… samedi, la nuit… il fait bizarre, chaud, froid. ça doit être le lycra. ça colle à la peau ce truc. mais en même temps, c’est plutôt sensuel, un peu comme les touches douces de ce drôle de clavier blanc. on coupe le cordon, le bébé pleure, je me noie, j’ai froid, chaud, le lycra..? Arsene, tu pètes les antennes… bonne nuit à ceux qui veillent. …
on vous appelle à manger. prudence, ne montrez pas que vous ne voudriez pas y aller, et que suivre l’heure vous fatigue. le soleil se couchera bientôt, il y aura l’heure de dormir, mais aussi l’heure la plus facile pour ne pas faire sans se faire avoir. vous pourrez lire sans être vu, gémir sans être entendu, vous pourrez boire sans qu’on le sache. et même peut être, sortir? demain on vous réveillera, il sera l’heure de travailller; soyez courageux, c’est là-bas le plus difficile. il faudra que personne ne devine que votre intérêt n’est pas le même que celui qui vous emploie, que vous avez de meilleures aspirations, que peut être vous pourriez être un autre. ne les laissez pas vous regarder et ne leur parlez de ce que vous faites après le travail. respirez, attendez, écoutez ce qui se trame. là-bas dans un autre pays, un corps a explosé sur un parking. patience, le vôtre cicatrise.
Il ne se passe rien, jamais rien. On pense que ça va venir alors on guette, on guette le changement, la modulation, mais rien ne se produit, rien ne se produit jamais. Quelque chose, quelqu’un devrait arriver, on guette la porte, on guette les médias, on guette par la fenêtre et du haut de la tour, et l’on ne voit rien venir. Il ne se passe rien, sur l’écran, une image figée depuis, une petite fille, robe bleue, un arbre, dégarni, et une balle multicolorée au premier plan, obstruant presque totalement l’image ; second plan la petite fille et l’arbre qu’on devine à ses branches, herbe drue que l’on devine aussi, autour de la balle, de la fillette et du caméraman hors-champ. La fille semble sourire au caméraman, à la vie, à toute cette verdure autour d’elle, un sourire tout simple, éclatantes dents brillantes cassantes sous le soleil de janvier, ses yeux, que l’on devine bleus cornichon brillent de la joie simple de l’enfance insouciance. Il ne se passe rien, jamais rien. Alors on reste là à fixer l’écran, à détailler fillette, à attendre un message officiel ou une publicité pour reprendre une activité normale, mais rien ne change, les yeux qui brûlent, pleurent à force de regarder les electrons, l’écran, répétition.
Je fus en fusion, les émotions et les sentiments à fleur de peau : tout pour moi était douleur.
Cette lave intime se refroidi en une croûte sombre et rugueuse ; seules ne la traversent plus que les pulsions, les plus charnelles, primitives et archaïques, qui subsistent en mon noyau.
Quand finalement je m’éteindrai, je serai plus tranquille.
Je suis une personne majeure (j’ai au moins 18 ans ou 21 ans si c’est l’âge légal dans mon pays). Je ne trouve ni offensants, ni choquants, ni scandaleux les textes et les images à caractère sexuel. Je ne considère pas les oeuvres sur la sexualité comme des oeuvres obscènes ou immorales. Je ne considère pas les descriptions ou les images de nus comme obscènes ou immorales. J’ai le droit d`avoir accès sur l`Internet à de l`information sexuelle pour personnes adultes. Je ne ferai connaître ni l’existence ni le contenu de ce site à des personnes mineures. Je ne parlerai de ce site à aucune personne adulte qui pourrait en trouver le contenu offensant. Je consulte ce site depuis un endroit où il ne viole aucune loi ou règle concernant la morale. Je m’engage à ne pas transmettre le contenu de ce site à une autre communauté ou à des mineurs. Je suis parfaitement conscient du fait que ce site est destiné à des personnes adultes. Je comprends que le but premier de ce site est de fournir des stimulations mentales érotiques. Je suis d’accord avec les principes de la liberté d’expression énoncés dans la Charte canadienne des droits de la personne et dans la Constitution des États-Unis d’Amérique.
De nouveaux ateliers pour la Maison Dub ou ses succursales à woofers. Pas des ateliers hardcore, personne n’en est là, mais des ateliers un peu plus molletonnés : avec Bob Marley, Godzilla, Suzy Wan, Blondie, l’Arme Fatale, Clara Morgane, mais aussi Alexander Kowalski, le Pr. Clinton Kilts, Miguel Alvarez, des petits coupeurs de bois, un pingouin, Ernesto Hoost et des cartes à enjeux.
« Si je n’étais pas devenu Tellement lâche Pour avoir toujours sans relâche Brûlé mon cœur à ton sein nu Je te tuerai comme une chienne Toi qui m’a perfidement Trompé pour un nouvel amant Sans même qu’un remords te vienne Je plongerai dans ton sein nu Qui tous les tente La lame rouge et tremblotante Du premier coutelas venu Je crèverai de piqûres Tes lèvres roses Tes lèvres qui disent des choses Où somnole une trahison Et je balafrerai tes hanches Tes flancs et leur duvet cendré De quelque croix de Saint André Faisant sillon dans tes chairs blanches Mais quoi ? Tes lèvres m’ont menti! J’en veux encore… Menti tes yeux – j’en veux encore… En implorant ton repentir Je veux à nouveau sans relâche Brûler mon cœur à ton sein nu Puisqu’ Hélas ! je suis devenu A force de t’aimer Un lâche. »
» Il n’y a que Dada qui sache faire l’amour. Quelques personnes qui attendent afin de voir si elles doivent être bien ou mal intentionnées à notre égard, demandent : – Enfin que voulez vous ? Qu’allez-vous faire ? Rien sauf nous amuser. Détruire ce que vous construisez . Au besoin si vous construisez. Dada détruira Dada. Vous ne pouvez rien construire qui soit pourri. Vos petites et grandes vertus sont des allumettes – en les frottant on obtient des décorations, des femmes, des gloires, des billets de banque. On ne peut rien voir de ce que vous faites, qui soulève le cœur. Votre justice, votre état, votre armée, votre ordre, votre amour de l’esprit, du beau, du bien. On sait de quoi il retourne, et quel visage vous faites dans l’ombre, devant une table, sous vos draps et dans l’appareil embarrassant des cabinets. Vous avez une idée sociale, scientifique et philosophique de la vérité. Quelle est donc cette honte de votre propre ordure ? En tout cas devant tant de lumières, nous refusons de tenir la chandelle. »
————– Petites notes du 17.02.03 à la galerie Leo Scheer en vrac dans petit carnet Moleskine noir. —————————— Soirée lectures & performances Lecture-performance de Bienvenus à SeXpol par Christophe Fiat lecture voix sèche de La Vanité des Somnambules par Chloé Delaume lecture de L’Echec par Lucette Finas —————————— Une entité extra-réelle possède le corps réel de Chloé Un exorcisme peut-il le sauver ? —————————— Une brûlure au Ripolin. Fait venir une idée. « Dans le fond, je n’aime pas les juifs » –> la femme = Gilberte Je ne sais pas qui a dit ça, sa femme je vois. Il veut la faire renoncer à cette idée. Faut-il exorciser Chloé Delaume. —————————— Wilhelm Reich : retrouver le court métrage : Orgone. —————————— Faut-il libérer le corps de l’entité Chloé D. ? Faut-il aider le corps ? —————————— Elle aurait du marquer les pages. En fait on aime bien la voir tâtonner. Elle est charmante. Elle parle de cet homme maladroit. Le Figaro (-> ou le Figaro, qui sait ?) : gros caractères. Le Monde : petits caractères. Il ménage son coeur. —————————— Un bébé brûlé vif par une bouteille de Butagaz —————————— (ici petit dessin : cheveux, lunettes, yeux de la dame qui parle de son premier livre.) Ca c’est le psaume n’est ce pas… Ne perdez pas de vue… n’est ce pas. C’est admirable n’est ce pas Gilberte Relis-moi la jument verte. —————————— Artefacts de cette réalité : ici et là ————–
« aujourd’hui, c’est une journée spéciale: si tu fait bien attention, tu remarqueras que tout le monde ressemble à Jean Gabin. Dans les cafés, tout le monde parle avec un drole d’accent parigot, même les filles se mettent à porter des casquettes un peu de coté, et les gens ont un petit regard bleu mouillé, comme Jean Gabin. Si tu allumes la télé, tu verras sans doute un des enfant de Jean Gabin, sa fille ou son petit fils qui trainent sur le plateau de Drucker; ou bien un acteur diras avec un regard pénétré et une voix rocailleuse: « t’as de beau yeux, tu sais », ou bien ça pourrais être la rediffusion de « la bête humaine »… c’est Gabin day… »
« Sida, sida, sida. Nous n’entendons rien d’autre. C’est du terrorisme. C’est une guerre psychologique. Le sida est un virus paisible. Si vous restez propre, il n’y a pas de problème » a affirmé le dirigeant de la Libye.
BALAFRE… elles ne peuvent l’oublier! C’était un homme qui portait BALAFRE. Tout simplement. Un homme à l’élégance d’homme. Un homme qui même pour sa toilette voulait des produits d’homme. Il aimait BALAFRE : c’était un homme. BALAFRE : une senteur fine et épicée, originale, Eau de toilette. After-Shave. Savon.
Une nuit, le pacifique. Deux jeunes filles sont installées au bord de la piscine vide, transats dépliés, pulls enfilés, surplombant la baie. Une brise venue de la mer fait claquer les volets du vieil hôtel. Attente. L’île toute entière retient son souffle. Catherine indique une direction à Una. – la première explosion… je crois. – si tôt..? Cathy prend la main de son amie, l’embrasse. Elles observent la lumière qui grandit. – oui… c’est la fin. – enfin. Une autre lueur vers le sud, puis une autre, et… Un vent chaud, terriblement chaud frappe l’île. – je t’aime…
I worship a god with an elephant head ! Gideon Stargrave
Le Piano, car samedi & chanson dans la maison ; hier soir nous n’avons pas dormi , marteler des accords en imitant Tom Waits en faisant aussi fuir le chat, joli programme, encore les accents interdits, je me demande ce que cela change dans la voix. Jeune homme vous nous demandez beaucoup. Je n’avoue pas grand chose. Une semaine pour regarder des films d’etudiants de la Femis ; verdict : les enfants, pourquoi autant de miserabilisme ? Amours impossibles, corps seuls, voila le contenu de ces images jeunes. Je n’ai pas critique. Je ne suis pas ici pour ce genre de regard noir sans pitie. Mais quelle deception quand meme. Intimite revulsee.
En quoi le recit de vos echecs peut-il bien me concerner ?
François Martin m’a raconté qu’un jour dans l’avion il fit cette découverte extraordinaire transmise illico presto à son ami Jean-Luc Nancy via son portable : ETC. = Eros. Tanatos. Chronos.