L’homme avait fêté le décès de son malheureux voisin en tirant des feux d’artifice devant chez lui et en entonnant à tue-tête une chanson populaire allemande intitulée « C’est un jour formidable ! » alors que la famille ramenait le cercueil du défunt à son domicile.

Hmmmm ?
(j’ai un peu l’air de convoiter cette grosse canette avec envie, là… je vais me dupliquer au dessus, j’aurais l’air de regarder le prochain post…)
largué, cerveau éteint, ne plus penser, vide
je crois que j’ai la tête trouée par le rien
ça n’aide pas à construire une réflexion
mon travail analytique est impossible
je suis perdu, largué
il se peut que ce soit passager
il se peut aussi que ça reste
je note des trucs sur le papier
ou ici
pour éviter de me confronter
prendre un peu de recul
me coucher à minuit
me lever à 8h
qui sait ?
ANTONIO – Oh! mais, quelle vile idole devient ce dieu! Sébastien, tu as déshonoré une noble physionomie. Dans la nature il n’y a de laideur que celle de l’ame. Nul ne peut etre appelé difforme que l’improbe. La vertu est la beauté. Quant au vice beau, ce n’est qu’un coffre vide, surchargé d’ornements par le démon!
marketing viral : peut être.
Quand j’ai croqué la première aile de l’ange
ça a fait le même bruit que quand on écrase une mouche doucement.
il a pas bronché, l’ange, pas même un petit gémissement, rien.
Il a continué à me regarder avec ses yeux sages
d’enfant trop blond aux joues trop roses. Comme s’il n’avait pas compris.
A la deuxième aile je l’ai bien scruté et quand même,
dans le fond, j’ai senti quelque chose se fissurer.
Mais juste un voile, un frémissement léger comme une cendre.
Ses deux moignons duvéteux ont battu l’air quelques instants,
clapclapclap, et puis le sang a fait son office de grand coagulateur.
C’est épais le sang d’ange.
Yahoo! Actualités – A minuit, Harry Potter se transforme en "événement éditorial du siècle"
« Les libraires ne trouvent rien à redire: « Faire du marketing sur un mauvais produit, on pourrait s’en plaindre. Mais ce n’est pas le cas », selon Bertrand Picard. « Harry Potter a ouvert des millions d’enfants à la lecture », renchérit Sarah Thomas.
Parmi eux, Juliette, 13 ans, qui énumère les recettes du succès: « On ne bute sur aucun mot difficile, c’est pas comme Zola », « il se passe toujours quelque chose », « il y a des énigmes ». Et surtout, « comme c’est le seul livre que nous avons toutes lu, je peux en parler avec mes amies« .

et voila, alice à suivi le lapin blanc.
il était en route pour une chasse
à la peluche organisée par la
maison de la fausse fourrure…
deux voies s’offrent à celui qui veut etre initié :
la voie des livres, des chapeaux et des chats noirs
et la voie de la chair et du sang,
tu veux que je te montre ?
Alice prétend que je suis son lapin blanc, que je prends des airs affolés pour me donner du style et qu’elle n’en peut plus de ce cinéma.
Parfois le simple envoi d’un e-mail a quelque chose d’incroyablement vertigineux. Un banal clic de souris devient presque une mise en abîme. Pris d’une audace rare, on cherche à repousser ses limites, on en vient à rédiger un truc invraisemblable, qui ne passerait ni sur le papier, ni à l’oral, ni à l’image. Paradoxalement, le truc en question est souvent anodin, voire insignifiant, presque dérisoire. Et pourtant, sublimé par l’e-mail le message est comme transfiguré ; gravé dans le pixel, il est investi d’une énergie illimitée. Une amitié peut se briser d’un seul clic ; une histoire d’amour peut naître, le cours d’une action peut s’effondrer, etc., vous connaissez le principe. Et surtout, il y a ce moment indicible où tout va basculer, ce moment où l’on s’apprête à cliquer sur « envoyer ». Quelle jouissance, quelle sensation grisante, c’est un jet de dés tragique – non, c’est un tir de missile, et peu importe les dégâts collatéraux, seul compte cet instant magique où l’on appuie sur un bouton en se disant « est-ce bien raisonnable ? ». La montée d’adrénaline persiste encore quelques longues minutes après le clic – il faut la savourer ; parce qu’à cet instant précis, quoiqu’on ait fait, on a encore raison.
laurence was here…
|
c’est toi chéri ? |
![]() |
| – écoute, tu vas prendre un coup de pied si tu n’arrêtes pas de filmer. – surement pas, j’ai des moyens de pression ! |
|

Fermer les yeux y retourner

sentir à nouveau le vent

Le sel au coin des lèvres

tout est blanc

entendre à nouveau
la petite comptine à trois temps

…

Lol, frappée d’immobilité, avait regardé
s’avancer, comme lui, cette grâce abandonné,
ployante, d’oiseau mort… Qui était-elle ?
On le sut plus tard : Anne-Marie Stretter.
Etait-elle belle ?… Par quelle voie mystérieuse
était-elle parvenue à ce qui se présentait
comme un pessimisme gai, éclatant, une
souriante indolence de la légèreté d’une
nuance, d’une cendre ?
![]() |
Rappel : Une armada de petits canards en plastique jaunes devrait s’échouer dans quelques semaines sur les côtes britanniques, dernière étape d’un voyage épique entamé dans l’Océan pacifique. |
Tourgueniev, le doux géant, l’aimable barbare avec ses blancs cheveux lui tombant sur les yeux, le pli profond qui creuse son front d’une tempe à l’autre, pareil à un sillon de charrue, avec son parler enfantin nous charme, nous enguirlande, suivant l’expression russe, par ce mélange de naïveté et de finesse -la séduction de la race slave, relevée chez lui par l’originalité d’un esprit supérieur, par un savoir immense et cosmopolite.
Edmond de Goncourt – Journal
Elle vit encore dans ma tête,
dans mon âme et dans mon coeur.
Le sexe, ce n’est pas la fête,
j’en ai bien peur.
Je suis immensément stressé
mais je fais bonne figure.
Je passe mon temps à bosser
(et à boire, c’est moins sûr).
J’ai recommencé à fumer
Toi qui que tu sois, qui que tu seras,
es-tu prête à m’aimer ?
Igor MC prend le microphone, genre love story raggamuffin
Pour te parler d’une amie qu’on appelle Caroline.
Elle est ma dame, elle est ma came, elle est ma vitamine,
Elle est ma drogue, ma dope, ma coke, mon crack, mon amphétamine,
Caroline…
NOURRIR LES ANES #2
Comme on peut difficilement élever des ânes en appartement, la première des choses à faire si on veut s’en occuper convenablement, c’est d’aller à la campagne.
Ce matin, il faisait un peu froid. Il tombait une sorte de neige fondue très désagréable et sur la colline des moulins (là où je me rendais), je craignais de trouver un vent encore plus glacial.
Je n’avais pas tort.

Seul Igor, le rigolo hype, doit cliquer ici
…
lundi
ici, tenir mon journal
ici, ne raconter que ce qui est vrai
ici, ne pas mentir, ne pas pipoter
ici, ne pas embellir, ne pas salir
ici, être moi même, en vrai
ici, être une personne sans masque
ici, être moi pas pour de faux
ici, tomber les camouflages
ici, être Igor Tourgueniev
midi
…
From: « Paul »
Sent: Saturday, March 08, 2003 9:48 AM
Subject: boo!!
> Testing my swanky new iBook :) Now I am a proper Mac owning « art-f*g »
> :) hehe
From: « Paul »
Sent: Saturday, March 08, 2003 10:41 AM
Subject: test
> does this work :/
From: « Paul »
Sent: Saturday, March 08, 2003 10:47 AM
Subject: test again
> now that i have a mac none of you are safe!!!! :)
From: « alex »
Sent: Saturday, March 08, 2003 6:01 PM
Subject: Re: boo!!
> There are about 600 subscribers to this list. So emailing three
> times makes about 1800 emails.
>
> That might not be the best way to test your new computer.
Que va dire mon psy ?
![]() |
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Cette nuit un drôle de rêve, un type pas ZAZOUM du tout avec un bonnet en laine rouge me poursuit dans les couloirs souterrains d’une ancienne basilique atlantéenne en hurlant des choses à propos de ma mère et d’un bébé phoque qu’il faudrait porter comme un moufle. Moi je dis STOP au gars, lui il s’en fiche et me larde de coups de lance dans les yeux. Ca brûle salement dans le genre douleur aux yeux. Alors je pleure, mais c’est du sang… Et là, je me reveille, avec les griffes du chat bien enfoncées. Bigre !
|
ça y est,
le présent se retire à son tour,
il va falloir prendre une grande inspiration
éviter les adieux
et
plonger dans les nuages
pour ne plus jamais revenir
Ce petit caillou que j’ai ramassé
Je te le donne
En gage d’amitié
Finalement non, un gage c’est trop laid
Gageons que nous serons toujours amis
Et ce petit caillou
Je te le donne comme ça
Sans contrepartie
Sans garantie
Sans le mettre au mont de piété de l’amitié
« Moi aussi, j’ai eu de ces professeurs avec leurs airs
de flûte pervers et avec leur pincement de guitare pervers (…)
ces sentimentalo pathétiques suppôts de l’état
à l’index dressé. » T. Bernhard.
…
ce soir les brigades tourguenistes
saouleront le vil avant de l’écorcher
pour que ses cris d’horreur
ne puissent donner l’alarme
aux tribus ennemies.
…
Hi hi, qu’est ce qu’on s’aime…

mmmmmmmmmm….
Oui mon chéri, je te mets un doigt dans le cul en rentrant.
Promis… mmmmm…

Quelle chance elle a…

Je la croise chaque jour
entre la Place d’Italie et les Gobelins,
l’air affairée
le visage à demi-dissimulé dans ses longs cheveux bruns
elle marche d’un air décidé
sans jamais se retourner
mes dents sont petites et acérées
mais je suis bien trop timide
pour te mordre
où se rejoignent ton torse et ta tete,
veux tu me présenter ton cou
s’il te plait ?
– tu refuses de me voir un jour sur deux, tu réponds pas au téléphone la nuit, tu fait des manip’ pour pas que je voies les sites sur lesquels tu surfes, tu trouves les prétextes les plus absurdes pour me faire des procès d’intention… Franchement, tu sais de quoi tu as l’air ?
– d’un type normal ?
– t’as surtout l’air d’un mec qui sort avec plusieurs filles en même temps.
Il n’y avait rien à l’intérieur de son armure,
je t’assure,
il était complétement vide,
le grand néant
ce gars
Ceci n’est pas un Haïku
J’irai interrompre mes projets
J’imaginerai me croiser enfant
Je me moquerai de mes faiblesses
Je ne te raconterai que la vérité
Mes idées seront les tiennes
Mes enfants seront les tiens
Mes mains sur ton corps
Et sans doute tu te lasseras
Jalouse de nos idéaux si purs
De ta bouche être l’élu
Et ne jamais m’en plaindre
Comme une licence de droit entartée ?
Chhhhh






































