Exopode

Les douleurs ont repris, un scan rapide a suffi à confirmer l’intuition : l’extension de la chitine, l’armature surnuméraire aux vélléités totalisantes, la reconstitution d’un rostre acrimonique, ça lance et relance. la course reprend contre à la fois l’hormone sombre et la rigidité cadavérique. Les pinces coupantes n’ont pas repoussé, pas encore, pas encore tournées vers l’Autre ; les seuls outils alentour tordent pour l’instant les articulations de l’arthromorphe, poussent les stimuli internes et les alarmes psychiques à leur paroxysme. Faire confiance à son propre cuir est une erreur stratégique à éviter, même si on replonge sans cesse dans les mêmes eaux noires avec une constance qu’on dirait emprunte de délectation.

Si l’exoconversion reprend, malgré les trous fumants qui percent encore la cuticule, les conséquences à en tirer dépasseront de loin la simple reconstitution du statu quo ante. Mais le changement peut advenir sur place, pas besoin d’oscillations mentales, ni de voyages long courrier. Il reste l’hormone : la minerve qui la distille a pris du poids, ses fondations se sont renforcées, le complexe céphalothoracique est transpercé d’une miriade d’attaches métalliques et de sangles de limaille cruellement enfoncées dans la chair, parcouru d’une forêt de piques luisantes et froides comme des seringues. Et la thérapeutique préconisée par les Prêtres Pulsatifs s’avère totalement bidon. La minerve en fonte s’est alourdie, parce que l’arthropode éventré et à moitié carbonisé n’a pas su l’extirper à temps, et surtout parce qu’il a perdu ce à quoi il aspirait. La principale racine tubulaire de ce joug déséspérant plonge désormais au coeur de la neuromère endommagée. Le centre névralgique est délabré et désert, mais des diodes bioluminescentes continuent de briller dans le noir. Une unique source de chaleur dans l’interzone, qui servait de veilleuse et de baromètre à surpression. Des diodes. Elles auraient pu devenir des géantes rouges, briller sans fin, et pourront certainement encore irradier ainsi, mais rien ne peut s’enflammer sans comburant – et l’air s’est méchamment raréfié. En attendant, il s’agit d’adopter des positions antalgiques, de joindre les canines, et de respirer par à-coups : l’atmosphère est un poison, mais le drame est qu’on aime cette intoxication, au-delà de toute raison.

Old par ... le 23 Nov 2005

 

Igor s’imaginait retrouver @troudair, demain, au milieu des dinosaures, des fougères géantes et des choses bizarres empaillées, vieilles.

Short par igor le 20 Déc 2010

 

Toujours la vie / pleine de surprises / les créatures nocturnes aux longues dents / n’aiment manger que la salade et la neige / à en pleurer

Short par igor le 29 Jan 2010

Risques

Ressassement perpétuel
À pas de l’oie
Point d’origine introuvable
Dédain de la vie domestique
Incapacités aux belles spéculations
Fictions
Ennuis
Privé d’histoires
Directions inconnus.


fig. 2.3 – il y aura toujours des commodes de toute façon

le récitant : bon, le tourguenisme, « Tourgueniev ce héros », vaste foutage de gueule ?

Old par igor le 12 Avr 2004

[konsstruktVOUSaime] punKpoésie

ils sont là ils sont tous là

tous les policiers tous les militaires

toutes les armées elles sont toutes là

toutes la pour me protéger

je peux plus faire un pas sans être protégé

contre moi contre tous les dangers

protégé protégé

protégé contre les voleurs

protégé contre les insulte

protégé contre les attaques suicides des avions de ligne

protégé contre moi

contre mes tendance à l’autodestruction

contre mon alcoolisme

contre ma toxicomanie

contre mon envie de baiser sans capote

protégé contre l’univers dangereux et méchant

merci les flics

merci les militaires

merci les gars d’être là

ça vous va si bien le vert et le bleu marine

c’est si chouette l’odeur de la poudre mélangée à celle des croissants

c’est si rassurant de vous voir tabasser à quatre un jeune branleur aux poches pleines de chit

heureusement que vous êtes là

pour me permettre d’être libre

heureusement que vous êtes là

pour m’aider à pas gâcher ma liberté

heureusement que vous êtes là

pour m’empêcher de faire n’importe quoi

heureusement que vous êtes là

[konsstruktVOUSaime]

 

Mina : « Je suis froide et j’ai honte, limite, et cassée sur le plancher, vous êtes peu un en retard, je suis déjà déchirée, déchirée. »

Short par igor le 09 Mar 2011

Procédé pour une installation : la vie
Marcher, toujours déambuler, le long de ce même canal à l’infini, ou le long d’une route, d’une rue, un soir, un matin New-York-fantasmée ou Paris-mon-rêve-en-vrai. Je ne sais plus, mais ne jamais s’arrêter d’avancer, courir parfois, ramper souvent. Amasser les espoirs, les rires, les regards doux, les ranger contre son coeur et les chérir quand il fait froid sur le chemin, toujours avancer. Un nouveau foyer, une place au coin du feu, s’y asseoir une seconde, se lever, saluer et reprendre la route. Trouver un compagnon de voyage, tenir sa main un instant, l’aider quand il peine, s’appuyer sur lui les jours de fatigue, se séparer, se retrouver plus tard à un carrefour, à la veillée, se blottir une minute et se relever, repartir, sans cesse avancer vers…

Old par igor le 12 Août 2002

REVOLVERT

En l’an de grâce Kelly MMV, 30 ans après le passage de la comète Tau 75,

s’est produit une petite implosion dans l’univers musicalibre.

Influencé par l’otho-rino-hippo-laryngologue Vander,

acouphéniste de renom de la rue Dave des Lombards’O, transfiguré par

l’eucharistie sonore et oecuménique des onomatopesques éructations klezmer

de Patton, et après l’alcoolisation herbacée de quelques packs de bières,

Mr Tea, mis au monde dans la douceur et la légèreté un style musical

qui allait définitivement enterrer l’économie électrique en créant le blunk.

Le blunk ne peut se définir par un retour aux sources mêmes de la musique

car elle les précède toutes. Le blunk est une musique purement auditive

et inaudible, ne se contentant que du seul sens de l’ouïe pour s’apprécier.

Elle nécessite un dépouillement total, racinien, réintroduisant

la gamme sonore des silences au sein même de ses compositions et si

possible entre les notes, entre deux sons, entre deux bruits.

Elle se place donc dans la continuité directe du manifeste bruitiste et

revendique la filiation du tourgueniste Luigi Russolo.

Old par To le 24 Jan 2005


Old par M. Fox le 03 Mar 2004

cOucOu (…)

Old par Gu. le 28 Juin 2003

 

デストロイア !

Short par igor le 09 Avr 2011

couleurs est il ?

s’il est deux heures et quart sur la pendule

et la demie a mon poignet,

c’est que je suis en avance sur mon temps…

now, here is my home.
Am I real ?

Y’a vraiment un truc qui faut que tu comprennes

Même quand je te bats, que je te donne un malheureux coup de poing (et c’est pas si souvent)

Au fond de moi je t’aime.

Et ça au fond de toi

Tu le sais

Au restaurant ce soir,

je me suis rappelé cette longue fille

que je connaissais et qui s’apellait

Guirlande

je suis plein d'Amour
C’est toi chérie ?
Old par igor le 23 Oct 2003

 

La neige molle.

 

Chère maman, ici tout se passe bien. Les chats sont plutôt fiers de leurs nouvelles amitiés. T’embrasse. t.co/CvFaPK3c

Short par igor le 16 Mar 2012

Old par M. Fox le 09 Jan 2003

Minuit pile (plus deux)

Old par igor le 23 Déc 2003

 

Au camp on continuait à ne se fier qu’aux apparences, surtout trompeuses. Ça sauvait des vies et du carbone. tetedampoule.com/roue/

D’ou je suis, vous êtes petits.

Old par Rodia le 09 Avr 2003

-Regard. J’ai fait des contacts des yeux avec M. XXX dans la toilette.
Il s’est secoué comme cela.
C’était si damné grand!
-Vous avez vu sa chose ?
-Aucune voie.
Vous pervertissez!
– Cela sent étrange.
Comme merde.

 

Putain. On va plaire !

Short par igor le 03 Avr 2011

Salzbourg, Autriche. Dans les années 30. Maria, une jeune femme frétillante, mène dans le couvent de Nonnberg une existence heureuse rythmée par la musique et le chant. Un jour, la Mère Supérieure décide d’envoyer la turbulente jeune femme dans la villa du Capitaine Georg Von Trapp, un veuf qui élève seul ses sept enfants et qui recherche une gouvernante. La joie de vivre et la délicatesse de Maria vont rapidement gagner le cœur des enfants et même séduire l’autoritaire Capitaine. Mais leur bonheur va être interrompu par une guerre qui gagne l’Autriche et dont le chef n’est autre que Hitler.

Old par M. Fox le 14 Oct 2002

Minuit pile, the real one : quand un imposteur poste plus vite qu’un posteur…

Old par Gu. le 05 Juin 2003

IGOR JE VAIS TE CREVER

mon cher polagu & co,

j’ai cru

te perdre

aujourd’hui

et tu m’as

rappelé combien

tu étais précieux

merci d’être encore là

je te referai la toilette

(…)

Old par Gu. le 15 Jan 2005

rituel extatik extraordinaire, bustier postume et con délicieux. mes doigts sur ta sueur. mes mains sous tes draps. langueur et langue dans ton oeil . douceur des cils. fraicheur du cuir. brulure de ta mouillure. se lever, enfin. pour etre celle qui monte sur ta croupe.

 

Igor, une côte cassée, trouvait le matin bien long, les gestes du quotidien relativement pénibles à effectuer, le soleil bien trop rond.

push the tempo

Minuit pile

je suis la poursuite

Old par igor le 09 Nov 2003

G. Darien

Il ne faut pas manger tes ongles parce qu’ils sont à toi. Si tu aimes les ongles, mange ceux des autres.

 

Igor, Carver, enlacés. Sensation d’étouffer. Mina chantonne. La nature mutante est d’un rouge orangé. Nos amis découvrent 7 nouvelles fins.

Short par igor le 09 Mai 2015

 

La hache (parashu), arme classique de Shiva, détruit désir et attachement, et donc supprime agitation et chagrin.

Short par igor le 24 Mai 2011

Minuit pile

Old par igor le 28 Nov 2003

Après une longue réflexion

Après une longue réflexion, je me suis dit qu’il était bon pour ton moral que je participe à la restauration de ta confiance en toi.

Tu es désirable et les années que tu as traversées ont été un sombre gâchis de ce point de vue.

Ceci est une sorte de déclaration qui ne dit pas son nom ; c’est ce que je peux faire de mieux à l’instant et le prétexte de t’aider à reconstruire ta confiance en toi est le catalyseur de mon mouvement.

Mon désir s’est forgé petit à petit, au fur et mesure de tes confidences ; le fait d’écouter, de ne pas avoir à parler, permet d’observer et de réfléchir. Tu m’as séduit durant les rares, brefs et précieux moments pendant lesquels tu désarmes, lorsque ton indéfectible volonté cède le pas à tes sentiments : j’apercevais un instant, derrière la forteresse de ton exigence et de ta prestance, défendue par brillant esprit et une parfaite maîtrise de soi, une faible flamme qui avait d’être besoin protégée.

Je suis navré du média que j’utilise mais mon courage a des limites que je ne puis encore franchir.

Je sais aussi que ce n’est pas vraiment le moment, certainement trop tôt.

Mais au final, je suppose que c’est agréable de se voir courtiser, même si par ailleurs en écrivant ces quelques lignes je me rends bien compte que je te donne un sujet de (douces ?) préoccupations de plus.

Géronimo ce héros
Voilà, voilà… Un blog c’est aussi fait pour raconter sa vie. Bon, alors je me lance… Ce matin, dans la poche de mon eternel manteau noir j’ai trouvé une clef avec une etiquette. Sur l’etiquette un seul mot : mort. Ca m’a troublé un petit peu. Je suis allé à la pharmacie acheter mes médicaments pour pas crever. Donc je suis pas mort, pour l’instant. Demain, je vais en voyage à la mer avec mon amie. On va se reposer et essayer de se détendre un peu. Ce soir je vais boire plus que de raison. Ca m’arrive ces temps ci, faut pas en faire une maladie.
Sinon, ce matin encore, j’ai vu Caroline Loeb dans une rue, mais elle ne m’a pas reconnu. Je reste l’homme du placard. On couche, on couche et on m’oublie. Enfin avec elle, c’est pas pareil, elle me connait pas, moi non plus, je la connais pas, faut être juste. J’ai trop de tequila dans le sang pour être serein, je crois. J’ai envie de voir tout plein de monde ce soir. Les bureaux sont vides. Reste que Chacha et moi. On va rejoindre les autres à la Folie, je pense. Ca devrait être plutôt un bon début.
Donc, ce matin, encore encore, j’avais un indien, genre Géronimo, assis à coté de moi dans le métro, ça semblait pas du tout troubler les gens, moi un peu, je repensais à la clef M-O-R-T. Hier Tétard était triste, rapport à des histoire de zicos que j’peux pas entraver.
J’avoue, j’ai un peu envie de cul…
L’indien ce matin c’était louche parce que ses yeux ils étaient plus là et qu’il les tenait dans ses mains ouvertes posées sur ses genous. Il restait là très calme. Il respirait à peine. Un brâve.

Old par igor le 13 Juin 2002

purple jacket’s cOming back soOn (…)

Old par Gu. le 05 Déc 2004

Ma salive a le gout de ta peau

Et si je meurs ce soir

J’emporterais avec moi

Ta saveur intime,

Tes fluides douceatres

Et nos harmonies généreuses

Old par M. Fox le 03 Sep 2003

hop je saute sur le trampoline et oooh je vole mais aaaaaaaaaaaaah je tombe (comme quand il faisait l’insecte sur le lit) j’agite les bras et les jambes, je rêve: tout bascule, le soleil remplace les étoiles et le ciel la mer, tout est scintillant autour de moi et ça n’a jamais été aussi clair. maintenant je marche j’escalade je hampe la lune montagne est belle ruisseau d’argent ,nonon ce sont les poissons qui sont d’or. cheveux échevelés moi très calme, même même si perdue dans tous les éléments, beaucoup beaucoup d’eau autour de moi mais je ne sais pas voler splaaaaash une énorme tortue sort de l’eau et je me pends à un cocottier arrgh.
mon amour, je voudrais courir encore, mon amour
mon amour, chht, mon amour, chht, mon amour, ne m’emmène pas tout de suite au bout du monde, ne crie-t-elle pas dans l’orgasme
et je retombe dans la furie du monde, hall de gares, hall de théâtres, queue du cinéma et de la sécu, bataille avec les draps, mon regard et tu ne me le rends pas, fatigue et ce foutu écran que j’ai marre!, et je retrouve mon état civil, que font vos parents, que fait votre père, et je redessine mes peines sur mes murs, des silhouettes vides sur un miroir, et des femmes sans corps sur la peinture banche
mais j’ai sorti un tapis blanc, et le matin je danse dessus…………;blanc éclaté de rouge comme si je voyais trop de lumière

personne ne m’a dit que ma trique rechargée était un film de blaxploitation

Je souffre
Des réactions chimiques
Je souffre
Tout le monde s’en fout

Encore te deseo

Instant magique où j’espère ton appel, téléphone à la main, doigts croisés, superstitieux comme un enfant amoureux.
Instant magique où tout me dit le contraire : tu n’appelleras pas, le moment est passé, je suis fou, qu’espérer d’un appel ?
Instant magique où dans ma main le téléphone s’illumine de ton nom, malgré la raison.
Tu sais me faire rire, j’entends tes sourires, tu es là tout entière dans mon oreille et dans ma tête.

ça ne veut rien dire…

non.

Old par -- Zan le 28 Juil 2003

(…) c’est comme dans tes poêmes d’amour plat-tonique
qui tombent à plat – gin tonic
je t’ouvre mes bras, je tombe encore plus bas
je suis en veine, je suis à toi
et tu n’est déjà plus là.
tu es au bar-tabac en bas
tu récite tes poêmes pathétiques
à des putes al-c(o)oliques
c’est pas trés chic de faire ça.

oh c’est haut !

New York City

Old par Gu. le 07 Fév 2006

a la demande générale…

on frise le raie-dix-cul…

 

Antarctique 2003. Te revoir enfin. Nos vacances à la mer. Margarita, amicale émulation, ours polaire. Mina bouquine.

Short par igor le 20 Jan 2014

PLUSIEURS

Principe

Se livrer à l’automatisme — lâché verbal, sans cibler l’intention — uniquement pour retrouver une logique, affranchie de la vigilance critique. Je veux parler de cette réflexivité sans pitié ; avant la fin d’une phrase en cours, l’œil noir du jugement sévit : Il n’aime pas. Trouve cela pauvre. Oublions cette tentation d’auto-destruction pour laisser venir ce qui doit venir : Le plus court est souhaitable.

(janvier 2002)

Des chambres, des appartements charmants, des promenades avec d’autres femmes, toujours d’autres femmes. Des discussions, un érotisme divertissant, puis ce retour en chambre où nos expériences fécondes me permettent de passer l’hiver tout seul. Depuis un certain temps, je séduis, mais je n’embrasse leurs bouches qu’à moitié, je m’érige en séducteur moyen, il faut bien se donner une contenance, le temps est si long et les divertissements parfois plus difficiles à aligner que les phrases.

Révolte

Le livre maltraité sauta au cou de son lecteur. Il parla. Le lecteur interloqué, écouta. Ainsi le livre commença à geindre. “Je déteste tes doigts. Et tu lis sans conviction. Tu n’es jamais concentré. Tu sautes une ligne sur deux. Lles verbes t’échappent et les adjectifs que j’ai eus un mal fou à trouver t’indiffèrent. Tu n’es qu’un gros con. Malheureusement, je n’ai pas beaucoup de pouvoir sur toi. ô gros con. Si tu penses que c’est avec ton argent que je peux t’appartenir, tu rêves naîvement. Sache que je ne suis pas une pute.. ” Et le livre aboya.. Le lecteur choqué alluma la télévision.

L’origine

Je suis né le 13 avril d’un père écrivain et d’une mère inconnue. Les journaux ne manquèrent pas de relever ce phénomène : “ Dans la nuit de jeudi à vendredi, le même nourrisson est sorti de l’utérus de 76 femmes différentes. Le père, furieux, décida qu’il ne resterait qu’un enfant et il congédia les mères. ” Comprenez alors l’ampleur de ma tourmente.

(août 2001)

À un moment, je sentis qu’une brêche s’ouvrait où s’entassaient mots et images, terreurs et jouissances ; je pouvais bien sûr tourner le regard et continuer ma vie d’homme ordinaire, mais — inépuisable mais, rigoureuse objection au confort — je plongeai de suite ma peau et mes yeux dans la brêche et je compris que pour avoir plus de lumière, il fallait que j’y demeure longtemps.

Elle

Pas un jour où il ne pensait pas à elle. Elle se laissait parfois saisir, puis lui faisant volte-face. Il la coursait, sans qu’elle fût devenue une ennemie. Il savait bien qu’un tel jugement sur elle l’aurait rendue à tout jamais hors d’atteinte. Depuis qu’il la convoitait, il avait fallu ruser : elle pouvait à tout moment l’intimider au point de le laisser choir. Pas question de créer un conflit, à coup sur il le perdrait. Elle s’offrirait à lui uniquement s’il était clair avec lui-même. Pourquoi une telle détermination à désirer posséder quelque chose qui n’a pas encore de visage? Il persévérait en dépit de son inconsistance. Malgré les railleries de son entourage, il avait une foi superbe et c’est pourquoi rien de l’arrêterait.

Du neuf et du vieux

Arturo vivait deux habitudes. Il me disait : “ Tous les jours je m’astreins à cette règle : Je reconnais. Je découvre. Du neuf et du vieux. Sinon le soir je ne dors pas. Mais je ne sais pas pourquoi. ”

Alors

Les motifs : esquisses, exercices. Les figures : répétées. Il doit y avoir quelque chose. En déchaînant, ces motifs et ces figures, en les reliant peut-être, j’apercevrai le tableau.
Fantasme : écrire un conte pour enfants.
Réunir des textes parmi des images. ( Plus de textes : effets d’élargissements : ouverture à la Biographie.)

 

#Mina est, évidemment, une rouquine acrobate. Commander sur un dirigeable demande beaucoup de sang froid et d’empathie.

Short par igor le 29 Avr 2009

Que dites-vous ?

À D’AUTRES

Déconcerté, sans pouvoir de jugement, il provoque quotidiennement cette hémorragie, cette dégringolade qu’on pourrait à juste titre nommer accident, bévue ou glissement ; feignant de ne rien attendre, il espère néanmoins qu’une personne bien attentionnée viendra soutenir sa maladie et le convaincre de sa nécessité ; après-tout, la guérison doit passer par les extrémités et se fichtre du monde, de la norme et du jugement d’autrui ; car là où elle se produit, nous ne sommes nulle part ; les autres textes agonisent, tandis que lui, tenté souvent souvent d’aller voir ailleurs, préfère résister et regarder avec une certaine délectation tomber l’un après l’autre ces esprits bien plus malades que lui — et sans prétention à la guérison : ils font semblant de survivre alors qu’ils sont bien évidemment déjà morts.

Merde

Il faudrait toujours avoir quelque chose à dire

Non

{…}

15/03/05 : une variante mineure konsstruktVOUSencule (également nommée lire_la_suite, [MISE_A_MORT]_roman_à_suivre ou [999poèmesSERIEtourgueniev]) a été identifiée. Elle est fonctionnellement identique à konsstruktVOUSaime mais se propage via les blogs collectifs et peut nécessiter une nouvelle mise à jour de l’antivirus pour être détectée (l’utilitaire de désinfection FxOrgasminert2.001.6.3 ne suffit plus).

bonne fête à toutes les machines célibataires!

 

Obligé de noter les gazouillis puis de les lâcher par la fenêtre en espérant que ça finisse en ligne. Si vous lisez ça, ça marche. Ou pas.

Short par igor le 15 Jan 2011

 

je prédis un grand retour de « c’est ce qu’elles me disent toutes »

 

Rêves d’examens non révisés, de compagnonnage sexuel et finalement de catastrophe aérienne.

Phagocyté n°1
Dans ma peau…
Tu veux sauter de l’autre côté du miroir ?
Ce n’est pas aussi beau qu’il y paraît
On devrait toujours éviter d’aller dans des endroits dont on ne peut revenir…
C’est un conseil d’ami
Réfléchis bien
Mais surtout demande-moi la permission
J’ai horreur des corps étrangers qui s’insinuent
Là où on ne les a pas invités
Je les extrais avec mon petit couteau
Et je les tue…

 

Dehors les bombes et le feu. Dedans le froid et la désolation. Et le vieux chef indien sur le canapé en velour noir me fixe, larmes de sang.

Short par igor le 19 Déc 2011


——–
Quant à moi
des biberons
j’en ai bus
jusqu’à
onze ans
Alors tu
peux toujours
frimer
Grishka
——–
ctgr chante Troudair

Old par igor le 23 Jan 2003

 

Igor dansait nu sur la colline herbeuse. Igor, yeux au ciel nocturne, ignorait tout des guerres à venir. Au nord, l’atome.

Je vais titiller Monsieur Xylo ce soir
Je disposerai même d’un piano un vrai
Après un verre ou deux on pourra boire
Huit pures chansons on aura balancé…

Old par Gu. le 05 Mai 2003

 

le récitant : ce jour, thème imposé, le rouge, le bleu et la rénovation de maisons en liège.

Short par igor le 25 Mai 2009

Tendu comme ça à la terrasse du resto, l’autre soir, ça ressemblait presque à un mot d’amour, tiens.

Old par tick le 26 Mai 2007

3. – 1991, l’année de l’écroulement du régime soviétique

 » Les 73 années et 7 mois, durée du Régime Soviétique.

[…] Voilà donc le « Grand Octobre », tellement vénéré et célébré dans le monde communiste, dépeint avec toute la force d’évocation plastique dont Nostradamus était doué. Chacune des données du texte correspond avec la plus grande exactitude à des circonstances et à des événements vérifiés en tous points par l’histoire : Octobre, le mois de la grande Révolution, la précédente « Révolution de Mars », la simultanéité de la Révolution Russe avec une guerre mondiale, la ressemblance (sur une plus grande échelle) avec la Révolution Française.

La seule partie de ce texte que nous avons trouvée fondamentale pour notre temps, qui reste à être confirmée, est la dernière phrase, qui limite la durée du régime instaurée par la Révolution à 73 années et 7 mois.

Cela devra se passer en juin 1991. »

Vlaicu Ionescu
« Le Message de Nostradamus sur l’ère prolétaire », 1976, Diffusion Dervy – Livres

message d’amour en forme de rappel – Le Bonheur est l’ennemi de l’Inspiration ?

le récitant : je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps (le Bonheur est l’an vert de l’Inspiration ?).

Old par igor le 24 Juil 2003

Satan sors de ce blog !!

 

Blame it on @tourgueniev !

Short par igor le 07 Mai 2011

include(salut);
include(message_peu_sympathique_mais_surement_partial);
include(demission_raisonnable_d_un_projet_pourtant_interessant);
include(formule_de_politesse);
include(signature);

Old par igor le 02 Mai 2003

Old par Rodia le 04 Mai 2003

Ad lib…

Toulouse hier, Le bar à bouquins, 36 rue du Taur. Franck, le patron, a ma bibliothèque dans son café et des tracts antifafs sur ses murs. En plus son thé est bon et il fait librairie. Un jour qui sait, moi aussi ? Tu rentres à Paris aujourd’hui, l’amour comme un boomerang, je vais revenir aussi et me blottir dans tes bras si doux et tes odeurs qui me rendent sauvage et tendre. Le soleil me chauffe à travers la baie vitrée, mon chat et moi on ronronne à l’unisson, terminé Lafon, King, repris Sfar (reste plus qu’Ukulele), en attente Bernhard et Rowling. Mon chat lui, il ne lit rien, chat d’ignare ! Maman bouquine des trucs chinois, javanais et des trucs sur le jardin, les cabanes. J’écoute The Lo-Fi Covering Orchestra en boucle et Igor Tourgueniev pratique la guerilla urbaine dans les quartiers nord de Nice en jogging rose. Pendant ce temps là, Igor Tourgueniev boit un double pastis à la terrasse ensoleillée du Zebra 3 (Belleville). Au même moment, on signale Igor Tourgueniev en approche basse altitude de Sarajevo sous LSD. Igor Tourgueniev contre tout chacal. Ad lib…

Old par igor le 28 Déc 2003

 

Danser en tracteur !

Short par igor le 04 Oct 2011

Georg Tourgueniev fait une chute de vélo

TUNGUSKA, Sibérie (PTAS) – Georg tourgueniev s’est fait des coupures et des bleus samedi après-midi en faisant du VTT dans son kholkoz sibérien de Tunguska, selon Dimitri Velocipedovitch,porte-parole du Vachrin.

Le célèbre Dictateur-humoriste souffre de légères contusions et égratignures au menton, à la lèvre supérieure, au nez, à la main droite, aux deux genoux et au testicule gauche, a précisé Dimitri Velocipedovitch.

L’accident s’est produit sur une autoroute alors que le chef de la première puissance mondiale se baladait à vélo avec des membres du service secret, de son médecin personnel le Dr Mighael Ovtalmik et de son petit chiot de 3 mois Toby. Le Dr Mighael Ovtalmik a nettoyé les éraflures et le Dictateur-humoriste a pu finir sa promenade en claudiquant à gauche.

Georg tourgueniev portait son casque de vélo lorsque l’accident s’est produit, a précisé le porte-parole, affirmant qu’il ne connaissait pas la cause exacte de cette chute. « Il a beaucoup plu, la terre est meuble et y’avait des trucs dans le ventilo. Vous connaissez le Dictateur-humoriste. Il aime beaucoup sortir par temps de merde. Je me contenterai de dire qu’il ne faisait pas de la figuration et qu’il saôulait tout le monde avec ses blagues nazes. Alors je l’ai un peu poussé.

Peu après sa chute, le Dictateur-humoriste a quitté Tunguska pour se rendre à Visan, où il devait assister à une fête privée organisée pour la remise de diplôme de sa fille Irina Tourgueniev. Alors qu’il prenait place à bord de l’hélicoptère dictatorial, des éraflures pouvaient être aperçues sur sa tempe droite et au menton. Lorsqu’il a salué la foule en boîtillant, celle-ci a également pu voir un petit bandage sur sa fesse droite. PTAS

Old par To le 23 Mai 2004

J’ai croisé Bouddah ce matin, dans une arrière cour du 13ème.
Il puait l’alcool rance et le parfum de poule. Il m’a dit : « la contemplation, bullshit » et puis « Le Nirvana, j’en suis revenu ».
Il m’a dit : « l’ascèse c’est du flan ».
Il penchait déjà beaucoup pour une heure aussi matinale, je pense qu’il a du s’assoupir peu après. Et puis il avait cette chanson serrée entre ses dents : « c’est moi le coco, le roi des cocos… »
Je me suis demandé où il avait passé la nuit…..


Old par -- Zan le 17 Avr 2003

 

We Shall Abovecome ! (dictons tourgueniste)

Short par igor le 13 Avr 2011

 

Oui, c’est moi.

Short par igor le 23 Avr 2011

 

Mina, Carver et l’homme à la tête de chat, remontent le flux incessant des réfugiés irradiés, vers le centre, vers la lumière brûlante, nus.

Short par igor le 17 Juin 2015

DREADLOCKED

Elle était émue perdue dans la foule. Le reggae l’avait toujours fasciné par ses mélodies aux rythmiques douces et dont les percussions claquaient comme des balles de fusils. Des paroles pleines d’espoirs nées dans une île brisée par la violence. One step forward, two steps backward. Elle s’imaginait mourir piétinée puis les gens contemplant son cadavre humilié tandis que résonnaient les mots de liberté, d’amour et de foi. La pluie ruisselait sur sa casquette usée, puis coulait le long de son visage impassible dans l’indifférence générale. Le tempo appelait en elle des pulsions meurtrières. Alors, d’une cicatrice anonyme, sa bouche se mua en simple sourire de satisfaction.

Old par To le 11 Juil 2004

Je n’aime pas les jeux de mots : « j’aime m’épier » (dit-elle)

Old par Rodia le 17 Avr 2003

 

Pierrot Tactile ?

Short par igor le 28 Jan 2013

Je crois mon ami que j'ai perdu quelques petites choses là tout au fond, ne respirez plus - pict by jeanba3000
Igor Tourgueniev rencontre Princesse Sarah.

Old par igor le 18 Juil 2002

 

Sans pouces, c’est relou.

Short par igor le 06 Jan 2012

 

Je dois dire que ma vie queer est tellement plus gaie. Le sourire en plus de l’intelligence. Sans compter l’érotisme et les sourires. #cdm

Short par igor le 12 Juil 2010


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Ce que nous ne voyons pas donne corps à ce que nous voyons<>Ce qui est vu serait fait de ce qu’on ne peut pas voir.

Pendant ce temps là, à Faidherbe…

Toc toc toc

– Raaaah, impression de déjà vu
Voix off : Chuuuut, ferme là, c’était pas le même personnage
– Hum, oui, jamais vu cela… Mais qui est donc derrière la porte ?
– DRUAND !
– Monsieur le malpoli hurleur, j’ouvre par pure ouverture d’esprit…
– J’aime Nadine !!!!
Se contenant
– Veuillez partir.. elle est mon épouse…
– Etait vous voulez dire !!! Epouser une morte, sagouin, j’écorcherais votre engance !
– Et merde pour la gauche caviar !

La porte se referma sur le nez de l’importun

A Suivre

Old par Rodia le 13 Déc 2002

 

Une reproduction du TARDIS trônait dans la salle à manger de Carver, on pouvait utiliser ce modèle réduit pour effectuer de petits voyages.

Short par igor le 11 Jan 2011

 

Other girls went and other girls came, I can’t get over my old flame, I’m still in love with Emily Kane…

Short par igor le 18 Mai 2011

Han! Han!


Old par JLB le 01 Déc 2004

Cet édito est nul, mais vous le méritez bien.

Old par M. Fox le 02 Nov 2002

 

Mina invente cent recettes modernes afin de se préparer une apocalypse implacablement ludique. Dans le bunker voisin, on compte les slips.

Short par igor le 17 Juin 2015

ceci n’est pas le bonheur.

Old par M. Fox le 13 Jan 2003

Old par M. Fox le 08 Mar 2003

Le café : banqueroute de l’eau.

Mazie !

« là ici »