si loin de tout et de tout ça
je me demande si je dois
me demander des précisions
quant à mes projets futurs
concernant les enfants
que nous pourrions
avoir toi et moi.
————————
oneko week
thx miss C.
Sur la place Nationale, à Montauban, il y a une dalle maudite. Si tu marches dessus, tu te perds à jamais, tu erres sur la place, seul, nu.
Et Mina de sortir piques et torches. Et vive le feu. Enfin.
les yeux exorbités? oui, les yeux exorbités. il s’avance. est-ce qu’il fait noir? un petit peu. il chreche un petit peu mais il voit assez. il a les yeux exorbités parce qu’il a hâte d’avoir vraiment peur. il avance, ses mains se transforment en serres de rapace. il est à moitié baissé, il a remonté le temps jusqu’à la préhistoire. et son jean le serre. il avance toujours, le cou tendu, tendu et tendu vers l’avant, ses dents sont serrées et découvertes, ses mains attrapent déjà quelque chose. Le couloir est un peu long et à moitié dans la pénombre, il a le temps de devenir l’assassin. il voit, il voit le couteau par terre, à manche de bois, un petit couteau pas très bien aiguisé. son corps contracté peut-il se pencher? il se plie, ses os craquent, ses muscles hurlent, il attrape le couteau, il est presque couché au milieu du couloir pour l’attraper, il rampe un peu, mais ses serres de charognard n’accrochent rien, il n’arrive plus à avancer, et son corps raidi ne peut plus se relever. son dos continue à se voûter, ses muscles durcissent.
c’est son ennemi qui attrape le couteau. il le tient fort et poignarde le dos, par terre. la lame se casse. cette viande est trop dure, impossible d’attaquer la bête. il bave maintenant et ses yeux exorbités tournent; il grogne. mais son corps est durci.
son ennemi s’esquive. il l’abandonne, vivant. vivant? ses yeux sont vivants, son coeur qui bat douloureusement, ses crampes, sa bave, ses ongles qui crissent, son sexe tendu aussi, ses nerfs qui l’emprisonnent. il ne se relèvera sans doute jamais, et il a vraiment peur maintenant. de mourir tard.
Le loup qui gratte à la porte m’empêche de dormir.
…
je marche au bord du canal
j’ai quitté la ville
je repense à toi et à tes sourires
je chemine à présent sur un petit sentier
de l’herbe autour de mes Docs
je repense à la douceur de tes seins
je contemple l’eau un instant, immobile
la fraicheur vient à mon visage
à mes pieds brille un objet en métal
une médaille attachée à une cordelette
quatres lettres en fer forgé : ILUM
un mot magique, porte bonheur ?
je retourne la médaille
quatres lettres en fer forgé : MUJI
je la balance à la flotte
retournons en ville
…
Glossolalie.
insomnie, c’est assez nouveau pour moi.
lire en somnolant, clips en boucle sur la tévé
insomnie, même pas la force d’essayer de dormir
rallumer l’ordinateur, câliner le chat
insomnie, enfin, pour me lever tôt demain
crevé mais heureux de te retrouver
se faire un petit voyage tout les deux
enfin, en amoureux.
Dieu si fou de lui-même qu’il ne fait rien que chanter et façonner d’autres mondes. Pendant ce temps le vieil univers tombe en ruine.
« Amour. Ce soir je préfère prier que sortir dans l’agitation. Je préfère chanter que manger. Tout ce temps où tu m’as tellement manqué, tout cela est passé, tout s’est dissous dans mon futur trop vaste pour te perdre. Me reviennent maintenant les années de douleur que nous avons traversées ensemble, que nous avons tissées ensemble. Je ne sais de toi ce qui me manque le plus, quand tu me montrais les dents ou quand je ne savais te dire combien je t’aimais. Maintenant je suis seule à pleurer, est-ce que ça en vaut bien la peine? Et pourtant ce soir, je vais prier. Je ne crois en rien, mais je me souviens: je t’aimais. Tous les autres maintenant je les choisis pour toi, ils ne m’aimeront pas, ils ne me quitteront pas. Pas de peine et pas d’autre amour. J’espère que tu ne viendras jamais visiter mes rêves. Tu es cautérisé dans ma plaie, tu ne partiras pas je le sais. Tu es la moitié de ma vie. Je n’ai jamais réussi à te recracher. Maintenant, tant pis, tous les souvenirs reviennent, ai-je assez dormi pour avoir la force de les revoir? Tu me manques, mais je voudrais ne jamais t’avoir vécu, ne pas avoir déjà tant de poids et d’amertume. Ce que tu as ravagé te dépasse.
Toi, tu ne penses plus, tu ne penses plus à moi, moi, tu es gravé dans mon cerveau, dans mon imaginaire, tu en es une pièce maîtresse. Injuste.
Amour. Ce soir, je vais prier. Je ne crois en rien, mais je me souviens, et tout cela vaut le coup de la communion, au moins avec moi-même. Je me pénétrerai au lieu de regarder vers le ciel, je sais où tu te trouves. Mon vampire, ma vie. Encore maintenant haine-amour. Je crois de temps en temps te reconnaître dans les yeux des clochards qui écrivent je t’aime sur les trottoirs ou des mecs bourrés ou de ceux qui sans raison me parlent dans la rue pour me dire que je suis belle qu’ils m’aiment et que ma vie m’attend. J’aimerais que ce soit ça mais tu es mon passé et tu ne peux espérer mon futur.
Je t’aime encore mais c’est si inutile. J’aimerais que ce soir le christ vienne s’allonger dans mon lit, m’ouvre ses bras blancs, qu’il m’accueille sur son cœur brûlant, qu’il reconnaisse ma peine, et qu’il ait pitié de moi. Je voudrais ce soir que le christ vienne me réconforter et me dise que ma vie a été si dure. Mais il n’existe pas et ce soir je vais prier. Je chanterai ma peine pour qu’aucun ange ne descende du ciel et j’écrirai des mots incompréhensibles dans le noir. Tous ce mots que jamais je n’ai pu prononcer.
Amour. Ce soir je vais prier. Et je dormirai en paix. Sans christ sans père sans dieu, sans amour. Draps blancs et avenir lumineux. Est-ce ma mort? Est-ce ma vie? Je prie déjà. »
Cette femme est devenue la plus heureuse des femmes que la terre ait jamais portée. Elle est encore vivante et elle a mille ans.
Happy B-Day Babylone Babies !
Fake symbolism is only manipulation
Igor glisse sa valise, en bois, dans le compartiment sous le siège du pilote. Ses mains, tigrées de vert, fendent l’air d’un obscur signe.
récit objectif du jour :
ce matin je me suis levé dans les jardins de l’Elysée,
pas de garden party, alors je bouge.
retour maison, attraper un fil de fer, ex-cintre,
le foutre au trou bien profond,
récupérer Ganesh et Mach 3, merci O.
te parler enfin…
retour à l’Elysée, toujours pas de bouffe.
je file à Belleville de mon placard pour souper.
framboise à suivre et ce soir…
ce soir, te revoir.
Ô Mélibée, un Dieu nous a donné cette oisiveté.
Bienvenue sur notre nouveau site www.viensmefairechieretjetepètelacouille.org
Les artistes-fist arrogants arrivistes affligeants atomisés de la schtroumpfette sont une association d’hommes et de femmes qui partagent entre eux leur nombril, leur morve et leur vodka-poire dans le but de décalquer des photos et tout objet inutile, et d’aider d’autres artistes-fist arrogants arrivistes affligeants atomisés de la schtroumpfette à développer leurs stases ainsi que leurs soifs angoissées de gel ultra-lacté, sans parler des ravages causés par leurs décalcomanies obsédées par le nombril et la « beauté du trait » nul et creux, mort et vénéneux,comme la gigantesque extension d’un infarctus cardiaque ou d’une tétraplégie imaginative. Le désir d’être et de briller, donc de ramper, le désir donc « de ne ressembler à aucun autre » dérive bien souvent chez les AAAAADLS en une basse et morne structuration sclérosée du trait car il faut plaire, soit une standardisation absolue de l’imaginaire et quelques messages vides, contenus dans leurs petits yeux ronds. Pour adhérer aux AAAAADLS il faut être habillé en artiste, soit avoir les moyens de foutre en l’air ses vêtements, de les déchirer, de les faire puer, bref travailler son style de putain de petite merde qu’a jamais connu la merde et toujours passé beaucoup de temps à penser à son style, brassage d’air et de vide aboutissant inévitablement à un travail de décalqué acharné sur un petit bureau bien rangé et très propre sponsorisé Epson, Clairefontaine et Ta Mère en Schtroumpfette. Pour adhérer aux AAAAADLS il suffit de prouver que tu es assez con pour décalquer le calque de toi-même que tu viens de faire. Les AAAAADLS étant arrivistes, il est essentiel de payer une cotisation, l’arrivisme des AAAAADLS nécessitant beaucoup d’habits, qu’ils commenteront, photographiront, décalqueront même parfois. Cela nécessite de l’argent. PAYE ENFLURE. PAYE MOI DES HABITS DE LUXE. QUE JE VAIS DECHIRER. Les AAAAADLS confondent souvent « état de l’être artistique » avec psychose infantile petite-bourgeoise. Ce qui ne signifie pas qu’ils sont d’un milieu aisé. Ce qui signifie qu’ils ont pu développer des soifs aseptisées d’eux-mêmes et des bouffées délirantes de connerie affamée. Ce qu’on nomme la stupidité. Ou le QI avorté avant terme. On les appelle parfois les « photocopieurs », plongés dans la surface des choses, singeant la profondeur. La particularité des AAAAADLS est qu’ils emploient souvent le mot « art », « artiste », « artistique » et toutes formules déviantes destinées à singulariser leurs photocopies. Leurs vêtements. Et leurs fondamentaux arrêts cardiaques.
Le désir de continuer absolument à être un AAAAADLS est la seconde condition pour devenir membre des AAAAADLS. Leur but premier est de proliférer.
© Ta Mère en String À La Baule.
Ps : les œufs sont cuits. Je répète, les œufs sont cuits. Apporte ta fourchette et un peu de vin merci.
Et dehors, dans le froid, nul espoir. Seulement la glace grise, la neige noire et les légions aveugles. Igor, à l’intérieur, calcule la fin.
Tout est dans le titre. #eu09 ♫ blip.fm/~7urd0
Trois oranges, notre seul bien. Autour du bunker, les prédateurs, peu amateurs de fruits, ne manquent pas. On reporte le départ. Pourtant.
Mercredi matin. Lipstick pour tous. Les miliciens sont sur les nerfs. Dans le ciel, le noir léviathan, somnambule. Carver et Igor, au lit.
dans la rubrique "eh ouiiiiiiiiiiiiii…."
le petit honoré nous parle de ses parents:

« té, peuchère, c’étaient de bons bougres, mais pas fufutes, alors, té, j’ai du me construire seul… »
en effet, cela se constate d’emblée:

c’était pas gagné d’avance…
les parents de Balzac quoique sympatiques, sont des VEAUX…

et la peau de chagrin, et ben, elle s’est pas écrite toute seule!
#hop
Ce qui n’est pas donné est perdu
Ce que tu gardes est foutu
Ne retiens pas les chevaux de ta tendresse
Ce qui n’est pas donné est perdu
Ce que tu gardes est foutu
Nous chuchotent au fond du bois les violettes
Ce qui n’est pas donné est perdu
Ce que tu gardes est foutu
Ce qui n’est pas donné est perdu
Ce que tu gardes est foutu
Ce qui n’est pas donné est perdu
Ce que tu gardes est foutu
Ce mot de passe ouvre toutes les tendresses
Ce qui n’est pas donné est perdu
Ce que tu gardes est foutu
Qu’abonde au chapiteau un ton sans vermeil
Ce qui n’est pas donné est perdu
Ce que tu gardes est foutu
Ce qui n’est pas donné est perdu
Ce que tu gardes est foutu
Ce qui n’est pas donné est perdu
Ce que tu gardes est foutu
Le mec de tes lèvres arides, d’un peu de sève
Ce qui n’est pas donné est perdu
Ce que tu gardes est foutu
A honorer trois fois j’ourdis la princesse
Ce qui n’est pas donné est perdu
Ce que tu gardes est foutu
Ce qui n’est pas donné est perdu
Ce que tu gardes est foutu
Ce qui n’est pas donné est perdu
Ce que tu gardes est foutu
Va aux baisers comme on va à la fontaine
Ce qui n’est pas donné est perdu
Ce que tu gardes est foutu
Voilà le contrepoison des chants funèbres
Ce qui n’est pas donné est perdu
Ce que tu gardes est foutu
Ce qui n’est pas donné est perdu
Ce que tu gardes est foutu
(JL Murat)
Sommeil où es tu ?
Mina, lasse, assise dans la douche exiguë, se laisse aller à la nostalgie. L’eau, pas très chaude, déborde tranquillement. Dehors, il neige.
« Quand j’étais jeune, tu vois, j’ai jamais eu besoin de personne. Et je faisais l’amour pour rien…
Maintenant que j’vis seul, j’repense aux vieux amis. Alors, des fois, j’décroche le téléphone. Mais ça sonne vide chez eux.
Je n’ai plus envie de tout faire tout seul. Je ne veux plus vivre seul.
C’est difficile maintenant, d’avoir confiance en moi. L’amour est loin, et ça m’aide pas. Ca me rappelle sans cesse que chuis seul et que j’vaux rien. »
Ben alors, Johnny, bois un coup, ça ira mieux!
Cherche Midi Suédois.
il s’approprie d’abord un nom,
un visage,
puis il se cherche des racines,
une histoire,
je l’ai vu,
perdu de vue,
je ne sais plus.
Igor tripote la caméra, filme les chats et ses doigts. Au bord du canal, les serbes exposent leurs trophées. Les chinois achètent. Cher.
Mode d’écriture qui repose sur l’exposition
immédiate de la phrase. Lecture
contemporaine de l’écrit. Temps
de travail aboli, rumination interdite. Ecrire
pour se débarasser de sa pensée,
lourde ou trop légère. On ne garde surtout
pas sa morve trop longtemps dans sa bouche,
on crache.
C’est comme ça, ça pourrait être pire.
vous, vous n’avez rien au coeur
et je vous envie
je vous envie
je vous envie,
beaucoup.
Ce sont ces petits riens
que j’ai mis
bout à bout,
ces petits riens
qui me venaient
de vous…
Comme sur un blog : mercredi.
le jour des enfants enfin,
ne pas penser à la petite
lucie, c’est bien triste
et on la pleure ce jour
sur tourguy au bord du
canal nous n’irons plus
petite lucie flotter tête
en bas avec les rats crevés
mon coeur saigne et il neige
sur paris hommage sordide à ton
enfance broyée petite lucie douce
fleur brillante ensuite les tables
furent couvertes de viandes antilopes
avec leurs cornes, paons avec leurs plumes,
moutons entiers cuits au vin doux, gigots de
chamelles et de buffles, hérissons au garum,
cigales frites et loirs confits. oué.
Alone in London

Où sont les femmes ?
Avec leurs gestes pleins de charme
Dites-moi ou sont les femmes ?
Femmes, Femmes, Femmes, Femmes,
Où sont les femmes ?
Qui ont des rires pleins de larmes
Auraient-elles perdu leur flamme ?
Flamme, Flamme, Flamme, Flamme,
Où sont les femmes ?
Igor passe la soirée tranquillement installé avec Stéphane Bourgoin et ses tueurs en série. Je sers du thé à tout le monde. Et des bretzels.
Johnny Halliday est mort.
| Ce matin, réveil tardif, Jérôme m’appelle vers 6h, on doit livrer le colis plus tôt que prévu, les chinois s’impatientent fortement. Métro dans les vaps, ma tumeur me taraude plus que d’habitude, les murs tremblent salement quand je débarque à République, au taquet… Ce matin, réveil matinal, Jérôme m’appelle vers 6h et bredouille je ne sais quoi à propos des chinois, je me rendors immédiatement sans plus jamais me soucier de cet appel. Ce matin, Jérôme m’appelle vers 6h, il me parle des chinois, ça semble mal pour le dirigeable, je raccroche, putain faut se lever. Ce matin la jambe de Jérôme m’appelle vers 6h. Ce matin la jambe droite de Jérôme froide contre ma gauche me réveille, impossible de me rendormir, la roupe me colle au plafond, y’a trop d’alcool dans les bars et trop d’gens avec qui le boire. Ce matin, 6h, je suis mort, tumeur chinoise ou tueur chinois, je ne sais pas vraiment. Ce matin 6h en tout cas et Jérôme… |
Le chat clignote.
Géutrémapoint
told me today
One persOn…
Others’ve seen
a little gu tout nu,
un manteau : Gu.
sun glasses : Gü.
& oOoilà !
(…)
SNIKT !
Dans les hauteurs.
Clémentine partie mystérieusement de Paris, m’appelle
des Alpilles, et me raconte qu’elle dort chaque nuit
dans un monastère différent, loge gratis
& dîne gratis à condition de faire la vaisselle.
Un aumonier lui a dit ça :« Cette saloperie de prochain !
On l’aime bien quand-même ! »
Finalement Clémentine m’avoue n’être pas contemplative,
et dimanche, elle descendra à Marseille pour retrouver la ville.
impossible de déchiffrer, si ton nom s’ecrit avec “i” ou “j” impossible de savoir, à combien de gens tu as donné ton adresse le lundi soir..
Et dans la corne de l’Afrique. Les ventres gonflés. Par la faim.
Que mille fleurs s’épanouissent ! Que mille tribus se multiplient ! Qu’un million de versions de la réalité rivalisent !
Ce qu’il faut faire
Dans ton texte, laisse apparaître les ratures, repentirs, contre l’idée
dégoûtante de la réussite, et du prêt à admirer.
ETC.
des indications intuitives
tu prends à gauche tant que ça descend
puis à droite quand tu es sur du plat
simple, joli(e) et efficace,
merci !
La révolution est en marche. Nos pupilles sont tellement énormes qu’on peut y écrire notre devise, en cinq langues. On trinque.
PROMIS DEMAIN, JE CHANGE DE METIER…

De toutes façons, j’ai toujours rêvé
de devenir chirurgien esthétique.
Si j’avais bu sur Tourgueniev – N°6
Je me trouvais vaguement incapable de rien faire, ce soir-là j’avais prévu de dessiner mais la blessure m’étranglait, la blessure qui prenait appui sur mes chevilles et remontait jusqu’à mon cou pour l’étrangler. Je l’imaginais âcre dans ma bouche, ce ruisseau noir qui me défonçait tous les tuyaux depuis deux ans, presque deux ans. Deux ans de malheurs, de paroles comme le vent.
Incipit : N’en pouvant plus ce matin-là il décida de découper son chien et de le faire figurer en bonne place sur le meuble du salon (épais, bois de bretagne, vernis sombre).
Dans tes pentes douces je m’imagine une histoire hors du commun mais c’est pourtant de celles-là qu’il faut se défier, il faut privilégier la simplicité.
Elle muscle son vide intérieur et soudain de ses dents jaillissent des mises-en-scène.
On vit à l’orée des charnières quand la pensée est un fil et que le synapse est sanglant. Tu couds et recouds sans cesse mon cul dans tes inventions, le radotage des petites vieilles te court sur la peau quand tu te penches dans le siphon, quelques gouttes froides pour t’aérer la brume et les cervicales blanchies. Let’s get this straight from the jump, I ain’t playing with your ass. Je penche dans le lavabo qu’est ce que tu crois que la vie est blanche et cicatrisée, les plaies scintillent je les abreuve de mascara dans mes plus grands instants de gloire quand je sais que les faux-amis sont là. La passé est saoudien dans des déserts sans armistices et les os blanchissent dans des plaines de sarcasmes, j’ai pas de parents, j’ai pas d’amitiés fidèles I’m the man with single and double and triple and four five six time them bitches mais je suis pas à plaindre, j’ai un évier dans lequel me troncher les rives et tous les lampadaires et tous les pare-feux et toute ta gueule qui va avec quand tu me mentais la gueule dans mes billets, aplati par le ciel froid, sale merde. Much bone and I don’t fail a test. I can’t be fucked with, you can’t touch this better grab hold. Bitch I’m so cold I’m like a 24 year-old north pole ! Quand les putains de chiens à six pattes et la truffe qui renifle le vide commencent à me serrer les chevilles j’ai envie de tuer leurs grand-mères, je me demande si je suis adapté à ce putain de monde, qui n’est pas plus sale qu’avant, pas plus merdeux, bien le même, pardessus les époques, glaciaires imperméables et changements d’avis. Tu vois, on sait pas trop pourquoi on bouffe des pâtes et qu’on répercute les mêmes souffrances. Bitch I’m doing bad and saying rhymes at the same time (I ain’t lying). Talking behind my back don’t make me no nevermind, cause all you can say is I’m smarter than Einstein. Tu vois, on s’imagine, on s’imagine souvent, ce qui reste à la fin de tout, c’est peut-être une simple perpétuation. C’est peut-être tout ce qui reste, au fond. Le corps d’un autre qu’on a poussé là. Matter fact I’m a tell you mother fuckers three things I’m a never do One : never gonna change my style Two: never gonna bounce, three: never gonna bow. I’m gettin tired of being sick and tired. Dieu merci y’a ta soeur que j’peux encore baiser. Sale Merde en été nous a trouvé un café sur une place ensoleillée – je vais me défoncer la gueule. Sale Merde a dit mon ange assieds-toi, sale merde. Le pire n’est pas que ça meurt le pire c’est quand on s’aperçoit que rien n’a existé, le mensonge jusqu’au fond du trouffion. Je ne serai plus là, je pense maintenant, mais pour quoi, puisqu’il n’y a plus personne. Se faire manipuler Suck big dick and die est si aisé quand on n’est pas affuté. Je suis une terre glaise, I can click just like the boot camp but I’m conscious like daughter Bitch I’m insane but um, you still be want in to claim that I’m your partner on me pétrit, j’ai plein de gentillesse en moi Picture I got more bitches on my dick than bitches at FREAKNIK
Tabula Rasa

Je voudrais pouvoir comme le Saule
faire table rase de nos tempêtes.
Deux longues de suite c’est comme écraser un serpent sur terrain plat ou jouer aux courses au mois de mai, c’est la mouise maximale. #chance
Tonight We Fly

ah ben non…
PsychoMiX
Farfadet mongol sans gravité, bonheur, pour vivre un chromosome : l’image manque. Couillonne ! 1917 : foirade.
Où es-tu ? En souvenir de toi tu vas voir le colt 45. Tu m’avais promis tes échasses, ton cabinet médical, Bianca ! Trust l’hépatite c Klingon. On va nous salir, emplafonner du temps et partager le singe. Les pédalos en lettres rouges, les répondeurs téléphoniques nus, tes casseroles … la classification périodique.
C’est fini. Je frappe.
J’aime.
aimer ?
Le cœur des policiers chasseurs !
Ils auraient aimé un préservatif, Igor.
Don’t care, tu t’en fiches. Amour, fictions, continent ? La poire, contre toi, was crying. I won’t forget ma pigne-pomme de pin,

never
Et nos amis, nos amours, sont ils morts, oubliés ou seulement pliés en morceaux égaux coulés dans une dalle du sous-sol, nos amants si doux.
on imagine facilement a quel point votre vie peut se
réduire a un triste énoncé qui chaque
jour se rétrécit jusqu’au ridicule ;
présence persistante bien qu’infime dont
le bruit me fait penser aux gémissements
terminaux d’une mouche que je viens d’écraser. Elle pourrait
constituer un sain motif de colère, voire de mépris,
mais la complaisance dans le regard que vous portez au miroir rend
difficile le détachement que suppose ce mépris.
Pourquoi ? Parceque je suis parfois aussi tenté de m’exercer
aux belles gesticulations devant le regard d’autrui. Craner dit-on.
Se pavaner dit-on. Se plaindre dit-on. Gémir dit-on.
Mais il y a autre chose a honorer (découvrir ?) le dehors.
(Je comprends la séduction de la chambre et le bonheur d’y rester en
compagnie ou seul pour jouir ou gémir. Exposez-vous dehors,
il fait assez bon. en ce moment. Je vous en prie, économisez vos images
vos confessions, il n’y a plus d’homme digne de se fondre dans l’attente de
l’amour, de disparaitre sans fracas.)
00h59 des cars déversent des touristes (des hommes) sur la place Pigalle: commerce du sexe, inclus dans le tour operator. Je ne sais plus bien à l’heure qu’il est s’il s’agit de commerce du sexe ou de commerce de l’amour. Ces hommes embrasseront entre deux verres d’alcool très cher, des lèvres qu’ils auront cherché toute leur nuit, il embrasseront, entre deux verres dont le prix rendra cher le fantasme, des poitrines qui s’offrent à eux. Ils en ont rêvé de cette femme qui s’offrirait et qu’ils chériraient tout à la fois. Beaucoup seraient prêts aujourd’hui à rester avec cette femme là, cette femme de peu qui leur coûte très cher. Ils lui cracheront dessus pleins de mépris, c’est leur vie qu’ils méprisent, à la chercher la femme idéale qui fera ci et cela mais qui ne leur donnera pas ce qu’ils croyaient peu leur importer pourvu qu’ils l’aient elle, l’amour. Cette sueur, ce foutre sale ils l’aiment, dans leur rêves aussi tout est devenu sale, s’est entâché à la lueur de la réalité, de la pauvre gratuité de leur vie.
Demain ces bus repartiront je dormirai et eux dans leurs rêves deviendront des pleureurs, des brutes qui ont leur vie derrière eux ou derrière leur crâne, qui joueront du violon sur des cadavres.
jeudi: Cecilia et Adelaïde font du shopping…

ça baigne…
le récitant : Faire l’amour en Corée du Nord, jouer aux indiens sur la glace et croire en la lutte des classes…
Etrangement agréable…
Je tremble
Je n’ai pas froid
Le sommeil me manque
Pas la quiétude
Enfin si parfois
S’activer…
Grande journée numérique…
Aucune certitude…
Jeudi, le blitz, Igor et Mina se retrouvent pour choisir un présent pour Carver dans les décombres de l’hôtel de ville. Le maire fume.
Je me suis fait tatouer un nénuphar sur la hanche, là ou repose la crosse de mon. Royal Air Force ou Red Army Faction, toujours vive le feu…
…
j’ai un peu les boules là
j’arrive tôt
mais
miss Car(r)o se lêve tôt
aussi
alors on cause
(et c’est cool)
et Costes me fait rigoler
donc
—————
merci Car(r)o et Costes
pour ne pas m’avoir laissé
seul ce matin
…
Et ici, les bombardiers, les sirènes. Tu vois, les filles à queues de poisson. On rase les murs, gratis.
J’ai eu un peu peur de ma douche ce matin…
« SOUMETS TOI TOUT ENTIER A TON MEILLEUR MOMENT. » P.V.
Comment poursuivre ? Voilà la question
qui m’avait occupé jusqu’au moment crucial
(dimanche matin) où je décidais
sans consulter mes femmes, mes docteurs, de changer
du tout au tout en reprenant sur un autre mode le travail : fini
le temps de l’éparpillement aux quatre coins du désir,
temps perdu d’errance sans consolation, vite, une autre voie plus
lumineuse (même si le soleil faisait encore défaut) avec
un face à face émouvant comme une image fixe
découpée sur un film de Bergman en silence,
bouche ouverte qui ne dit rien, sentence revenue d’une très
vieille lecture (Blanchot Au Moment Voulu, 1996, Limousin)
« FAIS EN SORTE QUE JE PUISSE TE PARLER. »
Ouroboros et vieilles dentelles.






















