Miracle n°23 :
résurrection d’un micro-ordinateur
Persuasion n°1
Le ton de la voix n’est pas convaincant
Les mots sont beaux mais hors de propos en cette circonstance
Le regard fuit, les mains tremblent
La rhétorique est ton arme la plus redoutable
Si j’y mets un peu de bonne volonté, je vais pouvoir te croire
Entendre ce que j’ai envie d’entendre
Mais c’est moi qui décide
…

non non je suis très content
de mon studio-neo-cheap-à-pilotis
seulement pas de chance
je suis au 2e tout à droite
là où ils ont monté la porte à l’envers
du mauvais côté de l’escalier
c’est surtout dangereux quand je rentre le soir
un peu gris
—
sinon c’est moderne
—
(…) c’est comme dans tes poêmes d’amour plat-tonique
qui tombent à plat – gin tonic
je t’ouvre mes bras, je tombe encore plus bas
je suis en veine, je suis à toi
et tu n’est déjà plus là.
tu es au bar-tabac en bas
tu récite tes poêmes pathétiques
à des putes al-c(o)oliques
c’est pas trés chic de faire ça.
Le diable peut-il prendre l’apparence d’une (trop) jeune fille brune les cheveux courts, aux grands yeux noirs, au joli visage sur le quel flotte un sourire inexplicable ?
Peut-il apparaître seul, lors d’un concert et se trouver derrière moi, inaccessible mais évidemment visible ?
Peut-il me tenter juste suffisamment pour que ma timidité et mon inaction me soient insupportables ?
Le diable peut-il me tourmenter à ce point ?
Autologie, un retour.
Et vint à lui cette idée désarmante
Laquelle ?
Avalée.
« Si écrire ce n’est ni dire, ni nommer, on est mal barré »
Rire (doucement.)
Digérée
Restituée
Sauvée
Michaux : « Je n’écris pas pour construire, juste pour préserver. »
Le silence entre les mauvaises pensées du héros me fatigue.
Indigestion.
Se relire à la gueule de bois.
Et puis exposer tout cela : obscène !
Se réfugier dans les livres des autres ;
dormir dedans, faire l’amour
dans les marges.
Il faudrait qu’à partir de ces notes, on puisse déduire
un certain nombre de choses sur lui.
Ecrire à blanc comme tirer à blanc off course !
Mauvais fils
Pris dans les toiles que l’on tisse
Mauvais fils
L’araignée a tous les vices
(FFF)
bien se caler dans un coin
le dos contre deux murs
les fesses posées dans l’angle
relacher la nuque
et tenir ses mollets avec ses doigts
oublier
s’abandonner
je reviendrai me chercher
dans un an et un jour
-Tu me demandes pas mon nom?
-Comment t’appelles-tu?
-Anaël
-T’es bretonne? Même pas?
-Non. C’est un prénom inventé par Tolkien.
Un lecteur m’interpelle ainsi: Au fait, qu’est ce que le Tourguenisme?
Cher Lecteur, puisque tu poses la question, il faut que je t’avoues que je n’en sait rien. Mais comme tu m’interpelles quand même quelque part, je peux te confier ceci:
(c’est un texte trés ancien que Ivan vassilievtch Tourgueniev lui même a écrit l’autre jour par l’intermédiaire d’un médium qui se trouve être également un ami proche, en l’occurence ma soeur jumelle)
« J’ai des impulsions atroces comme ça; pendant cinq minutes tu me manques tellement que j’ai envie que tu me fasses un bébé pour faire exister un morceau de toi et moi réunis et puis après c’est tellement épouvantable comme idée (plus de futur pour moi / toute ma vie est abolie / un être en plus au monde qui ne fut désiré réellement par personne) que je veux me jeter par la fenêtre et puis j’en peux plus, pasque cinq minutes après je suis en train de faire un autre truc et je réalise que je t’ai totalement oubliée, comme si tu n’avais jamais éxisté. alors je tire à pile ou face pour savoir laquelle de ces trois options de toi est la bonne et alors c’est encore plus terrible de penser qu’après tout pour moi rien n’a vraiment d’importance, que je suis totalement hystérique et malade, tragicomiquement, définitivement malade et que je suis simplement térrifié à l’idée que jamais je ne saurais me sortir de ce bourbier.«
qui l’eu cru ?
BALAFRE… elles ne peuvent l’oublier!
C’était un homme qui portait BALAFRE.
Tout simplement.
Un homme à l’élégance d’homme.
Un homme qui même pour sa toilette voulait des produits d’homme.
Il aimait BALAFRE : c’était un homme.
BALAFRE : une senteur fine et épicée, originale,
Eau de toilette.
After-Shave.
Savon.
Plus fort le clou dans mes mains! Je te dis d’enfoncer plus fort, là le sang coule à peine, allez, un peu de courage, merde! Si tu crois que ça me fais mal.
Les cristaux jonchaient le sol entre nous,
elle semblait comme happée par l’ombre et l’inconnu,
et me laissait seul avec mes regrets et ma tristesse,
je me souviens qu’elle a beaucoup pleuré à cette période,
peut etre plus que moi,
je ne pouvais pas lui en vouloir,
je l’aimais
et je crois qu’à sa manière,
meme si elle prétendait le contraire,
elle m’aimait encore
ses petites marques d’affection,
ses coups de fil fréquents pour s’enquérir de mon moral,
nos diners et nos sorties au théatre…
notre complicité,
tout me montrait qu’elle m’aimait encore
je revois ton sourire et tes cheveux que j’aime tant caresser,
ils me plaisent autant qu’au premier jour
et cette image me contente
et me contentera encore longtemps
#38
(En témoin de la vie sordide, intérieur-jour.)
Comment soulager l’énervement ? Ecrire multiplie la haine.
Partir serait mieux mais il a rendez-vous avec une femme,
alors il faut subir ces vieux cons alignés comme
des bocks le long du zinc.
La jeune fille : « Vous m’en voulez ? »
— Absolument !
— Qu’avez-vous fait en m’attendant ?
— Des projets de meurtres !
— Sortons s’il vous plait.
— Bien entendu.
Il faut imaginer le héros s’en allant,
la femme à son bras vers une nouvelle aventure.
Monsieur,
De mes études artistiques, j’ai retiré dynamisme et créativité. Mon travail et mes stages de formation au sein de diverses entreprises m’ont apporté rigueur et goût du travail en équipe.
En outre, ces expériences m’ont permis de développer une bonne connaissance de la chaîne de production et de perfectionner mes acquis en graphisme, illustration et maquette.
Croyant que mon profil correspond à celui que vous recherchez, je souhaite mettre mes connaissances et mes compétences au service de votre entreprise. Travaillant depuis quatre ans dans une collectivité locale, je suis désireux de renouveler mon expérience dans une autre structure de ce type. J’y trouve moins de contrainte économique et plus un réel souci de communiquer, en bref une vraie communication pour le public.
Déterminé à vous démontrer toute ma motivation et conscient qu’une lettre de motivation ne peut révéler entièrement ma personnalité, je me tiens à votre entière disposition au jour et à l’heure de votre convenance.
Je vous remercie d’ores et déjà de votre confiance et vous prie de croire en l’assurance de ma parfaite considération
Le tissu avait désormais la texture familière des matins gris-bleus,
poisseux, humide et tiède
l’odeur qui s’en dégageait était absolument irrésistible
et attendri; je me peletonnais alors contre toi,
malgré tes protestations ensommeillées,
tu ne tarderais pas à t’endormir
et moi à m’en aller
Un SS 20 ou 20 SS, à chacun ses héros !
Varsovie ou Soweto, à chacun ses ghettos !
Jetés gitans, humiliés homos, pour un bon Aryen ;
Mille indiens décimés pour un fier Américain !
Et si l’on vous dit » Dieu est mort ! »
Voyez la peur et les remords !
Mais si l’on vous dit » Dieu est noir ! »
Marie ébène et anges ivoires.
Texte à ne pas lire, pas relu moi, le scribe ADC.
Expérience vaseuse au milieu de la nuit, juste pour voir
comment ça fait. Alors ? Laissez-moi le temps de dire deux
ou trois choses. Bilan sur l’écriture ? Mêlée à
quelques verres en trop. Couillon de moraliste. Et à part ça ?
Que voulez-vous ? Que vous vous étonniez de ce que vous dites.
Mal barré. Relisant je trouve ça à chier,
frigide. Souhaitez-vous être obscène ? Pas besoin d’un interlocuteur
pour l’être, passez votre chemin. J’aide votre parole à ne pas trop
délirer. Dit il y a quelques semaines que j’écrivais
dans les marges de votre attente. Veut rien dire. Dialogue absurde.
Je remue en moi tous les hommes qui ont dit du mal de mon travail.
En vous adversaires se cristallisent les voix désagréables
qui ont voul ma perte. Comme vous y allez ! Les plumitifs entre eux sont sans
pitié. Stop je dis. Stop il ont dit. Et je suis trop ivre pour continuer.
Sororité de l’Ange Bleu…
Je re-vérifie l’adresse sur mon calepin… c’est pourtant bien là, ce voyage me réserve décidément de nombreuses surprises.
Ne serait ce que leur nom : quelle idée d’entretenir la mémoire d’une icône de cabaret quand justement… je suis tiré de mes pensées par un détail incongru sur la façade de la boucherie, prochaine étape de mon périple : un dessin en filigrane sur la mosaïque.
Deux pas de côté et hop, disparu !
Retour à la case départ et de nouveau il s’offre à moi.
Amusé par ce petit jeu je retarde mon entrée dans la boutique et me positionne en divers points de la rue borgne, accroupi ou encore grimpé sur un container.
Une fresque se forme peu à peu devant moi, dommage que je sois si mauvais illustrateur.
A gauche une femme tenant un animal dans ses bras, héritier du faon et de l’ornithorynque (il faut dire que les bêtes et moi…)
Au centre une scène de comptoir, deux habitués discourant vivement. Si l’on se déplace selon un angle précis, de l’ouest vers l’est, les mouvements évoluent, un dessin animé avant l’heure. Hélas un bâtiment récent m’empêche de voir la fin de l’histoire, mais tout semble se diriger vers une empoignade.
A droite, enfin, une autre femme, peut être la même, les mains vides. Enfin non, pas vides… pleines de vide, comme si elle agrippait en elle le néant, ou un truc mystique dans le genre.
Une fois assuré que la devanture ne recèle aucune autre surprise, je pousse le battant de la porte et une petite clochette annonce mon arrivée.
Et pour ne pas changer les bonnes habitudes : A suivre
Vous…des…nouvelles…oui…sûr…non…
…chaleur…on sait… tous…pas d’histoire…
je me promè…en short…vita nuova…
têtes mortes…disparues…where are you…
parle de loin… une bouche ?…oui…oui…
va mal…comme d’hab…une jeune fille…
de 18 ans…non…des heures…travail…que ça…
plus tard…voyages…qui lit… le petit…
salaud…cinema + hamburger… oui…
quel programme…non…pas vraiment…
heureusement…amis…old times…
vieja vita…j’ai chaud…déprime…
blanche…sans…douleur…ça dure longtemps…
depuis le début…oui…trop chaud…
pour… et vous…non… une jeune fille de 18…
centimètres…au cinema avec elle…
premier rang… voyages ?…oui…Italie…Espagne…
je vous…raconterai……oui…les …nouvelles…oui…
Shioran: bon allez, je retourne à mon ménage
Shioran: je sèche le boulot pour laver chez moi
Igor: bon ménage
Igor: pas malin ça
Igor: mais utile
Shioran: ya mon proprio qui fait une visite surprise demain, j’ai pas le choix
Igor: range les bouteilles de whisky
Shioran: pté, t’imagines meme pas
Igor: surprise demain
Igor: sacrée surprise
Igor: fait une photo
Shioran: quelle merde…. je suis vert
Igor: avant après
Shioran: j’ai les mains martysrisés par le travail manuel
Shioran: et rongées par l’eau de javel
Igor: ça fait du bien
Igor: tu deviens technicien
Igor: de surface
Shioran: c’est l’horreur
Shioran: dans mes chiottes ya des plaques de calcaire épaisses de 1 cm au moins
Shioran: dans mon nouvel appart, j’embauche une femme de ménage, c’est décidé
Shioran: rien à foutre si j’ai pas les moyens
Shioran: je veux bien bouffer des patates et pas faire le ménage
Igor: héhé
Igor: moi mon chat perd tellement ses poils
Igor: que j’ai toujours l’impression
Shioran: (c’est le printemps, c’est normal)
Igor: qu’ils sont plusieurs
Igor: (il parait)
Shioran: vivi
Shioran: le mien reprend sa toison estivale aussi
Shioran: et elle ressort ses bikini
Igor: faudrait que j’opère le mien mais j’ai pas une tune
Igor: et je souffre du syndrome
Shioran: ah oué, c’est cher
Igor: si je coupe mon chat
Igor: j’me la coupe à moi surment
Shioran: c’est un mâle ?
Igor: oué
Igor: white trash
Shioran: ah oué, moi j’ai pas eu ce probleme là , vu qu’aux dernières nouvelles, j’ai pas d’ovaires.

le récitant: qui es-tu Igor Tourgueniev ?
je suis en train
de me fournir
en armes de
destruction
massive
ici
Rendons à Shakspeare ce qui lui appartient
ACTE Premier, Scène Première
En Ecosse, un lieu découvert, tonnerre et éclairs
(…)
Les trois sorcières entrent
Première sorcière : « Quand nous réunirons-nous toutes les trois (…) ?
mmm…

You are The Twins, from « The Matrix. »
Bad, but with a sexy streak- surprisingly
refreshing. You know what you want, when you
want it.
ça a le mérite d’être clair.
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il est remarquable que l’image dogmatique ne reconnaisse que l’erreur comme mésaventure de la pensée, et réduise tout à la figure de l’erreur.
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J’ai croisé Bouddah ce matin, dans une arrière cour du 13ème.
Il puait l’alcool rance et le parfum de poule. Il m’a dit : « la contemplation, bullshit » et puis « Le Nirvana, j’en suis revenu ».
Il m’a dit : « l’ascèse c’est du flan ».
Il penchait déjà beaucoup pour une heure aussi matinale, je pense qu’il a du s’assoupir peu après. Et puis il avait cette chanson serrée entre ses dents : « c’est moi le coco, le roi des cocos… »
Je me suis demandé où il avait passé la nuit…..
Perdu clone (suite)
Malheureusement je crains que mon clone ne lise ces lignes
le coup de la barbiche n’est donc pas fiable à 100%
Si vous me croisez faites donc attention, barbiche ou pas barbiche,
ça peut ne pas être moi
le récitant : Igor Tourgueniev n’est pas un casseur de hype.
Je vais m’ouvrir le ventre
Pour que tu trouves enfin cette satanée boussole
A l’Ouest, déboussolé, désenchanté
Qui suis-je?
…
jeudi soir pas mercredi
ça va bien ce soir
je suis chez ELLE
vraiment bien
on va manger des pates
rien de plus banal
mais là, pile-poil
et in arcadia ego sum
…
« Je demande à la production Orlando de publier un démenti concernant les propos tenus sur internet me disant atteinte d’un cancer des cordes vocales depuis 1995. Cela est totalement faux, je tiens à vous rassurer à ce sujet : je suis en pleine forme ! »
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le récitant : Un connard harcèle une des personnes les plus gentilles et douces que je connaisse.
Voici le synopsis : Adolescents écorchés par la vie, Nicolas et Sacha fuient en direction de Toronto. Entre ces adolescents à la dérive, révélés ici dans ce qu’ils ont de plus brut et de plus énigmatique, se tissent des liens troubles et fragiles qui les mèneront au bout de ce qui leur reste de passion désespérée.
Laissez vos suggestions ici même… ou par courriel. Merci…
ça n’a pas de sens…