Dear policeman, I am God

Old par igor le 09 Oct 2002

IL N’YA AUCUN TRAGIQUE.

Old par A venir le 28 Sep 2002

Un Chrétien peut-il jouer à D&D ?

Avec le temps, va , tout s’en va…
Mais par contre y a un truc qui s’approche : la mort!
(Babysoda, 8 ans)

ce matin : réveil + sourire + en retard + métro + boulot + mails + MSN
(utiliser le medium comme support pour un journal intim’impartial)

Old par igor le 30 Déc 2002

Ici se trouve ma passion cachée
ici se trouve mon amour
je le cacherai sous une couverture
le berçant jusqu’à ce qu’il s’endorme

Je le garderai dans un endroit caché

Old par M. Fox le 12 Nov 2002

il dit :

si tu arretes de manger, tu es malade, tu as des crampes et des sueurs froides.
si tu arretes l’heroïne, les symptômes sont les mêmes, mais en plus violents, parce que tu essaies de t’arreter completement.

quitte à interdire les drogues dures, commençons par interdire la nourriture.

on entend :

Arrrrrgh.

plan fixe sur le Danube, immense

Old par M. Fox le 12 Juin 2002

Nous nous voyons.
« BONJOUR COMMENT çA VA ? »
Le culot de la question m’irrite au plus au point :
« çA VA TRÈS BIEN MERCI. »

Il y a du silence après l’entretien : nous sommes engagés désormais l’un vis-à-vis de l’autre. Nous nous serrons la main. Après les questions. Nous évoquons des prouesses de la littérature.

« Elle va très bien merci. »

Mais personne n’écoute plus personne.

« C’est pour ça que la littérature va bien. »

(Jouer la scène dans une cage.)

« Puis

Demain je partirai.
Les jours se suivent et se ressemblent.
Si je ne pars pas je mourrai là.
Un mur nous cache les flots, la Terre et l’Océan.
Un mur nous cache et nous efface.
Tu m’oublieras dans ce bagne d’enfants.
Demain je partirai.
Les jours se suivent et se ressemblent.
Mon gardien a confisqué ma nourriture.
Son chien aime la viande et ses enfants le fromage.
Demain je ferai le mur.
Tant pis pour les tessons de bouteille.
J’ai trop mal au ventre.
Toujours ces murs gris et ce béton puant.
Demain je partirai.

Oh Marie Marie
Sauve-toi ! Sauve-nous !
Dévalons l’océan
Fais rugir les chevaux
Et que le vent nous brûle les yeux
Oh Marie
Filons en vitesse !


Old par -- Zan le 02 Déc 2002

le mot de la fin

Old par igor le 14 Oct 2002

une femme, son mari meurt.

elle dit : « tant mieux, j’en voulais un autre. Un plus perfectionné ».

Comité « on change pas de prince charmant comme de canapé », Paris 2002

Old par M. Fox le 30 Mai 2002

j’ai un pingouin télécommandé qui s’appelle Gigi.
Il (elle) est cool et il (elle) aime que les filles pingouin (pingouines ?).
Il (elle) plait à tout le monde. j’en suis content.
Parfois il (elle) se déplace seul(e).
Je l’ai posé au bord de la fenêtre et il (elle) a sauté tout(e) seul(e).
Pas de casse…
Il (elle) se sent peut-être triste pour faire des choses pareilles.
On peut-être aimé(e) et entouré(e) et ne pas être heureux(se)…
Si c’est ça la vie, ça va pas être facile.
Et encore, lui (elle) est télécommandé et en plastique.
Alors que nous…
Sinon, ben, faut voir…
Vous me plaisez bien vous là…
Oui vous…

Old par igor le 18 Avr 2002

beaucoup de vent
et
pas grand chose.

Old par M. Fox le 10 Nov 2002

La citation de ma journée
Il était trop tard pour reculer : si le monde existe, c’est seulement parce qu’il est toujours trop tard pour reculer.
W.G.

Old par M. Fox le 23 Nov 2002

Et d’abord les deux serpents entourent et enlacent les corps
de ses deux jeunes enfants en se repaissant de leurs membres.
Puis comme leur père se porte à leur secours, les armes à la main,
ils le saisissent et le ligotent de leurs énormes nœuds.
VIRGILE, Enéide, II, v. 203-212

Old par -- Zan le 05 Nov 2002

Toi aussi, tu rêves d’un fist … magique
d’une pénétration … jusqu’au fond.

Essaie donc le poppers magique du Docteur Tourgueniev.
Disponible pour la modique somme de 9 euros au magasin du Docteur Tourgueniev ; 69, rue de la gaîté à Paris.

Old par Tania le 16 Juil 2002

mes yeux sont tombés dans une coupe
je les ai ramassés, trop tard!
le moment d’égarement a eu lieu.
est-ce que ça peut coûter une vie, le moment d’égarement?

(moment d’égarement:
symptôme: perte de la portée des mots
mouvement d’égarement: courir comme une folle, hystérique dans l’espace comme un ballon volé trop haut parce que trop heureux, pincé par une minuscule épine)

« La gauche elle prend pas du tout la tête »
Nicolaï Tourgueniev

Votre requête est : « honte » (honte). Il y a 47 synonymes.

honte : abaissement, abjection, abomination, affront, bassesse, componction, confusion, contrainte, crainte, déchéance, dégoût, dégradation, démenti, démérite, déshonneur, échec, embarras, fessée, flétrissure, gêne, horreur, humiliation, humilité, ignominie, indignité, infamie, insuccès, malaise, modestie, opprobre, pudeur, regret, remords, repentir, répugnance, réserve, respect, retenue, rouge, scandale, scrupule, tache, timidité, turpitude, vergogne, vilenie, vitupère.

Old par M. Fox le 25 Avr 2002

lucie est l’amie des grands
lucie est une petite
lucie en sa tête et son corps est déjà grande
lucie est très petite et très faible
lucie n’aime pas tiloui
tiloui aime beaucoup la petite lucie
lucie est si faible que quand tiloui appuie
lucie craque et crie

cric-crac lucie

Old par Rodia le 06 Nov 2002

Extension : www.webzinemaker.com/amaury

en fin de compte, moi je baise et elle elle dort dans le canapé… y a-t-il une justice en ce bas monde ?

pas de pingouins pour les martiens


la banquise…
une petite tente sous le vent.
aucun contact avec l’humanité pendant quelques jours.
le grand froid.
la nuit infinie.
les craquements de la glace qui se déplace.
sortir faire quelques pas en attendant les vivres.
se dégourdir les jambes, les frotter à l’huile de phoque.
ne pas s’endormir sans vérifier que tout est bien étanche.
ne pas laisser la température descendre sous les 10 degrés.
peindre, avec les doigts, de petits traineaux marrons.
dehors, les chiens…
enfin.

Old par igor le 03 Juin 2002

… jeudi… bientôt 14h… aucune envie de bosser… j’écoute BB chanter « nue au soleil »… Ca me détend… je regarde dehors, il fait gris, mais j’imagine des paysages plus cléments que la grisaille d’ici (d’Issy)… une plage… une barque… plonger dans l’eau vive, flotter comme en apesanteur quelques minutes les yeux clos…

Old par igor le 21 Mar 2002

James BubbleGum, James BubbleGum, James BubbleGum.
James BubbleGum possède un gros pistolet à bulles.
James BubbleGum court plus vite que les vilains.
James BubbleGum embrasse les filles.
James BubbleGum combat chorégraphié.
James BubbleGum bondit de dangers en embuscades.
James BubbleGum n’écoute pas les conseils.
James BubbleGum est blond.
James BubbleGum est le héros de notre génération.
James BubbleGum n’est pas une marque de jouets en plastique.
James BubbleGum c’est bon pour toi.
James BubbleGum contre les hommes morpions d’Uranus IV.
James BubbleGum est invincible.
James BubbleGum possède un petit vaisseau rapide.
James BubbleGum, James BubbleGum, James BubbleGum.

Old par igor le 14 Mai 2002

Jour 1 : provisions réduites, dehors le vent souffle durement sur les antiques.
Jour 2 : rien à bouffer, vent plus fort, sifflant sur la rocaille.
Jour 3 : on grignotte le cuir de nos pompes. Vent infernal, bruit à se pendre.
Jour 4 : plus d’eau. Il me semble que le vent a une voix.
Jour 5 : O. hurle, assomme G. et sors de la grotte. Son cri se perd dans le vent.
Jour 5… : G. est mort. V. pleure sans cesse. I. Essaye de se crever les oreilles avec un couteau pour ne plus entendre le vent, ça semble marcher, il est plus calme mais il saigne beaucoup.
Plus tard… : I semble inconscient, je lappe le sang qui coule de ses oreilles, il ne bouge presque pas. V. m’observe sans plus vraiment me voir. Je me traîne vers elle. J’ai ramassé le couteau, son regard pèse trop lourd. Je perd conscience…
Eveil pateux: Le vent me siffle de fermer les yeux de V. Quels yeux..?
Une nuit, plus tard : Je sors de la grotte, le vent est plus chaud que je ne pensais, il semble me souhaiter la bienvenue, je fais quelques pas, puis m’assied.

Old par igor le 19 Mar 2002

L’amour c’est comme une pièce qu’on lance
En espérant qu’elle retombe sur la tranche

Old par -- Zan le 22 Nov 2002

Mercredi : C’est une belle journée, un truc stupéfiant !

Old par igor le 21 Août 2002

« … Si, de tes lèvres avancées
Tu prépares pour l’apaiser,
À l’habitant de mes pensées
La nourriture d’un baiser,
Ne hâte pas cet acte tendre … »
Paul Valéry

après de longues discussions,

il a été décidé qu’on ne ferait rien et que stratègiquement, c’était une position défendable.

Old par M. Fox le 19 Déc 2002

Prendre la vie
sans fin
sans faim
pour le plaisir d’avoir ce pouvoir infini
ce pouvoir de vie et de mort
réservé aux anciens,

Tuer car il n’est point de bel amour
tuer pour emporter avec soi
ceux que mon amour laisse froids
sentir entre mes doigts
cette vie qui s’en va
et jouir de l’indifference enfuie
et de l’innocence retrouvée
des amants égorgés,

Tuer pour ne plus souffrir
tuer souvent et rire
comme un fou
d’avoir si peu de respect
pour l’acte d’occire,
d’écraser ces poux
qui, devant mes avances, reculent,

Tuer des princes et des riens
ceux-ci incapables d’amour
ceux-là indignes de moi,
sentir palpiter sous ma main
leurs coeurs que je connais enfin
et de leurs amours désormais souverain
m’extraire d’un coup de couteau
soudainement, sans un mot,

Tuer sans craindre les conséquences
tuer pour l’amour du geste
comme on applaudit au théatre
pour un bon mot,
tuer sans se retourner,
sans regretter,
assassiner et consommer l’amour
sur place, en instantané
et ne plus s’en soucier jamais,

Tuer et être tué
trouver celui qui mettra fin à cela
tuer pour être tué,
accepter avec joie cet ange qui me poignarde,
que j’ai aimé sans prendre garde,
saigner dans l’herbe comme un vieux roi
las de vivre encore
et qui n’attend que la mort
pour te serrer dans ses bras.

Old par M. Fox le 25 Juil 2002

le monde
c’est des petites bulles
d’acide multicolore,

lancé(es) à la face des gens.

Old par M. Fox le 23 Sep 2002

[L’apocalypse sera en fait distribuée en sachets individuels. Bonne chance à vous]

Elles, elles roulent le long des plinthes avant de dévaler les murs.
Elles lèchent le fil du téléphone jusqu’à moi, mais je ne sens rien.
Je reprends du café.
Et eux, eux, les poupins grimaçants qui flottent tout autour.
Il y en a trop. Il en sort de partout !
Ils flottent dans le silence comme un hurlement.

Des flammes et des anges.
Des flammes et des anges.
Des flammes et des anges.
Des flammes…

Old par -- Zan le 10 Sep 2002

Le monde a les yeux d’Isabella Rossellini

Et la bite de Rocco Siffredi

bla bla bla !!!
Fatale POPESCU
le retour !
merci fox et Igor

Old par igor le 29 Oct 2002

le chat dort

Bon, jeudi encor’
Se lever et me retrouver seul face à face
Avec toi qui
Ne me demande rien d’autre que d’être
Là, et
Moi qui ne me laisse pas faire, pas griffer,
Pas hypno-
Tiser par tes cris plaintifs
Si attendrissants et si
Doux
Je t’aime déjà
Je crois
Mais toi m’aimes-tu ou aimes-tu ce regard que je porte
Sur toi,
Tu ne réponds rien, et tu cries encor’
Jeudi, j’aime !

Old par igor le 12 Sep 2002

« Et si on se roulait tous des pelles ? »

Le Piano, car samedi & chanson dans la maison ; hier soir nous n’avons pas dormi
, marteler des accords en imitant Tom Waits en faisant aussi fuir le chat, joli programme,
encore les accents interdits, je me demande ce que cela change dans la voix. Jeune homme
vous nous demandez beaucoup. Je n’avoue pas grand chose. Une semaine pour regarder
des films d’etudiants de la Femis ; verdict : les enfants, pourquoi autant de miserabilisme ? Amours impossibles, corps seuls, voila le contenu de ces images jeunes. Je n’ai pas critique. Je ne suis pas ici pour ce genre de regard noir sans pitie. Mais quelle deception quand meme. Intimite revulsee.

En quoi le recit de vos echecs peut-il bien me concerner ?

sexua

Old par A venir le 21 Sep 2002

My troops are ready to invade your world
Votre requête : MARTIN NICOLAS PARIS (PARIS)
24 inscription(s) trouvée(s) en orthographe exacte (liste 1-14)

Martin Nicolas
133 r Vieille du Temple 75003 PARIS | Plan 01 48 04 50 86
Martin Nicolas
2 r Mirbel 75005 PARIS | Plan 01 43 31 58 09
Martin Nicolas
55 r Petites Ecuries 75010 PARIS | Plan 01 42 46 30 88
Martin Nicolas
123 bd Masséna 75013 PARIS | Plan 01 45 86 00 56
Martin Nicolas
129 r Abbé Groult 75015 PARIS | Plan 01 56 56 55 18
Martin Nicolas
20 r Chambéry 75015 PARIS | Plan 01 45 32 50 47
Martin Nicolas
116 r Lecourbe 75015 PARIS | Plan 01 48 28 75 62
Martin Nicolas
36 av Paul Doumer 75016 PARIS | Plan 01 45 04 34 87
Martin Nicolas
59 av Ternes 75017 PARIS | Plan 01 45 72 11 94
Martin Nicolas
59 av Ternes 75017 PARIS | Plan 01 45 74 72 08
Martin Nicolas
150 av Flandre 75019 PARIS | Plan 01 40 36 72 91
Martin Nicolas
54 av Simon Bolivar 75019 PARIS | Plan 01 40 03 66 04
Martin N
121 av Italie 75013 PARIS | Plan 01 53 60 04 61
Martin N
5 r Sthrau 75013 PARIS | Plan 01 53 61 02 44
Martin N
17 r Félicien David 75016 PARIS | Plan 01 45 27 01 36
Martin N
32 r Médéric 75017 PARIS | Plan 01 47 63 78 26
Martin N
6 r Gustave Rouanet 75018 PARIS | Plan 01 42 57 22 07
Martin N
5 r Paul Albert 75018 PARIS | Plan 01 46 06 65 17
Martin-Beuchet Nicolas
13 r Paul Albert 75018 PARIS | Plan 01 42 62 10 37
Martin-Martinière Nicolas
34 r St Placide 75006 PARIS | Plan 01 45 44 73 86
Castres-Saint-Martin Nicolas
11Bis r Edouard Detaille 75017 PARIS | Plan 01 42 67 48 26
Martin de Kergurioné Nicolas
52 r Commerce 75015 PARIS | Plan 01 45 77 72 47
Martin Du Nord Nicolas
16 r Jasmin 75016 PARIS | Plan 01 40 50 14 68
Martin Saint Léon Nicolas
67 bd Sérurier 75019 PARIS | Plan 01 42 00 25 53

Have no fear, little human beings, go and resist HERE

Dans toutes les mers / Nous avons ramé
Comme si la galère / nous était contée



Old par -- Zan le 07 Nov 2002

– « Quand je suis avec toi
je suis mieux qu’avec tous les autres ! »

– « Moi aussi Rox, moi aussi… »

Old par M. Fox le 29 Nov 2002

je me confronte encore avec ton quotidien
comme avec un camion lancé à vive allure

Old par -- Zan le 13 Nov 2002

il a voulu qu’il pleuve et il a plu, wouaouh……
je ne trouve aucune trace sur mon compte des virements dont j’ai reçu la fiche ???
j’ai mal parce que depuis ce matin, j’ai trois nerfs en moins, au niveau de la dent nommée 6 par mon bienveillant dentiste. j’espere que les nerfs qu’il m’a enlevés étaient malades… me dire que peut être il a enlevé de moi, de ma joue, la maladie, wouaouh…..
chez moi, ily a beaucoup de musique, beaucoup de littérature, j’ai fini le quart de mon mémoire, moins les annexes et la conclusion. il y a une vague douleur qui rappelle l’humanité perdue de la dent. il y a de la lumière quand les nuages avancent, et moi, perdue perdue perdue.
(j’attends peut être un sauveur qui n’existe absolument pas dans le réel???)
chez moi il y a aussi des dragons qui me regardent.

Hola muchachos y muchachas,

Comme l’indique l’objet de cet ultime mail, ceci est la derniere chronique que vous recevrez de moi. Merci pour tout, pour m’avoir lu, pour m’avoir supporte, pour m’avoir accompagne pendant ce voyage qui se conclut bien plus loin et bien plus demembre je ne l’esperais… Mais, comme fideles lecteurs, je vous dois quelques explications avant de m’en aller une fois pour toutes.

Toujours base a La Serena depuis lundi, je decide donc hier de dedier ma journee a me balader le long de la Valle del Elqui, long chemin fluvial serpentant entre des collines brulees, aux portes du desert. Par chance, je faisai lundi soir connaissance d’un denomme Fabian, chilien residant a la Serena, logeant comme etudiant dans la meme pension que moi. Amoureux transi de la Valle en question, il se propose gentiment de me servir de guide, ce que j’accepte d’autant plus vite que, malgre certains moments d’abscence, nos conversations sont fort sympathiques, et qu’il se montre tres curieux de la culture europeenne. Nous partons donc le mardi matin louer une voiture, pour se faire plaisir, et pour ne pas a etre dependants des quelques rares bus qui parcourent la vallee jusqu’au bout.

Et anda ! Nous voila sur la route. Je n’avais pas bien remarque ce petit collier bleu vaguement luminescent que portait mon ami du jour. Je lui en demande l’origine. Fabian, allusif, me parle d’un present d’un lointain parent. Je n’insiste pas. La route, bordee d’observatoires, dont certains font partie des plus puissants du monde, est frequemment le theatre d’apparitions d’objets volants luminescents me dit-il. Nous rigolons ensemble de la credulite des gens sur fond de rock chilien d’une radio perdue. Partout autour de nous, de hautes collines devastees se terminent sur des ilots de vegetation luxuriante ; c’est l’une des bases principales de culture de raisin blanc, que l’on utilise, du fait de la chaleur, pour…

Nous nous arretons enfin, apres une heure de route des plus agreables, a Vicuña, sous une chaleur accablante. Nous en profitons pour nous restaurer. La patronne du bar nous propose aussitot de deguster une boisson de son cru, une specialite de la region parait-il. Nous continuons a discuter paisiblement. Je suis surpris par Fabian qui, apparemment, connait beaucoup de monde. Un groupe de vieille femmes, sous le soleil ecrasant, de l’autre cote de la rue, lui adresse regulierement des petits signes amicaux. La serveuse revient avec deux…

La route a nouveau. Etonnamment, ma tete est assez lourde, mes reflexes, ralentis. Fabian lui, semble etre aux anges. Il ne cesse de me montrer des choses, tandisque j’essaye de me concentrer sur la route. Nous conduisons encore une petite heure sous un soleil de plus en plus accablant. Le rock chilien qui tourne en boucle au fond me donne une sorte de nausee. Fabian note que je me decompose. Il me propose de nous arreter, pour que je me repose. Tiens, d’ailleurs, ca tombe bien, nous voila a Monte Grande, le village natal de Gabriela Mistral, prix Nobel de litterature dans les annes 50. Je sors, la tete me tourne sous le soleil implaccable qui ne decroit pas. Je pense qu’il me faut de l’eau et un peu de sucre. Fabian anticipe ma parole, nous nous dirigeons vers une terrasse a l’ombre au fond d’un patio. Je m’assied, un ventilateur diffuse un peu d’air. Mon bras gauche et ma nuque me brulent ; j’ai du m’attraper de gros coup de soleil a travers les vitres de la voiture, en conduisant. Fabian fait signe a la serveuse, qui lui adresse un petit signe amical. Elle s’eclipse. Fabian, intarrissable bavard, me raconte de bout en bout l’existence de Gabriela Mistral, cette grande femme precurseur de la cause feministe dans une vallee isolee de tout. Il me recite quelques vers. Je ne comprends pas tout, mes oreilles bourdonnent. La serveuse revient, arborant un grand sourire. Personne ne semble vraiment affecte par la chaleur, a part moi. Ils doivent etre accoutumes a 50 degres a l’ombre. Sa main, lentement, pose deux verres sur la table. Fabian m’explique qu’il s’agit d’une boisson locale, assez sucree pour combler mes manques, a base de raisin que l’on melange a du citron et du sucre et je ne sais plus quoi. La bouche dessechee, la main febrile, je….

La route a nouveau. Il semble faire un peu plus frais. Pourtant, je n’ai aucune idee de l’endroit ou je suis. Nous sommes bientot arrive me dit Fabian. Je n’en doute pas, il a ete de si bon conseil depuis le debut. Une petite cote. Une place, avec cet etrange symbole : 3 R entrecroises. Je me gare comme je peux, nous descendons sous le sourire goguenard d’un vieux, un chien mort a ses pieds. Allons voir l’artisanat local me dit Fabian. Son collier me semble luire de plus en plus. Je le suis sans broncher, la tete basse, le pas hesitant. Nous rentrons dans une sorte d’usine. Dedans, des scientifiques asssaillent de question un jeune homme, manifestement incapable de parler leur langue. Je me demande, avec le peu de lucidite qu’il me reste, ce que ces scientifiques font ici. Le jeune homme se met a vomir. Les scientifiques s’eloignent. Nous rentrons dans une salle immmense, obscure. Une forte odeur de ferments m’assaille. La tete me tourne de plus en plus. Fabian me soutient par la taille pour m’entrainer au fond d’un entrepot. Je lui dis que j’aimerais me reposer un peu. Pas encore ! Il faut que tu voies l’entrepot. Nous avancons. Tout au long du trajet, je croise des hommes et des femmes en blouses qui nous saluent. Des bras me tendent des recipients, souvent opaques, pour me desalterer. Le babillage de Fabian ne me parvient plus que de tres tres loin. On m’assied sur un banc. J’apercois la silhouette de Fabian en train de discuter avec des blouses blanches. Il fait tres chaud, tout est tres humide. De gros bassins de cuivre et de nickel brassent des hectolitres d’un liquide nauseabond et poisseux. Je crois que je m’assoupis… Une main me secoue par l’epaule. D’une voix febrile, je demande Ou sommes nous ? J’entrouvre les yeux. Nous sommes en pleine foret. Au loin, je distingue une sorte de globe blanc qui domine la montagne. Des murmures tout autour de moi m’indiquent que Fabian n’est pas seul. Pour cause, il a retrouve tous ses amis. Face a moi, dans la semi-obscurite de la nuit tombante, celui qui autrefois etait Fabian me repond Mais a Pisco Elqui, voyons, tu ne te souviens pas ?

Ils m’emmenerent.
Je sais par les marques sur mon front que j’ai subi plusieurs operations. Je suis aujourd’hui confine dans une sorte de cellule dont la fenetre donne directement sur les lumieres aveuglante des laboratoires d’analyse. Tous les jours, je dois subir ce que j’ai fini par nommer une « Piscotherapie de groupe », ou, allonge sur une sorte de fauteuil de dentiste, nous devons ingurgiter des quantites incalculables de ce breuvage qui fait insensiblement changer mon corps. Nous partons demain pour Altair IV, ou je n’aurais plus acces a aucun reseau compatible avec les normes terrestres.

Je voulais juste vous dire encore une fois merci pour tout votre amour, pour tout ce que nous avons partage ensemble. Tim, mon compagnon de chambre – nous nous etions croise a Puerto Natales avant qu’il ne soit opere – veut aussi vous adresser un message de paix. Voila, je le transmets.

Besos a todos

Pour la derniere fois…

PS : Ils ont le dos tourne, j’en profite pour vous dire que si vous voyez un jour leur symbole, fuyez, fuyez loin tant quejir{w,ñl…………

Old par Nicolai le 27 Mar 2002

Recu ce matin un email de Jean-Pierre Rehm :

« N’hesitez pas, de toutes les facons, a m’ecrire : il n’y aucun tragique dans le mail – ni guere ailleurs, du reste. tant mieux ou tant pis, nous sommes voues au melo. Ne pensez pas trop a Blanchot ou Artaud : on ne s’invente pas un destin – et (lisez Daniel Oster : La gloire, ou encore son dernier dont j’ai oublie le titre) quand bien meme, l’aureole ne doit pas aveugler sur la fabrique – pardon d’etre brutal. mais il importe de rapporter cette aventure a son ouvrage. quittez le mythe que tant s’emploient a vouloir frauduleusement encore endosser, les paresseux. »

Old par A venir le 03 Sep 2002

je n’irai pas au delà
du miroir
aux esprits,
j’ai trop faim
et j’ai froid
alors s’il te plait
serre moi,
là, contre toi.

Old par M. Fox le 04 Avr 2002

Tu te caches derrière tes cheveux
Comme l’assassin derrière le rideau

D’ailleurs j’ai cru voir un couteau briller

Je veux bien être une victime presque parfaite
J’irais répondre au téléphone et je ferais semblant de pas te voir

Old par -- Zan le 22 Nov 2002

oradmirateur

une preuve…

Old par igor le 19 Avr 2002

It was a beautiful ouineteur.
When we saw Stefan Eberharter

UNE VICTOIRE CAPITALE.

Old par M. Fox le 27 Nov 2002

un peu bourré et tout emoustillé, un peu bourré et tout

c’est vendredi, vive vendredi !

sortir du zero zero avec 2 hommes formidables (un totem panda pour chacun ?) et un homme insupportable

c’est vendredi, vive vendredi !

Old par M. Fox le 10 Mai 2002

Au fur et à mesure que je m’approchais, à pas de loup comme de bien entendu, je me rappelais les recommandations du père Zanievitch, fier défenseur de Cracovie devenu pilier aux 3 Marchés, place de la Gare. Marmonnant intérieurement les paroles rituelles je fis mon plus beau sourire, celui qui cachait ma dentition pourrie.

« Tourgui mon Grouchy, aide moi donc à expulser les Wellingtoniennes pixies qui Waterlooisent mon cortex et mon esprit. »

La créature, d’abord interloquée, sur la défensive, brandit quelques planches des Mystères de Paris derrière lesquelles elle se cacha. L’Eugénisme de cette démarche me surprit un premier temps puis je me ressaisis : Quel idiot avais je été, le pain rassis, bien sûr !!!!!

Il ne me restait plus qu’à le dégainer…

Old par Nicolas le 21 Mar 2002

nous allons ecrire sans accent
mais quoi
pendant quatre ans j ai fait 3 fois 36 photos par semaine
je n y crois plus
je vous regarderai en face sans accent sans voile sans fiction sans mot
nous ecrivons plus facilement que prevu sans accent
nous sommes tres heureux
nous vivons plus facilement que prevu sans photographie

Old par A venir le 02 Sep 2002

le feuilleton de l’été :

et stabbin ? comment il traduisait stabbin ?

si quelqu’un pouvait me dire
quand s’arreteront les travaux
dans ma tête,

ca me soulagerait.

psycho-coac attitude

Old par M. Fox le 29 Sep 2002

je commence à remettre des masques,

et je me suce la langue,
en souvenir de toi.

Old par M. Fox le 16 Oct 2002

Mama, juste tué un homme a mis un pistolet contre sa tête a tiré mon déclenchement, maintenant il est Mama mort, la vie avait juste commencé mais maintenant je suis allé et jeté le tout le Mama parti, ooo n’a pas signifié pour vous faire le cri si je ne suis pas en arrière encore cette fois demain continue, continue, comme si rien n’importe vraiment

plan fixe sur le Danube, immense

Old par M. Fox le 12 Juin 2002

caroline .

You were detected as an AGU (Animated Gif User).

Your status is : BANNED.

Nicolaï, president of the NMAG (No More Animated Gif)

Les briques réfractaires possédaient les lentilles les plus puissantes

mais en cette cuisse de dinde de chandeliers consensuelle,
ils ne savaient contre qui s’en servir,
alors, de temps en temps,
ils asservissaient un petit Etat,
un petit pays que personne n’aimait vraiment au hamac de se galvauder pour lui,

ce petit état restait un temps dominé par les moufles
qui s’en déclaraient les sans-culottes lors de noyaux d’olives discours fleuves,

après quelques temps, leur attention se détournait de notre petit Etat
et les soeurs siamoises et leurs sardines à l’huile quittaient le gros porc
pour en attaquer un autre, s’en proclamer les montagnes russes
et prononcer de nouveaux discours,

ils se sentaient fiers,
comme au régional de l’étape de l’univers
et un rabat-joie sans pareil
guidait leur soif de baguettes de pain

on acceptait leur existence
comme on accepte la barbe de 3 jours
ou les dents pointues :

qu’y pouvons nous ?

Old par M. Fox le 21 Nov 2002

L’écriture qui se méfie des images : voilà le seul commencement envisageable.

L’unique argument qui peut devenir une arme de combat pour peut-être nous délivrer de nos difficultés et assumer la nomination d’une chose, d’un objet, d’un être — extraits du visible. Sous ce problème abstrait se cache la peur de typifier, de simplifier, de tuer tout simplement au moment de l’exécution, de l’identification. Une description à retardement ? Nous savons que l’inexorable se produira. Mais le risque d’être piégé ci-tôt engagé dans l’écriture m’impose la prudence. Certes, on peut m’accuser de prendre une pause. De devenir malgré moi une image. Pour y échapper la surprise doit-être à la mesure du changement, de la rupture. Contrairement à ce qui a déjà été écrit (« refuser l’héritage du passé »), pour susciter ce retournement, il faut construire une continuité, et féconder le passé des phrases en engendrant un monde. Le problème ne semble pas si insoluble. Je reviens à la méfiance des images, à cette formidable tension devant le choix d’un monde à annexer, à interpréter. Aucune complaisance dans cette situation d’attente, il s’agit d’une croyance pure au réel, nous y sommes presque, patience.

Superlativité superficielle.. amour aimant.. un aimant, attiré, horreur, pas le choix ?
Arracher, quitte à se faire vomir, je me mutile, j’arrache, je déchire, le sang coule, la chair entre dans la poele..
Bacon simplifié… Anglicisme… douleur…

Old par Rodia le 03 Déc 2002

« Il me manque une concordance des mots avec la minute de mes états. » A. Artaud
Éloquent, non ?

sans mauvaise foi,

tu devrais plutot faire de la radio.

au dessus des montagnes
plane l’esprit,

je ne sais plus,

j’entends la mer,
je crois qu’elle pleut,

sous le sens,
des passages,
des distances,

je veux tout,
héberger le diable
et t’avaler en entier,

courir, sentir, rever
et aimer
dans
ce design suédois
auguste et pompier.

entends tu sa peine ?
cette plainte

qui jaillit sans fin
des fosses et des fossés ?

Old par M. Fox le 06 Nov 2002

Extrait :
« Que faites-vous si haut ? me demanda-t-elle avec un étrange sourire… Eh bien, qu’attendez-vous ? Au lieu de passer votre temps à me persuader que vous m’aimez, sautez donc par ici, si cela est vrai. »
A peine avait-elle fini de parler que je me précipitais en bas. Le mur devait être haut de près de cinq mètres. J’atterris sur mes pieds, mais le choc fut si vigoureux que je tombai et restai évanoui quelques instants. En revenant à moi et sans ouvrir les yeux, je sentis que Zinaïda était toujours là, près de moi…

I. Tourgueniev – Premier amour

Old par igor le 05 Nov 2002

ON DIRAIT MOI

Old par M. Fox le 23 Sep 2002

AUTOLOGUE

COCO C’EST PAS BIENTÔT FINI CEs JÉRÉMIADES,
JE TE L’AI DIT TU N’AS TOUJOURS PISSÉ QUE DE L’EAU (je ne pouvais pas prévoir une réaction aussi violente ?).

Peut-être fallait-il envisager l’affrontement ?

(Sous la littérature, sous le monde, là où il y a encore de quoi faire, sans poser.)

TOUT CE QUI VIENT DE TOI NE M’ÉTONNE JAMAIS. CHACUNE DE TES PENSÉES EST EMPRUNTÉE À D’AUTRES PENSÉES MAIS PAS LES TIENNES…

(j’avais conçu le projet d’une œuvre qui se serait éloignée des autres, des livres, près de la vie, du vivant surtout.)

J’écartai avec une certaine élégance les gêneurs. Mais pour qui ?)

je suis arrivée. arrivée? j’ai encore quitté pour arriver ici, quitté une fois de plus un lieu que je ne retrouverai jamais. aussi insignifiantes qu’elles puissent paraître des choses vont couler dans cet appartement dont je viens de claquer la porte. et parmi ces choses le temps. demain il sera différent. qu’en sera-t-il dans un mois?
de toutes façons je men fous voilà maintenant 22 ans que je quitte des endroits. ces départs m’ont-ils affectée? le premier sans doute, qui signait une vie d’errance. non, je ne vis pas dans une caravane, mais je ne vivrai jamais chez moi. je ne trouverai jamais mon pays parce qu’il n’existe pas. ma terre aurait été celle de mon lieu de naissance si on m’y avait laissé grandir. une terre qui n’avait rien à voir avec mes origines ni avec ma nationalité. mais c’est la seule terre que j’aurais pu reconnaître comme mienne, sans penser aux autres. si mon imaginaire s’était limité à cette terre. maintenant je sais tout ce qu’il y a autour de nous. je sais que dans ce fatras de pays, beaucoup m’ont donné de leur sang. je sais que tous nous en mêlons en nous. mais ce qui peut nous donner le sens de vivre dans un endroit sans se sentir étranger, c’est d’y naître. vous sentirez encore le pays de vos parents battre dans vos rêves, vous croirez encore que c’est le vôtre. moi, pour être revenue dans le pays de mes parents, je sais que ce n’est pas le mien, et je sais aussi que les autres pays non plus ne peuvent être le mien. le jour où on quitte un pays on apprend l’exil, et on le garde pour toujours.

Bon, la preuve par le net : Fight ! et Fight again !

Old par igor le 28 Nov 2002

Loin des grands vents du detroit de Magellan,
Loin des glaciers cyclopeens de la Patagonie argentine,
Loin des Piscos a la chaine dans un improbable bar du bout du monde,
Loin d’une terre desagregee ou les dernieres femmes yaganes ont oublie leur propre langage,

On oublie tout

Sous le soleil de Santiago.

Old par Nicolai le 23 Mar 2002

Petit moment tendresse parmi ces sombres lignes… Histoire(s) d’ensoleiller l’ensemble, puisque tel est le rôle voulu par mes origines. Le printemps est là, il fait bon et chaud, et qu’est-ce qu’ils sont beaux, les quais de la Garonne quand ils deviennent une plage citadine ! Et qu’elle est belle, la brique sous cette lumière renouvellée ! Pour un peu, je me sentirais en Espagne. Pour un peu plus, je me sentirais en Amérique Latine… J’y cours.

Old par Mr le 24 Mar 2002

Hum
Bougredane et bougredandouille ne font qu’un.
Dicentim

Old par igor le 14 Nov 2002

pffffouit

Old par M. Fox le 15 Nov 2002

j’ai connu Tourgueniev à St Petersbourg en 1937.
nous n’en menions pas large.
il avait des escarpins beige…. ou rose.
je ne sais plus très bien.

Old par M. Fox le 30 Sep 2002

C’est tout beaucoup plus joli comme &ccedila

Old par A venir le 24 Sep 2002

« Non mais attend Sophie. T’as pas des magazines porno pour Sophie? »
Le mec de droite
Non mais vous voulez pas qu’on se roule des pelles?
Nicolaï T.
Bruit de langues – Bruits de clic clac clavier
Devinez qui fait quoi?

comme un week end à la campagne,

tout simplement.

Sally M. tient bon la rampe aujourd’hui
Merci

mes vacances en suède

Old par M. Fox le 24 Déc 2002

Old par -- Zan le 27 Déc 2002

ils disent en le voyant qu’il marche à voiles et à vapeur

Old par M. Fox le 27 Nov 2002

dans un bus:
-jécoute: essai: essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai (ça y est les deux sons [e] commencent à se mélanger) essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai que c’est beau, je trouve ce mot très beau essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai et je ne sais déjà plus ce que j’essaie
je trouve ces mots très beaux
ces mots très beaux
-derrière la nuque d’un vieux devant moi, je regarde la peau qui déborde sur le col de la chemise. j’ai 22 ans, c’est énorme vous vous rendez compte, on me dit que j’ai le temps mais considérez:
« ça fait 22 ans qu’on ne s’est pas vu » (si longtemps non c’est pas possible)
« je finis la fac dans 22 ans » (cri d’effroi)
« ils sont partis à l’étranger il y a 22 ans » (on les a déjà oubliés)
et en même temps, le monsieur a 60 ans peut être, pas très très vieux, mais c’est un monsieur, je n’ai l’air que d’une jeune fille, il est sévère solide, et j’ai beau être jeune je suis excédée de ne pas savoir ce qu’il sait, ce qu’on ne saura jamais qu’en vieillissant. j’ai fait 1/3 de sa vie, déjà, mais tout à l’air de venir après, après ce petit tiers que personne ne considère autour de moi.

avant le bus:
deux hommes sortent du métro sur la place avec des bagages. ils cherchent leur direction, ils la demandent à deux pervenches qui passaient par là. elles leur indiquent. je les entends derrière moi « il faudrait qu’on traverse la pla » suspension, je me retourne, je les voudrais finissant leur mot. ils ont disparu, ils ne sont nulle part tout autour de moi.

le coeur en flamme

je m’écrase en ces terres inconnues,
le doute
et une rivière
coulent à proximité.

Old par M. Fox le 31 Oct 2002

tout tourne autour de moi et la télévision sort une langue épaisse pour m’attirer, ses bruits de succion… quand cette course cessera-t-elle ainsi? cette folie avec plusieurs têtes qui fait que je fais tant de choses, que je ne fais rien, que je bidon rien fais…? qui sait… un jour les roches et la panique de la vie commence… les premières sorties? premiers burstings dans les familles? pour exprimer, allez voir le papa, pour aller voir la maman, pour aller voir son ex, pour aller voir ses amis du groupe A, pour aller voir ses amis d’enfance, pour aller voir le petit engagé des Alpes, entrer en contact avec la panique de baronne…? est une drogue et je suis larme, je cours, je dors 5h par nuit, je bois beaucoup pour se tenir. Je sais qu’il y a les gens qui s’ennuient, je suis beaucoup également alésé, je ne sais pas trop quand, ni trop pourquoi… Le CA doit être quand la panique descend encore, les ouais, le manque, pour sûr… I’m the hunter… encore la télévision, elle suce ma tête, je sens mon âme, elle suce mon crâne…quand cette course cessent-elles ainsi? cette folie avec plusieurs têtes qui fait que je fais tant de choses, que je ne fais rien, que je bidon rien fais…? qui sait… un jour les roches et la panique de la vie commence… les premières sorties? premiers burstings dans les familles? pour exprimer, voyez le papa, pour aller voir la maman, pour aller voir son ex, pour aller voir ses amis du groupe A, pour aller voir ses amis d’enfance, pour aller voir le petit volontaire des Alpes, entrer en contact avec la panique du baronne…? est une drogue et je suis larme, je cours, je dors 5h par nuit, je bois beaucoup à tenir. Je sais qu’il y a les gens qui s’ennuient, je suis beaucoup également alésé, je ne sais pas trop quand, ni trop pourquoi… Le CA doit être quand la panique descend toujours, des ouais ils, le manque, pour sûr…elle appelle, les sons liquides m’entourent, elle est là, je suis rassuré, je…quand arrêter ainsi cette course? cette démence avec plusieurs têtes qui a pour conséquence que je fais tellement des choses que je ne fais rien que je ne fais la boîte à rien…? ceux sais… pendant un jour les rochers et ceux commencent la panique de la vie… ceux première sortie? Premier burstings dans les familles? pour exprimer voir le papa, pour aller voir la maman , pour aller voir lui ex , pour aller voir ses amis du groupe a , pour aller voir leurs amis d’enfance , pour aller voir la petit volontaire des Alpes dans le contact avec la panique baronne venir…? est une drogue, et je suis une déchirure, moi cours dors moi 5 heures par une nuit, moi bois beaucoup tenir. Je sais qu’il n’y a pas les personnes qui s’ennuient, moi percé moi sait beaucoup également trop de, si encore trop, c’est pourquoi… Cela doit CEnviron quand être, la panique tombe toujours ouais elle le manque pour sûr. Ô télévision ! etend ton empire radieux sur ma faible personne, je suis ton féal, sois mon Océan, je… quand par conséquent retient-elle cette course? cette maladie mentale avec le témoin vielem qu’elle a par conséquent que moi-même par conséquent la quantité des choses forment que je ne me transfère pas seulement à transfert, à la boîte lui avec rien… ce savoir… pendant un jour, les Klippen et celui recueille ceux à la panique de la vie… dessus, première on s’échappe? Premier burstings dans les familles? exprimer, pour voir que , pour aller, le Mamma voir, pour aller le papa , voir ancien, pour aller , voir ses amis du groupe doit, aller voir ses amis d’une enfance , pour aller , le Voluntary voir qui est petit des Alpes dans le contact avec cela baronne des paniques qui est… une drogue et une coupure, est comme si vient tenir moi qui le cours dort moi pendant 5 heures à une nuit, moi la boisson, beaucoup . Je sais que nous n’avons pas lui les personnes qui sont perforées, moi perforé le beaucoup savons à beaucoup, par conséquent sommes en outre encore aussi, ici, pourquoi…Celui-ci doit toujours CEnviron, si vous, êtes ouais que celui manque tomba panique lui lui pour sûr. J’enfouis ma tête dans ta matrice universelle, je fusionne avec toi et ma conscience disparait.

Old par M. Fox le 02 Mai 2002

Orad v écrit : « AMANDA LEAR, MENSONGE ET VIDEO La chanteuse Amanda Lear a supprimé les miroirs de son appartement pour les remplacer par un système vidéo. Il lui suffira d’arrêter l’enregistrement des images le jour choisi et les écrans lui renverront son image éternellement jeune ; le meuble du vivant ne sera plus distinct de l’immeuble. On peut penser pour l’aVenir à une décomposition et au stockage des images en signaux digitaux enregistrables sur divers supports L’Occident ne peut pas plus s’arracher à une science qui n’est pas le miroir de son intelligence, que la chanteuse Amanda (alliée incondItionnelle des techniques à cause du rêve de reconstruction de l’homme par l’image) ne pourra se détacher du reflet stéréo de sa beauté. L’homme ébloui de lui-même fabrique son double, son spectre intelligent, et confie la thésaurisation de son savoir à un reflet. Le monde perçu cesse d’être jugé digne d’intérêt à force d’êtRe théâtralement exhumé, analysé, épuré. Avec les progrès de l’électronique, on pense à utiliser l’ “ intelligence ” de l’ordInateur comme prothèse inhérente : une minuscule pastille de silicone donnerait à l’homme la connaissance instantanée d’une langue étrangère (offrir à l’homme une mémoire qui ne serait plus la sienne). “ Franchir l’étape qui sépare l’homo sapiens d’un stade supérieur, transformer la structure de cet organe cérébraL qui n’a guère évolué depuis quelques dizaines de milliers d’années ”.
PORCS MILICHIENS Il est évident que la démarche est inspirée de la propagande politico-militaire. C’est la vitesse de nos automatIsmes cérébraux qui serait visée par cette prise en charge électrique, déjà esquissée avec les électrochocs, découverts en 1938, en plein fascisme, par le psychiatre italien Ugo Cerletti. La méthode était employée sur des porcs, aux abattoirs de Rome. Les bêtes étaient saignées à blanc pendant un coma épileptique provoqué par l’électrocution. Il a suffi aux psychiatres de décréter que les épileptiques ne sont jamais schyzophrènes, pour que des centaines de milliers de patients soient soumis, après les porcs, à de décharges électriques dont on ne sait pas exactement quels sont les effets, sinon la punition et la torture. De plus en plus, prothèses techniques et prothèses médicales tendent à former de nouveaux mixtes destinés à la pacification, créatiOn d’une conscience sans rivages et sans fond, où l’inquiétude des êtres individuels s’efface. Le musicien électronique Atao Tanaka entoure ses bras de capteurs sensibles à la tension dans ses muscles et aux mouvements dans l’espace de ses membres supérieurs. Les capteurs sont reliés à un ordinateur où sont programmés les sons que les mouvements et tensions distordront. Atao Tanaka donne l’impression de tirer les sons à son ventre tandis que les capteurs s’occupent de projeter dans le réel des perturbations sonores.
MS SM Les mannequins spéciaux (MS), les cadavres humains frais et en bon état, sont employés par milliers par la régie Renault pour les recherches concernant la sécurité automobile. Après la marche de l’homme et ses danses, ce qui est donné à voir, c’est la lente chorégraphie associant les corps morts aux véhicules en marche, sorte de révélation amoureuse du couple de la technophilie et de la vitesse qui en heurtant deux câlineries en fait une commotion mortelle. »
Fin de transmission

Old par Nicolai le 20 Oct 2002

vivement dimanche !

Old par M. Fox le 19 Juil 2002

Faster Faster La fête bat son plein. Le gratin international s’y est donné rendez-vous avant l’ouverture de pourparlers de paix. La fin de la troisième guerre mondiale est proche. Miss Brunner batifole dans les jardins avec le major Nye. Monseigneur Beesley s’adonne à des plaisirs érotico-gastronomiques avec une ex-nonne. Mrs. Cornelius tente de séduire le professeur Hira. L’orchestre vient d’entamer un air de Jimmy Hendrix sur un rythme de fox-trot, quand, soudain, par une porte dérobée, surgit Jerry Cornelius qu’on croyait mort. Tel J.C. s’apprêtant à chasser les marchants du temple, il se dresse menaçant devant l’aréopage étonné, entouré des musiciens qui viennent de troquer leurs instruments contre des mitraillettes.
Old par igor le 27 Déc 2002

comme beaucoup d’eau qui coule
d’un endroit éloigné
c’est important
et silencieux

je me repose
et si la tempete
vient à m’emporter

mon coeur sera pur
et je mourrais ravi
jeté contre la falaise
comme m’a toujours dit mamie.

souffle le vent
emporte tout !
je veux t’offrir mon corps
et mille choses encore…

Old par M. Fox le 09 Avr 2002

« Same shit,
Another Day »

écrit au feutre sur le T-shirt du serveur maussade du Mona Lisa, Benares, India (mother).

« As a child, a library card takes you to exotic, faraway places.
When you’re grown up, a Credit Card does it. »
Sam Ewing

Affiche trônant sur les guichets de l’Himalayan Bank, Katmandou, Nepal.

il fait noir dans la salle en béton, les fenêtres sont bouchées par du noir aussi, un type tripote des vinyls c’est lui qui fait la musique, on croyait que ce serait une fille, je me dis c’est peut-être lui qui pose en fille. et derrière les gens qui danseront tout à l’heure il y a des projections, comme dans toute soirée qui se respecte donc des projections, de films indiens. beaucoup de gros plans, les levres de la fille et les yeux brillants du mec. la projection se fait dans le coin de la pièce, et les images se coupent en trois. on a en face une image ressemblante à la vraie et sur le mur de droite et sur le plafond des dégénerescences de bouche d’oeil de cheveux. on a le vrai en face et des choses abstraites autour qui ne sont que du vrai mal projeté. retournez vous doucement, et regardez les gens qui danseront tout à l’heure. ils sont peut-être indiens.


Et moi je te dis,
mes dents sur tes lêvres
et ton amour sous mes rêves

Envôle toi, petite et,
nos idées sont comme du cyanure,
douces et mortelles

Non ?

Old par igor le 30 Août 2002

Au XVIII° siècle, les humanistes firent un tas d’expériences pour essayer de comprendre quelle était la nature de l’homme et tenter de résoudre des problèmes philosophiques. Une de ces expériences réunit des nourrissons sur une île, où ils ne seraient pas éduqués ni choyés, mais seulement nourris et langés par des mains anonymes et non caressantes. Le but était bien évidemment de pouvoir à terme constater si l’homme était bon ou mauvais. Mais l’expérience fut abandonnée : les nourrissons moururent tous, bien qu’ils aient été bien nourris. Force fut à nos ‘scientifiques’ de constater que ces enfants étaient morts du manque d’affection.

Il embrasse la jeune fille et sait qu’il ne devrait pas.

Il dort avec le garçon et sait qu’il ne devrait pas.

Il boit encore de la vodka et sait qu’il ne devrait…

Il est la somme de ce qu’il ne devrait pas faire.

Il trouve ça paradoxal et sourit.

Old par M. Fox le 07 Avr 2002

« là ici »