Après quelques gorgées, la culpabilité qui lui avait timidement noué la gorge à son arrivée le quitta pour de bon et ce fut le soulagement, le début de l’abandon. Ses doigts jaunis étreignaient fébrilement un mégot informe. Sa langue pâteuse l’embarrassait, il voulait être ailleurs …

Vous y croyez, vous, au vendredi 13?
09h30 : le réveil sonne, je ne le fais snoozer que jusqu’à 10h25. Ce point positif m’encourage, je me lave.
Je vais même jusqu’à farder ma bouche de rouge à lèvres et d’un sourire
– Je vais m’inscrire à un cours de Tai Chi à 37 euros. Le cours est complet.
– Je cours à ma réunion à la BnF. Elle est annulée.
– Je vais à l’ANPE pour m’inscrire (soit la veille du dernier délai). Il fallait que je me présente avant 13h.
Je pourrai passer demain? Non, exceptionnellement nous serons fermés.
Pouvez-vous me donner le papier que les ASSEDIC ont omis de me remettre? Ah non, on est en rupture de stock.
– Je reprends le métro. Un mec m’explique comment il va enfoncer sa béquille dans la chatte de ma mère et comment elle aimera ça. Comment il me dira « suce moi salope » et je le sucerai jusqu’au frein [sic]. Il informe le chinois outré à sa droite qu’il va l’égorger ce sale chintok et qu’il s’en fout de retourner en prison.
Il va sans dire que ma fête a été annulée…
C’est une belle journée, je vais me coucher lalalala la la.

Et j’ai retrouv&eacute mes accents

Old par A venir le 24 Sep 2002

Hum…
On se rappelle de mes citations :
on a coutume de dire que la vie est dure, moi j’me bats pour ma voiture, quelle aventure
2ning ta mère, 2ning to die, 2young to ning
last nite the 2ning saved my life with this song
ta mère et moi pendant 2 heures
Je ne sais pas si c’est glorieux, alors je souris…
C’est lundi.

Old par igor le 23 Sep 2002

je n’aime pas le flash, je n’aime pas le zoom, je n’aime pas quand tu me regardes à travers l’appareil, l’image est fausse, certainement tordue, sûrement imag(in)ée. je suis faussée pour toi, oublions ce que nous croyions. point point point.
les listes sont émouvantes
etc

Old par orad le 02 Sep 2002

si quelqu’un pouvait me dire
quand s’arreteront les travaux
dans ma tête,

ca me soulagerait.

psycho-coac attitude

Old par M. Fox le 29 Sep 2002

Old par igor le 03 Sep 2002

Recu ce matin un email de Jean-Pierre Rehm :

« N’hesitez pas, de toutes les facons, a m’ecrire : il n’y aucun tragique dans le mail – ni guere ailleurs, du reste. tant mieux ou tant pis, nous sommes voues au melo. Ne pensez pas trop a Blanchot ou Artaud : on ne s’invente pas un destin – et (lisez Daniel Oster : La gloire, ou encore son dernier dont j’ai oublie le titre) quand bien meme, l’aureole ne doit pas aveugler sur la fabrique – pardon d’etre brutal. mais il importe de rapporter cette aventure a son ouvrage. quittez le mythe que tant s’emploient a vouloir frauduleusement encore endosser, les paresseux. »

Old par A venir le 03 Sep 2002

Casseur d’ambiancE !

Merci à Mister Fox de garder la tête froide en ces périodes troubles et pathétiques…

Old par igor le 30 Sep 2002


encore la nuit
essayer de dormir
sans succès
se réveiller à répétition



coincé entre des songes ferroviaires
gares et colis à transporter
correspondances

silence !
on tourne…


Annie Sprinkle Aphrodite Award
presented to Igor Tourgueniev
For Sexual Service to the Communauty

Coupez !

putain, faut que je dorme moi…
ça vaudrait mieux pour tout le monde
non ?

Old par igor le 09 Sep 2002

Un homme entra : Brasserie l’Avenir. Ceux qui s’échouaient là n’avaient plus belle allure. Sur le zinc émoussé ne se réfléchissait plus qu’une vague tâche jaunâtre, l’image de leur demi siroté aux hasard des trop longues après-midi d’errances éthyliques.
L’homme qui venait d’entrer avait la face brunâtre et couperosée, le ventre ballonné d’un assidu, d’un habitué, d’un condamné. Ayant jeté un furtif mais perspicace coup d’œil à la ronde pour s’assurer de la présence de tout son petit univers, il s’accouda au comptoir et revêtit sa gangue de souvenirs …

Romans

J’avais pr&eacutevu d’aligner ma vie sur quelques figures
p&eacuterilleuses,
lesquelles avaient la forme plus ou moins classique
et scandaleuse de l’h&eacutelice ;
j’en parlais
de suite aux sp&eacutecialistes d’images et forts en communication
de l’ame et du monde,
et ces gens, m’avou&egraverent que la comparaison
fut d&eacuteja utilis&eacutee dans des milliers d’&eacutecrits.
Ha que ne puis-je comparer ma vie a une h&eacutelice.
Je fus perdu, sans mot et paf d&eacutesempar&eacute :
le combat en question n&eacutecessitait chaque jour
un num&eacutero d’adresse, du genre,
voyez mesdames ce qui se passe dans l’intensit&eacute d’une phrase,
dans la joute d’une id&eacutee qui fait mouche. Grosso modo le spectacle.
L’ami suisse m’avait conseill&eacute quelques ann&eacutees
d’abstinence textuelle, sans quoi, selon lui, je risquais de perdre
au combat des chefs, aux jouissances g&eacuten&eacuterales
de pacotille qui volent les mots aux autres. Du moment que tu ne leur as pas
pris leurs femmes, tout va pour le mieux dans le meilleur
axe pour annexer la galaxie Gutemberg.
J’arrivais donc au milieu des autres pret pour raconter mon histoire.
Mais je n’avais jamais vraiment v&eacutecu grand chose digne
de faire palpiter le coeur de mes ain&eacutes.
Pourtant, je d&eacutecidais ce jour la, malgr&eacute
la m&eacutefiance saine de l’ami suisse, qu’impressionner
m&eacuteritait encore notre approbation, et ceci, malgr&eacute
l’intimidiation d’esp&egraveces modernes riv&eacutees
a la complaisance de l’&eacutechec. Etais-je seulement
hors du coup et pas du tout nuisible ?

Comme j’aurais aim&eacute cette h&eacutelice !

Old par A venir le 30 Sep 2002

je cherche un discours de la méthode et jai perdu moravagine.
que pensez-vous de cela?
d’accord: j’ai marché dans l’ombre au moins ffff longtemps!
quand ça me tape le moral, je sors un orteil.
wouaouh!!!!!!!!
on cherche, on cherche, mais où est donc son visage, à qui est ce pied?
absurdité, vous voilà. mmm… dormez avec moi ce soir.
mais si mais si montrez-vous, vous avez un si bel orteil, que cachez-vous donc?
hop je disparais, moi ça va mieux, vous contentez-vous d’imaginer.
non, non, on veut voir!
ils entrent dans l’ombre; les malheureux!
ils cherchent, ils cherchent, mais il ne voient plus rien.
chez moi, tout le monde se perd, et surtout moi.
mais lâchez donc ce pied, (il y en a un qui a marché dessus sans faire exprès)
on m’agrippe la gorge, raaaaaaa, on m’étouffe.
ça y est tout a disparu, et moi, moi?
j’imagine………. je lis moravagine disparu et je remplace le discours de la méthode par ce que je crois qu’il est.

Old par orad le 17 Sep 2002

Igor, Nicolaï, Troudair et Gondac, amis à Berlin avant les problêmes que l'on sait

Old par igor le 30 Sep 2002

Le Piano, car samedi & chanson dans la maison ; hier soir nous n’avons pas dormi
, marteler des accords en imitant Tom Waits en faisant aussi fuir le chat, joli programme,
encore les accents interdits, je me demande ce que cela change dans la voix. Jeune homme
vous nous demandez beaucoup. Je n’avoue pas grand chose. Une semaine pour regarder
des films d’etudiants de la Femis ; verdict : les enfants, pourquoi autant de miserabilisme ? Amours impossibles, corps seuls, voila le contenu de ces images jeunes. Je n’ai pas critique. Je ne suis pas ici pour ce genre de regard noir sans pitie. Mais quelle deception quand meme. Intimite revulsee.

En quoi le recit de vos echecs peut-il bien me concerner ?

sexua

Old par A venir le 21 Sep 2002

Bravo Ludo !

Old par Nicolai le 24 Sep 2002

CETTE SEMAINE EN EXCLU SUR TOURGUENIEV
Le Match de la semaine, sans pitié, sans merci :

Gondac VS. Igor Tourgueniev

Du sang, des larmes, de la violence, et des filles à poil qui sucent dans un van Wolksvagen comme vous n’en avez jamais vu.

Promis, la semaine prochaine, on essaye de faire plus sexy

(Tu es jeune, catcheuse et tu n’as pas peur de lacher des mandales à tour de bras ? Contacte-moi et toi aussi tu pourras être sur tourgueniev.com)
(putain, ça pisse haut tourgueniev.com, moi ça m’épate)

Old par Nicolai le 12 Sep 2002

L’oculiste est un escroc
N’a rien pu colmater
N’a même pas vu de trou

C’est plus facile avec les lavabos.

Old par -- Zan le 02 Sep 2002

Marcher encore et encore le long de ce même canal glacial
Chercher encore et encore à croiser un regard
Regarder encore une fois le jour se lever
Renifler
Jeter un caillou dans l’eau turbide
Renifler encore
Ne pas te voir encore une fois
T’imaginer au lit, au chaud
Me demander pourquoi je pense te croiser
A chaque fois au bord de ce canal
Chaque matin
Alors que toi
Tu dors
Renifler, ravaler mes larmes

Old par igor le 24 Sep 2002

Old par M. Fox le 30 Sep 2002

Un Tourgueniste dit : « Tous les Tourguenistes sont des menteurs. » …

Les frères Tourgueniev entrent en rebellion

Ceci n’est pas un commentaire.
Ceci n’est pas une guerre virtuelle.
Ceci n’est pas vraiment cohérent.
Ceci n’est pas non plus le fait du Mime Marceau.
Ceci n’est pas grand chose.

Ceci est un happening Tourgueniste, bande d’ignares.

Que Jah soit dans vos coeurs. Rastaffarin !

Old par Nicolai le 28 Sep 2002

Plainte contre X
Si ici n’est pas le lieu du brouillage, du malentendu, mieux
vaut ne pas s’en occuper.

Un matin d’automne, on se dit : a quoi bon ?
Qu’est ce que cela repr&eacutesente ?
Les questions n’en finissent plus,
nous sommes contents.
Trop court.
Qui est votre destinataire ?
Votre ami ?
Votre lecteur secret ?
Petites choses de la complaisance av&eacuter&eacutees petites,
inoffensives.

Old par A venir le 26 Sep 2002

on avait manifestement classé sans suite l’affaire de l’ours et de sa dépression…

Old par M. Fox le 30 Sep 2002

Rober Walser ce héros ?

Une trentaine d’hommes sont réunis dans une seule pièce. Le public les
regarde à travers une vitrine Ils sont là , ils discutent, comme dans un
cocktail ou un vernissage. Par petit groupe, un tel parle avec un tel. On
dirait qu’ils se connaissent. Ils sont tous nus. Ils tiennent tous une
hache dans la main. Après une heure environ ils commencent a quitter la
salle, habillés et avec leur hache dans un sac, portant ainsi la fiction
dans le réel de Paris.

H

Robert Walser voit le jour en 1878 à Bienne en Suisse, dans une famille nombreuse. Il travaille un moment comme employé de banque, écrit quelques poèmes avant de partir avec son frère Karl à Berlin en 1905. Alors que Karl peint, il écrit en trois ans Les enfants Tanner, Le commis et Jacob von Gunten traduit par L’institut Benjamenta, des romans sur sa famille et ses petits métiers.
Il rentre en Suisse en 1913, puis déménage à Berne en 1921, publie La promenade,La rose. Il mène une vie de chroniqueur peu productif, passe du temps à boire et dans les divers spectacles culturels de la ville, écrit quelques textes courts en prose qu’il appelle microgrammes, mais plus un seul roman.
Après plusieurs tentatives de suicide, il est interné volontairement à l’hôpital psychiatrique en 1929, où il mourra dans la neige le jour de Noël 1956, sans avoir plus écrit une seule ligne. Bien qu’admiré par des contemporains comme Kafka ou Musil, ses oeuvres restent inaperçues de son temps.

Ce site

Old par igor le 30 Sep 2002

– c’est flippant,

berk !

Old par M. Fox le 28 Sep 2002

quand je dis son prenom,

ma bouche se remplit d’amour…

bonsoir jeune homme

Old par M. Fox le 23 Sep 2002

ON DIRAIT MOI

Old par M. Fox le 23 Sep 2002

Un mail de oneko@altern.org (mon chat à moi) :

> Cher Papadieu,
> tu es parti au travail et je suis triste, je m’ennuie sans toi. Je vais
> peut-être aller faire pipi sur ta couette a ton retour pour te temoigner
> mon affection. Car je t’aime Papa-Dieu.
> Je suis tres heureux chez toi, en + ca marche bien avec les meufs, et y’en
> a plein. Comme elles sont plus dodues que les garcons, c’est agreable de
> planter mes griffes dans leur chair. En plus elles crient c’est rigolo.
> Reviens moi vite Papadieu.
> Miaou.
>
> Kawaï Oneko.
>
> PS : est-ce que tu peux me ramener une balle avec un grelot dedans s’il te
> plait?
> Merci.

Hum… Ma vie prend un tournant décisif…
Et pour la balle à grelot on va voir…
En tout cas, bise à toi Oneko et ne t’inquiète pas si je rentre un peu tard ce soir je dois passer à la soirée SPOKE.

Old par igor le 18 Sep 2002

Tandis que j’arrachais les dents des chevaux

SALUT LES POETES DE MES DEUX !!!!


Vous ne r&eacutesistez pas &agrave vos
difficult&eacutes !

Old par A venir le 28 Sep 2002

j'ai faim Nicolaï, je bouffe le bras de Clara, ok ?
Chaque jour la lecture de ce site formidable m’inspire une belle et
longue promenade au bord du canal de l’Ourcq avec ma chérie (??!!),
mon chien (!!) et nos deux petites filles de 5 ans,
Clara et Anna.
De temps en temps, Grishka me lance de petites pierres, mais j’esquive.
Alors je me reprends un peu d’urine de chat sur la couette pour que mes hallucinations du matin durent plus longtemps.
Stop Kimberly ! Je divorce !
Merde, Igor, J'ai vachement d'acnée depuis que je fais du Head-Fucking !

Old par igor le 26 Sep 2002

semaine 1

soirée – soirée – soirée – soirée – soirée – soirée – soirée

semaine 2

go to semaine 1

run !

Old par M. Fox le 05 Sep 2002


Orad V. a la main sur le coeur

Old par orad le 29 Sep 2002


Je me demande
ce que
Je
doit dire
pour prendre
forme Mais La question
ne doit pas se poser
ici, trop s&eacuterieuse
question trop mis&eacuterable
espace
alors a quoi bon
Je me
Demande
Je vous le
demande
a quoi bon
s’attacher a vous ?

ALORS VITE UNE HISTOIRE
LE MOT FAIT lES
CHOSES :

Old par A venir le 30 Sep 2002

les bonhommes en technicolor ressemblent à david bowie

Old par orad le 14 Sep 2002

il fait noir dans la salle en béton, les fenêtres sont bouchées par du noir aussi, un type tripote des vinyls c’est lui qui fait la musique, on croyait que ce serait une fille, je me dis c’est peut-être lui qui pose en fille. et derrière les gens qui danseront tout à l’heure il y a des projections, comme dans toute soirée qui se respecte donc des projections, de films indiens. beaucoup de gros plans, les levres de la fille et les yeux brillants du mec. la projection se fait dans le coin de la pièce, et les images se coupent en trois. on a en face une image ressemblante à la vraie et sur le mur de droite et sur le plafond des dégénerescences de bouche d’oeil de cheveux. on a le vrai en face et des choses abstraites autour qui ne sont que du vrai mal projeté. retournez vous doucement, et regardez les gens qui danseront tout à l’heure. ils sont peut-être indiens.

Old par orad le 22 Sep 2002

Je verse du sable
Inlassablement
Je verse du sable
Sur un feu ardent
C’est bien misérable
Comme occupation
Je verse du sable
Sur vos instructions
En soldat serviable
Et obéissant
Je verse du sable
Inlassablement

Old par -- Zan le 04 Sep 2002

Rober Walser ce héros ?

tu veux de la baston, sale rascal ?
tiens robertwalser.blogspot.com/

Herr Kommandant

Der arme Mann
Es mir nun mal nicht antun kann.
Vor seiner gröblichen Palette
Zerstreut in mir sich jede nette
Aussicht ins Leben. Ach, wie kalt
hat er sein Lebenswerk gemalt !
Er malte, scheint mir, nur zu richtig.
will jemand sich ein wenig wichtig
vorkommen in der Ausstellung,
so wird ihm bang vor solchen Pinsels Schwung.
Schrecklich, wie diese Aecker, Felder, Bäume
einem des Nachts wie klob’ge Traüme
den Schlummer auseinanderreissen.
Hochachtung immerhin vor heissen
Kunstanstrengungen, beispielweise
vor einem Bild worin im Irr’nhauskreise
Wahnsinnige zu sehen sind
Den Sonnenbrand, Luft, Erde, Wind
gab er ohn’Zweifel prächtig wieder.
Doch senkt man bald die Augenlider
vor so selbstquälerischer Stärke
in doch nur halbbefriedigendem Werke.
Zu grausen fängt’s ein’an,
wenn Kunst nichts Schön’res kann,
als rücksichtslos ihr Müssen, Sollen, Wollen
vor schau’nden Seelen aufzurollen.
Wunsch, wenn ein Bild ich seh’,
liebkost zu werden wie von einer güt’gen Fee,
geh, geh, adee !

Rober Walser

Old par igor le 30 Sep 2002

Tu rêves : le haut de la page est temporaire et trompeur. Tu vises la hype ?

Old par igor le 12 Sep 2002

(La bataille du gras et de l’italique.)

TOUT DIRE ?

Old par A venir le 24 Sep 2002

>>> n o s u r r e n d e r <<<

suspiro sangriente
demain je parlerai encore une autre langue,
et j’hablerai des mots inadaptés
parfait chemin d’hérésie, ma religion la plus touchante
je préfére les orgies qui ont lieu loin des couvents
matez-les et hérissez mon cerveau de:
ris de veau
cervelet
pieds de porcs
rognons.
j’aime la viande
ce qui veut dire: ………………………………………..
tout cela c’est ce que vous ne pourrez jamais lire
j’aime les silences [rien oh rien du tout]
et les suspiros sangrientes

Old par orad le 04 Sep 2002

alors on oublie le pass&eacute

Old par A venir le 24 Sep 2002

ce héros ?
Pour l’instant le combat est difficile
Et si l’on ne peut préjuger du vainqueur à l’heure actuelle.
On sait que tout les coups bas seront utilisés par l’adversaire
La difficulté restant une certaine empathie pour le maquisard
Et pour ses justes revendications révolutionnaires.
De justes revendications ? Quelles revendications ?
L’Internationnale au Bontempi ?
Guignol !

Old par igor le 30 Sep 2002

19h31 JE FAIS TOUJOURS LA TETE

Old par A venir le 12 Sep 2002

je suis enfin gras

Old par A venir le 24 Sep 2002

tu aimes les sagouins?
oui

Old par orad le 22 Sep 2002

Llegabas por el sendero,
Tu arrivais par le sentier,
delantal y trenzas sueltas,
tablier et tresses lâchées,
brillaban tus ojos negros,
tes yeux noirs brillaient,
claridad de luna llena
clarté de pleine lune
Mis labios te hicieron daño
Mes lèvres t’ont blessée
al besar tu boca fresca.
En baisant ta bouche fraîche
Castigo me dió tu mano,
Ta main m’a puni
pero más golpeó tu ausencia
mais plus cinglante est ton absence
Aaaaaaaah…
Volví por caminos blancos,
Je suis revenu par des chemins blancs
volví sin poder llegar.
Je suis revenu sans pouvoir arriver
Triste con mi grito largo,
Triste avec mon long cri
canté sin saber cantar.
J’ai chanté sans savoir chanter
Cerraste los ojos negros,
Tu as fermé les yeux noirs,
se volvió tu cara blanca
ta figure est devenue blanche
y llevamos tu silencio
et nous emportons ton silence
al sonar de las campanas.
Au son des cloches.
La luna cayó en el agua,
La lune est tombée dans l’eau
el dolor golpeó mi pecho.
La douleur a frappé ma poitrine.
Con cuerdas de cien guitarras
Avec les cordes de cent guitares
me trencé remordimiento.
Je tresse mon remords
Aaaaaaaah…
Volví por caminos viejos,
Je suis revenu par de vieux chemins
volví sin poder llegar.
Je suis revenu sans pouvoir arriver.
Grité con tu nombre muerto
J’ai crié avec ton nom mort
recé sin saber rezar.
J’ai prié sans savoir prier.
Tristeza de haber querido
Tristesse d’avoir aimé
tu rubor en un sendero.
Ton rougissement dans un sentier
Tristeza de los caminos
Tristesse des chemins
que después ya no te vieron.
Qui ensuite ne t’ont plus vue.
Silencio en el camposanto,
Silence dans le cimetière,
soledad de las estrellas,
solitude des étoiles,
recuerdos que duelen tanto,
souvenir si douloureux,
delantal y trenzas negras.
Tablier et tresses noires.
Volví por caminos muertos
Je suis revenu par des chemins morts
Volví sin poder llegar
Je suis revenu sans pouvoir revenir
Grité con tu nombre bueno
J’ai crié avec ton beau nom
Llore sin saber llorar
J’ai pleuré sans savoir pleurer
(Milonga triste)

Old par orad le 11 Sep 2002

« connard !
petit pédé !
baltringue va !
tu la ramènes en plus ?!
baltringue là !
connard !
p’tit pédé !
ouais ouais c’est ça
descend de ta caisse !
(…) »
Je ne suis pas fier mais j’ai finalement laissé couler puis ruminé quelques heures ce dialogue à sens unique issu d’une mauvaise application du code de la route, qui n’était pas de mon fait, et d’une non moins mauvaise application du code de bonne conduite, que je suis cependant parvenu à respecter.
Alors, s’il vous plait !
Partageons cet instant de défoulement.

Aaaaaaah qu’ils peuvent être joyeux les Pokemons à poil et à plumes…

Old par Rodia le 05 Sep 2002

Cette semaine,
je bosse pour Gallimard,
on prépare le site d’une écrivain.
Sur la page d’accueil,
il y’a une citation de l’écrivain en question,
sans doute à propos de son dernier roman
la chambre
Françoise Chandernagor
Old par igor le 25 Sep 2002

ta mère, vas-y tape, tape… allez tape lui sa sale tête, tu vas faire sortir toutes les merdes de cette tête. allez vas y plus fort, mais qu’est-ce que t’attends BORDEL DE MERDE!!!!! allez, prends cette putain de batte arrache lui la tête!!!!!!!! fais pas gaffe à son regard de merde, fais sortir toutes les merdes de cette tête, allez vas-y mais tape tape taPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE

Old par orad le 15 Sep 2002

Parceque c’était une foirade, une erreur, je le jure, une incartade comme on pourrait dire, j’ai sorti le plus bel attirail,
et mis un costume pas si moche, pour défiler devant les yeux creux des mères de famille : que souhaitez-vous faire ?
« Recommencer. »
« Quoi donc ? »
« Les règles du jeu. »
(Le jeu est en cours d’élaboration, les mères aussi, quoi qu’aux fils, ils peinent à essuyer les fautes de leur pères.)
Parceque c’était une foirade et que mon père était mort, j’avais la possibilité insensée de provoquer les mamans etc.
« Recommencer ? »
Je souhaitais réaliser de biens piteux projets. Recommencer tout à zéro, démontrer qu’en costume, je passe partout : je suis un jeune homme poli qui sait faire table rase d’un passé sombre.
« Vous pensiez qu’il fallait d’abord parader devant les mères ? »
« Bien évidemment. »
Parceque c’était une foirade, je pouvais mélanger les éléments, revenir au point mort : réinventer les rapports.
« Recommencer ? »
Parceque c’était une foirade, j’avais mes alibis. Je choisissais comme je l’ai dit le costume sombre pour être crédible.
Et une valise aussi. Genre : je reviens ou je pars en voyage. Sur la valise, en évidence, le nom des compagnies d’avions de pays exotiques : orient, etc.
« recommencer ? »
« Oui, c’est ça, emmener les mères ailleurs. »

Old par A venir le 07 Sep 2002

« Hélène P » = Un fracas, un bris strident dans un monde idyllique. Les paupières s’entrouvrent ; la réalité s’engouffre à la vitesse du son. Un bras se tend, interromp l’appel. Je ne veux pas revenir, pas encore. Je veux le retrouver, le serrer à nouveau dans mes bras. Je tombe. Contact du drap, du sommier, le sol se dérobe sous mon corps nu, je m’enfonce…

« Ouvre les yeux » = Retour à la vie, une sorte d’arrachement. La lumière, quelques couleurs primaires puis plus complexes, des formes puis des silhouettes et des angles. Autour de moi, rien n’a changé. Mes membres se déplacent, le drap froissé sous moi, le drap froissé sur moi. Je pèse une tonne, mon corps se lève.

« Mutisme » = Le vide partout, interne, frigorifiant. Le souffle court, la peau colle à l’acier gelé. Mon esprit ne distingue rien d’autre que les murs et les amas, tout autour, et mon corps traverse des dizaines de corps froids, intangibles. Je cours sans fin après des fantômes. Et je n’arrive pas à retrouver celui qui me touche, celui qui clôt mes deux yeux d’où coulent les cristaux qui se figent sur ma face amère.

« Love Theme » = Encore et encore, la futilité révèle le visage que je chéris, fixe le corps que je désire et corromp ce que je recèle de plus beau. Les yeux hagards rivés à l’écran traquent ce corps surexposé, ce regard fixe qui, quelques heures auparavant me permirent de vivre une émotion pure, une émotion sans trace, insaisissable, déjà preque oubliée. Dans des poses hiératiques, ce regard qui me fixe ne me voit pas. Je l’observe, et il ne me renvoit rien.

« Mascarade » = Les cheveux humides, je continue de jouer le jeu. Les boutons, les uns après les autres, dans les décombres, après l’effondrement, préserver le futile en toute chose. Ces deux femmes qui s’aiment et qui rejouent en boucle le drame de leur existence statufiée dans la mort accompagnent mes mouvements, près de moi, lentement, prenant soin de guider un à un mes gestes de leurs mains froides.

Il est déjà tard, je dois partir.

Alors, je pleure une dernière fois pour célébrer le mausolée des amants.

Old par Nicolai le 16 Sep 2002

C’est tout beaucoup plus joli comme &ccedila

Old par A venir le 24 Sep 2002

il n’a fait que me parler en langue des cygnes,

j’ai rien compris.

Old par M. Fox le 11 Sep 2002

R.M.I. … Revenu Mensuel d’Insertion … Retenue Millénaire d’Information … et quoi d’autre encore ? Je sors de ce bureau, j’ai la nausée… ma pauvreté, le blanc des yeux jaunatres de mon interlocutrice, l’abus d’alcool des jours précédents.

Bref je ne me sens pas bien. Je décide de repartir de là à pied.
Facile, pour repartir vers chez moi, allons vers la Seine, c’est par là, çà descend !!!!

J’ai vaguement oublié que sur la Butte Montmartre, comme sur toute butte, l’on descend de tous les côtés. Et au fur et à mesure le paysage change autour de moi : les commerces disparaissent, les immeubles poussent hormonalement, le gris prend place sur tout.
Je ne reconnais plus aucun nom de rue, je ne vois plus aucun métro… serais je arrivé chez les sauvages ?

Une station de bus épargnée m’indique enfin que je suis entre Saint Denis et la Courneuve, et je suis heureux d’avoir trouvé un contrat de travail…

Old par Rodia le 14 Sep 2002

Saint Grégoire
Nicolaï vient de péter la mise en page,
ça va pas être facile pour ceux qui
écrivent des phrases longues
sans sauter des lignes à la mano
enfin moi je m’en fous, je sais plus
en faire des phrases longues
entraînant un mal de tête et des torticolis
aux lecteurs avachis dans le canapé-trouvé
et qui picolent/rigolent en avalant champis
et ecstasy, les pauvres, moi je les plains et
je voudrais pas être à leur place :
Lecteur ce héros.

Old par igor le 03 Sep 2002

Je suis capable du pire, socialement, bien entendu ; les fantaisies poetiques ne regardent que la chambre.

Old par A venir le 19 Sep 2002

Tac tac tac tac c’est tania qui monte les escaliers avec ses talons aiguilles, ce sont eux qui arrivent avant elle, ils me menacent mais ne me perceront pas.
Je lis dans mon lit, elle arrive elle m’attaque ma petite a besoin de réconfort
Elle déambule dans l’appartement elle martèle toic toic toic toic, lève toi accroche moi arrête moi, mais je reste sur mon lit, j’ai posé mon livre sur mes genoux mais elle sait qu’il pèse bien plus qu’elle sur mon cœur
Elle veut se rendre intéressante elle va chercher du lait elle enlève son pull elle se sent romanesque ainsi : marchant avec ses talons aiguilles, ses collants, sa jupe noire sa culotte dentelle qu’elle sait que je sais être, et rien absolument rien pour couvrir son buste et sa bouteille de lait quelle arbore en dessinant des sinuosidales en pointillé sur mon parquet
C’est pour elle que j’écris tout ça aujourd’hui tu vois tania tu es aujourd’hui ce que tu voulais être tu es sur les pages d’un roman qui pèseront sur les genoux d’un homme un jour. tania a peur elle sent tous les jours des révolutions se préparer elle entend des rumeurs au bout de toutes les rues c’est pas possible, non impossible que tous ces gens marchent le même chemin tous les jours sans s’inquiéter
Pourquoi m’aime-t-elle ? moi pareil aux autres plein de doutes, mouvant et si immobile, encore vain ; aujourd’hui le vent souffle il est toujours le même mais chaque jour il me dit autre chose
Vas t’en tania et laisse moi souffler
Je voudrais entendre tes talons aiguilles s’éloigner et je crois que j’aimerais ce son descendant, que l’on pense encore entendre quand il s’est déjà tu pour nous. D’autres l’entendent maintenant que font ils où sont ils ? mais je les entend toujours t’annoncer ils te précèdent j’en ai assez de ton inconstance parasite ; un jour tu pourrais les enlever sans que je puisse l’imaginer tu reviendrais à tâtons à tétons tu amorcerais l’escalier sans troubler personne de ton existence on ne saurait pas que tu as pénétré dans l’immeuble_ quelqu’un te croiserait et tu lui ferais peur dans un tournant de l’escalier_ tu viendrais (dans mes bras) pieds nus avec ton pull avec tout ton toi sans ton vide littéraire ; mais je l’imagine et tu es morte
Ne vois tu pas que nous répétons toujours la même chanson, ne te rends-tu pas compte que nous changeons tous les jours les mots du même refrain ?
Le bruit de tes talons aiguilles résonne toujours, ce bruit sans mouvement, ce bruit seul et creux, inutile, de nos espoirs.

Old par orad le 11 Sep 2002

Messieurs,

Je n’ai pas le désir d’être illisible, alors, je vous prie, puisque vous avez un certain pouvoir,
de corriger au plus vite les textes envoyés, les accents surtout . On parle de communication.
Alors, s’il vous plaît, rendez moi la possibilité d’être lu, pas comme un martien.
D’autre part, quelques éclaircissements s’imposent :
Je regrette souvent les productions défilantes.
On se dit qu’on est attendu ailleurs.
Trop d’impatience vous coupe les jambes.
Cela ressemble à du poétique.
Mais le mot me gêne.

Je relisais récemment le « journal de Moscou  » de W. Benjamin dans lequel
il souligne l’importance du va -et -vient entre communication et expression. Cette difficulté
semble bien opérante au regard de ce qui se fabrique entre vous et moi.
Mille regrets de ne pas savoir parler davantage de lui, de Walter Benjamin.

Pourions-nous faire preuve davantage d’audace ? Vous êtes parfois capable du pire, et moi aussi. La retenue semble bien interdite ici. Mais il faudrait peut-être affronter l’impudeur. Au risque d’être obscène, pas dans le sens collégien de la semaine dite pornographique.
Je me demande pourquoi tout ceci se dit aujourd’hui.

Pardonnez la distance que j’impose entre vous et moi. Je vous avoue ceci : je ne me sens pas
vraiment chez moi ici, comme à peu près partout.

Old par A venir le 01 Sep 2002

VOUS M’EN DIREZ DES NOUVELLES

Old par A venir le 29 Sep 2002

[L’apocalypse sera en fait distribuée en sachets individuels. Bonne chance à vous]

Elles, elles roulent le long des plinthes avant de dévaler les murs.
Elles lèchent le fil du téléphone jusqu’à moi, mais je ne sens rien.
Je reprends du café.
Et eux, eux, les poupins grimaçants qui flottent tout autour.
Il y en a trop. Il en sort de partout !
Ils flottent dans le silence comme un hurlement.

Des flammes et des anges.
Des flammes et des anges.
Des flammes et des anges.
Des flammes…

Old par -- Zan le 10 Sep 2002

She was driven me unsane
And I lost my shirt

le monde
c’est des petites bulles
d’acide multicolore,

lancé(es) à la face des gens.

Old par M. Fox le 23 Sep 2002

ecriture & culpabilite = mother + invention & fiction, che fare ? forme du decrit + eros + regret (mother dead) /style et tendance soustrait au reste

Old par A venir le 15 Sep 2002

Tentative de redressement, non sens.

Old par A venir le 20 Sep 2002

incapable de dire
ce que j’aime

incapable de décrire comme on s’amuse…

…on boit, on fait les fous ?
…on a des problèmes d’audition, c’est mortel !
…on fait plein de plans sur la cométe qu’on réalise jamais… ?

alors je prends le bus
et je rentre travailler.

il y a une vieille femme folle qui casse des trucs dans la rue

Old par M. Fox le 30 Sep 2002

Puisque, par la faute de celui que je croyais mon ami, je suis aujourd’hui obligé de vous révéler mes véritables origines… et bien, je me dois de vous raconter ce qui m’a amené à devenir « Le roi des ogres »

Sibérie, 19**. Je travaillai paisiblement comme mineur dans une équipe de solides gaillards. J’étais le plus jeune d’entre nous… à peine 13 ans, un môme… J’étais le petit protégé, la mascotte du chantier. Boris, un fier gaillard de racines ouzbèques, tout particulièrement veillait sur moi. Le soir, il me décrivait devant le feu l’immensité des plaines ouzbèques, en m’apprenant à boire, et, toujours nostalgique, il évoquait l’image de sa soeur Natovna à qui il avait toujours voué un amour secret. Emu, il me passait son immense bras autour de la taille, et nous allions nous coucher, tel un père et son fils unique. Malgré l’âpreté du climat et la rudesse du chantier, nous avancions à un assez bon rythme. Il fallait que les galleries principales soient percées avant la glaciation. La fin Août approchait, et les degrés chaque jour baissaient un peu plus, jusqu’au premières neiges.

Puis…

En cette fin d’après-midi, nous travaillions avec Boris sans relâche depuis les premières lueurs du matin… Hardis à la tâche, nous ne ménagions pas nos efforts, quand soudain, la foreuse s’emballa et sous nos pied s’ouvrit une gigantesque cavité qui emporta Boris. Je le vis s’engouffrer dans cette large grotte aux reflets rougeoyants, dans un cri qui aujourd’hui encore résonne entre mes tempes. La température se mit à monter à une vitesse folle… Incrédule, paralysé, je reculai de quelques pas… les bruits commencèrent à emplir le tunnel, des cris, des supplications, la chaleur m’étouffait. Je perdis connaissance. Je me réveillai après un temps indéterminé d’insconscience, dans un hôtel de Moscou, dans un corps autre. Avec au ventre cette insatiable faim…

Même, en enfer, on parle l’anglais…

Old par Nicolai le 27 Sep 2002

Debout ! cours cours cours cours cours !
STOP.
Regarde.
Écoute.
Fronce les sourcils.
Inspire.
Repars !
cours cours cours cours !!!
Sauuuuuuuute ! tends les bras ! penche-toi …
Tu t’ENVOLES !
Ne crains rien. Laisse faire.
Plane un peu
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
Bien. Redescends sur ce courant.
Vire à gauche. Ferme les yeux tu vas sentir l’air qui te porte.
Allez. Pose-toi là.
Fin de la première leçon.
(C’est vrai, c’était surtout une prise de contact.)

remplir l’univers
de toi,

remplir mon verre
de toi,

d’Unilever
et de Monsanto,
ça va de soi.

Old par M. Fox le 28 Sep 2002

Voici nos trouvailles formalistes :

Old par A venir le 24 Sep 2002

la technique interdit les accents pour moi
contrainte involontaire
travailler fatigue

Old par A venir le 09 Sep 2002

demain il va pleuvoir, et les mêmes heures vont encore défiler. la lassitude me prend à y penser.

Old par orad le 03 Sep 2002

j'aime le Bangbus

Old par igor le 12 Sep 2002

«   En ce moment sur MSN
   Trouvez l’âme soeur
   Offres d’emploi
   Star Academy
   Perdez 4 kg !
   Changez de voiture  « 

A quoi bon ?
(vous avez les solutions mes salops)
Moi pas

Old par A venir le 11 Sep 2002

LES OISEAUX EN CAGE NE PEUVENT PAS VOLER

Old par M. Fox le 28 Sep 2002

maintenant je suis fatiguée. revenir à paris c’est difficile, et je me trompe toujours de mots. parce que ce n’était pas si dramatique… j’ai peur parce que je vois qu’on peut me deviner parfois. en fait ce sont juste des choses qui traînent et que je m’approprie. pourtant celles qui me concernaient sont passées loin derrière moi. c’est pour tout cela que j’oublie le souci de clarté.
alors tout va encore recommencer, les valses funèbres, c’est moi qu’on enterre toujours: je m’allonge dans le cercueil pour me reposer de la roue des heures, des allers et retours obligés, des rendez-vous, des formalités; tout ça pour que finalement je travaille seule chez moi, qu’on ne s’en inquiète pas, et qu’on me félicite à la fin, dans le meilleur des cas.
je n’ai de cesse de chercher la paix et d’aimer la tourmente. cela ressemble à un air déjà entendu, alors on le transforme, ah mais oui je comprends ça je l’ai déjà entendu, nonononon c’est autre chose aujourd’hui maintenant, c’est moi qui le dis à toi, machin, alors quoi, c’est différent. mais non en fait vous dites la même chose. bon, alors je laisse tombre, je ne chercherai plus de mots différents, je prendrai les mêmes que les autres tout fripés, et on croira me comprendre, et on me foutra la paix. j’étais si différente, vous m’avez refaite. maintenant, triste parfois, je pleure dans le secret d’une entente différente, je m’émeus du mot que personne ne soulignerait dans le livre, et comme ça, je suis heureuse.
toutes nos âmes errantes et solitaires, nous nous croisons en gémissant de l’incompréhension des autres. ce n’est qu’un ingrédient humain, peut-être en fait nous sommes tous identiques, comme peut-être en fait nous n’existons pas.

Old par orad le 09 Sep 2002

Des flashs d’unicité me viennent
qui ne se comptent encore qu’en micro-secondes
Je reste siamois moignon
J’aimerais mieux être moi et mignon
ce qui est plein de promesses
que je n’ose encore énoncer

Old par -- Zan le 03 Sep 2002

achever l’intime

Old par A venir le 20 Sep 2002

IL N’YA AUCUN TRAGIQUE.

Old par A venir le 28 Sep 2002

j’ai froid, j’ai froid, j’ai froid, mon cou tombe, je la vois, tenue contre une rambarde par son frère. derrière eux les voitures passent, rapides, devant eux les gens, pressés. elle est pâle mais je ne la vois pas, ses cheveux couvrent son visage. le corps ramollit d’un coup le frère crie, il essaye de la tenir contre la rambarde, la tête part en arrière, les yeux deviennent vagues, il met ses doigts dans sa bouche, il tâte voir où est la langue. il l’appelle, il crie, elle ouvre les yeux, elle le regarde de très loin, elle lui susurre quelque chose, elle tient un peu, il appelle, appelez les secours, son protable, il le tient, il essaye d’appeller tout en tenant sa soeur, tout en parlant à sa soeur, on ne lui répond pas, le téléphone coupe, il panique, mais il garde le sang froid. je mapproche j’appelle à mon tour, les cris de la mère affolée arrivée couvrent le disque d’accueil des pompiers. la fille glisse contre la rambarde, je passe la main sous son cou, elle ne perdra pas la tête, je passe le bras sous sa taille, le corps est mou, desarticulé, elle glisse, son frère lui parle, la fille tombe étourdie sous les cris de sa mère, on ne peut plus la tenir de regard elle n’en a plus, la mère braille, c’est sa fille la fille tombe pour de bon, la mère frappe le corps mort, elle tape elle appelle elle crie, on allonge le corps sur le trottoir en l’allongeant ils ont découvert son dos un moment que la mère a giflé, un dos lisse jeune, un dos brun. la fille est couchée je ne la vois pas derrière les jambes, de la mère, de l’ami mou comme un veau son frère qui regarde intensément sa soeur. elle se réveille. elle prend sa famille pour des fous, ils ont l’oeil hagard encore la mère pleure, le frère l’engueule parce qu’il faut donner à manger aux enfants le matin et pas paniquer comme ça, lui il pose des questions à sa soeur, il a eu peur, il l’aime et il maitrise la situation les pompiers arrivent.
il a fallu que la mère hurle pour que les gens s’arrêtent
il faut qu’une bombe explose pour qu’on remarque qu’il y a une guerre
étonnament le corps flasque s’est redressé en une jeune fille alerte et qui se tenait. bouche fermée regard sûr. parlante.

Old par orad le 25 Sep 2002

Il devient de plus en plus difficile de ne presque rien dire.

Old par A venir le 24 Sep 2002

hé ho

who is it ?

Old par M. Fox le 11 Sep 2002

bon, question du jour, en avoir ou pas..?
hier on prend des hallucinogènes à la pisse de chat
on devient femme, puis homme
on se détend, on se plie, on devient yogi
on chante, punk, une chanson pas punk
Salomé nous promet la dance des sept voiles pour mercredi
maintenant on écoute les damnés
demain on sortira au soleil
ce soir on fréquente les demoiselles
et on va au dancing avec Nicolaï
tout cela afin d’avancer encore et toujours
vers notre but final Tourgueniste
et de lever le voile sur nos mystérieux desseins
dimanche, se reposer
lundi, créer une religion dogmatique
mardi, s’immoler par le feu avec un zippo
mercredi, panser ses plaies
et se demander si on ne fait pas fausse route
bifurquer
mais continuer à avancer.le donjon du diable

Old par igor le 27 Sep 2002

« Il me manque une concordance des mots avec la minute de mes états. » A. Artaud
Éloquent, non ?

je suis jamais sur ta liste !

Old par M. Fox le 29 Sep 2002

Terminé, mais il existe des erreurs sur la page.

Old par M. Fox le 05 Sep 2002

Old par M. Fox le 30 Sep 2002

UNE VICTOIRE CAPITALE.

Toi fan absolu, tu prends un t-shirt beau et blanc que tu aimes et un marqueur indélébile et tu écris sur le torse « IGOR » et sur le dos « TOURGUENIEV » si je te croise et que tu portes ce t-shirt, je te paierai un coup à boire et ce sera cool et après tu voudras plus être mon fan et notre relation sera plus saine. On sera peut-être pôtes ou même tu seras ma nouvelle copine, donc tu vois, fan absolu, ça vaut le coup. Juste un marqueur et ton plus beau t-shirt blanc (comme la neige sibérienne). Oué !
Old par igor le 17 Sep 2002

Piano
Mal de dos
Des arbres dans le dos
Du soleil des épines de pin des parfums d’automne
Mal de dos
Sombrer s’effilocher s’autodévorer
Sentir voir douter craindre
Sourire
Mal de dos
Aquarium

un peu de culture que diable !
Matisse Vs Picasso

Old par igor le 18 Sep 2002

nous allons ecrire sans accent
mais quoi
pendant quatre ans j ai fait 3 fois 36 photos par semaine
je n y crois plus
je vous regarderai en face sans accent sans voile sans fiction sans mot
nous ecrivons plus facilement que prevu sans accent
nous sommes tres heureux
nous vivons plus facilement que prevu sans photographie

Old par A venir le 02 Sep 2002

MON DOCTEUR ME PREND POUR UN ALCOOLIQUE
Petite pièce en un acte à jouer chez son docteur après un examen sanguin

Les personnages :
– Le Docteur : son cabinet est dans un désordre cyclopéen (c’est-à-dire que les cyclopes sont vraiment bordéliques, nan, c’est vrai quoi, faut l’admettre). Il peut porter des accessoires comme un stéthoscope, une pince à cravate, une pochette, un oeillet en boutonnière, un canotier, une escalope etc.(au bon vouloir du metteur en scène)
– Le Patient, Monsieur Tourgueniev : jeune et décontracté, il est très grand (utiliser des échasses pour les personnes de moins d’un mètre 80), super looké et joueur. La mine plutôt enjouée, il dissimule tout au long de la scène ses mains tremblantes et ses désordres gastriques du fait des excès de la veille.

Rideau
– Le Docteur : (lit à voix haute en appuyant sur les valeurs en gras)
BIOCHIMIE     Valeur      Valeur Usuelle (à jeun)
GLYCEMIE     0,80 g/l     0,75>1,10 g/l
CREATININE     0,010 g/l     0,006>0,012 g/l
CHOLESTEROL     1,82 g/l     1,50>2,60 g/l
TRIGLYCERIDES     2,72 g/l     0,40>1,60 g/l

« Dites-moi monsieur Tourgueniev, vous consommez de l’alcool… fréquemment ?
– Monsieur Tourgueniev : (silence d’improvisation) mmmh, voyons voir… je crois que la veille des examens médicaux, je suis sorti en effet… mais dans l’ensemble, ça va plutôt bien, non ?
– Le Docteur (appelons le Proutot par exemple) : Non, je vous dis ça à cause de votre taux de tricglycérides… parce que au cas où vous consommeriez de l’alcool de façon régulière ou excessive, il ne faudrait pas hésiter à m’en parler, n’est-ce pas ?
– Monsieur Tourgueniev : (air indigné) Oh vous savez docteur, ne vous inquiétez pas, je n’hésiterais pas ! (petite toux d’improvisation)
– Le Docteur Proutot : Bon, on va tout de même refaire un test dans un mois. Allez-y à jeun – 12 heures de jeun, pas de sortie de soirée à 5 heures du matin cette fois-ci – et pendant ce mois de test, essayez de réduire, si toutefois vous consommiez de l’alcool un peu plus que la moyenne, d’accord ?
– Monsieur Tourgueniev : Bien sûr docteur, merci docteur… »

Rideau – Acclamation du public – Les ambulanciers sortent les fans en délire qui cherchent à envahir la scène en quête d’un autographe – On distribue des super-surprises et des cadeaux à gogo – Brêve apparition de Plok le Monstre

Old par Nicolai le 23 Sep 2002

I’ve Told Every Little Star – In memoriam Gondac, Juin 02/Sept 02

Gondac, vous êtes un fat doublé d'un sot !
Domdodom dodododododododododom
Dodom dodododododododododom
Dodom dodododododododododom
Why haven’t I’ve told you – Oh baby

I’ve told every little star
Just how sweet I think you are
Why haven’t I told you
Dodom dodododododododododom

I’ve told ripples in a brook
Made my heart an open book
Why haven’t I told you

Dommage, j'aimais bien Gondac, moi !Friends ask me « Am I in love? »
I always answer « yes »
Might as well confess
If the answer is « yes »

Maybe you may love me too
Oh my darling if you do
Why haven’t you told me
Dodom dodododododododododom
Dodom dodododododododododom

(bis)

Old par Nicolai le 16 Sep 2002

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