« La place de la Bastille à Paris est le symbole de la révolution. Au centre se trouve une colonne et sur un côté l’opéra Bastille. Le quartier est souvent fréquenté par les jeunes en roller, surtout du côté de l’avenue Daumesnil. Non loin, des bars et des discothèques (notamment le Balajo), se trouvent dans la rue de Lappe. »
Bad trip n°1 : découvrir le côté oppressant de l’amitié A noter dans mon petit carnet dans la rubrique mises en garde et avertissements en tous genres : Ne jamais oublier que tout se paye A part ça ? Des fleurs et du soleil
Continuité 1.Et ce n’était finalement que le jeu (stérile ?) d’un entretien sans interlocuteur ; Invention de l’autre, méprise de soi. 2.Il avait poussé la curiosité jusqu’à ouvrir le dernier roman de M.K. peur qu’il ne soit pas à la hauteur des livres adorés quand il avait dix huit ans ; la difficulté du retour, ce fut aussi la sienne, retrouver un espace littéraire, inchangé. 3. Curiosité comme dévoilement, fuite et recherche de l’image juste. 4. Il irait à Prague pour s’acheter un tee-shirt avec Kafka dessiné dessus. 5. Curieux des autres, de lui-même, aussi.
– allo, mon amour ? – oui, où es tu ? – je sors tout juste, on se retrouve quelque part pour finir la soirée ensemble ? – oui, bien sur ! le parc en face de chez moi, ça te va ? – super. je suis là dans 10 minutes. – parfait. à tout de suite. je t’aime. – moi aussi je t’aime. à tout de suite.
l’effet et rien que les faits fait 1 : je viens de me lever fait 2 : j’ai laissé le thé trop infuser fait 3 : elle mixe juste pour nous deux fait 4 : elle est belle quand elle mixe fait 5 : remarque : elle est belle aussi quand elle ne mixe pas fait 6 : la marque sur mon front est revenue fact 7 : j’aime quand elle porte ce paréo fait 8 : je reconnais un morceau qui passe fait 9 : once more with feeling [B6-07], je suis bien ici. fait 10 : rentrer chez moi et bosser un peu fait 11 : oublier que je suis si bien ici pour pouvoir rentrer.
« L’homme est un animal, il est né comme ça. Il est pourri dès la naissance. C’est un animal condamné et très subtil à la fois. C’est un vice de naissance. Qu’est ce que l’histoire ? La démonstration de l’inhumanité de l’homme. Quelque chose d’impur, de méprisable. Je crois que c’est sans remède. »
Tu me baises bien, là, oui, comme je t’aime Il n’y a que toi pour me baiser comme ça Il n’y a qu’un toi, il n’y a qu’un moi Il n’y a que toi pour me baiser comme ça Il n’y a que moi pour être baisée comme ça par toi (…)
Complainte du héros #44 Vous insinuez qu’il n’y a aucune différence entre lui et moi, que cette division est une coquetterie, ou pire une lacheté, que je n’ose pas assumer le grand jeu, le grand bavardage de soi, et que j’use de ce moyen à des fins de duperie, façon complaisante de complexifier la tache ? Oui vous avez raison, en un sens, mais la réponse à votre scepticisme prendra un tour violent et sincère : sachez docteur que je me considère à la fois comme le sujet le plus banal qui soit (et dont la vie ne mérite aucune considération) et aussi comme quelqu’un menacé de disparaitre ; ainsi j’ai confié au héros, digne représentant de mon ame égarée, la mission d’agir pour me requinquer et retrouver dans la vie et dans l’autre des petites graines que j’ai plantées jadis.
Insère toi bien mon petit sinon gare à toi. Je t’enverrai crever loin des tiens, dans un trou boueux dont tu ne pourras t’extirper, avec pour seul bagage quelques souvenirs affolés. Sois bien sage.
Pages du héros (à la campagne) Le corbeau vient de me regarder ouvrir à nouveau les paupières, d’un air étrange, j’ai eu l’impression de n’etre pas un homme (aucune méfiance de sa part), ni une proie possible ; si les corbeaux m’ignorent, j’ai déjà gagné quelque chose, mais quoi ? La permission de voir, peut-etre. Je me plais à penser que les alouettes sont d’accord pour que je contemple leur plumage, que le pie vert est enchanté que je sois un auditeur qui apprécie sans culture son hennissement ; il y a les branches méandrines, le coucou qui pourrait folatrer, je ne lui ferai pas de mal, je suis là en ami, sans sciences, je l’ai dit, mais plombé d’idées imprévues. Ce que je vois se double de morts, d’imaginaire. Pourquoi est-ce ainsi ? Et pourquoi surtout résister ? La bombe cosmique est lachée, je l’ai déjà prévenue, et je continue dans un mélange d’angoisse et de bien-etre, et il faut etre fort pour ici faire naitre une tension à partir d’un si paisible paysage.
Fiche d’identité : Nationalité : Hurleuse Activité principale : Hurler. Description physique : grande bouche, amplitude des poumons Maladies connues : la Hurle (maladie incurable, très grave, et contagieuse à ce qu’on m’a dit).
Hurler de joie. Hurler de rage. Hurler quand je jouis. Hurler pendant mon sommeil. Lui hurler que je l’aime, mais qu’il faut qu’il fasse la vaisselle. Hurler à la lune. Hurler dans le métro. Hurler sous coke. Hurler sur mon chien. Hurler sur mon boss. Hurler au téléphone. Hurler vers la mer, la voix portée par le vent. Hurler toute seule dans un champ. Hurler en permanence. Hurler partout et en toutes circonstances. Hurler intérieurement.
– allo, mon amour ? – qu’est ce que tu veux ? – heu… je sors tout juste. on se retrouve ? – ha ? – bah oui. on se donne rendez-vous ? – ça dépend, tu proposes quoi ? – qu’importe, on se retrouve et puis on verra ensemble. – non, tu fais chier. je veux que tu me proposes un truc précis. – pourquoi tu me parles comme ça ? – t’as fini de te plaindre ? bon bah salut, rappelle moi quand tu seras moins chiant. – …
La statue de la Liberté avait dès sa conception été équipée d’un discret système de motorisation. La robe, d’un bloc, ne permettait pas, bien entendu, une progression imitant un pas humain. En revanche, des roues rétractables couplées à une dynamo lui autorisaient un déplacement lent mais efficient sur une centaine de kilomètres. De même, la tête et les bras disposaient d’articulations assez élaborées bien que terriblement bruyantes. Le cristal placé à l’intérieur du flambeau pouvait, le cas échéant, libérer une énergie comparable à celle d’un éclair, et se rechargeait à l’aide du soleil. L’ensemble était manoeuvrable depuis la France, grâce à un réseau de fils cuivrés plongeant sous l’Atlantique. Pourtant, quand le gouvernement français décida de détruire New York dans un accès de folie, en 1923, la statue était tellement corrodée par l’air marin et les dépôts salins qu’elle ne bougea pas d’un pouce.
The truth is that none of our thousands of nuclear weapons can protect us from these terrorist threats. President Clinton said that we are a target because we stand for democracy, freedom, and human rights in the world. Nonsense! We are the target of terrorists because our government stands for dictatorship, bondage, and human exploitation. We are hated because our government has done hateful things. We did it in Iran. We did it in Chile. We did it in Vietnam. In country after country, our government has thwarted democracy, stifled freedom, and trampled human rights. In short, we should do good instead of evil. Who would want to bomb us? Did you know that in 1986 the World Court convicted America of being a war criminal for its crimes committed in Nicaragua in ’83 and ’84? More about understanding Geoge W Bush and his cabinet, NATO, the oil, US inner Politics after 11 September. . .
#36 Percevoir la vie des autres à travers ce qu’ils en disent avec admiration, tristesse que la sienne lui semble si pauvre, sans urgences, bien inférieure à leur emploi du temps chargé. Ne rien planifier, et subir quelques années après les conséquences d une existence pas assez prise au sérieux ; il écoute comme un enfant les projets de E. qui n a pas une minute à perdre, il est ravi pour elle, cette attention est aussi douce que d ouvrir un livre de récit fantastique.
J’ai croisé Bouddah ce matin, dans une arrière cour du 13ème. Il puait l’alcool rance et le parfum de poule. Il m’a dit : « la contemplation, bullshit » et puis « Le Nirvana, j’en suis revenu ». Il m’a dit : « l’ascèse c’est du flan ». Il penchait déjà beaucoup pour une heure aussi matinale, je pense qu’il a du s’assoupir peu après. Et puis il avait cette chanson serrée entre ses dents : « c’est moi le coco, le roi des cocos… » Je me suis demandé où il avait passé la nuit…..
L’orage toujours purifie, et la nature semble presque comme en plein orgasme, tellement puissant, quand la foudre lui saisit le bas-ventre et que le tonnerre eructe tandis que ses arbres s’ arrachent
Il y a un papillon chez moi que je n’arrive pas à déloger Il vole partout, il papillonne quoi… Ce qui m’embête c’est que s’il pouvait parler Il trahirait tous mes secrets les plus honteux Je suis un peu mal à l’aise maintenant Un peu intimidée Est-ce que c’est ça l’oppression?
je peux enlever tes vètements … je peux me retenir de pleurer je peux me retenir de crier je peux me retenir de te tuer je peux. … mais jouir je ne peux.