Car les ânes, quoi qu’on en pense, sont plutôt difficiles.
La première contrainte, et la plus pénible de mon point de vue, est qu’il faut nourrir les ânes à heure fixe.
En l’occurence, il s’agit du matin, avant 10 heures de préférence.
Si jamais on déroge à cette règle, l’âne peut le faire remarquer de manière assez désagréable et parfois spectaculaire.
Cela s’est produit une fois, d’après ce qu’on m’a raconté.
Pris par je ne sais quelle obligation, le propriétaire des bêtes n’avait pu, en effet, leur donner leur botte de foin quotidienne.
Quand il est arrivé, sur le coup des 14 heures, il les a pourtant trouvé, tous les deux au rapport, calmes et l’air dégagé.
Il faut aussi savoir que dans le champ d’à côté, il y a deux chevaux. De belles juments de race, autrement dit dont la progéniture peut valoir très cher, pour peu qu’on les fasse monter par des étalons assez dignes.
Au moment de cette histoire, le propriétaire des juments prévoyait justement d’aller les faire engrosser je ne sais où dans l’ouest de la France.
Le pauvre homme emmène donc sa bête un jour de grande chaleur, la fait monter comme il se doit par un pur sang bien membré, et revient sur la colline des moulins. Il fait constater la grossesse, paie la saillie, et attend l’arrivée du poulain.
Bien entendu, au moment de mettre bas, ce sont deux grandes oreilles qui apparaissent au lieu du pur sang attendu.
Les ânes (on ne saura jamais lequel exactement), avaient sauté la jument ce jour où ils avaient attendu trop longtemps leur repas.
Voila pourquoi il me faut respecter avec rigueur cette première contrainte.
La reine des glaces m’avait banni des terres de L’Ouest et c’est le coeur lourd que je franchis pour la dernière fois les portes d’argent dont la cruelle engeance des fées me prive à tout jamais
Elle me plait. Et ça c’est vraiment chouette. J’espère que c’est réciproque. J’en sais rien en fait. Je ne la connais pas encore assez. Je vais lui demander : tu m’aimes un peu ?
Bobette : je crois que j’ai eu mes règles en même temps que le premier assaut Bob : oui, c’est toujours sanglant la guerre … Bobette : ohlala c’est trop nul la guerre … Bobette : avec mes analyses géo-politiques je pourrais être miss univers
L’écologiste avait établi que le nombre de pigeons était un facteur inversement proportionnel au nombre de rats,
les uns et les autres occupant la même niche écologique, il se demandait s’il valait mieux favoriser les pigeons pour réduire la population de rats, ou l’inverse
On va manger un horrible oiseau demain. Les lumières (les fleurs) sont belles, clignotent et les tables sino-nippones sourient, drôles. Au bout du monde tu passes pour moi des disques d’Amour. Dehors, il fait tout blanc, enfin. Tes mots me gardent à l’abri du vent. J’écoute Daho.
Je vous envoie un bouquet de ma main, Que j’ai ourdi de ces fleurs épanies. Qui ne les eût à ce vêpre cueillies, Flaques à terre elles cherraient demain.
Cela vous soit un exemple certain Que vos beautés, bien qu’elles soient fleuries, En peu de temps cherront toutes flétries Et périront, comme ces fleurs, soudain.
Le temps s’en va, le temps s’en va, ma Dame. Las ! Le temps non, mais nous nous en allons, Et tôt serons étendus sous la lame.
Et des amours desquelles nous parlons, Quand serons morts, n’en sera plus nouvelle. Pour ce aimez-moi, cependant qu’êtes belle.
Comme_a_la_maison me spamme : Je me tortille Comme je me suis rarement tortillé Dans tous les sens C’est l’appel des décibels ? Bizarre, je cours nu dans une forêt … Pas l’ombre d’un son J’entends bien un tamanoir Mais c’est tout … Ah … Chut … Une verrière … De la lumière … Du son … Des filles … un bar … des garçons … De la vie ! Et pas de tamanoirs !
Intermittent, retournes dans ton pays Intermittents fainéants à plein temps intermittents, rendez nous notre argent échassier trouves-toi un vrai métier faites des enfants, pas des intermittents la grossesse a 6 mois les femmes derrière, les hommes devant A bas, a bas, le second degré USA sors nous de ce mauvais pas Bush, Bush, montre nous la voie Monsieur Bush, priez pour nous la parité c’est pour les dégénérés Chirac président Monsieur Jean-Jacques Aillagon, tenez bon, s’il vous plaît Monsieur Raffarin vous nous faites du bien Raffarin nous voila Monsieur Pasqua vous m’avez donné la foi Charles Pasqua reviens les mettre au pas Mr Nicolas Sarkozy à la culture s’il vous plait Subvention égal dépense d’argent PSG fais-nous rêver Travail, famille, télévision Remettez le José au frais ! C’est pas les agriculteurs qui nous empêcheront de manger des hamburgers On aime, on aime les OGM La culture est une marchandise comme les autres Alain Delon, rejoins-nous à Chalon , Monsieur Chirac à Aurillac, Michel Sardou un peu partout TF1 c’est rudement bien ARTE c’est trop compliqué c’est toujours sous titré avec des films étrangers ARTE, c’est pas bien, on n’y comprend rien chacun pour soi, et pas les autres on est plus, plus de droite que vous non, non aux manifestations La droite est adroite, la gauche est gauche Afrique paye ta dette aux pays occidentaux Le Bigdil c’est pas si facile Star Academy c’est pas si mal que ça restons divisés les grévistes sont des gens qui ne travaillent pas les chômeurs sont des gens qui ne travaillent pas moins de festivals, plus de quinzaines commerciales Plus de corsos fleuris, moins de festivals de hippies le Puy du Fou dans toutes les villes on veut, on veut des sons et lumières les reconstitutions historiques nous apprennent des choses Monsieur De Villiers, vous avez de bonnes idées un vrai statut pour les majorettes la culture est une marchandise comme les autres manifestants, vous gênez les commerçants le FMI ne fait plus crédit Tf1 sur toutes les chaînes Mac Donald, dans les cantines Mickey nous fait rire, et Donald aussi 1 euro, c’est 1 euro Selliere président les retraités au boulot la police protégez nous la police pas trop loin de nous Nous sommes tous des américains les vrais artistes avec nous on veut des sous, pas des crassous Les vraies valeurs sont dans nos portefeuilles Les bonnes actions sont dans nos portefeuilles CAC 40 CAC 40 OUI OUI Jean Pierre Gaillard rends-nous l’espoir Joueur de djembé remontes dans ton cocotier les cheveux longs c’est pas pour les garçons les boucles d’oreille ça fait efféminé les boucles dans le nez c’est pour les bovidés les rastaquouères au frigidaire les manouches à la douche Pas d’allocs pour les dreadlocks Ma maison mon horizon A bas les colonnes de Buren La batucada ne passera pas par moi La culture ça fait mal à la tête
– tu refuses de me voir un jour sur deux, tu réponds pas au téléphone la nuit, tu fait des manip’ pour pas que je voies les sites sur lesquels tu surfes, tu trouves les prétextes les plus absurdes pour me faire des procès d’intention… Franchement, tu sais de quoi tu as l’air ? – d’un type normal ? – t’as surtout l’air d’un mec qui sort avec plusieurs filles en même temps.
Souvent quand je me branle Et que j’imagine un monde meilleur Un lieu de débauche de filles lascives Je pleure Y’a qu’une image qui perdure C’est ton visage sur le corps de ces filles Facile
Souvent, quand c’est souvent Et c’est assez fréquent Je bande et mon cœur Pompe Je sanglote
Souvent je mets du temps à trouver le sommeil A caresser de doux rêves Folie me réveille Je m’étire Mon horloge n’indique pas le jour C’est toujours la nuit Quand il y fait froid
Souvent j’attends les yeux fermés Et je me retourne Je blêmis dans le noir Et je me retourne Je me rappelle tes contours
Souvent j’attends mon tour Dehors il pleut Vaguement
Comme on peut difficilement élever des ânes en appartement, la première des choses à faire si on veut s’en occuper convenablement, c’est d’aller à la campagne.
Ce matin, il faisait un peu froid. Il tombait une sorte de neige fondue très désagréable et sur la colline des moulins (là où je me rendais), je craignais de trouver un vent encore plus glacial.
d’abord, organiser la chair l’étaler bien rouge (la prendre en photo avec un carreau de sucre comme mesure de référence) sortir la poele et un peu de beurre, ça chauffe, ça fond, ça glisse sur la surface chauffante l’étaler bien rouge et laisser le tout s’épouser ça fait un murmure chaud et ça sent le beurre chaud, la graisse fondue, la viande cuite la couper en deux avec un couteau de boucher la faire glisser dans l’assiette (et attention, saucer la poele avec un bout de pain de campagne)
***bonheur***
saucer l’assiette, soupirer d’aise, boire un peu de vin rouge et laisser croquer et juter la salade sous les dents en dessert, on ne veut rien, de toutes façons là on ne veut rien, personne d’autre, aucun autre élément, on est juste plein du meilleur, et on va attendre (c’est ça aussi) de se vider avant de recommencer à poursuivre l’happiness…
Musiciens, chanteurs et comédiens à la fois, menés de main de maître par un metteur en scène ingénieux, Antoine Scotto, La crevette d’acier surprend en permanence et nous présente un spectacle tout public d’une rare finesse. À ne manquer sous aucun prétexte.
… jeudi soir pas mercredi ça va bien ce soir je suis chez ELLE vraiment bien on va manger des pates rien de plus banal mais là, pile-poil et in arcadia ego sum …
Ping Pong citadin, passer entre les villes, leurs mailles, s’y perdre et s’y retrouver, sentir leur amour, leur désir et leur répulsion. Suivre ses sens, ne plus se sentir ?
Crier inutilement dans un énieme train, dormir plutôt que de faire le mauvais geste… bienvenue en gare de X ; une de plus, encore ?
Elles se ressemblent toutes et pourtant qu’elles sont particulières… ce sandwich est-il unique ou une représentation supplémentaire de l’éternel jambon dans du pain ?
Bienvenue à toi, brave Sans Domicile Fixe… Ta Gueule, pas besoin de ta concupiscence, je me débrouille avec la mienne ; elle peut déjà remplir bien des wagons à elle seule.
Ô joie, un banc solitaire, mouillé jusqu’à la couenne (à ne pas bouger, on fait du gras), dormir sans oublier, sinon ça ne serait pas drôle, et fermer la porte.
Vracarme Et il en vint à penser qu’il n’y avait pas de second degré, que le secret n’avait plus de prestige, la confidence, aucune classe, gesticulations vulgaires (des bruits sans significations), pas de promesses, d’extensions, humour limité jouissance minimale, méfiance — voilà comment parfois il voyait le monde, et voià que ce sale monde pouvait à tout moment se contaminer à ses rêves il comprenait très bien les déjections des modernes, leurs cynismes, et leur manque insensé de goût.
… le bord du canal laisser couler la masse empaquetée dans l’eau glacée se frotter les mains les plonger dans l’eau un frisson ne pas se retenir de pleurer encore se repasser la scène en boucle et imaginer que ça n’a pas existé puis regarder les bulles et le paquet qui se noie sous cette putain de lune …
"Ce serait tellement beau; Dans un monde nouveau; Sans ces barrières qui nous freinent; Sans retenue et sans haine; On serait tous unis; Tous ensemble pour la vie; On serait plus fort demain; Si on pouvait se donner
Encore un clochard qui voulais juste un abri pour la nuit. On l’a pris par le col et l’a balancé hors du train. Y avais une autre loco qui arrivais en sens inverse. L’a foutu du rouge partout, dégueulasse du sang de clodo. on peut même pas faire du boudin avec et pis l’étais trop maigre pour qu’on ramasse les bouts. Avec les os maybe nous ferons du SAVON…
Pages du héros (à la campagne) Le corbeau vient de me regarder ouvrir à nouveau les paupières, d’un air étrange, j’ai eu l’impression de n’etre pas un homme (aucune méfiance de sa part), ni une proie possible ; si les corbeaux m’ignorent, j’ai déjà gagné quelque chose, mais quoi ? La permission de voir, peut-etre. Je me plais à penser que les alouettes sont d’accord pour que je contemple leur plumage, que le pie vert est enchanté que je sois un auditeur qui apprécie sans culture son hennissement ; il y a les branches méandrines, le coucou qui pourrait folatrer, je ne lui ferai pas de mal, je suis là en ami, sans sciences, je l’ai dit, mais plombé d’idées imprévues. Ce que je vois se double de morts, d’imaginaire. Pourquoi est-ce ainsi ? Et pourquoi surtout résister ? La bombe cosmique est lachée, je l’ai déjà prévenue, et je continue dans un mélange d’angoisse et de bien-etre, et il faut etre fort pour ici faire naitre une tension à partir d’un si paisible paysage.