Mercredi : -1- chercher des provisions. Le rouge ne va pas à Paula. Jeudi : jack a défoncé la porte de service, il a dû s’y prendre depuis un bon bout de temps. Remplacer les planches du coming out. Vendredi: -5- Ai commencé le grand nettoyage de printemps par l’aile B, Mme Witkowski n’en a toujours pas fini avec son mari. Samedi : Vérifier le terrain de basket et peut-être demain, crier des noms de la NBA en sautant partout, qui sait ? Dimanche : -3- Barricader les entrées principales du terrain. Une voiture de flic garée à dix mètres. Vérifier la radio. Lundi : Aucun Tango Charlie à l’appareil. Du Wagner, ça venait du magasin, je ne vois aucune lumière. Mardi : Un message à côté du poste « je reviendrai dans quelques jours », je réponds « ok, l’appartement 16, passe par devant, attention aux Mc Intire, leur fils james a très faim et n’oublie pas le vin » je change pour du pink floyd. Mercredi : De moins en moins d’hurlements. Tiens, James a retrouvé son chien. Jeudi : Coma philanthropique. Laisser prendre l’instinct, laisser mourir… Vendredi : -2- Ai sécurisé la ruelle vers le magasin. Samedi : Taguer « copinage 24h/24 » sur la façade de l’immeuble. Dimanche : Deuxième meute de chiens, finalement jack a servi à quelquechose. Lundi : Toujours pas de cinémathique flippante pour boss de fin de niveau, pas faute d’avoir dégommé le quota plus que nécessaire.
arrghhh dure réalité de la nuit si tu bois trop tu finis par terre (surtout ventre vide) l’open bar à l’île en chantier hier soir m’a littéralement explosé en vol désolé pour les témoins et les victimes de mes débordements et autres abordages en esperant que les photos si elles existent ne soient jamais publiées seule consolation j’étais au lit à minuit bises
Humain – conscience exacte de la véritable nature du Monde Physique – images mentales forgées – civilisations Galactiques – gamme froide de fréquences électromagnétiques – ultime substratum de la perception.
assis dans le salon tu es là, j’écoute ça et je lis ça et je suis bien et la nuit m’est douce si douce que je voudrais de façon vraiment simplette que ça ne soit jamais la fin de cette nuit ni la fin de nous deux.
Le retour sur soi : restituer dans le langage arrêté la vitesse de la vie. Idiotie. Faire des phrases, comme des cabrioles et se préserver du jugement que des abrutis sont toujours prêts à dire. So what ? Mots courts, traits courts ; examen médical d’un nombril, cavité sans profondeur. Souhaitez-vous faire vaciller le sens ? Remplissez-moi ce nombril d’images, gavez -le jusqu’à la satiété. Oui oui oui Ce que je fais me renseigne parfois sur qui je suis. Projets Rester fidèle au principe selon lequel l’origine de la phrase est inconnue, sa destination folle (cachée) — et sa danse, forcément érotique. B.L.V. « Je n’ai jamais été mis en vie. » Nerfs. Il s’était mis à détester les images ancrées dans le quotidien, les récits nains et peu glorieux de la vie immédiate ; croyant peut-être bêtement que la transformation n’est pas un vain mot, qu’il est toujours possible de décoller de la misère (sexuelle, alimentaire, littéraire) et que rendre compte sans projet de son impuissance face à la vie, est une agonie qu’il ne peut plus supporter. Paris. A quatre heure du matin, traversant le 17 ème, croisant des putes fatiguées, il ne faisait pas très froid, je vous (r)assure. Bob Dylan. « I don’t know how much longer I can wait. » Finale. to be continued dans l’étonnement sans fatigue couleur rouge vagues sensations de mobilité capricio ça fait partie du jeu du seul avec ou sans suivre la première route vers l’indéfini soleil se fait rare quand j’ai un besoin urgent de lumière pour développer mes images.
– Ne m’abandonne pas, toi seul peut combler mon infini désir d’absence, tu es le seul à avoir compris les fondements de mon rapport à l’engagement… Je t’en supplie ! G., drapé dans sa dignité, franchit la porte d’un bloc. Puis, sans un regard : – Shoshana, ne m’oblige pas à détruire cette part d’immortalité que tu as su faire germer entre nous. Ne m’oblige pas à t’enfuir. Shoshana, interdite, s’effondra en larmes.
De samedi à mardi rien du tout juste une ombre nerveuse j’ai cru reconnaître Orad mais peut être pas en fait peut être juste une ombre avec personne au bout je ne suis pas sur j’aimerais cesser de n’être sur de rien
#36 Percevoir la vie des autres à travers ce qu’ils en disent avec admiration, tristesse que la sienne lui semble si pauvre, sans urgences, bien inférieure à leur emploi du temps chargé. Ne rien planifier, et subir quelques années après les conséquences d une existence pas assez prise au sérieux ; il écoute comme un enfant les projets de E. qui n a pas une minute à perdre, il est ravi pour elle, cette attention est aussi douce que d ouvrir un livre de récit fantastique.
J’aime bien respirer la tôle d’argent et ton pantalon de vinyl blanc, la radio chromée joue « Loving you » Soudain la tempête de phares éclate comme un bruit blanc sur un napping de brouillard…
Les sentiments de l’auto roulent
Un endroit bancal, pas de flics cachés, un endroit bancal pour parler avant d’éclater Couché sur le rail… y’a plus rien à sous titrer, j’crois que ça va aller. Un endroit bancal pour bouger ceinture attachée Un endroit bancal pour aimer, touché-coulé, y’a plus rien à en tirer, je crois que ça va aller…
Le plaisir violent fait craquer la troisième nos pieds se touchent à grande vitesse accélère je viens. Dans cette mise au point, la nuit court vers sa fin et la route jaunit, et la pluie aussi.
Mais elle ne menace pas, elle est très loin déjà… derrière toi…
Les sentiments de l’auto roulent…
Les sentiments de l’auto roulent.
Je sens ton sexe éclaboussé de diamants éclatés par milliers. Le jaune devient gris oranger, l’air a ce parfum d’essence évaporée En tous les cas, c’est une épave très à part, un endroit bancal
Un endroit bancal pour aimer. En tous les cas c’est une épave, une oeuvre d’art un endroit bancal pour rêver, y’a plus rien à en tirer et je dors dans
… une torche à fusion que manipulera Nikolaï, quelques armes de poing, de la lumière, des cordes, quelques grenades, un peu de dynamite… voilà ce dont disposent les agents de la ligne… interrompant l’examen du matériel, Nikolaï entre dans l’abri à son tour et enserre instantanement Tourgueniev de ses bras robustes. L’accolade échangée, chacun s’équipe avec minutie. D’ici on va progresser rapidement vers la galerie nouvellement mise à jour, actuellement masquée par une mince couche de remblais déposée par de complaisants ouvriers. Les regards sont graves et les gestes precis alors que les trois agents speciaux quittent l’impasse …
Effeuilage des jours, voilà l’expression qui taraude, grande vitesse du réseau férovière dont je suis jaloux : circulation facile, allers et retours possibles ; régions, piqué du nord au sud en espérant voir à la fenêtre une petite crémière qui viendra vous vendre du lait chaud, et peut-être encore davantage, si la place que vous occupez dans le train lui certifie que vous êtes bien vu parmi les autres ;
grignotage discret des nouvelles du journal par-dessus l’épaule d’une vieille femme : les titres, que les titres ;
ta mère, vas-y tape, tape… allez tape lui sa sale tête, tu vas faire sortir toutes les merdes de cette tête. allez vas y plus fort, mais qu’est-ce que t’attends BORDEL DE MERDE!!!!! allez, prends cette putain de batte arrache lui la tête!!!!!!!! fais pas gaffe à son regard de merde, fais sortir toutes les merdes de cette tête, allez vas-y mais tape tape taPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE TAPE
Car les ânes, quoi qu’on en pense, sont plutôt difficiles.
La première contrainte, et la plus pénible de mon point de vue, est qu’il faut nourrir les ânes à heure fixe.
En l’occurence, il s’agit du matin, avant 10 heures de préférence.
Si jamais on déroge à cette règle, l’âne peut le faire remarquer de manière assez désagréable et parfois spectaculaire.
Cela s’est produit une fois, d’après ce qu’on m’a raconté.
Pris par je ne sais quelle obligation, le propriétaire des bêtes n’avait pu, en effet, leur donner leur botte de foin quotidienne.
Quand il est arrivé, sur le coup des 14 heures, il les a pourtant trouvé, tous les deux au rapport, calmes et l’air dégagé.
Il faut aussi savoir que dans le champ d’à côté, il y a deux chevaux. De belles juments de race, autrement dit dont la progéniture peut valoir très cher, pour peu qu’on les fasse monter par des étalons assez dignes.
Au moment de cette histoire, le propriétaire des juments prévoyait justement d’aller les faire engrosser je ne sais où dans l’ouest de la France.
Le pauvre homme emmène donc sa bête un jour de grande chaleur, la fait monter comme il se doit par un pur sang bien membré, et revient sur la colline des moulins. Il fait constater la grossesse, paie la saillie, et attend l’arrivée du poulain.
Bien entendu, au moment de mettre bas, ce sont deux grandes oreilles qui apparaissent au lieu du pur sang attendu.
Les ânes (on ne saura jamais lequel exactement), avaient sauté la jument ce jour où ils avaient attendu trop longtemps leur repas.
Voila pourquoi il me faut respecter avec rigueur cette première contrainte.