Old par M. Fox le 30 Sep 2002

Orad is gone.
Go radis go go go !
Radis be gooode…

(j’ai avalé une cocotte vide abandonée par Mel Point G, avec du jus d’orange parce que c’est dégueulasse)

Abracadabrawikiwikiwawikiwawikiwikiwikiwa !
Wiki : Nous aussi on peut le faire !!

Old par igor le 22 Juil 2002

À base de Pau Pau Pau Pau.

Tout est trop parfait ?

Old par -- Zan le 29 Oct 2002

Le temps est une serveuse topless
Le temps est une peau de crabe ferroviaire
Le temps est une photocopie à dépiter
Le temps est une gastro-entérite
Le temps est une gougère capillaire
Le temps est une planche à clous d’opercule

Old par M. Fox le 24 Nov 2002

Old par -- Zan le 10 Déc 2002

RESTER EN TETE EN HAUT DE LA PAGE

Old par A venir le 12 Sep 2002

A Thanksgiving Prayer
Ce héros
Thanks for the wild turkey and the passenger pigeons, destined to be shit out through wholesome American guts.
Thanks for a continent to despoil and poison.
Thanks for Indians to provide a modicum of challenge and danger.
Thanks for vast herds of bison to kill and skin leaving the carcasses to rot.
Thanks for bounties on wolves and coyotes.
Thanks for the American dream, To vulgarize and to falsify until the bare lies shine through.
Thanks for the KKK.
For nigger-killin’ lawmen, feelin’ their notches.
For decent church-goin’ women, with their mean, pinched, bitter, evil faces.
Thanks for « Kill a Queer for Christ » stickers.
Thanks for laboratory AIDS.
Thanks for Prohibition and the war against drugs.
Thanks for a country where nobody’s allowed to mind the own business.
Thanks for a nation of finks.
Yes, thanks for all the memories– all right let’s see your arms!
You always were a headache and you always were a bore.
Thanks for the last and greatest betrayal of the last and greatest of human dreams.
William S. Burroughs

Old par igor le 17 Août 2002


Qui vole un oeuf vole un boeuf.

Vendredi a Miami il fait plus chaud que partout ailleurs.
Les coeurs s’envolent à Miami.
Tu as tes amis à Miami.
Welcome to Miami.
Je vais à Miami et mon âme est plus sexy.
Mes ongles plus longs et mes dents, j’t’en parle même pas.
Tu sens l’odeur de la coke sur moi ?
Putain de parano !
Welcome to Miami.
Y’a un rappeur qui me poursuit dans la rue…
Ca se voit que je me tripote le nez ?
Je sais pas si ma mère aurait aimé Miami…
La japonaise habillée bleu éléctrique, c’est pas un mec..?
Je te tend 10 USDOLLARS et tu souris.
Peace mon frêre…
Welcome to Miami.

Old par igor le 19 Avr 2002

je vous ai croisé à Grand Central,

vous êtes inoubliable,

rendez vous où vous voudrez.

Old par M. Fox le 05 Nov 2002

Il y a ceux qui sont sincères et c’est pour ça qu’il vont draguer votre moitié dans les soirées sans vous dire qu’elle mérite mieux que vous
Il y a ceux qui sont tolérants sauf avec ceux qui ne sont pas d’accord avec eux
Il y a ceux qui prétendent aimer les filles mais ils les trouvent idiotes
Il y a ceux qui sont fragiles mais ils font semblant d’être forts, alors quand vous les aidez vous tombez
Il y a ceux qui adorent critiquer chez les autres ce qu’ils aiment chez eux
Il y a ceux qui se transforment sans le voir (ça crée des dissidences dans la communication)
Mon préféré c’est W. quand il a compris en mettant une chaussette sur sa tête que sa philosophie à l’envers fonctionnait mieux
Ou C. qui n’a jamais fait savoir si oui ou non il avait pris ce putain de transsibérien
Ou C. détesté par tous parce qu’il écrivait ce que des milliers de rats pensaient en secret (le dégoût humain)
Ou R. qui s’est tiré pour vendre des armes et crever bouffé par une gangrène qu’il avait tout fait pour mériter
Ou M. qui donnait sa fortune (43 francs 50) à des grues démaquillées
Mais pour me tuer moi pauvre cafard il suffit de me mentir
Je sais maintenant pourquoi K. se transforme un beau matin
Je ne sais pas bien si tout ça a du sens
Mais je rêve la nuit, transportée dans les mondes merveilleux de R. et C.
Dans les contes de fée nous sommes tous punis !

Mais il y a ceux qu’on ne connait pas bien encore et qui ne vous connaissent pas bien encore, et nous sommes tous beaux

OU ?

Il ne faut que deux ou trois bricoles à agencer autour de soi.
Chacun trouvera son compte, tout le monde pourra se reconnaître. J’imagine tout à coup une faste cérémonie au nom de rien, ou des individus font la propagande de leurs petites affaires. Cela ne fait presque pas de bruit et n’étonne personne. Des garçons bien vêtus accueillent les anonymes, les femmes sourient, prétendent qu’elles ne poseront plus jamais. (Leurs images sont tombées à terre et derrière le bureau où elles officient, elles sont en train de se réinventer.)
Tout fait dorer son blason pour plaire. Ce cérémonial (qui doit se passer dans un hall d’exposition) est tout à coup enrayé par une pancarte portée à bout de bras tendus où on lit : COMPLAISANT.
Les participants se font rares et s’annulent d’eux-mêmes.

Le temps est trop court, les actes trop lourds.

QUOI ?

le grand arbre
a chanté
cette nuit,

je me suis retourné dans mon sommeil,
tu étais là,
j’ai souri
et je me suis rendormi.

Old par M. Fox le 06 Nov 2002

Comment allez-vous ?

Old par A venir le 16 Sep 2002

délicieuse malice, regarde-moi dans les yeux, reste couchée sous moi, ne pointe pas sur mon ventre, ne mouille pas les draps, ton inexistence m’excite, chuut, reste clame, sois tranquille, regarde moi dans les yeux, ne vois-tu pas qu’ils se pâment de tomber sur toi, ne vois-tu pas qu’ils voudraient s’enfoncer dans ta gorge, attends, attends, ne bouge pas, reste là, sens-moi, respire-moi, toi tu sens bon, un peu la panique, j’aime ta sueur, aïe maintenant touche mon ventre, sans t’agiter juste comme ça ne bouge que la main
etc

oui-oui et la plus jolie ville du monde
Je suis parti pour Venise pour y trouver des masques et l’Aventure.
Je me suis égaré sur les places à puits, suivant les canaux, croisant les foules touristiques…
Bien loin du ghetto, shootant dans les chats locaux, je me suis dit : Et si je me trompais ?
A ce moment précis, un jeune gamin m’a bousculé, alors je l’ai noyé dans la lagune, longuement, en italien.
Ceci fait, je suis allé au McDo et j’ai pissé sur une poubelle avant de reprendre l’avion.

Old par igor le 30 Oct 2002

le sens de la vie...
Dimanche soir
Tourgueniev c’est :
artistico-potache,
plutôt culturel ?
D’ autres avis :
cyniquo-littéraire
ou cyniconeko.
Je ne sais pas…

Old par igor le 01 Déc 2002

Old par igor le 03 Sep 2002

J’aurais bien aimé…
S’envoler et puis non finalement
pas assez léger
J’aurais bien aimé…
Et puis finalement, les désirs avalés font du mal, alors après,
Ça ne veut plus rien, ça veut juste dormir

C’est plus drole comme ça?

Badinage et Billevésées suite et fin

Acte Deux

Eren et Pavel sont au centre d’un champ, l’un face à l’autre, les poings sur les hanches

Eren : Je n’arrive vraiment pas à comprendre ce qu’elle peut trouver au Troll boutonneux et pustuleux que tu peux être !

Pavel : Peut être ce qui manque à la limace emmanchée se trouvant face à moi en ce moment, mon pauvre ami.

Eren : Limace ? Penses tu vraiment que le joyau de Troublefort s’intéresserait à un être effroyablement visqueux ?

Pavel : En ce cas je peux te retourner l’argument, mon cher.

Eren : Soit, je concède la victoire pour cette fois, je suis battu ! Ceci dit il faudrait trouver un moyen de nous départager, cette situation ne peut plus durer.

Pavel : Etant aussi peu prêteur que toi et ne supportant même pas l’idée de tes paluches sur ses seins blancs, je ne peux qu’être en accord avec ta volonté.

Eren : Alors réfléchissons… je sais ! La belle aime les vers, les phrases bien galbées et nos sœurs gémelles ne sont pas en manque concernant la ritournelle. Demandons à Piotr d’apprêter l’estrade de satin et ensemble joutons jusqu’à ce que le cœur nous lâche.

Pavel : Et le vainqueur l’emmènera jusqu’à sa couche que plus jamais elle ne quittera… soit, topons là, le marché me semble équitable !

Ils partent après s’être serré la main, chacun assuré de sa victoire.

Acte 3

Les six sont réunis.

Eren & Pavel : Alors, qu’en pensez vous ?

Marine : Hommes qui se battent pour mon cœur et mes formes, cela m’excite, j’aime bien !

Laina : Et puis cela mettra un peu d’animation dans nos parfois si mornes vies, même si l’enjeu n’est que Marine.
Alaine : La maligne Marine car, contrairement à nous, elle sait les mener par le bout du membre, nos mâles !

Piotr : Et moi alors, vous m’oubliez ? J’ai beau ne pas avoir l’avantageux physique d’Eren ou de Pavel je ne me ridiculise pas pour elle !

Marine : Heureusement tu as au moins ça pour toi, mon pauvre.

Pavel : Bon, bon, bon, langues de vipères, pouvons nous commencer ?

Marine : Allez y, nous sommes toutes ouies.

Eren : Tu verras
L’aube sera paisible
Comme un puits en été
Comme après une éclipse
Les tâches blanches de l’héliotrope
Les oiseaux langoureux à l’équerre des arbres.

Pavel : Tu verras
Une aumône de jais
De saphirs et de perles
Orner la main des filles
Et la vanille à leurs cheveux
Tresser ses gousses noires.

Eren : Tu verras
Dans Eden au matin
Sur le boulevard du pommier
La fontaine verser
Du cidre dans ses vasques.

Pavel : Tu verras le détail
D’un geste d’allégresse
Cette main qui s’élève et flotte comme un voile
Le mot qu’une onde de la lèvre
Qu’un mouvement du cœur
Habille de sel clair.

Eren : Tu verras
Comme je vois
La robe du désir
Les veines, la fumée
Le socle d’encre bleue
Qui roulent dans les chélicères.

Pavel : Tu verras
Derrière la terre creuse et abrupte
Cette chemise qu’une femme
Glisse sur la magie de l’épaule des femmes.
Eren : Tu verras la couleur du dépit
Le linge rouge de la consomption
L’épidémie de peine.

Pavel : Tu verras sur la margelle
Un nénuphar
C’est ta taie d’Ophélie.

Laina : Les phrases sont belles, mais le sentiment y est il vraiment ?

Alaine : Le sentiment est beau mais les tournures sont obscures…

Laina : Le tour me semble bien incomplet, cercle faussé…

Alaine : Et le serpent se mord la queue…

Marine : Bref votre prose nous laisse pantoises, rien de concluant…

Piotr : Pour lui même Je lui envoyais une lettre, elle ne lui plut pas, aussi elle la jeta, pour que même le temps ne s’en rappelle pas…

Marine : De quoi parles tu donc mon Piotr, de quelle lettre ?

Piotr : Oh, euh, enfin… tu as du oublier.

Alaine : Cesses donc de te faire prier, nous sommes, telles des grappes de raisin, pendues à tes lèvres !

Piotr : Il y a de cela quelque temps, alors que nous n’étions que de jeunes pousses, j’envoyais une missive à Marine, sur mes sentiments, et je la vis, tout tremblant, la brûler. Depuis ce jour je n’eus plus aucun espoir en l’amour.

Marine : C’était donc toi ?
Poussière, soir, une femme assise devant moi
Gardant une secrète distance pendant que des gouttes de rosée affleurent sur son corps lunaire.

Piotr : Je fixe mes yeux sur elle et une métamorphose commence
Un étrange redressement en elle même
Elle commence à se courber tel un arc en ciel
Sa pression augmente, elle rougit tel un soleil à son paroxysme

Marine : Une étrange réfraction d’argent et de soufre débute de l’intérieur de son centre
Je m’assieds dans l’une des chambres magiques de l’espace
Elle aussi se repose, ancrée en moi, ses tranches coupant à travers mon corps
Comme deux énormes planètes inexplorées

Piotr : Ses seins oscillent, ils sont fait de chair qui ne salit pas
Ils ont une forme mais point de ligne limite
Un éclat fuse du fourneau, s’accroche

Marine : Vacillant au coin de ses lèvres, fouillant la mort
Sa température excède le point bouillonnant
Je me sens comme une poignée de cendres blanches

Piotr : Aujourd’hui j’aimerais connaître l’amour de cette femme.

Marine : Je n’avais point de rejet pour ce mystérieux amant, je me sentais au contraire indigne de tels sentiments, moi l’abeille volage.

Laina : Serions nous en train de vivre un rebondissement dans toute cette comédie, la Belle et la Bête partant convoler de concert sur les routes fleuries ?

Marine : Cela serait bien possible car si il m’accepte, alors je serais sienne, femme de ce tendre poète enfin dévoilé !

Piotr : Comment pourrai je refuser ce que tout me vie durant j’ai attendu, espéré ?

Alaine : Tu nous laisseras bien dans ce cas prendre à notre compte tes deux éconduits, nous n’aimerions pas rester seules trop longtemps, nous nous fanerions…

Laina : Et moi, sentimental artichaut, qui allais oublier ce point ! Venez donc vous deux, lequel prend tu petite sœur ?

Eren : N’avons nous rien à dire ?

Alaine : Hm mm, non ! Et de plus le choix serait impossible pour vous, comment donc différencier si parfaites jumelles ?

Pavel : Après réflexion, pourquoi pas, il est vrai que vous êtes plutôt agréables.

Eren : Fort plaisantes dirais je même…

Alaine : Alors petite sœur, tu me laisses le Pavel ?

Laina : Très bien, je prend l’autre dans ce cas et puis… si ça ne colle pas… nous pourrons toujours échanger !

Piotr : Il ne nous reste plus alors qu’à célébrer cette triple union !

Marine : Et faire la fête, on ne se marie pas tous les jours !

Ils quittent tous la scène en couples, joyeux.

FIN

(Extraits de poèmes légèrement remaniés de Denys Louis Colaux et Pradip Choudhuri, recueil Lieux d’Asil, Lieux d’Exil)

Old par Rodia le 16 Août 2002

Je ne pense plus qu’à la faim. A mon estomac. Il se dilate atrocement, il enfle, il parle sans cesse et bruyamment, il prend de plus en plus de place. Beaucoup trop.
Cet estomac a pris trop d’importance. Ce ventre prend une dimension monstrueuse. Je le vois bien dans le regard des autres. Il est impossible qu’ils l’ignorent. Ils savent. MON VENTRE ME TORTURE. Chaque jour il grignote un peu plus de moi. Ma ceinture abdominale, ma belle ceinture ! s’est envolée depuis longtemps.
Malheur.
Plus rien qui puisse contenir cette expansion hominivore. La nausée.
Je dois prendre des cachets pour réduire son volume, pour digérer ce qu’il ne digère pas. Car il ne prend plus même la peine de travailler. Il engrange. Point.
Pourtant j’ai très faim.
Je ne veux plus manger.
Je ne veux plus manger.
J’ai très mal au ventre.
Ca va passer.

III

Dans l’étonnement, visions fatiguées des lignes d’écritures sur un fond blanc, images
mortes, texte pour rien. Surpris par cette participation hybride, je souhaitais non pas apporter mes biens (je ne suis pas un spécialiste), ni tonner contre les risques de pollution que peuvent engendrer ces systèmes — mais juste signaler en toute hâte et
sans me priver d’avouer un certain enthousiasme — que je suis tout à fait apte à saisir l’esprit dans lequel viennent s’insérer ces signes, excluant un nombre non négligeable d’individus, sans afficher cependant les couleurs d’une quelconque communauté : je ne rejette rien, et si aujourd’hui je fais acte de ma présence, c’est juste pour m’infiltrer dans cette brèche moyenne, sans valeur effective ; singularité quelconque idéale en somme pour reprendre à zéro nos entreprises. Ainsi : nulle intention tueuse. Aucune identité sérieuse. Quelque chose de naissant, de fragile, menacé par l’annexion frivole de songes-creux ; cette liberté apparente peut susciter de drôles de rêves égotiques, des attitudes démesurées pour chercher à tout prix le contact en le privant de contenu. Il y a de quoi avoir peur. Cette distance froide et brûlante à prendre vis-à-vis de ce phénomène n’interdit cependant pas d’y venir signaler le vacillement de sens dont il pourrait être coupable : à peine la communauté reliée, elle peut s’éteindre dans l’insignifiance, mais bizarrement c’est l’insignifiance même (momentanée) qui lui donne une raison de vouloir monter plus haut. À SUIVRE ?

Choucroute party à Roubaix
petite pièce minimaliste en un acte à jouer franco de porc, à la charcuterie du coin

Personnages
Paul Prédault : ce rôle est joué de préférence par une femme chauve avec un fort accent allemand.
Mandrox : magicien qui parlera avec une voix de fausset dans un boléro très serré. Il porte un complément capillaire, une sorte de toupet blond qui glisse.
Un Larron sourd muet : joué par le fils handicapé de la voisine.

Accessoires
Une choucroute, des cotillons et un complément capillaire.

Acte 1, scène 1

Mandrox (fait tomber son complément capillaire en entrant en scène) : Par Bélénos !

Paul Prédault (ramasse le toupet en entrant en scène) : Mandrox, fous zici ! Où est tonc fotre femme ?

Mandrox (remettant son complément capillaire) : Et bien, elle est portée disparu. C’est un drame, une tragédie.

Paul Prédault (notant d’un air circonspect les références hypertextuelles de son compagnon à la voix de fausset) : Fous ne panquez pas de toupet ! (clin d’oeil au public)

Mandrox (devenant tout rouge) : Il n’est pas d’homme au monde dont la condition première ne soit une abnégation de la prétention à la transcendance. (gifle Paul Prédault)

Paul Prédault (projette Mandrox au sol et se jette sur lui par un saut vertical destiné à lui briser la colonne vertebrale) : Foutriquet !

Mandrox (disparait dans un nuage de fumée) : Pouf !

Paul Prédault (se fracture les deux genoux et meurt dans un râle d’agonie) : Ch’aurais tant aimé lui tire kompien il komptait tant ma fie.

Rideau

Mandrox (sort de derrière le rideau et une choucroute de son chapeau, lance les cotillons sur le public en déclamant la météo marine)

Rideau à nouveau.

Vous nourrissiez les chats
sur le plus petit des campo,

on ne voyait de vous que votre pardessus
aux motifs domino,
on devinait votre grace
et votre bienveillance,
meme de dos
et meme dans la pénombre.

je veux vous revoir
et c’est pourquoi j’arpente sans but
les ruelles de Venise
suivant discretement
des chats élégants et indociles,
esperant en vain,
qu’ils me conduisent
à votre domicile.

Old par M. Fox le 30 Oct 2002

Vanité et Ego
sont les ennemis de chacun de nous.

Old par M. Fox le 28 Oct 2002

DDDDDBDDBBhhDDDDDBBBBBBDhzs+<(~~-~~~(<<<+==szhhDDhDDDhhhDDDDhDDDDDDDBBhDBDBBBBBBBBDz=+(--'.....''-~~~((

Old par fbwn le 02 Déc 2002

Jour 5
Jour 5 : L’œil endommagé de l’enveloppe s’est étrangement remis. J’avais noté que les iris étaient de couleurs distinctes, mais depuis le premier collapsus, ils se mettent à changer de spectre de la même façon que les glyphes dorsaux. Je sens par ailleurs que l’enveloppe m’attire dans un cycle hormonal d’agressivité duquel j’ai du mal à m’extraire. Lorsque j’observe attentivement leur couleur changeante, il me semble y percevoir un feu lointain une invitation un appel. Les reflets lumineux de la chambre jaune enveloppent la surface concave noire pendant que la pupille se contracte puis se rétracte spasmodiquement en fonction de la focale. Je cherche à interrompre ces mouvements chaotiques sans succès. Cet œil comme les glyphes comme les collapsus comme le chat tigré n’obéissent pas à mon contrôle, ils se rétractent vivent une existence propre dont ils me refusent la maîtrise. Plus je l’observe et plus les mâchoires se contractent les poings se serrent je veux tout arracher avec les dents dont je ne trouve pas la clef qui m’échappe, je ne dois pas décevoir mon protecteur je dois comprendre l’issue la raison et je frappe du poing dans le miroir qui se plie puis se brise se fragmente avec l’image les articulations saignent et je crie je hurle jusqu’à ce que les cordes vocales se déchirent JE DOIS SORTIR DE L’ENVELOPPE JE VEUX…

Jeudi 13 Juin 2002
Un petit message à quelqu’un que j’aime plus qu’il ne le pense ?
C’est son numéro 24 en ce jour
(même numéro pour les jumelles M. que j’embrasse autant que c’est permis)

Old par igor le 13 Juin 2002

Pardonnez-moi cette incursion.

pffffouit

Old par M. Fox le 15 Nov 2002

Selon le Roi Mob le Cyphermen sont des humains qui ont été modifiés
par les transmissions subliminales à haute fréquence. Les signaux
suppriment la pensée individuelle et encouragent la fidélité
d’esprit de ruche. Japanese Corporations les utilisent sur des
employés de bureau. Ils semblent être employés généralement par
l’église externe pour temps-voyagent travail (ils ont voyagé de
nouveau à la France au moment de la révolution et à New York dans
les années 20). Dans ces circonstances, ils sont envoyés dans le
passé comme projections d’esprit. Ceux-ci peuvent être perturbés
par des armes telles que ‘ Ghostbuster ‘ du Roi Mob’s.

Old par M. Fox le 05 Avr 2002

link from last post was a (private) joke.

IGOR IS INNOCENT!

Je n’ai pas autant d’humour que toi, mon amour.

Old par M. Fox le 30 Oct 2002

Ah !! Mercredi, enfin… Le jour des enfants… On se dit que tout va être plus bleu, plus doux, plus tout…
En fait c’est comme hier, mais on a un jour de plus…
Vous me direz, 28 ans et un jour de plus, c’est pas bien grave. Mais quand même, on le sent un peu, ce jour de plus, là plus bas… Il taraude, il gratte. Oh, rien de grave, juste un jour de plus.
Foutu mercredi…

Old par igor le 20 Mar 2002

La phrase de ma journée
Cet accordéon transforme l’odeur de la transpiration.
A.O.

Old par -- Zan le 26 Nov 2002

non-perfo-romance : les dessous d’une histoire de figues
 
d’après des sources bien informées ( Volvic, Evian ), on nous apprend que le neo-situationniste N. et plus si affinités aurait été payé par le combinat d’interêts concomitant « Suze-Casannis » pour façonner ce qu’ il est bien convenu d’appeller, au téléphone du moins, un coup de publicité. En effet les marques de nettoyants ménagers que sont Suze et Casannis cherchent à se prendre des parts de marché dans ce qu’il est bien convenu d’appeller l' »herpès sans complication ». Cette technique, bien qu’approuvée par de nombreuses nonnes ne prendra pas, dites le vous bien m. N. ! Dans ce qu’il est bien convenu d’appeller, du moins au téléphone, la jeunesse neo liberale, ça ne sautera pas… Nous, « L’Art » et a fortiori ce qu’il est bien convenu d’appeller le bon goût de l’élite de la nation » ne vous laisseront pas faire ni fuir !!! Dites le vous et tenez le vous pour dit et avec un Carré d’as, même !

Old par M. Fox le 29 Mai 2002

La Reine a quitté notre immense palais,

j’arpente soucieusement les couloirs et les allées
à la recherche d’un méfait à commettre
ou d’une fete à organiser,

mon coeur est las
et je ne puis me décider

j’ai ordonné que trois musiciens me suivent,
mes fidèles servants portant des chandelles autour de moi,
on me pare de mon plus beau costume,

qui sait si l’hiver daignera me visiter ?

Old par M. Fox le 30 Oct 2002

Corps bronzés au bord de la piscine, réprimer une érection, penser famine, penser génocide, ça marche en général. S’approcher du bord, discret, ne pas afficher sa minceur de manière trop ostentatoire. Je fais la moitié de la largeur de ce mec allongé à droite, le quart de cet autre qui fait des pompes devant la haie : gringalet… En plus je suis si blanc que ça fait peine à voir. Je sors de l’ombre, une fille pouffe en m’apercevant, ses copines s’esclaffent, un type visqueux me montre du doigt. Nonchalamment je laisse tomber ma serviette. La première balle m’éclate les tympans, l’épaule et la mâchoire du gros connard près de la haie. Je soutiens mon bras ballant avec mon autre main, les anti-douleurs font merveilles. Une autre balle pour la meuf qui pouffe, sa tète éclabousse les pétasses siliconés. Les morceaux de son crâne explosent en petits bouts mortels tout autour d’elle. Ces crétins pleins de coke n’ont même pas encore compris qu’il se passait quelque chose, enfin… Là, j’enchaîne deux types, trois minettes peroxydés, puis un autre mec en train de se relever. C’est assez drôle de voir qu’on peut vraiment en shooter deux avec une balle si on a du pot… Les abords de la piscine sont un peu dégueus, je crêve deux nageurs et leurs matelas gonflables. Plus rien ne bouge vraiment, certains gémissent en cherchant un morceau ou en attendant de crever, d’autres se cachent derrière des transats ou leur serviette. Je fais le tour de la piscine en rechargeant. Pas facile, ma main droite n’est presque plus sensible… Je suis assez vulnérable quand je recharge, mais aucun de ces imbéciles n’y pense… Un par un je les éclate sur le dallage en marbre. Je souffle… Mes jambes m’abandonnent et je glisse sur une matière blanche et spongieuse. Je suis à terre. Je lève le canon vers ma bouche. Les sirènes au loin…

Old par igor le 26 Mar 2002

speciale dédicace à Troudair Potter :

« Je suis une jeune fille de 14 ans et je rêve d’être ministre de la défense, serais-je lesbienne ? »

Old par M. Fox le 22 Mai 2002

FLASH SPECIAL

le ci-dessous nommé « Artiste Grubert », dans un communiqué passé par fax à notre rédaction, vient de démentir « catégoriquement et de manière décontractée les allégations mensongères » perpetrées précédement par notre journal.
pour preuve de sa bonne foi, il nous fait parvenir une photographie d’époque (ci-contre) sur laquelle (tout le monde pourra en juger), IL NE FIGURE PAS !

passé les bornes, il n’y a plus de limites !

Plok, l’économie d’aujourd’hui, le monstre de toujours dit :
pouf pouf
Plok, l’économie d’aujourd’hui, le monstre de toujours dit :
je viens de rentrer
Misty Berkowitz dit :
t’as des relents de raymond barre
Plok, l’économie d’aujourd’hui, le monstre de toujours dit :
c’est normal, on sort d’un resto de Raymond Barre
Plok, l’économie d’aujourd’hui, le monstre de toujours dit :
J’en ai mangé d’ailleurs
Misty Berkowitz dit :
raymond barre au fenouil excellent
Plok, l’économie d’aujourd’hui, le monstre de toujours dit :

Misty Berkowitz dit :
pouf pouf
Plok, back in the sewer dit :
quelle ambiance de fête ici
Misty Berkowitz dit :
oui on a sorti les cotillons
Misty Berkowitz dit :
pouet
Misty Berkowitz dit :
pouet
Misty Berkowitz dit :
aieeeeee pascal arrête pas de m’embêter

Mélanie.G

Procédé pour une installation : le miroir aux alouettes.
Une petite pièce carrée.
3 murs unis de 3 couleurs différentes (bleu, vert et rouge par exemple).
1 mur noir brillant : on croit être face à un miroir. En fait c’est un écran.
On entre un par un par une porte dissimulée dans le mur bleu et on sort par une porte presque invisible dans le mur en face (le rouge).
Quand le visiteur entre, quelque chose bouge sur le mur brillant. le visiteur observe, ça bouge comme lui.
Le visiteur a l’impression d’être face à un miroir (l’image est inversée comme un miroir classique).
En fait des detecteurs/capteurs de mouvements observent le visiteur et envoient en temps réel les infos à un ordinateur.
L’ordinateur génère un avatar sur l’écran, de taille et de corpulence similaire au visiteur (pour l’identification), mais ayant des caractéristiques physiques distinctes.
A l’entrée du visiteur des infos sont tirées aléatoirement : sexe, cheveux, yeux, forme du visage, etc…
Le visiteur bouge, se penche, ondule, grimace et son « reflet » l’imite.
On a affaire à un reflet étranger à soi-même.
A expérimenter…

Old par igor le 04 Août 2002

elle dit qu’elle a voulu garder le bébé, coute que coute
qu’elle voulait lui donner son nom
je demande si le père est parti, d’un air entendu,
elle me dit :
un jour, la fenêtre était ouverte
et au lieu de s’enfuir,
il a sauté.
les pétales brûlent sur le mur bleu marine,
s’éteignent progressivement.

*fondu au noir*

Old par M. Fox le 12 Mai 2002

Rien = Tout + opération de la pensée

je ne peux pas,

je suis beaucoup trop pressé,
je dois aller à java
chercher du bois pour mon papa,
à borneo
chercher le grand oiseau,

j’espere qu’on pourra en parler
lorsque je reviendrai.

Old par M. Fox le 14 Nov 2002

Des guestapistes ont dormi ici et Nicolaï a eu chaud.

La phrase de la journée :
Ca me fait peur parfois de me rendre compte 5 minutes après que pendant 5 minutes, je n’ai pas du tout pensé, je n’ai fait que vivre.
Charlotte Touch me

Marilyn
Ma chérie
Attends-moi !
J’arrive.
Tu m’as manqué
Toutes ces années
J’ai traîné mon ombre le long du canal
Sans avoir le courage
Jamais eu le courage
De venir te retrouver
Tu m’as tellement manqué
Souris-moi
S’il te plait
Ca me fait tellement mal quand tu souris
Je mourrais pour te voir sourire encore une fois
Tu vois ces mots que j’aligne au hasard de mon désespoir
Je te les adresse secrètement pour que tu saches que je ne t‘oublie pas
Je t‘aime.

tu vantais les institutions sanitaires et sociales en France,

moi je ne parlais que de l’histoire de l’armée française,

aucun de nous ne voulait évoquer les théories de la personnalité,
encore moins rentrer à l’Académie Française,

j’aimais ta rigueur,
ton application de la méthode en histoire,
j’aimais nos fous rires
lorsqu’on évoquait le monopole
ou la psychohistoire,

mais tout cela n’est plus
qu’à remiser
dans les grandes dates du XXe siècle,
avec nos moments tendres ou gais
comme le théatre au XIXe siècle
ou ennuyeux
et ternes comme
la gestion comptable et financière,

ah, je me souviens,
le referundum pour notre rupture,
j’avais voté non,
tu avais voté oui,
tu étais notre doyen
et tu eus alors gain de cause,

tu repartis dans les méandres
de la banque mondiale
et du mécénat

moi dans la spirale
du S.I.D.A. et de la
protection sociale.

Je t’ai revu parfois
à ces colloques,
sur le droit de l’environnement
ou l’état civil,
je ne sais plus…

tu brillais comme Victor Hugo
au faite de sa gloire

je ne pus te parler,
mon nouvel amant du moment
était le psychodrame psychanalytique
incarné

je repense au passé,
je repense à nous
et à nos étreintes,

à notre amour
passionné et destructeur
comme la guerre d’espagne (1936-1939)

ne m’oublie pas,

moi je ne t’oublierai jamais.

Old par M. Fox le 02 Déc 2002

quelque chose cloche en france :

tu n’es pas là.

Old par M. Fox le 16 Déc 2002

déferlement d’existentialité

les jours se suivent
et se ressemblent,

mais je préfere quand même les jours bruns aux cheveux courts.

Old par M. Fox le 05 Juin 2002

Avant, je pouvais m’approcher de n’importe quel chat et il ne s’enfuyait jamais
Maintenant c’est très différent

Old par igor le 20 Août 2002

… mardi… ou mercredi… ça va couper dans trois minutes… la fin du monde..? non, ils coupent le réseau et je vais en profiter pour aller marcher un peu au soleil… ça c’est une idée… ça va me faire du bien… le soleil, c’est bon comme anti-depresseur… je dois me presser, faire vite, écrire dans l’urgence, automatiquement : cutter, pince, poitrine, nains, légumes mutants, chinois et chinoise, Bourdieu, tamanoir. héhé, les moteurs vont en raffoler. bises, bonnes soirées…

Old par igor le 03 Avr 2002

(Ne soyons pas dupes des apparences: il y a des cas où c’est le langage imagé qui parle sciemment au propre, et le langage abstrait qui parle insonsciemment au figuré. –H.Bergson–)

LES OISEAUX EN CAGE NE PEUVENT PAS VOLER

Old par M. Fox le 28 Sep 2002

je suis arrivée. arrivée? j’ai encore quitté pour arriver ici, quitté une fois de plus un lieu que je ne retrouverai jamais. aussi insignifiantes qu’elles puissent paraître des choses vont couler dans cet appartement dont je viens de claquer la porte. et parmi ces choses le temps. demain il sera différent. qu’en sera-t-il dans un mois?
de toutes façons je men fous voilà maintenant 22 ans que je quitte des endroits. ces départs m’ont-ils affectée? le premier sans doute, qui signait une vie d’errance. non, je ne vis pas dans une caravane, mais je ne vivrai jamais chez moi. je ne trouverai jamais mon pays parce qu’il n’existe pas. ma terre aurait été celle de mon lieu de naissance si on m’y avait laissé grandir. une terre qui n’avait rien à voir avec mes origines ni avec ma nationalité. mais c’est la seule terre que j’aurais pu reconnaître comme mienne, sans penser aux autres. si mon imaginaire s’était limité à cette terre. maintenant je sais tout ce qu’il y a autour de nous. je sais que dans ce fatras de pays, beaucoup m’ont donné de leur sang. je sais que tous nous en mêlons en nous. mais ce qui peut nous donner le sens de vivre dans un endroit sans se sentir étranger, c’est d’y naître. vous sentirez encore le pays de vos parents battre dans vos rêves, vous croirez encore que c’est le vôtre. moi, pour être revenue dans le pays de mes parents, je sais que ce n’est pas le mien, et je sais aussi que les autres pays non plus ne peuvent être le mien. le jour où on quitte un pays on apprend l’exil, et on le garde pour toujours.

Nous sommes tous des maillons faibles :

Nicolas
Thomas
Sophie
Antoine
Troudair contre les femmes
Hélène

et Dieu sait qui encore…

l’échec d’une manipulation génétique. une mauvaise construction dans le texte. il y a quelque chose qui ne colle pas mais vraiment pas. quelque chose d’infime qu’il n’y a que moi qui peut voir. la moindre application et ça explosera à la gueule de n’importe qui. l’erreur met les génies au niveau des débiles. la moindre erreur et c’est comme si rien n’avait été fait. mourir hier ou avant avant des siècles avant c’est la même chose: il est mort. la différence est minime, savoir employer les mots que tout le monde connaît et utilise. « parler avec les mots des autres, ce doit être ça la liberté, voilà ce que je voudrais faire ». et après? pas de différence ou une différence minuscule, quelle est la différence?

« Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent.
Toutes se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent.
Je m’ennuie donc un peu.
Mais, si tu m’apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée.
Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres.
Les autres pas me font rentrer sous terre.
Le tien m’appellera hors du terrier, comme une musique.
Et puis regarde! Tu vois là-bas, les champs de blé?
Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile.
Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c’est triste!
Mais tu as des cheveux couleur d’or.
Alors ce sera merveilleux quand tu m’auras apprivoisé!
Le blé qui est doré, me fera souvenir de toi.
Et j’aimerai le bruit du vent dans le blé…« 

While he was hunting the whale
His wife was cooking
and prayed for his return

« J’ai baissé ma garde,
Dressé ma droite
Et placé mon poing sur sa face,
Cassé son nez,
Pressé la gachette,
Laissé
L’ennemi
Dans le sang blessé
Démunie
D’énergie,
Dressé
Une corde pour
Lui passé autour de son cou,
Hissé son corps dans le vide,
Glissé une lame dans ses intestins,
Massé les hématomes,
Pansé les plaies
Dansé sur sa tombe
Baissé
Tu me diras pourquoi autant de haine cousin
Regardes autour de toi
Ici tout est malsain »
LUNATIC _ Le Guidon

Old par igor le 10 Juin 2002

Harlington – lundi 25 novembre 1985
22h30 – Nuit, je déambule, peu de voiture, la lune est cachée par les nuages.
solitude, égarement, hasard, vent, froid, calme
23h00 – Nuit, je vagabonde, plus personne dans les rues, la lune est visible à présent.
solitude, froid, obscurité, calme, vent, humidité, indécision
23h10 – Nuit noire, picotement sous la tempe gauche, je reste encore un peu dehors, où est la lune ?
solitude, démangeaison, douleur sourde, humidité, froid, sentiment de perte, vent
23h15 – Nuit, le temps n’arrange rien à l’affaire, mon oeil gauche dégouline de pus, fait chier.
solitude, démangeaison, douleur larvée, humidité, froid, dégout, vent, faim
23h42 – Nuit, sur un banc, je regarde passer les cyclistes. L’œil ça va mieux.
calme, faim, fatigue, froid, humidité
00h03 – Nuit, je gobe un peu plus de speed. Dans mes veines, la musique du club.
tension, chaleur, vitesse, musique mentale, éveil
00h45 – Nuit, cette fille me sourit tranquillement. Je me sens plus paisible. Je danse un peu avec elle. On se frôle.
musique, foule, sensualité, caresse, joie, affection, complicité naissante
01h59 – Nuit, elle s’appelle Anne. Elle me présente sa petite amie, Anne aussi. On danse à trois à présent.
vitesse, musique, foule, sensualité, caresses, joie, amour, empathie, complicité, regards
02h24 – Nuit, on prend un taxi tous les trois, on échange des numéros, des mots, on s’embrasse, on s’enlace.
confort, baisers, contacts, chaleurs, confidentialité, empathie, complicité, tendresse, amour
03h53 – Nuit, Oneko m’accueille impatient, je m’installe sous la couette, aucune envie de dormir.
vitesse, chaleur, douceur, ralentir, attention
06h30 – Petit matin, le Rivette vient de finir, Jeanne, Oneko et moi, on s’endort…
fatigue, bonheur ?

Old par igor le 25 Nov 2002

Parceque c’était une foirade, une erreur, je le jure, une incartade comme on pourrait dire, j’ai sorti le plus bel attirail,
et mis un costume pas si moche, pour défiler devant les yeux creux des mères de famille : que souhaitez-vous faire ?
« Recommencer. »
« Quoi donc ? »
« Les règles du jeu. »
(Le jeu est en cours d’élaboration, les mères aussi, quoi qu’aux fils, ils peinent à essuyer les fautes de leur pères.)
Parceque c’était une foirade et que mon père était mort, j’avais la possibilité insensée de provoquer les mamans etc.
« Recommencer ? »
Je souhaitais réaliser de biens piteux projets. Recommencer tout à zéro, démontrer qu’en costume, je passe partout : je suis un jeune homme poli qui sait faire table rase d’un passé sombre.
« Vous pensiez qu’il fallait d’abord parader devant les mères ? »
« Bien évidemment. »
Parceque c’était une foirade, je pouvais mélanger les éléments, revenir au point mort : réinventer les rapports.
« Recommencer ? »
Parceque c’était une foirade, j’avais mes alibis. Je choisissais comme je l’ai dit le costume sombre pour être crédible.
Et une valise aussi. Genre : je reviens ou je pars en voyage. Sur la valise, en évidence, le nom des compagnies d’avions de pays exotiques : orient, etc.
« recommencer ? »
« Oui, c’est ça, emmener les mères ailleurs. »

Old par A venir le 07 Sep 2002

Oui, parfois c’est la petite personne qui gagne.
On l’emmene en forêt
On lui offre des bonbons
On lui propose de jouer à cache-cache
On se retourne
Et
Tombe le coup de bûche sur le crâne
Ca saigne pas mal
Et
La petite personne te regarde crever comme un chien
Elle se marre même
Et
Elle te fait les poches
Quelques euros et ton portable
Et
Toi tu te vides de ton sang et de tes idées
Un dernier coup de pied et elle se barre
Et
Les bestioles de la forêt se pointent pour le festin

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add-on :
« viens chez moi,
y’a mon papa,
tu viens dis,
il va te plaire mon papa,
c’est UN TUEUR AUSSI,
C’EST UN OGRE MON PAPA AHAHAHAHAHAH

chouette une nouvelle poupée,
je vais donner ses yeux au chat,
ce sera bon comme du poisson
« 
C.H.
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Old par igor le 20 Nov 2002

Et entre les lignes de silence, lequel des deux prend sa valise et s’enfuit ?

Old par Nicolai le 14 Avr 2002

Comment allez-vous ?

Old par A venir le 14 Sep 2002

encore un jour enfui
sacrifié sur l’autel du néant
ô samedi je n’avais rien contre toi
mille excuses pour tant d’ennui,
je n’ai pas su faire autrement.

Old par M. Fox le 21 Avr 2002

Docteur... OoOooooOoohhhh, ça maAAaaaAAAaaaaAaAarche !
Le méthode Erotikos, ou technique du cri vaginal
Grâce à sa technique millénaire du cri vaginal, le Dr Nicolaï Tourgueniev provoque chez ta compagne une prédisposition à l’orgasme.
Tu es jeune et jolie mais tu n’arrives pas à atteindre l’orgasme car tu es frigide comme une Pipiska Sibérienne ?
Viens donc essayer en une séance gratuite exceptionnelle la méthode Erotikos du Dr Tourgueniev. Satisfaite… ou remboursée.
T’inqiète pas, y’a pas de danger, tu vas en avoir pour ton argent ma cochonne…

sodagirl

Défaite

Je parle d’après, d’après les langueurs d’été, d’après les larges corolles offertes, je parle d’après vous.
Je parle des replis, d’une brisure tapie sur laquelle suinte ma plaie. Ce sont les épées d’Emily qui ont entaillé ma chair. Gouttes de sang sur neige. J’ai goutté cette beauté là. Stupeur.
Je vous ai menti cet été là. Je ne savais pas. On respirait les mêmes parfums. Alors. Comment savoir ?
Il y eu l’automne d’Anton, un glissement progressif, sous la cape des chaleurs nocturnes. Je me suis enfouie. J’ai vu venir l’enlisement sans frayeur aucune. J’ai vu venir l’étouffement sans me débattre. Voluptueuse dérive.
La neige s’est mise à fondre dans les mirages des brûlantes réminiscences. J’ai vu d’étranges fantômes qui me frôlaient – j’aurais pu croire qu’ils me bousculaient – sans ciller, sans un battement de cœur : vous étiez mort au cœur de l’été, là-bas, dans la fournaise. La braise faisait rougir mes yeux qui dégoulinaient dans le miroir. Vous étiez loin déjà. Sur le bûcher – sur l’autel auriez-vous dit dans votre étrange persistance à vous croire encore vivant – je n’irai pas chercher les cendres.
Maintenant, c’est l’hiver qui piétine l’agonie. Coque, carapace cruelle qui ne s’émeut pas de vos contorsions. Je ris. Indécente sous le masque. Je joue avec l’épée que vous avez lâchée. Imprudent. Innocent peut-être. Maintenant, il faut m’écouter, encore une fois et à jamais : du miroir brisé s’échappe l’alouette.

from sodagirl to sodaboy…

dis, tu seras franche avec moi ?

pourquoi tout le monde dit que je suis un monstre ?

Old par M. Fox le 17 Déc 2002

Tac tac tac tac c’est tania qui monte les escaliers avec ses talons aiguilles, ce sont eux qui arrivent avant elle, ils me menacent mais ne me perceront pas.
Je lis dans mon lit, elle arrive elle m’attaque ma petite a besoin de réconfort
Elle déambule dans l’appartement elle martèle toic toic toic toic, lève toi accroche moi arrête moi, mais je reste sur mon lit, j’ai posé mon livre sur mes genoux mais elle sait qu’il pèse bien plus qu’elle sur mon cœur
Elle veut se rendre intéressante elle va chercher du lait elle enlève son pull elle se sent romanesque ainsi : marchant avec ses talons aiguilles, ses collants, sa jupe noire sa culotte dentelle qu’elle sait que je sais être, et rien absolument rien pour couvrir son buste et sa bouteille de lait quelle arbore en dessinant des sinuosidales en pointillé sur mon parquet
C’est pour elle que j’écris tout ça aujourd’hui tu vois tania tu es aujourd’hui ce que tu voulais être tu es sur les pages d’un roman qui pèseront sur les genoux d’un homme un jour. tania a peur elle sent tous les jours des révolutions se préparer elle entend des rumeurs au bout de toutes les rues c’est pas possible, non impossible que tous ces gens marchent le même chemin tous les jours sans s’inquiéter
Pourquoi m’aime-t-elle ? moi pareil aux autres plein de doutes, mouvant et si immobile, encore vain ; aujourd’hui le vent souffle il est toujours le même mais chaque jour il me dit autre chose
Vas t’en tania et laisse moi souffler
Je voudrais entendre tes talons aiguilles s’éloigner et je crois que j’aimerais ce son descendant, que l’on pense encore entendre quand il s’est déjà tu pour nous. D’autres l’entendent maintenant que font ils où sont ils ? mais je les entend toujours t’annoncer ils te précèdent j’en ai assez de ton inconstance parasite ; un jour tu pourrais les enlever sans que je puisse l’imaginer tu reviendrais à tâtons à tétons tu amorcerais l’escalier sans troubler personne de ton existence on ne saurait pas que tu as pénétré dans l’immeuble_ quelqu’un te croiserait et tu lui ferais peur dans un tournant de l’escalier_ tu viendrais (dans mes bras) pieds nus avec ton pull avec tout ton toi sans ton vide littéraire ; mais je l’imagine et tu es morte
Ne vois tu pas que nous répétons toujours la même chanson, ne te rends-tu pas compte que nous changeons tous les jours les mots du même refrain ?
Le bruit de tes talons aiguilles résonne toujours, ce bruit sans mouvement, ce bruit seul et creux, inutile, de nos espoirs.

Livin la vida Twin Peaks…

Hola muchachos y muchachas,

Voici certainement l’un de mes derniers messages du Chili. Peut-etre pas le dernier, mais pas loin, pas loin… J’ai passe le week-end a Valparaiso, et je suis sur le point de m’enfuir cette nuit de cette ville au climat etrange pour rejoindre au plus vite la bien nommee La Serena. Depuis mon arrivee hier apres-midi, Valparaiso n’a pas arrete de me tendre des pieges, d’ourdir de sombres plans de facon a me desorienter, a me faire perdre le sens du reel et de l’etabli pour un autre ordre entropique et aleatoire que nos maigres facultes de perception humaine de nous permettent pas d’apprehender (ca va, ca fait assez Lovecraft comme ca ?).

Premier episode : Le vieil homme au canon.

Arrive depuis une petite heure a Valparaiso, je me ballade tranquillement, profitant des rues ensoleillees et de la relative bonne humeur generale de la ville ce samedi apres-midi. Rien que de tres banal en somme. Je flane donc sur le petit morceau de port (erf, erf) accessible au public, envahi par la foule de touristes et de santiagiens (??) en goguette venus profiter de leur week-end au bord de la mer. Je prends quelques photos, amuse par l’affluence. Et la, dans un coin, mon regard s’arrete sur un vieil homme, assis sur le support d’un canon, de telle sorte que le canon lui fasse un peu d’ombre. « How picturesque » me dis-je avec l’accent francais. je m’approche donc, pose un genou au sol et degaine mon appareil. Le vieux ne semble pas m’avoir remarque. Zoom a bloc, 140, je vise… premier frisson : dans l’objectif, le vieux me jette un regard noir, une sorte de haine viscerale qui m’indique que s’il etait seul en tete a tete avec moi, il m’eviscererai avec un cintre pendant des heures et des heures apres m’avoir plante des petite epingles sous les ongles et doucement retire la peau du visage comme on retire un masque en argile.

je baisse immediatement l’appareil. Immediatement dans le sens : tout de suite et tres vite. Le vieil homme regarde la mer et semble ne pas m’avoir apercu, tout plonge dans sa contemplation qu’il est. Je reste interloque une bonne minute, je ne me releve pas, je reste juste un peu… interdit. Je me dis : merde, je prends la photo vite fait et puis tant pis, c’est pas comme si je le harcelai non plus, non mais quoi ho merde alors. Et puis j’ai peut-etre vraiment mal vu… bref, rapidement, je replace le viseur sur mon oeil et la, rebelotte, la meme expression de cruaute incommensurable, le regard noir de haine et de violence. Le doigt tremblant, j’appuie sur le declencheur, replie l’appareil en une fraction de secondes pour m’apercevoir que le vieux regarde toujours d’un air paisible l’ocean, absorbe qu’il est par l’etrangete du spectacle de la cohabitation de gros porteurs colores et de centaines de petits bateaux de peche multicolores, eux aussi.

Deuxieme episode : L’enfant mort de la rue bleue

L’apres-midi continue. Le soleil continue lui aussi a taper, mais un leger vent rend l’atmosphere respirable, balaye la pollution et rafraichit la nuque lorsque la chaleur se fait un peu trop opressante. La ville est construite sur des collines, elle est toute escarpee, de petites maisons colorees sont posees ici et la, presque aleatoirement. Nous sommes samedi apres-midi, les rues sont peuplees par des enfants, dehors, qui jouent, tranquilement. Des que je sors mon appareil photo, ils se precipitent autour de moi… chacun veut sa photo, ils posent, je suis devenu un centre d’attraction tout a fait rejouissant. Evidemment, je participe a leur jeu, prends quelques photos sur les fonds colores des maisons alentours. Pourtant, dans un coin, un petit garcon sur les marches semble bouder, il est tourne de 3/4, de dos, a moitie affale sur une marche, et personne ne semble se soucier de lui. Une fois les autres enfants retournes a leurs jeux, je me dirige lentement vers lui ; je pense qu’il est juste endormi.

Je m’accroupis, et prends une photo. Je suis pres de lui mais il ne bouge pas. Sa silhouette se decoupe sur la facade bleue de la maison. Je crois meme avoir saisi une partie de son visage. Je lui lance un mot, pour lui souhaiter une bonne fin de journee. Il ne reagit pas. Je m’approche pour essayer de lui parler. Il ne bouge pas. Je n’ai pas meme l’impression qu’il respire. Je touche son epaule en lui demandant si tout va bien. Il ne bouge pas. Il est assez froid. Les autres enfants, comme par magie, ont deserte la rue. Je me retrouve seul, face a cet enfant inerte. Une tele renvoie un echo quelque part. Impossible de savoir ou. Plus un souffle de vent, je commence a avoir tres chaud. Je me dis qu’une conjonction etrange est en train de s’etablir. Je decide de m’en aller, assez rapidement. Je tourne le dos et commence a descendre a grands pas. Tout d’un coup, j’entend des pas detaler a toute vitesse. Je me retourne.

L’enfant mort de la rue bleue a disparu.

Troisieme episode : Les musiciens fantomes du Cinzano bar.

Un peu fatigue par une journee de marche ardue dans les collines de Valparaiso, je decide donc, tout a fait naturellement, de me restaurer copieusement au Cinzano Bar, suivant ainsi les conseils de Christan, mon hote. « Il y a un peu de musique la-bas, me dit-il dans son espagnol hesitant (il est d’origine allemande), tu verras, le groupe est assez sympathique. » Enchante par cette perspective, je me rends donc au Cinzano Bar, une sorte de grande brasserie assez kitch bondee de monde. Je m’assied au bar, commande mon Lomo a lo pobre et un petit verre de vin chilien (aaaah, le vin chilien…) et profite paisiblement de l’atmosphere. Compte tenu du grand nombre de personnes, le service est un peu long. Mon regard est soudain attire par un vieil homme, tout au fond du bar, au visage etrange. Il porte un costume beige, un chapeau mou et une cravate rouge tres voyante. Il ne bronche pas un mot. Il semble attendre quelque chose. Sous sa moustache blanche, il semble ruminer. Sa machoire est agitee regulierement de spasmes nerveux.

D’un seul coup, la musique commence, sans que je ne me sois apercu de quoi que ce soit. Personne ne semble s’etre apercu de rien a vrai dire. Dans un coin du bar, sous une sorte de fresque assez grotesque, representant dans un style vaguement realiste des scenes de bar americain des annees 30, une vieille femme en dentelle blanche leve les bras vers le ciel en entonnant d’etranges melopees populaires qui s’inscrivent sur toutes les levres autour de moi sans pour autant que les gens ne chantent vraiment. Elle est accompagnee au piano par un homme gras, au visage degoulinant, dans un costume retro etrique, et par un accordeoniste dont le visage se separe en deux parties distinctes : au dessus de son front, une tres nette demarcation laisse supposer que l’ensemble de son visage est une sorte de masque en latex, un faux. Derriere ses oreilles et sur le haut de ce front etrange, une peau rouge vif, comme ecorchee.

Et personne ne semble les remarquer. Les gens marmonnent les paroles des chansons tout en continuant a discuter, mais personne n’applaudit, personne n’ecoute vraiment. Mon plat arrive. Je me retourne, commence a manger tout en me disant que ca commence a faire beaucoup pour une seule journee. Je ne remarque presque plus la musique. Je dicute avec un couple de chiliens qui vient de s’asseoir a cote de moi. Quand je me retourne, la vielle femme en blanc a disparu. L’homme au chapeau mou l’a remplacee. Il entonne egalement d’etranges melopees, encore moins audibles que celles de la vieille femme (qui a disparu du bar, faut-il le preciser… je scrute les moindres recoins de la salle… impossible de la trouver), sa machoire continue a etre agitee de spasmes nerveux et ne se deplace pas en fonction des paroles ou des sons qu’il emet. De temps en temps, le pianiste emet des bruits d’oiseau. Je secoue un peu la tete, commande un autre verre de vin et demande au couple chilien si l’un d’entre eux connait le nom de ces chanteurs. Curieusement, malgre la popularite du bar, ni l’un ni l’autre n’arrive a retrouver le nom de la vielle femme ou du vieil homme… ils cherchent mais manifestement, la memoire leur fait defaut. Nous discutons un peu. Quand je me retourne, je me rends compte que la scene a ete desertee et la musique remplacee par un enregistrement des memes chansons que l’on vient d’entendre.

Je finis par me lever pour payer, decide a aller boire un verre avec Sergio et Lorena, mes amis de la soiree. Je passe faire un tour au petits coins. Je sors assez rapidement, mes amis m’attendent dehors pour aller au Stocolmo. Juste avant de passer la porte, je me retourne : la vieille femme est de nouveau en scene. Elle chante a nouveau sa premiere chanson.

J’ai une seule reclamation pour ce soir : j’aimerais tellement que le chauffeur du bus soit vivant…

Besos a todos

Old par Nicolai le 24 Mar 2002

A Pau, il y a aussi des artistes
Les nouvelles divinités protectrices de la ville de Pau

La phrase de la journée :
« J’offre mes services aux hommes qui sont intéressés par la lutte mixte ou encore, qui sont adeptes de belles femmes musclées. »
Geneviève Fleury, lutteuse

chuuttt… j’ai peur de te regarder, et que tu croises mon regard
j’ai peur que tu comprennes que ce qui te plaît en moi c’est ma fuite
j’ai peur que tu comprennes que notre amour était partagé
aujourd’hui à l’heure où les morts viennent me chercher

je t’ai cherchée longtemps

mais tu n’étais pas venue,
à notre rendez vous,

de Carson City.

Old par M. Fox le 16 Nov 2002

Je parcours le champ après l’ultime bataille:
A perte de vue, s’étalent tripes et boyaux, têtes humaines arrachées par le feu des canons et la vindicte populaire… quel gachis (parmentier)
haaaaaaaaaaaaaaa, ça ira… peut être…

je regarde derrière moi. puis devant moi. encore derrière moi. de nouveau devant. je me rends compte que je me tourne dessus, je tourne en rond sur moi-même je pivote je surveille les alentours sans avancer sans reculer. je ne fais qu’un mouvement giratoire qui me conduit toujours à moi. les notes à venir seront-elles aussi rondes que ce mouvement?
je sors! je respire, je prends un élan et tue le mouvement. d’abord je pose un pied qui ne bougera plus. je réprime mon envie de voir de l’autre côté. c’est dur. mon corps tremble en tirant sur la jambe. mon corps explose. je sens ses lambeaux qui volent dans l’espace en tous sens. ils envahissent toute cette partie du monde sans s’arrêter d’évoluer. ils commencent à dessiner un mouvement. oh non! ils tournent! mon corps explosé se réunit se refait, mais là-haut au centre, au milieu du ciel. je me recompose objet volant et tournant, toupie céleste, qui voit, qui voit tout, qui voit toujours.

Old par -- Zan le 28 Nov 2002

On peut se dire : où ça se passe ? On peut se dire : que désires-tu ?
Et les réponses sont chuchotées, soufflées : des crises & des empêchements.

Et le monde : a-t-il un effet sur toi ?

Quel monde ? Incapable de le trouver. Est-ce l’escalier qui me mène à la rue ? Le premier avion pour l’exotisme ? Toutes les chambres où j’ai dormi ? Des télévisions en boucle ? Image d’images d’images ? Description d’une huitre ? Soyons sages, ne disons rien. On dispose encore d’un pouvoir de séduction : les choses vont venir à soi. On va le re-mettre debout. Mais nous ne sommes pas obligé de l’appeler le monde. Nous restons dans une chambre. Faire l’amour ou compter, ou regarder nos cartes-postales en attendant que dehors tous s’épuisent. Il y aura quelque chose à faire, à penser, mais ça ne sera pas noir, pas triste, surtout pas.

Vous, jolie fille dans la rue
Nous nous sommes lancé un regard.
Pas le temps de se parler.
Regrettez vous aussi?
06 61 63 58 84
Message sponsorisé par Libération

nous nous prîmes la main et nous marchâmes en arrière
nous aimions l’aventure et c’est ainsi que nous nous réservions des surprises

Vendredi 29 Novembre : rien.

Old par M. Fox le 01 Déc 2002

excellents présages pour une journée qui commence mal

premier présage : oublie les humiliations qu’on t’a fait subir, tout cela n’a aucune importance

second présage : tes décisions sont les bonnes, celui qui sera prudent sera le perdant

des effluves étranges m’entourent et mes reves ont le gout de tes baisers

again

Old par M. Fox le 23 Déc 2002

je repense à toi
et je salive.

je m’imagine dans tes bras,
encore,
tu me lèches à des endroits insensés,
encore,
je bande à éclater,
à mort,
tu enfiles tes doigts
aux ongles effilés
dans ces endroits là,
je n’imaginai pas.

je t’embrasse sur les yeux,
j’aspire ta langue,
tu me retournes
et enfile mon sexe dans ta bouche,
tu te fais si profond
dans ces moments là,

je t’aime,
tu ne le sens pas ?

Old par M. Fox le 19 Juil 2002


Bon… il est arrivé et hier soir le Pulp open bar encore bourré mon chat pisse sur la couette sous mes yeux à l’aube je l’aime beaucoup je l’appelle Oneko (on prononce sûrement ‘neko en aspirant un peu le O) ça veut dire un truc en japonais genre : « les carottes sont cuites » ou « ma mère est chaude » ou « un enfant pour ce soir et vite » ou « que reste t’il de nos amours » ou « à la guerre comme à la guerre » ou… je sais plus en fait c’est japonais en tout cas et ça a un rapport avec les chats genre « pitichat » sinon c’est cool mercredi j’aime…
le chat dort
Old par igor le 11 Sep 2002

Badinage et Billevesées

Pièce Idiote pour 6 acteurs en trois ou quatre actes, çà dépend des jours…

Acte Un

La belle Marine est au pied d’un arbre, Paul, Alaine et Laina s’en approchent.

Marine : Le soleil se lève, la brume estompe les fenêtres, le chat est parti, mistigri !

Piotr : Mais que racontes – tu ma belle ?

Laina : Chagrin des matins automnaux, feuilles ambrées tombant dans les ruisseaux : la belle se languit…

Piotr : Duquel ? C’est qu’ils sont nombreux les oiseaux voulant picorer notre perle océane !

Marine : De tous ! De tous mon nabot. Seuls, ils ne sont rien, poussières éthérées ne méritant pas l’ombre d’un regard mais unis…fous de désir ne serait ce qu’à mirer mon ombre ; quelle magnifique sarabande !

Alaine : Et là voilà, coquette imbue de son reflet, brisant les cœurs en toute connaissance de cause, juge, juré et bourreau !

Laina : Il est vrai, petite sœur – roseau, que la modestie n’étouffe pas ta langue, toi qui ne nous laisses que le Piotrot, demi homme devant contenter tant de femmes aux appétits insatiables.

Piotr : Et dieu sait que cette activité me prend tout mon temps, moi qui n’aspirais qu’à prélasser et regarder les arbres pousser…

Marine : Fi donc, homme – champignon ! Ne me dis pas que pour toi il puisse s’agir de torture, je n’en croirais traître mot, aussi vrai que mes amants sont aussi nombreux que les étoiles dans le ciel !

Laina : Bougresse, il ne faudrait tout de même pas exagérer ! Ou alors c’est que le ciel nocturne n’éclaire que bien peu….

Alaine : Ou que le jour est perpétuel…

Piotr : Voire que tu es affublée d’une terrifiante cécité…

Marine : Médisants ! Laissez moi donc pleurer l’absence de mes doux compagnons et partez vaquer à vos occupations.

Les Trois : Très bien maîtresse, ordonnez et nous obéissons.

Ils partent bras dessus, bras dessous, en riant.

Old par Rodia le 16 Août 2002

« Les mots perdent leur sens. L’instinct vous guide. Vous devenez un animal … »
Docteur Moreau.

lègère brise
sur le sommet de la colline,
le sage a quitté l’ermitage
les pins murmurent sur son passage.

Old par M. Fox le 27 Nov 2002

3

Quand il faut fermer le piano, produire du silence, l’effroi me prend. Je demande à la musique comme à un dieu d’injecter au plus vite de nouvelles images dans mon corps, dans le texte. J’ai une sainte panique de voir disparaître les rituels, que l’indifférence se propage au pianiste, aux enfants, aux femmes. Que les fugues n’appellent plus rien, que les phrases stagnent, que les images existent mais que j’erre à leur surface. Alors, je prie, je me concentre, je ferme les yeux, je souhaite situer ma quête du côté du silence ; qu’est-ce qui va unifier la voiture rouge au visage d’une femme ? et la fugue convoque une curieuse poussée vers le passé, relevant du temps ses improbables preuves, ses traces qui n’aideront pas leur foutus desseins. La transparence ? Quelque chose de l’harmonie. Dire oui sans savoir ce qui va poindre. Simplement oui Ñ sans foncer tête bêche vers l’enfant Ñ à la rigueur lui demander de chercher, car cette voiture n’a pas pu disparaître comme ça. Le bonheur de la fugue, c’est ça : une absence de nostalgie, elle fonce, et si par hasard elle a un peu échoué, négligé un motif, on attend d’elle de nouvelles surprises: le SI majeur, ultime note du clavier peut-être enrayée, l’amour gouverne le projet de Glenn Gould ; tout jouer, toute l’oeuvre de Bach sous la menace que le temps fasse claquer le piano sur ses doigts.

C’est encore le petit matin
Nous pouvons descendre au port
Et sauter entre les bateaux
Et voir le soleil se lever

Il y a mieux à vivre que cela
Il y a mieux à vivre que cela

Old par M. Fox le 18 Juin 2002

Speciale dédicace to Nicolaï
Dernière clope et dodo. Demain j’arrête de fumer. Est-ce la peine de terminer celle-là ? Puisque j’arrête tout à l’heure … Oui mais quand même … Elle me tend le mégot ! Cette petite fumée, je vais l’avaler, la faire descendre dans mes poumons et la sentir débouler jusqu’au bout de mes doigts … Même pas ! Rien de plus qu’une clope de plus avant d’aller dormir ! Rien de plus ? Saloperie ! J’ai une haleine de yack pour aller m’étendre près de ma dulciné, et c’est tout l’effet que tu m’as fait ? Allez. Dernière clope et dodo. Demain j’arrête de fumer.

À moi en tout cas oui. Si vous non, vous savez pas ce que vous ratez.

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