
Mon ami Will me spamme :
Doubt thou the stars are fire,
Doubt that the sun doth move,
Doubt truth to be a liar,
But never doubt I love.
je me demande…
analogique : une toile moche dans une pizzeria à 60 euros
numérique : une jpg trouvée par google du même genre « gratuite »
analogique : tu peux retourner la toile, voir le dos, le cadre, et la tenir entre tes mains
numérique : quoi que tu fasses, l’image reste sur ton écran
la vraie vie est analogique ou numérique ?
Martha m’a dit qu’avant elle n’était rien
et que maintenant elle est tout
et que ça l’exaspère,
tu comprends ça, toi ?!
L’écriture qui se méfie des images : voilà le seul commencement envisageable.
L’unique argument qui peut devenir une arme de combat pour peut-être nous délivrer de nos difficultés et assumer la nomination d’une chose, d’un objet, d’un être — extraits du visible. Sous ce problème abstrait se cache la peur de typifier, de simplifier, de tuer tout simplement au moment de l’exécution, de l’identification. Une description à retardement ? Nous savons que l’inexorable se produira. Mais le risque d’être piégé ci-tôt engagé dans l’écriture m’impose la prudence. Certes, on peut m’accuser de prendre une pause. De devenir malgré moi une image. Pour y échapper la surprise doit-être à la mesure du changement, de la rupture. Contrairement à ce qui a déjà été écrit (« refuser l’héritage du passé »), pour susciter ce retournement, il faut construire une continuité, et féconder le passé des phrases en engendrant un monde. Le problème ne semble pas si insoluble. Je reviens à la méfiance des images, à cette formidable tension devant le choix d’un monde à annexer, à interpréter. Aucune complaisance dans cette situation d’attente, il s’agit d’une croyance pure au réel, nous y sommes presque, patience.
LE TELEPHONE SONNE TOUJOURS(petite pièce minimaliste en un acte à jouer pendant que le téléphone sonne, juste avant de décrocher) |
personnages :
Dédé : sourire enjoleur, moustache généreuse
Pépé : paralysé lors d’une opération secrete menée pendant la guerre du Golfe
Mémé : femme conçue entièrement en bois qu’on peut ouvrir pour en trouver une autre identique à l’intérieur, mais plus petite, et ainsi de suite.
Acte 1 : scène 1 : dans le living
Le téléphone sonne une fois.
Dédé :
Ah, Ah ! Pépé ! T’entends ? Le téléphone sonne !
Mémé :
Plop !
Dédé regarde Mémé d’un oeil accusateur.
Mémé :
Sheila revient sur les planches à la rentrée, paraît-il. Plop.
Le téléphone sonne une fois.
Dédé :
Pépé ! Tu l’entends où tu l’entends pas, ce téléphone ! Il sonne !
Mémé :
Plop.
Fou de rage, Dédé giffle Mémé avec sa main droite.
Pépé tombe sur le flanc.
Dédé (qui soudain sourit en regardant Pépé sur le sol) :
Ah ah ! Mais je suis bête ! J’avais oublié que Pépé était paralysé !
Tous rient (sauf Pépé).
Pépé :
Le téléphone sonne toujours. Arrrrgh.
rideau
Elle regarda le corps blême couché sur le lit, recouvert du drap jusqu’à demi-corps, lèvres maquillées et mains croisées. C’est un peu tard, mais elle murmure quand même je t’aime papa, elle ne lui avait jamais dit, alors… Rends toi compte, deux minutes avant, c’était bon.
Tom, get your plane right on time.
I know your part’ll go fine.
Fly down to Mexico.
Da-n-da-da-n-da-n-da-da and here I am,
The only living boy in New York.
I get the news I need on the weather report.
I can gather all the news I need on the weather report.
Hey, I’ve got nothing to do today but smile.
Da-n-da-da-n-da-da-n-da-da here I am
The only living boy in New York
Half of the time we’re gone but we don’t know where,
And we don’t know where.
Tom, get your plane right on time.
I know you’ve been eager to fly now.
Hey let your honesty shine, shine, shine
Da-n-da-da-n-da-da-n-da-da
Like it shines on me
The only living boy in New York,
The only living boy in New York.

j’ai prié les esprits
mais ils ne veulent plus me proteger.
ils disent que je n’ai plus de magie,
que mon ame est transparente,
ils disent que sans amour on est rien
et
que je ne suis rien.
je n’ai plus de plaisirs, plus de sensations réelles,
mon existence est parfois remise en question
par mes pairs…
alors j’attendrai la pluie
qui lave les plaies
j’attendrai l’orage
et quand sortent les loups
j’irai trouver les mirages
et courir comme un fou.
Tourgueniev ce héros, c’est la preuve écrite
que des caleçons bien remplis
peuvent aussi contenir des coeur purs.
(ça vaut aussi pour les filles, mais c’est déjà écrit)
Le traumatisme de la journée :
9H00, RER Luxembourg. Un homme, chauve, la cinquantaine, plutôt élégant.
« Mademoiselle, excusez-moi, vous prenez régulièrement le RER ici?
– Heu …
– Vous le prenez souvent à cette heure-ci?
– Mais pourquoi ?
– Je cherche des témoins car … »
Il a tourné la tête. Ses yeux et sa phrase se perdent vers la tête du quai d’en face.
» Excusez-moi je n’ai pas entendu.
– Mon fils s’est suicidé un matin ici, enfin c’est la thèse officielle. Moi je n’y crois pas, je cherche des témoins, vous n’avez rien vu, vous ne vous souvenenez de rien, vous…
– Ah non je suis désolée, je n’habite pas ici, je viens de chez une amie, je ne prends que rarement le RER ici.
– Vous ne vous souvenez vraiment de rien, mais si essayez, vous êtes sure? Ca s’est passé ici, moi je n’y crois pas je cherche des témoins, vous …
– Non Monsieur, je suis sincèrement désolée, je ne peux pas vous aider.
– Vous ne vous souvenez de rien?
– Non désolée, je n’ai rien vu.
– C’était un matin, vraiment ça ne vous dit rien?
– Non désolée, vraiment, j’aimerais pouvoir vous aider, mais non. »
Mon RER arrive. Par la vitre, je le vois s’avancer vers une autre jeune fille.

Tourgueniev ne méprisait pas l’esprit des salons aristocrates de la Grande Autriche du XIXe siècle.
Mais bien souvent, lui et ses amis Les Maquisards Bi-Littéreux ne se privaient pas pour cracher sur la Jeune Vienne de Hofmannsthal et Schnitzler.
Trop de Sigmund tue Sigmund
qu’ils disaient.
N.I.G.H.T.
il est nuit
optimisation de l’alternatif
optimisation de mon temps de sommeil au minimum
pour partir vraiment
tu dois laisser une partie de toi
en arrière
et j’ai le docteur
pour ça
ferme les yeux chérie
ça fait pas si mal
si tu serres les dents
lobotomie et roule vers le paradis
oh darling, i love you so much
L.O.V.E.
Ne pas oublier d’enduire…
…
un jeudi
ça pèse
pas lourd
un jeudi
juste un jour
dans ta vie
pas plus dur
pas plus long
qu’un aut’ jour
après ce n’est
qu’une question
de perception
de deformation
de l’espace et
du temps
en fonction
des evenements
si ça crasse
ça s’allonge
si ça passe
c’est trop court
un jeudi
et
tu n’es pas là
…
Aujourd’hui – mais est-ce que le temps passait pour cette petite fille – la petite fille voulait jouer au chat qui fabrique des bonbons, un gros chat multicolore du nom de Ponono, très grand cuisinier, dont la réputation est parvenue aux oreilles du roi Kanoukou. Ce grand roi vivait dans un gros château fait de briques de plastique moulé de toutes les couleurs, la petite fille n’en était d’ailleurs pas peu fière. Ce roi avait un grand appétit et à chaque instant l’une de ses 5 bouches au moins grignotait des friandises. Ce gant royal, puisque c’en était un, avait depuis toujours appartenu à la petite fille et malgré sa drôle de couleur, elle l’aimait beaucoup. Le roi vivait avec une reine qui avait 5 bouches elle aussi. Depuis toujours ils vivaient fort heureux, fort aise dans leur beau château de plastique moulé que tous leurs sujets nommaient Castelplastique. Du haut de la muraille de Castelplastique on apercevait les vallées du lit, la grande plaine de la couette et les monts oreillers. Plus loin encore, on apercevait la très fertile baronnie du tapis de jeu dont de nombreux sujets du roi à 5 bouches étaient originaires. Au delà s’étendaient l’Océan plancher et les mers inconnues où vivent d’immenses créatures aux mœurs fort cruelles nommées Zochessettes. Ces êtres longs possédaient sur leur face ventrale un orifice rempli de dents nombreuses et pointues et de nombreuses expéditions d’exploration envoyées par le roi à 5 bouches avaient fini dans l’estomac de ces créatures-là. Le roi en était très mécontent et avait décidé d’offrir la main de son fils, il ne possedait pas de fille – hélas -, le charmant D. A. Coudre à la première personne qui mettrait au point un stratagème permettant de se debarrasser des ignobles Zochessettes. Partout dans la plaine de la couette, on se creusait la tête ; dans chaque coin de la Baronnie, on y pensait chaque nuit… Une famille qui vivait au bord de l’Océan eut l’idée d’harponner les géants de la mer, mais on remarqua vite que les Zochessettes mangeaient les épingles dès qu’on les leur envoyait. Un groupe de magiciens du bord de la Couette émit l’idée qu’on pouvait charmer la bete en usant d’une flute, d’une timbale et de 3 petites trompettes. On ne repecha que les trompettes, des magiciens, on n’entendit plus jamais parler.
« No puedo salir porque temo que al salir suene el teléfono en la pieza vacia. » R. Piglia
est-ce que quand vous rentrez chez vous vos objets vous dévisagent? le pire c’est peut être quand ils me tournent le dos. mais ça…
Une île, les vacances de Pâques, il y’a bien longtemps
Un camp scout, éclaireurs en fait, une légère nuance
Me retrouver perdu, isolé pour quelques minutes
Entre les rochers, la mer en furie et un sous bois profond
« Brocéliande ! » dis-je
Un instant magique, propice…
Un rayon de soleil traverse le feuillage et m’entoure d’un halo bienveillant
« Sortez créatures magiques, n’ayez pas peur, je suis des vôtres, montrez-vous à moi »
Rien ne bouge, le vent se lève, je suis seul
Je patiente, recommence à appeler, à implorer
Personne ne s’est dévoilé
Des cris pas loin, les autres, je sors de ma transe
Ils me cherchent
En larme, je les rejoins
Ce jour là, j’ai beaucoup trop grandi
elle entre dans le comissariat. je voudrais déposer une plainte, je me suis fait violer; j’ai les résultats de l’examen médical.
on l’assoit à un bureau en face d’elle un flic prend la déposition, prend note des résultats, et lui fait signer un papier.
de son oeil brillant il la regarde, elle est jolie, elle a l’âge de sa fille. un de ses collègues passe et ils en discutent, j’aimerais bien attraper le salaud qui a pu faire une chose pareille… ouais, on lui couperait les couilles! putain, tu te rends compte elle a l’âge de ma fille.
au bureau d’à côté une fille se fait interroger pour un vol. elle est jolie aussi, elle porte un jean serré.
on lui fait passer la nuit en garde à vue.
elle ne peut pas dormir toute la nuit, d’abord il fait froid, et quand elle demande une couverture, le flic veut la réchauffer lui-même.
la fille au jean moulant se fait violer dans sa cellule au comissariat.
personne ne voudra couper les couilles de ce violeur-là!
Analogique
J’ai le souffle et la chaleur d’un vieux vynil.
Pressage hasardeux, les faces sont multiples.
Il faut m’attraper délicatement, du bout des doigts.
Je suis un peu rayé, je saute tout le temps si on oublie de me retourner.
C’est un canal de plus – il n’y a décidément que des canaux sur toute cette planète – au milieu du désert cette fois ; un canal interminable, assoupi entre les dunes, qui courre d’un bout à l’autre de l’horizon, irrémédiablement rectiligne, absolument sans accroc.
C’est un canal désert entre le dunes, sous le ciel vert empire de ma drôle de planète. Le ciel est marbré d’auréoles claires, orangées ou bleutées. Pas de nuage. Lumière intense. Chaleur mortelle.
Mon radeau dérisoire quitte la berge anonyme pour dériver lentement, porté par aucun courant, soufflé par aucun vent, que le temps qui s’écoule et le porte.
je marche sur tes pas
je suis sur ta piste
cherchant les indices
de ta présence
un mégot
un parfum
même une trace de rouge à lèvre sur un verre à dent
une noix de muscade posée en équilibre sur un rebord de fenêtre
un chat récemment caressé
un ballon encore chaud de tes massages
une boite à musique entrouverte
une porte fraîchement refermée
un cerf-volant déchiré
je t’aime comme ça moi
chinoise et toute petite
africaine et cambrée
allemand et très blond
oui
comme ça, je t’aime
et
je marche sur tes pas
je suis sur ta piste
chut…
ne te retourne pas
Mon coeur saigne. Chaque jour. A chaque pulsation. Le sang est envoyé dans les artères et il fait le tour de mon corps. Le sang empoisonné fait le tour de mon corps.
Imagine-toi mon corps nourri par la pourriture. Ma main est faible. Mon regard perverti par le mauvais sang qui y est injecté.
Ce sang-là ne se transforme pas en vin. Tu ne le boiras pas. Tu ne mangeras pas mon corps.
Chchchut… Ecoute… mon pouls, c’est ma mort qui avance.
Les 100 premiers qui nous adresseront leur photo avec leur annonce paraîtront gratuitement dans la revue.
bon, question du jour, en avoir ou pas..?
hier on prend des hallucinogènes à la pisse de chat
on devient femme, puis homme
on se détend, on se plie, on devient yogi
on chante, punk, une chanson pas punk
Salomé nous promet la dance des sept voiles pour mercredi
maintenant on écoute les damnés
demain on sortira au soleil
ce soir on fréquente les demoiselles
et on va au dancing avec Nicolaï
tout cela afin d’avancer encore et toujours
vers notre but final Tourgueniste
et de lever le voile sur nos mystérieux desseins
dimanche, se reposer
lundi, créer une religion dogmatique
mardi, s’immoler par le feu avec un zippo
mercredi, panser ses plaies
et se demander si on ne fait pas fausse route
bifurquer
mais continuer à avancer.
La citation de ma journée
Puisque je ne me satisfais pas d’une réalité unique (j’ai tendance à croire que nous vivons non pas dans un univers mais dans un plurivers), tout jugement visant à définir, en cas de divergence d’opinions, la réalité correcte et celle qui ne l’est pas, doit être suspendu jusqu’à ce que soient réglées certaines questions portant sur la nature de la réalité. Puisque nous n’avons résolu aucun des problèmes posés par Kant (…), nous ne sommes pas en droit d’affirmer catégoriquement que X perçoit correctement la réalité tandis que Y se trompe. Les philosophes les plus estimés ont condamné énergiquement cette vision simpliste de la réalité ; je mettrais parmi eux des gens comme Heinrich Zimmer, Jung et Hume, par exemple, qui mettaient même en doute la causalité.
P.K.D.
Nous nous voyons.
« BONJOUR COMMENT çA VA ? »
Le culot de la question m’irrite au plus au point :
« çA VA TRÈS BIEN MERCI. »
Il y a du silence après l’entretien : nous sommes engagés désormais l’un vis-à-vis de l’autre. Nous nous serrons la main. Après les questions. Nous évoquons des prouesses de la littérature.
« Elle va très bien merci. »
Mais personne n’écoute plus personne.
« C’est pour ça que la littérature va bien. »
(Jouer la scène dans une cage.)
« Puis
encore une nuit,
à rôder près de toi.
à souffler sur mes doigts pour en chasser l’effroi.
longer les murs de planches de ta cabane,
écouter le bruit sourd de tes accouplements.
glisser mon corps sous le plancher,
parmi les rats et les cafards.
t’entrevoir entre les lattes pourries,
marcher au-dessus de moi.
oser mon regard sous ta chemise immonde,
me caresser, fermer les yeux.
t’imaginer princesse, m’accordant mille voeux.
ouvrir les yeux, te retrouver pauvresse,
et moi plus pauvre encore.
un jour je te tuerai, je baiserai tes lèvres et tes seins.
j’appuierai la lame contre mon ventre,
et de mon sang versé rachèterai tes péchés.
Pierre et jésus marchaient sur un chemin caillouteux comme d’habitude quand ils rencontrent le diable et une femme qui se chamaillent pour… je ne sais plus… pour rien sans doute. Pierre décide de rétablir la paix et ni une ni deux il tranche la tête du diable et de la femme. Jésus est un peu mécontent, il lui fait la morale, nononon ce n’est pas bien de tuer les gens. Pierre pour réparer, recolle les têtes, mais voilà… il se plante, et c’est depuis lors que c’est chose véritable: Tête de femme, tête de diable!
And now he’ll live (gAmEr)
Fetching in his dreams what he can’t get in real life
Wandering thru the realms of his distant hopes
The steel scent cuts like a knife while the silver glitering pods scope
(the joypads shake & tumble)
Sky-diving from the ever-changinq textured clouds to a daedelous lava maze,
he visits a 1000 worlds in (a mouse click).
Others are trying to destroy his world.
But he’ll protect it, building cities out of (nothing/dust), breeding farmers to feed his troops.
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L’image — (dimanche, 13h07) — la chaleur dont le foyer serait sous le bitume attaquant l’air blanc, consistance noire, pollutions.
La citation de la journée :
– Tu vas voir, quand ils vont rentrer, je vais aller les insulter à Roissy
– Oué, si y rentrent ! Faut leur supprimer leur carte de séjour !
Danemark 2, France 0, café La Comédia, place Mouton Duvernet
il fait noir dans la salle en béton, les fenêtres sont bouchées par du noir aussi, un type tripote des vinyls c’est lui qui fait la musique, on croyait que ce serait une fille, je me dis c’est peut-être lui qui pose en fille. et derrière les gens qui danseront tout à l’heure il y a des projections, comme dans toute soirée qui se respecte donc des projections, de films indiens. beaucoup de gros plans, les levres de la fille et les yeux brillants du mec. la projection se fait dans le coin de la pièce, et les images se coupent en trois. on a en face une image ressemblante à la vraie et sur le mur de droite et sur le plafond des dégénerescences de bouche d’oeil de cheveux. on a le vrai en face et des choses abstraites autour qui ne sont que du vrai mal projeté. retournez vous doucement, et regardez les gens qui danseront tout à l’heure. ils sont peut-être indiens.
Hier on m’a offert un pingouin télécommandé, c’est plutôt rigolo, il avance encore moins droit que moi quand je suis alcoolisé. Mais je vais lui greffer une caméra dans l’oeil et mon espion secret il deviendra. Héhé.Fight the power set free

…Vendredi, il fait beau. Quitter Issy pour aller ailleurs. Quitter ici en tout cas. Grand sourire à tout le monde. Les véritables enjeux sont loin. On se sent un peu en terra incognita, mais bon, parfois c’est pas si mal. J’espère que tout le monde captera un peu de cette bonne énergie du soleil et la rangera bien au chaud dans son cœur…
Si on faisait aux adultes ce qu’on fait aux enfants, ils se fâcheraient sûrement tout rouge. Pensez-y la prochaine fois, messieurs les phallocrates !
bon,
j’ai inscrit ici le texte d’une chanson d’EDaho
qui, je trouve, correspond bien à la vie
que je mène / que je ne mène pas
ces temps ci
donc
je le
signale.
mais,
une question
s’impose à moi :
———————————
Qui est Charleston Parva ?
———————————
Ils grouillent, m’entourent, m’aspirent, m’attirent, me hantent…
Perché sur ma couche, le regard fiévreux et la main tremblante, je guette…
Le prochain qui pointe le bout de son nez, PAF, écrasé !
Une fois de plus ma joie exultera, une fois de plus l’instinct du chasseur en moi se réveillera !
Et de sa chair, avidement, je me goinfrerais…
Eté que je te hais, toi qui conviens tant aux blattes.

Une petite pensée émue pour Nicolaï qui arpente en ce moment la rue Saint Denis afin de recueillir les témoignages des tenanciers de Sex-Shop à propos de la crise irakienne et de la grogne des enseignants. Carlos Castaneda serait fier de toi mon frère. Que le dieu à tête d’éléphant te garde des dangers qui te menacent.
je te vois
je t’attends
j’ai pensé je ne veux plus manger
et puis j’ai repensé aux jours où je ne voulais plus manger
j’ai repensé à des années en arrière
j’ai repensé à ce que je ne connais plus à ce qui ne me touche plus
à ce qui n’existe plus
j’ai repensé à tout cela et ça remplace aujourd’hui
merde alors pourrir un jour et se remettre à pourrir
pourrir un jour et vouloir mourir
j’ai tourné dans un freezer jusqu’à ce que des cristaux de sang giclent
j’ai mordu des tuyaux jusqu’à ce que mes dents n’existent plus
j’ai ventilé ma mémoire jusqu’à ce qu’elle disparaisse dans un désert absolument loin derrière moi
ce désert c’est toi silencieux incompétent ignorant tu as les yeux vides tu ne regardes rien tu ne mâches rien et pourtant tu mâches
j’ai trituré mon nombril et j’ai réussi à passer entre mes côtes et je t’ai touché derrière moi
j’ai vociféré un son inaudible tellement aigu, tellement pur, tellement invivable!
j’ai planté un pieux dans mon âme afin de pouvoir m’y accrocher et de pouvoir grimper jusqu’à mon crâne
de là-haut ce que je vois? ta tête fumante, brûlante de tourner à vide, tes cheveux épars et grillés
tu es laid
je tords mes dents autour de tes boyaux, je tire, je tire, des kilomètres me suivent, je cours, toujours des boyaux qui sortent de toi, je n’en reviens pas
o voilà donc ta magie! ces rouleaux sanguinolants qui désignent un point de fuite en s’alignant
ces chairs qui s’étalent dans le sang et le bruit de l’humide… je les lèche! mon amour!
on imagine facilement a quel point votre vie peut se
réduire a un triste énoncé qui chaque
jour se rétrécit jusqu’au ridicule ;
présence persistante bien qu’infime dont
le bruit me fait penser aux gémissements
terminaux d’une mouche que je viens d’écraser. Elle pourrait
constituer un sain motif de colère, voire de mépris,
mais la complaisance dans le regard que vous portez au miroir rend
difficile le détachement que suppose ce mépris.
Pourquoi ? Parceque je suis parfois aussi tenté de m’exercer
aux belles gesticulations devant le regard d’autrui. Craner dit-on.
Se pavaner dit-on. Se plaindre dit-on. Gémir dit-on.
Mais il y a autre chose a honorer (découvrir ?) le dehors.
(Je comprends la séduction de la chambre et le bonheur d’y rester en
compagnie ou seul pour jouir ou gémir. Exposez-vous dehors,
il fait assez bon. en ce moment. Je vous en prie, économisez vos images
vos confessions, il n’y a plus d’homme digne de se fondre dans l’attente de
l’amour, de disparaitre sans fracas.)
Itaf, le dromadaire et son ami Joan sont des amis inséparables. Ils partent à la recherche du Secret du Désert. Que trouveront ils?
Itaf the camel and Joan a young boy are inseparable friends. Being such good friends, they have strange and fabulous encounters.
Itaf, das Kamel, und ein kleiner Junge sind unzertrennliche Freunde. Durch diese Freundschaft erleben sie wunderbare und seltsame Abenteuer.
Itaf és Joan elvàlaszthatatlan baràtok. Indulnak a sivatag titkànak felkutatàsàra. Mit fognak talàni ?
Jour j+2
Tout va assez bien. Quelques légers tremblements, et le doigt que je me suis ouvert le soir où j’ai décidé d’arrêter de boire me fait souffir. Je consomme en moyenne 8,5 litres d’eau par jour, et étrangement, je fume moins. Ca doit être à cause du ganglion qui est apparu ce matin.
Mais sinon, ça va, je sens les premiers effets : je n’ai plus de boutons, mes yeux sont moins cernés et mes cheveux plus luisants. Pour peu je me mettrais à bouffer du Pal, mais il reste encore des trucs comestibles dans mon frigidaire… enfin, plus pour longtemps, j’ai remarqué que j’ai souvent faim depuis hier. Très souvent.
Il m’arrive aussi de prendre des décisions un peu brusques, mais ça doit être dû à la fatigue. Je dors près de 12 heures par nuit.
Tout va bien, docteur ?
(à suivre…)
CETTE SEMAINE EN EXCLU SUR TOURGUENIEV
Le Match de la semaine, sans pitié, sans merci :
Du sang, des larmes, de la violence, et des filles à poil qui sucent dans un van Wolksvagen comme vous n’en avez jamais vu.
Promis, la semaine prochaine, on essaye de faire plus sexy
(Tu es jeune, catcheuse et tu n’as pas peur de lacher des mandales à tour de bras ? Contacte-moi et toi aussi tu pourras être sur tourgueniev.com)
(putain, ça pisse haut tourgueniev.com, moi ça m’épate)
…
samedi, la nuit…
il fait bizarre, chaud, froid.
ça doit être le lycra.
ça colle à la peau ce truc.
mais en même temps, c’est plutôt sensuel,
un peu comme les touches douces de ce drôle de clavier blanc.
on coupe le cordon,
le bébé pleure,
je me noie,
j’ai froid, chaud, le lycra..?
Arsene, tu pètes les antennes…
bonne nuit à ceux qui veillent.
…
début d’été,
mes sens sont en ébullition
j’ai vu 29,4 proies dans le metro,
toutes appetissantes,
j’ai trouvé ca louche,
peut etre parce que j’ai pas dormi,
ca déforme ma perception.
mais bon, c’est pas grave,
depuis j’ai signé la paix
avec le roi pêcheur
j’m’appelle Marilyn
et je s’rai sa reine de coeur.
Alors, j’regarde les proies,
l’air hautain,
fier et dominateur
parce qu’en moi je sais
que mon tour viendra,
tu es mon festin.
Petit jeu de piste :
a/ Vous rendre sur www.bbc.com
b/ Dans le moteur de recherche, taper « Texas » et « Taliban »
c/ Lire le premier article en faisant attention à la date
d/ Retrouver le nom du gouverneur du Texas à cette époque (un indice, c’est le président d’une des premières puissances mondiales)
e/ Retrouver les liens, à cette époque, entre l’actuel vice-président Dick Cheney et la compagnie pétrolière Haliburton (un indice, ça a à voir avec la construction d’oléoducs)
f/ Pour conclure, se demander quel est le rapport entre l’étude de faisabilité de ce projet et la compagnie Enron.
Si vous arrivez par vous-même aux justes conclusions, entrez en résistance, en clandestinité, partez vivre dans un monde meilleur ou crackez avec vos petites mains la base de données du Pentagone. Sinon, envoyez moi un mail, on se retrouve dans un endroit secret et je vous donne une enveloppe en papier craft déguisé avec une fausse moustache, un large imperméable beige et un feutre mou. Nom de code : Galurin.
PS : ça marche aussi sur Google
PPS : et encore mieux sur www.counterpunch.org/tomenron.html
…
fin de la réunion
faim de l’après réunion
on va être backupé
et on va nous ranger dans une armoire
à l’êpreuve du temps
ça pourrait être pas mal
de relire les fichiers
dans 50 ans pour voir si le monde est
plus beau
hier soir, deux Stéphanie du passé
de retour dans mon présent
ça m’a un peu estomaqué
mais c’est pas si mal
de retrouver des sourires
qui, on le sent à ce moment là,
manquaient.
…
beaucoup de sang
attachée à une chaise
je prends la première balle de ping-pong
je m’approche
ta bouche est maintenue ouverte par une pince
métallique
tes dents sont
sciées
gencive limée
je glisse la première balle de ping-pong
et la pousse sur la gauche
une deuxième balle
tes yeux affolés
– du calme !
tes dents saignent encore pas mal
mais la morphine tient la douleur
à distance
j’insère la deuxième balle
sur la droite
je ris de bon cœur
un rire franc et chaud
qui contraste avec la cave
glaciale
je passe à la vitesse supérieure
et c’est deux balles que j’insère
une en haut et une
en bas
tu suffoques un peu
c’est de plus en plus grotesque
on dirait un écureuil
tout rouge
à mourir de rire
When I was a teenage whore,
my mother asked me, she said : « Baby, what for ? »

I said : « I feel so alone and I wish I could die,
I’ve seen your repulsion and it looks real good on you. »
E buono perchè parli tutti e niente
e del piti tutto e gatto di piti mimi
i che cantino e che facciano tutti a noi
per cry, bouh, bouh, bouh…
(il est dans quelle équipe ce chat là ?)
1920. Happening Tourgueniste. Mais qui était devant les caméras ?
(Ne soyons pas dupes des apparences: il y a des cas où c’est le langage imagé qui parle sciemment au propre, et le langage abstrait qui parle insonsciemment au figuré. –H.Bergson–)
la foule crie: j’ai envie de danser!!!
(…mon corps réclame)
le mec de la foule lui fout une rouste: ta gueule vieille poire
oh ben mince alors, et moi qui croyais bien faire
alors qui a raison?
(mon corps réclame…)
les herbes sont hautes,
j’aime le soleil qui mousse
sur les graminées,
les lezards qui serpentent
entre ombre et soleil,
le bruit de la mer
qui caresse les rochers.
mon départ me chagrine,
j’espere que je pourrais revenir
sur ces terres qui m’ont vu naitre
et rever.
Impériale, elle l’ignore superbement. Ce petit jeu l’amuse et lui aussi peut-être. Parfois, il jette un œil mélancolique à ses sandales dorées, il admire son pied dénudé. Elle croise et décroise les jambes, l’air absent et son parfum vole autour d’elle comme un piège narcotique. Sa poitrine se serre. C’est un peu de cette douleur qu’il voudrait garder d’elle …
my name is lolita, i’m not supposed to play with boys, mon coeur est à papa!
my heart belongs to daddy… attention attention au coeur déjà pris, il est à voler…
ahah!
Cette nuit, j’ai fait un rêve étrange et pénétrant.
J’étais à la fois, Arnold, Willy et Virginia.
Mr Drumond et Margaret nous annonçait leur mariage.
Et nous, on se demandait bien qui serait notre prochaine gouvernante.

encore une chanson d’amour
elle: rose
lui: bleu
eux: violet
je te voyais tourner au coin de la rue dans la lumière de la pluie
pour te retrouver je tournais le dos à mes yeux mouillés
comment survivre à ton rire qui dans un concert d’argent me transportait
tu rêvais d’être l’orfèvre de mes formes, de mes cheveux
tu es mienne aujourd’hui pour toujours je dis je t’aime
cet instant fort comme l’éternité et si bref de l’amour à l’unisson
tu nourris mes espérances, tu me donnes l’envie de l’hiver
tu donnes une raison à mon existence, j’ai maintenant une icône vers laquelle lever les yeux
belle beau enfermons-nous lalalala dans notre amour!
laaaaa laaaaa laaaaa je cherche un prince ou une princesse
la voici le voilà
tiens c’est drôle c’est exactement ainsi que je le rêvais depuis que je l’ai rencontré
tiens c’est drôle c’est exactement ainsi que je la rêvais avant de la rencontrer
tu me cherchais, me voici conforme à tes désirs
tu me cherchais voici tes rêves conformes à moi
paroles: orad — musique: orad — couleurs: gwendoline klingon
je l’ai reconnu à l’odeur. le clodo vient d’entrer chez moi, je me décolle de l’ordinateur et je le vois dans mon salon. il s’est assis à al table, quand jentre dans le salon, il me regarde; il est sérieux, il est chez lui, c’est sans réplique. il a pris un bout de pain et il le mange. il se lève et va se secouer un peu au milieu du tapis, des tas de choses indéfinissables tombent. il a au moins dix épaisseurs de tissus sur lui, le chaud et le froid n’existent plus pour lui. la puanteur est partout. maintenant, c’est vraiment chez lui!!
il m’aide à faire mon sac, et me souhaite bon courage d’un hochement de tête. on m’a dit qu’au début c’est pas facile. mais on s’habitue vite, et puis quoi, d’ici cinq ans, si je me conduis bien, ce sera à moi de passer le relais…
PsychoMiX
Farfadet mongol sans gravité, bonheur, pour vivre un mot l’image manque. Couillonne ! 1917 : foirade.
Où es-tu ? En souvenir de toi tu vas voir le soleil. Tu m’avais promis tes ailes, ton cul, Bianca ! Trust la souris Klingon. On va nous ranger le désir du temps et partager le butin. Les fleurs en lettres rouges, les pieds nus, tes lèvres … la paix.
C’est fini. Je frappe.
J’aime.
?
Le cur des enfants chasseurs !
Ils auraient aimé un toucan, Igor. Don’t care. Amour, fictions, continent ? La mer, contre toi, was crying. I won’t forget ma vie. La torpeur nauséeuse de la réalité au bord des lèvres filantes : quelques chattes. Dans Elle, le secret assez triste sonne amour.
Réveillez-vous ! Chrétien.
(Merci à Igor Tourgueniev, Nicolaï Tourgueniev, M. Fox, — Zan, n letresor, Don Marmitto, Amaury da Cunha, orad v, Gwendoline Klingon et jeanba 3000 pour leur participation hasardeuse)
les lumières baissent lentement
et la ville berce ses amants,
une douce chaleur émane des tunnels souterrains,
les fauves sont partis se coucher
et désormais se lèvent
les oiseaux de nuit
dont les parades survoltées
brouillent le jeu des trottoirs
et dont les cris perçent les solitudes
sur les boulevards.
la louve chante pour ses enfants,
mes amis des autres mondes me sourient,
les ordinateurs sont en panne,
pour le bonheur de tous
je caresse les platanes,
leurs courbes
et leurs cicatrices
sont autant de poèmes
dédiés au temps qui passe,
j’aime la ville en hiver,
je crois,
j’aime ce moment
où scintillent les miroirs
et les êtres d’argent.
Un soir où même les plus chouettes sortilèges ne fonctionnent plus. Un soir où on se sent usé et on ne distingue plus aucun présage. Un soir où l’avenir proche devient flou et on ne lit plus les pensées. Un soir idéal pour commencer de longues, longues, longues… vacances.
*soupir*
Parceque c’était une foirade, une erreur, je le jure, une incartade comme on pourrait dire, j’ai sorti le plus bel attirail,
et mis un costume pas si moche, pour défiler devant les yeux creux des mères de famille : que souhaitez-vous faire ?
« Recommencer. »
« Quoi donc ? »
« Les règles du jeu. »
(Le jeu est en cours d’élaboration, les mères aussi, quoi qu’aux fils, ils peinent à essuyer les fautes de leur pères.)
Parceque c’était une foirade et que mon père était mort, j’avais la possibilité insensée de provoquer les mamans etc.
« Recommencer ? »
Je souhaitais réaliser de biens piteux projets. Recommencer tout à zéro, démontrer qu’en costume, je passe partout : je suis un jeune homme poli qui sait faire table rase d’un passé sombre.
« Vous pensiez qu’il fallait d’abord parader devant les mères ? »
« Bien évidemment. »
Parceque c’était une foirade, je pouvais mélanger les éléments, revenir au point mort : réinventer les rapports.
« Recommencer ? »
Parceque c’était une foirade, j’avais mes alibis. Je choisissais comme je l’ai dit le costume sombre pour être crédible.
Et une valise aussi. Genre : je reviens ou je pars en voyage. Sur la valise, en évidence, le nom des compagnies d’avions de pays exotiques : orient, etc.
« recommencer ? »
« Oui, c’est ça, emmener les mères ailleurs. »

Le méthode Erotikos, ou technique du cri vaginal
Grâce à sa technique millénaire du cri vaginal, le Dr Nicolaï Tourgueniev provoque chez ta compagne une prédisposition à l’orgasme.
Tu es jeune et jolie mais tu n’arrives pas à atteindre l’orgasme car tu es frigide comme une Pipiska Sibérienne ?
Viens donc essayer en une séance gratuite exceptionnelle la méthode Erotikos du Dr Tourgueniev. Satisfaite… ou remboursée.
T’inqiète pas, y’a pas de danger, tu vas en avoir pour ton argent ma cochonne…
L’exercice quotidien, n’étant ni une divulgation — ni une une privation forcée de belles révélations, se trouva mis en déroute : peut-être qu’il se situait dans l’entre deux, prêt à tout dire, au risque de sombrer dans une pathétique logorrhée ; prêt à se taire, se méfiant de l’expression & de l’affirmation, sachant que l’une et l’autre cotoyent la mort. Même ces observations lui semblèrent tenir du grand guignol : quand on n’a rien à dire, on se range de l’autre côté, mais l’autre côté n’existait pas encore; alors, interminables, ces justifications devaient le conduire enfin là où il souhaitait se rendre : « Si loin de nulle part ? »
LE TELEPHONE SONNE TOUJOURS













