Il y a quelque chose qui s’ouvre parfois, une amitié s’amorce, un retour d’énergie comme des milliards de points qui convergeraient sur cet impératif : vivre ; l’échange doit se produire, car la chance tourne vite : la loi de l’alternance comme dit R. Laporte est une machine qui peut n’importe quand lui retirer ce pouvoir, alors urgence de tendre la main avant qu’elle soit brulée, pour construire son regard dans l’amour.
Elle vit encore dans ma tête, dans mon âme et dans mon coeur. Le sexe, ce n’est pas la fête, j’en ai bien peur. Je suis immensément stressé mais je fais bonne figure. Je passe mon temps à bosser (et à boire, c’est moins sûr).
J’ai recommencé à fumer
Toi qui que tu sois, qui que tu seras, es-tu prête à m’aimer ?
l’effet et rien que les faits fait 1 : je viens de me lever fait 2 : j’ai laissé le thé trop infuser fait 3 : elle mixe juste pour nous deux fait 4 : elle est belle quand elle mixe fait 5 : remarque : elle est belle aussi quand elle ne mixe pas fait 6 : la marque sur mon front est revenue fact 7 : j’aime quand elle porte ce paréo fait 8 : je reconnais un morceau qui passe fait 9 : once more with feeling [B6-07], je suis bien ici. fait 10 : rentrer chez moi et bosser un peu fait 11 : oublier que je suis si bien ici pour pouvoir rentrer.
« Once upon a time you dressed so fine You threw the bums a dime in your prime, didn’t you? People’d call, say, « Beware doll, you’re bound to fall » You thought they were all kiddin’ you You used to laugh about Everybody that was hangin’ out Now you don’t talk so loud Now you don’t seem so proud About having to be scrounging for your next meal.
How does it feel How does it feel To be without a home Like a complete unknown Like a rolling stone?
You’ve gone to the finest school all right, Miss Lonely But you know you only used to get juiced in it And nobody has ever taught you how to live on the street And now you find out you’re gonna have to get used to it You said you’d never compromise With the mystery tramp, but now you realize He’s not selling any alibis As you stare into the vacuum of his eyes And ask him do you want to make a deal?
How does it feel How does it feel To be on your own With no direction home Like a complete unknown Like a rolling stone?
You never turned around to see the frowns on the jugglers and the clowns When they all come down and did tricks for you You never understood that it ain’t no good You shouldn’t let other people get your kicks for you You used to ride on the chrome horse with your diplomat Who carried on his shoulder a Siamese cat Ain’t it hard when you discover that He really wasn’t where it’s at After he took from you everything he could steal.
How does it feel How does it feel To be on your own With no direction home… Like a complete unknown Like a rolling stone?
Le langage du héros vaste problème. Comment puis-je en meme temps exprimer une émotion, communiquer une pensée ; qu’on me reconnaisse sans me caricaturer, parler d’autre chose que de ce que je suis en train de dire, laisser le sens plurivalent mais précis quand meme ; moins allusif que Mozart, aussi pointu que Webern, drole, sincère, grave, catastrophique, touchant, aimable ? Tout à la fois ? Plutot se perdre. Le héros fonctionnera pas à pas. « Quelle immensité et quelle misère dans le langage ! » Le héros ne devra pas comparer le langage à un monde car il n’est pas poète. Il bravera les tentations lyriques, et revera comme il se doit, à de grands récits.
– il ne pose jamais de questions, je ne sait pas ce qu’il en pense. – tu ne sais pas s’il éprouve de la jalousie ? – son attitude signifie clairement que non…
aliénation je crois que c’est la pression qui m’empêche de poster plus beaucoup plus de gens lisent plus d’auteurs aussi c’est moins simple d’assumer la partie « rigolade » initiale du projet
Le Cinquième Feu fait, une dernière fois, circuler le Sel blanc autor des Granules et le superflu, définitivement, peut être abandonné et jeté par l’artiste. (…) L’Artiste a appliqué les deux dernières touches de Quintessence sur la Pierre, en la laissant bien sécher entre chaque application: de Jaune foncé, celle-ci est passée à l’Orange, et maintenant la voici Rouge, parfaite et pure, et prête à opérer le miracle de la transmutation.
la signification le sens la réalité de ce truc là est si pénible parfois à appréhender que l’on se demande si l’on doit ou même si l’on peut se permettre de continuer sans être de vils profiteurs ou si même il est possible de ne pas devenir un jour l’image elle-même plutôt que la réflexion maline et dénonciatrice de cette image en question en clair se retrouver sur la cible et recevoir les couteaux et quitter le rôle du beau ernesto zappa le lanceur fou pour se retrouver dans la peau de la douce mais impudique zoé gravillon qui a tant à dissimuler aux yeux du monde comme par exemple ses compromission avec jonas janus le directeur du cirque nain qu’elle voit en secret afin de lui soutirer de l’argent et des caresses buccales.
Complainte du héros #44 Vous insinuez qu’il n’y a aucune différence entre lui et moi, que cette division est une coquetterie, ou pire une lacheté, que je n’ose pas assumer le grand jeu, le grand bavardage de soi, et que j’use de ce moyen à des fins de duperie, façon complaisante de complexifier la tache ? Oui vous avez raison, en un sens, mais la réponse à votre scepticisme prendra un tour violent et sincère : sachez docteur que je me considère à la fois comme le sujet le plus banal qui soit (et dont la vie ne mérite aucune considération) et aussi comme quelqu’un menacé de disparaitre ; ainsi j’ai confié au héros, digne représentant de mon ame égarée, la mission d’agir pour me requinquer et retrouver dans la vie et dans l’autre des petites graines que j’ai plantées jadis.
Je m’aime, je m’aime, je m’aime, je m’aime, je m’aime, je m’aime, je m’aime, je m’aime, je m’aime, je m’aime, je m’aime, je m’aime, je m’aime, je m’aime, je m’aime… « Ouf, j’avais tellement besoin de le dire.«
#41 Quelques titres pour prendre la responsabilité de ces divagations : Bataille de soi pour moi. Les pages d’un héros. Autologie. Je connais un peintre qui depuis des années, écrit des titres pour des œuvres pas encore réalisées. (FR. M.) ex : « Le babouin va-t-il enfiler Milou ? » Trouver un titre pour un travail au milieu de lui-meme.
Je pense entretien avec ma conscience A haute voix je dis avec ma confiance… Ca commence fort…
Avoir des ouïes de violon tatouées dans le bas du dos…
Mais elle se prend pour une oeuvre d’art celle-là? N’a-t-elle pas pensé avant de faire une chose pareille à l’aspect instrumental qu’elle inscrivait à tout jamais sur son corps?
Bien sûr que si espèce d’imbécile!!! Ce n’est pas la femme-objet mais l’objet de la femme dont il était question… Elle s’est aussi figurée que ce corps n’était que l’instrument de son esprit… Telle la contrebasse, elle pouvait le faire sonner, vibrer, adaggio, jouer de mieux en mieux…
Page improbable du journal du héros (Hiver 2003) Ce soir, désir de retrouver les points sensibles d’une journée réussie . Matinée triste, j’écris à J.P.R. lui fait part de mon ambition d’enseignant en art, structure plus solide que celle ou j’officie maintenant. J’évoque aussi l’écriture, prise entre « acte et reverie. » (Il me semble qu’elle conservera toujours cette double instance.) Déjeuner. Rendez-vous avec M. qui souhaite me montrer son travail photographique. En avance de deux heures, j’en profite, pour la troisième fois, pour aller à l’exposition Roland Barthes, à Beaubourg. Trop de fétiches, de jolis bibelots. A une table d’écoute, des textes favoris du critique sont audibles via un casque, autour de cette table ronde, où en face, une jeune femme se plaint et trouve que la voix du lecteur qui lit un passage du Temps Perdu est affreuse. Je la trouve — elle — adorable. Conversations autour des images de M. Images trop factuelles, factices à mon gout. Je l’encourage cependant. Deux heures de paroles, et de corps séparés. M. avoue sa crainte de la normalité. Je ne l’aime pas, elle ne m’invite pas à la désirer, je suis à l’aise. Fatigues, interruption, entre « acte et reverie. » Lectures : livre 5 des confessions, ainsi que les affinités électives. Je suis à l’aise.
Fiche d’identité : Nationalité : Hurleuse Activité principale : Hurler. Description physique : grande bouche, amplitude des poumons Maladies connues : la Hurle (maladie incurable, très grave, et contagieuse à ce qu’on m’a dit).
Hurler de joie. Hurler de rage. Hurler quand je jouis. Hurler pendant mon sommeil. Lui hurler que je l’aime, mais qu’il faut qu’il fasse la vaisselle. Hurler à la lune. Hurler dans le métro. Hurler sous coke. Hurler sur mon chien. Hurler sur mon boss. Hurler au téléphone. Hurler vers la mer, la voix portée par le vent. Hurler toute seule dans un champ. Hurler en permanence. Hurler partout et en toutes circonstances. Hurler intérieurement.
Heureusement, lui n’est absolument pas intéressé. Posseder lui est une contrainte plutot qu’une joie, il a envie de pouvoir tout laisser tomber, du jour au lendemain, pour partir aux antipodes. Ah, l’attrait des horizons lointains, le parfum de l’inconnu, la musique des langages exotiques… Aucun froissement de billets, aucun tintement de pièces n’a autant de valeur à ses yeux.
Leur sueur, leurs muscles et leurs efforts sont réels. Leur virilité est brute et absolue. Leur équipement militaire de combat, leurs uniformes et leurs armes sont authentiques.
The truth is that none of our thousands of nuclear weapons can protect us from these terrorist threats. President Clinton said that we are a target because we stand for democracy, freedom, and human rights in the world. Nonsense! We are the target of terrorists because our government stands for dictatorship, bondage, and human exploitation. We are hated because our government has done hateful things. We did it in Iran. We did it in Chile. We did it in Vietnam. In country after country, our government has thwarted democracy, stifled freedom, and trampled human rights. In short, we should do good instead of evil. Who would want to bomb us? Did you know that in 1986 the World Court convicted America of being a war criminal for its crimes committed in Nicaragua in ’83 and ’84? More about understanding Geoge W Bush and his cabinet, NATO, the oil, US inner Politics after 11 September. . .
C’est l’histoire d’une barge, pas belle, coincée, un peu autiste. Elle veut bien qu’on se foute un peu de sa gueule. Mais arrive un moment où il faut arrêter de déconner. Et alors tout le monde crève dans d’atroces souffrances. Et puis sa maman qu’est pas contente parce qu’elle est l’incarnation du mal veut la poignarder. Mais elle la tue grâce à ses pouvoirs magiques. Et puis elle se suicide pour que plus personne l’embête. Et la copine du beau blond (qui est mort dans d’atroces souffrances) est traumatisée à vie. Moralité : j’aime bien le vert pâle.
« – J’ai changé en 3 ans, tu sais. J’ai compris beaucoup de choses, je ne te tromperai plus. Je veux qu’on se marie. – Ecoute, je t’aime beaucoup, tu es mon gros nounours mais … – Je ne peux pas vivre sans toi… – Je ne peux pas revenir avec toi. Tu es gentil, je t’aime beaucoup, mais je me marie bientôt. – … – Et je suis heureuse. – Bon. Tant pis. C’est pas grave… »
Autologie. (Avant de déjeuner.) Bizarre. Pourquoi n’ai-je toujours pas développé les dix films noir & blanc des dix dernières semaines de ma vie ? Nuit. Malgré un demi stilnox, insomnies. Projets démentiels. « Chère A. je m’en vais écrire un monologue pour ta voix, ton corps. » Matin. Et les obligations m’obligent à ajourner mes travaux. Musique. Retrouvé un morceau d’enfance (Concerto pour la main gauche) que j’avais découvert chez ma grand-mère à Saint Malo. Nuit. Pour surmonter le temps, je retravaille un texte qui s’appelle épreuve. Mot. Obstacle, Difficulté, Image, voilà que ce que l’épreuve contient. Force. Quelque chose de trop fort bat en moi continuellement depuis quelques semaines, dois-je me mesurer à cette énergie qui semble émaner de nulle part ? Faut-il l’ignorer ? Est-ce une richesse ? Fiction. Et le photographe à décidé de déchirer ses images, elles neutralisent le souvenir, l’apauvrit. Réjouissances. Mercoledi, diner prévu avec Arnaud Claas et sa femme Laura. Repentirs. Détails sordides, je me souviens d’un montage photographique que j’avais appelé « L’intime est ignoble. » Radio. Entendu la semaine derniè chez Veinstein, l’écrivain Pons, qui se plaint aussi de l’intime, et que l’autobiographie n’est souvent qu’une autobiographie des humeurs, qui sont off course d’affreuses choses. Laporte. Solutions : la biographie. Terme dont le sens est inversé il ne s’agit pas d’écrire la vie, mais de suivre au plus prêt la vie de l’écriture. Vie d’homme de côté. Détour. Je vais déjeuner.
« -excusez moi messieurs vous pourriez m’indiquer la sortie ? -HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA -he ben qu’est-ce qui vous fait rire comme ça ? –HAHAHAHA la sortie !!! HAHAHAHA ça fait des années quon la cherche nous la sortie HAHAHAHA allez viens Paulo, trop drôle ce gars HAHAHA la sortie HAHAHAHA«
« C’est dans la technique du dépassement de cette révulsion, qui a sans doute à voir avec les barrières qui s’élèvent entre chaque moi individuel et les autres, que gît la véritable ars poetica. » Freud.