SYNCHRONISTO URGUENIEN PART I

The TV business is uglier than most things.
It is normally perceived as some kind of cruel and shallow money trench
through the heart of the journalism industry, a long plastic hallway where
thieves and pimps run free and good men die like dogs, for no good reason.
—San Francisco Examiner on November 4, 1985

Old par To le 22 Fév 2005

< Histoires d’O >

« LA REINE
Au-dessus du ruisseau penche un saule, il reflète
Dans la vitre des eaux ses feuilles d’argent
Et Ophélie les tressait en d’étranges guirlandes
Avec l’ortie, avec le bouton d’or,
Avec la marguerite et la longue fleur pourpre
Que les hardis bergers nomment d’un nom obscène
Mais que la chaste vierge appelle doigt des morts.
Et elle et ses trophées agrestes sont tombés
Dans le ruisseau en pleurs. Sa robe s’étendit
Comme insensible à sa grande détresse
Ou, comme un être fait pour cette vie de l’eau.
Mais que pouvait durer ce moment ? Alourdis
Par ce qu’ils avaient bu, ses vêtements
Prirent au chant mélodieux l’infortunée,
Ils l’ont donnée à sa fangeuse mort.

LAERTE
Hélas, elle est donc noyée ?
Tu n’as eu que trop d’eau déjà pauvre Ophélie,
Et c’est pourquoi je retiens mes pleurs. »

Old par Gu. le 17 Juin 2003

Il y a parfois de biens curieuses annexions. Un bide.

Ah !! Mercredi, enfin… Le jour des enfants… On se dit que tout va être plus bleu, plus doux, plus tout…
En fait c’est comme hier, mais on a un jour de plus…
Vous me direz, 28 ans et un jour de plus, c’est pas bien grave. Mais quand même, on le sent un peu, ce jour de plus, là plus bas… Il taraude, il gratte. Oh, rien de grave, juste un jour de plus.
Foutu mercredi…

Old par igor le 20 Mar 2002

surfaces / nouvelles / 4ème livraison

– gauche… droite… gauche… droite… gauche-droite-gauche-droite-gauche-droite… impasse à gauche… gauche… droite. impasse à droite… gauche-droite-gauche et tu m’attendras là.
je regarde les pavillons au fur et à mesure
je suis le dernier à sortir
les autres sont déjà dans leur secteur
gilles arrête le van le temps que je descende
il fait demi-tour et repars plus vite
je suis seul
je porte mon carton
dans mon carton il y a encore quatre gâteaux et six paquets de nougats
il est dix-sept heures
la journée est commencée depuis midi
il fait encore super chaud
je commence à puer un peu la transpiration
j’ai mal aux pieds à force de marcher
je marche d’un pas lent vers le premier numéro de mon secteur
posé sur les paquets il y a la liste des tarifs
un produit pour quatre-vingt-neuf francs
deux prduits pour cent quatre-vingt dix-huit francs
etc.
je soupire
j’en ai plus que marre
depuis que la journée est commencée j’ai vendu deux paquets dee nougats
ça veut dire que j’ai gagné cinquante-quatre francs
le tiers de chaque vente est pour moi
vingt-sept francs par vente réalisée
et c’est tout
rien d’autre
je suis devant la porte
je rumine encore
je n’ai pas envie de sonner
c’est un petit pavillon merdique
ils se ressemblent tous
façade blanche en crépi
porte een bois
une espèce de cigale ou d’abeille moche en céramique
des volets en bois à l’ancienne avec un renforcement en z – ouverts
les trucs pour bloquer les volets en fer forgé
en fer forgé aussi le nom à la con du pavillon à la con
un petit garage qui flanque le pavillon et un petit jardin qui l’entoure
des nains
un vélo d’enfant
un petit toboggan
un muret en pierre blanche crépi qui sépare le petit jardin de la rue
un portillon en bois marron de la couleur des volets pour les piétons et un autre plus large pour les voitures
les deux sont ouverts mais je sonne
j’ai du bol y’a pas de visiophone ni d’interphone
le quartier est plutôt classes moyennes
si ça ouvre ça sera une femme de quarante ans dont le mari est au travail
il faut que j’en vende au moins quatre à cette connasse
allez
quatre
un coup de quatre c’est ça qui me faut
il faut que j’en vende au moins quinze par jour pour ne pas me faire jeter
normalement je dois en vendre minimum vingt-et-un
tu parles
bande d’enculés
bon ça répond pas
je ressonne
quand j’en vends dix c’est pas si mal déjà
ça me fait même pas trois cent balles par jour
en soustrayant le fric pour les sandwiches sur l’autoroute ou dans un bistrot
et ma part de l’essence
ça fait pas très lourd
ça répond pas
bon
je continue
je vais remonter la rue – tous les numéros pairs et l’impasse à droite et puis redescendre tous les numéros impairs et l’impasse à gauche jusqu’à mon point de départ et attendre le camion
je sonne
ce fils de pute viendra me chercher et il y aura déjà tout le monde et si j’ai rien fait il me foutra la honte devant tous les autres
putain il fait chaud
putain de sa mère
ah
la porte s’ouvre
une meuf de quarante ans en robe qui attend sur le pas de sa porte et qui crie : « ouiii ? »
j’ai le soleil dans la gueule je souris à tout hasard
je la déteste déjà – cette conne
– bonjour !
mon carton est posé par terre – hors de vue
je lui souris – allez approche-toi bordel de merde
– c’est pour quoi ?
– bonjour, je représente l’association oui-dir ! puis-je vous prendre une minute de votre temps
elle s’approche enfin mais je sais déjà que la vente est foirée
tant pis
je continue mon baratin et mon sourire artificiel mais elle ne m’écoute pas
quatre-vingt neuf francs le gateau ? mais c’est hors de prix – oui mais c’est une bonne action, madame. cet argent sert à financer un centre d’acceuil, vous comprenez
dynamique
je dois être dynamique
sourire
bouger les mains
créer une énergie
non, merci
vous êtes sûre ?
oui, je suis sûre
bon, au revoir, alors
allez – au suivant
putain de merde il fait chaud j’en peux plus
j’arrive à la porte suivante
et pareil je me fais poliment jeter
à la porte suivante aussi
à celle d’après la meuf est dans soon jardin – elle m’a vu faire – je suis grillé d’avance
– non merci je n’ai besoin de rien
son sourire de connasse
salope
pute
je continue
au bout d’un quart d’heure je n’ai rien vendu
j’attends le camion
je suis en sueur
le camion passse me chercher – les autres son là
je grimpe à l’avant
j’annonce deux ventes
le chef me regarde
deux ventes ? c’est tout
bin oui
putain, tu dors ! djamilla en a fait six ! et thierry, un coup de huit ! tu fous quoi, bordel ?
bin, je sais pas
je suis hébété par la chaleur
je mens pour pas me faire jeter et je me fais quand même jeter
maintenant il va falloir faire gaffe à retomber sur mes pattes à la fin de la journée
au pire je rognerai sur mes bénefs – si j’en ai
pfff
et c’est reparti
il largue tout le monde
et moi en dernier
allez ! et t’en fais au moins cinq ! c’est facile, un coup de trois, un coup de deux, et hop c’est fait !
ouais
le camion repars
je suis collant de sueur et de poussière
c’est un quartier de centre ville avec des vieilles baraques – sûrement habitées par des vieilles pauvres ou radines – putain de merde – enfin y’en aura au moins une qui m’offrira un jus d’orange
putain je crève de soif
c’est parti
je sonne à la première maison
le soleil me cogne sur le crâne
c’est une vieille qui ouvre
– bonjour madame !
grand sourire
elle voit le carton
non merci
elle sourit pas
elle ferme direct – je retire ma main tendue
putain ça commence bien
vieille pute
connasse
dans la rue il y a deux jeunes sur un banc
ils me regardent faire
deuxième porte je sonne – ça répond pas – je toque – pfff merde
je pousse la poignée – ça s’ouvre – j’entre en disant « il y a quelqu’un ? » je referme
il y a quelqu’un ? bonjour ! j’ai sonné mais vous n’avez pas entendu !
il fait frais ça fait du bien
dans le salon il y a une vieille assise sur une chaise les bras ballants – les poignets et les mains et la jupe trempés de sang – une mare de sang sous la chaise
ho bordel de dieu
un cutter posé sur la table
je me sens faible
je pose le carton
je m’assieds dans un fauteuil
j’ai une bouffée de chaleur
putain de merde
je regarde la vieille
elle est assise bien droite
elle porte une robe à fleurs et un tablier bleu ciel
elle a des cheveux blancs
une permanente
il y a une croix sur le mur et une peinture du christ
il y a une photo du pape
la mare de sang s’étend sous la chaise
le sol est fait de tomettes rouges
je commence à retrouver mes esprits
je vais fermer la porte à clé
je ne veux pas être surpris ici
faudrait quand même pas que je traine trop
je cherche la cuisine
je bois un verre d’eau
quand je reviens je contemple encore pendant un bon moment la vieille
je vais ouvrir les tiroirs du buffets
je trouve le pognon rapidement
des billets rangés dans une enveloppe
et encore quelques billets dans son sac à main
plus de trois mille francs
je laisse un paquet de gateau et un paquet de nougat
j’annoncerai un coup de quatre et le compte sera bon avec les deux de tout à l’heure
le sang commence déjà à figer
je range les billets dans ma poche
sauf quatre cent balles que je mets dans la banane qui me sert de caisse
je regarde encore la vieille
elle est maquillée
elle sent l’eau de cologne et le fond de teint
elle a les yeux fermés
le sang est noir marron à ses poignets
elle a mis du rouge à lèvres
sur la table il y a un verre a moitié rempli d’eau
il y a la télécommande de la télévision
il y a télépoche ouvert à la page des programmes d’aujourd’hui
la vieille porte une alliance
je me demande si elle est veuve ou mariée ou séparée
il est temps d’y aller
je sors de la maison
dans la rue les jeunes ne sont plus là
je vais frapper à la porte suivante
quand le camion vient me récupérer il me manque deux maisons à faire
le chef d’équipe me dit de monter quand même
il me dit qu’on change de ville
j’annonce six ventes
les quatre de la vieille
plus un coup de deux que j’ai réalisé après
mon chef semble content
on sort de la ville
on roule en silence sur la départementale
 

 

Frih Deh Bi De Uh ! bit.ly/b0UZnf

Short par igor le 22 Sep 2010

pfff…

Old par Gu. le 21 Mai 2003

 

Merci / Thanks to @warrenellis via @AuDiableVauvert pour / for Godzilla Bukkake. Macroherpetophilia for all !

Short par igor le 07 Jan 2011

NOSUCH LIBRARY

MITHRAS TAUROCTONOS

Old par M. Fox le 16 Jan 2004

le récitant : rien.

Old par igor le 11 Avr 2004

 

Pendant quelques minutes, semelles de plomb terribles, la pluie sans doute ou le souvenir d’une chanson. Un duo boiteux, pour elle, au loin.

joker

lotus, ctgr - wuMan

[999poèmesSERIEtourgeniev]

291

le très gentil monsieur poulet pleurera longtemps

je mange du bruit en face des poubelles

la police cherchera un bonbon en cachette

[konsstruktVOUSaime]

 

Enfin tu vois. quoi. La nuit. Nos sourires, nos tactiles échanges. Et la danse.

Le tourguenisme, c’est comme une bonne bière : ça rafraîchit.
Sauf quand tu n’aimes pas la bière.

 

L’architecture néo napolitaine de l’île que les miliciens danois occupaient ne cessait de troubler leurs amants siciliens. Ce soir : boxe.

Short par igor le 09 Oct 2015


Les Semeurs

Old par Gu. le 02 Mai 2003

Qu’est ce que je fous là ?

Qu’est ce que je fous là ?

Qu’est ce que je fous là ?

Qu’est ce que je fous là ?

Pourquoi ne suis-je pas avec toi ?

Old par Rodia le 05 Mar 2003

 

je vois l’avenir, le feu, le regard bienveillant des cadavres postés sur les murs de la cité endormie et danse sur la langue de la déesse

Short par igor le 18 Jan 2010

Mâ vit d’artistes


Old par M. Fox le 18 Jan 2004

Mot-imagecorps, femmes alors
femmes, j’&eacutecris FEMMES, je d&eacutes&eacutecris
FEMMES, il manque le seul BEAU MOT
hai la chose, ou la vraie-femme innomable
invisible, impossible ; j’&eacutecris femme
et je la vois, je l’atteins, je lui parle, j’oublie avoir
&eacutecrit Femmes pour vivre avec
une seule femme, dans le silence.
BEAU-MOT-IMAGE LA NUIT (cette nuit avec elle)

faire l’amour sans image et sans bruit

Old par A venir le 16 Oct 2002

Monsters to suit every taste !

Bon, bon, je suis de retour, on me croyait mort ou à Londres ou les deux. Pratiquant sexualité avec mannequin dans jet set et privé. Gourou pôle sud pour petits ouistitis. Vivant amour sauvage avec jeune homme alexandrin ou jeune fille et badge indicateur de radioactivité sur île déserte et monoxyde de carbone. Bon, bon, je suis de retour mais pas de quoi pavoiser, pas de quoi rire ou se moquer de ma désertion, non pas de quoi, il ne faut pas, non. Vous ne savez pas ce que j’ai vécu, à faire avancer le tourguenisme sans cesse, petit à petit, poussant ses concepts jusqu’au clinamen, l’entropie, tu vois ? Faut arrêter de branler les poutrelles si on veut que le tourguenisme se bouge le cul (qu’il a fort joli) parce que dans son genre il est souvent lourdement pesant (même s’il est bien joli). Alors moi je me suis dit qu’il fallait que je fasse tout le sale boulot, j’ai rangé mes lunettes de soleil et mon caleçon sexy, fait vœu de silence et brandit sur les places de marché de petits tracts roses couverts de petites luges. Et ça a finit par payer, alors je suis de retour et ça n’est pas forcément une bonne nouvelle.
Old par igor le 25 Juin 2004

               
mp =[tout art]1,00782 u ;[est]m n = 1,00866 u[une] ; m Li[imitation]= 7,01601 u ; [de]1[la].u = 931,5 MeV /[nature] c2 .

Ceci n'est pas un club
Ceci n’est pas une pipe

shazam !

Je parcours le champ après l’ultime bataille:
A perte de vue, s’étalent tripes et boyaux, têtes humaines arrachées par le feu des canons et la vindicte populaire… quel gachis (parmentier)
haaaaaaaaaaaaaaa, ça ira… peut être…

 

Ça ne peut pas humainement continuer comme ça. Les milices interrogent les femmes rousses et les asiatiques à la recherche du messie. #hell

Short par igor le 15 Jan 2010

La magicienne s’estimait trahie

et depuis de longues années

son esprit était plein de lourds sentiments

regret, colère, haine, amour

tout s’emmelait à force d’y penser

l’amitié

comme la mer

s’en est allée

Old par M. Fox le 12 Mar 2003

Minuit pile

Old par igor le 26 Nov 2003

 

Les véritables photos du barbu ne faisaient pas vraiment peur à Mina et Igor. Il n’existait pas. bit.ly/ixLJ0r

Short par igor le 02 Mai 2011

La rue profonde



« A deux, on n’est jamais perdu. Même au plus fort de la discorde, l’un est à l’autre cette rive aimée ou détestée dont on se rapproche ou dont on s’éloigne, mais qui crée une valeur positive de bonheur. » (Paul Gadenne)

Old par JLB le 11 Sep 2004

Gnosis : Yet all of the above is just words unless one experiences Gnosis: any altered state of consciousness in which one eclipses the monkey-mind, and achieves an expanded sense of self and the universe. Chaos Magick is famed for encouraging the attainment of the state of Gnosis through extreme, exhibitionary methods (drugs, sex and rock ‘n’ roll: nothing succeeds like excess), but because of the influence of both Taoism and Tibetan Tantra on its originators, there is also a strong proclivity toward inhibitionary paths to Gnosis: sitting meditation, pranayama, etc. What is important is that you use Gnosis as more than a means of spiritual dandyism. Use the insights gained in a Gnostic state to engage in emotional engineering, or to help undermine the collective consensus in preparation for the coming of the New Aeon, or just to have more fun than you’ve had before. Strive for enlightenment if that’s what will wet your pants. Engage fully and without regret in the ongoing, initiatory process of life. Be nice and smooth.

Old par igor le 19 Mai 2003

putain de cupidon

J’en ai marre de toi je ne te supporte plus. Faire la fête, faire la fête à Cupidon mais il peut se la foutre où je pense sa flèche qui rend béat. Je n’accepte plus tes hésitations, les « je t’aime mais tu n’es certainement pas l’homme de ma vie » garde tes objections et certitudes, tiens garde tout si tu veux. Je ne crois plus en rien, en tous les cas plus en « nous ». La grande romance d’antan prend désormais des allures de soap opera et je ne re signerai pas pour une saison. Parce que tu étais belle, j’acceptais tout: la déco « habitat » minable de notre deux pièces rose pâle, tes amis qui pensent que Walter Benjamin est le numéro 10 de l’équipe de Chelsea, ta mère qui ne jure que par la « Samaritaine », ton frère qui me dit que je ferais un malheur chez les brokers de la City, ta copine Marie qui vient toujours à la maison le dimanche après-midi mater en dvd « sex in the city ».

Minuit pile

Old par igor le 17 Fév 2004

le bordel quotidien / poésie hebdomadaire / 17ème livraison

à chaque fois que je quitte paris
je vois la tour siemens dressée dans le ciel gris
au moins quarante étages et une enseigne en béton au sommet
d’au moins quinze mètres de long et qui tourne lentement
et chaque fois je me demande
à quoi peut bien servir
un immeuble aussi grand
à quoi ça peut bien servir
tout ça
quelle activité nécessite
quarante étages de gens
quelle activité nécessite
autant de gens que ça
et je ne comprends pas
***
dans le métro il y a
des arabes en jogging qui crient
un curé en soutane qui se tait
une copine à moi qui rigole et moi
qui raconte des conneries
un type qui écoute et ne rit pas du tout
un indien et un type
qui apprécie enki bilal
des gens
des gens
des gens
***
dans le train y’a un rabbin
avec un chapeau noir et un habit noir
et une barbe blanche et un grand sac ed
blanc et vert et rouge
hors du train un type fait son jogging sur une chemin de campagne éloigné de tout
je le regarde courir et ne vois ni maison
ni voiture
ni rien
des fois il pleut
des fois il ne pleut pas
ça dépend des kilomètres
à une gare déserte
le rabbin descend
je reste seul dans le wagon
et je remarque
sur le dossier du siège qu’il occupait avant
un vieux smiley
dessiné au marqueur
à la couleur passée
***

 

Une plume de grive, une brindille sèche de saule et une corde de chanvre pour les nouer ensemble. Ajouter quelques brins d’ADN. Brûler tout.

Short par igor le 17 Juin 2015

G. Darien

Il ne faut pas manger tes ongles parce qu’ils sont à toi. Si tu aimes les ongles, mange ceux des autres.

… comme les héroïnes de romans érotiques…

Old par igor le 15 Nov 2003

joker

lotus, ctgr - wuHat

 

Nuit blanche bavarian glam bondage. La nuit quoi.

Short par igor le 02 Oct 2010

Ouais bah en attendant

Semaine capture d’écran ou pas ça fait 24h que je suis au régime et j’en ai déjà ras le bol.

*c’était un communiqué des consommatrices de tisanes drainantes qui à défaut de perdre du poids passent leur temps à pisser comme ces putains d’enculés de chats qui prennent la couette pour une annexe de leur litière alors que franchement déjà que je crève de faim et que y a des travaux en dessous Beyrouth audio you remember je vais pas en plus me colter la laverie mais bordel de merde*

A part ça il parait qu’il a neigé et que c’était très joli.

malade …
mal_a_deux …

eT_te_Vy …
Ka_bAaL_aN
pHOn_eTHiQue_mENt …

 

Quand j’étais petite : « So let me get right to the point I dont pop my cork for every guy i see ».

Short par igor le 28 Sep 2011

Je m’balladais
sur l’avenue
le corps ouvert
à l’inconnue

entretien d’em-bouche

avec individu mal em-bouché

Marché de dupes, duperie, supercherie

Dialogue, de sourds, surdité

Sérénité

Aussitôt une blondinette naïade, a peine adolescente, sort d’une trappe invisible à mes yeux et me sourit. Son tablier sanglant n’éprouve en rien son charme juvénile.

Sans un mot je lui tend le bristol que l’on m’avait remis à Florence. Elle soulève une partie du comptoir et m’invite à la suivre.

Dédale de couloirs sans queue ni tête, impossible de se repérer. Fatras de babioles d’un autre temps, toutes de mauvais gout (gondoles lumineuses, pièces en macramé, coussins de peluche orange…). Les murs et étagères en sont constellés.

Nous débouchons finalement dans une petite pièce aux murs nus, seulement habillée d’une table en formica et de ses chaises assorties. Je m’assied et, avec une courbette gracieuse – quelle beauté – elle se retire par une ouverture anonyme.

Après quelques minutes passées à chercher en vain un quelconque attrait au lieu où je me trouve la porte s’ouvre, m’offrant la vue de celle qui pourrait être la mère de l’enfant, en rousse. Aérienne elle se met face à moi, son corps touchant à peine les meubles.

– Vous êtes Eric Delot ?
– Absolument pas, jamais entendu ce nom.
– Alors vous êtes l’autre… bienvenue chez nous.
– Enchanté d’enfin vous rencontrer, mon périple a été long jusqu’ici, et parfois bien éprouvant.
– Le principal n’est il pas que vous soyez arrivé à destination ?
– Sisi, tout a fait, je n’arrive pas encore à réaliser que je suis si près du but.
– Je vous comprend… cela a du être complexe pour un homme de se faire accepter par la Matriarche.
– Oh, en réalité c’est une vieille connaissance : enfants, nous jouions…
– N’en dites pas plus, je n’ai pas à connaitre ce passé commun, savoir pervertit la pureté de la vision.
– Si vous le dites je vous crois, même si j’ai souvent du mal à comprendre vos actes et pensées.
– Bien… cessons les civilités, je m’en voudrais de vous faire languir plus longtemps, venez.

A suivre…

Old par Rodia le 07 Jan 2003

– c’est flippant,

berk !

Old par M. Fox le 28 Sep 2002

Trahison

La solidification de l’épiderme m’a soudé les mâchoires.

Juste au mauvais moment. Pulsar mental derrière amical laconisme, bref une averse de banalité.

Old par ... le 03 Fév 2005

Un ami m’a dit comme ça :

Je pars, je veux explorer les strates les plus profondes, persévérer au sein des couches les plus obscures et de cette souillure transcender l’objet.
Je veux retrousser mes manches, ne pas ménager ma sueur et ma peine, dynamiter les profondeurs et de cette explosion tirer une joie violente.
Et à mon retour, enfin je pourrai t’aimer, mes mains sauront caresser tes contours, je te livrerai mes entrailles.

Ne m’attends pas

Elle s’imagine des spirales

un peu partout,

dans chaque petit bout de son corps

ça lui donne le vertige

elle sourit

Old par M. Fox le 13 Juin 2003

Je ne vois plus l’horizon
je ne vois qu’une ligne de chiffres
à perte de vue

Je ne vois plus l’horizon
cet infini qu’on apercevait
depuis notre tombeau

Il a disparu
c’est ça le chaos ?

Ce soir ton fantôme
demandera à mon fantôme

Où est l’amour ?

Old par M. Fox le 05 Déc 2005

« J’aurais voulu jouer dans un groupe de punk. J’aurais vaguement pianoté sur un synthé en fond de scènce. Mais surtout j’aurais chanté. J’aurais voulu être cette voix féminine qu’il y a souvent dans ces groupes de rock un peu brusques, dont on se dit souvent qu’elle est en trop, qu’elle est inutile; elle sonne même un peu faux elle est plus criée que chantée et au niveau de la balance elle est toujours trop basse, on l’entend pas bien mais elle gêne un peu. En fait si on écoute bien et qu’on essaye d’imaginer tout ça sans cette voix, ça na va pas, ça devient banal, c’est la musique qui devient inutile. » « Ma vie sera peut-être comme ça. J’ai l’air inutile, mais si vous regardez bien, vous vivez tous pour moi. »

c’est toi, chéri ?!?

Et leurs yeux se rencontrèrent…

Old par JLB le 07 Avr 2004

 

παραδεικνύναι : Jamais plus de deux longues. Une longue, deux courtes, ou trois puis on peut se permettre une autre longue. #chance

Short par igor le 08 Juil 2009

tu étais mignon

dans ce bus là,
tu aurais fait une jolie proie
si j’avais oublié cette leçon là :

« le bus n’est pas un bon endroit pour grignotter »

Old par M. Fox le 13 Déc 2002

Old par M. Fox le 11 Mai 2003

 

Je vois.

Short par igor le 02 Déc 2012

 

Pontypool.

Short par igor le 11 Déc 2010

Le Tourguenisme Avance

« >

Old par igor le 29 Mar 2004

Old par -- Zan le 13 Mai 2003

L’univers avait éclaté en petits morceaux brillants et colorés

La souffrance, l’amour, la haine…

tous dispersés aux quatre coins de l’univers

me laissant complétement insensible et froid

Old par M. Fox le 26 Jan 2004

, CE HéROS

Old par Gu. le 02 Nov 2003

NOBODY

CE

HEROS

Old par igor le 16 Juin 2003

voeux

echo {#ego};

Old par Gu. le 03 Mai 2005


Old par igor le 17 Fév 2003

– Twist & I, my ladybird
we were in love, not so long ago
he kissed me under a special tree
we were on extasy … mdma, I mean.

-Twist was riding a green unicorn
I used to fly on a magic carpet
we stopped on the side of the world
there was no light but candle light
and we died several times…

– Twist & I, my ladybird…
we are drug addicts now
no more magic tricks and spells
but I remember how intense & good this things can be
and sometimes I miss it too…

 

Et comme toujours, tout ou presque sera invisible.

Short par igor le 27 Déc 2012

le récitant : sur un air latino.

Old par igor le 15 Nov 2003

un peu de culture que diable !
Matisse Vs Picasso

Old par igor le 18 Sep 2002

La 2e phrase de la journée :
L’alcool c’est le drapeau qui marque sa peine.
tomaskoto

Rissaï-kole

Affiche bordéliste de mai 1968 ou publicité consumériste de février 2005 ?

Old par ... le 18 Fév 2005

 

On racontait le soir autour des poêles nucléaires que Carver avait survécu au premier choc en se construisant un abri avec des minitels. Si.

Short par igor le 25 Juin 2016

 

La Police de la Pensée, la Police Temporelle, logeaient sous la Piscine Rouvet. Mina envisage une action de sabotage, il y a trois semaines.

Short par igor le 19 Avr 2013

 

Où suis je ?

Short par igor le 13 Jan 2012

les hommes avaient traversé l’Océan pour nous rejoindre,

sur leur trace venaient le printemps,
les fleurs et les oiseaux.

bientot nos arbres seraient lourds
de leurs fruits,

et l’histoire pourrait enfin
commencer.

Old par M. Fox le 20 Nov 2002

Ici, je me trouve bien, à l’aise, et je peux patienter et me dire que bientôt je te trouverai mon petit Igor, là je ramperai hors de mon trou visqueux et je me loverai autour de ta gorge boudinée de pseudo artiste ivre. Mes mains sur ton cou et ma lame déchiquetant tes entrailles fumantes de petit maquereau de banlieue.

Du bord, il faut, pêcher loin, une canne longue (3 m à 3,50 m), capable de lancer 50 à 80 g, s’impose donc. Le moulinet, à tambour fixe est mi-lourd à lourd. En bateau, vous allez pêcher près du banc, inutile de lancer loin, privilégiez l’aspect sportif de la pêche à l’aspect rentable. Une canne plus courte (2,80 à 3,20 m) suffit. Vous n’êtes pas là pour capturer des kilos et des kilos de maquereaux dont vous ne saurez que faire mais pour vous faire plaisir!

honeybreadwithacoconutcover

Old par Gu. le 23 Nov 2003

Hola muchachos y muchachas,

Me voila donc de retour de la terre de feu, du parc des Torres del paine ou j’ai passe 3 jours, plus un petit aller-retour au glacier du Perrito Moreno en Argentine, un glacier d’une vingtaine de kilometres de long, qui avance, avance et avance en faisant un bruit invraisemblable… bref, un glacier parleur, d’un bleu etonnant sous le soleil brulant de Patagonie.

Je repars ce soir pour Punta Arenas, ou je vais continuer ma route vers le sud jusqu’au Fuerte Bulnes, ou est l’un des phares les plus celebres du detroit de Magellan, celui de la fin de « Happy Together » pour les plus cinephiles d’entre vous.

Je suis assez heureux d’etre revenu en terre hispanophone apres 4 jours de stage d’allemand renforce. C’est invraisemblable… du moment ou j’ai pris le bus pour aller a Torres del Paine, je me suis retrouve plonge dans une terre essentiellement germanophone. Un indice certain m’a d’ailleurs montre que je passais dans un espace-temps distinct : avant de monter pour avaler 3 heures de voyage sur des pistes caillouteuses propres a detruire les dos les plus resistants, je fumai ma derniere cigarette d’une vie de fumeur urbain, la tete dans les nuages, observant le ciel changeant d’une demi heure sur l’autre, je ne remarquai pas la presence de cet homme en noir et blanc au coin de la rue, en train de commenter mes moindres faits et gestes. Au moment ou il se tut, je jetai mon megot sur le trottoir, encore ignorant du peril qui me menacait… le megot, insultant, au lieu de se coucher comme tout bon megot qui se respecte, se tenait droit, sur le sol, pose sur sa base, le nez vers le haut, fierement, comme pour me dire : « Hahahah, tu as oublie ta methode Assimil allemand, tu vas le regretter mon petit bonhomme, tu viens de rentrer dans la quatrieme dimension, der katriem dimenzion, hahahaha »

Dont acte : dans les refuges, on chantait la Lorelei, autour d’un feu de camp et d’une bonne francfort, la chope de biere a la main, sauwerkraut et compagnie. Sur les sentiers, on devisait joyeusement en anglais, l’accent teuton au bord des levres, le cheveu bond au vent, la birkenstock au pied leger, pour soulager les exces de biere de la veille. Gutten Morgen, Bernart, como estas ? Hola Brigit, did you sleep well ?

C’est en voulant fuir mes compagnons de voyage que je commis l’erreur fatale. Epuise par deux nuit de discussions animees autour d’un saladier de chou cuit et de sympathique charcuterie bavaroise, je cherchai le reconfort de la solitude vers la valle del frances, emportant avec moi toutes mes affaires, musique, sac de couchage, chaussettes sales, bref… a 5heures du matin, je desertai la place, m’enfuyai du refuge pourtant si accueillant pour ne pas entendre de nouveau « Ars du gutt gestshlafen » qui m’aurais conduit a un massacre a la tronconneuse certain. C’etait sans compter la puissance de la nature, reconnaissante de la politique ecologiste menee par les gouvernements Shroeder et Khol. Apres une heure de route sur des sentiers boueux, dans des souffles de vents glaciaux, en tentant d’escalader une paroi humide et glissante, je retombai lourdement sur ma jambe droite. Jamais ma hanche ne fut si proche de mon epaule. Clopin clopant, je retournai au refuge, penaud, la tete basse, alors que le soleil pointait de nouveau.

« Zer, Nicolas, did you hurt youself on the sendero »
« Nothing serious Bernart, thanks »

Le jour fut sublime. Je bus moult bieres en chantant « La petite Huguette » en allemand, bien plus drole que la version francaise. Je pris a l’instar de mes compagnons d’infortune de nombreux coups de soleil ; le teint rouge, je rentrai le soir meme pour Puerto Natales en car, sur les routes pierreuses, en buvant de l’eau gazeuse pour digerer le chou cuit et en chantant « Der Kaporal », une tres jolie ballade des annees 70 avec Ingrid et Yuki, un japonais qui lui aussi s’etait acoutume a la culture traditionnelle locale.

Sinon, la Patagonie est sublime et non, je n’ai pas rencontre Florent Pagny.

Besos a todos

Old par Nicolai le 20 Mar 2002

 

On me souffle que dimanche c’est comme un jour férié hebdomadaire.

Short par igor le 24 Avr 2011

 

Tu sais, j’ai autant envie d’aller en boîte ce soir que de me pendre.

Short par igor le 25 Avr 2009

il est 17:39

 

Le gomi, partout, et personne pour le trier, l’entasser, le compiler, le régénérer. Igor, son nouvel arc, entraînement. Suivent accidents.

Short par igor le 06 Nov 2014

 

twitpic.com/9ov2s – Le tourguenisme avance. Igor et Carver, en campagne et marcel. #letourguenismeavance

Short par igor le 08 Juil 2009

Probablement


Old par M. Fox le 05 Jan 2005

Tourgueniev se ferait il sponsoriser par des castors?

 

Je vois cette relation d’un très mauvais œil. La nuit.

Short par igor le 08 Nov 2012

DE LA PARANOIA

Ce message parle probablement de toi et tu as certainement raison de le penser.

Old par To le 26 Juin 2006

 

Canicule. tourgueniev.com/2003/08/07/1092

Short par igor le 21 Avr 2011

Cet homme là se fait passer pour Igor Tourgueniev…

La ressemblance est frappante… ça n’est pourtant pas lui.

Selon toute vraisemblance, ce « sosie » a été fabriqué par le clone de Zan…

Old par Gu. le 02 Juin 2003

 

Toutes les villes devraient avoir un chat pour les guider.

Short par igor le 14 Sep 2011

Dear policeman, I am God

Old par igor le 09 Oct 2002

La citation de ma journée
Il était trop tard pour reculer : si le monde existe, c’est seulement parce qu’il est toujours trop tard pour reculer.
W.G.

Almost Parisian Psycho

_ Hier soir, il y avait un trognon de pomme sur mon lit

_ Et j’ai failli l’écrire

_ Les soirées ne sont pas autres que celles de leurs jours à cela près que ceux-ci ne sont plus les mêmes

« là ici »