Pourvu que les mots nous lient
Pourvu que ton esprit me rejoigne
Pourvu que tu sois là
Bientôt
Dans mes bras.
Lundi matin,
La semaine porno vient de finir,
on est tous encore un peu dans les vaps,
mais, bon, rien de grave qu’un massage épicé ne puisse soigner.
On va se oindre mutuellement pour faire passer les courbatures.
Hum…
Enfin, c’est terminé et on va faire l’impasse sur le sujet quelques jours.
Redevenir les romantiques éperdus que nous étions, avant.
Retrouver nos rêves d’enfants pleins de princesses et de modestie.
Moi, par exemple, quand j’étais petit,
j’avais pas trop d’amis (je déménageais souvent) et
je me racontais beaucoup d’histoires, juste pour moi.
Souvent, je me voyais en chat,
un petit chat trés pauvre, trés sale et trés humble.
Ces histoires commençaient toujours pareil :
Un jour, une belle princesse passait par la ville et
du haut de son carosse, elle me remarquait,
moi le pauvre petit chat et me recueillait.
Elle voyait, à travers la crasse et la pauvreté, que
j’étais un super petit chat en fait.
Après ça devenait super à l’eau de rose alors je passe.
Ca correspondait pas mal à mon état d’esprit du moment :
Pour les filles, je n’existais pas.
Ce qui est bizarre,
c’est que la princesse, c’était toujours une vraie fille
et moi un chat…
Docteur… Ca veut dire quoi ça..?
C’est grave ?
Je me traîne sur les sols en pierre, poursuivie par l’oubli et le manque. Ils me poussent jusqu’à la terrasse, où m’attend mon fantôme délaissé que je reconnais pourtant. Ma bouche trouve son oreille ; je peux parler des mots et oublier les gestes… son mon corps tremblant la chair se tisse sur le vide. Moi hantée par des restes, lui rempli par mes fantasmes, les deux transpirent sous un soleil de plomb, où est partie l’alcôve où jadis les amants s’entrelaçaient ? Il ne reste que deux amas de muscles cisaillés par des nerfs convulsifs. J’ai extase dans la tête, mais les mains se crispent, attrapent un rien, et C’est l’électricité qui baise l’air : aucune forme pour remplacer la frustration d’un coït interdit.
quand?
Les ombres sur un ventre nu, tordu, rejeté en arrière, oublié puisque ses jambes ont été arrachées. Aurait-il crié si le cou n’avait été brisé d’un seul coup ?
Personne n’a rien entendu. Seules les ombres perdues sur ce ventre témoignent de ce qu’on ne saura décrire.
pourquoi ?
il aura été un gentil garçon, un fils de la terre. Il aura été celui-là –qui a travaillé–qui n’a pas travaillé– j’aurais pu l’aimer !
quand ?
de quoi se souvient-on finalement ? ni sa discrétion ni son cri emporté en même temps que sa tête. pourquoi lui a-t-on fait tant de mal ?
son sang en méritait-il un autre ? devrais-je mourir pour lui.
pourquoi ?
il avait attendu une fille, peut-être moi, allongé nu sur un matelas sale sur le sol dans un coin de pièce en carrelage. Y avait-il cette triste musique d’A. Pärt ou un silence encore plus triste ? la fille, peut-être moi, est venue. Je suis venue et je lui ai embrassé les genoux.
quand ?
ah… je ferme les yeux. maintenant je vois… je vois ce noir, et cette impossibilité de décoder les mouvements. la violence suspendue.
ils m’ont oubliée –regardez : j’ai encore du sang sur le poitrail.
pourquoi ?
je suis restée regarder ensuite. parce qu’ils sont partis. au milieu du désert le sang réunit les membres détachés. le vent emporte le sable. le sable ivre de sang est trop lourd. mais il l’emporte aussi. le reste reste là. il n’y a plus de sable. le désert n’est plus que la désolation de ces restes oubliés. Ai-je aimé ce corps ?
bon, question du jour, en avoir ou pas..?
hier on prend des hallucinogènes à la pisse de chat
on devient femme, puis homme
on se détend, on se plie, on devient yogi
on chante, punk, une chanson pas punk
Salomé nous promet la dance des sept voiles pour mercredi
maintenant on écoute les damnés
demain on sortira au soleil
ce soir on fréquente les demoiselles
et on va au dancing avec Nicolaï
tout cela afin d’avancer encore et toujours
vers notre but final Tourgueniste
et de lever le voile sur nos mystérieux desseins
dimanche, se reposer
lundi, créer une religion dogmatique
mardi, s’immoler par le feu avec un zippo
mercredi, panser ses plaies
et se demander si on ne fait pas fausse route
bifurquer
mais continuer à avancer.
La citation de ma journée
– C’est fini, murmurai-je. Elle a tout gâché. Pourquoi? Quelque chose l’a piquée, elle a mieux aimé marcher sur moi que de marcher avec moi. Ma petite chaise au pied du mur, disons-nous bonjour, il va falloir tout de même que je déballe mes affaires, la valise est là au beau milieu, il n’y a pas d’essuie-mains.
Witold Gombrowicz
La Reine a quitté notre immense palais,
j’arpente soucieusement les couloirs et les allées
à la recherche d’un méfait à commettre
ou d’une fete à organiser,
mon coeur est las
et je ne puis me décider
j’ai ordonné que trois musiciens me suivent,
mes fidèles servants portant des chandelles autour de moi,
on me pare de mon plus beau costume,

qui sait si l’hiver daignera me visiter ?
J’ai une importante révélation à faire.
J’ai cru percevoir depuis quelques temps, dans l’attitude trouble de mon camarade de dissidence, les signes précurseurs d’une grave crise existentielle. J’étais dans l’erreur. La métamorphose a eu lieu il y a bien longtemps et je ne crois pas que nous puissions encore le sauver …
Le monstre dissimule son identité véritable et trouve en notre sein le refuge insoupçonnable.
Amis, regardez le vrai visage de Nicolaï ! et prions ensemble pour le salut de son âme.
le tamanoir est un animal pointu.
comme il est pointu,
sa pénétration est plus facile.
il a une longue langue et une longue queue.
le tamanoir mange des fourmis.
l’acide formique est son délice.
c’est un animal en noir et blanc,
essentiellement.
on en apprend sur « Tourgueniev ce héros ».
hum, c’est jeudi, et je me suis levé bien tôt.
je suis crevé. mais bon… faut rien éxagérer non plus.
bises.
Le nimportekoi de ma soirée
« Sapeurs Pompiers bonsoir.
-Bonsoir je vous appelle car je suis dans un cinéma, il ya eu un cocktail et un jeune homme se sent mal.
-Vous travaillez au cinéma?
-Heu non Adrienne et moi on est bénévoles
-Vous etes ouvreuse?
-Non on est derrière le bar.
-Haha ils vous ont seléctionnée pour votre voix?
-Heu non on s’est incrusté derrière le bar c’est là qu’on est le mieux servi.
-Vous avez une tres belle voix.
-Heu hihi merci. Donc c’est un homme d’une trentaine d’années il est allongé il bouge plus il est tout blanc.
-Il est évanoui?
-Heu… ah ben non il va mieux il a relevé la tête.
-On vous envoie les sapeurs?
-Heu ben non, il fait signe qu’il veut pas. Tant pis.
-Bon très bien bonne soirée.
-Bonne soirée à vous au revoir. »
je te vois
je t’attends
j’ai pensé je ne veux plus manger
et puis j’ai repensé aux jours où je ne voulais plus manger
j’ai repensé à des années en arrière
j’ai repensé à ce que je ne connais plus à ce qui ne me touche plus
à ce qui n’existe plus
j’ai repensé à tout cela et ça remplace aujourd’hui
merde alors pourrir un jour et se remettre à pourrir
pourrir un jour et vouloir mourir
j’ai tourné dans un freezer jusqu’à ce que des cristaux de sang giclent
j’ai mordu des tuyaux jusqu’à ce que mes dents n’existent plus
j’ai ventilé ma mémoire jusqu’à ce qu’elle disparaisse dans un désert absolument loin derrière moi
ce désert c’est toi silencieux incompétent ignorant tu as les yeux vides tu ne regardes rien tu ne mâches rien et pourtant tu mâches
j’ai trituré mon nombril et j’ai réussi à passer entre mes côtes et je t’ai touché derrière moi
j’ai vociféré un son inaudible tellement aigu, tellement pur, tellement invivable!
j’ai planté un pieux dans mon âme afin de pouvoir m’y accrocher et de pouvoir grimper jusqu’à mon crâne
de là-haut ce que je vois? ta tête fumante, brûlante de tourner à vide, tes cheveux épars et grillés
tu es laid
je tords mes dents autour de tes boyaux, je tire, je tire, des kilomètres me suivent, je cours, toujours des boyaux qui sortent de toi, je n’en reviens pas
o voilà donc ta magie! ces rouleaux sanguinolants qui désignent un point de fuite en s’alignant
ces chairs qui s’étalent dans le sang et le bruit de l’humide… je les lèche! mon amour!
The erectile tissue is composed of many tiny blood vessels arranged in random coils. The penis is capped with a pink, acorn shaped tip called the glans. A sleeve of skin, the foreskin, naturally covers the glans but is sometimes removed in an operation called circumcision.
A nice technique to set the mood for cunnilingus is to lightly massage the area between the navel and the pubic hair with the tip of one index finger for a few minutes. Put a few drops of glycerine (purchase at drug store) on her belly and massage into the skin with slow, small circular motions. You should warm the glycerine before applying it to her skin (place the bottle in hot water for a minute). This massage technique tends to relax and sooth the woman and is especially good for the first time she experiences cunnilingus.
The man can place his hands lightly on the back of the woman’s head to provide guidance. Lightly stroking the woman’s ear or earlobe with the forefinger can provide stimulation for the woman. Try massaging her forehead; run your thumbs from the center of her forehead outward, ending at the temples with a small circular stroke. Repeat.
S’il fallait recommencer l’histoire. Lire encore. Examiner
nos erreurs. En serais-tu capable ? Passer plusieurs nuits
anxieuses ensemble ; imaginer les projets. Aucun programme.
On verra si �a tient tout seul. Quelles destinations ?
Beaucoup de sites visitŽs en surface. Revoir ainsi les pierres,
les hauteurs et ces granites vers Napoli. Ne pas se dire surpris.
Voir tout pour que nos yeux ensemble changent.
Un pŽriple saccadŽ, sans s’Žpuiser. Les forces doivent nous mener
jusqu’ˆ aujourd’hui. Es tu capable de produire du dŽsir ?
Relisons-nous avant de prendre une dŽcision.
Ê
grand soleil et schyzophrénie mondaine
journée passée à jouer aux cartes puis à se prelasser au soleil, je me demande à quel point on mérite tout ce bien être…
j’ai peut être trouvé un allié dans la lutte contre la télévision, c’est interessant
on a croisé un défilé de l’X qui annonce leur gala annuel…
on a beaucoup ri en voyant passer les plus mauvais coups du monde…
la musique était bonne et la panthéon reconnaissant à nos grands hommes, comme toujours.
s.o.s…s.o.s…s.o.s…s.o.s…s.o.s….NYC: le pot de Ben & Jerrys est a 2$ et j’ai des Shaolin Kung- Fu Shoes Roses (existent en noire, bleu, mauve, vert, rouge, orange, dans toutes les tailles pour 4$, je crois que je vais me lancer dans l’import-export).
Lancons des aujourd’hui la Shaolin Kung-Fu Shoes Company!
Pendant ce temps là, à Savigny sur Orge…
… gratuit pour les grand-mères …
(un brin de gauloiserie)
Fraicheur francophone
« Baisse ta jupe les jambes te gèlent. » : Être mal habillé quand il fait froid.
Chaleur francophone
« Chaud comme chez le diable » : Très chaud.

Le 14-15 Septembre 2002:
A eu lieu le Bal des pompiers.
Samedi:
Début de la cuite à 08h00
Dès 19h00 Grillades-frittes
Bal avec Manu et Véro à l’accordéon, Karaoké
Gâteaux cuits au four banal, saucisses, bar et tout ce qui s’en suit.
Dimanche:
Dès 12h00 Filets de perches
16h00 (environ) mise en bouteilles du Vin Cuit.
Prochain Week-end au jeûne 2003 !!!
le vieillard,
il m’a dit que les dieux avaient créé la vie
pour mettre en valeur un monde stérile,
qu’ils le voulaient très coloré
pour quand ils reviendraient le manger.
Je suis coupable d’aimer les belles choses plus que le bien.
D’aimer le plaisir plus que l’esprit.
Pendant des siècles, nous, les vénitiens, n’avons pensé qu’à nous-memes, au profit que nous pourrions tirer du reste du monde.
Nous feignions d’aimer Dieu, nous construisions des tas d’églises, mais nous ne L’aimions pas.
Nous n’aimions que les belles églises que nous batissions, comme un avare aime son argent.
Nous aimions le marbre et l’or et les vitraux.

Un jour, il y a très longtemps, le reste du monde nous a fait la guerre.
1885 : Masha Tourgueniev à la lippe boudeuse, 9 ans, dans son premier happening pour mandoline et panier double couvercle.

mardi
je me lève en retard
une douche rapide
encore une saloperie d’Oneko
je m’habille avec des restes
pas le temps de me raser
ça pousse la barbe
direction le métro
station Crimée
je descends les marches
croise un clochard borgne
il me fait le signe
je contre-signe comme je le dois
arrivée sur le quai
le métro s’éloigne
le clochard est là aussi
je sors Podium
un type sur l’autre quai porte un costume
c’est un costume de chef indien
un sosie de Sitting Bull
le métro arrive enfin
le clochard s’installe en face de moi
je surveille ses mains
elles sont fines et longues
à la station Riquet monte un homme
il est roux et possède 12 chiens
il dit se nommer Arthur
Arthur aime les chiens et la musique
je n’ai pas de monnaie
Arthur ne gagne rien avec moi
Opéra, je change
là, un homme me pousse sur la voie
le clochard, l’indien, Arthur ?
le métro me fauche
je rebondis 4 fois sur les rails
je brûle d’un feu bleuté
on coupe l’électricité, enfin
je compte les secondes
adieu
Faudrait voir a pas pousser l’
urgence à devenir soudain
célèbre dans le monde entier, du Népal au
kentucky.
Mesurons,
eveillons,
Impitoyablement le niveau et les
‘mpff !!
Moyens mis en oeuvre afin de
Finir complètement les
amusements et les
mystêres Ganesha et chiens,
ou la mélodie en Si ou en
ut mais tout en
se parant de l’air du temps, définitivement.
Vous nourrissiez les chats
sur le plus petit des campo,
on ne voyait de vous que votre pardessus
aux motifs domino,
on devinait votre grace
et votre bienveillance,
meme de dos
et meme dans la pénombre.
je veux vous revoir
et c’est pourquoi j’arpente sans but
les ruelles de Venise
suivant discretement
des chats élégants et indociles,
esperant en vain,
qu’ils me conduisent
à votre domicile.
Elle regarda le corps blême couché sur le lit, recouvert du drap jusqu’à demi-corps, lèvres maquillées et mains croisées. C’est un peu tard, mais elle murmure quand même je t’aime papa, elle ne lui avait jamais dit, alors… Rends toi compte, deux minutes avant, c’était bon.
j’écris des cicatrices au bout des doigts
j’écris un masque sur les yeux
« pourquoi quand je veux dire à quelqu’un que je l’aime je suis prise d’un rire nerveux? »
je fais des scarisfications sur le papier
je fais mugir le papier sous le scalpel de ma peau
« pourquoi quand je veux faire l’amour à la fille que j’aime je ne peux plus lui parler? »
j’étends mon ombre sur la littérature heureuse
si elle ne s’en souvenait pas je récite des lignes de lautréamont
« pourquoi je ne bande plus, pourquoi je ne mouille plus? »
vous êtes mes créatures androgynes
et je pleure sur vous
Au fur et à mesure que je m’approchais, à pas de loup comme de bien entendu, je me rappelais les recommandations du père Zanievitch, fier défenseur de Cracovie devenu pilier aux 3 Marchés, place de la Gare. Marmonnant intérieurement les paroles rituelles je fis mon plus beau sourire, celui qui cachait ma dentition pourrie.
« Tourgui mon Grouchy, aide moi donc à expulser les Wellingtoniennes pixies qui Waterlooisent mon cortex et mon esprit. »
La créature, d’abord interloquée, sur la défensive, brandit quelques planches des Mystères de Paris derrière lesquelles elle se cacha. L’Eugénisme de cette démarche me surprit un premier temps puis je me ressaisis : Quel idiot avais je été, le pain rassis, bien sûr !!!!!
Il ne me restait plus qu’à le dégainer…
La phrase de la journée :
Sophie, c’est la catastrophe, nos finances sont au plus mal, avec la démission de Jospin nos subventions sont annulées. Je suis obligé de vous licencier.
Mon Big Boss chéri de l’OIE
Les tablettes de chocolat succèdent aux crises d’angoisse,
les unes et les autres s’accumulant dangereusement dans la corbeille à papier de mon bureau.
Bon imaginons que, ce jour, je sois un peu différent d’hier…
Un peu particulier, un peu pas comme d’habitude.
Ca serait pas si mal, non ?
Moi je trouve que si.
Ton sourire.
Encore !
petit balade nocturne: je ne suis pas un pendu mais ma balade est pendulaire. Je rêve d’un pas à l’autre et sens mon équilibre basculer d’un pied sur l’autre. J’aime sentir mon coeur si fort qu’on le voit battre sur mon cou. Je respire l’air un peu frais, je sillonne le trottoir, je croise: un couple amoureux, des voyageurs, un groupe d’hommes hilares, les lumières de pigalle. Le soir est là, je suis toujours vivante, il y a quelque chose de doux dans cette nouvelle rencontre de moi et moi. J’attends un prochain chapitre. Je marche au rythme qui m’est imposé par le soir tranquille sans étoiles parisien.
Hé !
Vous ne me connaissez pas,
mais
vous aimeriez danser avec moi,
vous aimeriez coucher avec moi,
ça serait bon
et ça changerait votre vie
à jamais
…
et pourquoi pas ?
Nathalie l’étudiante.
Salut, je m’appelle Nathalie. Comme je suis étudiante, j’ai beaucoup de temps libre, et j’en profite pour faire toute sorte d’expériences. Le dernier fantasme de mon copain, c’est de me prendre en photo en tenue plutôt légère. Comme il sait que je suis du genre un peu salope, ce cochon en profite pour me faire porter de la lingerie bien moulante qu’il s’empresse d’immortaliser avec son appareil… Hum. Il vient de m’offrir un de ces petits strings, tellement près du corps qu’en remuant mon cul devant l’objectif j’ai bien cru qu’il allait me faire jouir tout de suite. Si tu voyais comment la ficelle me rentre dans la fente et vient se frotter contre ma rondelle… Un vrai régal. Après deux bonnes pellicules, mon copain m’a demandé de me tourner dos à lui pour qu’il puisse admirer mon derrière dans toute sa splendeur. Il n’a pas été déçu ! J’étais comme ça, toute tendue vers l’arrière, quand j’ai senti la bosse de son jean venir se coller à ma raie. Il était déjà terriblement excité à la vue de mon intimité qui débordait de ma minuscule culotte. Sans même chercher à me l’enlever, il l’a bien tirée sur le côté, en me demandant de ne surtout pas changer de position, et je l’ai entendu déboutonner son pantalon pour en faire sortir sa bite que j’aime tant. Ce petit pervers m’a tout de suite fait comprendre ce qu’il attendait de moi : un de ses doigts enduit de salive a commencé à caresser mon entrecuisse sur toute la longueur, avant de se poster juste à l’entrée de mon petit trou. J’avais tellement envie de sentir sa queue me pilonner que je me suis empressée de remuer du bassin vers lui, de façon à ce que son doigt puisse glisser facilement dans mon orifice. Il n’a pas fallu longtemps pour qu’il y mette sa bite et me fasse hurler de plaisir et de honte mêlés. Comme c’était bon…
Trouvez l’âme soeur
Offres d’emploi
Star Academy
Perdez 4 kg !
Changez de voiture
tu étais toujours sur mon abdomen
lorsque je t’ai dévoré la tete
oui ! j’ai eu l’extase ultime
et je t’aimais
comme nul autre
que toi et moi
ne peuvent imaginer.
Il passe devant moi. Il s’arrête devant moi, quelques mois, il n’ose pas me toucher. Il passe son chemin, il croit qu’il, le croiriez-vous, a changé ma vie. Et pourtant si il savait comme c’est vrai.
Il passe devant moi, il est en face de moi, il n’y reste que quelques heures. Il me séduit, pour quelques heures. Et pourtant, si il savait comme les heures sont longues pour moi.
Il passe devant moi, il essaye de m’arrêter face à lui. Quand j’ai l’air de ralentir le pas, il fanfarrone, il m’aura, il m’invite. Il est intelligent. Et pourtant si il savait comme je pense à d’autres.
Il est passé devant moi, il m’a enfermée longtemps face à lui. Il est passé. Et pourtant il savait comme j’aimais qu’il m’enferme.
Le bulletin de ma journée
VIKING,UTSIRE
Ouest à Nord-Ouest 2 à 4 revenant secteur Sud-Ouest 4 à 6 par l’ouest ce matin et fraichissant 6 à 7 sur VIKING cet après-midi, virant Ouest 5 à 6 demain matin. Mer agitée, devenant forte cet après-midi. Pluie ou averses.
FORTIES,CROMARTY,FORTH
Ouest à Nord-Ouest 2 à 4 revenant secteur Sud-Ouest 3 à 5 cet après-midi, virant Ouest demain matin. Mer peu agitée à agitée. Des pluies.
TYNE,DOGGER
Variable 2 à 4 s’orientant Sud-ouest la nuit prochaine. Mer peu agitée. Pluie ou averses.
CASQUETS,OUESSANT
Secteur Sud-est 2 à 4 revenant temporairement secteur Est sur CASQUET ce soir. Mer peu agitée sur l’est et agitée sur l’ouest. Pluie ou bruine s’atténuant. Bancs de brouillard.
Marie-Pierre Planchon
Bout au revoir ceci être notre dernier au revoir je détester pour sentir amour entre nous matrice mais être excédent juste entendre ceci et alors je aller vous donner davantage pour vivre pour plus que vous jamais connaître ceci être notre bout embrasser devoir I rêve et toujours voir votre visage pourquoi pouvoir non surmonter ce mur bien, peut-être être juste parce que je non connaître vous tout baiser, svp embrasser mais embrasser hors désir, bébé, et non consolation vous connaître faire ainsi fâché ’cause je connaître que dans temps je seulement faire vous cri, ceci être notre dernier au revoir vous dire ‘non, ceci pouvoir non arriver, ‘et vous précipiter téléphone pour appeler être là un voix unkind dans dos votre esprit dire peut-être vous non connaître lui tout vous non connaître lui tout, OH, vous non connaître bien, cloche dehors dans église tour carillon brûlant indice dans ce coeur le penser ainsi dur sur son doux oeil et mémoire offrir signe que être excédent… être fini.
Vendredi soir… La lune est à peine visible sur la lande recouverte de neige. L’enfant avance doucement dans la neige. Ses pas sont effacés par la neige nouvelle au fur et à mesure de sa progression. Il ne le sait pas mais il tourne en rond depuis quelques minutes.
Messieurs,
Je n’ai pas le désir d’être illisible, alors, je vous prie, puisque vous avez un certain pouvoir,
de corriger au plus vite les textes envoyés, les accents surtout . On parle de communication.
Alors, s’il vous plaît, rendez moi la possibilité d’être lu, pas comme un martien.
D’autre part, quelques éclaircissements s’imposent :
Je regrette souvent les productions défilantes.
On se dit qu’on est attendu ailleurs.
Trop d’impatience vous coupe les jambes.
Cela ressemble à du poétique.
Mais le mot me gêne.
Je relisais récemment le « journal de Moscou » de W. Benjamin dans lequel
il souligne l’importance du va -et -vient entre communication et expression. Cette difficulté
semble bien opérante au regard de ce qui se fabrique entre vous et moi.
Mille regrets de ne pas savoir parler davantage de lui, de Walter Benjamin.
Pourions-nous faire preuve davantage d’audace ? Vous êtes parfois capable du pire, et moi aussi. La retenue semble bien interdite ici. Mais il faudrait peut-être affronter l’impudeur. Au risque d’être obscène, pas dans le sens collégien de la semaine dite pornographique.
Je me demande pourquoi tout ceci se dit aujourd’hui.
Pardonnez la distance que j’impose entre vous et moi. Je vous avoue ceci : je ne me sens pas
vraiment chez moi ici, comme à peu près partout.
Extrait pour Miss G.
Elle est pleine de jolies filles, elle est pleine de jolies filles
Aussitôt qu’arrive l’été, aussitôt que le soleil brille
Bikinis-Monokinis dénudent le corps des demoiselles
Sous le soleil de Marseille, elles apparaissent encore plus belles.
Les garçons tapageurs sont tous de méchants brancheurs
Rub-a-Dub, ghettos blasters, lunettes noires de rigueur
Ils font des matches de volley et puis des concours de plongée
En bonde ! en bonde ! du plus haut des rochers
Ils se font cajôleurs, ils se font enjôleurs
Et pour apaiser leurs émois, se jettent à l’eau tous les quarts d’heure.
Massilia Sound System – Qu’elle est Bleue
OU ?
Il ne faut que deux ou trois bricoles à agencer autour de soi.
Chacun trouvera son compte, tout le monde pourra se reconnaître. J’imagine tout à coup une faste cérémonie au nom de rien, ou des individus font la propagande de leurs petites affaires. Cela ne fait presque pas de bruit et n’étonne personne. Des garçons bien vêtus accueillent les anonymes, les femmes sourient, prétendent qu’elles ne poseront plus jamais. (Leurs images sont tombées à terre et derrière le bureau où elles officient, elles sont en train de se réinventer.)
Tout fait dorer son blason pour plaire. Ce cérémonial (qui doit se passer dans un hall d’exposition) est tout à coup enrayé par une pancarte portée à bout de bras tendus où on lit : COMPLAISANT.
Les participants se font rares et s’annulent d’eux-mêmes.
Le temps est trop court, les actes trop lourds.
QUOI ?
personne pour arreter le temps, rien qu’un petit peu ?

je ne veux pas quitter cette ile que j’aime tant,
je veux y passer encore une dernère nuit,
là,
entre tes bras.
L’anonymat d’un cyber cafe, encore.
Une radio au fond force la voix, des nouvelles en boucle d’un monde oublie, ou les chiens crevent sur la route, ou les rapaces deviennent charognards, ou un phare rouge et blanc n’attend plus personne. Des murs de terre et de bois encerclent des pieces vides et pierreuses. Un fort, quelque part, vers la fin du monde, ou les gens crevent comme des mouches de maladies dont ils ignorent tout.
La solitude d’une chambre vide, ou le neon n’est meme pas foutu de gresiller, encore. Deja la Patagonie s’eloigne et me laisse seul, plante la comme un con, la bouche pateuse, l’esprit embrouille, dans une ville ou les lyceennes fument en uniforme devant des entrepots, ou les balades romantiques sur le port evitent difficilement les carcasses de vieux petroliers rouilles que les charognards refusent de bouffer, en attendant un nouveau depart.
La haut, il fait chaud, encore. Peut-etre plus pour tres longtemps. En parcourant la Province des Tenebres, je n’oublierai plus la petite fille en blanc. Dans un autre cyber cafe, je sais qu’elle m’attend, deja.
Il peut s’agir d’un premier objet.
Il doit s’agir d’un premier objet.
Ne projeter aucune image sur lui. Les êtres (s’il y en a encore) viendront après.
(La chose sera présentée bientôt.)
Les êtres devront probablement accepter.
Pas d’histoire autour de cet objet.
Vient l’idée d’une chose invisible ou d’une chose vulgaire. Cela ne pas doit éveiller de l’admiration ou de l’estime. Accepter la neutralité et ne pas tomber sous le poids du sérieux.
Et nous voilà enfin devant une question douloureusement formulée (elle vient sceller nos énoncés) : quel sujet fabriquer à partir d’un objet inconnu ?
Pour aller « chez les pirates ! »
empruntez l’itinéraire suivant :
prenez la ligne de RER B direction Roissy-Charles de Gaulle et descendez à la station Roissy-Charles de Gaulle, empruntez ensuite les correspondances aéroportées.

Je peux vous faire accepter n’importe quoi, vous faire dire oui à tout.
Je suis l’hypnotiseuse.
Paris est sans doute le point le plus éloigné du paradis
mais c’est le seul endroit où il fait bon desespérer.
(Cioran)
Il y a du soleil sur Paris, le brouillard ne peux plus lutter, il se cache à l’est.
Cette fois, tu n’aurais peut-être pas du partir,
peut-être est-ce ça « L’Imprudence« .
A l’est rien de nouveau, ici, une lame de fond fait le ménage, discrètement.
Plus un nuage, le temps idéal pour aller voir les galaxies sur le mont Valérien.
Les étoiles t’attendent.
Dépêche-toi, on a tout le temps…
Retour aux images
Il manque le visage de l’image, son centre nerveux, sa blessure. J’ouvre
la page sans la tourner. Il faut du temps pour aimer, travailler. Et demain,
je pars en Italie. Questions d’images, de rencontres, de minuscules pensées
lancées dans le temps qui efface ˆ mesure que je parle, que je vois, chacune
de mes participations ; une éloge en fome de caresse. Je ne me crois plus
parfois capable de grandes choses. Mais dès que la sensation d’etre oublié
revient, que je ne prends aucune a la vie des folies, je recommence a vouloir exister,
si ce verbe fonctionne encore. J’ai donc vu mes raisons de voir encore des choses,
quand l’énergie se découvre dans l’oeil aimable d’une femme, d’une image
pour le sud de la pensé, l’Italie par exemple, puisque je pars demain matin.
« Que cette chanson je l’ai écrite pour mon pote Rachid, qu’est mort, dans un troquet pourri à Bastille, ébouillanté par son chocolat … »
Procédé pour une installation : la vie
Marcher, toujours déambuler, le long de ce même canal à l’infini, ou le long d’une route, d’une rue, un soir, un matin New-York-fantasmée ou Paris-mon-rêve-en-vrai. Je ne sais plus, mais ne jamais s’arrêter d’avancer, courir parfois, ramper souvent. Amasser les espoirs, les rires, les regards doux, les ranger contre son coeur et les chérir quand il fait froid sur le chemin, toujours avancer. Un nouveau foyer, une place au coin du feu, s’y asseoir une seconde, se lever, saluer et reprendre la route. Trouver un compagnon de voyage, tenir sa main un instant, l’aider quand il peine, s’appuyer sur lui les jours de fatigue, se séparer, se retrouver plus tard à un carrefour, à la veillée, se blottir une minute et se relever, repartir, sans cesse avancer vers…

Elle était frappée du complexe Pamela et ne cherchait pas l’esquive.
A quoi aurait ressemblé sa vie avec de plus gros seins ?
Sans doute elle aurait méprisé l’enjeu, elle aurait tout osé, sans crainte,
et elle aurait eu une voiture rouge.
Jour 1 : Je me réveille dans cette enveloppe. Je ne sais pas ce que je fais ici, une saveur suave et acide dans la bouche. Lorsque je lève la tête, quelque chose craque tout doucement dans mon oreille gauche, comme une fine pellicule qui se détache. Mes doigts amènent à mon regard de toutes petites particules d’un marron sombre. Mes cheveux, agglutinés sur mes tempes, sont cassants. Je me sens engourdi, perdu, seul. En même temps qu’une odeur alcaline forte me parvient, un chat tigré entre dans la pièce. Il me reconnaît. Il s’assied au pied du lit pour me regarder. Une décharge électrique me traverse la tête. La lumière m’aveugle, je rentre les doigts dans la bouche de ce corps que je ne connais pas, les ongles griffent la langue et le palais, les dents mordent comme un étau, je me sens partir en arrière, la tête cogne un angle froid. J’ai l’impression qu’elle va exploser, je ne sais pas si le cerveau tiendra le choc. Les membres se convulsent. Le corps tressaille encore un peu. Je ne bouge plus.
Hé !
Vous ne me connaissez pas,
mais
vous n’aimeriez pas que je vous touche,
vous n’aimeriez pas que je vous frotte,
ça serait triste
et idiot
et
pas inoubliable
…
et pourquoi pas ?
je marche sur tes pas
je suis sur ta piste
cherchant les indices
de ta présence
un mégot
un parfum
même une trace de rouge à lèvre sur un verre à dent
une noix de muscade posée en équilibre sur un rebord de fenêtre
un chat récemment caressé
un ballon encore chaud de tes massages
une boite à musique entrouverte
une porte fraîchement refermée
un cerf-volant déchiré
je t’aime comme ça moi
chinoise et toute petite
africaine et cambrée
allemand et très blond
oui
comme ça, je t’aime
et
je marche sur tes pas
je suis sur ta piste
chut…
ne te retourne pas
link from last post was a (private) joke.
IGOR IS INNOCENT!
il se souvenait de l’age d’or,
ce rêve splendide et trompeur
qui en lui s’estompe,
songe sublime
et trop vite passé.
…
juste avant minuit
je te regarde marcher dans la pièce en désordre
soupeser chaque objet
observer la fine couche de poussière qui recouvre tout
ma chambre
tu es nue
tu n’es pas là
je suis seul
et fou
…




















