent est enfin localisée. Pas possible de l’extraire pour l’instant, sa connexion aux neuromères filandreuses est trop poussée : si on l’extrait on arrache tout, filaments egotiques et ligaments affectifs, coaxial d’alimentation et fibres de dérivation optique – la neuromère à vif crèverait aussitôt. On croyait que la liquéfaction interne était intrinsèquement liée à la solidification des couches épicuticules, par une sorte d’équation ironique ou une symétrie circulaire, mais cette minerve donne une toute nouvelle illustration du problème, redistribution des cartes et rien ne va plus.
Mise à jour :
Peur, urgence et maladresse, tout s’est écroulé tout à l’heure directement sur le rostre. Il est trop tard. La sépulcro-assassine s’est évaporée en même temps que la chimère où elle avait pris forme, reste un amas spongieux de boyaux fumants d’où émane un sifflement strident et la promesse de sombres réveils par légions. J’ai encore aucune idée des dégâts. Y penser en occasionne autant de nouveaux. Quelle que soit la prochaine carte, elle est perdante, c’est mathématique. Le coup a porté.
J’avais cru, un instant. Une étoile plantée dans le front aura fait couler un peu trop de plasma dans les yeux, et troublé la vision – comme maintenant, à dire vrai. Difficile de maintenir le cap à présent. Quel cap, d’ailleurs ?

« Nous nous embarquâmes aussitôt et lançâmes la nef sur la vaste mer, ayant dressé le mât et hissé la voile blanche.
Lorsque nous eûmes quitté l’île, que nulle autre terre ne fut en vue, qu’il n’y eut que le ciel et la mer, le fils de Cronos dressa un sombre nuage bleu au-dessus de la nef creuse ; la mer au-dessous s’obscurcit ; et la nef de courir. Mais ce ne fut pas pour très longtemps. Aussitôt arrivèrent, avec des cris stridents, les bondissements furieux d’un grand ouragan du Zéphyr. La tempête de vent brisa les deux étais du mât. Le mât tomba sur l’arrière et tous les agrès se déversèrent dans la cale. Sur la poupe de la nef, le mât frappa le pilote à la tête. Le choc lui brisa tous les os de la tête à la fois. Il tomba du gaillard, comme eût fait un plongeur, et son âme vaillante quitta ses os.
En même temps, Zeus tonna et lança la foudre sur la nef. La foudre de Zeus, en la frappant, la secoua tout entière. Une vapeur de soufre la remplit. Mes compagnons tombèrent de la nef. Autour de la nef noire, comme des corneilles, ils furent emportés par les vagues. Un dieu leur enleva le retour.
J’allais et venais à travers la nef, jusqu’au moment où une lame défit les parois et les détacha de la quille, que le flot emporta, dépouillée. Contre la quille il brisa le mât de la nef, sur lequel était jetée une courroie faite de la peau d’un bœuf. La courroie me servit à les réunir tous les deux à la fois, la quille et le mât. Puis, je m’assis dessus, et les vents de mort m’emportèrent.
Ce fut alors que le Zéphyr et l’ouragan mirent un terme à leurs bondissements furieux. Apportant la souffrance à mon cœur, promptement survint le Notos pour me faire prendre à nouveau la mesure de la funeste Charybde. Je fus emporté toute la nuit. En même temps que montait le soleil, j’arrivai au promontoire de Scylla et à celui de la redoutable Charybde. Charybde, avec un sifflement, engloutit l’eau salée de la mer. Je me soulevai en l’air contre le grand figuier sauvage. Je l’étreignis et m’y tins comme une chauve-souris. Je n’avais aucun moyen ni de prendre un appui solide avec les pieds, ni de monter sur l’arbre : les racines étaient loin, les branches étaient hors de portée, longues et grandes, répandant leur ombre sur Charybde.
Je me tins sans me relâcher, attendant qu’elle vomît, et rendît le mât et ramenât la quille. Ils mirent longtemps à venir combler mon souhait. Ce fut à l’heure où l’homme qui juge les mille disputes des plaideurs vigoureux, se lève et quitte l’agora pour aller souper, que les bois sortirent de Charybde et parurent au jour. Je lâchai mains et pieds pour me porter dessus. Je tombai avec fracas en plein dans l’eau, à côté des bois qui étaient très longs, puis je m’assis dessus et ramai avec les mains. Le père des hommes et des dieux ne permit plus à Scylla de me regarder ; la fuite alors ne m’eût pas fait éviter le précipice de la mort.
De là, je fus emporté pendant neuf jours. La dixième nuit, les dieux me firent: aborder dans l’île d’Ogygie, où habite Calypso aux belles tresses, la redoutable déesse douée de la voix des humains, qui m’accueillit avec amitié et prit soin de moi… »

Oh ma Lou il fallait que j’abrège
Ton existence c’est ainsi
Que Marilou s’endort sous la neige
Carbonique de l’extincteur d’incendie
Télé réalité : l’abstinence enseigné aux adolescents sur la BBC
LONDRES, 25 août 2005 (AFP) – Dans le cadre d’une nouvelle émission de télé réalité, « Pas de sexe s’il vous plait, nous sommes adolescents », la BBC a filmé pendant cinq mois six garçons et filles de 15 à 17 ans à qui deux éducateurs catholiques ont tenté d’apprendre l’abstinence.
Ce projet devait culminer avec la réunion des six adolescents sous le même toit, durant un week-end, avec deux règles du jeu à ne pas enfreindre : interdiction de l’alcool et aucune présence féminine dans les chambres des garçons.
[…]
ol/clr
AFP 251930 xxx AOU 05
LNH – Les résultats de jeudi
WASHINGTON, 21 oct (AFP) – Résultats des matches du Championnat
professionnel nord-américain de hockey sur glace (LNH), disputés
jeudi:
Boston – Buffalo 3 – 4
NY Islanders – NY Rangers 5 – 4
Atlanta – Tampa Bay 0 – 6
Florida – Washington 3 – 2
Toronto – Carolina 5 – 4 après prolongation
Pittsburgh – New Jersey 3 – 6
Nashville – ST Louis 3 – 2 après tirs au but
Calgary – Edmonton 3 – 1
Dallas – Los Angeles 2 – 7
Vancouver – Phoenix 3 – 2
bur/bvo
AFP 210953 GMT OCT 05
Minuit où j’ai vaincu mon banal rabin du midi français.
Je t’ai tant aimée
je t’ai tant désirée
je ne vis plus qu’au jour le jour
c’est risible bien sûr
c’est absurde
incroyable
on dirait des foutaises
mais je ne pense qu’à toi
du matin au soir et toute la nuit
cette longue nuit qui n’en finit pas
car je ne connais pas le repos
je t’aime
et tu ne quittes pas mes pensées
chaque seconde je rêve de toi
les yeux ouverts je dors
le jour je perds la vie
et j’espère sans bruit
j’attends en silence paralysé
je vois seulement le temps passer
mais je ne le sens pas s’écouler
pourtant je sais que chaque instant t’éloigne un peu plus de moi
chaque jour passé me ronge un peu plus et je ne sais que regretter tout ce temps perdu à n’avoir pas su te dire plus tôt je t’aime encore
je t’aime
encore
je t’aime …
14:04
Je je jee jejje jjee tteennaiis ààà vvvouusss annnonncerr
quu quue quueeee quue jjjeee ssssuisss e e en ennn messurree
dddddddd » »éééécrirrrreee cccoorrecttteemennt dedddedepppuiiss
mmmmmonn ammmmmmputtttttattttttioooooonnnnn dee deee eddee lllaa llaa
maaaaiiiiinn ggau gauu gaaauu ccchhhe grggrgggggrr effféééee àààààààà
mammam ammooommooonn brb brbr brr brr braaas droiiiiiit e e eetttt dem
demma demamain eeeeeeet dde maaaa mmmmmaaain drrrroitee ààmmmon brrass
gaaauuuuuuchhhhhhhee. C CC »CCC » » »eeesst u u uu nun vvérr riiitab bl blle
su sssuuuuuu suuc suuuuuc suuccccè suuuuuuucccccccè succès. .. . … … .

De tendres containers blindés, des tankers entiers, une corne d’abondance,
téléportés à sépulcro-assassine les synapses en révolution, depuis un arthrobunker sonique.
j’ai envie de sortir de chez moi
mais j’ose pas trop
je sais pas trop ce que je vais trouver dehors
j’ai pas envie de me faire attaquer
avec tout ce qu’on entends à la radio
ça serait con quand même de se faire attaquer
juste parce qu’on aime la neige
juste parce qu’on aime marcher dans la neige
non je préfère rester chez moi
j’ai qu’à mater le dvd de fargo
dans fargo y’a plein de neige
et plein de gens marchent dedans
ça fait ce bruit ce bruit vous savez
ce truc si caractéristique et impossible à imiter
en 5.1 c’est presque parfait
ça vaut pas le coup de se faire tuer
juste pour retrouver ce plaisir sans importance
je regarderai bien au moins la neige tomber
à travers la fenêtre
mais on sais pas ce qui peut arriver
quelqu’un pourrait m’insulter
se moquer de mon physique
ils sont comme ça les gens
ils se moquent du physique des autres
ils traitent de sale ceci ou de sale cela
et moi ça me fait beaucoup de mal
et puis il y a les autres
ceux qui veulent me frapper
ceux-là ils attendent
ils ont toute la journée
mais je sortirai pas
eux ils peuvent attendre longtemps
il peuvent pas non plus venir chez moi
je leur ouvrirai pas
de toute façon j’ouvre à personne
et bientôt je vais voter
je sortirai cette fois-là
je sortirai armé et protégé
la police m’escortera
c’est pour protéger la démocratie
et je sais bien moi pour qui je vais voter

Lundi mididix, gros comme une maison je vois
une révolution hebdomadaire de plus avec son
chronométrage horaire ennuyeux, ses urgences
et ses tâches de fond, ses raccourcis et ses
passages secrets, sa succession comme gravée
dans le marbre d’instants rituels et de corvées
bénines, ses éventuels tunnels obscurs et ses
hypothétiques parenthèses éthérées.
Gros comme une maison je devine même le spam
du jour provisoire mais marketé, mentionnant
un réveil difficile à l’écoute de TSF ou une
connerie comme ça, c’est en fait assez lassant…
Rapide coup d’oeil à l’horloge : un rituel
organique bien basique mais gastronomiquement
réhaussé s’impose.
Les enfants c’est comme les rats, on les trouve toujours mignons avant de se faire mordre la première fois.
Les chats roulés en boule derrière l’imprimante, les écrivaines discutent et rient dans le salon et je dois bosser et ça ne vient pas, un mail que j’attends et qui ne passe pas, ça me laisse du temps pour, comment on dit en 1997, surfer, et je regarde les chats, la petite élégante sur le gros circonspect avec la musique qui hurle juste contre leurs oreilles, ils doivent apprécier la voix d’Adeline, j’espère qu’ils aimeront la voix de la nouvelle chanteuse tout autant, encore des éclats de rire, j’ai déplacé une des sources de chaleur électriques dans le bureau mais mes doigts s’engourdissent plutôt vite m’obligeant à taper n’importe quoi afin de ne pas les laisser inactif. La tasse de thé est complètement gelée et le givre avance peu à peu sur l’écran, je pousse le chauffage au max en espérant que les plombs vont tenir, déjà dans la cuisine on se sert du four ouvert pour conserver une température positive. On gratte à la porte du bureau, les chats sont là et les filles au salon, un manchot glisse sur la moquette pour aller ouvrir à un gros ours blanc qui voudrait lui aussi écouter la musique, on se serre tous pour lui faire de la place, y’a pas à dire la fourrure ça a du bon, on partage le poisson cru : la vie est belle.
bulle éclatée vers am 5h27.
pas d’autre observation/
le train roule
mes pensées flottent
mon état est mou
à travers la vitre un peu sale de la pluie précédente le paysage est toujours le même
dans un pré des vaches
un chien
et de voir le chien je me souviens d’un rêve
ça me revient d’un coup j’ai rêvé de ça tout à l’heure juste
dans le train
les images sont confuses
j’étais à une fête
des gens que je ne connaissais pas
beaucoup de mouches qui gênaient tout le monde
de l’alcool beaucoup de bouteilles et je buvais buvais buvais
des gens me touchaient les cuisses les seins le visage
mains sales
jappement de chien
partouze finalement
tout le monde partouze et on prend des pilules noires
Le Monde Libre a fait « un premier pas » dans la conquête spatiale, une fusée russe ayant envoyé dans l’espace un livre du président Igor Tourgueniev, dit Leader des Gentils Contre les Eux (guide de tous les Tourguenistes), ont annoncé vendredi les journaux officiels tourguenistes.
La fusée Dnepr lancée mercredi depuis le cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan) avec deux satellites scientifiques japonais a mis en orbite également un conteneur avec à l’intérieur le livre « Ce Héros » (Message spirituel) écrit par M. Tourgueniev, le drapeau tourgueniste et l’étendard présidentiel, précise le journal Neitralnyi Turkmenistan.
Le conteneur tournera autour de la Terre et deviendra ainsi son « satellite artificiel », ce qui « confirme l’adhésion du Monde Libre au club des puissances spatiales », selon le journal.
« Le choix est tombé sur le texte sacré de Ce Héros, car il accumule toute la sagesse du peuple tourgueniste grâce au génie créateur du Tourguenisme », souligne Neitralnyi Turkmenistan. « L’oeuvre qui a conquis les coeurs de millions de personnes sur la Terre, est en train de conquérir l’espace », ajoute-t-il.
Ce Héros, la « Constitution spirituelle » tourgueniste, écrite en septembre 2001, tirée à plus d’un million d’exemplaires et traduite dans plusieurs langues, dont l’anglais, le russe et le français, représente un recueil de textes à la fois historiques et philosophiques. L’anniversaire de la sortie du livre est fêté chaque année avec beaucoup de faste dans le pays.
Le Leader Tourgueniste est aussi l’auteur de plusieurs recueils de poèmes.
Au centre d’un culte de la personnalité, le président tourgueniste cumule les postes de chef de l’Etat, de Premier ministre, de commandant suprême de l’armée et de chef du Parti démocratique du Monde Libre, le seul parti autorisé. Il réprime toute opposition et musèle complètement la presse. Le jour de son anniversaire est aussi une fête nationale, celle du drapeau tourgueniste.
« Si vous ne trouvez plus rien cherchez autre chose. »

The outer layers will be opaque to neutrinos, so the neutrino shock wave will carry matter with it in a cataclysmic explosion.
Crevaison sur les pavés : le vélo vite réparé.
Finalement c’est aussi simple que ça.
Les pavés, le vélo…
Il faut probablement connaître Düsseldorf pour comprendre.
Sans doute.
Mais toi, ami lecteur, tu n’en as rien à foutre.
Et toi amie lectrice : encore moins que rien. Beaucoup moins.
Tu te dis : à quoi bon un vélo à l’ère du Tamiflu ?
Je réponds : en selle et ferme ta gueule.
Tu te dis : oui mais abstraction faite du mouvement ?
Je réponds : il te reste le PSU jusqu’en 74 – bien fait pour toi.
Tu te dis : alors tout ça c’est du flan ?
Je réponds : une crème réellement renversée, pour être parfaitement exact.
Tu te dis : mais ?
Je réponds : quoi ?
Tu te dis : et nos lignes de fuite ?
Je réponds : en selle et ferme ta gueule.
Tu te dis : d’accord mais après ?
Je réfléchis.
Tu te dis plein de trucs :
On pourra toujours baiser avec la grippe aviaire ?
Un zombie catholique peut-il encore croire à la vie éternelle ?
Pourquoi censure-t-on les galipettes de Nicolas S. et Laetitia C. ?
Charles Hernu était-il membre du Majestic 12 et du NSDAP rénové ?
Le Tsunami a-t-il fertilisé le littoral thaïlandais ?
Avec des stochastiques élevés, que risque l’action Aventis ?
Qui regardera TF1 si j’éteins ma télé ?
Ma queue dans ta chatte, est-ce bien raisonnable ?
Peut-on encore intéresser un lecteur sans être vulgaire ?
Et au fait, il est où le Ténia ?
Tu connais le Ténia ?
C’est toi le Ténia ?
Voilà.
Bon.
Que dire de plus ?
Jean-YES, ce héros.
C’est un peu exagéré non ?
Non.
Un tout petit peu quand même ?
Bah non.
Ah bon. D’accord.

Bon bon, puisqu’on va continuer autant fixer les objectifs à tenir cette année amis tourguenistes, gardez vos masques. Tout d’abord comme certain l’auront compris on ne travaille pas ici pour le public ni pour le lecteur, nous sommes un laboratoire de plus utile au jour le jour afin de modifier subtilement notre façon d’aborder la réalité oppressive unique proposée par « eux » qui nous veulent du mal et formater nos esprits encore vigoureux et jeunes quoique un peu épuisés par le sexe, les drogues et le travail salarié, gardez vos masques amis tourguenistes. Donc « eux » sera directement dévoilé cette saison et le combat va entrer dans une phase nouvelle plus impitoyable et surement encore plus hermetique, les épisodes seront de plus en plus sombres mais les moments lumineux n’en seront que plus beaux et miraculeux, gardez vos masques s’il vous plait. Il est important que nous soyons armés, courageux et lucides (ou sous acide ou les deux) afin de défaire les armées insectoïdes des forces du mal par notre libre pensée déconstructrice, percer la fausse réalité qui nous oprime et lancer au monde un message d’Amour et d’Espoir, mais gardez donc vos masques bon sang. Je parlais d’armes, je vous propose donc celles là qui valent ce qu’elles valent mais qui pour moi marchent assez bien, trouvez les votres et faites en usage en toute occasion, ramassez les plumes par terre, jetez des sorts, cherchez la transe shamanique et restez en mouvement et gardez surtout ces putains de masques ! De la campagne on pense à vous et les criquets carnivores reculeront.
Il fait sombre mais nous ne céderons pas. Il y a des choses que je veux contempler avec toi, et tout le reste est secondaire.
« Maintenant, agrippe-toi à mon bras. Serre fort. Nous allons traverser bien des endroits sinistres. Mais je crois que je connais le chemin. »
sous l’eau l’apnée…