WASHINGTON, 21 oct (AFP) – Résultats des matches du Championnat professionnel nord-américain de hockey sur glace (LNH), disputés jeudi:
Boston – Buffalo 3 – 4 NY Islanders – NY Rangers 5 – 4 Atlanta – Tampa Bay 0 – 6 Florida – Washington 3 – 2 Toronto – Carolina 5 – 4 après prolongation Pittsburgh – New Jersey 3 – 6 Nashville – ST Louis 3 – 2 après tirs au but Calgary – Edmonton 3 – 1 Dallas – Los Angeles 2 – 7 Vancouver – Phoenix 3 – 2
il est six heures onze et je suis allongé sur le dos il est six heures douze et vanessa est allongée sur ma poitrine entre mes bras je ne dors pas elle ne dort pas non plus je ne pense pas à grand-chose et j’ignore à quoi elle pense elle est triste je crois je ne suis pas assez réveillé pour lui remonter le moral je sens battre ses cils contre ma clavicule
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le terrain de jeu pour enfants forme une petite pente avec de l’herbe et des jeux limitée d’un côté par les hlm et de l’autre par une petite ruine et puis plus loin la route valentin a trouvé un rat mort il le trimballe embroché au bout d’un bâton pour pas se saloper les mains il le montre à ses copines il essaie de le réanimer je regarde tout ça depuis la fenêtre il cherche un endroit où le poser il ne trouve pas trop des passants le voient avec son rat crevé au bout d’un bâton ils sont horrifiés je me marre depuis la fenêtre valentin est près du tobbogan valentin fait du toboggan avec le rat crevé il est bientôt l’heure de manger
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quand j’étais ado je faisais la différence entre les pochettes de disques ou les couvertures de magazines ou les couvertures de bouquins etc. qui montraient soit une illustration soit la gueule de l’auteur et j’établissais mes goûts en fonction de ça et aussi je jugeais une carrière en fonction de ce que le mec passait de l’une à l’autre de ces philosohies j’avais raison je crois mais aucune copine avec qui partager mes théories à la con
Il ne faut que deux ou trois bricoles à agencer autour de soi. Chacun trouvera son compte, tout le monde pourra se reconnaître. J’imagine tout à coup une faste cérémonie au nom de rien, ou des individus font la propagande de leurs petites affaires. Cela ne fait presque pas de bruit et n’étonne personne. Des garçons bien vêtus accueillent les anonymes, les femmes sourient, prétendent qu’elles ne poseront plus jamais. (Leurs images sont tombées à terre et derrière le bureau où elles officient, elles sont en train de se réinventer.) Tout fait dorer son blason pour plaire. Ce cérémonial (qui doit se passer dans un hall d’exposition) est tout à coup enrayé par une pancarte portée à bout de bras tendus où on lit : COMPLAISANT. Les participants se font rares et s’annulent d’eux-mêmes.
j’aime te sentir fragile, tout contre moi, tes cheveux longs me caressent le torse, tes jambes délicatement lovées entre les miennes me rappellent la douceur de te connaître,
Loin des feux familiers, je m’en vais. Je quitte ce territoire auquel j’appartiens. Sans me retourner, j’abandonne mon destin. Un jour, qui sait, je reviendrais.
Nadia, l’analyste héroïne, est non seulement en train de dénouer un imbroglio inter étatique passionnant mais surtout en train de chercher une morale amoureuse entre son ancien fiancé guébiste, Oleg l’idéaliste, son sauvage baiseur de l’Ouralbank et le phallocrate assassin Igor
Les artistes-fist arrogants arrivistes affligeants atomisés de la schtroumpfette sont une association d’hommes et de femmes qui partagent entre eux leur nombril, leur morve et leur vodka-poire dans le but de décalquer des photos et tout objet inutile, et d’aider d’autres artistes-fist arrogants arrivistes affligeants atomisés de la schtroumpfette à développer leurs stases ainsi que leurs soifs angoissées de gel ultra-lacté, sans parler des ravages causés par leurs décalcomanies obsédées par le nombril et la « beauté du trait » nul et creux, mort et vénéneux,comme la gigantesque extension d’un infarctus cardiaque ou d’une tétraplégie imaginative. Le désir d’être et de briller, donc de ramper, le désir donc « de ne ressembler à aucun autre » dérive bien souvent chez les AAAAADLS en une basse et morne structuration sclérosée du trait car il faut plaire, soit une standardisation absolue de l’imaginaire et quelques messages vides, contenus dans leurs petits yeux ronds. Pour adhérer aux AAAAADLS il faut être habillé en artiste, soit avoir les moyens de foutre en l’air ses vêtements, de les déchirer, de les faire puer, bref travailler son style de putain de petite merde qu’a jamais connu la merde et toujours passé beaucoup de temps à penser à son style, brassage d’air et de vide aboutissant inévitablement à un travail de décalqué acharné sur un petit bureau bien rangé et très propre sponsorisé Epson, Clairefontaine et Ta Mère en Schtroumpfette. Pour adhérer aux AAAAADLS il suffit de prouver que tu es assez con pour décalquer le calque de toi-même que tu viens de faire. Les AAAAADLS étant arrivistes, il est essentiel de payer une cotisation, l’arrivisme des AAAAADLS nécessitant beaucoup d’habits, qu’ils commenteront, photographiront, décalqueront même parfois. Cela nécessite de l’argent. PAYE ENFLURE. PAYE MOI DES HABITS DE LUXE. QUE JE VAIS DECHIRER. Les AAAAADLS confondent souvent « état de l’être artistique » avec psychose infantile petite-bourgeoise. Ce qui ne signifie pas qu’ils sont d’un milieu aisé. Ce qui signifie qu’ils ont pu développer des soifs aseptisées d’eux-mêmes et des bouffées délirantes de connerie affamée. Ce qu’on nomme la stupidité. Ou le QI avorté avant terme. On les appelle parfois les « photocopieurs », plongés dans la surface des choses, singeant la profondeur. La particularité des AAAAADLS est qu’ils emploient souvent le mot « art », « artiste », « artistique » et toutes formules déviantes destinées à singulariser leurs photocopies. Leurs vêtements. Et leurs fondamentaux arrêts cardiaques. Le désir de continuer absolument à être un AAAAADLS est la seconde condition pour devenir membre des AAAAADLS. Leur but premier est de proliférer.
Igor, levé dès l’aube, s’aventure prudemment dans Jérusalem. C’est noël, la neige recouvre Southampton bien mise à mal par les bombardements alliés. Restés à l’hôtel, Mina et Carver inventorient les munitions, les provisions, le sel. Les rues charrient les espoirs de l’an passé.
Igor Tourgueniev cherche dans ses papiers, petit ordinateur portable au clavier défaillant, ouvre le boitier blanc Malibu, pianote sur un rythme 4/4, yeux scintillant aux lueurs du réseau, sens en temporaire relachement, lance des indications aux tourguenistes agent-dormants (relatif quant à propos de la) Révolution, quelques réponses hésitantes, zététique toujours le tourgueniste, ferme le boitier, sortir ce soir, ramper jusqu’à la douche et assaisonner son eau d’un peu de MDMA, oh un soupçon, donner du goût, maladroites roulades déviantes, dehors la pluie est noire, les scooters fumants et les milices zonzonnent gaiement.
avec igor nous avons alterné le rôle de premier de cordée, sommet atteint sans trop de problème malgré le manque d’oxygène. boum boum boum. igor a gagné deux doigts de pied supplémentaire dans la première épreuve, moi une toulousaine dans la seconde. nous avons avancé sûrement mais fermement malgré l’abandon de nos sherpas à mi-sommet. c’est comment qu’on freine. La neige tombe à flot et la nuit nous manque. les sommets sont vertigineux. Appréhension pour la descente. nous pleurons à tour de rôle sur l’avenir d’une chaussette trouée. olé.
Alors le président a dit que l’on était en guerre, et on a regardé les missiles qui se croisaient dans le ciel grisâtre. Puis vinrent les lumières qui fondent les yeux des enfants et puis la pluie noire, le bunker puant et les pillards idiots. Et arrivèrent les rats. Et la peste.
Apport de la neurophysiologie à la connaissance de l’altruisme
Chez l’enfant altruiste le rythme boogie est rare alors que les rythmes samplés et lents à la trip-hop-coollattitude sont abondants et entrecoupés de rythmes rapides et de faible amplitude. Pendant le sommeil paroxysmique on note davantage de fuseaux et moins de bouffées de mouvements occulaires rapides mais la perception des stades de foot au cours de la nuit ne semble pas significativement affectée.
On sait que les enfants altruistes présentent des troubles de l’élasticité. On sait également qu’ils ont des difficultés à associer deux mondanités d’affilé et sensorielles. (quand ils regardent ils semblent ne pas tilter et quand ils écoutent ils semblent ne pas claquer).
Quadrophenia: n. personality split into four separate facets: advanced state of schizophrenia; twice the normal accepted medical condition; inability to control which facet is foremost at any one time. Quadrophenic: adj. extremely volatile state of mind; a condition of today.
Paris est sans doute le point le plus éloigné du paradis mais c’est le seul endroit où il fait bon desespérer. (Cioran) Il y a du soleil sur Paris, le brouillard ne peux plus lutter, il se cache à l’est. Cette fois, tu n’aurais peut-être pas du partir, peut-être est-ce ça « L’Imprudence« . A l’est rien de nouveau, ici, une lame de fond fait le ménage, discrètement. Plus un nuage, le temps idéal pour aller voir les galaxies sur le mont Valérien. Les étoiles t’attendent. Dépêche-toi, on a tout le temps…
ce matin, je discutais avec une jeune fille au travers des mailles du réseau je ne suis pas sorti, incapable de sourire encore… là, tout va mieux, en quelque sorte mon chat dort toujours sur mes genous je ne fais que raconter en direct encore et encore de petites choses et commenter le fait que je sois en train de les raconter puis de raconter le fait que je sois en train de le raconter en ce moment même… etc…
Où cela avait-il commencé ? Que pouvais-je envisager ? Revenir ? Chercher les causes premières ? Oublier ? Me briser le cou ? Une peuplade d’images, faussées par les medias, les contes et les livres, m’insupportaient, et contre le récit que je pouvais faire de mon enfance, je préférais encore mettre à jour une nouvelle porte, définitivement close, oubliée.
Des tourguenistes sortent de derrière les bosquets, comme autant de sylvains encostardés, une procession bigarrée autour d’un soleil double qu’ils sont venus célébrer, des haïkus Nicolaïens pour accompagnement, une fresque tordante au-dessus d’un fonctionnaire bourré, une journée magique inondée de rayons (des rouges, des verts, des ensoleillés), plein d’amour et un tamanoir encravaté, un mot de passe pour pénétrer la caverne du bonheur et jouer le maître des clefs, des crocodiles gonflés, et une myriades de lumières multicolores, un baron généreux, des amis dégondés, un maelstrom prometteur et des pas de côté, j’ai dû faire un rêve ; pas psychédélique, nan, tourgueniste, madame. Après, je me souviens plus de tout, cerveau manganèse, kaléïdoscope synaptique sans doute, faut dire, j’dois me faire vieux, hocus pocus, presto prestidigitato wrouf, les tourguenistes ont dansé, les autres aussi – n’empêche, plutôt que de « parler à ton sac à main depuis une heure », on a préféré se dématérialiser, les rêves ça prend parfois des tournures un peu con-con, mais j’ai dû prendre un rideau sur la gueule ou quelque chose de plus corsé. C’était une journée à bulles, circonbulles, nocturbulles et félicité. J’fais vraiment des rêves étranges et molletonnés, depuis un petit moment.
Mais quand c’était beau on dit merci en battant des mains.
Pulse pulse L’énergie La vie puissance plus Les rencontres Au détour d’un bar D’un vernissage Les hasards les possibles Et jamais la même route J’ai tout Au bout de mon bras Au bout de mon pas Pulse pulse La vie électrique
Ses cheveux cendrés étaient tirés en chignon. Associés à l’ordonnance de sa tenue, ils la ré-affirmaient dans son rôle de professeur d’architecture et de cuisine corse.
Elle s’adressa avec autorité à ses élèves :
– Les effectifs à destination de Paris partiront dès demain, à condition d’être au complet. Par contre, les participants au congrès se rendront directement à Champigny sur Marne en bus.
– Mais, madame Boyle, mon frère n’est pas …
– Taisez vous Betty. Vous ferez comme l’on vous dit !
Les filles étaient ravies de ce voyage d’étude qui s’annonçait passionnant…
Nous nous voyons. « BONJOUR COMMENT çA VA ? » Le culot de la question m’irrite au plus au point : « çA VA TRÈS BIEN MERCI. »
Il y a du silence après l’entretien : nous sommes engagés désormais l’un vis-à-vis de l’autre. Nous nous serrons la main. Après les questions. Nous évoquons des prouesses de la littérature.
– ne plonge pas, y a pas assez d’eau! – m’en fous j’y vais quand même. – MEFIE-TOI! – pourquoi faire? – parce qu’ on ne sait jamais… – toi tu ne sais jamais… moi non plus d’ailleurs; mais c’est tant mieux; si tu savais, t’aurais plus d’envie. – je n’aie plus d’envie. – arrête de vouloir savoir – quoi encore?
Toute seule dans une petite pièce pleine de buée, de vapeurs chaudes, d’eau, les mains dans le savon, aller vite vite, dans un espèce de nuage de bulles, avoir un uniforme blanc surnaturel et un chignon d’infirmière, des petites chaussures qui font mal aux pieds, être un être d’eau blanche avant de retourner au monde des cris. La plonge.