Et d’abord les deux serpents entourent et enlacent les corps de ses deux jeunes enfants en se repaissant de leurs membres. Puis comme leur père se porte à leur secours, les armes à la main, ils le saisissent et le ligotent de leurs énormes nœuds. VIRGILE, Enéide, II, v. 203-212
« L’amitié existe-t-elle encore dans notre monde aujourd’hui ? Un premier regard pourrait nous faire craindre qu’elle ait disparu. Le monde des affaires est dominé par l’idée de marché, l’économie et l’intérêt ; la politique, par la course au pouvoir. Dans les deux cas, il reste peu de place pour la sincérité dans les rapports personnels. De plus, le monde moderne nous impose des changements continuels. Quitter son quartier et son travail, c’est finir par oublier ses vieux amis. Nous nous promettons de nous revoir, mais de nouveaux intérêts développent en nous de nouveaux besoins, nous faisons de nouvelles rencontres. Qui pourrait un instant songer à prendre un temps d’arrêt, les yeux tournés vers son passé ? »
elle entre dans la salle, enfumée, enfumée. il la voit, il se retourne elle fait claquer ses talons, elle le regarde il voit ses yeux briller, il sont noirs, il le clouent elle lui tourne le dos, elle parle à l’autre homme beau il avance d’un pas sûr: je t’aime il lui dit prends garde à toi, ce que tu peux m’exaspérer, ah… ta façon de m’appeler je ne la supporte plus l’autre homme beau s’est impatienté il est parti elle pleure dans le giron du premier, toi qui m’aimes rassure-moi, pourquoi lui ne m’aime pas, je l’aime l’autre homme beau revient, elle l’embrasse en riant il l’emmène dans une nuit où il y aura elle et d’autres femmes quelle trouvera plus belles quelle. Elle sera triste se réfugiera dans le bras du gentil qu’elle ne pourra jamais aimer. Et elle souffrira la vie d’aimer un homme brutal. si tu ne m’aimes pas je t’aime et si tu m’aimes prends garde à toi…
Toc! je saute de roche en roche, des fois je tombe, un pied dans l’eau, une petite flaque. J’ai l’aisance du merle, mais plouf mes cheveux sont mouillés. Tu me regardes sans me donner la main courir dans les brouissailles sèches de la garrigue. Je suis pieds nus et tu souris. Je maquillerai tes erreurs du sang égratigné. Tu m’as trompée (du sang sur les yeux) tu m’as menti (du sang sur le front) tu m’as abusée (du sang sur les lèvres). Tu me regardes, et maintenant, après ma rage et ma résignation (je succombe à mon désespoir, je succombe à ton désir de non moi), tu me regardes avec amour et tu susurres que tu me reverras. Quand je te vois j’imagine de sang barbouillé toi.
Je parle d’après, d’après les langueurs d’été, d’après les larges corolles offertes, je parle d’après vous. Je parle des replis, d’une brisure tapie sur laquelle suinte ma plaie. Ce sont les épées d’Emily qui ont entaillé ma chair. Gouttes de sang sur neige. J’ai goutté cette beauté là. Stupeur. Je vous ai menti cet été là. Je ne savais pas. On respirait les mêmes parfums. Alors. Comment savoir ? Il y eu l’automne d’Anton, un glissement progressif, sous la cape des chaleurs nocturnes. Je me suis enfouie. J’ai vu venir l’enlisement sans frayeur aucune. J’ai vu venir l’étouffement sans me débattre. Voluptueuse dérive. La neige s’est mise à fondre dans les mirages des brûlantes réminiscences. J’ai vu d’étranges fantômes qui me frôlaient – j’aurais pu croire qu’ils me bousculaient – sans ciller, sans un battement de cœur : vous étiez mort au cœur de l’été, là-bas, dans la fournaise. La braise faisait rougir mes yeux qui dégoulinaient dans le miroir. Vous étiez loin déjà. Sur le bûcher – sur l’autel auriez-vous dit dans votre étrange persistance à vous croire encore vivant – je n’irai pas chercher les cendres. Maintenant, c’est l’hiver qui piétine l’agonie. Coque, carapace cruelle qui ne s’émeut pas de vos contorsions. Je ris. Indécente sous le masque. Je joue avec l’épée que vous avez lâchée. Imprudent. Innocent peut-être. Maintenant, il faut m’écouter, encore une fois et à jamais : du miroir brisé s’échappe l’alouette.
my name is lolita, i’m not supposed to play with boys, mon coeur est à papa! my heart belongs to daddy… attention attention au coeur déjà pris, il est à voler… ahah!
Il va encore pleurer. Depuis hier. Il pleure tout le temps. Il l’a quittée. Elle aussi elle a tellement pleuré. Elle hoquetait, c’était difficile, d’entendre ça maintenant, « mais je t’aime, je t’aime, pourquoi ? » entrecoupé de pleurs. Il a eu envie de l’engueuler, et pourquoi elle me l’a jamais dit cette salope. Cette salope, voilà comment aujourd’hui il pouvait appeler la femme de sa vie. Comment ça tu m’aimais, il a crié, elle a eu peur, bien sûr, il la tenait contre le mur, par le col de son pull. Comment ça tu m’aimais, petite pute, il pleurait lui aussi, et tout ça était très difficile. Il lui a raconté alors assis par terre en fumant une cigarette et en caressant son visage tuméfié (il l’a frappée), il lui a raconté toutes les nuits où il pleurait parce que jamais elle ne lui a dit qu’elle l’aimait. Toutes les nuits où il a cru qu’elle ne l’aimait pas, qu’elle le trompait, où il se sentait seul. Bref, elle voit quoi. Et voilà, maintenant tout est fini, il ne la croit plus. Il a mal d’amour, après quatre ans de couple, il croit moins à l’amour que jamais.
Marcher en se tenant sous le bras, il y a beaucoup de vent et sans lui je m’envolerais. Les bribes de paysages se mêlent, il y a sur ma gauche les quais d’un fleuve embrumés, à ma droite des herbes sur une plage engouffrées par le vent. Il y a devant moi un bâtiment gris luisant sous la pluie. Il y a derrière moi un chemin de terre qui m’emmène dans des champs plats. Il me tient sous le bras je ne suis pas blessée et pourtant je vois défiler ma vie, l’aisselle de son manteau est chaude et j’y pose ma tête. Fermons les yeux et ce sera un autre, le prochain, le dernier. Les fuites ne me vexent pas. and the wind turns the skin to lovers
Un jour il me prendra par la main et il m’emmènera loin, très loin. Nous mettrons le feu à la datcha et partirons pour une ballade sans fin, le long des rives de la Néva avant d’aller nous noyer dans la mer Baltique.
To SodaBoy No one is innocent. To Felix Don’t forget Tourguenisme… To me Fucking idiot ! To you I’d like to kiss you in Paris. To her Please love me like i love you. To David Lynch Was it a Joke Dave ? To Nicolaï Yawanafuck ?
« Et même si ailleurs se brisent nos oeufs de lump , Je garderai en moi la sonde anale des jours meilleurs Pour qu’on soit toujours comme les 5 branches d’une guitoune »
J’ai un papier très important avec une adresse sans nom. Alors voyons voir lundi mardi mercredi, là il dit you caïdi, alors je réponds mais non voyons, il prend ses allures de crocodile, oh oui j’aime ça. J’aime tout particulièrement sa bouche, des fois on l’aperçoit quand la lumière des néons entre par la fenêtre. Je trace des signes cabalistiques autour de l’adresse pour qu’elle prenne vie mais rien n’apparaît. Comment faire? Derrière l’adresse se cache le salon et là dedans l’inconnu. Mon crocodile remue la queue j’allume la lumière de la rue il me regarde et tout brille.
j’aurais pu être gentil et te chanter une chanson au creux de l’oreille te raconter une histoire jolie mais je fais le fier je me retourne et je dors (igor ton chat fait chier)
Textos « Je suis là, où les écossais portent des strings sous leurs jupes au lieu de rien« « Eisberg aux habitudes malsaines, dites moi ce soir qu’un jour on sera bien…« M.
tiloui est l’ami des petits tiloui est un grand tiloui dans sa tête il est encore petit tiloui est très gros et fort tiloui aime beaucoup la petite lucie lucie aime aussi beaucoup tiloui tiloui est si fort que quand il serre lucie craque et crie
… dimanche il est tard je suis crevé c’est une belle journée je vais me coucher longue nuit pas le courage de faire mieux ce soir je roule dans le salon mes yeux se ferment et anne-elisabeth vient de remporter les 40 000 euros bravo anne-elisabeth gri-gri sourire un grand merci bonne nuit …
add-on ——————————– j’ai blessé une personne que j’apprécie beaucoup je ne sais pas comment réparer ——————————–
Evitez d’éviter. Faites semblant de faire semblant. Arrêtez d’arrêter. Fuyez la fuite. Soyez prudents avec la prudence. Détestez détester. Abstenez-vous de vous abstenir Aimez aimer. Lachez-vous quand on vous lache. Lachez-moi quand je me lache…
lucie est l’amie des grands lucie est une petite lucie en sa tête et son corps est déjà grande lucie est très petite et très faible lucie n’aime pas tiloui tiloui aime beaucoup la petite lucie lucie est si faible que quand tiloui appuie lucie craque et crie
vendredi – ce matin pénible, se reveiller, avec la crise irakienne, déguster un bol de lait froid / courgettes trop cuites – me moquer de mon chat si mauvais peintre – essayer de ne pas me tuer avec ces nouvelles chaussures à roulettes – une pensée pour pascal qui dort dans un wagon – je me lave, le charbon ça tache – oneko se lave aussi – il ne sent pas trés bon – je le frotte avec un os de lynx – il ronronne – rrrr rrrr rrrr – lucie sort des toilettes – du sang coule le long de sa jambe – explication : en fouillant la caisse du chat pour trouver son collier en argent, elle s’est coupée sur une lame de scie rouillée – je tremble en l’écoutant – elle rit et me dit qu’il s’agit juste de ses règles et que ça fait chier – je le savais, je dis, mais c’est faux, je le savais pas en fait – bon c’est bien parce que j’avais pas le temps de l’emmener à l’hôpital – elle se fourre sous la douche en cataputant oneko dehors d’un coup de pied – une bise et je termine de m’habiller – je me casse – dehors il fait froid mais comme j’ai des amis, ça me réchauffe, genre feu de bois, et ça m’aide à tenir…
———-De lui il ne reste rien (« Rien » est un terme du langage usuel, qui désigne l’absence de ce que nous cherchons, de ce que nous désirons, de ce que nous attendons. A supposer que l’expérience nous présentât jamais un vide absolu, il serait limité, il aurait des contours, il serait donc encore quelque chose. Mais en réalité il n’y a pas de vide. Nous ne percevons et même ne concevons que du plein. Une chose ne disparaît que parce qu’une autre l’a remplacée. Suppression signifie ainsi substitution.) ———-L’absence a remplacé la présence (Seulement, nous disons « suppression » quand nous n’envisageaons de la substitution qu’une des ses deux faces, celle qui nous intéresse; nous marquons ainsi qu’il nous plaît de diriger notre attention sur l’objet qui est parti, et de le détourner de celui qui le remplace.)
Bout au revoir ceci être notre dernier au revoir je détester pour sentir amour entre nous matrice mais être excédent juste entendre ceci et alors je aller vous donner davantage pour vivre pour plus que vous jamais connaître ceci être notre bout embrasser devoir I rêve et toujours voir votre visage pourquoi pouvoir non surmonter ce mur bien, peut-être être juste parce que je non connaître vous tout baiser, svp embrasser mais embrasser hors désir, bébé, et non consolation vous connaître faire ainsi fâché ’cause je connaître que dans temps je seulement faire vous cri, ceci être notre dernier au revoir vous dire ‘non, ceci pouvoir non arriver, ‘et vous précipiter téléphone pour appeler être là un voix unkind dans dos votre esprit dire peut-être vous non connaître lui tout vous non connaître lui tout, OH, vous non connaître bien, cloche dehors dans église tour carillon brûlant indice dans ce coeur le penser ainsi dur sur son doux oeil et mémoire offrir signe que être excédent… être fini.
Tourgueniev ce héros, c’est la preuve écrite que des caleçons bien remplis peuvent aussi contenir des coeur purs. (ça vaut aussi pour les filles, mais c’est déjà écrit)
« Et même si ailleurs se brisent nos coeurs , Je garderai en moi la couleur des jours meilleurs Pour qu’on soit toujours comme les 5 branches d’une étoile »
le monde vit dans des spirales, négatives et positives.
on se trouve, soit dans une spirale positive et les evenements s’enchainent positivement les uns derriere les autres en une progression régulirère, soit dans une spirale négative et les evenements s’enchainent négativement les uns après les autres en un désastre graduel.
chaque individu vit dans une ou plusieurs spirales, spirales qui peuvent etre locales ou globales.
certaines spirales sont durables et interferent avec les evenements durant des mois ou des années, certaines spirales ne durent qu’une journée, que quelques heures.
certaines spirales sont futiles, d’autres provoquent le marasme ou l’extase,
à la fin de chaque spirale, un evenement excessif vient clore le phénomène et lancer l’établissement d’une spirale inverse.
on s’est assis dans l’herbe et tu as levé la tête vers la grande ceinture d’astéroïde, l’air triste tu m’as dit – je crois qu’on va avoir un bébé – j’ai dit hein ? quoi ? tu plaisantes ? tu as eu un peu peur mais j’étais fou de joie je t’ai invitée a dîner dans le Grand Restaurant antigravité et on a fini la soirée en faisant l’amour comme des fous épuisés on a regardé partir les grands destroyers pour la Zone E, où les combats faisaient rage un jour notre fils commandera un de ces vaisseaux t’ai je dit d’un air prophétique
Les princes possédaient les armes les plus puissantes
mais en cette période de paix consensuelle, ils ne savaient contre qui s’en servir, alors, de temps en temps, ils asservissaient un petit Etat, un petit pays que personne n’aimait vraiment au point de se battre pour lui,
ce petit état restait un temps dominé par les princes qui s’en déclaraient les chefs lors de longs discours fleuves,
après quelques temps, leur attention se détournait de notre petit Etat et les princes et leurs armées quittaient le pays pour en attaquer un autre, s’en proclamer les maitres et prononcer de nouveaux discours,
ils se sentaient fiers, comme au centre de l’univers et un orgueil sans pareil guidait leur soif de conquetes
on acceptait leur existence comme on accepte la grèle ou les maladies :
J’aime tant que tu te glisses dans mes rêves ! Tu y glisses une jambe autour de moi, tu y poses la main sur mon torse. Je sens ton parfum. Alors je peux me lever le cur léger.
Je me retourne, cette exclamation en pleine rue fauchant toutes les pensées qui s’agglutinaient lamentablement dans la partie la plus endormie de ma cervelle somnolente
Derrière moi, à quelques métres, se tient un clodo -pardon un sans domicile fixe- de la plus pure espèce, souriant de sa bouche édentée
La suite, un café, une longue discussion à batons rompus et une journée qui commence bien.
certains jours le monde s’arrondit les angles s’apaisent dans un sourire serein autour les gens sont bienveillants ils me serrent dans leurs bras (juste en pensée comme ça je n’étouffe pas)
(sur un air gai et mélancolique à la fois) C’est toujours quand il fait beau Qu’il faut aller au boulot C’est toujours quand t’es pas bien Qu’il faut aller au turbin C’est toujours quand t’es fatigué Qu’il faut aller travailler Etc…
Bon. Je voulais écrire un truc un peu littéraire et surréaliste pour commencer… Mais d’abord je tenais à dire : féchiébordeldemerde ! Je fais quoi, moi, sans téléphone ? J’ai pas appris à vivre au Moyen-Âge, moi.
je suis une perle rare un bijou précieux un diamant d’homme un toucan d’émeraude – mais alors que fais-je au fond de ce ruisseau coincé sous cette grosse pierre ?
Le soir, dans mon lit, je peux entendre mon chat rôder dans l’appartement. Parfois, quand je suis complètement endormi, je fais un rêve: Des dandies noirs et blancs me saisissent et me bâillonnent et je ne peux plus crier; comme mon nez est bouché, je ne peux plus respirer non plus, donc petit à petit, j’étouffe. Une nuit, je me suis réveillé au milieu de ce rêve: mon chat dormait sur mon visage. (désolé Zan pour la tache)
Survivre dans votre tempête, gonfler mon ventre, je ne pourrai pas me noyer, mais je suis lourde; si fatiguée… monsieur où êtes-vous? enrouée, une sirène meurt. je ne sais plus quoi chanter. tu es parti. je meurs seule, ensablée. les vagues qui me parviennent sont nauséabondes; elle sentent le poisson mort. Elle pleure. Sur son épaule, il est là pour se pencher. Oh oui, il vient quand elle l’appelle. Elle a caché le surin dans le revers de sa veste. Crime passionnel? Elle a peur, elle tremble, parce qu’aujourd’hui sentez vous la mort qui rôde partout? SI elle se laissait être super sensible, ce quelle est, elle irait vivre à l’écart, mais elle ne peut vivre seule. Accompagnez-la. Elle l’a tué, et maintenant, elle pleure, sans personne sur son épaule.