En passant
Être une plaque sensible aux impressions
les plus variées, les développer
ou les racourcir. Restituer, inventer, parader,
triompher, chuter — voilà grosso modo
le sens (provisoire) que je donne à l’autologie.
« le suicide n’est pas une solution acceptable pour le tourgueniste.
celui-ci ne trouvant en effet aucune raison valable de vivre,
pourquoi en aurait-il de mourir ? »
— Eating red soup I wonder why
my love needs going so far
it’s time now to born again
and I feel your thrill in my veins
Times are troubled, don’t ask me why…
meetin’ da snake in da sky
is da worse scottish dream I’ve ever had
too bad.

c’était très étrange
même dans le cadre expérimental du labo
Kiki continuait à s’exploser la tête spontanément
Important : Parfois, au cours de vos pratiques, vous serez introduit à des mots et des techniques qui peuvent être la cause des hantises et des doutes subconscients. L’un de ces mots est «la magie». En fait, ce que les hommes appellent «la magie» n’est que l’action à distance que vous pouvez réaliser par l’intermédiaire de témoins structurels et de la Force Vitale, c’est à dire qu’elle est pratiquement identique à la technique radionique. Vous en saurez davantage sur les témoins structurels plus tard! On sait très bien que les hantises et les doutes suscités par le mot «magie» ont été à l’origine implantés par des gens qui eux-mêmes abusaient considérablement de telles méthodes à des fins égoïstes. L’ignorance a toujours été la méthode la plus sûre de dominer une grande partie de la population ! Par conséquent, nous avons décidé d’utiliser le mot «magie» (et d’autres mots similaires) chaque fois qu’il décrit le mieux la situation au cours de vos pratiques pour apporter des solutions positives et permanentes.
Dans le canard local de Montargis aujourd’hui, section « faîtes paraître vos annonces légales et officielles »:
S.C.P.A. MARTY-SAULINIER-NARDEUX
Avocats
182, rue grande – 77304 Fontainebleau
Tel.01.64.22.29.61 – 01.64.22.20.23 – 01.60.72.72.85
VENTE AUX ENCHERES PUBLIQUES
mercredi 21 mai 2003 à 14h30
au Palais de Justice de Fontainebleau (77)
159, rue Grande
D’UN ANCIEN CORPS DE FEMME
(…)
NOURRIR LES ANES #8 et fin
Voila.
C’était mon dernier jour.
Tout à l’heure, le propriétaire des ânes revient du ski.
Ce sera à son tour d’exécuter ce petit rituel matinal.
En rentrant tout à l’heure, j’ai examiné mon traitement de texte.
Il s’avère que je n’ai pas écrit une ligne du roman que je m’étais promis de terminer.
Mais bon… J’ai nourri les ânes.
Et ils m’en sont reconaissants.

Avoir son Home Cinema : rêve du cinéphile, et réalité du beauf moderne.
(B&M : Je ne dis pas ça pour vous, bien sûr. Au contraire.)
Le goût du tabac après le dentifrice…
Le grain de sa peau, son odeur et ses mains…
Etre au volant et faire du ruban !
La rue des Rosiers à Saint-Ouen…
Les rayons du soleil sur mon visage…
Le téléphone sonne… c’était pour dire rien !
An examination of Doinin’s missing grass types, by B. Simon ……………….. 1
Memories of some collecting trips in central Australia, by G. Chippendale ……………….. 7
Senecio lautus sensu lato – an unresolved complex, by P.W. Michael ……………….. 10
Selected papers from the Database Developments and Data Sharing Workshop – Introduction, by B. Conn ……………….. 13
The need for an international interchange standard – how international is HISPID?, by B. Conn ……………….. 14
The Australian museum icthyology databases – a national perspective, by M. McGrouther ……………….. 16
Towards ecological databases for a conservation organization, by M. Ellis ……………….. 17
On raconte que
« Jean-Yes est à la tête de Bushmix, un très important magazine en ligne analysant les interfréquences
du capitalisme phase 12 sur les courants artistiques contemporains.« .
Approche du héros
Fréquemment, le héros décide de vadrouiller dans Paris
pour laisser son regard circuler ; il a remarqué que depuis quelques
semaines, il observe avec obstination certaines facades d immeubles en cours de rénovation. Est-ce que cela veut dire quelque chose ? Souvent son attention privilégie aussi des détails insignifiants qui ne produiraient pas de
très jolies images. Il apprend ces agencements de choses banales,
sans les classer :
femme lisant dans un parc, pigeons en groupes sur grilles d aération, fils électriques emmelés, minuscule tete d enfant émergeant à la
surface d une haie, miroir brisé posé contre la porte d un magasin de jouets,
poignet en spirale d’une porte vitrée, numéros écrits à la craie
sur l asphalte, balai agité par un corps sans sexe apparent, homme allumant une cigarette sous une échelle, graffiti de cinq minuscules soldats sur un mur blanc, enseigne d un hotel dont il manque quatre lettres etc.
Il se dit que s il ordonnait cela, il comprendrait quelque chose ; certes le monde
resterait une énigme, mais il pourrait relier ces visions à son imaginaire.
Le risque ? Constat que ces regards de choses banales fassent de lui un etre banal ?
Et alors ? Et bien ainsi, il le saurait, et pour de bon.
(Doit-on lui laisser encore le désir de croire au caché, à l invisible,
au symbole, à toutes ces sornettes qui ne font que retarder la sentence qui suit ?
Si peu à voir, si peu à vivre, si peu à penser, si peu à attendre.)
cette étoile verte est celle de mon peuple,
une légende dit qu’elle est un dieu
qui a quitté le fracas des hommes
pour rejoindre le ciel,
mon peuple a aujourd’hui disparu
mais son étoile brille toujours.
Pourquoi ces infinies contradictions,
que vous m’imposez
et que vous vous imposez ?
Ne vous ai-je point ravi le cœur,
parmi ces monstrueux criminels ?
Ne suis-je pas sur cette planète
pour trouver la femme idéale,
au-delà de toute corruption, au-delà de toute lubricité ?
Pourquoi ne pas accepter,
humblement, cette révélation ?
Tous les jours je vous croise et tous les jours un peu plus, je souffre.
PS : si c’est juste un problème d’argent, dites-le moi, je suis riche et prêt à faire un effort substantiel.
Cet adorable minou
(non mais c’est vrai il est gentil…)
ne trouve pas de travail
pour délit de sale gueule…
Parlons-en à une certaine boîte d’interim
et surtout acceptons-le sur Tourgueniev SVP (…)

Question : les femmes informaticiennes sont elles des femmes ?
Counterquest : les feuilles aromatiques sont elles des feuilles ?
Laure de la maison du café nous en dira certainement plus
lors de notre prochain périple sur la côte atlantique
« Dès qu’il rentrera des Etats-Unis,
que l’indépendance sera faite,
je veux rever, hurler et faire la fete
pour mon doux La Fayette,
Indocile, fière et paillarde
Je veux porter très haut sa cocarde
chevaucher le canon à ses cotés
lorsqu’il mène nos hommes à la bataille
et par ce drapeau qui est le notre
je veux jurer devant lui
Je vous aime
et je n’aimerai jamais personne d’autre que vous »
Alice dit que la souffrance des hommes lui est indiffèrente,
qu’ils n’avaient qu’à faire attention en portant le regard vers elle,
elle se penche ensuite vers moi avec la sollicitude d’une mère
et me dit :
toi ce n’est pas pareil, nous sommes amis…
ah… Alice…
Une petite maison
où résonne la plus belle des voix,
des fleurs poussent entre les rondins,
les odeurs d’herbe disputent aux embruns
l’honneur de caresser ta narine délicate,
tes mains si fines parcourent l’écheveau
et tissent sans fin
mon amour, ma reconnaissance et mon respect
je t’aime toute entière
et parfois mon coeur pleure
de voir un ange entre mes mains grossières
et chaque jour se reproduit
ce miracle paien
tu me souris et tu m’embrasses
l:l:µn<
l:l:µn<
Sgt Rock Collection
Et les marines chantaient
(Et les marines chantaient)
Et les marines chantaient
(Et les marines chantaient)
Un truc qui m’ colle encore au coeur et au corps
Women
Les petites vieilles s’entretuaient devant ma porte. Que pouvais-je dire ou faire ?
Les séparer ? J’en étais capable. Mais une vicieuse me fit un croc en jambe.
Je tombai sur le parquet. Me relevant, j’en giflai une. Les autres se mirent à pleurer.
J’éclatai aussi en sanglot. Elles profitèrent de mon abattement
pour se remettre à se battre.
Loin des feux familiers, je m’en vais.
Je quitte ce territoire auquel j’appartiens.
Sans me retourner, j’abandonne mon destin.
Un jour, qui sait, je reviendrais.
Déçu par le Passé, angoissé par le Futur.
I.G.O.R.
je ne suis pas un avatar
je suis vrai
j’existe
je vais le prouver
et sur tes intestins
fumants
j’écrirai mon nom
G.R.I.S.H.K.A.
|
"Ce serait tellement beau; Dans un monde nouveau; Sans ces barrières qui nous freinent; Sans retenue et sans haine; On serait tous unis; Tous ensemble pour la vie; On serait plus fort demain; Si on pouvait se donner
la main" |
Elle me plait.
Et ça c’est vraiment chouette.
J’espère que c’est réciproque.
J’en sais rien en fait. Je ne la connais pas encore assez.
Je vais lui demander : tu m’aimes un peu ?
« Jamais peste ne fut si fatale, si horrible. Son avatar, c’était le sang, la rougeur et la hideur du sang. C’étaient des douleurs aiguës, un vertige soudain, et puis un suintement abondant par les pores, et la dissolution de l’être. Des taches pourpres sur le corps, et spécialement sur le visage de la victime, la mettaient au ban de l’humanité, et lui fermaient tout secours et toute sympathie. L’invasion, le résultat de la maladie, tout cela était l’affaire d’une demi-heure. «
bon, toujours partante ?
Souvent quand je me branle
Et que j’imagine un monde meilleur
Un lieu de débauche de filles lascives
Je pleure
Y’a qu’une image qui perdure
C’est ton visage sur le corps de ces filles
Facile
Souvent, quand c’est souvent
Et c’est assez fréquent
Je bande et mon cœur
Pompe
Je sanglote
Souvent je mets du temps à trouver le sommeil
A caresser de doux rêves
Folie me réveille
Je m’étire
Mon horloge n’indique pas le jour
C’est toujours la nuit
Quand il y fait froid
Souvent j’attends les yeux fermés
Et je me retourne
Je blêmis dans le noir
Et je me retourne
Je me rappelle tes contours
Souvent j’attends mon tour
Dehors il pleut
Vaguement
06 61 63 58 84
Facile.
Je défie quiconque d’affirmer que les sonates de Mozart
pour piano sont douces.. Les coupables sont rassurés par ce
qu’ils croient entendre. Mais ils stagnent dans une mauvaise interprétation
de la vie et de la musique. Erreur… Je le clame. Et je les entends déjà
vitupérer : l’énergumène, où veut-il en venir ?
Pas tout de suite les enfants.
Que regrettez-vous ?
Au commencement, comme tout le monde, je me suis dit : quel délice,
quel mouvement suave ! Puis écoutant inlassablement la même sonate,
elle devint odieuse. Je me mis à entendre autre chose… Je ne sais quoi…
comme s’il y avait une moquerie cachée dans la mélodie.
Mozart se foutait de moi. Mais je ne tombai pas dans le panneau. Dés les
premières notes, on s’attend à trouver une émotion.
Là ? rien…un défi grotesque sur lequel les épisodes
de ma vie ne font que buter. Et la musique continue de m’humilier ; elle diverge de mon
âme. Je suis exaspéré par cette douceur qui n’est qu’un cri avant la
sécheresse de mon cœur.Quoi alors ces sonates ? Des regrets de regrets.
contempler le reflet
qui tapisse l’interieur
de la bulle qui flotte
au dessus de l’eau
24 images seconde
défilent translucides
sur menbrane irisée,
fragile, & flop, générique
Le faire c’est l’entendre aussi c’est certain!
Ainsi, l’entendre n’est pas forcément le faire…
Mais pour se faire entendre,
encore faut-il entendre le faire…
La garder absolument en soi.
pas bof car la chose est bien trop précieuse, je
préfère la conserver au centre de ma vie,
plutôt que de l’exposer au regard des autres ; car elle
n’est que ce centre de ma vie et m’enchante
comme tu ne peux l’imaginer ; certes, elle me pèse parfois,
mais pas le projet d’en faire un objet de décoration,
je l’observe chaque jour davantage, je l’astique,
car ce n’est qu’en elle que je peux être sauvé.
les doigts tous abimés par les produits chimiques
j’essaie de comprendre
pourquoi tu me regardes
avec ces yeux là
je ne suis rien
d’autre que moi
je ne suis rien,
s’il te plaît,
ne m’aime pas
ce lendemain de fête
n’est pas pour nous,
oublie moi
salut félix j.
je sais pas si tu te rappelles de moi, parce qu’à vrai dire la seule fois où je t’ai vu t’étais foutument beurré… Mais j’avais envie de t’écrire, ou de te rencontrer pour de vrai, c’est sans doute ça la vérité. Donc voilà. Est-ce que tu te souviens? Chez Juliette, en août, j’étais avec xxx…
Par pitié souviens-toi…
julia-lo qui t’embrasse
Erratum.
(Compris l’impossibilité de parler en mon nom.
Plutôt se demander ce qu’il y a derrière le nom.
Avant le nom. Une créature épouvantable ?
Un sauvage que je me propose d’apprivoiser. La création
du héros comme un ego d’expériences, momentané, textuel.
Un être abstrait. Un moule dans lequel tout peut se fondre.
Même si le héros est une force vide, je suis responsable de lui puisque je l’ai crée. )
rewind…. facts ‘n figures from the past
Wired May 1996 – Muab Ntsia
Hype List : DVD : hype level=about to die from overexposure / expected lifetime=5 months
Wired Top 10 – Most popular winsock application : #1 Netscape Navigator 5089 downloads / … / #8 MS Internet Explorer 1567 downloads / #9 mIRC 1449 downloads
Jargon watch : GCI Joe : A hardcore CGI-programmer with all the social skills and charisma of a plastic action figure
TWIT$ : « Portofolio Value $1,755,831.25 (+75.58% overall since dec. 1994) » […] I’m trading TimeWarner for 1700 shares of Intel and using 3Com as a source of funds for 6000 shares of Adobe Systems […]
kiss my ass and call me judy ?




« Mademoiselle, grâce à notre technologie avancée, vous pouvez admirer sous tous les angles les resultats de votre future opération.
Adieu ridules, points noirs et cheveux gras… »
|
« […] Nous arpentâmes tout au long, couloirs, corridors, grandes et petites salles… Nous nous arrêtions au surplus ici et là… pour regarder une vérole, une névrite, un petit quelque chose… Bien sûr, ils avaient des draps ces malades, des châlits de troupe, de la paillasse, mais quelle crasse ! … bon Dieu ! quels débris ! quel grandgousien chiot moisi… quelle gamme d’horreurs… quel sale entassement poisseux !… de cachectiques sournois… d’espions grabataires, d’asiates rances, tordus de haines peureuses… toutes les têtes du cauchemar, je veux dire les expressions de ces malades… les grimaces de tous ces visages, ce qui émanait de ces âmes, non de la pourriture bien sûr, viscérale ou visible, pour laquelle je n’éprouve, on le pense, aucune répulsion, et tout au contraire un réel intérêt. Cependant le mélange de tant de hideurs… c’est trop ! … Quelle fiente désespérée, quel prodigieux ramassis de puants guignols !… Quel cadre ! Quel égout ! … Quel accablement ! … Pas un coup de peinture sur les murs depuis Alexandre !… Des murs ?… du torchis en étoupe de fange ! Une sorte d’immense insistance dans le navrant, la désolation… J’ai vu pourtant bien des naufrages… des êtres… des choses… innombrables qui tombaient dans le grand limon… qui ne se débattaient même plus… que la misère et la crasse emportaient au noir sans férir… Mais je n’ai jamais ressenti d’étouffoir plus dégradant, plus écrasant, que cette abominable misère russe… Peut-être le bagne du Maroni offre-t-il de pareilles accablantes déchéances ?… Ce n’est pas sûr… Il faut le don… Souvent l’on s’est demandé après lecture des auteurs russes, je veux dire des auteurs de la grande période ( pas des larbins soviétiques), par exemple Dostoïewsky, Tchekov, même Poutchkine, d’où ils provenaient ces hommes avec leurs transes, comment ils tenaient à longueur d’oeuvre le ton de cette rumination délirante, funèbre ?… cet épileptisme policier, cette hantise du bouton de porte, cette détresse, cette rage, ce gémissement de chaussure qui prend l’eau, qui prendra l’eau éternellement, amplifié cosmique…
Ce prodige devient compréhensible, le sortilège s’explique sans peine après quelques jours de Russie… On conçoit parfaitement ce déchirement. ce suintement, cette dégoulinade douloureuse de toutes ces âmes, comme autant de niches pourries sur les os d’un chien famélique, battu, perclus, condamné. Banale question d’ambiance au fond… nul besoin de rien forcer, de fabriquer le trémolo. Tout est là !… devant les yeux, sous la main… Il rôde certainement tout autour de ces gens, malades ou valides, de ces maisons, de ces choses, de ce chaos d’atrocités, une fatalité encore mille fois plus écrasante, implacable et louche, plus démoniaque invraisemblablement, que tous les Dostoïevsky de la période libre et heureuse (en comparaison) n’auraient pu l’imaginer. Raskolnikoff ? mais pour les Russes c’est du Bouboule ! … ce damné doit leur paraître somme toute assez courant, assez vulgaire, aussi spontané, aussi fréquent, ordinaire, que Bouboule ! … Ils naissent ainsi. […] » Louis-Ferdinand Céline – « Bagatelles pour un massacre » |











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