J’ai peur de rien.

Old par Rodia le 17 Avr 2003

J’ai la douce impression

Que tout le monde prend pour soi (…)

Cyber-people-world ego-concentration

mOi-mOi-mOi-mOi-mOi-mOi-mOi-mOi-mOi-mOi-mOi-mOi-mOi-mOi

Game Over Mister’player

Play again as a blOgger

Old par Gu. le 13 Juin 2003

laurence was here…

c’est toi chéri ?

– écoute, tu vas prendre un coup de pied si tu n’arrêtes pas de filmer.
– surement pas, j’ai des moyens de pression !

dravion

Old par Gu. le 10 Nov 2003

Conversation entre Charlie et le Voyageur, asile de Midgard (extrait)

[…]

– Ainsi, une instabilité n’est pas complètement fortuite, puisque c’est une situation donnée qui la provoque, une situation que l’on pourrait qualifier de « à risque ».

– C’est juste, même si nous ne sommes pas capables d’expliquer pourquoi elle survient. Une telle volonté est peut-être ridicule, puisque au fond l’instabilité est partie constituante du Flux. Et le Flux est. Toutefois, la récurrence de certains facteurs lors d’instabilités nous pousse à chercher des liens causaux dans tout cela. D’ailleurs, un autre facteur d’apparition d’une instabilité est la position sur la Forme dans une stabilité donnée. Plus vous vous approchez de l’Océan, plus la probabilité d’instabilité est grande. A l’inverse, plus vous montez sur les pentes du Ker, plus elle diminue. Une théorie a postulé que ceci résultait de la rotation de la Forme autour de son centre de gravité, si l’on adoptait la schématisation triangulaire. En fait, selon cette hypothèse, une stabilité serait une position de la Forme à un instant donné. Donc plus vous vous éloignez du centre de rotation plus la circonférence est grande, ce qui signifie plus de positions possible pour la Forme le long de cette circonférence, donc plus de stabilités. Qui dit plus de stabilités dit plus de passages entre elles donc plus d’instabilités. Ainsi, le Ker, plus proche du barycentre, serait plus stable. Mais cela supposerait définir la Forme dans chaque stabilité, alors que la Forme est plutôt une somme des stabilités, inscrite dans la durée.

[…]

if I were

a small thing

with two wings,

I’ll go in the air

all night & day

to fly, fly, fly away

no a bird, no a fairy,

no an angel, just me,

me in lullaby

I fly fly fly

(…)
Old par Gu. le 12 Oct 2003

une nouvelle doctrine : le décapitalisme

Old par M. Fox le 28 Avr 2003

J’ai la banane.

Old par Rodia le 07 Avr 2003

Old par M. Fox le 09 Avr 2003

J’apparais

Pourtant

Ma disparition

Est imminente

Je devrais certainement découper des oignons…
…mais pas des cébettes, c’est trop doux-trop bon…

Old par Gu. le 30 Avr 2003

comme un rocher abandonné en foret
je me couvre de mousse
sur ma face sud,

humant dans le vent,
guettant sans faillir
le moindre signe d’espoir

Old par M. Fox le 29 Jan 2003



La statue de la Liberté avait dès sa conception été équipée d’un discret système de motorisation. La robe, d’un bloc, ne permettait pas, bien entendu, une progression imitant un pas humain. En revanche, des roues rétractables couplées à une dynamo lui autorisaient un déplacement lent mais efficient sur une centaine de kilomètres. De même, la tête et les bras disposaient d’articulations assez élaborées bien que terriblement bruyantes. Le cristal placé à l’intérieur du flambeau pouvait, le cas échéant, libérer une énergie comparable à celle d’un éclair, et se rechargeait à l’aide du soleil. L’ensemble était manoeuvrable depuis la France, grâce à un réseau de fils cuivrés plongeant sous l’Atlantique. Pourtant, quand le gouvernement français décida de détruire New York dans un accès de folie, en 1923, la statue était tellement corrodée par l’air marin et les dépôts salins qu’elle ne bougea pas d’un pouce.

Old par DrT le 06 Avr 2003

Le tourguenisme est ce qu’il reste quand on a oublié de commencer

Je crois qu’il n’envisageait pas la vie comme nous l’envisageons nous meme,

il n’y voyait qu’un jeu

où il ne serait qu’un joueur talentueux

qui danserait au centre du monde

ordonnant l’univers de ses gestes doux et subtils

Old par M. Fox le 05 Juin 2003

Lui aussi…

…moi pareil!

Old par Gu. le 05 Mai 2003

je ne suis pas toi.

Old par M. Fox le 13 Jan 2003

le récitant : Tourgueniev est il soluble dans le vin blanc ?

Old par igor le 12 Fév 2003

Tu me baises bien, là, oui, comme je t’aime
Il n’y a que toi pour me baiser comme ça
Il n’y a qu’un toi, il n’y a qu’un moi
Il n’y a que toi pour me baiser comme ça
Il n’y a que moi pour être baisée comme ça par toi (…)

Old par Gu. le 30 Avr 2003

L’anarchisme est un mouvement d’idées et d’action qui, en rejetant toute contrainte extérieure à l’homme, se propose de reconstruire la vie en commun sur la base de la volonté individuelle autonome.

Old par igor le 28 Déc 2003

Old par D.b le 28 Juil 2003

Elle voulai l’inviter :
Pour une polenta sauce tomate avec en dessert la voie lactée
avant ils auraient fait
un tour sur la promenade plantée
et du patin d’été le nez au vent par les remblais protégés.
La nuit est arrivée
elle n’a pas osé
c’est raté…

dommage.

(c’est un poême-dommage)

Si tu ne peux plus être aimé, accepte-tu d’être haï ?

« I’m Nessie da huge black snake from da lock; are you in a mess? »

F

Old par Gu. le 28 Mai 2003

tout noir

ouais.

plus de messagerie…

tinnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn…

tinnnnnnnnnnnnnnn…

alors j’utilise le panneau des affitches d’annonces.

lost : cat

name : messagerie

colour : green

stripes ? : stripes !

call me home please ! : driiiiine !

ouala : merci

Old par Rodia le 27 Avr 2003


Old par -- Zan le 09 Juin 2003

le récitant : savoir manier le PHP devient aussi révolutionnaire que de savoir manier une kalashnikov.

Old par igor le 30 Mar 2003

l’effet et rien que les faits
fait 1 : je viens de me lever
fait 2 : j’ai laissé le thé trop infuser
fait 3 : elle mixe juste pour nous deux
fait 4 : elle est belle quand elle mixe
fait 5 : remarque : elle est belle aussi quand elle ne mixe pas
fait 6 : la marque sur mon front est revenue
fact 7 : j’aime quand elle porte ce paréo
fait 8 : je reconnais un morceau qui passe
fait 9 : once more with feeling [B6-07], je suis bien ici.
fait 10 : rentrer chez moi et bosser un peu
fait 11 : oublier que je suis si bien ici pour pouvoir rentrer.

Old par igor le 21 Avr 2003

Old par -- Zan le 15 Jan 2003

On va manger un horrible oiseau demain. Les lumières (les fleurs) sont belles, clignotent et les tables sino-nippones sourient, drôles. Au bout du monde tu passes pour moi des disques d’Amour. Dehors, il fait tout blanc, enfin. Tes mots me gardent à l’abri du vent. J’écoute Daho.

Old par igor le 23 Déc 2003

Old par M. Fox le 05 Jan 2003

Vous me liriez l’avenir ?

he ben…


Old par -- Zan le 13 Mai 2003

surement des admirateurs
© The Coca-Cola Company 2002

Old par M. Fox le 09 Avr 2003

include(salut);
include(message_peu_sympathique_mais_surement_partial);
include(demission_raisonnable_d_un_projet_pourtant_interessant);
include(formule_de_politesse);
include(signature);

Old par igor le 02 Mai 2003

influenZa prolific stickerS

Old par Gu. le 17 Nov 2003

« Soit elle ne clignait pas des yeux, soit elle clignait des yeux quand je clignais des yeux ».

Old par Chryde le 09 Juil 2003

Matin.
Se laver les cheveux avec Mixa bébé et sentir
à nouveau sur son crâne les doigts de sa maman, voilà
une sensation qui ne prête pas beaucoup à rire.

Fallait-il le dire ?


Old par M. Fox le 04 Juil 2003

Old par igor le 03 Déc 2003

Ce soir j’ai causé longuement avec mon ange gardien.

Nous avons évoqué son désengagement, son manque de motivation ces temps-ci.

Je pense qu’il traverse une mauvaise passe, il semble au bord de la dépression



...frères...

Old par Nicolai le 11 Avr 2003

Bande son : The White Stripes – We’re Going To Be Friend

Old par igor le 04 Avr 2003

Old par Gu. le 22 Juil 2003


j’ai un peu les boules là
j’arrive tôt
mais
miss Car(r)o se lêve tôt
aussi
alors on cause
(et c’est cool)
et Costes me fait rigoler
donc
—————
merci Car(r)o et Costes
pour ne pas m’avoir laissé
seul ce matin

Old par igor le 17 Jan 2003

beware! the banana cowboy is in town again.

L’Europe baigne dans le sang

« […] Nous arpentâmes tout au long, couloirs, corridors, grandes et petites salles… Nous nous arrêtions au surplus ici et là… pour regarder une vérole, une névrite, un petit quelque chose… Bien sûr, ils avaient des draps ces malades, des châlits de troupe, de la paillasse, mais quelle crasse ! … bon Dieu ! quels débris ! quel grandgousien chiot moisi… quelle gamme d’horreurs… quel sale entassement poisseux !… de cachectiques sournois… d’espions grabataires, d’asiates rances, tordus de haines peureuses… toutes les têtes du cauchemar, je veux dire les expressions de ces malades… les grimaces de tous ces visages, ce qui émanait de ces âmes, non de la pourriture bien sûr, viscérale ou visible, pour laquelle je n’éprouve, on le pense, aucune répulsion, et tout au contraire un réel intérêt. Cependant le mélange de tant de hideurs… c’est trop ! … Quelle fiente désespérée, quel prodigieux ramassis de puants guignols !… Quel cadre ! Quel égout ! … Quel accablement ! … Pas un coup de peinture sur les murs depuis Alexandre !… Des murs ?… du torchis en étoupe de fange ! Une sorte d’immense insistance dans le navrant, la désolation… J’ai vu pourtant bien des naufrages… des êtres… des choses… innombrables qui tombaient dans le grand limon… qui ne se débattaient même plus… que la misère et la crasse emportaient au noir sans férir… Mais je n’ai jamais ressenti d’étouffoir plus dégradant, plus écrasant, que cette abominable misère russe… Peut-être le bagne du Maroni offre-t-il de pareilles accablantes déchéances ?… Ce n’est pas sûr… Il faut le don… Souvent l’on s’est demandé après lecture des auteurs russes, je veux dire des auteurs de la grande période ( pas des larbins soviétiques), par exemple Dostoïewsky, Tchekov, même Poutchkine, d’où ils provenaient ces hommes avec leurs transes, comment ils tenaient à longueur d’oeuvre le ton de cette rumination délirante, funèbre ?… cet épileptisme policier, cette hantise du bouton de porte, cette détresse, cette rage, ce gémissement de chaussure qui prend l’eau, qui prendra l’eau éternellement, amplifié cosmique…

Ce prodige devient compréhensible, le sortilège s’explique sans peine après quelques jours de Russie… On conçoit parfaitement ce déchirement. ce suintement, cette dégoulinade douloureuse de toutes ces âmes, comme autant de niches pourries sur les os d’un chien famélique, battu, perclus, condamné.

Banale question d’ambiance au fond… nul besoin de rien forcer, de fabriquer le trémolo. Tout est là !… devant les yeux, sous la main… Il rôde certainement tout autour de ces gens, malades ou valides, de ces maisons, de ces choses, de ce chaos d’atrocités, une fatalité encore mille fois plus écrasante, implacable et louche, plus démoniaque invraisemblablement, que tous les Dostoïevsky de la période libre et heureuse (en comparaison) n’auraient pu l’imaginer.

Raskolnikoff ? mais pour les Russes c’est du Bouboule ! … ce damné doit leur paraître somme toute assez courant, assez vulgaire, aussi spontané, aussi fréquent, ordinaire, que Bouboule ! … Ils naissent ainsi. […] »

Louis-Ferdinand Céline – « Bagatelles pour un massacre »

Old par Rodia le 14 Avr 2003

Il est rare que je me souvienne de mes rêves. Je n’aime pas rêver.

Old par Rodia le 09 Avr 2003

Be quiet…

Old par Gu. le 21 Jan 2003

pour noel je veux une eolienne papa,

annule ta commande pour la bombe,
je veux sauver la terre finalement

Old par M. Fox le 06 Fév 2003

Old par Gu. le 04 Juin 2003

Et tes ongles, tu les as faits à la bombe ?

froide comme la beauté,
la deesse
a fait le voyage elle aussi,

et cette barque chargée de fleurs
sera aussi leur tombeau

Old par M. Fox le 14 Mar 2003

ils avaient
affrété
une grosse fusée
mauve
et rayée

pour aller
feter
l’anniversaire
de Marmitte
sur
la planète
des ondoyantes,

loin,
dans le cadran 33

Old par M. Fox le 10 Fév 2003

Moi non plus, je suis collée
et j’ai un train à prendre…
Je l’ai déjà raté six fois!
Prends donc une douche!!!

Old par Gu. le 09 Avr 2003

Et si Björk n’avait pas inventé l’esthétique…

Alors elle l’a ré-inventé féérique…

Old par Gu. le 07 Mai 2003

Corbac & Boris

Deux ou trois jours au vert, dans la Creuse,
dimanche après midi, Boris
nous rejoint en compagnie de son corbeau qui
s’appelle Corbac, l’oiseau s’agrippe d’épaules
en épaules, il est est nourri de wiskas
pour petits chats ; il grimpe sur la table
mais chie dessus, je le prends alors pour le déposer
sur la branche d’un noisetier, mais Corbac revient
aussi tôt vers nous, et le soir, quand Boris rentre
chez lui pour rejoindre sa femme, Corbac
me manque atrocement.

Souvent quand je me branle
Et que j’imagine un monde meilleur
Un lieu de débauche de filles lascives
Je pleure
Y’a qu’une image qui perdure
C’est ton visage sur le corps de ces filles
Facile

Souvent, quand c’est souvent
Et c’est assez fréquent
Je bande et mon cœur
Pompe
Je sanglote

Souvent je mets du temps à trouver le sommeil
A caresser de doux rêves
Folie me réveille
Je m’étire
Mon horloge n’indique pas le jour
C’est toujours la nuit
Quand il y fait froid

Souvent j’attends les yeux fermés
Et je me retourne
Je blêmis dans le noir
Et je me retourne
Je me rappelle tes contours

Souvent j’attends mon tour
Dehors il pleut
Vaguement

06 61 63 58 84

je m’abandonne
volontaire
tu me possèdes : je suis à toi

Old par M. Fox le 02 Mai 2003

j’ai repensé à cette histoire de FdM.
et c’est toujours la même question qui revient…

Les bals sifflent autour de nous

M’autorisez-vous, Madame,

à vous aider à escalader la barricade

pour rejoindre l’un d’entre eux ?

Old par M. Fox le 11 Juil 2003

Je n’espère plus rien de toi,
tu es une actrice
et tu le resteras

Old par M. Fox le 23 Avr 2003

je suis plein d'Amour
C’est toi chérie ?
Old par igor le 23 Oct 2003

c’est le plus beau paysage du monde

c’est le plus beau mais le plus triste


——————————————-

a essayer pour blogger en liberté :

blackblogger03 – 021268

vodkacoca – vodkacoca


——————————————-

c’est le plus beau paysage du monde

c’est le plus beau mais le plus triste

Old par igor le 11 Juin 2003

figure imposée : double meurtre avec appui facial

Old par M. Fox le 21 Fév 2003

Ils sèment
Il s’aime
Ells / M
Il s’émeut
Il sait me…

S’il m’aime…

Old par Gu. le 13 Mai 2003


Old par igor le 13 Juin 2003

Bientôt Noël !

Pensez-y !

et ils ont des caractères bien définis

Old par -- Zan le 28 Juil 2003

dans la bourrasque, j'avais trouvé la joie

Old par M. Fox le 06 Jan 2003

in love with an equation…

 
     
     
     
gangster???  
fuckin’bastards, you’llsee where is my chérie,  
  !
craché par  » i don’t know who yu’re » edited by Gü.  
Old par Gu. le 23 Oct 2003

(…) c’est comme dans tes poêmes d’amour plat-tonique
qui tombent à plat – gin tonic
je t’ouvre mes bras, je tombe encore plus bas
je suis en veine, je suis à toi
et tu n’est déjà plus là.
tu es au bar-tabac en bas
tu récite tes poêmes pathétiques
à des putes al-c(o)oliques
c’est pas trés chic de faire ça.

LOVE CAN DAMAGE YOUR HEALTH

Old par M. Fox le 19 Juin 2003

Je t’enverrais des mots, et ils seront si éloquents, que je n’aurais pas besoin d’en dire davantage.

JE VEUX JOUER AVEC TOI !

Old par igor le 08 Nov 2003

Histoire d’une heure facile

Le temps c’est toi,

Tu te déplaces en lui

comme un nuage dans le ciel.

le poison s’exprimait désormais avec insistance : « BOIT MOI »

Old par M. Fox le 19 Mar 2003

je te déteste,

tu es tellement réel !

Old par M. Fox le 12 Mar 2003

My Own Private Oscar Wilde

il y a une tache de sang

qui refuse de disparaître

de mes draps

et pourtant avant chaque lavage

j’applique le diable détacheur

du Dr. Beckmann

petite bouteille de plastique vert

dont la raison d’être

est l’extermination

des taches

de pus, sang et sperme

oui, le diable détacheur

est l’ami des draps

qui ont une vie active

mais

à chaque fois

la tache revient

changeant de couleur

passant du marron

au pourpre

et s’aventurant même

jusqu’au kaki

alors

trêve de Laperruqueries

si le fantôme de Canterville

a reprit du service

ça me fait quand même un peu flipper

Avoir un pote tout noir nommé Georges…

Faire la conversation à une assemblée imaginaire…

Faire assez chaud pour ne prendre que son vélo…

Ne plus aller sous terre…

Dévaliser l’usine haribo…

Parler avec la musique et s’écouter soi-même…

Avoir envie de ne jamais avoir lu ce livre… pour le commencer à nouveau…

Old par Gu. le 13 Mai 2003

Encore de l’amour
On n’en donne jamais assez…
Post-envoi d’amour

La hype, c’est tellement chiant que ça ferait crever un arbre.

Old par Nothing le 30 Avr 2003

lu ce matin dans la presse spécialisée:

« connasses diplomées
cherchent bites d’amarage
pour ancrer divers bateaux… »

dors, mon pépère

La Sauterelle Pèse Lourd

— Je vais t’expliquer, dit-il. Tout cette histoire d’authenticité ne veut rien dire. Ces Japonais sont des cloches. Je le prouverai.
Il se leva, se précipita dans son bureau et revint avec deux briquets qu’il posa sur la table.
— Regarde ça. Ils ont l’air identiques, n’est-ce pas ? Eh bien écoute ! Il y en a un qui a de l’historicité en lui. (Il lui fit une grimace.) Prends-les en main. Vas-y. L’un des deux vaut peut-être quarante mille ou cinquante mille dollars sur le marché des collectionneurs.
La fille prit les deux briquets avec précaution et se mit à les examiner.
— Tu ne sens donc pas ? dit-il sur le ton de la plaisanterie. L’historicité ?
— Qu’est-ce que c’est que ça, l’historicité ?
— On dit cela d’une chose qui contient quelque chose appartenant à l’Histoire. Ecoute. L’un de ces briquets Zippo se trouvait dans la poche de Franklin D. Roosevelt quand il a été assassiné. Et l’autre n’y était pas. L’un a de l’historicité à un point terrible ! Autant qu’un objet a pu jamais en contenir. Et l’autre n’a rien. Tu le sens ? (Il lui donna un coup de coude.) Non ? Tu ne vois aucune différence. Il n’y a pas de « présence plasmique mystique » ni d’« aura » autour de cet objet ?
— Mon Dieu ! dit la fille avec un respect mêlé de crainte. C’est bien vrai ? Il avait l’un de ces briquets sur lui ce jour-là ?
— Sûrement. Et je sais lequel. Tu vois où je veux en venir ? Tout cela, c’est une vaste escroquerie ; ils se jouent la comédie à eux-mêmes. Je veux dire par là, un revolver s’est trouvé dans une bataille célèbre, l’Argonne par exemple, et il est le même que s’il ne s’y était pas trouvé, à moins que tu ne le saches. Ca se passe là, dit-il en se touchant le front. Dans l’esprit, pas dans le revolver.J’ai été collectionneur autrefois. C’est comme ça d’ailleurs que je suis entré dans ce genre d’affaires. Je collectionnais les timbres. Les colonies britanniques de l’époque la plus ancienne.
La fille était à la fenêtre, les bras croisés ; elle regardait les lumières du centre de San-Francisco.
— Papa et maman disaient toujours qu’on n’aurait pas perdu la guerre s’il avait vécu, dit-elle.
— D’accord. (Mais Wyndam-Matron suivait son idée :) Suppose maintenant que l’an dernier le gouvernement du Canada où n’importe qui ait retrouvé les planches ayant servi à l’impression d’un vieux timbre. Et l’encre. Et un approvisionnement de …
— Je ne crois pas que ni l’un ni l’autre de ces deux briquets ait appartenu à Franklin Roosevelt, dit la fille.
— C’est là le point ! dit Wyndam-Matson avec un petit rire. Il faut que je te le prouve au moyen d’un document quelconque. Un papier établissant son authenticité. Et ainsi, tout est faux, une tromperie collective. Le papier prouve la valeur de l’objet, et non pas l’objet lui-même !

Old par igor le 11 Nov 2003

Ma femme couche avec un autre
moi

I feel so quiet…

Old par Gu. le 06 Mai 2003

NEPAS
NEPAS
Old par Gu. le 22 Nov 2003

« là ici »