Les briques réfractaires possédaient les lentilles les plus puissantes
mais en cette cuisse de dinde de chandeliers consensuelle, ils ne savaient contre qui s’en servir, alors, de temps en temps, ils asservissaient un petit Etat, un petit pays que personne n’aimait vraiment au hamac de se galvauder pour lui,
ce petit état restait un temps dominé par les moufles qui s’en déclaraient les sans-culottes lors de noyaux d’olives discours fleuves,
après quelques temps, leur attention se détournait de notre petit Etat et les soeurs siamoises et leurs sardines à l’huile quittaient le gros porc pour en attaquer un autre, s’en proclamer les montagnes russes et prononcer de nouveaux discours,
ils se sentaient fiers, comme au régional de l’étape de l’univers et un rabat-joie sans pareil guidait leur soif de baguettes de pain
on acceptait leur existence comme on accepte la barbe de 3 jours ou les dents pointues :
il court dans la ville, il fait nuit personne ne le regarde This is city ses foulées sont contrôlées, il court en rythme jamais un pas ne se décale aucun obstacle ne fait briser la cadence il ne s’essouffle pas on dirait en fait qu’il ne respire pas Jajeemba il tourne au coin de l’artère principale de la ville derrière sa nuque sa capuche se soulève en même temps que ses jambes Jajeemba dans la nuit des souffles le suivent aussi rapides que lui aussi prestes que lui plus vifs que lui il court il ne fait que courir il ne peut que courir toute la scène s’est incrustée dans les rythmes et la musique de la peur résonne pas souffles frottements de coton automatic terror on entend des enfants pleurer Jajeemba on entend des enfants pleurer psychodream il court jamais ne s’essouffle ne t’essouffle pas your baby cries foulées élancées l’esthétique de la peur au loin des tambours ni du bronx ni du ciel en colère les cartons des voitures sur les boulevards ce soir beaucoup de choses brûlent democracy dies
Mon ami Henry Lee Lucas me spamme : Je me suis servi d’armes à feu, j’ai étranglé, j’en ai écrasé avec une voiture. Et puis, avec Ottis Toole, on en a pendu deux ou trois. D’autres fois, mais c’était plus rare, je me suis servi d’une grosse pierre et on en a crucifié quelques-unes. Les victimes étaient choisies au hasard. Une opportunité et « hop ! », c’en était fini. Juste comme ça (il claque des doigts). Mais il n’y avait pas de choix délibéré, pas de raison spécifique, ni de question de race. Non, rien de tout ça. Vous savez, pour moi, une victime chassait l’autre. Elles étaient anonymes, comme si elles n’existaient pas. Des ombres, des fantômes en quelque sorte. Mais pas des fantômes qui revenaient pour me hanter, comme on lit dans les romans. Dès que je laissais le corps d’une de mes victimes, je l’avais déjà oubliée.
Je parle d’après, d’après les langueurs d’été, d’après les larges corolles offertes, je parle d’après vous. Je parle des replis, d’une brisure tapie sur laquelle suinte ma plaie. Ce sont les épées d’Emily qui ont entaillé ma chair. Gouttes de sang sur neige. J’ai goutté cette beauté là. Stupeur. Je vous ai menti cet été là. Je ne savais pas. On respirait les mêmes parfums. Alors. Comment savoir ? Il y eu l’automne d’Anton, un glissement progressif, sous la cape des chaleurs nocturnes. Je me suis enfouie. J’ai vu venir l’enlisement sans frayeur aucune. J’ai vu venir l’étouffement sans me débattre. Voluptueuse dérive. La neige s’est mise à fondre dans les mirages des brûlantes réminiscences. J’ai vu d’étranges fantômes qui me frôlaient – j’aurais pu croire qu’ils me bousculaient – sans ciller, sans un battement de cœur : vous étiez mort au cœur de l’été, là-bas, dans la fournaise. La braise faisait rougir mes yeux qui dégoulinaient dans le miroir. Vous étiez loin déjà. Sur le bûcher – sur l’autel auriez-vous dit dans votre étrange persistance à vous croire encore vivant – je n’irai pas chercher les cendres. Maintenant, c’est l’hiver qui piétine l’agonie. Coque, carapace cruelle qui ne s’émeut pas de vos contorsions. Je ris. Indécente sous le masque. Je joue avec l’épée que vous avez lâchée. Imprudent. Innocent peut-être. Maintenant, il faut m’écouter, encore une fois et à jamais : du miroir brisé s’échappe l’alouette.
on s’est assis dans l’herbe et tu as levé la tête vers la grande ceinture d’astéroïde, l’air triste tu m’as dit – je crois qu’on va avoir un bébé – j’ai dit hein ? quoi ? tu plaisantes ? tu as eu un peu peur mais j’étais fou de joie je t’ai invitée a dîner dans le Grand Restaurant antigravité et on a fini la soirée en faisant l’amour comme des fous épuisés on a regardé partir les grands destroyers pour la Zone E, où les combats faisaient rage un jour notre fils commandera un de ces vaisseaux t’ai je dit d’un air prophétique
le monde vit dans des spirales, négatives et positives.
on se trouve, soit dans une spirale positive et les evenements s’enchainent positivement les uns derriere les autres en une progression régulirère, soit dans une spirale négative et les evenements s’enchainent négativement les uns après les autres en un désastre graduel.
chaque individu vit dans une ou plusieurs spirales, spirales qui peuvent etre locales ou globales.
certaines spirales sont durables et interferent avec les evenements durant des mois ou des années, certaines spirales ne durent qu’une journée, que quelques heures.
certaines spirales sont futiles, d’autres provoquent le marasme ou l’extase,
à la fin de chaque spirale, un evenement excessif vient clore le phénomène et lancer l’établissement d’une spirale inverse.
8h55 rue des Abbesses un camion tournant des Bétons de France est arrêté 9h03 rue Antoine des travaux tels que je n’en ai jamais vu et les feuilles d’un Libé étalées sur le trottoir 9h30 quai de Corse un camion des Routiers de France 9h32 devant le Palais de Justice on entend les talons des femmes et un camion de sang passe 9h38 quai St Michel un bateau citerne et un bonhomme vert nettoient les quais 9h46 Bd St Germain un camion de sable 9h52 Bd St Michel une cheveleure magnifique au loin, je crois que c’est un homme, je le suis, c’est énervant je n’ai pas besoin de le suivre nous allons au même endroit, je le double (ruse urbaine) oui c’est bien un homme 9h56 rue de la Sorbonne des faux petits chats qui bougent la tête dans une voiture garée 9h57 l’homme à la belle chevelure et moi arrivons à la Sorbonne. Mon école, je ne l’aime pas, je la déteste: « – Non je ne veux pas aller à l’école! Maman, tu sais, mon nono il est malade aujourd’hui, il a de la fièvre – Emmène-le à l’école – Oh non, il a besoin de calme. Il faut qu’il reste allongé – Laisse-le ici alors – Mais il faut que je m’occupe de lui! » 10h00 mon professeur 11h03 rue du 4 septembre un camion Kronenbourg
les choses bougent lentement mais dans des directions floues Tourguenistes les frustrations s’accumulent et les malentendus stupides et creux seul compte l’affection que l’on se porte mais si même ça est remis en cause à la moindre occasion sans tenir compte du passé ça me donne envie de tout casser la confiance est une denrée rare fort galvaudée de nos jours on me signale un problème de ponctuation et alors je m’en tamponne moi de la ponctuation si j’en avais quelque chose à foutre ça se saurait non Tourgueniev m’aurait compris lui c’était pas un enculeur de maman le parrain fallait pas lui raconter de conneries moi de mon coté je fais de mon mieux pour rester à flot hier elle m’a appelé elle a renoué le contact j’ai cru que mon cœur allait éclater sur le coup mais bon là je rationalise et je me détends enfin faut avouer que ça va plutôt mieux qu’hier à la même heure elle me manque ça doit faire mille ans que je n’ai plus porté mon regard sur elle elle me manque
« Etre une femme du monde, penser vrai et sonner faux, prendre les gens avec des gants pour éviter un coup par derrière » GARANCE DOR
« CHOISIS LA FILLE/politique/ QUE TU VEUX » FELIX JOUSSERAND
« Il pleut sur elle. Un soir de mai dans les vapeurs de sodium de l’éclairage public. Elle. Elle voit son ombre orange. Elle. Elle marche sur son ombre. Sans voir. Sans rêves. Sans trèves. » DIDIER FELDMANN
« L’asphalte a fondu, puis s’est figé sur les feuilles des arbres. Morceau de branche sèche, posé sur des marches en marbre. » RUDA
« Vanessas Paradis, elle est d’origine chinoise. On s’est déclaré toutes les deux mortes. C’est pour ça qu’on me fiche la paix. » YOHAN GUYOT-BARON
« tes cheveux rouges les New-York Dolls, un gramme de blanche beaucoup d’alcool, une pipe taillée dans une bagnole, sur trois accords de rock’n roll. » NADA
Retrouvez bientôt aussi D’ qui viendra agrandir le comité Spoke hautement tourgueniste…
Sachez que si j’avais eu une mongolfière, je serais partie dans les airs, pour vous inonder d’amour…GÜ.
Marcher en se tenant sous le bras, il y a beaucoup de vent et sans lui je m’envolerais. Les bribes de paysages se mêlent, il y a sur ma gauche les quais d’un fleuve embrumés, à ma droite des herbes sur une plage engouffrées par le vent. Il y a devant moi un bâtiment gris luisant sous la pluie. Il y a derrière moi un chemin de terre qui m’emmène dans des champs plats. Il me tient sous le bras je ne suis pas blessée et pourtant je vois défiler ma vie, l’aisselle de son manteau est chaude et j’y pose ma tête. Fermons les yeux et ce sera un autre, le prochain, le dernier. Les fuites ne me vexent pas. and the wind turns the skin to lovers
Je me retourne, cette exclamation en pleine rue fauchant toutes les pensées qui s’agglutinaient lamentablement dans la partie la plus endormie de ma cervelle somnolente
Derrière moi, à quelques métres, se tient un clodo -pardon un sans domicile fixe- de la plus pure espèce, souriant de sa bouche édentée
La suite, un café, une longue discussion à batons rompus et une journée qui commence bien.
« Et même si ailleurs se brisent nos oeufs de lump , Je garderai en moi la sonde anale des jours meilleurs Pour qu’on soit toujours comme les 5 branches d’une guitoune »
H&G – Episode n° 91 :le retour (2/2) Réalisation : Nicolas Cahen Frustrée de ne pas s’être défoulée sur Christian à la cafet’, à cause de l’absence d’Hélène qui dînait en tête-à-tête avec Olivier, Johanna décide de ne plus voir Christian. Comme Hélène apprend que Nicolas était à la fête, elle lui avoue qu’elle dînait avec son ex-petit ami…
igor : euh, t’étais dans le train Colette non ? le japonais albinos : Oué igor : Mais en même temps tu étais à la soirée Cosmic truc aussi non ? le japonais albinos : Oué et cherche pas à en savoir plus (air vaguement menaçant)
Tourgueniev ce héros, c’est la preuve écrite que des caleçons bien remplis peuvent aussi contenir des coeur purs. (ça vaut aussi pour les filles, mais c’est déjà écrit)
Aline elle me plaisait beaucoup de longues jambes fuselées un ventre plat et souple une cambrure parfaite un regard vif une conversation riche une voix agréable elle me plaisait beaucoup trop maintenant elle flotte dans le canal Sylvie elle me plait beaucoup aussi
« Et même si ailleurs se brisent nos coeurs , Je garderai en moi la couleur des jours meilleurs Pour qu’on soit toujours comme les 5 branches d’une étoile »
petit balade nocturne: je ne suis pas un pendu mais ma balade est pendulaire. Je rêve d’un pas à l’autre et sens mon équilibre basculer d’un pied sur l’autre. J’aime sentir mon coeur si fort qu’on le voit battre sur mon cou. Je respire l’air un peu frais, je sillonne le trottoir, je croise: un couple amoureux, des voyageurs, un groupe d’hommes hilares, les lumières de pigalle. Le soir est là, je suis toujours vivante, il y a quelque chose de doux dans cette nouvelle rencontre de moi et moi. J’attends un prochain chapitre. Je marche au rythme qui m’est imposé par le soir tranquille sans étoiles parisien.
… dimanche il est tard je suis crevé c’est une belle journée je vais me coucher longue nuit pas le courage de faire mieux ce soir je roule dans le salon mes yeux se ferment et anne-elisabeth vient de remporter les 40 000 euros bravo anne-elisabeth gri-gri sourire un grand merci bonne nuit …
add-on ——————————– j’ai blessé une personne que j’apprécie beaucoup je ne sais pas comment réparer ——————————–
Bon. Je voulais écrire un truc un peu littéraire et surréaliste pour commencer… Mais d’abord je tenais à dire : féchiébordeldemerde ! Je fais quoi, moi, sans téléphone ? J’ai pas appris à vivre au Moyen-Âge, moi.
Il faisait un peu gris, le 8 juin 1997 à St-Jean de Maurienne. Mon sac sur l’épaule, j’ai tourné le dos à mes amies. Et je l’ai rencontré. Sais-tu qui est cet homme qui m’appelle au carreau de sa voiture ?
Bout au revoir ceci être notre dernier au revoir je détester pour sentir amour entre nous matrice mais être excédent juste entendre ceci et alors je aller vous donner davantage pour vivre pour plus que vous jamais connaître ceci être notre bout embrasser devoir I rêve et toujours voir votre visage pourquoi pouvoir non surmonter ce mur bien, peut-être être juste parce que je non connaître vous tout baiser, svp embrasser mais embrasser hors désir, bébé, et non consolation vous connaître faire ainsi fâché ’cause je connaître que dans temps je seulement faire vous cri, ceci être notre dernier au revoir vous dire ‘non, ceci pouvoir non arriver, ‘et vous précipiter téléphone pour appeler être là un voix unkind dans dos votre esprit dire peut-être vous non connaître lui tout vous non connaître lui tout, OH, vous non connaître bien, cloche dehors dans église tour carillon brûlant indice dans ce coeur le penser ainsi dur sur son doux oeil et mémoire offrir signe que être excédent… être fini.
my name is lolita, i’m not supposed to play with boys, mon coeur est à papa! my heart belongs to daddy… attention attention au coeur déjà pris, il est à voler… ahah!
« L’amitié existe-t-elle encore dans notre monde aujourd’hui ? Un premier regard pourrait nous faire craindre qu’elle ait disparu. Le monde des affaires est dominé par l’idée de marché, l’économie et l’intérêt ; la politique, par la course au pouvoir. Dans les deux cas, il reste peu de place pour la sincérité dans les rapports personnels. De plus, le monde moderne nous impose des changements continuels. Quitter son quartier et son travail, c’est finir par oublier ses vieux amis. Nous nous promettons de nous revoir, mais de nouveaux intérêts développent en nous de nouveaux besoins, nous faisons de nouvelles rencontres. Qui pourrait un instant songer à prendre un temps d’arrêt, les yeux tournés vers son passé ? »
———————– first draft : 11h57 lundi, c’est comme le début de la semaine, une division subjective du temps: la semaine ça me fait un belle jambe, lundi… on ne pourrait pas être vendredi dernier toute la vie ? non ? ———————– Blank ———————– updated : 14h17 j’avais l’envie d’écrire un long texte larmoyant et romantique pour dire comment ça fait mal là dedans mais je n’en suis pas capable. je n’y arrive pas je laisse tomber vous avez de la chance ———————– Blank ———————– upgraded : 16h17 tu me manques les options se bouculent me cramer la tête toute la nuit te harceler au téléphone m’abrutir de séries américaines les trois ? ———————–
You’re gone I’m alone Let’s have another drink To forget Not to think Just sinking and sinking Drink my fill Drawn my thrill Slip out of my dreams Bad memories Sweet remains All those stupid things You’re gone I’m alone Let’s have another drink Too much grief For so few wine Am I just killing time ? If the past Could reappear In my glass of beer If your eyes Could drawn me again In my glass of pain You’re gone I’m alone Let’s have another drink
elle entre dans la salle, enfumée, enfumée. il la voit, il se retourne elle fait claquer ses talons, elle le regarde il voit ses yeux briller, il sont noirs, il le clouent elle lui tourne le dos, elle parle à l’autre homme beau il avance d’un pas sûr: je t’aime il lui dit prends garde à toi, ce que tu peux m’exaspérer, ah… ta façon de m’appeler je ne la supporte plus l’autre homme beau s’est impatienté il est parti elle pleure dans le giron du premier, toi qui m’aimes rassure-moi, pourquoi lui ne m’aime pas, je l’aime l’autre homme beau revient, elle l’embrasse en riant il l’emmène dans une nuit où il y aura elle et d’autres femmes quelle trouvera plus belles quelle. Elle sera triste se réfugiera dans le bras du gentil qu’elle ne pourra jamais aimer. Et elle souffrira la vie d’aimer un homme brutal. si tu ne m’aimes pas je t’aime et si tu m’aimes prends garde à toi…
Le nimportekoi de ma soirée « Sapeurs Pompiers bonsoir. -Bonsoir je vous appelle car je suis dans un cinéma, il ya eu un cocktail et un jeune homme se sent mal. -Vous travaillez au cinéma? -Heu non Adrienne et moi on est bénévoles -Vous etes ouvreuse? -Non on est derrière le bar. -Haha ils vous ont seléctionnée pour votre voix? -Heu non on s’est incrusté derrière le bar c’est là qu’on est le mieux servi. -Vous avez une tres belle voix. -Heu hihi merci. Donc c’est un homme d’une trentaine d’années il est allongé il bouge plus il est tout blanc. -Il est évanoui? -Heu… ah ben non il va mieux il a relevé la tête. -On vous envoie les sapeurs? -Heu ben non, il fait signe qu’il veut pas. Tant pis. -Bon très bien bonne soirée. -Bonne soirée à vous au revoir. »
« La scotomisation est un art non, ça n’a rien à voir avec le scrotum … La scotomisation est un art contagieux car il repose sur un tacite accord entre des sujets unis autour d’un objectif commun : mettre en œuvre toutes les méthodes de fuite et d’aveuglement pour nier la médiocrité de leur existence. C’est du boulot. … La réalité ne passera pas par moi. « MD de Paris
Surprise et survie. La soirée le matin continuité amicale, la nuit n’annule pas les plaisirs. Alors je caresse la peau de ton visage, j’évite les lèvres parce que c’est ce que je prefère. Mes mains ont oublié la géographie de ton corps, elles ont oublié ce qu’il y a après ton visage, elles s’interrogent sur ce qu’il y avait avant. Elles cherchent sans le demander à tes joues; elles ignorent tes yeux et n’écoutent pas tes lobes. Elles caressent, virevoltent sur ta peau, sans rien trouver, elles sont tendresse gratuite. Elles s’épuisent. Je t’aime plus que mes mains, et mes yeux te le diront en s’enfonçant dans ton corps.
Survivre dans votre tempête, gonfler mon ventre, je ne pourrai pas me noyer, mais je suis lourde; si fatiguée… monsieur où êtes-vous? enrouée, une sirène meurt. je ne sais plus quoi chanter. tu es parti. je meurs seule, ensablée. les vagues qui me parviennent sont nauséabondes; elle sentent le poisson mort. Elle pleure. Sur son épaule, il est là pour se pencher. Oh oui, il vient quand elle l’appelle. Elle a caché le surin dans le revers de sa veste. Crime passionnel? Elle a peur, elle tremble, parce qu’aujourd’hui sentez vous la mort qui rôde partout? SI elle se laissait être super sensible, ce quelle est, elle irait vivre à l’écart, mais elle ne peut vivre seule. Accompagnez-la. Elle l’a tué, et maintenant, elle pleure, sans personne sur son épaule.
Petite annonce remix Passées les broussailles et les dentelles les murs sorciers de la vieille ville ont recelé notre escapade. La maison de Nostradamus était en ravalement, pas de prédiction ce jour là. Tu as manqué mouiller tes souliers, j’ai pris ta main, tu as passé le gué. Nous avons collecté quelques bricoles en prétexte, j’ai suspendu quelques breloques à tes lobes, caressé ton cou dénudé, respiré ton corps fin. Une église, le parvis, les marches, la nef déserte. Tu as prié quelques minutes. Si touchante à genoux devant Dieu, dans l’ombre j’enviais ce vieux fou, jeune inconscient. Je t’aimerai toujours.
Extrait : « Que faites-vous si haut ? me demanda-t-elle avec un étrange sourire… Eh bien, qu’attendez-vous ? Au lieu de passer votre temps à me persuader que vous m’aimez, sautez donc par ici, si cela est vrai. » A peine avait-elle fini de parler que je me précipitais en bas. Le mur devait être haut de près de cinq mètres. J’atterris sur mes pieds, mais le choc fut si vigoureux que je tombai et restai évanoui quelques instants. En revenant à moi et sans ouvrir les yeux, je sentis que Zinaïda était toujours là, près de moi… I. Tourgueniev – Premier amour
Pierre et jésus marchaient sur un chemin caillouteux comme d’habitude quand ils rencontrent le diable et une femme qui se chamaillent pour… je ne sais plus… pour rien sans doute. Pierre décide de rétablir la paix et ni une ni deux il tranche la tête du diable et de la femme. Jésus est un peu mécontent, il lui fait la morale, nononon ce n’est pas bien de tuer les gens. Pierre pour réparer, recolle les têtes, mais voilà… il se plante, et c’est depuis lors que c’est chose véritable: Tête de femme, tête de diable!
Les princes possédaient les armes les plus puissantes
mais en cette période de paix consensuelle, ils ne savaient contre qui s’en servir, alors, de temps en temps, ils asservissaient un petit Etat, un petit pays que personne n’aimait vraiment au point de se battre pour lui,
ce petit état restait un temps dominé par les princes qui s’en déclaraient les chefs lors de longs discours fleuves,
après quelques temps, leur attention se détournait de notre petit Etat et les princes et leurs armées quittaient le pays pour en attaquer un autre, s’en proclamer les maitres et prononcer de nouveaux discours,
ils se sentaient fiers, comme au centre de l’univers et un orgueil sans pareil guidait leur soif de conquetes
on acceptait leur existence comme on accepte la grèle ou les maladies :
Toc! je saute de roche en roche, des fois je tombe, un pied dans l’eau, une petite flaque. J’ai l’aisance du merle, mais plouf mes cheveux sont mouillés. Tu me regardes sans me donner la main courir dans les brouissailles sèches de la garrigue. Je suis pieds nus et tu souris. Je maquillerai tes erreurs du sang égratigné. Tu m’as trompée (du sang sur les yeux) tu m’as menti (du sang sur le front) tu m’as abusée (du sang sur les lèvres). Tu me regardes, et maintenant, après ma rage et ma résignation (je succombe à mon désespoir, je succombe à ton désir de non moi), tu me regardes avec amour et tu susurres que tu me reverras. Quand je te vois j’imagine de sang barbouillé toi.
corriendo por el frio y la lluvia courant dans le froid et la pluie dibujando mi destino sobre labios que imagino dessinant mon destin sur des lèvres que j’imagine buscando por algun dia como me llamo cherchant dans les jours mon nom corriendo por la calle y por la noche courant dans la rue et dans la nuit llamando mi amor pesado como lagrimas appelant mon amour épais comme des larmes ya no te encuentro en mi porvenir je ne te trouve plus dans mon avenir donde estas? donde estas? où es-tu? où es-tu? mi vida… un llanto largo e invisible ma vie… une plainte longue et invisible vos… un fantasma que en mi primer nacimiento soñé toi… un fantôme que je rêvai lors de ma première naissance mi muerte… tu mano, tu ojo, mi olvido y tu voz ma mort… ta main, ton oeil, mon oubli et ta voix llanto febril de un dia olvidado plainte fébrile d’un jour oublié corriendo por el frio y la lluvia sourant dans le froid et la pluie dibujando mi destino sobre labios que imagino dessinant mon destin sur des lèvres que j’imagine buscando por algun dia como me llamo cherchant dans les jours mon nom vos… un fantasma que en mi primer nacimiento soñé toi… un fantôme que je rêvai lors de ma première naissance
c h a q u e n u i t j e m ‘ a t t e n d s – j ‘ a i m e r a i s – t e t r o u v e r d e v a n t m a p o r t e à m ‘ a t t e n d r e
Le Cargo culte ne s’est pas écrasé dans la jungle de Nouvelle Guinée. J’ai retrouvé Melody lundi soir à dans une île enchantée. – Tu t’appelles comment? – Melody. – Melody comment? -…
elle entre dans le comissariat. je voudrais déposer une plainte, je me suis fait violer; j’ai les résultats de l’examen médical. on l’assoit à un bureau en face d’elle un flic prend la déposition, prend note des résultats, et lui fait signer un papier. de son oeil brillant il la regarde, elle est jolie, elle a l’âge de sa fille. un de ses collègues passe et ils en discutent, j’aimerais bien attraper le salaud qui a pu faire une chose pareille… ouais, on lui couperait les couilles! putain, tu te rends compte elle a l’âge de ma fille. au bureau d’à côté une fille se fait interroger pour un vol. elle est jolie aussi, elle porte un jean serré. on lui fait passer la nuit en garde à vue. elle ne peut pas dormir toute la nuit, d’abord il fait froid, et quand elle demande une couverture, le flic veut la réchauffer lui-même. la fille au jean moulant se fait violer dans sa cellule au comissariat. personne ne voudra couper les couilles de ce violeur-là!
Il ne donnait plus de nouvelles depuis qu’il était entré dans la clandestinité :
il a disparu dans les coteaux et les vallées fertiles qui bordent le canal
le groupement d’extréme gauche qu’il dirige actuellement a pris le controle de plusieurs écluses et d’un nombre impressionnant de bornes kilométriques,
notre idéal révolutionnaire en a pris un coup, lorsqu’il est parti, emportant ses banderoles d’appel à l’action directe, elles nous manquent lorsque nous communions.
Il va encore pleurer. Depuis hier. Il pleure tout le temps. Il l’a quittée. Elle aussi elle a tellement pleuré. Elle hoquetait, c’était difficile, d’entendre ça maintenant, « mais je t’aime, je t’aime, pourquoi ? » entrecoupé de pleurs. Il a eu envie de l’engueuler, et pourquoi elle me l’a jamais dit cette salope. Cette salope, voilà comment aujourd’hui il pouvait appeler la femme de sa vie. Comment ça tu m’aimais, il a crié, elle a eu peur, bien sûr, il la tenait contre le mur, par le col de son pull. Comment ça tu m’aimais, petite pute, il pleurait lui aussi, et tout ça était très difficile. Il lui a raconté alors assis par terre en fumant une cigarette et en caressant son visage tuméfié (il l’a frappée), il lui a raconté toutes les nuits où il pleurait parce que jamais elle ne lui a dit qu’elle l’aimait. Toutes les nuits où il a cru qu’elle ne l’aimait pas, qu’elle le trompait, où il se sentait seul. Bref, elle voit quoi. Et voilà, maintenant tout est fini, il ne la croit plus. Il a mal d’amour, après quatre ans de couple, il croit moins à l’amour que jamais.