Ce petit caillou que j’ai ramassé Je te le donne En gage d’amitié
Finalement non, un gage c’est trop laid Gageons que nous serons toujours amis Et ce petit caillou Je te le donne comme ça Sans contrepartie Sans garantie Sans le mettre au mont de piété de l’amitié
Que ladite personne qui m’a mailé ceci ne s’offusque point de retrouver ses mots (extraits) ci-après:
J’ai cru un instant (faute d’indication de date) que vous aviez craché « Je préfère coucher avec une carotte » en pensant à moi.
Après réflexion, je me dis que s’il m’était possible de cracher quelque chose sur tourgueniev.com ce serait la chose suivante : « Je veux bien être une carotte ».
Pardonnez-moi cette pensée botanique du matin, et passez une belle journée.
Erratum. (Compris l’impossibilité de parler en mon nom. Plutôt se demander ce qu’il y a derrière le nom. Avant le nom. Une créature épouvantable ? Un sauvage que je me propose d’apprivoiser. La création du héros comme un ego d’expériences, momentané, textuel. Un être abstrait. Un moule dans lequel tout peut se fondre. Même si le héros est une force vide, je suis responsable de lui puisque je l’ai crée. )
… Lâcher prise Tu prends cette petite boule qui fait mal Tu l’extrais délicatement avec tes ongles Tu la mets très loin de toi Tu la visualises très très loin de toi Et tu respires calmement Et ça marche ? Bof …
Si la guerre était un jeu qu’un homme ou un enfant Pouvait penser gagner Quelle sorte de règle Pour renverser un fou Et laisser la terre comme déteinte ?
C’est l’histoire d’une barge, pas belle, coincée, un peu autiste. Elle veut bien qu’on se foute un peu de sa gueule. Mais arrive un moment où il faut arrêter de déconner. Et alors tout le monde crève dans d’atroces souffrances. Et puis sa maman qu’est pas contente parce qu’elle est l’incarnation du mal veut la poignarder. Mais elle la tue grâce à ses pouvoirs magiques. Et puis elle se suicide pour que plus personne l’embête. Et la copine du beau blond (qui est mort dans d’atroces souffrances) est traumatisée à vie. Moralité : j’aime bien le vert pâle.
Il y a donc le héros : créature inconnue, burlesque et tragique. (Quoique je n’ai pu explorer que le second registre.) Il y a le rapporteur : celui qui espionne faits gestes et pensées du héros. Homme au niveau juste du réel : vivant. Et l’autre, le scribe, l’homme du bureau dont je suis peut-etre le plus proche. Il écrit.Une voix extérieure me coupe à l’instant : » Vos complexités ne sont-t-elles pas exagérées ? » Dois-je répondre à toutes les objections ? Nous sommes inquiets. Et d’ailleurs qui etes-vous ? Les critiques. Les hommes au niveau juste de la raison. Nous nous marrons, c’est tout.
» Sur l’avenir tout le monde se trompe. L’homme ne peut-être sûr que du moment présent. Mais est-ce bien vrai? Peut-il vraiment le connaître, le présent? Est-il capable de le juger? Bien sûr que non. Car comment celui qui ne connait pas l’avenir pourrait-il comprendre le sens du présent? » L’ignorance, Kundera
« Comment as-tu pu, mon Dieu, Dans ma détresse, dans ma crainte et mon découragement, te détourner entièrement de moi ? Hélas ! ne connais-tu plus ton enfant? Hélas ! n’entends-tu pas la plainte De ceux qui te sont Attachés avec fidélité ? Tu étais mes délices Et tu m’es devenu cruel; Je te cherche en tous lieux, Je t’appelle, je te réclame à grands cris Mais je n’entends que ma propre plainte et ma lamentation ! Il semble que tout cela te soit indifférent. »
Jean-Sebastien Bach – Cantate BWV 21 (Récitatif T – Violon I/II, Viole, Basson et Orgue et Continuo)
elle semblait comme happée par l’ombre et l’inconnu, et me laissait seul avec mes regrets et ma tristesse,
je me souviens qu’elle a beaucoup pleuré à cette période, peut etre plus que moi,
je ne pouvais pas lui en vouloir, je l’aimais et je crois qu’à sa manière, meme si elle prétendait le contraire, elle m’aimait encore
ses petites marques d’affection, ses coups de fil fréquents pour s’enquérir de mon moral, nos diners et nos sorties au théatre… notre complicité, tout me montrait qu’elle m’aimait encore
je revois ton sourire et tes cheveux que j’aime tant caresser, ils me plaisent autant qu’au premier jour et cette image me contente et me contentera encore longtemps
Je l’ai encore dans la tête Je n’ai plus de libido Je suis à moitié dépressif et tout à fait torturé Je passe mon temps à bosser et à boire Es-tu prête à supporter un tel supplice ?
« Fading : Epreuve douloureuse selon laquelle l’ëtre aimé semble se retirer de tout contact, sans même que cette indifférence énigmatique soit dirigée contre le sujet amoureux ou prononcée au profit de qui que ce soit d’autre, monde ou rival. » Fragments d’un discours amoureux, Roland Barthes
Je reconnais bien cet endroit plusieurs fois la même sensation. L’immeuble se jette à mes pieds et je me roule en boule il m’a fait paniqué. Code griffoné sur papier sais plus dans quelle poche il est. ah! 237B escaliers dévalés j’y vais aucune idée d’où j’vais. Quoique ç’a y est j’viens d’comprendre j’peux zoomer dans la cam’ je fais partie de la scène visée.
J’ouvre un oeil seul le réveil peut dicerner le rêve de la réalité. Le mien il dit qu’il ne se fait plus assez tôt pour faire des pleins et déliés sur un songe tout froissé à repasser mis au rencart dans un panier nié déjà oublié songe parti dans les lymbes du passé. Mes yeux-aiguilles transcendent la réalité mise en marche en direction assistée pilote automatique je courbe l’échine totale sous le contrôle de la machine emprise schizophrénique robotique précision cission neurologique la voie dans la tête veut que j’accomplisse une mission…
Il y a un papillon chez moi que je n’arrive pas à déloger Il vole partout, il papillonne quoi… Ce qui m’embête c’est que s’il pouvait parler Il trahirait tous mes secrets les plus honteux Je suis un peu mal à l’aise maintenant Un peu intimidée Est-ce que c’est ça l’oppression?
Les voyages d’affaire sont parfois complexes et porteurs de stress, c’est pourquoi : 3 500 m2 de salons de réunion et de réception où les produits du terroir sont à l’honneur un service d’exception au décor raffiné et intime service voiturier et salon de coiffure idéalement situé dans un environnement unique et magique.
#23 Parole vaine du héros. La voix souveraine, elle revient, c’est ça : tressautements de sensations et je parcours le temps, je revis en une minute les dernières journées, et je vois un esprit insatisfait, une tête bien faite. E. m’a dit que j’aimais la douceur de mon visage. Est-ce ainsi qu’il faut lire les traits du héros ? Douceurs sourdes. Je ne vois pas pourquoi je m’interdirais de relier mon bonheur à l’écoute d’une cantate. Et si la quête du héros c’était de se rapprocher de dieu ? Ha non. Pas sérieux. Pas aujourd’hui. Pas dans l’époque. Et je me tairais enfin ? A la droite ? Le ciel ? Oui j’aime regarder le ciel. Mais cela ne prouve rien. Le héros veut anticiper, brûler des étapes, se brûler la vie pour un chemin somptueux. Est-ce que je mérite cette éternité ? Cette facilité ? J’écoute donc la voix souveraine de Barbara Hendriks au nom du père inconnu. Et j’attends. Posture essentielle du héros, chasseur grotesque ; mouche aux ailes d’anges.
– Allo ? – Bonjour, c’est ta grand mère – Ca va ? – BONJOUR. – Oui, bonjour… – Tu donnes pas beaucoup de nouvelles, hein. – Ouais, tu sais, moi, la famille. – Bon. Je reste pas longtemps parce que, hein, ton portable, ça coute cher. – Tu fais comme tu veux… – A part ça quelles sont les nouvelles ? – Bah… comme d’ab, je taffe. – C’est bien, ça, si tu as du travail. Bon, si tu veux de mes nouvelles tu appelles, hein ! – Oui, oui, bien sur. – Bon, je te laisse, hein, parce que ton portable, ça coute cher, hein ! – Ok. Salut. – Salut.
… ce soir les brigades tourguenistes saouleront le vil avant de l’écorcher pour que ses cris d’horreur ne puissent donner l’alarme aux tribus ennemies. …
« L’homme est un animal, il est né comme ça. Il est pourri dès la naissance. C’est un animal condamné et très subtil à la fois. C’est un vice de naissance. Qu’est ce que l’histoire ? La démonstration de l’inhumanité de l’homme. Quelque chose d’impur, de méprisable. Je crois que c’est sans remède. »
Les soirs où il fait chaud on aime bien descendre se promener en ville. On a qu’à mettre notre brassard : »animaux civilisés » et tout se passe bien, personne nous dit rien. On boit une mousse à la terrasse du Zorba ne regardant passer les filles, ou bien on va faire un billard.
« Une forteresse et une prison dans Paris, la Bastille fut un symbole de l’absolutisme royal avant la Révolution Française. Sa construction démarre en 1369 et fut originellement dédiée à la défense de la ville. A partir du XVIIe siècle, la forteresse fut utilisée comme lieu d’emprisonnement. Voltaire et le Marquis de Sade furent permis ses hôtes les plus célèbres. En juillet 1789 un jeune juriste Camille Desmoulins appela à l’invasion de la Bastille dont les canons menaçaient le quartier populaire du Faubourg St-Antoine. L’histoire a retenu la date du 14 juillet 1789 comme date officielle de la prise de la Bastille. C’est pourquoi depuis la Place de la Bastille que partent les manifestations de protestation ainsi que le défilé syndical du 1er Mai. »
Où cela avait-il commencé ? Que pouvais-je envisager ? Revenir ? Chercher les causes premières ? Oublier ? Me briser le cou ? Une peuplade d’images, faussées par les medias, les contes et les livres, m’insupportaient, et contre le récit que je pouvais faire de mon enfance, je préférais encore mettre à jour une nouvelle porte, définitivement close, oubliée.
le récitant : d’après les experts, il existerait une méthode secrète ‘sannen-goroshi » qui consiste à porter un coup entraînant la mort à coup sûr au bout de trois ans.
Le Pakistanais ou l’Indien qui vend dans le métro de petits talismans hypnotiques est-il un extra-terrestre (intra-terrestre) cloné 10000 fois. Ces petites choses violettes de formes cristallines qui clignotent de manière régulière peuvent-elles être vraiment achetées ou servent-elles uniquement à nous téléguider au travers des couloirs du métropolitain ou même à permettre notre total contrôle depuis Alpha du Centaure (le centre-terre) ? Si vous croisez l’un de ces personnages dirigeant ostensiblement vers vous une poignée de ces engins maléfiques : détournez le regard. Le port de lunette teintée ne semble pas efficace.
– Acheter du feutre pour les pieds de mes fauteuils qui rayent mon parquet – Enduire mon parquet d’un mélange d’huile de lin et d’essence de thérébentine (salon + bureau) – Lancer une machine de blanc (serviettes, torchons, draps…) – Changer les draps (ça commence à faire longtemps) – Trouver une hache de poche (avec un manche en bois, c’est plus rustique -> Bricorama.) – Prendre rendez-vous avec la victime – Te chercher à la gare – Présenter mon travail à Avril.exe (je sais même pas ce que c’est que ce truc) – Aller à un apéro surprise (si il est confirmé) – Rentrer – Te faire l’amour toute la nuit durant (pas trop quand même, parce que dimanche j’ai du boulot)
Autologie, un retour. Et vint à lui cette idée désarmante Laquelle ? Avalée. « Si écrire ce n’est ni dire, ni nommer, on est mal barré » Rire (doucement.) Digérée Restituée Sauvée Michaux : « Je n’écris pas pour construire, juste pour préserver. » Le silence entre les mauvaises pensées du héros me fatigue. Indigestion. Se relire à la gueule de bois. Et puis exposer tout cela : obscène ! Se réfugier dans les livres des autres ; dormir dedans, faire l’amour dans les marges. Il faudrait qu’à partir de ces notes, on puisse déduire un certain nombre de choses sur lui. Ecrire à blanc comme tirer à blanc off course !
« aujourd’hui, c’est une journée spéciale: si tu fait bien attention, tu remarqueras que tout le monde ressemble à Jean Gabin. Dans les cafés, tout le monde parle avec un drole d’accent parigot, même les filles se mettent à porter des casquettes un peu de coté, et les gens ont un petit regard bleu mouillé, comme Jean Gabin. Si tu allumes la télé, tu verras sans doute un des enfant de Jean Gabin, sa fille ou son petit fils qui trainent sur le plateau de Drucker; ou bien un acteur diras avec un regard pénétré et une voix rocailleuse: « t’as de beau yeux, tu sais », ou bien ça pourrais être la rediffusion de « la bête humaine »… c’est Gabin day… »
En exclusivité sur Tourgueniev : J’ai couché avec un bloggeur, c’est moi. Quand je vous dis que je sais pas écrire, que j’ai que de la gueule et qu’en plus j’ai aucune inspiration ni imagination : 1 post nul en une semaine… Je vais bientôt fermer, d’ailleurs, j’ai autre chose à foutre…
Le baiser métallique de ma cigarette cokée semble pénétrer l’ombilic de ma langue brûlée. De l’interstice d’une plaie dans ma bouche s’évade une pensée qui se vrille en volutes s’extravase et me provoque une extase.
Pour laver ma blessure je lèche avec indescence les lêvres de ma pensée dont j’embrasse et j’aspire tendrement l’essence.
Vidée peu à peu de mon sang et de ma substance je perds désormais la braise de mes sens.
Je perds désormais la braise de mes sens et doucement mes yeux se détachent de leur orbite les yeux de moi miment devant moi l’émoi d’une danse démente pour suivre la transe de ma pens-ée qui se meut.
Je m’évapore peu à peu au contact incandescent de cette pensée et de mon corps il ne reste plus sur le lit froid que les cendres qui se répandent.