Je ne suis qu’un animal
passe ton chemin,
retourne dans le monde des hommes,
oublie-moi
et pars sans te retourner
ne me regarde pas pleurer
Je ne suis qu’un animal
passe ton chemin,
retourne dans le monde des hommes,
oublie-moi
et pars sans te retourner
ne me regarde pas pleurer
Quand j’ai croqué la première aile de l’ange
ça a fait le même bruit que quand on écrase une mouche doucement.
il a pas bronché, l’ange, pas même un petit gémissement, rien.
Il a continué à me regarder avec ses yeux sages
d’enfant trop blond aux joues trop roses. Comme s’il n’avait pas compris.
A la deuxième aile je l’ai bien scruté et quand même,
dans le fond, j’ai senti quelque chose se fissurer.
Mais juste un voile, un frémissement léger comme une cendre.
Ses deux moignons duvéteux ont battu l’air quelques instants,
clapclapclap, et puis le sang a fait son office de grand coagulateur.
C’est épais le sang d’ange.
L’impression d’avoir dormi dans un buisson d’épine
avec 7 nains en train de chanter à tue-tête
est persistante,
c’est grave Docteur ?
l:l:µn<
IGOR LE TEMPS DE L’OTS EST ARRIVE !
ça n’a pas de sens…
Le don d’ubiquité
Je trouve souvent que c’est dommage d’être là sans être à côté,
De ne pouvoir pas se vanter d’avoir le don d’ubiquité.
Devoir se contanter d’ici,
n’avoir qu’une place à garder,
quelques mètres cubes occupés,
par un seul corps jour et nuit.
Ne faire qu’un voyage à la fois,
ne pas pouvoir passer partout,
n’avoir qu’un seul amour en cour,
ou pas d’amour du tout.
Avoir l’air absent,
sans se l’expliquer,
sans pouvoir se dire:
« c’est normal, puisqu’en fait j’étais à côté »
Une fois cependant, il me semble, j’ai eu le don d’ubiquité,
Quand sur le point de te quitter,
je me suis vue partir ailleurs,
je voyais ma vie,
loin d’ici elle avait pris d’autres couleurs,
Mais le décor me faisait peur,
finalement je ne suis pas partie.
On peut trouver des alibis,
nier quelque chose qu’on a fait.
Mais pour l’instant on ne peut pas nier que l’on est là où l’on est.
C’est tout le drame,
et cependant, si je pouvais me disperser,
là où je multiplierais les chances de ne jamais m’en dépêtrer.

Igor Tourgueniev, futur Bouddha ?
le récitant : sortez de vos conapts, sales NERDs !
le récitant : je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps (le Bonheur est l’an vert de l’Inspiration ?).
| LeRythmeRessembleAu (temps); {à la fois 1 et changeant, il ressemble à l’architecture, c’est-à-dire à notre univers qui est en==une construction_____________________________________________}__ |
| __##_____la vie crée des motifs aléatoires ; ils sont chaotiques et emprunts d’une beauté relativement improbale_____#_______ | ||

– Attaquez la tête et sa queue vous frappe.
– Attaquez la queue et c’est sa tête qui vous frappe.
– Attaquez le milieu et tête et queue vous frappe.
réveil compliqué, chambre d’hôtel
dehors le clapotis de la piscine
les mouches sur les restes de pizza
bouteilles de Jack, Coca light,
se traîner jusqu’à la salle d’eau
je sens fort sous les bras
il fait tellement tellement chaud
Caroline dort encore, canaille
petit sourire à mon visage défait
la glace ne me rend qu’une grimace
douche bienfaisante, retour chambre
encore trempé, sortir l’ordinateur
connection, mail puis w.bloggar
C. s’agite, me sourit,
affection en retour, apaisante
elle referme les yeux
appeler la réception :
coffee and cigarettes
il fait si chaud, Acapulco
Il était incroyablement
beau et savant
et pour la première fois depuis longtemps
j’ai eu des scrupules
évidemment, j’allai le tuer quand même
mais en douceur,
en le regardant dans les yeux
pour qu’il comprenne que je le respecte
Et qu’en d’autres circonstances
on aurait pu être heureux
Il n’est pas sans ignorer
que je ne sais pas
si son ignorance
ou l’incurie
dont il fait preuve
l’empêchent de savoir
s’il ne sait pas ou s’il sait
|
on m’a demandé de chercher :
—————————————— Luce (ou Lucie) (PR : Aurore, Lucette) : mais on trouve aussi Sainte Aure (PR : Aure, Aurée, Auriane, Aurore, Oriane, Orianne) : première abbesse, pendant 33 ans, du monastère colombaniste de Saint-Martial de Paris, fondé par saint Eloi, morte de la peste en 666. Une chapelle lui est dédiée à Paris, rue de Reuilly, contenant ses reliques ainsi que celles de saint Eloi et saint Ouen. Nom issu du latin « aurum » (or). Fête le 4 octobre. —————————————— |
Plus fort le clou dans mes mains! Je te dis d’enfoncer plus fort, là le sang coule à peine, allez, un peu de courage, merde! Si tu crois que ça me fais mal.

c’était très étrange
même dans le cadre expérimental du labo
Kiki continuait à s’exploser la tête spontanément
ils ont que ça à faire…
Vu sur un blog
ha oui Nils, Barry ct le prophéte de l’amour, normal que personne voulait lui donner un organe quand tu vois les dégats que ca fait au coeur …
Ouais, super, était-ce vraiment nécessaire de lire ça (et je ne parle pas de la mort de Barry) ce soir ? Je veux dire, après avoir réentendu et revu tous les évenements qui m’ont fait mal ces deux dernières années ? C’était un complot, oui, certainement. Un commando qui s’est dit que tiens, pourquoi je n’irais pas mal, il y avait si longtemps…
Remarque, ça veut dire que demain, ça va être une très bonne journée.
D’ailleurs mon horoscope est formel, et ma boulangère aussi.
« Les efforts qu’il déployait pour systèmatiser les présages étaient inutiles. Ils se présentaient d’un seul coup, en un éclair de lucidité surnaturelle, comme autant de moments de certitude absolue et éphémère, mais insaisissable. En d’autres circonstances, ils étaient si naturels qu’il ne les identifiait comme présages qu’après coup. Quelquefois encore, ils étaient clairs et nets et ne se réalisaient pas. A force d’habitude, ce ne furent bientôt rien de plus que de vulgaires accès de superstition«

I am falling, I am fading, I am drowning,
Help me to breathe
I am hurting, I have lost it all
I am losing
Help me to breathe

Une armada de petits canards en plastique jaunes devrait
s’échouer dans quelques semaines sur les côtes britanniques,
dernière étape d’un voyage épique entamé dans l’Océan pacifique.
Quand il me dit que je suis le meilleur,
Je me demande pourquoi son coeur bat pour quelqu’un d’autre.
Quand il me dit qu’il ne veut que moi,
Je me demande pourquoi il couche avec mes amis.
Est-ce bien raisonnable ???
Tu as besoin d’être refroidie, bébé, je ne suis pas idiot.
Je vais te renvoyer aux études.
Enfoncée bien profond, bébé tu en as besoin.
Je vais te donner mon amour… »
Les bals sifflent autour de nous
M’autorisez-vous, Madame,
à vous aider à escalader la barricade
pour rejoindre l’un d’entre eux ?
![]() White Floating Clouds. Clouds like the plains come and water the earth, Sun embraces the earth that she may be fruitful.
Moon, lion of the north, bear of the west badger of the south, wolf of the east, eagle of the heavens, shrew of the earth, elder war hero, younger war hero, warriors of the six mountains of the worlds, intercede with the cloud people for us, that they may water the earth. Medicine bowl, cloud bowl, and water vase give us your hearts, that the earth may be watered. I make the ancient road of meal, that my song may pass straight over it — the ancient road. White shell bead woman who lives where the sun goes down, mother whirlwind, father Sus »sistinnako, mother Ya’ya, creator of good thoughts, yellow woman of the north, blue woman of the west, red woman of the south, white woman of the east, slightly yellow woman of the zenith, and dark woman of the nadir, I ask your intercession with the cloud people. Bring us soft gentle rain to our field and the hearts of Humankind. Asquali, Holy Ancestors. |

le récitant : et si on recommençait une semaine porno ?

les 3 chinoises disaient l’oracle avec une précision d’orfèvre
La première disait l’avenir
et les pièges à éviter
La deuxième connaissait les bons
et les mauvais anges,
La dernière savait révéler
nos forces cachées
malheureusement je ne parlais pas leur langue
Les bombes
et le sang
scellent pour toujours
notre union
La ville sera notre cercueil de verre et de béton
serre-moi fort,
mon amour
tout ça peut finalement se résumer en 3 points :
1- j’ai une existence superbe de mon point de vue présent (appartement, confort financier, emploi, admiration, etc.)
2- si à l’âge de 10 ans, j’avais pu me voir dans l’avenir, juger de ce que je suis devenu, je serais le gamin le plus fier du monde.
3- je suis seul, sans jamais avoir jugé intéressant de demeurer avec quelqu’un et je m’en porte à merveille.
néanmoins subsiste un accroc dans le théorème de la perfection.
cet accroc se résout grâce à 3 méthodes :
1- m’abreuver de littérature libérale qui me fournira assez d’arguments pour continuer à être heureux de mon propre bonheur.
2- mettre fin à mes jours.
3- continuer ma lutte humaniste paradoxale, laquelle est motivée par la sensation que ce bonheur que j’expérimente est absolument indécent au milieu du monde criblé de souffrances qu’on me présente perpetuellement.
de plus en plus, l’idée de m’en remettre à cette troisième hypothèse s’amenuise.
quelqu’un a-t-il lu John Rawls ?
ben oui faut croire…
Ma mère : …
un jour, l’un de nous, contributeurs, va mourir.
dans les jours qui suivront,
chacun des autres contributeurs lui dédiera un post,
en hommage,
émouvant, tragique, rigolo pour les plus iconoclastes ou
pour ceux qui ne le connaissaient pas bien,
et puis ces hommages disparaitront,
au fur et à mesure qu’on trouvera
autre chose de mieux à dire,
et il restera une petite stèle numérique,
perdue dans la liste interminable des archives,
et un autre jour,
encore plus tard,
blogger sera acheté par lycos,
et lycos supprimera les archives,
parce que tourgueniev c’est un peu cochon des fois quand même,
et la petite stèle disparaîtra,
avec tous les hommages que de toute manière,
personne n’allait plus visiter,
ou alors par hasard,
en faisant une recherche sur bloooger,
le moteur de recherche dédié aux blogs,
inventé au moment de la fusion avec google,
pour ne pas que les mots contenus
dans toutes ces page insensées
parasitent le « vrai » web,
et du contributeur mort,
il ne restera rien,
parce que même si son corps avait bien du
être enterré quelque part,
personne ne se souvenait
où.

je ne sais pas ce qu’ils faisaient au coin de la rue
ils avaient l’air d’attendre un taxi
mais ne faisaient aucun signe
…
Besoin d’un coup de pouce ?
je marche dans la ville depuis des jours
le virus me ronge, charogne en sursis
le mal ne fait rien que de me bouffer
personne dans les rues, juste les chiens
…
les bûchers, l’odeur des corps
mourir enfin, me reposer
oublier ton absence, ton odeur,
la fin des hommes, demain les chiens…
[…] Un jour, donc, peu après notre premier anniversaire, j’ai été envahi d’un sentiment indicible, un malaise complètement inexplicable ; une sensation insupportable parce qu’indescriptible. Ce matin là nous prenions notre petit déjeuner, en toute simplicité, d’une façon que je qualifierai même de « banale ». A priori, aucune contingence extérieure visible n’était susceptible de perturber notre routine matinale. Juliette et moi échangions quelques propos tout à fait anodins en sirotant nos tasses de café, comme nous avions l’habitude de le faire à cette heure creuse de la journée. Et puis… je ne sais pas… cette impression bizarre est apparue ; d’abord latente, rampante, insidieuse, puis flagrante, presque tangible. En apparence Juliette était radieuse – elle me dit d’un ton enjoué et légèrement espiègle qu’elle avait décidé « d’être de bonne humeur aujourd’hui ». Elle n’en faisait pas trop non plus ; elle se contentait de me sourire discrètement, et prenait soin de me parler doucement, respectueuse de cette torpeur matinale qui m’afflige quotidiennement. Mais quelque chose en elle avait changé. […]
| ?pourquoi rester assis sur la plage si l’on peut employer ses journées à construire des _________________________________________________________>>>_citadelles |
« Sida, sida, sida. Nous n’entendons rien d’autre. C’est du terrorisme. C’est une guerre psychologique. Le sida est un virus paisible. Si vous restez propre, il n’y a pas de problème » a affirmé le dirigeant de la Libye.
des pleurs alors nous avons franchi un cap
tu es ouvert et sans vulv-garité
torrent oui oui ça passe ça vient
petits jets de phrases absconses
pour les demoiselles en tongs
dont les jolies robes me font penser
parfois à des nappes de pique-nique
des pleurs ? pourquoi des pleurs ?
ha oui faciliter la connection, l’accrochage
des engins dans la mécanique du
plaisir vous n’avez que ce mot rikiki
plaisir et petites bouffes pénardes
sur les quais des Seine, mon dieu c’est
pas glorieux, mon dieu vous pleurez pour
un POEME PROEME PROBLEME
mangeons mangeons mangeons-nous
Il y a énormément de blogs aujourd’hui ; mais celui-ci est le seul qui annonce régulièrement la date exacte de la fin du monde.
Que demander de plus ?
à trop vouloir forcer l’amour
on arrive à rien
laissons monter l’adrénaline
laissons monter le mercure
laissons monter l’aventure
au-dessus de la ceinture
L’idée était de se passer complètement d’événement et de rassembler les
gens sans raison
Wampas, arènes de Nîmes…
Faire sa crête à Didier avant qu’il ne mOnte sur scène…
Finalement être une très bOnne cOiffeuse…
Parler de la crainte de l’altérité dans l’hOmOsexualité…
La fête du village, les autOtampOns, le bal…
Le sOleil, le cubis de vin rOsé, la plage électrOnique…
Mordre Délicatement Mon AmOur-prOpre…
Théâtre-théâtre, festival, une aspirine pour deux……
Arles, MOntpellier, Nîmes, AvignOn…