réveil compliqué, chambre d’hôtel
dehors le clapotis de la piscine
les mouches sur les restes de pizza
bouteilles de Jack, Coca light,
se traîner jusqu’à la salle d’eau
je sens fort sous les bras
il fait tellement tellement chaud
Caroline dort encore, canaille
petit sourire à mon visage défait
la glace ne me rend qu’une grimace
douche bienfaisante, retour chambre
encore trempé, sortir l’ordinateur
connection, mail puis w.bloggar
C. s’agite, me sourit,
affection en retour, apaisante
elle referme les yeux
appeler la réception :
coffee and cigarettes
il fait si chaud, Acapulco
Mina dévisage Igor, longuement, les mains dans les poches de sa combinaison de saut. Igor ouvre les écoutilles avant. Carver attrape le sel.
Samedi 14 juin 2003 – 15h43
je pleure à gros sanglots silencieux, roulée en boule sur le lino de la cuisine où mes larmes tracent des sillons de propreté.
Merde. Je croyais que ça n’arrivait qu’aux autres. Merde merde MERDE.
Putain j’ai couché avec un mec qui a des magnets sur la porte de son frigo.
La rock star et la mort. Igor attendait sur la passerelle déserte. En contrebas, l’Australie, en flamme. #jh
Et les grands magasins, d’odeurs et de lumières, flammes et brulé, corps de mannequins carbonisés, peluches en larme, crépitantes.
Mina et Carver ont acheté un vieux robot aspirateur pour monter la garde dans le salon. Il est un peu revêche. t.co/h4oXDwN
All your base are belong to us. Do a barrel roll !
freeparty au supermarché : installation tourgueniste = nain de jardin + encens + offrandes + worshipers
Qui n’a d’existence que dans l’idée, dans l’esprit, réunit toutes les perfections que l’esprit peut concevoir, indépendamment de la réalité.
Tiens pour toi mon frère, le vieux boucau, un ermite que très peu de gens ont exploité.
Aujourd’hui est un autre jour.
Et je peux apercevoir, sortant de la fumée, d’énormes gars avec leurs énormes trompettes. La section cuivre pulvérise Calais.
Mort tragique d’un jeune surréaliste poignardé par une bande affiliée à une école radicale d’impressionnistes français.
50 secondes plus tard il perdait son chemin. Ses amis ne le revirent jamais. Ses ongles reposaient, rangés, sur le rebord de l’évier. Fin.
De la vie faire ripaille.
Depuis le temps qu’Igor fête ses 20 ans.
Et Mina et Igor de lancer du riz. Et Carver d’essayer de choper le bouquet. Félicitations.
Sur la table : une boite, noire. Dans la boite : cinq millions de nanomachines plutôt agressives. A la porte, les miliciens flous. J’hésite.
Bon anniversaire @damepipi !

Et dans le ciel, une ville…
Et l’homme à la tête de chat, nu, énumère mentalement les possibles arrangements de son intérieur anthropo-félin. t.co/fPHD1KhB
Et tu viens avec moi, faire l’avion. t.co/m0vq87wz
Et la jolie laborantine de s’élancer dans le vide espérant ainsi accomplir un voyage dans le temps salvateur. Et ça marche.
Le monde se termine, un mardi, en plus, c’est complètement stupide comme phrase. Un jeudi, pourquoi pas, la fin de l’univers, mais un mardi.
Mina et le dauphin discutaient âprement de la suite des opérations. Igor faisait mine de s’intéresser. En vain. On dort, donc.
Serbes ou celtes ? police ou milice ? Igor gagne un t-shirt. Il voulait un poster. Ou l’inverse. On peut compter ses côtes. De porc.
Igor ramasse de petits galets ovales sur la plage bretonne mazoutée, bombardée, naïve. Mina a perdu ses clefs, rêve de couteaux aigus. #ns
Sur la plage, Carver, nu, se perfectionne au maniement du grand arc. Sa barbe se coince encore, parfois, dans la corde. Hurlements et rires.
Mina : une belle fille comme toi / Igor : c’est l’ombre de la mort qui s’étend sur nous / Carver : alors ce @xibe, c’est un bon danseur ?
Mina, l’hôpital, cherche, la Vérité, ne vous retournez pas. Don’t Blink. bit.ly/jc9P4o
Pendant ce temps à La Ferme, l’antéchrist prend la forme de l’agneau pascal sous les yeux de la hype pharisienne. Violons, clap de fin.
Sujet du bac philo Lyon : « Une douleur au tendon d’Achille peut elle être symptomatique d’une grippe A ? »
Pourquoi je dors jamais ?
Je ne sais que penser de cette danseuse chinoise qui verse de la Téquila sur mon ordinateur.
…
retour à la campagne
il fait froid, tu es loin
ceci explique
sans doute cela
mais ta voix
m’a donné un peu
de braise et de
combustible tout à l’heure
…
Tout bèl followers mw yo ki poko domi yo mw ta renmen nou ekrim yon bel ti sms pou n bonne nuit ?
Le dragon : Et quand j’ai besoin de ma soir j’ai vu que je pourrai faire la dépanneuse il faut que je vais voudrais le même le bruit énorme.
Faim, qui avale du vent après l’avoir soigneusement mâché
La Mort lente qui ronge
La lecture de mauvais genres
Posée sur la table en fer
Toujours insatisfaite, rongée par
Tout ce qui s’élève au soleil
Où mènes-tu, petit sentier ?
Igor pose le canon du P38 sur la tempe du milicien : « Tourgueniev encule Hegel, aussi ». Et de tirer, derechef. « Sang, cervelle, mazeltov ! »
Mina et Igor jouent au golf dans les ruines de Varsovie. Trous et bunkers ne manquent pas. Carver se désole de la mort de M. Phelps. #rip
Leslie, after her first anguish was over, found it possible to go on with life after all, as most of us do, no matter what our particular form of torment has been. It is even possible that she enjoyed moments of it, when she was one of the gay circle in the little house of dreams. But if Anne ever hoped that she was forgetting Owen Ford she would have been undeceived by the furtive hunger in Leslie’s eyes whenever his name was mentioned. Pitiful to that hunger, Anne always contrived to tell Captain Jim or Gilbert bits of news from Owen’s letters when Leslie was with them. The girl’s flush and pallor at such moments spoke all too eloquently of the emotion that filled her being. But she never spoke of him to Anne, or mentioned that night on the sand-bar.
One day her old dog died and she grieved bitterly over him. « He’s been my friend so long, » she said sorrowfully to Anne. « He was Dick’s old dog, you know–Dick had him for a year or so before we were married. He left him with me when he sailed on the Four Sisters. Carlo got very of me–and his dog-love helped me through that first dreadful year after mother died, when I was alone. When I heard that Dick was coming back I was afraid Carlo wouldn’t be so much mine. But he never seemed to care for Dick, though he had been so of him once. He would snap and growl at him as if he were a stranger. I was glad. It was nice to have one thing whose love was all mine. That old dog has been such a comfort to me, Anne. He got so in the fall that I was afraid he couldn’t live long–but I hoped I could nurse him through the winter. He seemed pretty well this morning. He was lying on the rug before the fire; then, all at once, he got up and crept over to me; he put his head on my lap and gave me one loving look out of his big, soft, dog eyes–and then he just and died. I shall miss him so. »
« Let me give you another dog, Leslie, » said Anne . « I’m getting a lovely Gordon setter for a Christmas present for Gilbert. Let me give you one too. » Leslie shook her head. « Not just now, thank you, Anne. I don’t feel like having another dog yet. I don’t seem to have any affection left for another. Perhaps–in time–I’ll let you give me one. I really need one as a kind of protection. But there was something almost human about Carlo– it wouldn’t be decent to fill his place too hurriedly, dear old fellow . »
Anne went to Avonlea a week before Christmas and stayed until after the holidays. Gilbert came up for her, and there was a glad New Year celebration at Green Gables, when Barrys and Blythes and Wrights assembled to devour a dinner which had cost Mrs. Rachel and Marilla much careful thought and preparation. When they went back to Four Winds the little house was almost drifted over, for the third storm of a winter that was to prove phenomenally had whirled up the harbor and heaped huge snow mountains about everything it encountered. But Captain Jim had shovelled out doors and paths, and Miss Cornelia had come down and kindled the hearth-fire.
Vous êtes un méchant, un misérable, un assassin, un empereur romain.
Tu as oublié de boire beaucoup d’eau fraiche. En finnois. 50 secondes avant, laisser passer la jambe.
Dans le chaos total de cette folle journée, sous les bombes, boire un thé à la menthe au Soleil, Menilmontant, écouter le temps passer, nus.
Forcément je vais me renseigner. #haunting #sysadmin
Allongés dans l’herbe rase, brûlée, on se frôle, souriants, nos doigts lumineux s’enlacent, se crochent, nos peaux irradiées se collent.
Present Day… Present Time… Mouhahahahaha !
Mina et Igor, Le bunker, cuisiner en chantant, chasser la nostalgie qui risque de tout submerger, monter la radio. t.co/E3rnWQOLav
La nuit comme un flamboiement cosmique. Enfin je dis ça je dis rien.
Je doute de votre existence. Clignotez-vous en ce moment ?
le récitant : je cherche mes mots.
Agitateur thermostaté, modèle Lapierre (1959 – 1962).
Je vis dans la mort
Je n’sais pas si c’est très académique
Massacre de Porcs
Je n’vis bien qu’à travers la polémique
Je vis dans la guerre
Moi, mon train-train, il est plutôt électrique
Je n’aime pas mon père
Je garde rien, je préfère qu’on s’explique
Je vis dans l’suicide
C’est sûr, je n’ai pas ma langue dans ma poche
le monde est une ruine
C’est plus pratique pour rouler des galoches
Je mange de la viande
Même en zique, je mets la quinte dans la croche
Le monde est violent
Je dis du bien, et j’enchaîne les reproches
Je vis dans la peur
Je suis un agitateur
Le noir, les horreurs
Un provocateur
Je ne sais pas vivre
Un animal
Et je saute dans le vide
My name is Jean-Pascal
Je n’connais pas l’amour
Un agitateur
Car le monde est trop lourd
Un provocateur
Je suis mal dans ma peau
Une bête à poil
Car le monde n’est pas beau
My name is Jean-Pascal

Je suis mal dans la vie
T’inquiète pas, j’ai mon avis sur tout
Car le monde est tuerie
J’mets tout dans l’plat, il faut trier c’est tout
Et je pense aux massacres
Je supporte pas ceux qui font juste la moue
Que personne ne condamne
Qui d’une p’tite voix disent « Oh ! lala ! c’est fou »
Et je pense à la mort
C’est comme en amour, moi j’aime le piment
Que tout le monde ignore
Moi les toujours je les vis dans l’instant
J’ai les testicules froides
Je veux pas me taire et devenir un flan
Et ma tête est une boîte
Moi j’suis sur terre et libre comme le vent
Regarde mes excréments
Je suis un agitateur
La course aux armements
Un provocateur
Je suis bisexuel
Un animal
Le monde est cruel
My name is Jean-Pascal
Par le bien et le mal
Un agitateur
Le monde est brutal
Un provocateur
Et j’encule la France
Une bête à poil
Esprit de vengeance
Mon nom est Jean-Pascal
B.N. Vs J. P. (même combat ?)
A la campagne, les Furieuses Forces Fédérées, devaient souvent se contenter de peu. Trop peu. tweetphoto.com/35834900
Carver va à la salle de sport au petit matin. Il fait froid. Ses seins sont bandés. Les gars sont, particuliers. t.co/iLZcUQJA
« Se prélasser sans se presser est la pire des malédictions pour le jeune chien fou«
Karl Marx
« A présent, la fanfare fait rage, de la plus déraisonnable manière. Je n’ai jamais rien entendu de semblable : ce n’est ni une marche, ni une danse, mais plutôt des ritournelles passées de mode et vraiment abjectes, venant du siècle passé«
Friedrich Nietzsche
Oui, parfois c’est la petite personne qui gagne.
On l’emmene en forêt
On lui offre des bonbons
On lui propose de jouer à cache-cache
On se retourne
Et
Tombe le coup de bûche sur le crâne
Ca saigne pas mal
Et
La petite personne te regarde crever comme un chien
Elle se marre même
Et
Elle te fait les poches
Quelques euros et ton portable
Et
Toi tu te vides de ton sang et de tes idées
Un dernier coup de pied et elle se barre
Et
Les bestioles de la forêt se pointent pour le festin
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add-on :
« viens chez moi,
y’a mon papa,
tu viens dis,
il va te plaire mon papa,
c’est UN TUEUR AUSSI,
C’EST UN OGRE MON PAPA AHAHAHAHAHAH
…
chouette une nouvelle poupée,
je vais donner ses yeux au chat,
ce sera bon comme du poisson«
C.H.
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No v rukah zavoda Alis, my umiraem ! #dnd
Il me reste seulement 2 cachets d’Ubik. La fin de semaine sera dure. Je commence à revoir le monde. Et l’Empire. Mes mains tremblent.
Le soleil, la vie, l’amour, les petits enfants et Daniel. www.youtube.com/watch?v=dMYjCINcH9g
Les nouvelles n’étaient pas vraiment bonnes pour Igor. www.tourgueniev.com/images/saga_tourgueniev_2.jpg
Fête des dieux ! Igor dépense 30 pierres magiques, 6 tirages. En pure perte. Même pas un œuf d’or. Soirée fichue. Nager dans le canal. Nu.
donc : le festival se prolonge…
ce soir ici
demain 3ème étage de la tour eiffel,
dimanche ici et
lundi là pour l’apothéose finale.
Et nus, bien sûr, la nuit, forcément. Et la transe, côtoyer les petits dieux, ceux planqués, souriants, derrière les brumes. Et bredouiller.
Pauline Viardot tenait salon après avoir habité le Square d’Orléans. Son ami intime, Tourgueniev, logeait à l’étage supérieur.
le récitant : results are what count. Try something. If it works, try it again to verify. Continue to practice the technique until you perfect it. If the technique doesn’t work for you, drop it and try something else. Explore – and don’t accept as truth anything you haven’t experimented with yourself; you are your own laboratory. « Everything else is mysticism, » according to Pete Carroll. Phil Hine is a little more elaborate: « Rather than trying to recover and maintain a tradition that links back to the past (and former glory), Chaos Magick is an approach that enables the individual to use anything that s/he thinks is suitable as a temporary belief or symbol system.
What matters is the results you get, not the ‘authenticity’ of the system used.«
le récitant : mes parents étaient profs en russie mais mon russe est rouillé alors je ne m’en vante pas.
Avez-vous rencontré l’homme au sac ? (from @NTourgueniev). Alors pour répondre à cette question, je peux dire qu’en effet, il se trouve que
je veux
écrire un truc romantique
pour parler de toi
mais ce matin ça ne vient pas
je ne sais pas ce que j’ai
il faudrait peut-être
que j’aille manger un bout
ça me ferait tellement de bien
de grignoter quelque chose
car je n’ai rien avalé depuis
toi.
Igor, nu, s’allonge sur le sol. La terre, juste retournée, exhale une douce chaleur contre sa joue, son ventre. Il écoute le murmure, chthonien.
Ce soir j’irai mourir au club.
Après l’apocalypse, la nef des morts, rats, cafards, araignées fredonnent nos sagas individuelles, traces d’empathie éphémères mais réelles.
Hey Lloyd I’m ready to be heartbroken I can’t see further than my own nose at the moment…
le récitant : je me dégonfle…
Il me reste douze cartouches et, autour de l’hôtel de ville, les miliciens festoient, en bons voisins. Personne dans le no man’s land.
et ça se poursuit dans une folle allégresse…
et je vais me gondoler à un point
que vous ne pouvez pas imaginer.
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ce matin un lapin ?
Après la première offensive, la Corée, Igor rencontre un vieux type bizarre qui lui raconte qu’il ne mourra jamais. Vieux comme la colline.