Faim, qui avale du vent après l’avoir soigneusement mâché La Mort lente qui ronge La lecture de mauvais genres Posée sur la table en fer Toujours insatisfaite, rongée par Tout ce qui s’élève au soleil Où mènes-tu, petit sentier ?
J’ai crevé la bulle, tout flotte à l’envers, les opposums me saluent et me sourient, l’étranger se couche près de moi pour me frotter, la lune dégouline dans le lac pendant que sonne minuit,
aller à un vernissage de purée de pois cassés marins, passer voir mes surfeurs au ventilateur, travailler pendant une marée minimum, aller en boite avec des dockers marseillais déjantés.
maman, serre moi fort contre toi, j’ai trop peur et j’ai trop froid !
récit objectif du jour : ce matin je me suis levé dans les jardins de l’Elysée, pas de garden party, alors je bouge. retour maison, attraper un fil de fer, ex-cintre, le foutre au trou bien profond, récupérer Ganesh et Mach 3, merci O. te parler enfin… retour à l’Elysée, toujours pas de bouffe. je file à Belleville de mon placard pour souper. framboise à suivre et ce soir… ce soir, te revoir.
Loin des feux familiers, je m’en vais. Je quitte ce territoire auquel j’appartiens. Sans me retourner, j’abandonne mon destin. Un jour, qui sait, je reviendrais.
L’après midi sera consacrée à la confection de la troisième maquette de mon livre d’images. (Successions de gestes, passage de corps improbables en couleurs, dans des villes visitées en 2000/2002 : Kiev, Damas, Istanbul, Milan, Paris, Marseille). Initialement le livre s’appelait DEFILEMENT. Mais A.C. trouve que le titre annonce un fonctionnement cinématique (séquentiel), alors que chacune des images est à lire individuellement. Pas dormi. Au réveil, (solution) trouvé SACCADES, je suis heureux. (Le projet comporte 32 images et une dizaine de pages de notes sur la photographie.)
Tu prends à droite puis la deuxième à gauche, là t’as un petit pont métallique bleu et rouge, tu le passes et tu contournes la place sur laquelle tu vas tomber… Ensuite, tu verras c’est facile, c’est toujours la première à gauche puis la deuxième à droite pendant trois fois. Quand tu en es là, tu verras un petit marché avec une église derrière, n’y rentres surtout pas! Fais un quart de tour sur toi même dans le sens de ta montre, et je serais à la terrasse (mais seulement s’il y a du soleil!)… A tout à l’heure…
je peux te parler longtemps de nous deux et de ce qu’il va se passer à la fin de la soirée je peux tout t’expliquer, mais à vrai dire, je crois que je veux te laisser la surprise complètement intacte… ça va être extra, tu vas adorer, surtout au début, c’est toujours agréable au début, comme on dit.
Le diable peut-il prendre l’apparence d’une (trop) jeune fille brune les cheveux courts, aux grands yeux noirs, au joli visage sur le quel flotte un sourire inexplicable ?
Peut-il apparaître seul, lors d’un concert et se trouver derrière moi, inaccessible mais évidemment visible ?
Peut-il me tenter juste suffisamment pour que ma timidité et mon inaction me soient insupportables ?
Il y a quelque chose qui s’ouvre parfois, une amitié s’amorce, un retour d’énergie comme des milliards de points qui convergeraient sur cet impératif : vivre ; l’échange doit se produire, car la chance tourne vite : la loi de l’alternance comme dit R. Laporte est une machine qui peut n’importe quand lui retirer ce pouvoir, alors urgence de tendre la main avant qu’elle soit brulée, pour construire son regard dans l’amour.
Un habitant de la Côte-d’Or a tenté de s’immoler par le feu, hier, vers 12 h 30, dans la commune de Malay-le-Grand. Il s’est aspergé d’alcool, alors qu’il se trouvait dans l’habitacle de sa voiture et a craqué une allumette. Puis il est sorti de la voiture en trombe et s’est roulé dans l’herbe pour éteindre les flammes, le tout sous le regard éberlué d’automobilistes de passage. Certains d’entre eux lui ont porté secours. L’homme, en slip, a été très grièvement brûlé.
Il a été transporté au Centre hospitalier Gaston-Ramon de Sens par les pompiers du centre de secours principal de Sens, avant d’être transféré au service des grands brûlés de l’hôpital de Clamart (Hauts-de-Seine).
Prendre du recul à chaque instant savoir faire la part des choses ne pas s’emporter pour des broutilles, s’énerver au moindre couac cool toujours! Open, tolérant. Ne pas avoir d’avis tranchés, être à l’écoute.
Voter pour le centre gauche. A Bas les extrêmes de tous bords. Participer à des repas de quartier, contribuer à des oeuvres de charité. Signer des pétitions pour les réformateurs iraniens contre la peine de mort, contre la faim dans le monde, pour la liberté de la presse…
Zen,
Trouver sa voie, la sérénité. Comme le blondinet pull près du corps, cuisine équipée intérieur froid gris blanc de la pub IKEA nous présentant ses étagères. Flanqué de sa femme et ses deux gamins, il a l’air épanoui des gens heureux qui vivent à crédit. PERPETUITE DE LA CONSOMMATION.
« Les libraires ne trouvent rien à redire: « Faire du marketing sur un mauvais produit, on pourrait s’en plaindre. Mais ce n’est pas le cas », selon Bertrand Picard. « Harry Potter a ouvert des millions d’enfants à la lecture », renchérit Sarah Thomas.
Parmi eux, Juliette, 13 ans, qui énumère les recettes du succès: « On ne bute sur aucun mot difficile, c’est pas comme Zola », « il se passe toujours quelque chose », « il y a des énigmes ». Et surtout, « comme c’est le seul livre que nous avons toutes lu, je peux en parler avec mes amies« .
Il y a donc le héros : créature inconnue, burlesque et tragique. (Quoique je n’ai pu explorer que le second registre.) Il y a le rapporteur : celui qui espionne faits gestes et pensées du héros. Homme au niveau juste du réel : vivant. Et l’autre, le scribe, l’homme du bureau dont je suis peut-etre le plus proche. Il écrit.Une voix extérieure me coupe à l’instant : » Vos complexités ne sont-t-elles pas exagérées ? » Dois-je répondre à toutes les objections ? Nous sommes inquiets. Et d’ailleurs qui etes-vous ? Les critiques. Les hommes au niveau juste de la raison. Nous nous marrons, c’est tout.
#38 (En témoin de la vie sordide, intérieur-jour.) Comment soulager l’énervement ? Ecrire multiplie la haine. Partir serait mieux mais il a rendez-vous avec une femme, alors il faut subir ces vieux cons alignés comme des bocks le long du zinc. La jeune fille : « Vous m’en voulez ? » — Absolument ! — Qu’avez-vous fait en m’attendant ? — Des projets de meurtres ! — Sortons s’il vous plait. — Bien entendu. Il faut imaginer le héros s’en allant, la femme à son bras vers une nouvelle aventure.
Maintenant que tu es là, Petite chose, Je ne vais pas te lacher Maintenant, Petite chose, Cache-toi et mets-toi à l’écoute de mon désir Tu sentiras le moment… Ici et là Ici ou là
Tatiana Repina est une courte pièce, si courte, qu’elle fut ignorée dans l’oeuvre de Tchekhov et n’a jamais encore été présentée sur scène. Elle est forte et vive cependant, comme le fait divers qui l’a vraisemblablement inspirée. C’est jour de noces : Pierre Sobinine se marie, selon le rite orthodoxe. Nous sommes, vous êtes conviés à ce mariage. Mais, au cours de la cérémonie, surgit le fantôme de Tatiana Repina. La maîtresse délaissée du marié s’est suicidée, quelques jours auparavant, par jalousie, »par désespoir ». Pierre voit son ancienne amante : actrice de province, elle jouait Tchekhov, Dumas, Labiche les auteurs en vogue dans la société moscovite de l’époque. La « dame en noir », par son acte insensé de dépit, devient l’exemple ; une épidémie s’en suit : les femmes de la ville se suicident par amour, et par déception. Valeri Fokine est un des chefs de file du renouveau théâtral russe. Il a présenté, en 1997,à Avignon, une savoureuse version des Ames mortes de Gogol, où le grand acteur, Igor Tourgueniev, affrontait vaillamment les avatars de ses délires. Cette année d’autres fantômes surgissent, issus d’un Tchekhov méconnu, où cohabitent, comme toujours, la farce et la tragédie. En insérant au spectacle des textes français des contemporains de l’auteur, Labiche et Dumas fils, Fokine confirme cet univers : l’inquiétante étrangeté de la vie quotidienne.
… lundi ici, tenir mon journal ici, ne raconter que ce qui est vrai ici, ne pas mentir, ne pas pipoter ici, ne pas embellir, ne pas salir ici, être moi même, en vrai ici, être une personne sans masque ici, être moi pas pour de faux ici, tomber les camouflages ici, être Igor Tourgueniev midi …
Par opposition à l’ischémie mésentérique gangréneuse, où la cause de la maladie est l’occlusion de gros vaisseaux, dans l’ischémie intestinale non gangréneuse, l’hypo-oxygénation est causée par une hypoperfusion de la micro-circulation dans les parois de l’intestin. L’occlusion secondaire des vaisseaux intramuraux est plutôt rare. De nombreuses causes peuvent déclencher cette maladie. L’hypoperfusion est le plus souvent causée par des maladies vasculaires, par exemple les collagénoses, la vascularite, le diabète, l’athérosclérose, ou par une augmentation de la viscosité du sang dans l’anémie à hématies falciformes ou une polyglobulie. L’hypotension aiguë, due à une hémorragie, à un infarctus du myocarde, à une insuffisance cardiaque congestive, à une septicémie ou à des vasoconstricteurs peut déclencher une ischémie locale chez des patients où la circulation locale est déjà insuffisante. En raison d’une circulation collatérale adéquate, la maladie est généralement limitée à un segment de l’intestin. La nécrose des parois de l’intestin est rarement transmurale et la péritonite est par conséquent une complication rare. L’ischémie intestinale non gangréneuse se manifeste dans l’intestin grêle sous la forme d’une « ischémie segmentaire focale », et dans le côlon, sous la forme d’une « colite ischémique non gangréneuse