changer enlever les lambeaux de mon existence passée raper contre les murs de béton la chair tendre et fraiche de mes illusions passée laisser couler les fluides inutiles le long des caniveaux gluants de certitudes se vider des souvenirs et de la mémoire qui pèse hachée menue impitoyablement broyée.
– Raaaah, impression de déjà vu – Voix off : Chuuuut, ferme là, c’était pas le même personnage – Hum, oui, jamais vu cela… Mais qui est donc derrière la porte ? – DRUAND ! – Monsieur le malpoli hurleur, j’ouvre par pure ouverture d’esprit… – J’aime Nadine !!!! Se contenant – Veuillez partir.. elle est mon épouse… – Etait vous voulez dire !!! Epouser une morte, sagouin, j’écorcherais votre engance ! – Et merde pour la gauche caviar !
elle est rentrée dans le bar sombre tandis que dehors il fait moite, il fait pluie, il fait nuit. on le lui présente, il se lève, en marcel, pour la saluer. elle a envie d’une cigarette [elle le trouve: beau, sensuel, viril, elle ne voit que lui] ils se font la bise debout en se penchant par dessus la table [il pense qu’il la prendrait bien là sur cette table, sûrement, oui peut-être en fait ce n’est pas sûr] ils se rasseoient en se regardant, ils se souviennent à peine des gens autour d’eux, de vagues échos [si elle osait: un pied détaché de sa sandale, et hop pied serpent entre ses cuisses] [si il pouvait allez viens poupée je vais aux toilettes, tu me suis?]
ils se revoient cinq ans après après des trains ratés et des soirées sous les magnolias, ou jamais jamais ils n’ont été seuls. ils se revoient cinq ans après, ils vont dans la chambe au fond elle a envie de pisser il est sous coke il la prend sans ménagement, ça faisait cinq ans, alors les bonnes manières… [il pense: putain, mais pourquoi elle est pas plus chaude cette chienne?] [elle pense: après tant de temps, il pourrait pas attendre des minutes en plus?] il l’a prise, elle se rendort, du sperme sur les bras, sur un coin de matelas, position pathétique elle n’est pas allée pisser elle sort les ongles elle les rentre dans son anus, elle suit la colonne, la peau s’ouvre comme le ventre d’un poisson. pour n’avoir pas su mentir…
Vous pensez encore aux choses comme l’élégance, le secret, le caché ? Il me semble oui. Pas peur du ridicule ? Je pense mon cher que ces mots pour les autres sont impossibles. Pensez, pensez, pensez Il y a plus grand monde nulle part quand il s’agit d’y penser. Optimiste ? Sur l’avenir du machin ? De l’écran ? Des planqués ? Disons que moi je suis caché et qu’ils sont planqués. Assez idiote pensée non ? Pensez ce que vous voulez Dans quel ordre ? D’abord l’élégance : un concept qui n’a pas bonne presse il semble. Puis le secret, mot dans la bouche comme une fleur Le sens vient après, quand ils sont fatigués. Ils ? Quelqu’un a dit justement que nommer, identifier, c’est presque tuer. Je ne leur souhaite pas ca. Ils ? Les précédents. Ils ? Ceux qui vont venir. Avec une force de proposition ? Des paroles lourdes je crois. La tienne est assez brutale il me semble Je me bats pour ne rien comuniquer, me signaler c’est tout. Un projet sans programme je me tue a le dire. J’oubliais aussi qu’avec l’élégance, il y a un autre concept bien francais. Dis moi lequel ? Le sérieux. Parlerons nous encore ? Si vous venez a moi. Quand vos notions prendront-t-elles effet ? Quand ils dormiront.
le citron, c’est un peu : aciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiid !
Plainte contre X Si ici n’est pas le lieu du brouillage, du malentendu, mieux vaut ne pas s’en occuper. Un matin d’automne, on se dit : a quoi bon ? Qu’est ce que cela représente ? Les questions n’en finissent plus, nous sommes contents. Trop court. Qui est votre destinataire ? Votre ami ? Votre lecteur secret ? Petites choses de la complaisance avérées petites, inoffensives.
452 Destruction d’Aquilée par Attila. Les réfugiés s’installent dans la lagune. Nombreuses invasions : Ostrogoths, Byzantins, Lombards. 726 Venise se proclame indépendant du royaume byzantin et élit son premier duc (doge). 828 Le corps de Saint Marc est ramené d’Alexandrie à Venise. Saint Marc deviEnt patron de la ville. Première église Saint Marc Venise connait la prospérité. Participe aux croisades. 1202 – 1204 Lors de la 4e croisade, 4 chevaux de bronze sont ramenés de Constantinople à Venise, aujourdh’ui à la basilique Saint Marc 1284 La République de Venise frappe sa monnaie. De 1379 à 1400 Développement de l’emprise vénitienne, de Bergame au Frioul. 1406 Election du premier pape vénitien : Grégoire XII 1453 Constantinople tombe aux mains des turcs, mais Venise signe des accords de commerce avec le sultan 1508 -1517 Le pape Jules II, le roi de France Louis XII, Ferdinand d’Aragon et Maximilien s’unissent contre Venise. Mais la diplomatie vénitienne interrompt l’union. 1514 Le pont Rialto détruit par un incendie 1571 Victoire navale de Lépante, contre les Turcs. 1630 La plus grave épidémie de peste décime Venise. 1797 Napoléon soumet Venise à l’autorité autrichienne, puis elle est rattachée au royaume de l’Italie 1846 Pont ferrovière entre Venise et le continent 1866 Annexion de Venise au royaume unifié d’Italie Début 20e Développement de la ville de Mestre au détriment de Venise qui se dépeuple 1966 Le 4 novembre, la plus grave inondation
on roule sur l’autoroute je ne conduis pas pas le permis je suis à l’arrière il pleut je tripote la fermeture éclair de mon jean la musique est forte la bouteille de vodka a roulé sous le siège conducteur vide on sort de l’autoroute je ne suis plus seule à l’arrière elle me regarde un sourire elle touche ma poitrine je me laisse aller la musique est assourdissante on roule vite mon jean est sous le siège conducteur bleu elle m’embrasse je me relâche dans ses bras entre ses lèvres me glisse entre ses cuisses chaudes je l’aime il pleut plus fort le conducteur monte le son encore et roule plus vite la forêt la route est pleine de virages je soupire … halètements … je stoppe la voiture devant la maison à l’arrière les filles enlacées dorment, doucement, je ferme la porte et baisse la musique. … suivre le sentier de petites pierres. ouvrir la maison, faire du feu aérer les lits mettre un CD faire du thé pour la nuit s’installer devant le feu un bon roman attendre … un souffle dans mon oreille on est à destination on s’étire on se sourit on s’embrasse suivre le petit sentier la maison est chaude le thé est prêt on se rassemble autour du feu on se sourit mais on ne se parle pas encore …
la femme s’évanouit dans un éclat argenté, elle gagne à toute vitesse un trou béant dans la galerie où s’enfonce le torrent et disparait. Après être resté interdit près d’une minute, Nikolaï se risque à parler :
– « on aurait dit un poisson, cette femme »
Tourgueniev et Natalia se regardent avec des yeux ronds un instant et répondent en choeur :
– « un quoi ?!! » – « une de ces choses à écailles qui vivaient dans les grandes eaux vives, autrefois, un peu comme ces choses qu’on devine sous la surface et qui brillent, là ».
Natalia part en éclaireur dans les diffèrents tunnels qui s’enfoncent dans la terre autour du torrent et de la galerie principale. Nikolaï réalise des prélévements d’eau et tente de capturer l’un des animaux qu’il nomme poisson. Tourgueniev sort les documents officiels qu’il doit remplir pour completer son rapport au conseil de la ligne. Dans la case « nom proposé pour la concession », il indique « dame-poisson » puis biffe cette mention et inscrit : « Poissonière » …
— Vous êtes resté là-bas longtemps ? » Quelques mois, mais après-coup : une éternité. » — La perte est trop lourde ? « Pesante. Aujourd’hui, je désire du concret. » — Autonome ? » Je me suis rassemblé autour d’une idée. » — C’est donc ici que vous m’avez convié ? » Ça ne durera pas. « On en profite pour donner mais on retrouve vite sa mesquinerie. » — L’expérience se prolonge. » Jusqu’au moment de l’assèchement. » — Et la lumière sera coupable.
Eu envie de parler du fluo. Eu envie de parler du réel. Des mauvaix films. D’une enfance dessinée. Du sale genre poétique. De pornographie dégradée. Du désir sans objet. Du vide toléré. De la peau. Des vêtements. De la possibilité de parler entre. De quelqu’un. De l’impossibilité de parler.
dériver dans le vent, les fleuves, les lacs et les torrents …
Je tombe dans toutes les rivières ô esprit, ta vue me bouleverse, mon coeur est en larme, nous nous sommes séparés.
Je reviens parfois là où tu coulais, la route est bruyante mais parfois j’aperçois dans les yeux des enfants comme un éclat de toi, le son de ta voix… …et mon âme s’embrase.
Je parle à tous des génies des rivières, des choses noires et des bains, je crois bien que nul n’y croit guère, mais toujours, en vain, j’espère et je goutte l’eau saumatre, curieuse d’y trouver une trace de toi.
Rien qu’un signe, un souffle de vent, envoie moi un présage, je te veux vivant pour toujours peut être vibrant d’amour, peut être pas, mais heureux et libre dans l’azur.
Comme je pleure lorsque je pense à toi Comme je pleure… …Ô, Larmes de joie.
Entrée fracassante de l’époux… enfin elle aurait été fracassante si il y avait eu une porte…
– Ainsi donc vipères vous m’avez menti ! Ou est la fameuse argenterie de l’arrière grand tante Philipette ? – Mon pauvre ami, tu croyais vraiment qu’une femme en ce monde ait pu porter un tel prénom ? – Oh toi, la morte, pas la peine de la ramener ! – Mais je ne suis pas morte, c’est ma mère qui a trépassé ! – Tatata mademoiselle, en bon Druand(t) que je suis je me permet de vous interrompre, techniquement vous êtes vivante mais légalement vous n’êtes plus qu’un tas de cendres. – Parce qu’en plus ma mère prématurément incinérée ? – Ben ça coûte moins cher ma choupichounette… – J’en ai assez !!!!! Stoppez cette folie !!! – Soit. Monsieur le mari, tenez là pendant que j’installe le billot. – Très bien Druant(d), avec plaisir, maintenant que je connais la réalité de sa dot, je n’ai plus rien à faire avec elle. – Raclure !!!
Que va t’il arriver de Nadine ? Le sol est il composé de lino ou de moquette ? De quel surnom ridicule la mère va t’elle encore affubler sa fille ? Druan- s’écrit il avec un -d ou un -t ?
Vous le saurez prochainement, dans le dernier épisode de notre fabuleuse épopée
… Tourgueniev et Nikolaï avancent furtivement, se couvrant mutuellement alors que Natalia avance d’un air nonchalant sans avoir l’air de se soucier le moins du monde de ce qui se passe tout autour. Tourgueniev n’est pas dupe et connait l’entrainement extraordinaire de son équipière du jour. Quelques rues plus loin, l’éboulement simulé est atteint sans incident notable. Nikolaï déchausse adroitement deux ou trois gros rochers qui soutiennent l’ensemble et le tout s’écroule dans un grand nuage de poussière, la galerie s’étend en contrebas, sans aucun éclairage. Une odeur métallique s’en échappe alors que les bruits des pierres qui dévalent le talus s’éstompent progressivement. Nikolaï allume une torche chimique et s’engage lentement sur la pente douce qu’il vient de dégager. Cette phase est la plus dangereuse pour lui, il n’est alors sous la protection de personne et les éventuels habitants inhospitaliers de la galerie ont tout loisir de lui voler un membre, de le griffer, de le bruler… il frissonne et continue courageusement. Tourgueniev jette un regard à Natalia qui lui adresse un sourire désarmant et empreint d’une factice innocence …
les paysages défilent derrière les doubles vitrages, cimetières, cimetières pas terminés à espace prévu pour les suivants, villages, lotissements, campagnes, autoroutes, à l’intérieur tous les bruits sont étouffés, on n’entend pas passer les gens dans le couloir, ni le voisin tousser, ou si peu… la tête tombe, sursaut réveil d’une micro seconde de sommeil. le regard retourne à la fenêtre, il voit son visage dans le reflet, si précis, contours un peu troubles, mais chaque imperfection de la peau dessinée, et le visage de celui de devant endormi. derrière les yeux sans profondeur des taches vertes, marrons qui se mêlent dans la vitesse; zoom, le regard se rectifie, un champ. douceur du passage, bonheur du départ.
J’ai couru dans ma chambre pour terminer les réjouissances, tant pis, moi seule, mais à l’abri des regards. Cela je ne peux vous le raconter. Il faudrait pour cela que vous voyiez mes accessoires, qui sont exemplaires, et qui m’ont été ramenés par des mains amies de pays lointains. Ce que je peux vous dire c’est que ma couche en porte encore les traces, et que, paraît-il, certains couples cachés sous ma fenêtre pour se conter fleurettes m’ont entendue crier de contentement. Espérons que ce cri les aura aidés à être moins timides…
suer sous le soleil voilà où jen suis manger des scarabées dorés voilà ce que je suis un fantôme décoré voilà qui je suis décoré de mes rêves, de ce que je ne voudrais pas voir mourir je cultive l’herbe du silence, pour que les autres la mâchent la paix, la paix, la paix demain, je rêverai que je suis demain, je construirai d’autres songes estivaux, hivernaux, pour une vie entière où s’arrête la vie? inconnu délicieux mots sirupeux et rêves au sucre ça fond ça colle et ça coule je vomirai vos désirs, les remplacerai par mes craintes et demain sera noir
Cette semaine, je bosse pour Gallimard, on prépare le site d’une écrivain. Sur la page d’accueil, il y’a une citation de l’écrivain en question, sans doute à propos de son dernier roman la chambre
… dimanche il est tard je suis crevé c’est une belle journée je vais me coucher longue nuit pas le courage de faire mieux ce soir je roule dans le salon mes yeux se ferment et anne-elisabeth vient de remporter les 40 000 euros bravo anne-elisabeth gri-gri sourire un grand merci bonne nuit …
add-on ——————————– j’ai blessé une personne que j’apprécie beaucoup je ne sais pas comment réparer ——————————–
… un jeudi ça pèse pas lourd un jeudi juste un jour dans ta vie pas plus dur pas plus long qu’un aut’ jour après ce n’est qu’une question de perception de deformation de l’espace et du temps en fonction des evenements si ça crasse ça s’allonge si ça passe c’est trop court un jeudi et tu n’es pas là …
blablabla le soir c’est juin et tuer son voisin c’est pas bien, tee shirt très très court et jupe en dentelle, elle me regarde et toute son anatomie en même temps, elle va me demander si on s’est pas déjà rencontrés vieux truc de mec, et moi je serai effrayé. ‘bonjour beau brun, on se connaît pas déjà?’ nononononononon je hoche la tête en tous sens pour qu’elle comprenne bien, je finis mon demi, je me tire, vite vite, la voilà qui me suit, ‘mais si une soirée chez ma soeur j’avais dix sept ans, tu m’avais draguée, tavais pas froid aux yeux à l’époque’; merde qu’est-ce que c’est que ce vieux souvenir pourri?, je marche un peu plus vite, tac tac tac j’entends ses talons derrière moi, et j’entrevois du coin de l’oeil son tee shirt rouge sa peau super blanche, tout ça qui va vite derrière moi, je suis sûr qu’elle regarde les plis de mon pantalon qui vrille sur mon cul, je sens sa haine contre moi, contre ce cul qu’elle a dû lécher, et merde, c’est horrible, je me hâte,,, je me hâte. mais je sais qu’une victime ne lâche jamais son bourreau
Le temps est une serveuse topless Le temps est une peau de crabe ferroviaire Le temps est une photocopie à dépiter Le temps est une gastro-entérite Le temps est une gougère capillaire Le temps est une planche à clous d’opercule
Voilà, voilà… Un blog c’est aussi fait pour raconter sa vie. Bon, alors je me lance… Ce matin, dans la poche de mon eternel manteau noir j’ai trouvé une clef avec une etiquette. Sur l’etiquette un seul mot : mort. Ca m’a troublé un petit peu. Je suis allé à la pharmacie acheter mes médicaments pour pas crever. Donc je suis pas mort, pour l’instant. Demain, je vais en voyage à la mer avec mon amie. On va se reposer et essayer de se détendre un peu. Ce soir je vais boire plus que de raison. Ca m’arrive ces temps ci, faut pas en faire une maladie. Sinon, ce matin encore, j’ai vu Caroline Loeb dans une rue, mais elle ne m’a pas reconnu. Je reste l’homme du placard. On couche, on couche et on m’oublie. Enfin avec elle, c’est pas pareil, elle me connait pas, moi non plus, je la connais pas, faut être juste. J’ai trop de tequila dans le sang pour être serein, je crois. J’ai envie de voir tout plein de monde ce soir. Les bureaux sont vides. Reste que Chacha et moi. On va rejoindre les autres à la Folie, je pense. Ca devrait être plutôt un bon début. Donc, ce matin, encore encore, j’avais un indien, genre Géronimo, assis à coté de moi dans le métro, ça semblait pas du tout troubler les gens, moi un peu, je repensais à la clef M-O-R-T. Hier Tétard était triste, rapport à des histoire de zicos que j’peux pas entraver. J’avoue, j’ai un peu envie de cul… L’indien ce matin c’était louche parce que ses yeux ils étaient plus là et qu’il les tenait dans ses mains ouvertes posées sur ses genous. Il restait là très calme. Il respirait à peine. Un brâve.
mes yeux sont tombés dans une coupe je les ai ramassés, trop tard! le moment d’égarement a eu lieu. est-ce que ça peut coûter une vie, le moment d’égarement?
(moment d’égarement: symptôme: perte de la portée des mots mouvement d’égarement: courir comme une folle, hystérique dans l’espace comme un ballon volé trop haut parce que trop heureux, pincé par une minuscule épine)
La phrase de la journée : Sophie, comment on met les clous dans Word? Béatrix, reine du royaume de l’OIE (qu’il faut que je forme au HTML, c’est pas gagné)
L’exercice quotidien, n’étant ni une divulgation — ni une une privation forcée de belles révélations, se trouva mis en déroute : peut-être qu’il se situait dans l’entre deux, prêt à tout dire, au risque de sombrer dans une pathétique logorrhée ; prêt à se taire, se méfiant de l’expression & de l’affirmation, sachant que l’une et l’autre cotoyent la mort. Même ces observations lui semblèrent tenir du grand guignol : quand on n’a rien à dire, on se range de l’autre côté, mais l’autre côté n’existait pas encore; alors, interminables, ces justifications devaient le conduire enfin là où il souhaitait se rendre : « Si loin de nulle part ? »
Méthode B. Amour, amour, amour, amour, amour, amour, amour, amour, amour. Il n’y a rien que vous pouvez faire qui ne peut pas être fait. Rien que vous pouvez chanter qui ne peut pas être chanté. Rien que vous pouvez dire mais vous pouvez apprendre comment jouer le jeu il est facile. Il n’y a rien que vous pouvez faire qui ne peut pas être fait. Personne vous pouvez sauf que ne peut pas être sauvé. Rien que vous pouvez faire mais vous pouvez apprendre comment être à l’heure il est facile. Tout que vous avez besoin est amour, tout vous avez besoin est amour, tout vous avez besoin est amour, amour, amour est tout vous avez besoin. Amour, amour, amour, amour, amour, amour, amour, amour, amour. Tout que vous avez besoin est amour, tout vous avez besoin est amour, tout vous avez besoin est amour, amour, amour est tout vous avez besoin. Il n’y a rien que vous pouvez savoir qui n’est pas connu. Rien que vous pouvez voir qui n’est pas montré. Nulle part vous pouvez être qui n’est pas où vous êtes censés pour être. C’est facile. Tout que vous avez besoin est amour, tout vous avez besoin est amour, tout vous avez besoin est amour, amour, amour est tout vous avez besoin. Tout que vous avez besoin est amour (tout ensemble maintenant) tout vous avez besoin est amour (tout le monde) tout vous avez besoin est amour, amour, amour est tous vous avez besoin. JUST DO IT. nike toi.
Chaque jour la lecture de ce site formidable m’inspire une belle et longue promenade au bord du canal de l’Ourcq avec ma chérie (??!!), mon chien (!!) et nos deux petites filles de 5 ans, Clara et Anna. De temps en temps, Grishka me lance de petites pierres, mais j’esquive. Alors je me reprends un peu d’urine de chat sur la couette pour que mes hallucinations du matin durent plus longtemps. Stop Kimberly ! Je divorce !
Je crois que si je m’interessais un peu à ma vie, je serais surement triste. J’espère que tout va bien pour tout le monde, je me demande si je n’ai pas un peu forcé la dose sur l’anti-douleur, cette impression de flotter persiste, comme une couleur ou une odeur qu’on perçoit même quand on dort. Est-ce que je dors ?
L’actif Versatile Il a tous les attributs du « top » : grosse bite, corps monstrueusement puissant, gueule virile. Mais, après des débuts très actifs, il s’est fait attacher, fouetter, voire plus, dans des films SM. Revenu dans le circuit classique, il adore se faire sauter avant d’offir son sling à son partenaire. Il est réellement gay, et ça se voit. Une sorte de Sandrine Bonnaire du X.
… samedi, la nuit… il fait bizarre, chaud, froid. ça doit être le lycra. ça colle à la peau ce truc. mais en même temps, c’est plutôt sensuel, un peu comme les touches douces de ce drôle de clavier blanc. on coupe le cordon, le bébé pleure, je me noie, j’ai froid, chaud, le lycra..? Arsene, tu pètes les antennes… bonne nuit à ceux qui veillent. …
Procédé pour une installation : le miroir aux alouettes. Une petite pièce carrée. 3 murs unis de 3 couleurs différentes (bleu, vert et rouge par exemple). 1 mur noir brillant : on croit être face à un miroir. En fait c’est un écran. On entre un par un par une porte dissimulée dans le mur bleu et on sort par une porte presque invisible dans le mur en face (le rouge). Quand le visiteur entre, quelque chose bouge sur le mur brillant. le visiteur observe, ça bouge comme lui. Le visiteur a l’impression d’être face à un miroir (l’image est inversée comme un miroir classique). En fait des detecteurs/capteurs de mouvements observent le visiteur et envoient en temps réel les infos à un ordinateur. L’ordinateur génère un avatar sur l’écran, de taille et de corpulence similaire au visiteur (pour l’identification), mais ayant des caractéristiques physiques distinctes. A l’entrée du visiteur des infos sont tirées aléatoirement : sexe, cheveux, yeux, forme du visage, etc… Le visiteur bouge, se penche, ondule, grimace et son « reflet » l’imite. On a affaire à un reflet étranger à soi-même. A expérimenter…
La phrase de la journée : Ce que j’aime bien quand on est gosse, c’est qu’on rit des blagues nulles. Pas besoin de se creuser la tete. On rit facile. On est là pour se marrer.Y en a un qui pete: tout le monde est mort de rire. C’est ça la sagesse. Le sage du ghetto, DONJON, Larcenet ; Sfar ; Trondheim
Il n’avaient hélas pas eu le temps de se rencontrer. Juste des mots échangés via de nouvelles technologies. L’objet de l’entretien ? Toujours déporté vers un nouveau vertige. Des exercices, en somme, mais aucun numéro officiel prévu ; battre presque les mains dans le vide, sans jamais se toucher.
« Il y a seize heures, annonça le président Truman, un avion américain a lâché une bombe sur Hiroshima, importante base militaire japonaise. »
Un mois plus tard, le premier reportage non censuré – dû au courageux journaliste australien Wilfred Burchett – décrit les souffrances indicibles dont il a été le témoin en visitant un hôpital de fortune installé dans cette ville.
Le général Leslie Groves, alors directeur militaire du projet Manhattan ayant pour mission de planifier et de produire la bombe, s’empressa de rassurer les membres du Congrès en leur disant que les radiations ne provoquaient « aucune souffrance excessive » et que, « en fait, à ce qu’on dit, c’est une manière très agréable de mourir ».
La pornographie c’est comme aller chez le dentiste et oublier d’ouvrir la bouche quand il commence à travailler : c’est plutôt rouge, y’a de la chair, des liquides répandus et du blanc à la fin. Et tout le long, on peut crier à gorge déployée.
Mama, juste tué un homme a mis un pistolet contre sa tête a tiré mon déclenchement, maintenant il est Mama mort, la vie avait juste commencé mais maintenant je suis allé et jeté le tout le Mama parti, ooo n’a pas signifié pour vous faire le cri si je ne suis pas en arrière encore cette fois demain continue, continue, comme si rien n’importe vraiment
Speciale dédicace to Nicolaï Dernière clope et dodo. Demain j’arrête de fumer. Est-ce la peine de terminer celle-là ? Puisque j’arrête tout à l’heure … Oui mais quand même … Elle me tend le mégot ! Cette petite fumée, je vais l’avaler, la faire descendre dans mes poumons et la sentir débouler jusqu’au bout de mes doigts … Même pas ! Rien de plus qu’une clope de plus avant d’aller dormir ! Rien de plus ? Saloperie ! J’ai une haleine de yack pour aller m’étendre près de ma dulciné, et c’est tout l’effet que tu m’as fait ? Allez. Dernière clope et dodo. Demain j’arrête de fumer.
Le Commando Pernod (extrait) Weah des policiers bourrés tirent sur des immigrés Des Bidasse biturés brûlent un handicapé Des vieilles mémés cuitées agressent des vieux pépés Des vigiles ivres morts frappent un clodo qui dort Un beauf plein comme une huître viole sa fille à minuit Un jeune complètement schlass se déchaine au nunchak Une bergère pompette qui joue de la trompette Et un trav’lo poivrot s’branle sur un escargot! B.N.
Après un combat titanesque avec ma conscience, je reviens sur ce dernier post et annule honteusement cette proposition spéculatrice/tive/nte. Veuillez donc ne pas tenir compte de ce précédent message. IL N’Y A PAS D’EMPLACEMENT À VENDRE !
« L’amitié existe-t-elle encore dans notre monde aujourd’hui ? Un premier regard pourrait nous faire craindre qu’elle ait disparu. Le monde des affaires est dominé par l’idée de marché, l’économie et l’intérêt ; la politique, par la course au pouvoir. Dans les deux cas, il reste peu de place pour la sincérité dans les rapports personnels. De plus, le monde moderne nous impose des changements continuels. Quitter son quartier et son travail, c’est finir par oublier ses vieux amis. Nous nous promettons de nous revoir, mais de nouveaux intérêts développent en nous de nouveaux besoins, nous faisons de nouvelles rencontres. Qui pourrait un instant songer à prendre un temps d’arrêt, les yeux tournés vers son passé ? »
Il y avait la chambre d’amour : carrée, murs rouges, plafond blanc — fenêtres ouvertes. Le temps passé à regarder dehors. On s’ennuyait. Alors je t’offris une autre pièce, celle-ci fut circulaire : jours après jours, nous accrochions au mur des polaroids, pris à travers l’ouverture de notre chambre d’amour. L’un après l’autre, nous guettions l’image juste :
Ce fut un enfant qui trébucha au bout de la route Ton visage vieillissant s’embellisant. Le vent. Une télévision éteinte. Un bateau échoué. Deux hommes qui se serraient la main. Les branchages affectant la toiture. Une mère en fuite et qui portait sa fille. Une valise fermée à clefs. Nos corps & nos voix.
Le dialogue de ma matinée M° Stalingrad, 10H00, une vieille dame, son chien, 1 djeun « … – Oui je préfère les chiens aux hommes, oui. – Ouais ben vas-y suce-le ton chien, suce-le vieille salope. – Et bien oui j’ai déjà sucé mon chien, et je peux vous dire que ça a meilleur goût que les hommes. »
Il ne donnait plus de nouvelles depuis qu’il était entré dans la clandestinité :
il a disparu dans les coteaux et les vallées fertiles qui bordent le canal
le groupement d’extréme gauche qu’il dirige actuellement a pris le controle de plusieurs écluses et d’un nombre impressionnant de bornes kilométriques,
notre idéal révolutionnaire en a pris un coup, lorsqu’il est parti, emportant ses banderoles d’appel à l’action directe, elles nous manquent lorsque nous communions.
« Et même si ailleurs se brisent nos coeurs , Je garderai en moi la couleur des jours meilleurs Pour qu’on soit toujours comme les 5 branches d’une étoile »
Parceque c’était une foirade, une erreur, je le jure, une incartade comme on pourrait dire, j’ai sorti le plus bel attirail, et mis un costume pas si moche, pour défiler devant les yeux creux des mères de famille : que souhaitez-vous faire ? « Recommencer. » « Quoi donc ? » « Les règles du jeu. » (Le jeu est en cours d’élaboration, les mères aussi, quoi qu’aux fils, ils peinent à essuyer les fautes de leur pères.) Parceque c’était une foirade et que mon père était mort, j’avais la possibilité insensée de provoquer les mamans etc. « Recommencer ? » Je souhaitais réaliser de biens piteux projets. Recommencer tout à zéro, démontrer qu’en costume, je passe partout : je suis un jeune homme poli qui sait faire table rase d’un passé sombre. « Vous pensiez qu’il fallait d’abord parader devant les mères ? » « Bien évidemment. » Parceque c’était une foirade, je pouvais mélanger les éléments, revenir au point mort : réinventer les rapports. « Recommencer ? » Parceque c’était une foirade, j’avais mes alibis. Je choisissais comme je l’ai dit le costume sombre pour être crédible. Et une valise aussi. Genre : je reviens ou je pars en voyage. Sur la valise, en évidence, le nom des compagnies d’avions de pays exotiques : orient, etc. « recommencer ? » « Oui, c’est ça, emmener les mères ailleurs. »
Il pleut … t’as raté le soleil. Il va falloir en fabriquer. Ou puiser dans les réserves. Je me mets au boulot tout de suite. De toutes façons les trains ne sont jamais à l’heure. Pas à celle qu’on espère.
… on était deux puis trois puis ils étaient deux et moi un … perdus mes chaussettes avec des chats, une culotte blanche à triangle et un boxer short la vie c’est qu’une série de pertes. Kisses. … je voudrais avoir des nouvelles comprendre je ne sais pas quoi aller me coucher vite oublier …
on imagine facilement a quel point votre vie peut se réduire a un triste énoncé qui chaque jour se rétrécit jusqu’au ridicule ; présence persistante bien qu’infime dont le bruit me fait penser aux gémissements terminaux d’une mouche que je viens d’écraser. Elle pourrait constituer un sain motif de colère, voire de mépris, mais la complaisance dans le regard que vous portez au miroir rend difficile le détachement que suppose ce mépris. Pourquoi ? Parceque je suis parfois aussi tenté de m’exercer aux belles gesticulations devant le regard d’autrui. Craner dit-on. Se pavaner dit-on. Se plaindre dit-on. Gémir dit-on. Mais il y a autre chose a honorer (découvrir ?) le dehors. (Je comprends la séduction de la chambre et le bonheur d’y rester en compagnie ou seul pour jouir ou gémir. Exposez-vous dehors, il fait assez bon. en ce moment. Je vous en prie, économisez vos images vos confessions, il n’y a plus d’homme digne de se fondre dans l’attente de l’amour, de disparaitre sans fracas.)
je ferme les yeux entre stalingrad et riquet. je me souviens de ma montée dans le métro, du départ du métro, je me souviens de l’arrivée à riquet je ne descends pas , mais je vois les portes s’ouvrir les gens descendre, etc, on sait tous ce qu’il se passe quand un train s’arrête, mais entre les deux rien. et ça avec n’importe quelle station de tout paris, entre abbesses et pigalle, entre ménilmontant et pere lachaise, entre cluny et saint michel, aucun tunnel ne me laisse de souvenir. qu’est-ce que je fais alors? est-ce que je regarde les gens, est-ce que je regarde mon reflet, est-ce que je lis, est-ce que je pense? je pense… il y a celui qui tape, celui qui lit, et aucun rapport entre eux, sinon un texte qui ne correspond à rien, ni à celui qui le tape, ni à celui qui le lit. il y a oui ces mots mais ils sont déjà oubliés avant que d’être écrits, et déjà connus avant que d’être lus. il n’y a pas d’adresse dans les textes parce qu’ils sont trop forts. tout à l’heure je vais faire un exposé sur la photographie dans une nouvelle de cortazar, oui mais quoi? alors bon tant pis tout cela est sans importance rien d’aussi important que la lettre, rien à foutre de moi toi ou quoi. le métro arrive et je me soumets à l’oubli qui va bientôt m’envahir.