Et quel futur ? Pour les petits durs Et quel futur ? Entre quatre murs Et quelle société ? Pour les enragés Et quelle société ? Pour les gueules cassées Pour les têtes brulées Pour les agités Pour les Pieds Nickelés ? Quelle société ? Pour les Béruriers Pour les défoncés Pour les détraqués ?
Le Pakistanais ou l’Indien qui vend dans le métro de petits talismans hypnotiques est-il un extra-terrestre (intra-terrestre) cloné 10000 fois. Ces petites choses violettes de formes cristallines qui clignotent de manière régulière peuvent-elles être vraiment achetées ou servent-elles uniquement à nous téléguider au travers des couloirs du métropolitain ou même à permettre notre total contrôle depuis Alpha du Centaure (le centre-terre) ? Si vous croisez l’un de ces personnages dirigeant ostensiblement vers vous une poignée de ces engins maléfiques : détournez le regard. Le port de lunette teintée ne semble pas efficace.
#38 (En témoin de la vie sordide, intérieur-jour.) Comment soulager l’énervement ? Ecrire multiplie la haine. Partir serait mieux mais il a rendez-vous avec une femme, alors il faut subir ces vieux cons alignés comme des bocks le long du zinc. La jeune fille : « Vous m’en voulez ? » — Absolument ! — Qu’avez-vous fait en m’attendant ? — Des projets de meurtres ! — Sortons s’il vous plait. — Bien entendu. Il faut imaginer le héros s’en allant, la femme à son bras vers une nouvelle aventure.
la scène se passe dans une laverie. ———————— bob (homme), bobette (femme), oneko(1) (chat). ———————— le chat (dans une machine) : maaaaouw ! bob : et pourtant il tourne. le chat : maaaaaouw ! bob : ça donne le vertige. bobette (modes zé travaux) : hum… le chat : glouglou. bob : je crois qu’il est propre. bobette : hum… le chat : … bob : ah, non, il est juste mort… bobette : petit con. bob : soit sympa, il est mort. bobette : je parlais de toi. bob : c’est ce que je disais. le chat : …
notre vie est lente il faut l’accélérer notre vie est lente il faut l’accélérer notre vie est lente il faut l’accélérer notre vie est lente il faut l’accélérer
Parole vaine du héros. Je n’accepte pas ma faiblesse ; celle de mon corps, et j’éprouve plus que personne mes limites, et je devine qu’il peut se passer quelque chose, mais l’effort qui doit m’y mener me navre ; la lacheté, ce n’est pas la mienne ; c’est la fatigue du monde — son usure —qui est responsable ; quelque chose du dehors me menace, et perturbe le sens d’un devoir naturel : celui d’etre l`, davantage que les autres.
———————————————- ce matin, une rencontre inatendue avec un vieil ami. j’ouvre les yeux doucement et il est là, au pied de mon lit. il me regarde de ses yeux verts. « Papa ! » je dis mais pas trop fort car je ne dors pas seul. Il me sourit mais ne dit rien, il se contente de regarder la forme sous la couette à ma gauche. puis il jette un coup d’oeil alentour au désordre qui règne dans la chambre. sur le sol, quelqu’un dort sur un matelas et par terre la bouteille de gel est renversée. le chat dort au bout du lit et on peut entendre dans le bureau les ronflements sonores de qui vous savez. « Papa ? » je dis. Il sourit de plus belle et commençant par son sourire, il disparait. ———————————————-
Les voyages d’affaire sont parfois complexes et porteurs de stress, c’est pourquoi : 3 500 m2 de salons de réunion et de réception où les produits du terroir sont à l’honneur un service d’exception au décor raffiné et intime service voiturier et salon de coiffure idéalement situé dans un environnement unique et magique.
elle semblait comme happée par l’ombre et l’inconnu, et me laissait seul avec mes regrets et ma tristesse,
je me souviens qu’elle a beaucoup pleuré à cette période, peut etre plus que moi,
je ne pouvais pas lui en vouloir, je l’aimais et je crois qu’à sa manière, meme si elle prétendait le contraire, elle m’aimait encore
ses petites marques d’affection, ses coups de fil fréquents pour s’enquérir de mon moral, nos diners et nos sorties au théatre… notre complicité, tout me montrait qu’elle m’aimait encore
je revois ton sourire et tes cheveux que j’aime tant caresser, ils me plaisent autant qu’au premier jour et cette image me contente et me contentera encore longtemps
Les symboles brillent et notre arche semble éveillée d’un sommeil millénaire, elle vibre lorsque nous dormons, nos mages les plus brillants avouent leur incompétence quant à la signification de ces manifestations étranges
J’aperçois les vieilles pierres de l’arche durant mon sommeil, elles possèdent une aura brillante et semblent émettre un chant que je comprends mais dont je ne puis me souvenir au reveil
Nous avons formé un groupe et nous veillons l’arche nuit et jour, guettant la moindre de ses manifestations. Certains pensent que nous devrions lui rendre un culte ou qu’il faut s’échapper tant qu’il en est encore temps
j’ai croisé tout un tas de spectres qui errent dans les dédales du bandeau rouge du panneau d’interdiction de stationner de la rue Croulebarbe à la recherche de leur voiture…
Aujourd’hui en ouvrant ma boîte j’ai de la chance : Quelqu’un se propose de s’occuper de mon découvert bancaire, Un autre d’augmenter la taille de mon pénis Et une certaine Angela m’invite à un premier rendez-vous gratuit…
#41 Quelques titres pour prendre la responsabilité de ces divagations : Bataille de soi pour moi. Les pages d’un héros. Autologie. Je connais un peintre qui depuis des années, écrit des titres pour des œuvres pas encore réalisées. (FR. M.) ex : « Le babouin va-t-il enfiler Milou ? » Trouver un titre pour un travail au milieu de lui-meme.
The truth is that none of our thousands of nuclear weapons can protect us from these terrorist threats. President Clinton said that we are a target because we stand for democracy, freedom, and human rights in the world. Nonsense! We are the target of terrorists because our government stands for dictatorship, bondage, and human exploitation. We are hated because our government has done hateful things. We did it in Iran. We did it in Chile. We did it in Vietnam. In country after country, our government has thwarted democracy, stifled freedom, and trampled human rights. In short, we should do good instead of evil. Who would want to bomb us? Did you know that in 1986 the World Court convicted America of being a war criminal for its crimes committed in Nicaragua in ’83 and ’84? More about understanding Geoge W Bush and his cabinet, NATO, the oil, US inner Politics after 11 September. . .
Parfois le simple envoi d’un e-mail a quelque chose d’incroyablement vertigineux. Un banal clic de souris devient presque une mise en abîme. Pris d’une audace rare, on cherche à repousser ses limites, on en vient à rédiger un truc invraisemblable, qui ne passerait ni sur le papier, ni à l’oral, ni à l’image. Paradoxalement, le truc en question est souvent anodin, voire insignifiant, presque dérisoire. Et pourtant, sublimé par l’e-mail le message est comme transfiguré ; gravé dans le pixel, il est investi d’une énergie illimitée. Une amitié peut se briser d’un seul clic ; une histoire d’amour peut naître, le cours d’une action peut s’effondrer, etc., vous connaissez le principe. Et surtout, il y a ce moment indicible où tout va basculer, ce moment où l’on s’apprête à cliquer sur « envoyer ». Quelle jouissance, quelle sensation grisante, c’est un jet de dés tragique – non, c’est un tir de missile, et peu importe les dégâts collatéraux, seul compte cet instant magique où l’on appuie sur un bouton en se disant « est-ce bien raisonnable ? ». La montée d’adrénaline persiste encore quelques longues minutes après le clic – il faut la savourer ; parce qu’à cet instant précis, quoiqu’on ait fait, on a encore raison.
« Une maison bleue… ? » « Le Dauphiné Libéré » du 12/06/97
Fuyant la banlieue parisienne à la recherche d’un autre mode de vie, installée depuis 15 ans dans les Baronnies, aux fins fonds de la vallée de l’Ouvèze, Frank et Nanou Berthou ont fait la démonstration qu’on pouvait réussir dans une agriculture de montagne alternative. « C’est une maison bleue, adossée à la colline, on ne frappe pas, ceux qui vivent là on jeté la clef… » . Sans doute sommes nous loin de San Francisco et les vieilles pierres de la bergerie sont nullement bleues, mais ceux qui vivent là ont effectivement jeté les clefs des portes qui verrouillent la plupart de nos existences citadines. Les paroles de la chanson de Maxime Leforestier viennent immanquablement à l’esprit de ceux qui rendent visite à Frank et Nanou Berthou dans leur repaire de « La Closonne », au cœur du pays Baronniard.
Tout le monde devant le portrait de quelqu un pourrait se reconnaitre. « C est lui, c est moi. » Pas question de s émerveiller, de le prendre pour modèle, la peau incandescente vient déchirer ses sourires, et quand on le voit (image solarisée) on peut se dire : mais il a perdu sa forme, il a déjà cramé sa présence.
Il y a eu donc quelqu un, et je veux le retrouver. Présenter le banal, sans histoires, sans biographie, sans visage. Si tel est le projet, à quoi bon continuer ? Foi dans le personnage de quelqu un. En lui, je vois mes héros favoris dans la vie littéraire. Comme si, en faisant cet effort de le dessiner, je me me mélangeais aux créatures de nulle part.
La statue de la Liberté avait dès sa conception été équipée d’un discret système de motorisation. La robe, d’un bloc, ne permettait pas, bien entendu, une progression imitant un pas humain. En revanche, des roues rétractables couplées à une dynamo lui autorisaient un déplacement lent mais efficient sur une centaine de kilomètres. De même, la tête et les bras disposaient d’articulations assez élaborées bien que terriblement bruyantes. Le cristal placé à l’intérieur du flambeau pouvait, le cas échéant, libérer une énergie comparable à celle d’un éclair, et se rechargeait à l’aide du soleil. L’ensemble était manoeuvrable depuis la France, grâce à un réseau de fils cuivrés plongeant sous l’Atlantique. Pourtant, quand le gouvernement français décida de détruire New York dans un accès de folie, en 1923, la statue était tellement corrodée par l’air marin et les dépôts salins qu’elle ne bougea pas d’un pouce.
La reine des glaces m’avait banni des terres de L’Ouest et c’est le coeur lourd que je franchis pour la dernière fois les portes d’argent dont la cruelle engeance des fées me prive à tout jamais
Il en vient à penser que lorsque la peur s’atténue, qu’il a bravé la folie, et avec elle cette proximité de mort – il n’a plus rien à perdre ; il se laisse donc conduire dans la confiance vers un espace blanc qu’il imagine etre le lieu du repos, celui du bonheur. Quel serait l’avantage de ce lieu ? Quel serait ce lieu ? Transparence. Rien au-delà.
Que ladite personne qui m’a mailé ceci ne s’offusque point de retrouver ses mots (extraits) ci-après:
J’ai cru un instant (faute d’indication de date) que vous aviez craché « Je préfère coucher avec une carotte » en pensant à moi.
Après réflexion, je me dis que s’il m’était possible de cracher quelque chose sur tourgueniev.com ce serait la chose suivante : « Je veux bien être une carotte ».
Pardonnez-moi cette pensée botanique du matin, et passez une belle journée.
bon, ok, la paix universelle n’est pas possible, ni même souhaitable, sûrement, mais parfois, les dommages collatéraux des actes volontaires me laissent un peu fébrile et perturbé. cela étant dit, je vais, en bon bloggeur de base, vous raconter ma matinée. ce matin donc…
#28 Ne faire son portrait qu’à partir de ce que les autres ont dit (récemment) de lui : faussement humble, minet, play-boy, impatient, petit, tourmenté, ambitieux, cynique, coureur, superficiel, satisfait, à l’aise etc. Et s’ils avaient raison ? Bigre ! Ce sont les yeux et les mots des autres qui me font ? Salauds ! Cela ne se passera pas comme ainsi ! ».
Pourquoi écrivez-vous ? Beckett : « Bon qu’à cela. » Blanchot « Ecrire, c’est se livrer à la fascination de l’absence de temps. » Bernhard : « J’écris car beaucoup de choses me sont désagréables. »
Je l’ai encore dans la tête Je n’ai plus de libido Je suis à moitié dépressif et tout à fait torturé Je passe mon temps à bosser et à boire Es-tu prête à supporter un tel supplice ?