Le verdict de l’expert en chef
a enfin été rendu public :
il s’agit là de DRAGOLO
(savant mix de Dragibus, Floppy, Fraisibus et Ours d’Or)
Y’a vraiment un truc qui faut que tu comprennes
Même quand je te bats, que je te donne un malheureux coup de poing (et c’est pas si souvent)
Au fond de moi je t’aime.
Et ça au fond de toi
Tu le sais
Lost in translation
Ils étaient, ceci deviennent, de celui-là avec moi a commencé, mais la mémoire les nuits oublie, si la veine de l’intérieur de l’intérieur de la vie le transformait du travail en enregistrements d’appositive des lumières.
…
quelques pas
ce soir
retrouver ta trace
déambuler
l’air de rien
au bord du canal
plus
une envie de tes
tendresses
amicales
et soyeuses
le long de
ces rives pavées
…
Bruce-Li-Rock
A l’aide !
un deuxième livre après
le guide de survie en milieu urbain,
je ne me souviens plus le titre
mais je crois
que l’auteur est un peu prétentieux
« C’est un film en camera lenta, morcelé
et fragmentaire, qui s’est écrit à la
dérive des transmutations. » F.Y. Jeannet.
on a comptabilisé les produits qui viennent des états unis
avec mon chat,
il s’est évanoui alors qu’on attaquait la 3e page de produits
quel chat étrange !
Su la mé
Quand je sis sus le rivage
Byin tranquille, êt’ous coum mei ?
J’pense es syins qui sount en viage,
En viage ou louan sus la mé
En viage ou louan, en viage ou louan sus la mé
La mé, ch’est vraiment superbe,
Et j’aime Byin quand i fait biâo
L’étaè sous nous cllos en herbe
La vei s’endormin un miot.
Mais quand o’s’fâche la vilaine,
Et qu’no-z-entend, dé t’cheu nous,
La gross’voué de la sirêne,
No-z-en a quasiment pouâ.
J’aim’byin, dans les jouors de fête,
Quand les batiâos sount à quai,
A l’abri de la tempête
A Chidbouorg coume au Bequet ;
Ch’est lo qu’i sount muus, sans doute,
Des treis couleus pavouésaès ;
Mais, dé nyit, dans la déroute ;
Hélos ! Qu’i sont esposaès.
Quand o sâot’ par sus la digue,
D’qui qu’o fait trembller les bllos,
Qu’à l’auncre, l’vaisseau fatigue,
Ah ! Veir’, jé pense es mat’lots !
Réverront-i lus villages,
Et pourront-i ratterri ?
J’avouns d’si mâovais parages
De Barflleu jusqu’à Gouory !
J’ai Déeus fis dans la mareinne,
Déeus forts et hardis gaillards
L’eun révyint dé Cochincheinne,
L’aôtre dé Madagascar.
I Rentrent, lus corvaèe faite,
D’y pensaer, no n’en vit pus
Mais que j’pllains, sans les connaître,
Cheus qui sont restaès lo-bas !
Allez hop, un nectar de poire pour qui s’en soucie trop:
un petit verre d’espoir …
elle était si belle
qu’elle évitait absolument de regarder quiconque dans les yeux
de peur que dans l’instant
il ne tombe amoureux

je vais te percer le coeur à travers la brume des âges ; je vais regarder en bas ; je n’aurai pas le vertige ; suspendu à la corde du temps je n’aurai pas peur de regarder de toute mon âme le trou béant de mon passé ; et je continuerai de grimper
Lundi, 15h, réveil.
Absence, angoisse.
Broutilles, bordel.
Constats, café, cul-entre-deux-chaises, clopes, culpabilité.
Déprime débile datant de décembre.
Elle est éteinte.
Fatiguante, fatiguée, fric facile, financièrement finie.
Grande gueule.
H, hébétée, hommes harassants.
Idiote idoine invisible.
Jeune.
Kawa.
Laminée, liquéfiée, lui.
Mal maquée, mal menée, mal embouchée. Mensonges.
Nicotine.
Outlaw occupée.
Perdue ?
Quinteux.
Ruinée, raturée, revêche, rogue.
S a t u r é e
Troublée, tendue.
Ubique…
Versatiles vacances
Ways
Yin, yang, yatoopartoo
Zut.
ce matin :
se lever de bonne heure
se lever sans effort
une bonne nuit de sommeil
un jour parfait
boire une petite sangria
dans le parc
puis le métro sans soucis
arriver au boulot
calmer les doutes des uns
et des autres
t’imaginer près de moi
soulignant tes yeux
d’un trait de crayon
noir
![]() |
Ces petits oiseaux ne sont pas morts, tu vois. A la nuit tombée, ils se parent de leurs plus belles couleurs et ils dansent pour moi. Ils sortent de leur boîte transparente et ils s’éveillent à la vie. Ce sont des oiseaux de nuit
|
le récitant : d’après les experts, il existerait une méthode secrète ‘sannen-goroshi » qui consiste à porter un coup entraînant la mort à coup sûr au bout de trois ans.
J’vous préviens vous avez intérêt à bouger vos p’tites fesses et à vous procurer le live de Led Zeppelin.
Hier quelque part à Saint-Germain, j’ai croisé H.S.
Ou plutôt c’est elle qui m’a croisé.
Elle m’a demandé du feu, je l’ai reconnue en sortant mon briquet de ma poche.
– Ah c’est vous…
– Euh… oui.
– Donc vous existez vraiment.
– Ben oui… (sourire timide)
– C’est pas grave. Je n’aime pas ce que vous faites mais vous avez l’air gentille comme tout.
– Merci.
– Tenez, je vais même vous signer un autographe.
– C’est gentil. Hi hi ! (petit rire espiègle)
– Voilà…
– Merci.
– Vous… vous avez quelques minutes ? on va boire un café ?
– Je… hum… euh…
[deux minutes plus tard devant un déca]
– Vous faites plus petite qu’à la télé, mais vous êtes plus jolie.
– Vous aussi ! Alors, euh, vous vous sentez comment deux ans après le Loft ?
– Le Loft ??? Ah… Ah oui le Loft… Oui, je… eh bien en fait j’ai tourné la page. Vous savez, il faut aller de l’avant, tout ça…
– C’est complètement vrai. Moi quand je suis devenue célèbre je me suis dit : « Eh ben tant mieux ».
– Mmm… oui, je comprends.
[après ça la conversation est vraiment devenue chiante, et puis on a fini nos décas et on s’est quitté en échangeant nos numéros ;
je lui ai dit « on s’appelle et on fait l’amour », elle a eu un rire un peu crétin, du genre « ah ah il sont vraiment trop cons ces lofteurs »,
et puis j’ai pris le bus]
happy...
AUTOLOGIE.
A 4h du matin, sorti d’un cauchemar.
Je lui dis :
— Rêvé que j’étais dans la voiture de mon père
qui roulait à 250km/h sur le périphérique sinueux.
Elle répond :
— Rêvé que tu me prenais par derrière à la
même vitesse, exactement.
(Peur que la machine s’embale, que je ne puisse plus
jamais sortir du bolide.)
Conversations.
(A propos de certaines têtes pensantes désagréables
du genre sciences-humaines )
— Ils ne savent ni jouir ni se perdre dans la nature.
— Ils détestent la nature. Ils ont oublié la nature.
(Nous nous acharnons à cultiver notre étonnement et en
même temps, nous restons sur nos gardes. Les petits salopards
ne nous font pas peur.
Usage de l’écrit.
Numéro de paon à la recherche d’un modèle.
L’artiste du jeun de K. reflète notre condition et ce
déséquilibre qui nous anime, en même
temps qu’il nous décrée. Un impresario !
Pessoa.
Grandiose Bernardo Soares et son attention aux choses
infimes (Tables de café, mouches etc.)qui n’ont aucun rapport
avec ce qui est ordonné et dont la présence est si forte
qu’elle vous écrase. Peur des grands immeubles,
bois cathédrales ; joie de baisser le regard sur le bitume
et d’y trouver une jeune pousse d’herbe rebelle, si indifférente
au monde social.
Les restes.
Des femmes que j’ai aimées, je n’ai gardé aujourd’hui
que leurs conseils pour être plus à l’aise dans le monde
matériel. L. : Méthode infaillible pour
enfiler la couette dans sa housse.
M. : Contrôle du froid. NE surtout pas trembler, ne pas claquer
des dents.
C. : Fûmer des joints en oubliant le joint.
Azul
Avez-vous regardé le ciel aujourd’hui ? Vous êtes-vous
bien réveillée ? Les transitions entre vos pensées ont-t-
elles été douces ?
(Questions chantées, musique souhaitée : Suite pour violoncelle ; si
possible la 1. de JSB.)
Titre.
Trouvé dans un ascenseur. « Inconsistance d’une vierge. »
Phrases pour rien.
Mon cœur bave par-dessus ma chemise.
Seins perlipopette.
L’héteroraide.
Mode.
Qu’est-ce que c’est qu’une littérature non-figurative ?
Celle qui refuse le trompe-l’œil de la fiction, le cadre du
récit.
AXIOME DEBILE.
Vas là où tu dois te rendre parceque tu n’as pas le choix.
T’arrêter, ou te retourner est maintenant impossible, bien plus
dangereux que de poursuivre.
Paperolles.
Le fait d’écrire sur des papiers volants prouve bien
que le livre me fait peur.
T. Bernhard :
» En réalité nous n’aimons que les livres chaotiques,
que les livres qui ne forment pas un tout. ».
Les pages ne seront pas reliées ; il restera toujours
des trous entre les phrases.
75016
Un quinquagénaire assis à une table de café
qui lit les échos. Quand la patronne vient prendre
sa commande, il lui dicte son choix comme si elle était sa
secrétaire.
Foirade.
Les faibles ne prennent confiance en eux, que lorsqu’on leur
assigne une fonction, et qu’ils font quelque chose.
Lointain écho de Char :
» Etre au monde est une belle œuvre d’art qui plonge ses artisans dans la nuit. ».
Encore.
—Votre personnalité est plus riche et plus complexe que vos textes.
— Le contraire m’aurait fâché.
27 ans.
Je suis comme un enfant qui vient d’apprendre à écrire.
Hier soir.
Nous dinons. Nous parlons. Salades de printemps, bières. En partant
nous remarquons que nous ne nous sommes même pas demandés
si ça allait.
Lui : « Fait autant chié que de parler du temps. »
Texto.
« Tu savais qu’introspection, c’était juste avant introuvable dans le dico ?
Encore.
Dispersion, attention, allitération, oblitération, pénétration,
réitération, adoration, lamentation, fellation, nation, passion,
fiction, fixion, sanction, cunilintion, portion, ablablation, succession, variation, médication.
Il dit que chacun d’entre nous
doit planter son Arbre-aux-contes
vert, magique et brillant
qui saura le guider et l’accompagner
tout au long de sa vie
Il n’y avait rien à l’intérieur de son armure,
je t’assure,
il était complétement vide,
le grand néant
ce gars
slow song
un dragon est sorti de la montagne
il est lové à côté de moi.
lorsque je tends le bras main ouverte
c’est son souffle qui palpite dans ma paume.
dragon
tu es mon kung-fu
et ma dignité
je suis la montagne qui marche
j’entends le cri qui se cache
je suis la montagne qui marche
et je viens réveiller ton dragon
les flammes les plus fraiches sont toujours les meilleures…
je suis une jeune fille,
Charlie, 18 ans
et
j’habite Londres
Camden
et
je suis amoureuse de ma voisine
Vera, 22 ans
et
je l’écoute faire l’amour
avec son imbécile de boyfriend
Max, 28 ans
et
elle a l’air d’aimer ça
et
parfois je suis émue
par ses cris
acides
et
parfois je voudrais
être lui
Max
et moi ? je suis représenté par quelle couleur ?
Un air impertinent et content de soi en impose aux femmes et agace les hommes.
Récits d’un chasseur, Ivan Tourgueniev
il dit :
tu sais, moi en photo, c’est surtout de la pellicule gachée
elle dit :
tu sais, je suis photographe, j’arriverai surement à quelque chose, pas vrai ?
lui :
…
-Tu me demandes pas mon nom?
-Comment t’appelles-tu?
-Anaël
-T’es bretonne? Même pas?
-Non. C’est un prénom inventé par Tolkien.

Avec T. et F. on est passé au bar Biturik.
Charmant endroit — — —
Ils ont commandé des Prozac Sunrise et des Temesta Colada.
Pour ma part j’avais opté pour un Lagoon of Xanax.
— — — — —
Ces cocktails étaient furieusement foudroyants…
Pas autant que S. qui s’amusait à perdre la boule au flipperatomik
— — — — —
Et puis c’est charmant ces bombes-lustres
Tout le monde devant le portrait de quelqu un pourrait
se reconnaitre.
« C est lui, c est moi. »
Pas question de s émerveiller,
de le prendre pour modèle,
la peau incandescente vient
déchirer ses sourires, et quand on le voit
(image solarisée)
on peut se dire : mais il a perdu sa forme,
il a déjà cramé sa présence.
Il y a eu donc quelqu un, et je veux le retrouver.
Présenter le banal,
sans histoires, sans biographie, sans visage.
Si tel est le projet,
à quoi bon continuer ?
Foi dans le personnage de quelqu un.
En lui, je vois mes héros favoris dans la vie littéraire.
Comme si, en faisant cet effort de le dessiner,
je me me mélangeais
aux créatures de nulle part.
Il n’était pas Intertextuel, contrairement à ce qu’on aurait pu croire, ses seules relations sexuelles suivies étaient celles qu’il entretenait avec sa Télévision.
Ce petit caillou que j’ai ramassé
Je te le donne
En gage d’amitié
Finalement non, un gage c’est trop laid
Gageons que nous serons toujours amis
Et ce petit caillou
Je te le donne comme ça
Sans contrepartie
Sans garantie
Sans le mettre au mont de piété de l’amitié
…
Lâcher prise
Tu prends cette petite boule qui fait mal
Tu l’extrais délicatement avec tes ongles
Tu la mets très loin de toi
Tu la visualises très très loin de toi
Et tu respires calmement
Et ça marche ?
Bof
…
1 Dans un bus, assise, une femme et sa jupe, bavarde et cocasse comme une toile de Miro.
Images, je n’assume pas la gêne que vous me causez ! Que faire de vous ?
2 Une jeune fille, après être photographiée, fonce vers le photographe pour l’embrasser.
3 Un clochard explique trop longuement ses circonstances, sur trois stations, c’est beaucoup de donneurs potentiels qui descendent.
Souvent quand je me branle
Et que j’imagine un monde meilleur
Un lieu de débauche de filles lascives
Je pleure
Y’a qu’une image qui perdure
C’est ton visage sur le corps de ces filles
Facile
Souvent, quand c’est souvent
Et c’est assez fréquent
Je bande et mon cœur
Pompe
Je sanglote
Souvent je mets du temps à trouver le sommeil
A caresser de doux rêves
Folie me réveille
Je m’étire
Mon horloge n’indique pas le jour
C’est toujours la nuit
Quand il y fait froid
Souvent j’attends les yeux fermés
Et je me retourne
Je blêmis dans le noir
Et je me retourne
Je me rappelle tes contours
Souvent j’attends mon tour
Dehors il pleut
Vaguement
06 61 63 58 84
Elle parle! Oh! parle encore, ange resplendissant! Car tu rayonnes dans cette nuit, au-dessus de ma tête, comme le messager ailé du ciel, quand, aux yeux bouleversés des mortels qui se rejettent en arrière pour le contempler, il devance les nuées paresseuses et vogue sur le sein des airs!
Autologue.
# -1
Je ne pourrais le percevoir qu’à distance, comme si je me souvenais
de la vie d’un mort.
Et pourtant les bruits, les paroles des autres sont si près de lui,
que je le vois maintenant, presque sous mes yeux.
Tout est prêt.
« Il ne me reste plus qu’à m’en emparer. »
Là. Rien au-delà. Présent.
Tentation de ne voir plus que les choses minuscules.
Tentation de n’aimer que l’ombre dévorante
de l’amour que je ne mérite pas.
C. m’a confié :
« peur dans un grand restaurant de mettre à hurler, à
danser nue sur une chaise. »
Mais toute allusion à la vie est un déchirement,
comme si je bafouais son silence,
son secret.
Viol du réel par le langage, c’est très sérieux et
vraiment ressenti comme tel.
Fermeture des yeux du héros, main saisissant le front
stressé de notre homme, extinction de la lumière, fermeture du lieu.
|
Rencontrer une belle inconnnue. La raccompagner chez elle. Se faire offrir une verveine menthe. La séduire. Lui faire la bise sur les deux joues. Se branler.
|
Un dragon point trop écailleux lissait ses moustaches gominées en méditant sur les restes de son repas, déjà envahis par de grasses mouches pourtant affamées.
Pourquoi encore et toujours vouloir posséder, se rendaient elles seulement compte de la vacuité de leurs existences ?
Philantrope et d’un souffle, il abrégea ses pensées par une crémation générale.
Comme tout le monde, y a des jours ou j’aimerais bien revenir en arrière… genre d’un peu plus d’un an environ.


La fatigue m’envahie
Je ne sais plus bien…
Je t’aimerai toujours
Comme un ange qui pleure
Dans l’aquarium tactile
Les vieux allemands
J’aime bien manger des marrons chauds
Le vieux Général De Gaulle
C’est bien trop précieux
Personne ne peux le rattraper
I love you
Tout ça je le saurais toujours en lisant
Que ça sera comme ça la réalité
Je voudrais passer ma vie avec toi
Certaines chansons restent et le Wampas…














girls & guys







