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les paysages défilent derrière les doubles vitrages, cimetières, cimetières pas terminés à espace prévu pour les suivants, villages, lotissements, campagnes, autoroutes, à l’intérieur tous les bruits sont étouffés, on n’entend pas passer les gens dans le couloir, ni le voisin tousser, ou si peu… la tête tombe, sursaut réveil d’une micro seconde de sommeil. le regard retourne à la fenêtre, il voit son visage dans le reflet, si précis, contours un peu troubles, mais chaque imperfection de la peau dessinée, et le visage de celui de devant endormi. derrière les yeux sans profondeur des taches vertes, marrons qui se mêlent dans la vitesse; zoom, le regard se rectifie, un champ. douceur du passage, bonheur du départ.

Observatoire des baromètres tendanciels
Etre soi-même
Leçon de beauté n°1 : être soi-même
Etre plus et être partout
Pour infiltrer la jet-set grâce au retour en force de la moustache
Et inciter son mec à la débauche en enfilant un T-shirt direct import des US
Et assurer grave avec sa paire de baguettes rétractables, et consommer un sushi à toute heure
Apprendre à dire « non », même à ses amis
Car on n’a jamais autant respecté la vraie nature des femmes
Complexion / décomplexion
Révélez votre profil hormonal
On me dit associable
Apprenez à dire « non »
Confessions d’un mauvais coup
Libérez votre libido
Et si je me faisais du bien en arrêtant de fumer ?
Ma nature profonde : la liberté
Nude attitude
Arrêtez le sexy… Mais pas trop, quand même
Je ne veux pas être ordinaire
Dressing : le style Chloé Delaume
Je suis toujours décalée
Donner son avis sur tout
Belle comme une œuvre d’art
Parle le langage de ton corps
Dessinez-vous une nouvelle image
Ecarts et bonne conduite
La notion de poids mental
On s’offre une cure de plaisir
Qui démêle et prend soin sans alourdir
Les gestes qui nous trahissent
La plus belle façon d’être moi
La petite bouteille qui va secouer ton style
Révélez votre beauté naturelle
Belle et tonique
L’envie du vrai
La faute, au cœur des débats
Pour de faux

Old par felix le 21 Mar 2002


Orad V. a la main sur le coeur

ici
à Paris
il fait gris
et il pleut
aussi
ici
  ici
à Paris
il fait gris
et il pleut
aussi
ici

Old par igor le 08 Août 2002

Old par M. Fox le 25 Juin 2002

je vais aller sur la plage

écouter le bruit de l’eau
sur le sable,
me fondre
dans les bourrasques
et laisser mon esprit
s’élever dans les nuées
et disparaitre

peut être
qu’on trouvera mon corps
transis de froid
et inanimmé
face à l’Océan,
peut-être
qu’on ne le trouvera pas
et que personne
n’aura l’occasion
de contempler
mon dernier sourire
et de dire
son esprit est parti avec le vent

ne pleurez pas ma mort
car je vis en tout
ne pleurez pas ma disparition
car je suis avec vous

mon âme chante pour toujours,
l’entends tu
lorsque se forme l’écume
et que roulent les vagues ?

Old par M. Fox le 08 Déc 2002

les yeux exorbités? oui, les yeux exorbités. il s’avance. est-ce qu’il fait noir? un petit peu. il chreche un petit peu mais il voit assez. il a les yeux exorbités parce qu’il a hâte d’avoir vraiment peur. il avance, ses mains se transforment en serres de rapace. il est à moitié baissé, il a remonté le temps jusqu’à la préhistoire. et son jean le serre. il avance toujours, le cou tendu, tendu et tendu vers l’avant, ses dents sont serrées et découvertes, ses mains attrapent déjà quelque chose. Le couloir est un peu long et à moitié dans la pénombre, il a le temps de devenir l’assassin. il voit, il voit le couteau par terre, à manche de bois, un petit couteau pas très bien aiguisé. son corps contracté peut-il se pencher? il se plie, ses os craquent, ses muscles hurlent, il attrape le couteau, il est presque couché au milieu du couloir pour l’attraper, il rampe un peu, mais ses serres de charognard n’accrochent rien, il n’arrive plus à avancer, et son corps raidi ne peut plus se relever. son dos continue à se voûter, ses muscles durcissent.
c’est son ennemi qui attrape le couteau. il le tient fort et poignarde le dos, par terre. la lame se casse. cette viande est trop dure, impossible d’attaquer la bête. il bave maintenant et ses yeux exorbités tournent; il grogne. mais son corps est durci.
son ennemi s’esquive. il l’abandonne, vivant. vivant? ses yeux sont vivants, son coeur qui bat douloureusement, ses crampes, sa bave, ses ongles qui crissent, son sexe tendu aussi, ses nerfs qui l’emprisonnent. il ne se relèvera sans doute jamais, et il a vraiment peur maintenant. de mourir tard.

Ils attendaient la police
en mangeant
du riz à l’oeuf
et aux dieux.

Old par M. Fox le 09 Déc 2002

Résumé des épisodes précédents.

communisme, athéisme, pacifisme, rigorisme, soufisme, universalisme, entrisme, fascisme, colonialisme, jansénisme, absolutisme, régionalisme, truisme, cosmopolitisme, gargarisme, sionisme, bonapartisme, capitalisme, obscurantisme, bouddhisme, anarchisme, stoïcisme, christianisme, cynisme, athéisme, loyalisme, surréalisme, laxisme, prisme, nihilisme, existentialisme, charisme, monisme, dadaïsme, minoritarisme, radicalisme, impressionnisme, gauchisme, positivisme, révisionnisme, catéchisme, situationnisme, terrorisme, négationnisme, constructivisme, pessimisme, rationalisme, structuralisme, scientisme, vitalisme, wahhabisme, prisme, racisme, socialisme, stalinisme, franquisme, bipartisme, gaullisme, culturisme, islamisme, séparatisme, épicuréisme, vandalisme, déviationnisme, intégrisme, optimisme, lettrisme, fonctionnalisme, rigorisme, alcoolisme, machisme, ascétisme, royalisme, fétichisme, opportunisme, classicisme, cubisme, cléricalisme, esthétisme, mondialisme, formalisme, communautarisme, tourisme, paganisme, somnambulisme, ostracisme, bellicisme, propagandisme, défaitisme, libéralisme, sophisme, gigantisme, aphorisme, élitisme, déisme, nanisme, monétarisme, urbanisme, attentisme, suivisme, extrémisme, républicanisme, éclectisme, funambulisme, millénarisme, consumérisme, mimétisme, proxénétisme, collectivisme, sensationnalisme, intellectualisme, constitutionnalisme, tropisme, antagonisme, dogmatisme, empirisme, historicisme, humanisme, antisémitisme, globalisme, pointillisme, populisme, protestantisme, expressionnisme, judaïsme, conservatisme, naturisme, avant-gardisme, écologisme, saturnisme, perfectionnisme, behaviourisme, tantrisme, exhibitionnisme, analphabétisme, triolisme, tiers-mondisme, échangisme, stakhanovisme, syndicalisme, séparatisme, didactisme, passéisme, futurisme, athlétisme, dandysme, africanisme, voyeurisme, culturisme, transsexualisme, confucianisme, syllogisme, manichéisme, scepticisme, héroïsme, sadisme, sensationnalisme, illégalisme, mysticisme, banditisme, égoïsme, jeunisme, tribalisme, volontarisme, satanisme, traditionalisme, angélisme, féminisme, masochisme, évangélisme, cyclisme, chauvinisme, rachitisme, cannibalisme, affairisme, organisme, minimalisme, parisianisme, centrisme, psychisme, arrivisme, paternalisme, particularisme, conformisme, individualisme, magnétisme, patriotisme, impérialisme, pluralisme, onanisme, absolutisme, trotskisme, cataclysme, romantisme, papisme, éthylisme, sécessionnisme, polymorphisme, immobilisme, attentisme, analogisme, transformisme, automatisme, animisme, lyrisme, sentimentalisme, égocentrisme, fumisme, nationalisme, réalisme, érotisme, héliotropisme, nombrilisme, expansionnisme, narcissisme, propagandisme, spinozisme, filtrisme, égalitarisme, unijambisme, strabisme, absentéisme, fatalisme, vandalisme, pointillisme, végétalisme, mécanisme, amateurisme, isolationnisme, excentrisme, chamanisme, professionnalisme, hippisme, métabolisme, activisme, zoroastrisme, monothéisme, panthéisme, sabéisme, séisme, hébraïsme, mosaïsme, prosaïsme, héroïsme, taoïsme, géotropisme, priapisme, prognathisme, acrobatisme, anachorétisme, antisémitisme, athlétisme, automatisme, banditisme, despotisme, dilettantisme, égotisme, élitisme, éréthisme, exotisme, favoritisme, hermétisme, ignorantisme, jésuitisme, magnétisme, mutisme, narcotisme, népotisme, parachutisme, pédantisme, péripatétisme, rhumatisme, scoutisme, spiritisme, polythéisme, syncrétisme, traumatisme, snobisme, druidisme, hermaphrodisme, méthodisme, nudisme, paludisme, anthropomorphisme, saphisme, exorcisme, laïcisme, paroxysme, atavisme, civisme, relativisme, néologisme, tabagisme, conceptualisme, cyclisme, existentialisme, fédéralisme, fondamentalisme, idéalisme, journalisme, matérialisme, mercantilisme, noctambulisme, orientalisme, parallélisme, sensualisme, spiritualisme, symbolisme, triomphalisme, simplisme, césarisme, ésotérisme, humorisme, maniérisme, militarisme, parlementarisme, paupérisme, purisme, vampirisme, illettrisme, anévrysme, dynamisme, non-conformisme, panislamisme, totémisme, alpinisme, américanisme, anachronisme, anglicanisme, brahmanisme, calvinisme, cartésianisme, charlatanisme, déterminisme, épicurisme, eugénisme, évolutionnisme, futurisme, gallicanisme, hégémonisme, hellénisme, jacobinisme, machinisme, modernisme, œcuménisme, organisme, protectionnisme, puritanisme, rabbinisme, sionisme, ultramontanisme, bilinguisme, altruisme…

Apportez votre contribution au bréviaire de l’humanité.

Ismes libres de droits à adresser à :
felixjousserand @ lemel.fr

Old par felix le 12 Nov 2002

Syndrome de Moscou
Les otages
Auront aussi peur
Des preneurs d’otages
Que de leurs sauveteurs.

Old par igor le 01 Nov 2002

pffffouit

Old par M. Fox le 15 Nov 2002

C’est un canal de plus – il n’y a décidément que des canaux sur toute cette planète – au milieu du désert cette fois ; un canal interminable, assoupi entre les dunes, qui courre d’un bout à l’autre de l’horizon, irrémédiablement rectiligne, absolument sans accroc.
C’est un canal désert entre le dunes, sous le ciel vert empire de ma drôle de planète. Le ciel est marbré d’auréoles claires, orangées ou bleutées. Pas de nuage. Lumière intense. Chaleur mortelle.
Mon radeau dérisoire quitte la berge anonyme pour dériver lentement, porté par aucun courant, soufflé par aucun vent, que le temps qui s’écoule et le porte.


métro
station Concorde
je descends pas
contre moi un mec très grand, très mince, grands yeux verts
assez bronzé, maladif mais bronzé
donc Concorde
la porte s’ouvre
il se penche vers moi et me murmure un truc à l’oreille
moi, dans les vaps : « hein ?« 
lui se repenche, la sonnerie retentit, la porte va se refermer
il murmure un truc du genre : « larvae fugit toma« 
moi : « quoi ?« 
il bondit dehors
la porte se ferme, je me rapproche de la porte
sa main, paume ouverte, me frappe au visage, collée à la vitre
une marque, un tatouage ou une brûlure…
ses yeux verts, que je devine, me scrutent
je fixe la marque…
le métro démarre
boulot

Old par igor le 06 Juin 2002

Old par M. Fox le 03 Déc 2002



The Black Rider with his Queer Girlfriend and Daughter-in-law in the Mongolian Desert Thinking of what the fuck’s happening on his left side !!!


petite pièce minimaliste en un acte à jouer sur une aire d’autoroute (idéal pour les vacances)

personnages :
The Black Rider
The Queer Girlfriend
(ce rôle est joué par un homme perruqué et à lunettes)
The Daughter-in-law (un bout de chiffon ou une aile de 205 diesel peut faire l’affaire en cas de problèmes budgétaires)



Acte 1 : Scène 1 : Une aire d’autoroute

The Queer Girlfriend :
– Oh ! Quand reprendrons-nous la route du sud, fier compagnon ?
The Black Rider (pensif):
– Quelque chose est en train de se passer…
The Queer Girlfriend :
– Nous avons encore beaucoup de chemin à faire !
The Black Rider :
– Là, sur ma gauche, quelque chose de terrible se passe.
The Queer Girlfriend :
– Et cette enfant est si lourde, dieu, si lourde !
The Black Rider :
– Tout est si futile…
The Queer Girlfriend :
– Tout est si lourd…
The Black Rider :
– Un jour viendra où notre corps pourrira sous deux mètres de terre, Jean-Marc. Ce seront nos amis qui tiendront à ce que cela se passe comme ça.
The Queer Girlfriend :
– Dans mon coeur, ils resteront mes amis.
The Daughter-in-law :
– Arrrrrgh.
The Black Rider :
– Elle est morte, Jean-Marc. Tu peux la lâcher.
The Queer Girlfriend :
– Tout est si futile…

rideau
(de bain de préférence)

L’inspiration couillonne toujours Amaury

Old par A venir le 16 Oct 2002

retour de la plage

et du paradis Crypto-libéral : DEAUVILLE.

Je reviens
et
Je rêve de toi
et de moi dans tes bras,
again.

Old par M. Fox le 02 Juin 2002

Roberto et son groupe pensaient que john Wayne il etait vraiment has been… Mais le groupe trouvait que quand même les pantalons en peau de serpent c’est cool…
Les pin's à même le torse... ça c'est rock'n'roll attitude !!
Old par igor le 25 Juil 2002

PsychoMiX

Farfadet mongol sans gravité, bonheur, pour vivre un attentat : l’image manque. Couillonne ! 1917 : foirade.
Où es-tu ? En souvenir de toi tu vas voir le poulpe 45. Tu m’avais promis tes vergetures, ton contremaître médical, Bianca ! Trust l’hépatite c Klingon. On va nous mastiquer, emplafonner du temps et partager le croque-mitaine. Les sans-culottes en lettres rouges, les hospices téléphoniques nus, tes grenouilles vertes … la couille périodique.
C’est fini. Je frappe.
J’aime.
aimer ?
Le mètre ruban des biceps chasseurs !
Ils auraient aimé un grillage, Igor.
Don’t care, tu t’en fiches. Amour, fictions, continent ? La grille de mots croisés, contre toi, was crying. I won’t forget ma selle de vélo de vieux machin pourri,

never

Old par M. Fox le 17 Oct 2002

To Doc. Troudair (tribute to Niki) :

« Plus de la moitié de la population mondiale vivra en 2032 dans des régions souffrant d’une pénurie d’eau, si les décisions politiques, économiques et sociales du globe sont laissées aux forces du marché »

C’est pas déjà le cas ? Que faire Doc. ?
Gatorade pour tout le monde ? Dessine-moi un mouton !

Old par igor le 23 Mai 2002

…petit texte marathonien, j’écris sans aller nul part, sans trop penser à un but, une culmination, me rendre juste un peu plus loin, traverser la barrière des mots, une phrase après l’autre, sans imaginer un possible dénouement, je file le long de l’écran blanc, sans espoir de le remplir jamais, j’explique en de nombreux mots, pas grand chose de censé, je divague, logorée du clavier sans aucune valeur ou importance… tout cela me permettra de tester le traducteur, de me remplir les poches de chimique et de me sentir hypnotisé et vide à la fin avant d’aller me chercher un piti pastis (ou deux). ça m’a fait du bien de danser, de ne plus réflechir, car, oui avouons-le, je pense trop, je me pose trop de questions, qui vraiment sont souvent hors de propos… ouf ! c’est tout pour aujourd’hui…

Old par igor le 22 Mai 2002

En passant par la lorraine avec mes sabots…

ceci est un test…

Old par Nicolai le 05 Mar 2002

Rober Walser ce héros ?

tu veux de la baston, sale rascal ?
tiens robertwalser.blogspot.com/

Herr Kommandant

Der arme Mann
Es mir nun mal nicht antun kann.
Vor seiner gröblichen Palette
Zerstreut in mir sich jede nette
Aussicht ins Leben. Ach, wie kalt
hat er sein Lebenswerk gemalt !
Er malte, scheint mir, nur zu richtig.
will jemand sich ein wenig wichtig
vorkommen in der Ausstellung,
so wird ihm bang vor solchen Pinsels Schwung.
Schrecklich, wie diese Aecker, Felder, Bäume
einem des Nachts wie klob’ge Traüme
den Schlummer auseinanderreissen.
Hochachtung immerhin vor heissen
Kunstanstrengungen, beispielweise
vor einem Bild worin im Irr’nhauskreise
Wahnsinnige zu sehen sind
Den Sonnenbrand, Luft, Erde, Wind
gab er ohn’Zweifel prächtig wieder.
Doch senkt man bald die Augenlider
vor so selbstquälerischer Stärke
in doch nur halbbefriedigendem Werke.
Zu grausen fängt’s ein’an,
wenn Kunst nichts Schön’res kann,
als rücksichtslos ihr Müssen, Sollen, Wollen
vor schau’nden Seelen aufzurollen.
Wunsch, wenn ein Bild ich seh’,
liebkost zu werden wie von einer güt’gen Fee,
geh, geh, adee !

Rober Walser

Old par igor le 30 Sep 2002

1885 : Masha Tourgueniev à la lippe boudeuse, 9 ans, dans son premier happening pour mandoline et panier double couvercle.


Old par Rodia le 28 Nov 2002

Hector, tes peintures sont tristes.

je suis si malade,

je ne veux pas que tu me voies,
si tu m’aimes,
ne me regarde pas.

Old par M. Fox le 06 Nov 2002

Une nuit, le pacifique.
Deux jeunes filles sont installées au bord de la piscine vide, transats dépliés, pulls enfilés, surplombant la baie.
Une brise venue de la mer fait claquer les volets du vieil hôtel.
Attente. L’île toute entière retient son souffle.
Catherine indique une direction à Una.
– la première explosion… je crois.
– si tôt..?
Cathy prend la main de son amie, l’embrasse.
Elles observent la lumière qui grandit.
– oui… c’est la fin.
– enfin.
Une autre lueur vers le sud, puis une autre, et…
Un vent chaud, terriblement chaud frappe l’île.
– je t’aime…

I worship a god with an elephant head !
Gideon Stargrave

Old par igor le 25 Juin 2002

La phrase de la journée :
Ca me fait peur parfois de me rendre compte 5 minutes après que pendant 5 minutes, je n’ai pas du tout pensé, je n’ai fait que vivre.
Charlotte Touch me

rituel extatik extraordinaire, bustier postume et con délicieux. mes doigts sur ta sueur. mes mains sous tes draps. langueur et langue dans ton oeil . douceur des cils. fraicheur du cuir. brulure de ta mouillure. se lever, enfin. pour etre celle qui monte sur ta croupe.

Deux corps vont se toucher et s’étreindre (s’éteindre?). Au dehors de moi. Et moi?

Jolie lumière sur Issy les Moulineaux… Soleil couchant orange rasant sur les immeubles vitrés… C’est pas tout les jours… Finalement c’était pas moi à la piscine, mais un mec, le soir même dans une mairie… Pas si loin… Bon, le type, il fait une erreur classique, pas garder une balle pour lui à la fin. Attendre trop longtemps le reveil du public… Mass murderer en devenir, n’oubliez pas, si c’est un suicide que vous planifiez, gardez la dernière balle pour vous, agissez de loin (à la lunette par exemple), gardez les gens loin de vous. Le plus boeuf des boeuf va finir par réagir à un moment si vous lui tournez le dos de manière trop navrante, les Bruce Willis volontaires ne manquent pas de nos jours. Enfin faites comme vous voulez… Mais bon, c’est un job risqué, et le risque c’est de finir en taule à vie. Alors pour en finir, vaut mieux le faire seul. On fait chier personne, c’est moins drôle ok… Mais bon… Sinon, ici, le soleil est couché et je vous souhaite une bonne nuit à tous, mass murderer et autres…

Old par igor le 28 Mar 2002

alizée blowjob - lolita pille ne me connait pas
arrghhh
dure réalité de la nuit
si tu bois trop
tu finis par terre
(surtout ventre vide)
l’open bar à l’île en chantier
hier soir
m’a littéralement explosé en vol
désolé pour les témoins
et les victimes de mes
débordements et autres
abordages
en esperant que les photos
si elles existent
ne soient jamais publiées
seule consolation
j’étais au lit à minuit
bises

Abstract : Tourguenism is/is not a potato gun

Old par igor le 30 Nov 2002

il n’y a qu’amour partout autour de moi

Le Commando Pernod (extrait)
Weah des policiers bourrés tirent sur des immigrés
Des Bidasse biturés brûlent un handicapé
Des vieilles mémés cuitées agressent des vieux pépés
Des vigiles ivres morts frappent un clodo qui dort
Un beauf plein comme une huître viole sa fille à minuit
Un jeune complètement schlass se déchaine au nunchak
Une bergère pompette qui joue de la trompette
Et un trav’lo poivrot s’branle sur un escargot!

B.N.

Old par igor le 05 Déc 2002

You were so pretty
But I’m so ugly
Please call me
06 61 63 58 84

elle dit :

j’aurais voulu qu’il m’accompagne là bas
mais,
lui dire que je suis inquiète
aurait été comme un aveu,
je t’ai trompé, j’ai peur.

et son parapluie à la main, elle part vers l’hôpital
machouillant les derniers ongles
qu’elle gardait pour l’hiver.

Old par M. Fox le 02 Nov 2002

bon, question du jour, en avoir ou pas..?
hier on prend des hallucinogènes à la pisse de chat
on devient femme, puis homme
on se détend, on se plie, on devient yogi
on chante, punk, une chanson pas punk
Salomé nous promet la dance des sept voiles pour mercredi
maintenant on écoute les damnés
demain on sortira au soleil
ce soir on fréquente les demoiselles
et on va au dancing avec Nicolaï
tout cela afin d’avancer encore et toujours
vers notre but final Tourgueniste
et de lever le voile sur nos mystérieux desseins
dimanche, se reposer
lundi, créer une religion dogmatique
mardi, s’immoler par le feu avec un zippo
mercredi, panser ses plaies
et se demander si on ne fait pas fausse route
bifurquer
mais continuer à avancer.le donjon du diable

Old par igor le 27 Sep 2002

Analogique
J’ai le souffle et la chaleur d’un vieux vynil.
Pressage hasardeux, les faces sont multiples.
Il faut m’attraper délicatement, du bout des doigts.
Je suis un peu rayé, je saute tout le temps si on oublie de me retourner.

Old par Nothing le 26 Nov 2002

Un tropico, coco ?

j’aime bien qu’on m’offre des étoiles

Old par -- Zan le 18 Oct 2002

« La scotomisation est un art
non, ça n’a rien à voir avec le scrotum

La scotomisation est un art contagieux car il repose sur un tacite accord entre des sujets unis autour d’un objectif commun : mettre en œuvre toutes les méthodes de fuite et d’aveuglement pour nier la médiocrité de leur existence. C’est du boulot.

La réalité ne passera pas par moi.
« 
MD de Paris

Are you talking about hype ?

Old par igor le 21 Nov 2002

La 2e phrase de la journée :
L’alcool c’est le drapeau qui marque sa peine.
tomaskoto

Tout ça pour finir là !?

Old par igor le 25 Juil 2002

Dire que les nuits sont chaudes à Gardel est une métaphore digne du plus sobre des bastes : on vient de toute la ligne pour s’y ennivrer, danser et trouver un torse contre lequel se reposer… Les soldats de Gardune, les techniciens des villages ateliers, les femmes des portes de la vie… tous passeront un jour à Gardel… Tourgueniev quitte progressivement cette agitation et s’oriente rapidement dans le maelstrom coloré vers sa destination. Après quelques minutes de marche il emprunte la dernière ruelle qui l’emmène vers son but, serpentant entre les abris de plâtre et de métal. Il s’est engagé dans la galerie n°7 depuis un certain temps déjà et progresse en direction de Stal dont on peut apercevoir les lourdes portes d’acier au bout de la galerie. Natalia veille à l’entrée de la minuscule impasse où se tient le rendez vous. Adossée à une des habitations, elle observe les allées et venues, par ailleurs fort rares dans cet inélegant faubourg. Son regard reste impassible lorsqu’elle aperçoit Tourgueniev qui guette néanmoins en vain dans le vert profond de ses yeux une lueur d’affection ou d’estime.

Old par M. Fox le 25 Mar 2002

Les objets, cela ne devrait pas toucher, puisque cela ne vit pas. On s’en sert, on les remet en place, on vit au milieu d’eux: ils sont utiles, rien de plus. Et moi, ils me touchent, c’est insupportable. J’ai peur d’entrer en contact avec eux tout comme s’ils étaient des bêtes vivantes.
L’autre jour, cela passait du galet dans mes mains. Oui, c’est cela, c’est bien cela: une sorte de nausée dans les mains.
Vous aussi, vous avez la nausée?

Le jour est levé… mon regard ne se fixe pas, mes mains tremblent…

« We’ve got to move on up, we’ve got to move on up »

Il paraît…

Personne ne poste la meme liste de commissions.

Old par M. Fox le 03 Déc 2002

Mais peut-être faudrait-il dire plutôt que le tourment de base, essentiel, est tout bonnement celui qui nous vient des limitations que nous impose un autre homme, du fait que nous étouffons, suffoquons dans l’espace resserré et rigide où l’imagination d’autrui nous enserre.
Witold Gombrowicz

mal aux épaules, mal au dos, mal au coin des lèvres à force de faire semblant de sourire, les yeux collants qui piquent, une vague fièvre qui monte…

…du bon usage de l’aspirine

Old par M. Fox le 07 Mai 2002

L’action du tétrazépam sur l’hypertonie musculaire est liée à une inhibition présynaptique sur l’arc réflexe mono et polysynaptique ainsi qu’à une activité inhibitrice supraspinale.Le prazépam a une action agoniste spécifique sur le récepteur central faisant partie du complexe « récepteurs macromoléculaires GABA-OMEGA » (également appelés BZD1 et BZD2) et modulant l’ouverture du canal chlore. Il est entièrement métabolisé en desméthyldiazépam lors du premier passage hépatique, avec un pic sérique atteint en 4 à 6 heures.L’hydroxylation du desméthyldiazépam donne naissance à un autre métabolite actif, l’oxazépam.L’inactivation se fait par glucuroconjugaison, aboutissant à des substances hydrosolubles.(…)
Après injection intramusculaire, l’oenanthate de fluphénazine, molécule très lipophile, est stockée dans les cellules graisseuses (compartiment réservoir), sa diffusion vers le compartiment central est lente, son hydrolyse par les éstérases plasmatiques permet une libération progressive.

Old par igor le 16 Avr 2002

La citation de la journée :
On voudrait parfois être cannibale, moins pour le plaisir de dévorer tel ou tel que pour celui de le vomir.
Cioran

Badinage et Billevesées

Pièce Idiote pour 6 acteurs en trois ou quatre actes, çà dépend des jours…

Acte Un

La belle Marine est au pied d’un arbre, Paul, Alaine et Laina s’en approchent.

Marine : Le soleil se lève, la brume estompe les fenêtres, le chat est parti, mistigri !

Piotr : Mais que racontes – tu ma belle ?

Laina : Chagrin des matins automnaux, feuilles ambrées tombant dans les ruisseaux : la belle se languit…

Piotr : Duquel ? C’est qu’ils sont nombreux les oiseaux voulant picorer notre perle océane !

Marine : De tous ! De tous mon nabot. Seuls, ils ne sont rien, poussières éthérées ne méritant pas l’ombre d’un regard mais unis…fous de désir ne serait ce qu’à mirer mon ombre ; quelle magnifique sarabande !

Alaine : Et là voilà, coquette imbue de son reflet, brisant les cœurs en toute connaissance de cause, juge, juré et bourreau !

Laina : Il est vrai, petite sœur – roseau, que la modestie n’étouffe pas ta langue, toi qui ne nous laisses que le Piotrot, demi homme devant contenter tant de femmes aux appétits insatiables.

Piotr : Et dieu sait que cette activité me prend tout mon temps, moi qui n’aspirais qu’à prélasser et regarder les arbres pousser…

Marine : Fi donc, homme – champignon ! Ne me dis pas que pour toi il puisse s’agir de torture, je n’en croirais traître mot, aussi vrai que mes amants sont aussi nombreux que les étoiles dans le ciel !

Laina : Bougresse, il ne faudrait tout de même pas exagérer ! Ou alors c’est que le ciel nocturne n’éclaire que bien peu….

Alaine : Ou que le jour est perpétuel…

Piotr : Voire que tu es affublée d’une terrifiante cécité…

Marine : Médisants ! Laissez moi donc pleurer l’absence de mes doux compagnons et partez vaquer à vos occupations.

Les Trois : Très bien maîtresse, ordonnez et nous obéissons.

Ils partent bras dessus, bras dessous, en riant.

Old par Rodia le 16 Août 2002

Marilyn
Ma chérie
Attends-moi !
J’arrive.
Tu m’as manqué
Toutes ces années
J’ai traîné mon ombre le long du canal
Sans avoir le courage
Jamais eu le courage
De venir te retrouver
Tu m’as tellement manqué
Souris-moi
S’il te plait
Ca me fait tellement mal quand tu souris
Je mourrais pour te voir sourire encore une fois
Tu vois ces mots que j’aligne au hasard de mon désespoir
Je te les adresse secrètement pour que tu saches que je ne t‘oublie pas
Je t‘aime.

Il vaut mieux parfois
s’en remettre aux signes

Old par -- Zan le 30 Oct 2002

il traduisait :

« Stormy Weather » par « Avis de tempête »

mais au pieu, lorsqu’il avait ma queue dans la gueule,

il assurait.

Old par M. Fox le 13 Juil 2002

Les 3 phrases du début de matinée :
Et bien pourtant, (…) je vous accuse de mentir. Je vous accuse d’ajouter à la réalité votre pulsion, je vous accuse l’air de rien d’enflammer inutilement nos consciences déjà ivres de dégoût, je vous accuse de vous engouffrer dans le mensonge pour le pur plaisir de parachever votre analyse, qui du même coup jette le masque et nous montre le visage non de la vérité mais de la haine.
Et du même coup me rendez ce service: je ne serai jamais dans ce camp, dans votre camp, celui de la facilité déguisée en résistance, de la haine primaire travestie en littérature, de la pulsion aux allures d’analyse.
Michel M., mail à Monsieur C. S., mon grand chef chéri de l’OIE.

Old par M. Fox le 30 Oct 2002

Saint Grégoire
Nicolaï vient de péter la mise en page,
ça va pas être facile pour ceux qui
écrivent des phrases longues
sans sauter des lignes à la mano
enfin moi je m’en fous, je sais plus
en faire des phrases longues
entraînant un mal de tête et des torticolis
aux lecteurs avachis dans le canapé-trouvé
et qui picolent/rigolent en avalant champis
et ecstasy, les pauvres, moi je les plains et
je voudrais pas être à leur place :
Lecteur ce héros.

Old par igor le 03 Sep 2002

ON DIRAIT MOI

Old par M. Fox le 23 Sep 2002

j’ai froid, j’ai froid, j’ai froid, mon cou tombe, je la vois, tenue contre une rambarde par son frère. derrière eux les voitures passent, rapides, devant eux les gens, pressés. elle est pâle mais je ne la vois pas, ses cheveux couvrent son visage. le corps ramollit d’un coup le frère crie, il essaye de la tenir contre la rambarde, la tête part en arrière, les yeux deviennent vagues, il met ses doigts dans sa bouche, il tâte voir où est la langue. il l’appelle, il crie, elle ouvre les yeux, elle le regarde de très loin, elle lui susurre quelque chose, elle tient un peu, il appelle, appelez les secours, son protable, il le tient, il essaye d’appeller tout en tenant sa soeur, tout en parlant à sa soeur, on ne lui répond pas, le téléphone coupe, il panique, mais il garde le sang froid. je mapproche j’appelle à mon tour, les cris de la mère affolée arrivée couvrent le disque d’accueil des pompiers. la fille glisse contre la rambarde, je passe la main sous son cou, elle ne perdra pas la tête, je passe le bras sous sa taille, le corps est mou, desarticulé, elle glisse, son frère lui parle, la fille tombe étourdie sous les cris de sa mère, on ne peut plus la tenir de regard elle n’en a plus, la mère braille, c’est sa fille la fille tombe pour de bon, la mère frappe le corps mort, elle tape elle appelle elle crie, on allonge le corps sur le trottoir en l’allongeant ils ont découvert son dos un moment que la mère a giflé, un dos lisse jeune, un dos brun. la fille est couchée je ne la vois pas derrière les jambes, de la mère, de l’ami mou comme un veau son frère qui regarde intensément sa soeur. elle se réveille. elle prend sa famille pour des fous, ils ont l’oeil hagard encore la mère pleure, le frère l’engueule parce qu’il faut donner à manger aux enfants le matin et pas paniquer comme ça, lui il pose des questions à sa soeur, il a eu peur, il l’aime et il maitrise la situation les pompiers arrivent.
il a fallu que la mère hurle pour que les gens s’arrêtent
il faut qu’une bombe explose pour qu’on remarque qu’il y a une guerre
étonnament le corps flasque s’est redressé en une jeune fille alerte et qui se tenait. bouche fermée regard sûr. parlante.

Petit résumé : Un mois à la campagne :
Natalia Petrovna va passer un mois à la campagne, en compagnie de son mari, de sa pupille, de son fils et du précepteur de son fils. Pour tromper l’ennui, Natalia s’éprend du précepteur, qui tombe amoureux de sa pupille, une jeune fille simple tout juste sortie de l’enfance. Exaspérée, Natalia se tord de jalousie devant leur bonheur.
Il faut tout de même rappeler la perversité qui imprègne les oeuvres de T., et ses intrigues diaboliques.

À D’AUTRES

Déconcerté, sans pouvoir de jugement, il provoque quotidiennement cette hémorragie, cette dégringolade qu’on pourrait à juste titre nommer accident, bévue ou glissement ; feignant de ne rien attendre, il espère néanmoins qu’une personne bien attentionnée viendra soutenir sa maladie et le convaincre de sa nécessité ; après-tout, la guérison doit passer par les extrémités et se fichtre du monde, de la norme et du jugement d’autrui ; car là où elle se produit, nous ne sommes nulle part ; les autres textes agonisent, tandis que lui, tenté souvent souvent d’aller voir ailleurs, préfère résister et regarder avec une certaine délectation tomber l’un après l’autre ces esprits bien plus malades que lui — et sans prétention à la guérison : ils font semblant de survivre alors qu’ils sont bien évidemment déjà morts.

?

Old par M. Fox le 14 Oct 2002

…je regarde une carte du Chili, je relis les aventures de N. et je me souviens de quelque chose :

« une carte n’est pas le territoire » – Alfred Korzibsky

Old par igor le 01 Avr 2002

Chanson du mardi

{Refrain: x3}
Aserejé ja dejé,
Dejebe tu dejebe desé biunoua
Majabi ande bugui ande güididibi.

C’est une belle journée
Je vais me coucher
Une si belle journée
Qui s’achève
Donne l’envie d’aimer
Mais je vais me coucher
Mordre l’éternité
A dents pleines
C’est une belle journée
Je vais me coucher
Une si belle journée
Souveraine
Donne l’envie de paix
Voir des anges à mes pieds
M’faire la belle

{Refrain: x3}
Aserejé ja dejé,
Dejebe tu dejebe desé biunoua
Majabi ande bugui ande güididibi.

Old par igor le 26 Nov 2002

aujourd’hui nous ne sommes que mardi et c’est déjà vendredi pour moi
ce matin, j’ai croisé un enterrement et suis tombée sur la pire caissière à la poste
aujourd’hui nous ne sommes que mardi et c’est déjà vendredi (13) pour moi
ce matin je me suis habillée, involontairement, en gothique attardée
on aurait pu venir me soutenir à l’enterrement me tendre un mouchoir et me demander si j’allais

hier ils étaient trop loin maintenant ils sont trop près.
mon corps gonfle des larmes retenues

à l’avenir, laisse venir…

cette image est trop moche

il fait si froid ce matin, alors je fais du feu.

Old par igor le 24 Juin 2002

comme un dimanche eternel…

Old par M. Fox le 01 Juil 2002

PLUSIEURS

Principe

Se livrer à l’automatisme — lâché verbal, sans cibler l’intention — uniquement pour retrouver une logique, affranchie de la vigilance critique. Je veux parler de cette réflexivité sans pitié ; avant la fin d’une phrase en cours, l’œil noir du jugement sévit : Il n’aime pas. Trouve cela pauvre. Oublions cette tentation d’auto-destruction pour laisser venir ce qui doit venir : Le plus court est souhaitable.

(janvier 2002)

Des chambres, des appartements charmants, des promenades avec d’autres femmes, toujours d’autres femmes. Des discussions, un érotisme divertissant, puis ce retour en chambre où nos expériences fécondes me permettent de passer l’hiver tout seul. Depuis un certain temps, je séduis, mais je n’embrasse leurs bouches qu’à moitié, je m’érige en séducteur moyen, il faut bien se donner une contenance, le temps est si long et les divertissements parfois plus difficiles à aligner que les phrases.

Révolte

Le livre maltraité sauta au cou de son lecteur. Il parla. Le lecteur interloqué, écouta. Ainsi le livre commença à geindre. “Je déteste tes doigts. Et tu lis sans conviction. Tu n’es jamais concentré. Tu sautes une ligne sur deux. Lles verbes t’échappent et les adjectifs que j’ai eus un mal fou à trouver t’indiffèrent. Tu n’es qu’un gros con. Malheureusement, je n’ai pas beaucoup de pouvoir sur toi. ô gros con. Si tu penses que c’est avec ton argent que je peux t’appartenir, tu rêves naîvement. Sache que je ne suis pas une pute.. ” Et le livre aboya.. Le lecteur choqué alluma la télévision.

L’origine

Je suis né le 13 avril d’un père écrivain et d’une mère inconnue. Les journaux ne manquèrent pas de relever ce phénomène : “ Dans la nuit de jeudi à vendredi, le même nourrisson est sorti de l’utérus de 76 femmes différentes. Le père, furieux, décida qu’il ne resterait qu’un enfant et il congédia les mères. ” Comprenez alors l’ampleur de ma tourmente.

(août 2001)

À un moment, je sentis qu’une brêche s’ouvrait où s’entassaient mots et images, terreurs et jouissances ; je pouvais bien sûr tourner le regard et continuer ma vie d’homme ordinaire, mais — inépuisable mais, rigoureuse objection au confort — je plongeai de suite ma peau et mes yeux dans la brêche et je compris que pour avoir plus de lumière, il fallait que j’y demeure longtemps.

Elle

Pas un jour où il ne pensait pas à elle. Elle se laissait parfois saisir, puis lui faisant volte-face. Il la coursait, sans qu’elle fût devenue une ennemie. Il savait bien qu’un tel jugement sur elle l’aurait rendue à tout jamais hors d’atteinte. Depuis qu’il la convoitait, il avait fallu ruser : elle pouvait à tout moment l’intimider au point de le laisser choir. Pas question de créer un conflit, à coup sur il le perdrait. Elle s’offrirait à lui uniquement s’il était clair avec lui-même. Pourquoi une telle détermination à désirer posséder quelque chose qui n’a pas encore de visage? Il persévérait en dépit de son inconsistance. Malgré les railleries de son entourage, il avait une foi superbe et c’est pourquoi rien de l’arrêterait.

Du neuf et du vieux

Arturo vivait deux habitudes. Il me disait : “ Tous les jours je m’astreins à cette règle : Je reconnais. Je découvre. Du neuf et du vieux. Sinon le soir je ne dors pas. Mais je ne sais pas pourquoi. ”

Alors

Les motifs : esquisses, exercices. Les figures : répétées. Il doit y avoir quelque chose. En déchaînant, ces motifs et ces figures, en les reliant peut-être, j’apercevrai le tableau.
Fantasme : écrire un conte pour enfants.
Réunir des textes parmi des images. ( Plus de textes : effets d’élargissements : ouverture à la Biographie.)

RESTER EN TETE EN HAUT DE LA PAGE

Old par A venir le 12 Sep 2002

ma vanité est énorme
et je prends des médicaments qui rendent con.

on est pas sortis.

Old par M. Fox le 01 Juil 2002

Né en 1818, Tourgueniev est élevé au monastère de Spasskoje. Il y connaît une éducation stricte et les rigueurs et monstruosités auxquelles donnait lieu l’institution du servage : malgré de nombreuses cicatrices laissées par le fouet des précepteurs orthodoxes, il garde un bon souvenir de la vie en contact avec la nature et proche du peuple. À quinze ans, il entre en pension à Moscou et continue ses études à Saint-Pétersbourg. Il rencontre Pouchkline et commence à écrire des notices techniques. Un long séjour à Berlin lui donne accès à la culture occidentale. De retour en Russie, il rencontre Pauline Viardot, la célèbre cantatrice sœur de la Malibran, et son mari ; il tombe éperdument amoureux de la jeune femme. Cet amour sera toléré par les jeunes époux et Tourgueniev admis dans le cercle familial. En 1847, Tourgueniev décide de quitter la Russie pour vivre auprès de Pauline Viardot. La publication des Récits d’un chasseur , réquisitoire implacable contre le servage, lui assure une toute première place parmi les écrivains russes. À la mort de sa mère en 1850, il devient propriétaire d’une grande fortune, mais il est retenu en exil sur son domaine. En 1856 seulement, il peut repartir en France, mais Pauline Viardot ne lui est plus favorable. Il devient mélancolique, se met à boire, voyage, rentre en Russie, continue à écrire récits et romans sur la vie russe et à s’adonner à sa passion première : les manuels et les notices techniques que sa connaissance du français, de l’allemand et du russe lui permettent de traduire avec un talent inégalé. Il se brouille avec les critiques de son pays et décide de s’installer définitivement à l’étranger en 1864, à Baden en Allemagne, près du domicile des Viardot. Il y fréquente une société brillante d’artistes et de techniciens. Il renoue avec Pauline Viardot, toujours délurée. La guerre de 1870 vient briser cet idylle, et l’écrivain reprend ses voyages avant de s’installer à Bougival, près de Paris, près du domaine des Viardot. Il se lie d’amitié avec Flaubert, Zola, les frères Goncourt. Sa gloire est désormais établie, il est élu vice-président au Congrès international de notices techniques en 1875, aux côtés de Gustave Eiffel, et reçu triomphalement lors d’un séjour en Russie où il retrouve avec émotion ses frères Igor et Nicolaï ainsi que sa petite soeur Dot. La création en 1879 d’Un mois à la campagne, écrite en 1850, est un énorme succès. Vieilli et malade, Tourgueniev meurt en 1883 à IKEA.

changer
enlever les lambeaux de mon existence passée
raper contre les murs de béton
la chair tendre et fraiche de mes illusions
passée
laisser couler les fluides inutiles
le long des caniveaux gluants
de certitudes
se vider
des souvenirs et de la mémoire qui pèse
hachée menue impitoyablement
broyée.

t’aimer librement enfin

Old par igor le 18 Déc 2002

ils disent que la religion
c’est l’opium du peuple,

que pensent ils de la pornographie ?

Old par M. Fox le 19 Juil 2002

It’s a strange day

No colors, no shapes,

No sounds in my head

I forget who I am…

Ceci était un message de l’opération « Non-performance exclusive pour Tourgueniev : j’arrête de boire pendant une semaine » Jour J+6, merci de votre compréhension. Si vous n’imprimez pas ce message 9 fois pour l’envoyer à vos amis, le malheur s’abattra sur vous comme une merde, la preuve : M. X, qui a bien rigolé la dernière fois qu’on lui a fait le coup, s’est fait agresser par une horde de motards en furie à coups de flashballs et de santiags dans les boules. Lorsqu’il a compris ce qui lui arrivait, il leur a distribué les lettres et ils se sont mariés et eurent beaucoup d’enfants qui gagnèrent au loto ce qui leur évita de cotiser à des fonds de pension et fit le succès fulgurant de la retraite par capitalisation. Mlle Y, qui n’était pas croyante bien qu’elle pratiquat la méditation transcendentale, refusa de prêter allégation à de telles fariboles. « Hahaha, quelles conneries » se dit-elle juste avant de se faire percuter par un avion de réfugiés en provenance du Timor occidental avec à son bord une bande de terroristes armés de cutters en plastique jusqu’aux dents. Lorsqu’elle réalisa quelle malchance venait de la frapper, elle voulut revenir sur sa décision mais trop tard : elle était morte.

Old par Nicolai le 30 Mai 2002

Orad is gone.
Go radis go go go !
Radis be gooode…

(j’ai avalé une cocotte vide abandonée par Mel Point G, avec du jus d’orange parce que c’est dégueulasse)

je suis arrivée. arrivée? j’ai encore quitté pour arriver ici, quitté une fois de plus un lieu que je ne retrouverai jamais. aussi insignifiantes qu’elles puissent paraître des choses vont couler dans cet appartement dont je viens de claquer la porte. et parmi ces choses le temps. demain il sera différent. qu’en sera-t-il dans un mois?
de toutes façons je men fous voilà maintenant 22 ans que je quitte des endroits. ces départs m’ont-ils affectée? le premier sans doute, qui signait une vie d’errance. non, je ne vis pas dans une caravane, mais je ne vivrai jamais chez moi. je ne trouverai jamais mon pays parce qu’il n’existe pas. ma terre aurait été celle de mon lieu de naissance si on m’y avait laissé grandir. une terre qui n’avait rien à voir avec mes origines ni avec ma nationalité. mais c’est la seule terre que j’aurais pu reconnaître comme mienne, sans penser aux autres. si mon imaginaire s’était limité à cette terre. maintenant je sais tout ce qu’il y a autour de nous. je sais que dans ce fatras de pays, beaucoup m’ont donné de leur sang. je sais que tous nous en mêlons en nous. mais ce qui peut nous donner le sens de vivre dans un endroit sans se sentir étranger, c’est d’y naître. vous sentirez encore le pays de vos parents battre dans vos rêves, vous croirez encore que c’est le vôtre. moi, pour être revenue dans le pays de mes parents, je sais que ce n’est pas le mien, et je sais aussi que les autres pays non plus ne peuvent être le mien. le jour où on quitte un pays on apprend l’exil, et on le garde pour toujours.

je vous ai croisé à Grand Central,

vous êtes inoubliable,

rendez vous où vous voudrez.

Old par M. Fox le 05 Nov 2002

Safe sex grace à Malabar !
« les tourguenistes ont une sexualité active, intense, bi-goût« 
Car(r)oline Hazard

Old par igor le 20 Nov 2002

Jo la déprim’ on l’appelait… Partout où il entrait on faisait silence… On dit même que les feuilles mortes s’écartaient sur son passage… Son chat l’avait rejetté il y a quelques années de ça déjà… Il marchait tout nu été comme hiver car sa penderie aussi l’avait fuit… Sa main et son sexe se haïssaient cordialement, aussi s’était-il résigné à ne plus se masturber.

Aujourd’hui, un banal bic ne s’est pas refusé à lui alors il a écrit…
Aujourd’hui, Jo communique avec lui-même et son parchemin de conscience n’a pas voulu se tirer en courant…
Aujourd’hui, la vie traverse le corps de Jo, Jo le Spleen, entre au bistrot du coin, la musique sifflote, c’est la première fois qu’il l’entend… Il voit les gens, pas immobiles, non bien au contraire ils s’affairent…

Jo comprend qu’il ne devra jamais plus dormir…

Old par Gu. le 20 Déc 2002

Mc coy aimait les femmes qui aimaient le whisky
… Un phénomène intéressant Cap’tain… Mais je remarque que la peau de ces « tourgueniennes » n’est pas verte et qu’elles ne portent pas de bikinis oranges sous leurs vêtements…
Old par igor le 24 Juil 2002

sympathie du regard tourné vers rien; j’ai mangé beaucoup de spaghettis et puis tu t’es levé précipitamment, j’ai voulu te suivre mais tu as couru dans une rue qui échappait à mon réel. J’ai regardé, j’ai regardé longtemps là où tu avais disparu, trace de ton absence. C’est mon désir.
sympathie des pâtes inachevées; tu as mangé beaucoup de spaghettis mais il en restait encore dans l’assiette
sympathie de la monotonie nocturne; j’ai mangé beaucoup de gâteau au chocolat (j’aurais préféré un cake au thé vert, mais mon pays est ainsi fait qu’on n’en fait pas), tu n’étais toujours pas revenu alors… pffff. J’ai regardé par la fenêtre. Et par la fenêtre on voit des choses dingues.
Je sais que tu reviendras parce que : Ta mélodie est dans mon oreille.

La citation de la journée :
Je suis composé d’eau. Personne ne peut s’en apercevoir, parce qu’elle est contenue à l’intérieur. Mes amis sont composé d’eau eux aussi. Tous autant qu’ils sont. Notre problème, c’est que nous devons non seulement circuler sans être absorbés par le sol, mais également gagner notre vie.
Philip K. Dick – Portrait de l’artiste en jeune fou

J’ai encore revé de cette route,

il faisait nuit,
je ne voyais que l’espace entre les phares,
je crois bien que j’etais fou,
le sang au coin des lèvres,
j’allai répandre la tempete
dans un autre etat
car
depuis que tu n’es plus là

l’Idaho ne sera plus jamais comme avant.

Old par M. Fox le 29 Oct 2002

Il est 17 heures, Paris s’éveille…

Tentative de redressement, non sens.

Old par A venir le 20 Sep 2002

Jour 3
Jour 3 : L’enveloppe s’est altérée pendant quelques heures. D’abord un engourdissement général produisant une affection de plus en plus prononcée de l’état de veille, puis un collapsus. Après un temps indéterminé, je me souviens avoir perçu à nouveau des séries de petits grattements, suivies d’une voix masculine claire m’indiquant d’ouvrir les yeux. Lorsque j’ai repris connaissance, la bouche était sèche et collante et l’un des yeux avait enflé de telle sorte qu’il était presque impossible de le bouger. En l’observant dans le miroir de la salle d’eau, j’ai pu constater qu’un sérum beige et poisseux s’en échappait à chaque pression sur la paupière. Affecté par cette perte de contrôle inopinée, je me suis rendu de nouveau dans la chambre jaune résolu à prendre contact avec mon protecteur. Les fragments de la lettre brune sont au sol, quelqu’un ayant profité de mon inconscience pour la déchirer en plusieurs morceaux assez larges. Il en reste cependant le contenu le plus précieux. Il s’agit d’une sorte de plaque de plastique sombre reproduisant une mâchoire, en négatif. Sur cette plaque, un cercle rouge est tracé au feutre, entourant une prémolaire ainsi qu’une molaire sur lesquelles apparaissent des traces claires distinctes, certainement des éléments métalliques. J’ai pu constater qu’il s’agissait d’une photo de la dentition de l’enveloppe, pour similaire que sont l’implantation et la forme de certaines racines. Pourtant, sur les dents indiquées ne figure aucun type de complément ou d’ajout comme le montre la reproduction. C’est donc à cela que je dois réfléchir dans les prochaines heures.

Bon, la preuve par le net : Fight ! et Fight again !

Old par igor le 28 Nov 2002

À quel moment vont-ils me virer de la chambre?

Dans son regard
j’ai rencontré le vide
et ce fût effrayant…

Old par Gu. le 11 Nov 2002

Old par M. Fox le 30 Sep 2002

je te vois Igor Tourgueniev

Old par igor le 05 Nov 2002

LA HONTELA HONTE – LA RAGE – LA RAGE – ALLER A L’ELYSEE BRULER LES VIEUX – LA RAGE – LA HONTE – LA RAGE – FOUTRE LE FEU – LA HONTE – LA RAGE – LA RAGE – ALLER A L’ELYSEE BRULER LES VIEUX – LA RAGE – LA HONTE – LA RAGE – FOUTRE LE FEU – LA RAGE – LA RAGE – LA RAGE – LA RAGE – LA HONTE – LA RAGE – FOUTRE LE FEU – LA RAGE – ALLER A L’ELYSEE BRULER LES VIEUX – LA HONTE

voter pour l’escroc.. voter pour l’escroc… VOTER POUR L’ESCROC… tu veux un poing ou deux mon gars ?? voter pour l’escroc contre le facho. VOTER POUR L’ESCROC CONTRE LE FACHO. paix et amour. amour et paix. reprendre du LSD. libérer la réalité. reprendre du LSD reprendre n’importe quoi libérer la réalité. toma, bababobo de merde.

Old par igor le 25 Avr 2002

Où est passée ma fricative uvulaire sonore?

je t’ai en plein dans la face.
que puis-je y faire?

Immense roue,

engrenage titanesque
lancé à toute vitesse
dans la foret de cristal

le vacarme est immense
et ma vie
un chantier.

Old par M. Fox le 09 Déc 2002

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