Nicolaï, Líder Máximo de la banlieue nord de Niort, se portait garant d’Igor, son « bro ». t.co/DDOMiDau

changer
enlever les lambeaux de mon existence passée
raper contre les murs de béton
la chair tendre et fraiche de mes illusions
passée
laisser couler les fluides inutiles
le long des caniveaux gluants
de certitudes
se vider
des souvenirs et de la mémoire qui pèse
hachée menue impitoyablement
broyée.

t’aimer librement enfin

Old par igor le 18 Déc 2002

Hommage à Jean-Marc Pompougnac

Old par Nicolai le 09 Sep 2007

Do the evolution

Old par ... le 17 Juil 2007

On avait depuis peu aperçu Ivan Tourgueniev dans près de 6 villes diffèrentes : Un témoin l’avait vu dans les jardins du sénat, à Paris, une femme enceinte jurait qu’elle avait croisé l’illustre grand-père sur le pont de Longdoz à Liège, un couple d’homosexuels certifiait que l’auteur russe était en extase devant le labyrinthe de la cathédrale d’Amiens le 14 Avril 2003 et que c’est son air mystique qui les avait fasciné, le premier conseiller du consulat de France à St-Petersbourg affirmait avoir identifié au musée de l’Ermitage un homme dont l’apparence semblait conforme à l’avis de recherche international lancé par le Vatican, Un couple de jeunes touristes français, Cécile et Antoine, déclarent avoir reconnu Tourgueniev à la station de Métro Bourse, à Bruxelles.

Il semble que la résurgence soit proche, il faut que nous soyons prets. Les planètes ne nous sont plus favorables et jouent désormais contre nous; mon dieu, donne-nous la force !

Old par M. Fox le 16 Avr 2003

occupé !

hey Dragon ! heyXstoned

Third Stone From The Sun

[Verse 1]

Oh strange beautiful grass of green

with your majestic silken scenes

Your mysterious mountains

I wish to see closer

May I land my kinky machine

[Verse 2]

Although your world wonders me

with your majestic superior cackling hen

Your people I do not understand

So to you I wish to put an end

And you’ll never hear surf music again



hey, jimmy’s songs

le récitant : adios Napoléon, va jouer ailleurs.

Old par igor le 14 Mai 2003

 

Et ne se tenir que d’une phalange. Brisée. Ici on mange correctement. Nos dents sont fidèles, sensibles, matinales. Salutations.

Short par igor le 16 Jan 2012

Mea culpa
C’est ma faute
C’est ma faute
C’est ma très grande faute d’orthographe
Voilà comment j’écris
Giraffe.
Jacques Prévert. Histoires

Leica

C’est une automobile fort cylindre sur les extérieurs

Le personnage principal de l’action

Plusieurs billets en poche

Son ventre frôle le volant

Faible allure de l’automobile et du personnage

Principal : c’est lui qui se détermine comme tel

Et répétitif : soirée en tous points fidèle

Malgré l’allure générale des filles

Qui change, c’est le personnage principal qui parle

Seul dans son fort cylindre de marque allemande

C’est un aspect essentiel qu’il se répète

Qu’il se répète que la nationalité allemande captive les filles

Que leur allure générale demeure secondaire, c’est à dire,

Du détail à l’ensemble :

Les différentes nylons qui les habillent

Et le taux de malaise et d’hypnose qu’elles recèlent

En présence : taux extrême.

C’est pour cette raison qu’il roule par répétition sur les extérieurs

En éclairant les filles avec ses phares

Une lampe torche en secours

Une lampe torche en secours pour éclairer les filles

Lorsque l’automobile fort cylindre passe à leur hauteur.

Détailler sommairement, ralentir, puis lampe torche

Un temps, le temps de : pas ce soir, désolé

Il ne sait pas s’il est plus ou moins

Plutôt moins de façon générale

Désolé qu’elle

Désolé qu’elle reste et que l’automobile passe en gommant les détails aussi vite.

Le personnage principal des cylindres avoue

Une préférence pour les détails observés chez les filles

Observées sur les extérieurs quand il y roule de nuit

Roues et pneus larges.

Baisser la vitre de son automobile de marque allemande

Et parcourir des détails en espérant

Baisser la vitre, baisser la vitre maintenant,

Baisser son slip et imprimer les détails

En espérant qu’ils s’impriment assez profondément pour tenir une semaine.

Semaine de 1 à 7 jours

Ce n’est pas indifférent

A la différence des filles

Indifférence : à l’automobile, sa nationalité d’origine et son propriétaire

Automobile allemande

Filles de l’Est

Que le personnage principal détaille

A la lumière et par ordre de préférence inverse :

Des phares de l’automobile

De la lampe torche

De l’éclairage public lorsque les filles s’avancent

De l’hypnose sexuelle consécutive.

Ventre au volant le propriétaire constate

Que depuis quelques temps son ventre gène sa conduite

Et qu’il est plus que possible

Que l’hypnose accentue le détail

Et non l’inverse.

On constate que l’action atteint un grade supérieur

Secondaire dirait le personnage principal

A hauteur de la porte d’Asnières

On devine

Que l’action cesse d’être répétitive et en tous points fidèle

C’est la fille la première

Le conducteur se le répète pour ne pas repartir

Les mains pleines et les couilles vides

Qui approchent

La première approche et les autres reculent

A la première approche il s’agit,

En fonction des positions respectives, de :

Zoomer sa cible, allumer la lampe torche,

Se choisir un prénom pour la nuit se terminant

Par un A ou un I.

Dégrafer sa ceinture

De sécurité passer en conditionnel.

Paris est une ville à solide rotation

Où l’action n’est plus répétitive à l’instant

Où les automobiles s’arrêtent pour rentrer

Dans le vif du détail

En présence : accents indistincts

Et indistinction de couleur naturelle sous perruque

Prénom pour la nuit : kelly

[ Kelly n’est qu’un leurre mais le propriétaire de l’automobile ne le sait pas encore ]

Il y a un moment de flottement correspondant

A l’espace compris entre l’automobile à l’arrêt et Kelly.

Baisser la vitre, baisser la vitre maintenant

L’action est quasiment réelle sous une perruque brune

Où plus exactement :

De fabrication sombre

Qui s’encadre dans la fenêtre droite de l’automobile

De sorte que le personnage principal de l’action

Perd le sens du détail au moment

Où Kelly dévisage celui du personnage principal, à savoir :

Son visage à travers le téléobjectif de l’appareil

Et ça n’est pas un détail

Que Kelly utilise un appareil photo d’Ex-Allemagne de l’Est

Que Kelly soit une pute ou un leurre

Qu’une pute photographe de nuit tire le portrait au conducteur de l’auto

Flash pleine face

Pour ensuite le coller en milliers d’exemplaires

Sur les murs de la ville

Qui travaille.

Old par felix le 12 Oct 2003

 

Du rosé sur les ongles, la vodka, toute nue, vomir. Les allemands ont débarqué. Il pleut. Edredon. La croix rouge. Merci @kclech #cdm #ns

Short par igor le 03 Juil 2010

Minuit pile

je suis un scooter

Old par igor le 02 Oct 2003

Caché, cachotier, casque, cascadeur, casseur de hype, casse-pied, casse-dalle, cassis, caca, castagnette, calmant, couchée…

Death to the dinde

Et parmi la nuée

De Charons ailés

Tourbillonne,

Plane

Mon Augure

Qui décrit

Je ne sais quel destin…

 

Les abords du château grouillaient de femmes enceintes adeptes de la lutte tantrique psy. Mina ouvrait la marche. bit.ly/malibu

Acheter la Buche
Poser les cadeaux sous le sapin
Embrasser ma chère et tendre épouse
Regarder les enfants s’émerveiller devant leurs joujoux

Subir les chiards hurleurs cassant leurs jouets en plastique hors de prix, la haine au coin des lèvres
Sentir l’haleine fétide de mon haineuse femme, l’embrasser avec dégout, pour la forme
Nettoyer ces saloperies d’aiguilles de pin qui rentrent dans les pieds
Vomir la buche, qui se mélange bien mal avec le pastis

Old par Rodia le 24 Déc 2002

Tabula Rasa

Je voudrais pouvoir comme le Saule
faire table rase de nos tempêtes.

Old par igor le 22 Mar 2004

 

Carver à Mina : alors, tu le connais, l’homme à la tête de chat ? #htc

 

Le ninja du biriani a encore frappé.

Short par igor le 18 Nov 2011

Aquarium ce héros

« Popeye » is not caused by the size air bubbles that typical airstones produce. Gü bubble disease, the disease that has been suggested to you as a cause, is usually produced by air being taken up on the intake side of a pump, then churned up by the pump (which creates extremely tiny bubbles, and then spit out into the tank. Bubbles taken up on the out-take side or airstones do not usually produce bubbles small enough to cause the disease. In fact, in all my years, I have yet to see a case of Gü bubble disease not cause by air being pulled in on the intake side.

Also, with Gü bubble disease, you can usually see symptoms in other areas of the body as well, like under some scales or in the skin of the fins.

Your problem is more likely associated with a bacterial infection. This is often caused by an injury. The fish scrapes the eye (which is usually not seen by the aquarist) and later, sometimes weeks, the eye becomes infected. Sometimes the injury comes from being chased around the tank.

The bacterial infection can also be passed from fish to fish but this is less likely than the last scenario.

I have, ONCE, seen a case where a very large fish was caught up in a net to be moved and as he struggled in the net violently, an air bubble did get up into the eye. You could actually see the bubble in there. However, the eye never became infected and the air bubble cleared out on it’s own.

I just thought I would help out with this problem as we do an extreme amount of fish medicine here (like most public aquariums). And unlike most hobbyist, we have the ability to get necropsy feedback from a lab. (By the way, our on-exhibit mortality is virtually nil, but we do experience some mortality on new shipments in the first couple of weeks.)

 

Mina avait survécu deux ans dans la structure broyée d’un vieux zeppelin échoué à l’entrée de la baie. Chassant les rats, à l’arbalète, nue.

Old par LiLi le 01 Déc 2004

Comme dans une cuve à électrolyse

Turbo-bulle en vue, émission sur fréquence ultrasonique, les fenêtres du quatrième s’en souviennent. Et John Earnalot-Stern a l’air d’un con, à poil dans son hummer.

Arthropode Artikler recherche autocéphée à rollers. Mode search on.
Panneau interface, trois voyants rouges, bascule.

(J’achète un V.)

Old par ... le 04 Mar 2005

I watched C-Beams glitter in the dark near the Tannhäuser gate.

JE VOUDRAIS BIEN SAVOIR

SI LES FILLES ONT DES SEINS

TOUJOURS ASSYMETRIQUES

SI C’EST UN EFFET D’OPTIQUE

Old par felix le 27 Nov 2003

méfiez vous des garçons formidables

Old par M. Fox le 11 Jan 2003

je t’aime

je crois que j’aime tes traces de pas

dans la neige

je crois que j’aime les traces de sang

sur la moquette

je t’aime

——————

ici Paris

demain Pau

retrouver Nicolaï

couper les ponts une semaine

aller à la montagne

ou à la mer

ou juste à la campagne

compter les moutons

et les pissenlits

par la racine

Old par igor le 01 Juin 2003

 

Igor : « Je suis le seul à penser qu’Hervé Ghesquière ressemble à Jack Bauer ? »

Short par igor le 29 Juin 2011

i’m a creep…

I’m a looser

I wish I was special

but…

but I take care

Allright now plane du zénith à l’olympia,

Regarde les muses élyséennes s’amuser des âmes usées,

Agnosticisme hardcore do the locomotion with me

Reine libre les danses macabres guitares saturées

Silence Radio killed the video star

Old par To le 05 Jan 2005

 

Comment expliquer. Je porte le badge blanc. Et je danse jusqu’à vieillir la nuit.

Short par igor le 12 Jan 2012

deserve choir abraham accuracy adele craig o’dell guenther dobbs content
corduroy beauteous revelatory boldface chautauqua regional
wiggle budweiser puffin harrison myth townsmen cornerstone
agatha cutover page minicomputer bodybuilding loudspeaking
sweepstake downtrodden jest saigon cowhand deafen santo
economic brookhaven buick bloodstream republican extendible
cotangent continuation totalitarian profession coronate litmus gunmen
correct sped timetable ginseng candidate aptitude barbarous implicate
irradiate digestive anaheim mettlesome manifestation epithelium litton canadian
swedish stanchion perusal dowel elegiac protease intelligent hue proviso
abnormal simonson minsky cancer paschal electroencephalography lome
compressive immodesty primal posey oppression oar buchenwald
asilomar parks thatch beefy insolvable herringbone deflector cunning eben
aerobic hydrostatic swigging arteriolosclerosis adore cloddish everybody
definitive serology downright carolyn neonate amplifier chantilly scarborough
evelyn bladder snuffle cyanamid cruickshank dean hydrous marine fungible
beep decimate hang although brenda koenig wash leeway mate torsion dianne
elizabethan capital travesty tremble dooley clubroom burbank ellipsometer fleeing
theism kenney agnew ore cosmetic beg farewell momentum jose sank convoke
bide soothsayer agnew artemis tartary pitiful win arachne vampire crisscross
chaparral criterion advisable handicraftsmen almost chairlady bergen beauty
though habeas pease archery emigrate advantageous list incredible
delude cognate down pestilent simile vegetate bestir ejaculate aspen
bloat martin wow oleomargarine shack libation magnetic gift cognate
province sashay amuse thyratron rubidium ama devil erratum
genevieve tablespoonful cocoon maddox addition pickoff bimetallic
condemnate pratt prospectus courage humpty haunch hubbell eddy
sandusky hive cagey beatrice adjectival adjoint checkbook cpu ear
radioastronomy brainard restraint irradiate bangui perish dreyfuss
prophesy empty nc wisp sears illiterate acquittal

Old par igor le 18 Jan 2004

 

Et le sommeil comme une vague alternative à cette interminable veille.

Short par igor le 17 Nov 2011

Cinq heures dix huit pile


 

Il y a une personne masquée debout dans le salon, dans le noir. Un masque de bouc, cuir et plastique. Il ne dit rien, ne bouge pas. L’oeil.

Short par igor le 23 Nov 2011

Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket

 

Le soleil sur ta nuque, je m’approche, le capturer, échec. L’ombre sur ta hanche, roder, bondir, sans résultat. Un tigre dans le salon, hey.

Short par igor le 19 Sep 2015

E buono perchè parli tutti e niente
e del piti tutto e gatto di piti mimi
i che cantino e che facciano tutti a noi
per cry, bouh, bouh, bouh…

(il est dans quelle équipe ce chat là ?)

Old par M. Fox le 04 Juin 2002

La maladie reprenait progressivement le dessus

ses geoliers lui ayant formellement interdit de chanter

Old par M. Fox le 13 Juin 2003


Ceci n’est pas un texte à lire
Ceci est un texte à imaginer
Fferme les yeux et compte jusqu’à dix
En pensant à une chose trés douce.
Au top tu fermes les yeux et tu comptes sur tes doigts
Pour ne pas troubler ta douce pensée
A dix, tu ouvres les yeux et tu continues à ne pas lire.
Top !
Bon, c’est bien, tu commences à devenir Tourgueniste.
De nouveau, ferme les yeux et compte jusqu’à dix
En pensant à une personne que tu aimes.
A dix, tu ouvres les yeux et tu continues à ne pas lire.
Top !
Bien, tu progresses.
Tu peux refaire cela autant de fois que nécessaire
Mais n’oublie pas d’ouvrir les yeux à la fin
Et de ne pas lire ce texte.
Top !

Old par igor le 23 Juil 2002

2:29. Se demander s’il est absolument nécessaire de faire un point.
Ne plus compter les pintes de bière englouties dans un bar du 16e
arrondissement de Paris. Des pintes aux effets décuplés par la conjugaison
habile de médocs et d’euphorisiaques substances. Le corps ravagé par la fatigue
l’âme défaite par la violence de ses sentiments, l’esprit définitivement
conquis puis abattu en plein vol par l’attraction fatale d’aériennes batteries
sol-air de terriennes réalités.

Old par To le 29 Mai 2005

 

Périple en Bucolie. t.co/vyXlbNiG

Short par igor le 16 Sep 2011

 

Verdi le grand incendie de Chicago les Klaxons les Breeders Cannonball les pains au chocolat Harrison Ford.

Short par igor le 10 Oct 2012

 

La théorie de l’avion fantôme, Carver n’y croyait plus du tout. Plus depuis la fin de la guerre. Une charade. Un rébus. Un mariage raté.

Short par igor le 16 Fév 2011

[POINTS DE RETRAITE] roman à publier à heures fixes (4.721)

lucienne profite de ce qu’augustine est partie en course
pour s’asseoir à la cuisine et grignoter
quelques carreaux de lindt
qu’elle dissimule derrière la gazinière
en prenant soin de ne pas laisser de traces
sur la toile cirée
tout en écoutant france inter
la dernière fois qu’augustine l’avait surprise
elle avait tancé lucienne sur son diabète

lire la suite

Old par ... le 12 Mar 2005

le récitant : Car(r)oline Hazard est mon amie.

Old par igor le 27 Mar 2003

PILLS

«La pêche à la méduse».

Bob et Patrick retrouvent Carlo le calamar.

«La faim du plankton».

Plankton cherche à obtenir la recette du pâté de crabe.

Old par To le 01 Juil 2004

 

Et, vive le feu.

Short par igor le 06 Juin 2014

 

je vois l’avenir, le feu, le regard bienveillant des cadavres postés sur les murs de la cité endormie et danse sur la langue de la déesse

Short par igor le 18 Jan 2010

Statue ce héros


 

Causer des animaux qui te regardent dormir. Lui : « Ne t’inquiète pas, ça ne fait que commencer. » Elle : « Weirdo, va me chercher une glace. »

Short par igor le 12 Mar 2013

la fac : bien des choses et ça qui m’avait fait bander à l’époque.
(utiliser le medium comme support pour un journal intim’impartial)

Old par igor le 13 Fév 2003

« Same shit,
Another Day »

écrit au feutre sur le T-shirt du serveur maussade du Mona Lisa, Benares, India (mother).

 

Et dans le sac on trouve…

Short par igor le 31 Déc 2012

4 screen emergency

>>>
Old par LiLi le 12 Déc 2004

 

Je rentre. Fermez les yeux.

Short par igor le 27 Mai 2011

Pullule comme le criquet, pullule comme la sauterelle.

rideau

eux : nous gouvernons le monde bzzz bzzz !
masque 1 : pas encore complètement.
masque 2 : non pas encore.
criquet 1 : bzzz bzzz !
criquet 2 : en effet.
masque 1 (piétinant les criquets) : ah ah ah crêve sale bête !
criquet 1 (mourrant) : aarghh !
masque 2 : ouééé !
criquet 2 : salauds masqués !
eux : mouhahahahaha bzzz bzzz !
masque 1 : j’ai un caillou dans ma chaussure.
criquet 2 (tout bas) : héhé !
masque 2 (criant) : non !
masque 1 (explosant) : boum !
eux : la guerre sera rude bzzz bzzz.
masque 2 : i worship a god with an elephant head.
criquet 2 (sort de scène) : les criquets ne parlent pas anglais.
eux (sortent de scène) : bzzz bzzz
masque 2 (seul) : ça commence bien.

rideau

Old par igor le 09 Août 2005

red merlan

norway lobster

quelques morceaux de toi, je les mange au fur et à mesure,
à ce train là
je t’aurais fini au début du mois de juin
tu me manqueras

Old par M. Fox le 17 Avr 2003

Ne jamais oublier que :

… il se passe des choses…

(il s’en passe tout le temps, derrière chaque façade de maison il s’en passe, c’est d’une évidence à faire pleurer, mais il se passe des choses, des choses qui n’ont rien à voir avec le quotidien des légions de pingouins qui poussent leurs caddies, des choses qui ne sont pas soumises à des hiérarchies scélérates ou à un quelconque ordre des collisions, des choses qui se passent des théorisations philosophiques fastidieuses et des littératures putrides, des choses fragiles comme des cristaux de neige mais puissantes comme des pulsars, des choses qui bougent trés vite d’Oslo à Johannesburg, qui envoient des télex, qui font la queue, qui mâchent un stylo, des choses qui sont ici depuis dix mille ans, des choses qui passent, des choses que tu as tuées hier mais qui reviendront demain matin, il se passe des choses qui ne passent pas, des choses qui sont là pour rester, des choses qui n’ont rien à voir avec l’augmentation du prix de cette clope ou la propagation d’un virus légèrement invalidant pour l’éternité, des choses qui n’ont rien à voir avec les différents étages de la fusée, qui n’ont rien à voir avec les différents niveaux du jeu ni avec ce putain de chef-gargouille de fin de partie, des choses qui n’ont rien à voir avec les mille et unes recettes de somnifères mises au point en laboratoire économique, des choses qui n’ont rien à voir avec les logiques de chapelle et les propagandes de circonstance, des choses qui n’ont rien à voir avec de fausses théories corporatistes ou des mensonges agrégés, il se passe au contraire des choses qui écrasent de leur mépris objectif les façons dont vous trompez vos cheptels, des choses qui font passer la bombe H pour un pop de bouchon de champagne, il se passe des choses qui n’ont rien à voir avec les actualités, le grand film du soir ou la série rose, il se passe des choses qui n’ont rien à voir avec la privatisation de tes concepts et la colonisation de mes synapses, des choses qui n’ont rien à voir avec les différentes heures d’une journée, et surtout pas avec les plus gluantes, il se passe des choses dans la tête, le bas-ventre et entre les deux, des choses qui rougissent le blanc des yeux, des choses qui repeignent les volets, plient les draps et noircissent l’écran, des choses qui tombent et d’autres stalactites, il se passe des choses de l’autre côté de la fausse-cloison grise, d’ailleurs vu son épaisseur on l’entend facilement, des choses qui n’ont rien à voir avec les meutes de fenecks galeux qui font exploser des terriers de suricates, des choses des choses qui n’ont rien à voir avec la récupération de données perdues en salle blanche, des choses qui ne doivent rien au quinze dernières réformes des retraites, ni aux taux d’intérêts légaux applicables dans l’Union, ni avec ma tension artérielle encore que ça peut jouer, qui n’ont rien à voir avec un nouvel attrape-couillons avec période d’essai de 10 ans, pourquoi pas tant qu’on y est, il se passe des choses qui n’ont rien à voir avec les pulsions homicides que l’observation des initiatives de ses contemporains provoque immanquablement ces derniers temps, il se passe des choses, des choses qui n’ont rien à voir avec la tôle que j’aurais bien froissée ce matin, qui n’ont rien à voir avec les pièces du gros puzzle tridimensionnel qu’on doit assembler avant que ne sonne un micro-onde (ou un glas quelconque, j’ai une mauvaise ouïe), des choses qui n’ont rien à voir avec la méningite foudroyante qu’on appelle parfois de ses voeux, des choses qui n’ont rien à voir avec un crash de disque dur, des choses qui n’ont rien à voir avec la nouvelle du jour, des choses qui n’ont rien à voir avec le rail de sécurité, des choses qui pourraient s’imposer à soi avec la clarté d’un soleil atomique mais qu’on va continuer à occulter tranquilou par peur du vide et des embardées, il se passe des choses qui manifestement nécessitent plus de calcium qu’on est censés en produire, il se passe des choses qui vont droit dans le mur avec un enthousiasme amphétamine, il se passe des choses qui vont se claquer un muscle, à force, il se passe des choses qui ont peut-être permis à mon antécédent biologique de ne pas fondre ou imploser, il se passe des choses qui ont peut-être à voir avec une moquette rouge et rêche, mais franchement rien de moins sûr, il se passe des choses qui n’ont strictement rien à foutre des deux blondes en photo, des choses qui n’ont rien à foutre des deux roues à deux temps, des choses qui noient la quasi-intégralité de la biosphère sous des mégatonnes lovecraftiennes de pureté solaire et de contradictions reptiliennes, des choses qui écrasent la merde et beuglent des obscénités ensuite, des choses qui n’ont rien à voir alors circulez, puisqu’il en est ainsi, puisqu’il ne peut pas en aller autrement, puisque Wells avait abusé de j’ignore quelle décoction bizarre, il se passe des choses qui ne reproduiront jamais les précédentes mais qui pourraient bien les transcender, des choses qui crèveront doucement et n’occuperont bientôt plus que quelques neurones désoeuvrés, rien à voir, plus rien à voir, il se passe des choses qui pourraient nous arriver dans l’oeil avec le bonheur d’un tournevis rouillé, il se passe des choses qui pourraient nous ouvrir le ventre et en extirper nos viscères, il se passe des choses qui pourraient nous ouvrir le crâne et en expulser des monstres, des elfes et des bennes à ordure, des choses qui doivent remplacer le sursis par l’urgence, des choses divines, ni trop salées ni trop amères, des choses, il se passe des choses qu’on identifie pas tellement à l’heure actuelle, qu’on attend et qu’on redoute, il se passe des choses qui n’ont rien à voir… il se passe des choses…)

Old par ... le 08 Fév 2006

poudre hare curé

garantie 100% syncrétique !

Old par M. Fox le 11 Déc 2002

 

On vient de me livrer un tatoueur ivre de taille inhabituelle. Un T.I.T.I. Je vais l’installer dans le bureau. Il a juste un sac à main.

My wedding man

My wedding, my wedding man, where are you my wedding man ?

Why did you disapear?

Are you hidden in a tree ?

Are you hidden in a church ?

Come back to me please my wedding man, tell me it was a joke…

It was a beautifull beautifull day, more than us,

How could you waste such a beautifull day ?

My wedding, my wedding man.

My wedding, my wedding man, where are you my wedding man ?

Why did you disapear ?

My wedding, my wedding man, where are you my wedding man ?

Come back to me please my wedding man, tell me it was a joke…



by FrançoiZ Breut

Old par Gu. le 22 Juil 2003

Qu’en pensez vous?
Deux jumelles amésiques
Une allure de sorcières
D’anciennes photos dans un sac
A la recherche de leur passé
Elles arpentent les rues de Saint-Ouen
Avec Régularité
On les nomme
Celles qui marchent

Old par Gu. le 02 Mai 2003

Viens ici que je te spamme un peu ma biche… (sourire à grandes dents de vampire qui luit dans l’obscurité é é é…).

idiosyncrasie de décadence

qu.

un.

futur.

vienne.

annoncer.

ce.

que.

nous.

sommes.

en.

conférant.

un.

sens.

à.

nos.

vies.

A plat ventre sur le sol.

Old par Rodia le 25 Avr 2003

 

Samedi matin. J’ai froid.

Short par igor le 07 Sep 2010

 

Et les yeux si ouverts. La nuit si lumineuse.

Short par igor le 10 Mar 2012

 

Où sont les oreilles des oiseaux ?

Short par igor le 23 Mar 2010

Old par Nothing le 26 Nov 2002

 

Je suis la vieille folle aux chats qui habite la dernière maison sur la gauche. J’ai 123 amis félins. La voisine et moi sommes amoureuses.

Short par igor le 28 Nov 2012

et

j’attends

qu’une

sirène

émerge

Old par -- Zan le 30 Juin 2003

suer sous le soleil voilà où jen suis
manger des scarabées dorés voilà ce que je suis
un fantôme décoré voilà qui je suis
décoré de mes rêves, de ce que je ne voudrais pas voir mourir
je cultive l’herbe du silence, pour que les autres la mâchent
la paix, la paix, la paix
demain, je rêverai que je suis
demain, je construirai d’autres songes
estivaux, hivernaux, pour une vie entière
où s’arrête la vie? inconnu délicieux
mots sirupeux et rêves au sucre
ça fond ça colle et ça coule
je vomirai vos désirs, les remplacerai par mes craintes
et demain sera noir

il faut bien le dire

dans la rue les

gateaux ne po
rtent pas

de chaussures.

non.

pas lmes gateamux.

nrmo

plerg tre o.

ils demandent qui c’est toi chéri ?

ils posent la question, parfois

Minuit pile

je suis italien

Old par igor le 27 Nov 2003

Le peuple de la constellation de Vega : Nous adorons Airhole et réclamons trois épisodes par jour.

Old par igor le 24 Mar 2004

La vie est un collier de peurs

(mon amour)

Les larmes que tu as retenues

y sont enfilées

Notre amour les détachera – viens

(mon amour)

M’aimer est un jeu d’enfant

Old par M. Fox le 10 Juin 2003

 

Mina à Igor, l’œil torve : « Krakoukass ! »

Short par igor le 04 Oct 2012

 

Par moi on va vers la cité dolente; Par moi on va vers l’éternelle souffrance; Par moi on va chez les âmes errantes. On pose nus saouls.

Short par igor le 10 Nov 2009

aujourd’hui…

n’oubliez pas de souhaiter un joyeux anniversaire au tourgueniste n°13121970…

Soudain, je n'étais déjà presque plus là
Il faisait un peu gris, le 8 juin 1997 à St-Jean de Maurienne.
Mon sac sur l’épaule, j’ai tourné le dos à mes amies.
Plus jamais je ne remettrai un pied ici. Sais-tu pourquoi mon beau-père me déteste autant ?

Ou peut-être pas.

Old par Nicolai le 15 Nov 2002

 

Non ! Ne vous promenez pas sur la la lande Lord Baskerville ! plixi.com/p/64810510

Short par igor le 23 Déc 2010

aujourd’hui nous ne sommes que mardi et c’est déjà vendredi pour moi
ce matin, j’ai croisé un enterrement et suis tombée sur la pire caissière à la poste
aujourd’hui nous ne sommes que mardi et c’est déjà vendredi (13) pour moi
ce matin je me suis habillée, involontairement, en gothique attardée
on aurait pu venir me soutenir à l’enterrement me tendre un mouchoir et me demander si j’allais

hier ils étaient trop loin maintenant ils sont trop près.
mon corps gonfle des larmes retenues

Les esprits avisés s’accordent à dire qu’il faut disparaître pour exister.
Fuir l’apparence pour redécouvrir notre essence.
Cesser de paraître pour être enfin.
Ne plus chercher à s’intégrer.

Les situationnistes auraient sans doute traduit l’idée en un graffiti sur les murs de Paris :

DESINTEGRONS-NOUS !

Sur la route d’Yvetot (Smallville ?)

Tu triches

et tu salis tout ce que tu touches

j’étais le tricheur

et je réclame le jugement des anciens

sors de notre monde

il n’y a pas de place pour deux falsificateurs

ADIEU

Old par M. Fox le 24 Jan 2005

konsstrukt / 26

à la radio ils parlent d’une meuf qui a accouché sans rien dire à personne et qui a planqué ses bébés au congélo
putain elle a trop raison cette pute
son mec était en prison
putain moi mon mec il est même pas en prison
c’est moi qui suis en prison
en taule
en cabane avec jason une putain de cabane hlm et je n’en sors que pour aller mendier du fric à la caf putain
je me refais une clope
pendant que son père s’en fout pendant que son enculé de père il est à paris où je sais pas où avec sa pute à prendre du bon temps
moi j’ai même pas de quoi m’acheter des vraies clopes
je fume de l’aja 17 parce que c’est moins cher
saloperie
huit ans que je suis en prison
et ils veulent me coller une assistante sociale ces pédés
elle a raison cette connasse
elle n’a plus d’emmerdes elle
j’aurais du avorter
j’aurais du avorter putain
je me rappelle ce cette autre meuf qui a abandonné son mome à la terrasse d’un quick
putain elles ont trop raison ces connasses
je ris encore
j’éteins la radio
il est onze heures du soir
je pense à un truc
une voiture passe dehors
je pense à un truc
je pourrais me casser
je pourrais très bien me casser
c’est pas comme si je tuais jason
c’est pas comme les autres tordues
nononon
moi les enculés des services sociaux font tout pour me faire comprendre que je suis pas une bonne mère
que jason est perturbé
que s’il fout rien à l’école c’est à cause de moi
c’est parce que je suis seule
c’est parce que je suis au chomage
ils parlent tous de me le piquer et de le foutre en famille d’accueil
hé bin je suis pas une bonne mère
d’accord bande d’enculés
alors gardez-le
gardez-le putain et moi je me casse
une autre voiture passe
ouais
c’est ce que je vais faire
c’est ça que je vais faire
c’est pas un crime
je vais le leur laisser
après tout son enculé de père s’est tiré sans poser de question
il est heureux maintenant avec sa nouvelle salope
il est heureux et personne ne vient le faire chier lui
il est pas harcelé toutes les semaines par les putains de services sociaux lui
hé bin je vais faire pareil
je vais juste faire pareil
jason je vais le laisser
exactement comme son connard de père l’a laissé
et c’est tout
je vais me barrer moi aussi
moi aussi je vais la quitter la prison putain de merde
moi aussi je vais la quitter
je regarde ma clope
elle est éteinte
je la rallume
je la fume
mon cerveau tourne dans tous les sens
c’est comme si j’étais défoncée
l’excitation m’empêche de penser
il faut que je prenne mes affaires
mais pas trop
c’est pas la peine
de toute façon je n’ai pas besoin de grand chose
je vais dans ma chambre
je prends un sac
je le remplis d’affaires
je ne fais pas attention
mon esprit tourne dans tous les sens
je n’arrive pas à me concentrer
je vais à la salle de bain
je prends des trucs
mon sac est rempli
ça suffira
pour le reste j’ai ma carte bleue
je vais dans la chambre de jason
j’ouvre la porte
j’ouvre la porte
il dort
la couette est rabbattue à ses pieds
il dort en pyjama
il est tourné sur le côté
il est bien quand il est comme ça
il faudrait qu’il ne se réveille jamais
ce matin je lui ai mis une claque et il a pleuré
j’en peux plus
je le supporte plus
il ne n’aime pas je crois
je crois qu’il ne m’aime pas
quand il me regarde je le sens dans son regard
de l’indifférence
du mépris
rien d’autre
pas d’amour
aucun amour dans son regard
dors
dors bien mon ange
puisque je ne te supporte plus
et puisque tu ne m’aimes pas
on va se laisser une nouvelle chance à tous les deux
dors bien mon ange
adieu
je referme la porte
je traverse le couloir jusqu’à l’entrée
je pose le sac dans le couloir
je mets mes chaussures
j’ouvre la porte d’entrée
le froid de la cage d’escalier vient contre mon visage
je referme la porte de l’appartement
je suis dans le couloir
je tourne la clé
ça y’est
ça y’est c’est terminé
peut-être je devrais pas refermer à clé
non
c’est pas grave
l’agence a un double
j’appellerai demain pour les avertir
jason va avoir un peu peur
je devrais lui laisser un mot peut-être
oui
je devrais lui laisser un mot
je rouvre la porte
j’entre
j’ouvre son cartable
je déchire une feuille de papier à son cahier de texte
j’écris
chéri,
je dois partir en voyage. un très long voyage. je t’aime, je pense à toi très fort. nous ne nous reverrons pas avant un très long moment. des gens vont s’occuper de toi, ne t’inquiète pas. ça sera mieux comme ça. surout n’ai pas peur, et ne sois pas triste.
je t’aime.
ta maman.
j’ai trop chaud avec mon manteau dans la maison
je pose la feuille en évidence sur la table
je range le cahier de textes dans son cartable
je ressors
je referme à clé
je me sens soulagée
terriblement soulagée
je quitte l’immeuble
dehors il fait froid
le froid vif me fait du bien au visage
combien de temps que je suis pas sortie seule en pleine nuit
ça se compte en années
en années
je marche un peu au hasard dans les rues
je marche en direction du centre-ville
il fait noir
il n’y a pas beaucoup de voitures
il n’y a que les lampadaires et le vent et moi
quelques fenêtres sont allumées
je ne croise presque personne et puis au fur et à mesure que je m’approche du centre-ville il y a un peu plus de monde et un peu plus de bruit et puis les rues deviennent animées des bandes de jeunes des couples des types seuls des zonards avec des chiens des bars de la musique qui s’en échappe des odeurs de kébabs des rires des aboiement des gens qui s’engueulent des phrases saisies au vol
je déambule au milieu de tout ça mon sac pèse lourd mais je m’en fous je trouverai un hôtel mais c’est pas le plus urgent
je me balade et c’est bon
la liberté
je pense un peu à jason
je me sens coupable
mais je le supporte plus alors quoi
j’entre dans un bar
il fait chaud
le brouhaha est plus fort
l’odeur de tabac est très prononcée
je m’installe à une table
je commande une vodka pomme
le serveur l’apporte
je la bois d’un trait
une bonne chaleur me remplit le ventre
je me roule une clope
le temps de fumer trois taffes et je suis pompette
je commande une autre vodka
je me souviens que j’ai pas mangé ce soir
je n’ai pas faim
je termine ma clope
je bois ma vodka à petits coups en écoutant la musique
j’en commande une troisième
je bois et je fume
un type vient s’asseoir à ma table
on discute
je lui raconte ma vie
il me raconte la sienne
il est chomeur
il est divorcé
il me plaît bien
je suis bourrée
je commence à avoir faim
il me propose d’aller manger un kébab
j’accepte
on marche un peu
le froid me dégrise
on se roule des pelles pendant que le type prépare nos kébabs
ça sent la viande
on se roule encore des pelles en mangeant dans la rue
il me dit qu’il habite pas loin
je le suis chez lui
on boit du whisky et je ne me souviens pas de la suite
je reviens à moi il fait nuit
il dort
je sais pas comment il s’appelle
il y a deux capote par terre
elles sont remplies
j’ai mal à la tête
je cherche la cuisine
je trouve du coca
je bois une longue rasade de coca glacé
ça me détruit la gorge et intensifie la barre à ma tête
je me casse de chez lui
dehors il gèle
l’air est humide et glacé
je marche longtemps
je suis encore bourrée mais ça n’a rien d’agréable
j’ai les jambes coupées
je sais pas combien de temps je marche heureusement que l’alcool attaque la notion du temps
au bout d’un moment je suis devant chez moi et je me souviens pas du trajet
je rentre
je froisse le mot et je le jette à la poubelle
j’ouvre le frigo
il y a une bière
je la décapsule
je la bois lentement en bloquant devant la télé
il est quatre heures du matin
je jette un œil dans la chambre de jason
il dort
il a changé de position
il dort tourné vers le mur et la couette est sur lui maintenant
j’ouvre une autre bière
j’ai pas sommeil fait chier
mon mal de crâne est parti
je suis bourrée
je regarde les émissions de la nuit
je fais pas gaffe à ce que je regarde
je termine pas ma bière
je commence à piquer du nez
je vais au lit
je me déhabille pas j’ai trop la flemme
je m’endors instantanément et je suis réveillé par la télé
je regarde l’heure
il est six heures quarante-cinq
dans quinze minutes le réveil va sonner
va falloir se lever pour préparer jason
y’a école aujourd’hui
je suis en vrac

Pas le temps de penser, désolé

les chasseurs ne sont plus très loin après moi,

laisse moi le temps de les semer

et je suis à toi

Old par M. Fox le 24 Mai 2003

le boudha est en moi
je vois l’avenir et le feu
je vois le regard bienveillant
des cadavres postés sur les murs
de la cité endormie
et je danse sur la langue de la déesse
me demandant si la bombance
durera toujours
amen

Old par igor le 04 Oct 2002

souplesse

« En psychophysiologie, on observe des dynamiques tourguenistes dans les bulbes olfactifs (Katzenstein in « a spiral theory », 2006, p.16), qui indiquent que le tourguenisme constitue une caractéristique essentielle de l’activité neuronale collective dans tous les processus de perception. On comprend aussi de plus en plus le rôle du tourguenisme dans le fonctionnement du cœur par exemple (Sikorski, 2008, p. 74). Suite à ces découvertes, on a pu modifier par exemple les ondes d’impulsion dans les systèmes artificiels de stimulation cardiaque en introduisant du tourguenisme. Le tourguenisme fournirait ainsi plus de souplesse que l’ordre, selon ces auteurs. C’est ici l’image du pont trop adapté à l’environnement, qui peut s’écrouler avec l’addition de la rétroaction trop régulière d’une troupe de soldats à son passage. Le congrès offre des exposés dans ces secteurs de recherche aussi. »

Pr. Druunörst Gulkstra-Grüll, 8 mars 2009

Old par ... le 09 Mar 2005

(K)

Old par Gu. le 19 Jan 2004

Où est la vie ?

Hors de la question, hors

d’atteinte, dans les chambres des autres. C’est la

nuit, je joue au fièvreux ; voyageur

d’états extrêmes bien au-dessus de

ce que je fais d’habitude. Pousse mon ami, étends

toi, mets toi à la place des dieux et regarde toi.

Pourquoi s’arrêter maintenant ? Ecrit dans la sauvagerie,

la résistance au confort du sommeil. J.P.R m’écrivait

l’an dernier : « Il n’y a pas de tragique dans le mail, nulle part, d’ailleurs

aussi. »
Ecrire pour la lumière, contre la nuit. Je me

souviens des états de jeunesse, lorsque j’écrivais

dans la chambre de Levallois la première phrase

scandaleuse en regardant la lune. Je l’avais appelée

« PUTAIN ! » Où est la vie ?

Et aujourd’hui, qu’as-tu encore dans le ventre ?

Les traits traversent les périodes,

les amours, les chambres, et tu sais qu’à partir de demain,

il faudra continuer. La légende est la suivante, je

l’invente : prologue écrit dans les tranchées avant

la pluie d’obus, sur ce petit carnet noir.


Où est la vie ?

 

Henry Lee Lucas : « j’ai un problème sexuel, je désire sans cesse les femmes ».

Short par igor le 11 Juin 2009

Mensonge

L’autre soir, en voulant expliquer l’idée de la mort à ma fille inquiète,

je ne sais pas ce qui m’a pris, je lui ai parlé de Dieu…

 

Une fête réussie, ce sont des trucs qui explosent.

Short par igor le 14 Fév 2012

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