Un mail de oneko@altern.org (mon chat à moi) :

> Cher Papadieu,
> tu es parti au travail et je suis triste, je m’ennuie sans toi. Je vais
> peut-être aller faire pipi sur ta couette a ton retour pour te temoigner
> mon affection. Car je t’aime Papa-Dieu.
> Je suis tres heureux chez toi, en + ca marche bien avec les meufs, et y’en
> a plein. Comme elles sont plus dodues que les garcons, c’est agreable de
> planter mes griffes dans leur chair. En plus elles crient c’est rigolo.
> Reviens moi vite Papadieu.
> Miaou.
>
> Kawaï Oneko.
>
> PS : est-ce que tu peux me ramener une balle avec un grelot dedans s’il te
> plait?
> Merci.

Hum… Ma vie prend un tournant décisif…
Et pour la balle à grelot on va voir…
En tout cas, bise à toi Oneko et ne t’inquiète pas si je rentre un peu tard ce soir je dois passer à la soirée SPOKE.

Old par igor le 18 Sep 2002

19h31 JE FAIS TOUJOURS LA TETE

Old par A venir le 12 Sep 2002

A Alamo, les cowboys sont tous morts…
Même Davy Crocket qui n’a jamais peur
Olé !

Alors Ma Dalton idem
Moi je la connais pas hors liste
Mais en liste c’est insupportable
Marmitte (qui n’est pas Troudy)
Sait trouver les mots justes ceux qui
Me viennent aux lêvres avec la bave
Du cracheur de venin épuisé
Et chauve de surcroit
Alors Truc-Guibert
Bon vent et Adieu

A Alamo, les cowboys sont tous morts…
Même Davy Crocket qui n’a jamais peur
Olé !

Old par igor le 12 Sep 2002

suspiro sangriente
demain je parlerai encore une autre langue,
et j’hablerai des mots inadaptés
parfait chemin d’hérésie, ma religion la plus touchante
je préfére les orgies qui ont lieu loin des couvents
matez-les et hérissez mon cerveau de:
ris de veau
cervelet
pieds de porcs
rognons.
j’aime la viande
ce qui veut dire: ………………………………………..
tout cela c’est ce que vous ne pourrez jamais lire
j’aime les silences [rien oh rien du tout]
et les suspiros sangrientes

Old par orad le 04 Sep 2002

ON DIRAIT MOI

Old par M. Fox le 23 Sep 2002

aujourd’hui nous ne sommes que mardi et c’est déjà vendredi pour moi
ce matin, j’ai croisé un enterrement et suis tombée sur la pire caissière à la poste
aujourd’hui nous ne sommes que mardi et c’est déjà vendredi (13) pour moi
ce matin je me suis habillée, involontairement, en gothique attardée
on aurait pu venir me soutenir à l’enterrement me tendre un mouchoir et me demander si j’allais

hier ils étaient trop loin maintenant ils sont trop près.
mon corps gonfle des larmes retenues

Old par orad le 10 Sep 2002

A quoi bon ?
(vous avez les solutions mes salops)
Moi pas

Old par A venir le 11 Sep 2002

le monde
c’est des petites bulles
d’acide multicolore,

lancé(es) à la face des gens.

Old par M. Fox le 23 Sep 2002

je cherche un discours de la méthode et jai perdu moravagine.
que pensez-vous de cela?
d’accord: j’ai marché dans l’ombre au moins ffff longtemps!
quand ça me tape le moral, je sors un orteil.
wouaouh!!!!!!!!
on cherche, on cherche, mais où est donc son visage, à qui est ce pied?
absurdité, vous voilà. mmm… dormez avec moi ce soir.
mais si mais si montrez-vous, vous avez un si bel orteil, que cachez-vous donc?
hop je disparais, moi ça va mieux, vous contentez-vous d’imaginer.
non, non, on veut voir!
ils entrent dans l’ombre; les malheureux!
ils cherchent, ils cherchent, mais il ne voient plus rien.
chez moi, tout le monde se perd, et surtout moi.
mais lâchez donc ce pied, (il y en a un qui a marché dessus sans faire exprès)
on m’agrippe la gorge, raaaaaaa, on m’étouffe.
ça y est tout a disparu, et moi, moi?
j’imagine………. je lis moravagine disparu et je remplace le discours de la méthode par ce que je crois qu’il est.

Old par orad le 17 Sep 2002

ta mère, vas-y tape, tape… allez tape lui sa sale tête, tu vas faire sortir toutes les merdes de cette tête. allez vas y plus fort, mais qu’est-ce que t’attends BORDEL DE MERDE!!!!! allez, prends cette putain de batte arrache lui la tête!!!!!!!! fais pas gaffe à son regard de merde, fais sortir toutes les merdes de cette tête, allez vas-y mais tape tape taPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE

Old par orad le 15 Sep 2002

Saint Grégoire
Nicolaï vient de péter la mise en page,
ça va pas être facile pour ceux qui
écrivent des phrases longues
sans sauter des lignes à la mano
enfin moi je m’en fous, je sais plus
en faire des phrases longues
entraînant un mal de tête et des torticolis
aux lecteurs avachis dans le canapé-trouvé
et qui picolent/rigolent en avalant champis
et ecstasy, les pauvres, moi je les plains et
je voudrais pas être à leur place :
Lecteur ce héros.

Old par igor le 03 Sep 2002

Elle s’est infectée, elle a à l’aine une boule sous la peau, qui grossit, qui fait mal. Désormais quand on la baise, elle la sent rouler sous les mouvements de bassin de l’autre, elle gémit et on peut croire qu’elle prend plaisir. En réalité elle a très mal.
Quand elle monte les escaliers avec des sacs très très lourds, ou qu’elle porte depuis trop longtemps elle le sent jusque dans son sexe, et si là on lui y mettait un doigt elle jouirait instantanément.
Finalement peut-être que la petite douleur diffuse dans tout le corps lui procure du plaisir.
Mais la petit boule grossit, quand elle la touche elle a mal absolument partout pendant un bon moment.
Un jour elle ne peut plus marcher avec cette jambe-là. De son lit elle crie personne ne l’entend son appartement est coincé dans la troisième cour de l’immeuble. Le matin elle se réveille dans une mare de sang sortie de son vagin, il est un peu noir, il pue. Elle a la cuisse violette. Et on voit la boule à l’oeil nu. Elle a beaucoup grossi cette nuit. Elle est terrifiante, et immobile, aucun pouls ne bat à l’intérieur. Elle aimerait bien que ce soit vivant qu’une bête en sorte même et la dévore. Mais ce n’est qu’une boule de pus qui infecte tout son corps et la laissera crever dans des draps poisseux criant au vide.
Elle imagine: elle se réveille elle a une toute petite boule à l’aine. Cette boule grossit un peu dans les jours qui suivent et commence à lui faire mal. Elle appelle un médecin. Elle va le voir, le médecin ausculte, ce n’est pas grand chose, ça arrive souvent, un antibiotique local (crème), un anti-inflammatoire à prendre absoluement pendant les repas.
Quand elle baise le soir, elle a de moins en moins mal. Elle pense de moins en moins à ceux qui aurait pu faire rouler la boule sous la peau, elle pense de moins en mois au sexe.
Elle voit ses deux vies se confronter sous ses yeux de malade, elle ne sait pas exactement laquelle choisir. Elle n’appelle plus au secours.

Old par orad le 24 Sep 2002

Les frères Tourgueniev entrent en rebellion

Ceci n’est pas un commentaire.
Ceci n’est pas une guerre virtuelle.
Ceci n’est pas vraiment cohérent.
Ceci n’est pas non plus le fait du Mime Marceau.
Ceci n’est pas grand chose.

Ceci est un happening Tourgueniste, bande d’ignares.

Que Jah soit dans vos coeurs. Rastaffarin !

Old par Nicolai le 28 Sep 2002

elle a eu peur dans l’ascenceur

Old par orad le 25 Sep 2002

incapable de dire
ce que j’aime

incapable de décrire comme on s’amuse…

…on boit, on fait les fous ?
…on a des problèmes d’audition, c’est mortel !
…on fait plein de plans sur la cométe qu’on réalise jamais… ?

alors je prends le bus
et je rentre travailler.

il y a une vieille femme folle qui casse des trucs dans la rue

Old par M. Fox le 30 Sep 2002

Llegabas por el sendero,
Tu arrivais par le sentier,
delantal y trenzas sueltas,
tablier et tresses lâchées,
brillaban tus ojos negros,
tes yeux noirs brillaient,
claridad de luna llena
clarté de pleine lune
Mis labios te hicieron daño
Mes lèvres t’ont blessée
al besar tu boca fresca.
En baisant ta bouche fraîche
Castigo me dió tu mano,
Ta main m’a puni
pero más golpeó tu ausencia
mais plus cinglante est ton absence
Aaaaaaaah…
Volví por caminos blancos,
Je suis revenu par des chemins blancs
volví sin poder llegar.
Je suis revenu sans pouvoir arriver
Triste con mi grito largo,
Triste avec mon long cri
canté sin saber cantar.
J’ai chanté sans savoir chanter
Cerraste los ojos negros,
Tu as fermé les yeux noirs,
se volvió tu cara blanca
ta figure est devenue blanche
y llevamos tu silencio
et nous emportons ton silence
al sonar de las campanas.
Au son des cloches.
La luna cayó en el agua,
La lune est tombée dans l’eau
el dolor golpeó mi pecho.
La douleur a frappé ma poitrine.
Con cuerdas de cien guitarras
Avec les cordes de cent guitares
me trencé remordimiento.
Je tresse mon remords
Aaaaaaaah…
Volví por caminos viejos,
Je suis revenu par de vieux chemins
volví sin poder llegar.
Je suis revenu sans pouvoir arriver.
Grité con tu nombre muerto
J’ai crié avec ton nom mort
recé sin saber rezar.
J’ai prié sans savoir prier.
Tristeza de haber querido
Tristesse d’avoir aimé
tu rubor en un sendero.
Ton rougissement dans un sentier
Tristeza de los caminos
Tristesse des chemins
que después ya no te vieron.
Qui ensuite ne t’ont plus vue.
Silencio en el camposanto,
Silence dans le cimetière,
soledad de las estrellas,
solitude des étoiles,
recuerdos que duelen tanto,
souvenir si douloureux,
delantal y trenzas negras.
Tablier et tresses noires.
Volví por caminos muertos
Je suis revenu par des chemins morts
Volví sin poder llegar
Je suis revenu sans pouvoir revenir
Grité con tu nombre bueno
J’ai crié avec ton beau nom
Llore sin saber llorar
J’ai pleuré sans savoir pleurer
(Milonga triste)

Old par orad le 11 Sep 2002


Orad V. a la main sur le coeur

Old par orad le 29 Sep 2002

Il devient de plus en plus difficile de ne presque rien dire.

Old par A venir le 24 Sep 2002

Casseur d’ambiancE !

C’est tout beaucoup plus joli comme &ccedila

Old par A venir le 24 Sep 2002

un peu de culture que diable !
Matisse Vs Picasso

Old par igor le 18 Sep 2002

SALUT LES POETES DE MES DEUX !!!!


Le Piano, car samedi & chanson dans la maison ; hier soir nous n’avons pas dormi
, marteler des accords en imitant Tom Waits en faisant aussi fuir le chat, joli programme,
encore les accents interdits, je me demande ce que cela change dans la voix. Jeune homme
vous nous demandez beaucoup. Je n’avoue pas grand chose. Une semaine pour regarder
des films d’etudiants de la Femis ; verdict : les enfants, pourquoi autant de miserabilisme ? Amours impossibles, corps seuls, voila le contenu de ces images jeunes. Je n’ai pas critique. Je ne suis pas ici pour ce genre de regard noir sans pitie. Mais quelle deception quand meme. Intimite revulsee.

En quoi le recit de vos echecs peut-il bien me concerner ?

sexua

Old par A venir le 21 Sep 2002

Vous ne r&eacutesistez pas &agrave vos
difficult&eacutes !

Old par A venir le 28 Sep 2002

Le professeur Tourgueniev vous souhaite une journée remplie de bonnes décisions
Bonjour cher ami(e) et bienvenue pour la première fois sur ce site ! Sans le savoir, tu viens de faire un acte déterminant, pour toi. Oui oui : Pour Toi
La preuve ! Grâce à tourgueniev.com, tu as le droit de prendre 3 bonnes résolutions. Oui, tout à fait : tu m’as bien entendu, Trois Bonnes résolutions. Quelle chance tu as… Je te laisse quelques instants, c’est à toi maintenant. Tu prends 3 bonnes résolutions…
Résolution un… ferme les yeux et pense bien fort à ce que tu désires le plus. … Voilà.
– Maintenant, tu respires à plein poumons et, avec un immense sourire, tu prends ta Deuxième résolution… oui, c’est très bien, bravo.
– Et maintenant, tu arrives à ta Troisième résolution que tu prends l’esprit libre, et décontracté.

Très très bien. Je suis très fier de toi. Tu es maintenant empli d’une force et d’une énergie positives. Tu es qui tu es, et ce, dans toute ta splendeur. Félicitations ! Et dès que tu auras besoin d’un peu d’énergie, tu n’hésiteras pas à revenir ici, sur tourgueniev.com, pour t’épanouir à nouveau et laisser une nouvelle chance à ton bonheur. A bientôt !

Old par Nicolai le 25 Sep 2002

Igor, Nicolaï, Troudair et Gondac, amis à Berlin avant les problêmes que l'on sait

Old par igor le 30 Sep 2002

je lui ai ouvert le thorax, de haut en bas, c’était bien plus facile que je ne le pensais, à peine crrac et hop jusqu’en bas, la peau s’ouvre en deux lèvres consentantes, comme si mon bonhomme était trop serré depuis toujours là-dedans.
j’étais d’humeur massacrante.
aujourd’hui lalalilala je chante au soleil qui n’y est pas, tant pis tant pis, mais oh ciel, je me bats dans ma culpabilité! le corps me regarde de ses entrailles et je ne peux rien faire pour lui. son regard vide m’a oublié et pourtant s’il savait comme je l’aime. oh oui je suis amoureuse amoureuse amoureuse, petites doses de poison à coups d’amour! plus ça va et plus je me colle au mur le regard vide moi aussi.
mais aujourd’hui ah… je roucoule d’aise, lalalalalalilala, que la vie est belle, petit sucre d’orge, tamtam, lala!

Old par orad le 07 Sep 2002

Comment allez-vous ?

Old par A venir le 14 Sep 2002

I’ve Told Every Little Star – In memoriam Gondac, Juin 02/Sept 02

Gondac, vous êtes un fat doublé d'un sot !
Domdodom dodododododododododom
Dodom dodododododododododom
Dodom dodododododododododom
Why haven’t I’ve told you – Oh baby

I’ve told every little star
Just how sweet I think you are
Why haven’t I told you
Dodom dodododododododododom

I’ve told ripples in a brook
Made my heart an open book
Why haven’t I told you

Dommage, j'aimais bien Gondac, moi !Friends ask me « Am I in love? »
I always answer « yes »
Might as well confess
If the answer is « yes »

Maybe you may love me too
Oh my darling if you do
Why haven’t you told me
Dodom dodododododododododom
Dodom dodododododododododom

(bis)

Old par Nicolai le 16 Sep 2002

Je suis capable du pire, socialement, bien entendu ; les fantaisies poetiques ne regardent que la chambre.

Old par A venir le 19 Sep 2002

Marcher encore et encore le long de ce même canal glacial
Chercher encore et encore à croiser un regard
Regarder encore une fois le jour se lever
Renifler
Jeter un caillou dans l’eau turbide
Renifler encore
Ne pas te voir encore une fois
T’imaginer au lit, au chaud
Me demander pourquoi je pense te croiser
A chaque fois au bord de ce canal
Chaque matin
Alors que toi
Tu dors
Renifler, ravaler mes larmes

Old par igor le 24 Sep 2002

quelle est votre meilleure position ?

Old par A venir le 11 Sep 2002

quand je dis son prenom,

ma bouche se remplit d’amour…

bonsoir jeune homme

Old par M. Fox le 23 Sep 2002

maintenant je suis fatiguée. revenir à paris c’est difficile, et je me trompe toujours de mots. parce que ce n’était pas si dramatique… j’ai peur parce que je vois qu’on peut me deviner parfois. en fait ce sont juste des choses qui traînent et que je m’approprie. pourtant celles qui me concernaient sont passées loin derrière moi. c’est pour tout cela que j’oublie le souci de clarté.
alors tout va encore recommencer, les valses funèbres, c’est moi qu’on enterre toujours: je m’allonge dans le cercueil pour me reposer de la roue des heures, des allers et retours obligés, des rendez-vous, des formalités; tout ça pour que finalement je travaille seule chez moi, qu’on ne s’en inquiète pas, et qu’on me félicite à la fin, dans le meilleur des cas.
je n’ai de cesse de chercher la paix et d’aimer la tourmente. cela ressemble à un air déjà entendu, alors on le transforme, ah mais oui je comprends ça je l’ai déjà entendu, nonononon c’est autre chose aujourd’hui maintenant, c’est moi qui le dis à toi, machin, alors quoi, c’est différent. mais non en fait vous dites la même chose. bon, alors je laisse tombre, je ne chercherai plus de mots différents, je prendrai les mêmes que les autres tout fripés, et on croira me comprendre, et on me foutra la paix. j’étais si différente, vous m’avez refaite. maintenant, triste parfois, je pleure dans le secret d’une entente différente, je m’émeus du mot que personne ne soulignerait dans le livre, et comme ça, je suis heureuse.
toutes nos âmes errantes et solitaires, nous nous croisons en gémissant de l’incompréhension des autres. ce n’est qu’un ingrédient humain, peut-être en fait nous sommes tous identiques, comme peut-être en fait nous n’existons pas.

Old par orad le 09 Sep 2002

Puisque, par la faute de celui que je croyais mon ami, je suis aujourd’hui obligé de vous révéler mes véritables origines… et bien, je me dois de vous raconter ce qui m’a amené à devenir « Le roi des ogres »

Sibérie, 19**. Je travaillai paisiblement comme mineur dans une équipe de solides gaillards. J’étais le plus jeune d’entre nous… à peine 13 ans, un môme… J’étais le petit protégé, la mascotte du chantier. Boris, un fier gaillard de racines ouzbèques, tout particulièrement veillait sur moi. Le soir, il me décrivait devant le feu l’immensité des plaines ouzbèques, en m’apprenant à boire, et, toujours nostalgique, il évoquait l’image de sa soeur Natovna à qui il avait toujours voué un amour secret. Emu, il me passait son immense bras autour de la taille, et nous allions nous coucher, tel un père et son fils unique. Malgré l’âpreté du climat et la rudesse du chantier, nous avancions à un assez bon rythme. Il fallait que les galleries principales soient percées avant la glaciation. La fin Août approchait, et les degrés chaque jour baissaient un peu plus, jusqu’au premières neiges.

Puis…

En cette fin d’après-midi, nous travaillions avec Boris sans relâche depuis les premières lueurs du matin… Hardis à la tâche, nous ne ménagions pas nos efforts, quand soudain, la foreuse s’emballa et sous nos pied s’ouvrit une gigantesque cavité qui emporta Boris. Je le vis s’engouffrer dans cette large grotte aux reflets rougeoyants, dans un cri qui aujourd’hui encore résonne entre mes tempes. La température se mit à monter à une vitesse folle… Incrédule, paralysé, je reculai de quelques pas… les bruits commencèrent à emplir le tunnel, des cris, des supplications, la chaleur m’étouffait. Je perdis connaissance. Je me réveillai après un temps indéterminé d’insconscience, dans un hôtel de Moscou, dans un corps autre. Avec au ventre cette insatiable faim…

Même, en enfer, on parle l’anglais…

Old par Nicolai le 27 Sep 2002

comme nous sommes heureux !

Old par A venir le 24 Sep 2002

si quelqu’un pouvait me dire
quand s’arreteront les travaux
dans ma tête,

ca me soulagerait.

psycho-coac attitude

Old par M. Fox le 29 Sep 2002

mais quel rapport entre cette image et le texte ???
j’ai mis des images de diversions pour bluffer Google
Nicolaï, euh, tu crois qu’on va se faire enlever par la CIA
et finir dans un conteneur metallique sous le soleil du Texas ?
mais quel rapport entre cette image et le texte ???
On devrait pas écrire des trucs comme ça, on va nous traiter d’anti-américains.
Remarque vu qu’on est russes, c’est juste une remontée de guerre froide, non ?
Nous aussi on peut planquer des trucs en blanc sur blanc pour attirer les moteurs
mais quel rapport entre cette image et le texte ???
De toute façon, après la Sibérie, le Texas ça va être une partie de plaisir.
Mickaël Moore serait fier de nous ?
Des infos exclusives sur le 11 septembre, 11 september, 9/11, etc…
mais quel rapport entre cette image et le texte ???

Old par igor le 18 Sep 2002

« Hélène P » = Un fracas, un bris strident dans un monde idyllique. Les paupières s’entrouvrent ; la réalité s’engouffre à la vitesse du son. Un bras se tend, interromp l’appel. Je ne veux pas revenir, pas encore. Je veux le retrouver, le serrer à nouveau dans mes bras. Je tombe. Contact du drap, du sommier, le sol se dérobe sous mon corps nu, je m’enfonce…

« Ouvre les yeux » = Retour à la vie, une sorte d’arrachement. La lumière, quelques couleurs primaires puis plus complexes, des formes puis des silhouettes et des angles. Autour de moi, rien n’a changé. Mes membres se déplacent, le drap froissé sous moi, le drap froissé sur moi. Je pèse une tonne, mon corps se lève.

« Mutisme » = Le vide partout, interne, frigorifiant. Le souffle court, la peau colle à l’acier gelé. Mon esprit ne distingue rien d’autre que les murs et les amas, tout autour, et mon corps traverse des dizaines de corps froids, intangibles. Je cours sans fin après des fantômes. Et je n’arrive pas à retrouver celui qui me touche, celui qui clôt mes deux yeux d’où coulent les cristaux qui se figent sur ma face amère.

« Love Theme » = Encore et encore, la futilité révèle le visage que je chéris, fixe le corps que je désire et corromp ce que je recèle de plus beau. Les yeux hagards rivés à l’écran traquent ce corps surexposé, ce regard fixe qui, quelques heures auparavant me permirent de vivre une émotion pure, une émotion sans trace, insaisissable, déjà preque oubliée. Dans des poses hiératiques, ce regard qui me fixe ne me voit pas. Je l’observe, et il ne me renvoit rien.

« Mascarade » = Les cheveux humides, je continue de jouer le jeu. Les boutons, les uns après les autres, dans les décombres, après l’effondrement, préserver le futile en toute chose. Ces deux femmes qui s’aiment et qui rejouent en boucle le drame de leur existence statufiée dans la mort accompagnent mes mouvements, près de moi, lentement, prenant soin de guider un à un mes gestes de leurs mains froides.

Il est déjà tard, je dois partir.

Alors, je pleure une dernière fois pour célébrer le mausolée des amants.

Old par Nicolai le 16 Sep 2002

je suis enfin gras

Old par A venir le 24 Sep 2002

Bravo Ludo !

Old par Nicolai le 24 Sep 2002

Avant, j’ouvrais grand les yeux.
Maintenant, moins.

je ferme les yeux entre stalingrad et riquet. je me souviens de ma montée dans le métro, du départ du métro, je me souviens de l’arrivée à riquet je ne descends pas , mais je vois les portes s’ouvrir les gens descendre, etc, on sait tous ce qu’il se passe quand un train s’arrête, mais entre les deux rien. et ça avec n’importe quelle station de tout paris, entre abbesses et pigalle, entre ménilmontant et pere lachaise, entre cluny et saint michel, aucun tunnel ne me laisse de souvenir. qu’est-ce que je fais alors? est-ce que je regarde les gens, est-ce que je regarde mon reflet, est-ce que je lis, est-ce que je pense?
je pense… il y a celui qui tape, celui qui lit, et aucun rapport entre eux, sinon un texte qui ne correspond à rien, ni à celui qui le tape, ni à celui qui le lit. il y a oui ces mots mais ils sont déjà oubliés avant que d’être écrits, et déjà connus avant que d’être lus. il n’y a pas d’adresse dans les textes parce qu’ils sont trop forts. tout à l’heure je vais faire un exposé sur la photographie dans une nouvelle de cortazar, oui mais quoi? alors bon tant pis tout cela est sans importance rien d’aussi important que la lettre, rien à foutre de moi toi ou quoi. le métro arrive et je me soumets à l’oubli qui va bientôt m’envahir.

Old par orad le 03 Sep 2002

elle descend l’escalier, elle voit sa nuque devant elle, elle le suit. l’escalier est au fond d’une cour, très bas entre plusieurs immeubles, elle descend cet escalier, elle peut voir dans les appartements qui y donnent, un vieux ferme son rideau rouge, elle descend l’escalier, les immeubles lui donnent le vertige, elle tombe, elle voit encore la nuque devant elle, qui lui donne à la fois l’impression d’être plus bas qu’elle et la dépasser de toute hauteur. elle descend l’escalier, elle voit sa nuque devant elle, elle le suit. l’escalier est au fond d’une cour, très bas entre plusieurs immeubles, elle descend cet escalier, elle peut voir dans les appartements qui y donnent, cellules vivantes, vécues, photographie d’états décharnés, dévécus. elle cherche elle aussi ce présent sans passé, elle aimerait que lui aussi ne pense plus au passé quand il la regarde au présent. elle lui dit je cherche un présent sans passé. il ne comprend pas, il continue les schémas commencés il y a longtemps, il est comme ça, il sera comme ça, et tout en est dépendant. elle descend l’escalier, elle voit sa nuque devant elle, elle le suit. l’escalier est au fond d’une cour, très bas entre plusieurs immeubles, elle descend cet escalier, elle peut voir dans les appartments qui y donnent, mais elle n’a pas le temps, elle regarde la nuque devant elle, devient nuque, fait la nuque, ils prennent le couloir, et sortent dans la rue. souffle, délivrance. emportés par la foule.

Old par orad le 13 Sep 2002

j'aime le Bangbus

Old par igor le 12 Sep 2002

dans un bus:
-jécoute: essai: essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai (ça y est les deux sons [e] commencent à se mélanger) essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai que c’est beau, je trouve ce mot très beau essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai et je ne sais déjà plus ce que j’essaie
je trouve ces mots très beaux
ces mots très beaux
-derrière la nuque d’un vieux devant moi, je regarde la peau qui déborde sur le col de la chemise. j’ai 22 ans, c’est énorme vous vous rendez compte, on me dit que j’ai le temps mais considérez:
« ça fait 22 ans qu’on ne s’est pas vu » (si longtemps non c’est pas possible)
« je finis la fac dans 22 ans » (cri d’effroi)
« ils sont partis à l’étranger il y a 22 ans » (on les a déjà oubliés)
et en même temps, le monsieur a 60 ans peut être, pas très très vieux, mais c’est un monsieur, je n’ai l’air que d’une jeune fille, il est sévère solide, et j’ai beau être jeune je suis excédée de ne pas savoir ce qu’il sait, ce qu’on ne saura jamais qu’en vieillissant. j’ai fait 1/3 de sa vie, déjà, mais tout à l’air de venir après, après ce petit tiers que personne ne considère autour de moi.

avant le bus:
deux hommes sortent du métro sur la place avec des bagages. ils cherchent leur direction, ils la demandent à deux pervenches qui passaient par là. elles leur indiquent. je les entends derrière moi « il faudrait qu’on traverse la pla » suspension, je me retourne, je les voudrais finissant leur mot. ils ont disparu, ils ne sont nulle part tout autour de moi.

Old par orad le 23 Sep 2002

Des flashs d’unicité me viennent
qui ne se comptent encore qu’en micro-secondes
Je reste siamois moignon
J’aimerais mieux être moi et mignon
ce qui est plein de promesses
que je n’ose encore énoncer

Old par -- Zan le 03 Sep 2002

Hier soir à peine remis de cette soirée au 51 si bien racontée ici et
Concert de David Tétard avec Car(r)o

Puis soirée Born2Ning chez Pouic
Quel Oaï cette soirée…

Oui, on voit bien que je sais me servir d’un appareil photo
C’est très net.
Finalement je reviens avec une meilleur opinion du GFIV
Mais Sarah pense que je suis un affreux goujat tacheur de chemisier
et Troudair est mon héros du jour
Merci a tous pour le T-Shirt surtout Marmitte (GTB crew) et Popy
A Clément pour le P.Juce à gogo et à P@t pour la chanson du looser
Et à ceux qui ne m’ont pas cassé la gueule
Et à ceux que j’aime
Houla, faut que j’arrete là moi
Ca devient chiant.

J’ai pas l’habitude de raconter mes soirées mais là j’avais envie de faire des liens, de mettre des photos ratées, de parler de gens amicaux, de pas écrire de textes tirés par les cheveux, d’être aimable en esperant que Google ne retiendra pas de ce texte que les mots « chiant », « gueule » et « goujat » mais plutôt « aime », « héros » et « merci »…

Old par igor le 22 Sep 2002

nous allons ecrire sans accent
mais quoi
pendant quatre ans j ai fait 3 fois 36 photos par semaine
je n y crois plus
je vous regarderai en face sans accent sans voile sans fiction sans mot
nous ecrivons plus facilement que prevu sans accent
nous sommes tres heureux
nous vivons plus facilement que prevu sans photographie

Old par A venir le 02 Sep 2002

Un homme entra : Brasserie l’Avenir. Ceux qui s’échouaient là n’avaient plus belle allure. Sur le zinc émoussé ne se réfléchissait plus qu’une vague tâche jaunâtre, l’image de leur demi siroté aux hasard des trop longues après-midi d’errances éthyliques.
L’homme qui venait d’entrer avait la face brunâtre et couperosée, le ventre ballonné d’un assidu, d’un habitué, d’un condamné. Ayant jeté un furtif mais perspicace coup d’œil à la ronde pour s’assurer de la présence de tout son petit univers, il s’accouda au comptoir et revêtit sa gangue de souvenirs …

She was driven me unsane
And I lost my shirt

on avait manifestement classé sans suite l’affaire de l’ours et de sa dépression…

Old par M. Fox le 30 Sep 2002

ce héros ?
Pour l’instant le combat est difficile
Et si l’on ne peut préjuger du vainqueur à l’heure actuelle.
On sait que tout les coups bas seront utilisés par l’adversaire
La difficulté restant une certaine empathie pour le maquisard
Et pour ses justes revendications révolutionnaires.
De justes revendications ? Quelles revendications ?
L’Internationnale au Bontempi ?
Guignol !

Old par igor le 30 Sep 2002

Old par M. Fox le 30 Sep 2002

Aaaaaaah qu’ils peuvent être joyeux les Pokemons à poil et à plumes…

Old par Rodia le 05 Sep 2002

Natacha ouvre la porte et un dub puissant tout en basses m’assaille (massaï ?), je la laisse me précéder dans la petite pièce enfumée abusivement appelée « club » par les habitués dont je ne suis pas… Je me souviens d’une phrase de papy Bill Gibson : «  la technologie ne devient intéressante que lorsqu’elle descend dans la rue et est ainsi détournée « . Je feuillette un bouquin de cul/mode. Il fait très chaud. Natacha fait une photo. Trop de lumière. Je m’endors.

Old par igor le 19 Sep 2002

While he was hunting the whale
His wife was cooking
and prayed for his return

>>> n o s u r r e n d e r <<<

il n’a fait que me parler en langue des cygnes,

j’ai rien compris.

Old par M. Fox le 11 Sep 2002

Et j’ai retrouv&eacute mes accents

Old par A venir le 24 Sep 2002

VOUS M’EN DIREZ DES NOUVELLES

Old par A venir le 29 Sep 2002

oD…………oD…………oD…………oD…………oD…………oD…………oD
…….oD…………oD…………oD…………oD…………oD…………oD…………oD

Old par -- Zan le 11 Sep 2002

Plainte contre X
Si ici n’est pas le lieu du brouillage, du malentendu, mieux
vaut ne pas s’en occuper.

Un matin d’automne, on se dit : a quoi bon ?
Qu’est ce que cela repr&eacutesente ?
Les questions n’en finissent plus,
nous sommes contents.
Trop court.
Qui est votre destinataire ?
Votre ami ?
Votre lecteur secret ?
Petites choses de la complaisance av&eacuter&eacutees petites,
inoffensives.

Old par A venir le 26 Sep 2002

Recu ce matin un email de Jean-Pierre Rehm :

« N’hesitez pas, de toutes les facons, a m’ecrire : il n’y aucun tragique dans le mail – ni guere ailleurs, du reste. tant mieux ou tant pis, nous sommes voues au melo. Ne pensez pas trop a Blanchot ou Artaud : on ne s’invente pas un destin – et (lisez Daniel Oster : La gloire, ou encore son dernier dont j’ai oublie le titre) quand bien meme, l’aureole ne doit pas aveugler sur la fabrique – pardon d’etre brutal. mais il importe de rapporter cette aventure a son ouvrage. quittez le mythe que tant s’emploient a vouloir frauduleusement encore endosser, les paresseux. »

Old par A venir le 03 Sep 2002

Juvabien.

alors on oublie le pass&eacute

Old par A venir le 24 Sep 2002

Vous y croyez, vous, au vendredi 13?
09h30 : le réveil sonne, je ne le fais snoozer que jusqu’à 10h25. Ce point positif m’encourage, je me lave.
Je vais même jusqu’à farder ma bouche de rouge à lèvres et d’un sourire
– Je vais m’inscrire à un cours de Tai Chi à 37 euros. Le cours est complet.
– Je cours à ma réunion à la BnF. Elle est annulée.
– Je vais à l’ANPE pour m’inscrire (soit la veille du dernier délai). Il fallait que je me présente avant 13h.
Je pourrai passer demain? Non, exceptionnellement nous serons fermés.
Pouvez-vous me donner le papier que les ASSEDIC ont omis de me remettre? Ah non, on est en rupture de stock.
– Je reprends le métro. Un mec m’explique comment il va enfoncer sa béquille dans la chatte de ma mère et comment elle aimera ça. Comment il me dira « suce moi salope » et je le sucerai jusqu’au frein [sic]. Il informe le chinois outré à sa droite qu’il va l’égorger ce sale chintok et qu’il s’en fout de retourner en prison.
Il va sans dire que ma fête a été annulée…
C’est une belle journée, je vais me coucher lalalala la la.

Terminé, mais il existe des erreurs sur la page.

Old par M. Fox le 05 Sep 2002

[L’apocalypse sera en fait distribuée en sachets individuels. Bonne chance à vous]

Elles, elles roulent le long des plinthes avant de dévaler les murs.
Elles lèchent le fil du téléphone jusqu’à moi, mais je ne sens rien.
Je reprends du café.
Et eux, eux, les poupins grimaçants qui flottent tout autour.
Il y en a trop. Il en sort de partout !
Ils flottent dans le silence comme un hurlement.

Des flammes et des anges.
Des flammes et des anges.
Des flammes et des anges.
Des flammes…

Old par -- Zan le 10 Sep 2002

hausse du prix de l’essence

Old par A venir le 20 Sep 2002

Retour aux images

Il manque le visage de l’image, son centre nerveux, sa blessure. J’ouvre
la page sans la tourner. Il faut du temps pour aimer, travailler. Et demain,
je pars en Italie. Questions d’images, de rencontres, de minuscules pens&eacutees
lanc&eacutees dans le temps qui efface ˆ mesure que je parle, que je vois, chacune
de mes participations ; une &eacuteloge en fome de caresse. Je ne me crois plus
parfois capable de grandes choses. Mais d&egraves que la sensation d’etre oubli&eacute
revient, que je ne prends aucune a la vie des folies, je recommence a vouloir exister,
si ce verbe fonctionne encore. J’ai donc vu mes raisons de voir encore des choses,
quand l’&eacutenergie se d&eacutecouvre dans l’oeil aimable d’une femme, d’une image
pour le sud de la pens&eacute, l’Italie par exemple, puisque je pars demain matin.

Old par A venir le 30 Sep 2002

Old par M. Fox le 30 Sep 2002

je n’aime pas le flash, je n’aime pas le zoom, je n’aime pas quand tu me regardes à travers l’appareil, l’image est fausse, certainement tordue, sûrement imag(in)ée. je suis faussée pour toi, oublions ce que nous croyions. point point point.
les listes sont émouvantes
etc

Old par orad le 02 Sep 2002


encore la nuit
essayer de dormir
sans succès
se réveiller à répétition



coincé entre des songes ferroviaires
gares et colis à transporter
correspondances

silence !
on tourne…


Annie Sprinkle Aphrodite Award
presented to Igor Tourgueniev
For Sexual Service to the Communauty

Coupez !

putain, faut que je dorme moi…
ça vaudrait mieux pour tout le monde
non ?

Old par igor le 09 Sep 2002

RESTER EN TETE EN HAUT DE LA PAGE

Old par A venir le 12 Sep 2002

la technique interdit les accents pour moi
contrainte involontaire
travailler fatigue

Old par A venir le 09 Sep 2002

exercice parole voix eau

sont les mots retenus en ce jour

mardi

exercice corporel muscles etc. aussi parfois mental
concentration regards sur admirables choses

parole plus en forme de fantasme que fruit
du geste simple de converser
pas dit grand chose

Voix car on entend toujours
un machin ou un etre
qui fait son bruit

Eau violent desir de mer
pas assez jamais assez
toujours plus au sud

exercices pour parler justement et entendre une voix se noyer

eau pour finir

tout est dit mardi ni accent ni ponctuation mes salops.

Old par A venir le 10 Sep 2002

J’aime bien respirer la tôle d’argent et ton pantalon de vinyl blanc, la radio chromée joue « Loving you »
Soudain la tempête de phares éclate comme un bruit blanc sur un napping de brouillard…

Les sentiments de l’auto roulent

Un endroit bancal, pas de flics cachés, un endroit bancal pour parler avant d’éclater
Couché sur le rail… y’a plus rien à sous titrer, j’crois que ça va aller.
Un endroit bancal pour bouger ceinture attachée
Un endroit bancal pour aimer, touché-coulé, y’a plus rien à en tirer, je crois que ça va aller…
Le plaisir violent fait craquer la troisième nos pieds se touchent à grande vitesse accélère je viens.
Dans cette mise au point, la nuit court vers sa fin et la route jaunit, et la pluie aussi.

Mais elle ne menace pas, elle est très loin déjà… derrière toi…

Les sentiments de l’auto roulent…

Les sentiments de l’auto roulent.

Je sens ton sexe éclaboussé de diamants éclatés par milliers. Le jaune devient gris oranger, l’air a ce parfum d’essence évaporée
En tous les cas, c’est une épave très à part, un endroit bancal

Un endroit bancal pour aimer.
En tous les cas c’est une épave, une oeuvre d’art un endroit bancal pour rêver, y’a plus rien à en tirer et je dors dans

Mon endroit bancal

Old par Nicolai le 03 Sep 2002

Hum…
On se rappelle de mes citations :
on a coutume de dire que la vie est dure, moi j’me bats pour ma voiture, quelle aventure
2ning ta mère, 2ning to die, 2young to ning
last nite the 2ning saved my life with this song
ta mère et moi pendant 2 heures
Je ne sais pas si c’est glorieux, alors je souris…
C’est lundi.

Old par igor le 23 Sep 2002

Piano
Mal de dos
Des arbres dans le dos
Du soleil des épines de pin des parfums d’automne
Mal de dos
Sombrer s’effilocher s’autodévorer
Sentir voir douter craindre
Sourire
Mal de dos
Aquarium

J’ai une importante révélation à faire.
J’ai cru percevoir depuis quelques temps, dans l’attitude trouble de mon camarade de dissidence, les signes précurseurs d’une grave crise existentielle. J’étais dans l’erreur. La métamorphose a eu lieu il y a bien longtemps et je ne crois pas que nous puissions encore le sauver …
Le monstre dissimule son identité véritable et trouve en notre sein le refuge insoupçonnable.
Amis, regardez le vrai visage de Nicolaï ! et prions ensemble pour le salut de son âme.

Rober Walser ce héros ?

tu veux de la baston, sale rascal ?
tiens robertwalser.blogspot.com/

Herr Kommandant

Der arme Mann
Es mir nun mal nicht antun kann.
Vor seiner gröblichen Palette
Zerstreut in mir sich jede nette
Aussicht ins Leben. Ach, wie kalt
hat er sein Lebenswerk gemalt !
Er malte, scheint mir, nur zu richtig.
will jemand sich ein wenig wichtig
vorkommen in der Ausstellung,
so wird ihm bang vor solchen Pinsels Schwung.
Schrecklich, wie diese Aecker, Felder, Bäume
einem des Nachts wie klob’ge Traüme
den Schlummer auseinanderreissen.
Hochachtung immerhin vor heissen
Kunstanstrengungen, beispielweise
vor einem Bild worin im Irr’nhauskreise
Wahnsinnige zu sehen sind
Den Sonnenbrand, Luft, Erde, Wind
gab er ohn’Zweifel prächtig wieder.
Doch senkt man bald die Augenlider
vor so selbstquälerischer Stärke
in doch nur halbbefriedigendem Werke.
Zu grausen fängt’s ein’an,
wenn Kunst nichts Schön’res kann,
als rücksichtslos ihr Müssen, Sollen, Wollen
vor schau’nden Seelen aufzurollen.
Wunsch, wenn ein Bild ich seh’,
liebkost zu werden wie von einer güt’gen Fee,
geh, geh, adee !

Rober Walser

Old par igor le 30 Sep 2002

Tu rêves : le haut de la page est temporaire et trompeur. Tu vises la hype ?

Old par igor le 12 Sep 2002

semaine 1

soirée – soirée – soirée – soirée – soirée – soirée – soirée

semaine 2

go to semaine 1

run !

Old par M. Fox le 05 Sep 2002

« connard !
petit pédé !
baltringue va !
tu la ramènes en plus ?!
baltringue là !
connard !
p’tit pédé !
ouais ouais c’est ça
descend de ta caisse !
(…) »
Je ne suis pas fier mais j’ai finalement laissé couler puis ruminé quelques heures ce dialogue à sens unique issu d’une mauvaise application du code de la route, qui n’était pas de mon fait, et d’une non moins mauvaise application du code de bonne conduite, que je suis cependant parvenu à respecter.
Alors, s’il vous plait !
Partageons cet instant de défoulement.

remplir l’univers
de toi,

remplir mon verre
de toi,

d’Unilever
et de Monsanto,
ça va de soi.

Old par M. Fox le 28 Sep 2002

(La bataille du gras et de l’italique.)

TOUT DIRE ?

Old par A venir le 24 Sep 2002

MON DOCTEUR ME PREND POUR UN ALCOOLIQUE
Petite pièce en un acte à jouer chez son docteur après un examen sanguin

Les personnages :
– Le Docteur : son cabinet est dans un désordre cyclopéen (c’est-à-dire que les cyclopes sont vraiment bordéliques, nan, c’est vrai quoi, faut l’admettre). Il peut porter des accessoires comme un stéthoscope, une pince à cravate, une pochette, un oeillet en boutonnière, un canotier, une escalope etc.(au bon vouloir du metteur en scène)
– Le Patient, Monsieur Tourgueniev : jeune et décontracté, il est très grand (utiliser des échasses pour les personnes de moins d’un mètre 80), super looké et joueur. La mine plutôt enjouée, il dissimule tout au long de la scène ses mains tremblantes et ses désordres gastriques du fait des excès de la veille.

Rideau
– Le Docteur : (lit à voix haute en appuyant sur les valeurs en gras)
BIOCHIMIE     Valeur      Valeur Usuelle (à jeun)
GLYCEMIE     0,80 g/l     0,75>1,10 g/l
CREATININE     0,010 g/l     0,006>0,012 g/l
CHOLESTEROL     1,82 g/l     1,50>2,60 g/l
TRIGLYCERIDES     2,72 g/l     0,40>1,60 g/l

« Dites-moi monsieur Tourgueniev, vous consommez de l’alcool… fréquemment ?
– Monsieur Tourgueniev : (silence d’improvisation) mmmh, voyons voir… je crois que la veille des examens médicaux, je suis sorti en effet… mais dans l’ensemble, ça va plutôt bien, non ?
– Le Docteur (appelons le Proutot par exemple) : Non, je vous dis ça à cause de votre taux de tricglycérides… parce que au cas où vous consommeriez de l’alcool de façon régulière ou excessive, il ne faudrait pas hésiter à m’en parler, n’est-ce pas ?
– Monsieur Tourgueniev : (air indigné) Oh vous savez docteur, ne vous inquiétez pas, je n’hésiterais pas ! (petite toux d’improvisation)
– Le Docteur Proutot : Bon, on va tout de même refaire un test dans un mois. Allez-y à jeun – 12 heures de jeun, pas de sortie de soirée à 5 heures du matin cette fois-ci – et pendant ce mois de test, essayez de réduire, si toutefois vous consommiez de l’alcool un peu plus que la moyenne, d’accord ?
– Monsieur Tourgueniev : Bien sûr docteur, merci docteur… »

Rideau – Acclamation du public – Les ambulanciers sortent les fans en délire qui cherchent à envahir la scène en quête d’un autographe – On distribue des super-surprises et des cadeaux à gogo – Brêve apparition de Plok le Monstre

Old par Nicolai le 23 Sep 2002

En direct
Je sors de chez moi, il fait beau, je suis dans la rue et je tape ces quelques lignes sur le minuscule clavier de mon tel. portable communicant. Je le lève vers le ciel et via liaison satellittaire, ce texte se retrouve sur le réseau, disponible pour le monde entier. Des vieux sur un banc, pensée pour Nicolaï, je pense à faire une photo et à la balancer avec, mais l’exposition sous ce soleil n’est pas extraordinaire. Je m’abstiens donc et je continue mon chemin. « c’est beau la technologie ». J’ajoute mentalement cette phrase au reste via ma connexion neuronale directe afin d’ajouter un je ne sais quoi de science-fictionnel. Il me suffit de la penser et ça se met en ligne instantanément. Je matte les fesses d’une grande fille blonde… Arghh, c’est en ligne déjà… La technologie c’est trop fort pour moi. Je commande un hamburger, rentre dans un Macdo et le reçois tout chaud. En fait j’aurais voulu un cheese, mais à peine pensé, à peine préparé…
what you think is what you get

Old par igor le 17 Sep 2002

I want to see girls’ room
Like when I was a teenager

Cette semaine,
je bosse pour Gallimard,
on prépare le site d’une écrivain.
Sur la page d’accueil,
il y’a une citation de l’écrivain en question,
sans doute à propos de son dernier roman
la chambre
Françoise Chandernagor
Old par igor le 25 Sep 2002

CETTE SEMAINE EN EXCLU SUR TOURGUENIEV
Le Match de la semaine, sans pitié, sans merci :

Gondac VS. Igor Tourgueniev

Du sang, des larmes, de la violence, et des filles à poil qui sucent dans un van Wolksvagen comme vous n’en avez jamais vu.

Promis, la semaine prochaine, on essaye de faire plus sexy

(Tu es jeune, catcheuse et tu n’as pas peur de lacher des mandales à tour de bras ? Contacte-moi et toi aussi tu pourras être sur tourgueniev.com)
(putain, ça pisse haut tourgueniev.com, moi ça m’épate)

Old par Nicolai le 12 Sep 2002

R.M.I. … Revenu Mensuel d’Insertion … Retenue Millénaire d’Information … et quoi d’autre encore ? Je sors de ce bureau, j’ai la nausée… ma pauvreté, le blanc des yeux jaunatres de mon interlocutrice, l’abus d’alcool des jours précédents.

Bref je ne me sens pas bien. Je décide de repartir de là à pied.
Facile, pour repartir vers chez moi, allons vers la Seine, c’est par là, çà descend !!!!

J’ai vaguement oublié que sur la Butte Montmartre, comme sur toute butte, l’on descend de tous les côtés. Et au fur et à mesure le paysage change autour de moi : les commerces disparaissent, les immeubles poussent hormonalement, le gris prend place sur tout.
Je ne reconnais plus aucun nom de rue, je ne vois plus aucun métro… serais je arrivé chez les sauvages ?

Une station de bus épargnée m’indique enfin que je suis entre Saint Denis et la Courneuve, et je suis heureux d’avoir trouvé un contrat de travail…

Old par Rodia le 14 Sep 2002

Tandis que j’arrachais les dents des chevaux

Debout ! cours cours cours cours cours !
STOP.
Regarde.
Écoute.
Fronce les sourcils.
Inspire.
Repars !
cours cours cours cours !!!
Sauuuuuuuute ! tends les bras ! penche-toi …
Tu t’ENVOLES !
Ne crains rien. Laisse faire.
Plane un peu
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
Bien. Redescends sur ce courant.
Vire à gauche. Ferme les yeux tu vas sentir l’air qui te porte.
Allez. Pose-toi là.
Fin de la première leçon.
(C’est vrai, c’était surtout une prise de contact.)

UNE VICTOIRE CAPITALE.

JE PROMET DE NE PLUS ESSAYER DE TUER LE DJ

Old par M. Fox le 22 Sep 2002

Après quelques gorgées, la culpabilité qui lui avait timidement noué la gorge à son arrivée le quitta pour de bon et ce fut le soulagement, le début de l’abandon. Ses doigts jaunis étreignaient fébrilement un mégot informe. Sa langue pâteuse l’embarrassait, il voulait être ailleurs …

est-ce que tu penses à moi, parfois ?

Old par M. Fox le 28 Sep 2002

Sex with a friend :
I could see her nipples
through her shirt

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