La réserve : plus de piles, plus de munitions, plus d’eau, juste des boites de Lego, un gros stock, et sept mimes muets. On ferme la porte.
Et un hommage à un vieux copain fidèle : t.co/7BOMrwr
Rough nuit à toutes.
le récitant : mes parents étaient profs en Russie mais mon russe est rouillé alors je ne m’en vante pas. #fiction #russe #tourgueniev #panda
Ils jouaient au poker menteur dans le noir.
Je vais ouvrir un portail, ça ne prendra que 5 secondes. Je compte. un…
Nefertiti prend son panard
petite pièce minimaliste en un acte à jouer aux toilettes
(ou à l’Opéra Bastille, voire au Palais de Tokyo)
les personnages :
un homme : habillé en poète maudit.
une girafe : habillée en John Wayne par Jean Paul Gaultier.
Acte I – Scène 1
un personnage se tient sur la scène, il est mal coiffé, c’est un homme
L’homme : Ah ! Oh ! Oh ! Ah !
il fait petit tour sur lui même
L’homme : Oh ! Hi ! Ah ! Oh !
il lêve les yeux vers le ciel implorant
L’homme : Oh ! Ah ! Ah ! Oh !
il se gratte l’aisselle et plisse les yeux
L’homme : Seigneur !
la foudre frappe le poète maudit, entre une girafe
La girafe : mon dieu, quelle fumée… Rascal !
la girafe sort.
Rideau
La nuit comme un flamboiement cosmique. Enfin je dis ça je dis rien.
Hey ! Je bosse moi. Hum.
U N F O L L O W
Enfin je dis ça je dis rien.
L’homme à la tête de chat lave sa gamelle dans la salle de bain du 3ème étage. Du coin de l’oeil, son Kobo, le Trône de Fer : hécatombe.
Mina se fait tatouer un abraxas sur la clavicule de Salomon. Igor, le crash du Hindenburg sur la cuisse de Jupiter.
Si vous saviez. Home alone.
Le chat a son antipuce, Alice sa mention, Igor besoin d’un dentiste, le pôle emploi d’un cv et twitter d’un patch d’urgence.
Après la première, et brêve, réunion, la cellule s’est accordé sur un point, le drapeau : il sera noir. Noir ça va avec tout. Mina se marre.
Ça ne peut pas humainement continuer comme ça. Les milices interrogent les femmes rousses et les asiatiques à la recherche du messie. #hell
Sur la plage, Carver, nu, se perfectionne au maniement du grand arc. Sa barbe se coince encore, parfois, dans la corde. Hurlements et rires.
C’est stupide mais : un tiens vaut mieux que deux tu l’auras.
le récitant : marche ou crêve m’explique en rêve un ami cette nuit.
Akim, Carver, Igor remontaient le fleuve à la rame. Passer sous le feu des dirigeables de la triple alliance. Se faire tout petit. #karma
…
Dehors il pleut.
Et je me range à l’idée
d’une conspiration mondiale
visant à nous rendre heureux
a tout prix.
Sans nous laisser le choix du malheur,
ni aucune autre alternative
moins cruelle.
Alors j’écoute tomber la pluie
en aiguisant un scalpel.
…
Allons au bois Dame Lombarde, allons au bois, nous trouverons le serpent vert, nous le tuerons.
Le chat ronfle très très doucement. C’est extrêmement rassurant.
ma tête…
L’escalier du gibus, la féline, je laisse passer les deux filles avec les chapeaux fluor.
Just one day out of life, Les jeunes chômeurs s’la donnent aux cocktails molotov, 300 patrons qui craquent font sauter la baraque. Holiday.

le récitant : Tourgueniev ce héros, l’imposture finale, tient à remercier tout les tourguenistes et amis divers. Le récitant veut quant à lui remercier sa maman, son papa, sa fiancée, sa famille (étendue), les chats, le tamanoir du pot de fleurs mortes sur le balcon, les producteurs univers sale, les attachées (au radiateur) de presse, les petits enfants jetés à l’Ogre, les grands enfants qui devraient grandir un peu, ceux qui confondent vieillir et devenir cons, Camilla où es tu, Bob la magouille et sa formule 1, le récitant toujours lui veut remercier toi fidèle lecteur, occasionnel de passage parfois jours après jours souvent (ou pas), qui a cherché du sens, combattu la fiction collective aliénante, déconstruit reflexes automatisés tévé, remercier aussi particulièrement la sentinelle, celle qui habite dans la télévision, celle qui décroche les oiseaux morts de son cerveau épileptique, le récitant, nice and smooth, porte aussi un badge blanc, pisse sur dantex et les chemisettes brunes hautes et fortes, le récitant va maintenant sortir sur le balcon en espadrilles trouées et prendre un peu la pluie, lever les bras au ciel, bullet time sur la pluie qui tombe sur son front, bouclettes noires, crane rasé, (la mort) au choix et vive le feu, sortez dans la rue, posez vos tévés dehors, elles méritent aussi un peu la pluie, vos hauts parleurs à la fenêtre, un gros dub puissant, les infra-basses à fond, faites trembler les viscères (Sous ce nom on désigne en principe les organes des cavités crânienne, thoracique et abdominale, mais plus spécialement ceux qui sont logés dans la cavité abdominale et servent à la digestion) des voisins, nice’n smooth, respirez l’odeur du bon esprit de l’Amour, hum, surtout ne pas me relire (pour changer) et bien sûr merci à chryde pour la cerise sur le gateau du grand n’importe quoi, enjoy !
mes ongles se pressent contre tes paumes
mes doigts suivent les lignes de ton dos
mes levres s’attardent sur les courbes de tes hanches
je détache les fines lanières qui te tiennent encore
tu soupires d’aise ou
n’est ce que l’abandon à la rigidité
post mortem
évite de trop regarder / mouvement subtil / hors champs abusifs / soulage tes fantômes / angelot qui s’éventre / habiter la télévision #hell
Le cimetière d’aéronefs était une perpétuelle source d’émerveillement pour Mina. Carver trouvait ça, au mieux, barbant. Igor filmait tout.
Les enfant pleuraient des larmes de seigle. Les algues portaient la marque des fers de la honte. Joe Calamares aimait la soude nue. #ns
Avant la guerre, l’utopie, le chaos, l’entropie et tout le gros bordel d’après, Mina était libraire, Igor, épicier bio et Carver, une fille.
Et Apple invente : the HumancentiPad – laptopreviewshop.com/wp-content/uploads/2011/04/1501_humancentipad_1024x768.jpg
Grenelle 2 montre les limites de la cohabitation avec les miliciens. twitpic.com/1mzro1
Igor filme les chats, son genou, sa jolie femme qui sautille d’un pied sur l’autre dans le salon sous-marin. Reprendre du thé. Moi c’est.
Le matin.
Mindfuck. En attendant le reste.
Après l’apocalypse, la nef des morts, rats, cafards, araignées fredonnent nos sagas individuelles, traces d’empathie éphémères mais réelles.
On tombe là dessus et tout est dévasté. Rock’n roll / Love / Drugs / Sex & Nostalgia. bit.ly/9WX9i8
Il me reste seulement 2 cachets d’Ubik. La fin de semaine sera dure. Je commence à revoir le monde. Et l’Empire. Mes mains tremblent.
…
Back in town babe !
…
Merci à tous pour le « show »
Je suis amoureux de vous
…
Vous êtes beaux
…
Sans jouer on ne peut pas gagner
Ni perdre (notez)
…
En ce beau dimanche d’août
Je vais boire un peu de vin blanc
A votre santé
Au bord du canal
(avec un ciel si bas qu’un canard s’est pendu, le bougre)
…
A varsovie à la fin de la guerre
Les bordels pédophiles n’étaient pas légion
Et les vautours bien nourris
…
Punch Drunk Love
For everybody
…
Et on laisse des messages sur Internet parce que le téléphone fait un peu de lumière. Artificielle. Et un peu de réseau ça rrrassure. Poc.
Je vais vérifier de suite. Merci.












