« Once upon a time you dressed so fine You threw the bums a dime in your prime, didn’t you? People’d call, say, « Beware doll, you’re bound to fall » You thought they were all kiddin’ you You used to laugh about Everybody that was hangin’ out Now you don’t talk so loud Now you don’t seem so proud About having to be scrounging for your next meal.
How does it feel How does it feel To be without a home Like a complete unknown Like a rolling stone?
You’ve gone to the finest school all right, Miss Lonely But you know you only used to get juiced in it And nobody has ever taught you how to live on the street And now you find out you’re gonna have to get used to it You said you’d never compromise With the mystery tramp, but now you realize He’s not selling any alibis As you stare into the vacuum of his eyes And ask him do you want to make a deal?
How does it feel How does it feel To be on your own With no direction home Like a complete unknown Like a rolling stone?
You never turned around to see the frowns on the jugglers and the clowns When they all come down and did tricks for you You never understood that it ain’t no good You shouldn’t let other people get your kicks for you You used to ride on the chrome horse with your diplomat Who carried on his shoulder a Siamese cat Ain’t it hard when you discover that He really wasn’t where it’s at After he took from you everything he could steal.
How does it feel How does it feel To be on your own With no direction home… Like a complete unknown Like a rolling stone?
« La place de la Bastille à Paris est le symbole de la révolution. Au centre se trouve une colonne et sur un côté l’opéra Bastille. Le quartier est souvent fréquenté par les jeunes en roller, surtout du côté de l’avenue Daumesnil. Non loin, des bars et des discothèques (notamment le Balajo), se trouvent dans la rue de Lappe. »
#28 Ne faire son portrait qu’à partir de ce que les autres ont dit (récemment) de lui : faussement humble, minet, play-boy, impatient, petit, tourmenté, ambitieux, cynique, coureur, superficiel, satisfait, à l’aise etc. Et s’ils avaient raison ? Bigre ! Ce sont les yeux et les mots des autres qui me font ? Salauds ! Cela ne se passera pas comme ainsi ! ».
#34 On n’a jamais fini de remettre le sujet sur le feu. Pour le saisir à point il faudrait inventer un langage nouveau, aussi fulgurant que lui. L’accompagner, ne pas l’arreter. Découper soigneusement chacune des tranches du temps où il s’est exposé.
weblog : je peux me tromper mais traiter les tourguenistes de « Russian Fag Brothers« ça peut paraitre un peu abusé mais ce matin ça m’a fait bien rire car, oui, il ne m’en faut pas beaucoup. ceci n’est pas une véritable tranche de ma vie mais bien sur une oeuvre de net-art complètement essentielle à l’art contemporain dans son ensemble, donc petites bougies et bravo-bravo dans les tribunes.
Elle me pourchassera, indéfiniment, jusqu’à la fin de ma vie. Pulsion destructrice d’une pureté cristalline. Virus de dernière génération – en cela elle réunit en un même corps toutes les caractéristiques des virus précédents, tout en les surpassant allègrement. Incarnation parfaite, froide, lisse, sans faille, et souriante de surcroît. Aucune technologie, si avancée soit-elle, n’y pourra rien changer. « Lui » peut crever – ou simplement la renier, l’humilier une fois de plus ; ça n’y changera rien non plus (d’ailleurs, existe-t-il réellement ? peut-on être transparent à ce point ?).
« Suit un soupir, un léger haussement d’épaules, un autre soupir. Et au-dessus d’une des portes, masquées par des tentures de velours rouge, il y a un panneau, et sur ce panneau, en lettres assorties à la couleur des tentures, est écrit : SANS ISSUE. »
J’ai croisé Bouddah ce matin, dans une arrière cour du 13ème. Il puait l’alcool rance et le parfum de poule. Il m’a dit : « la contemplation, bullshit » et puis « Le Nirvana, j’en suis revenu ». Il m’a dit : « l’ascèse c’est du flan ». Il penchait déjà beaucoup pour une heure aussi matinale, je pense qu’il a du s’assoupir peu après. Et puis il avait cette chanson serrée entre ses dents : « c’est moi le coco, le roi des cocos… » Je me suis demandé où il avait passé la nuit…..
Cette loi de l’alternance est aussi un motif, ou plutôt une épreuve qu’il faut accepter, sans ressentiment ; lorsqu’une phase d’abattement rend le travail impossible, espérer pouvoir à nouveau retrouver ce pouvoir de dire, d’exister en somme puisqu’on a pu enfin accepter le péril, car cette loi est bien entendu une machine infernale !
Tout le monde devant le portrait de quelqu un pourrait se reconnaitre. « C est lui, c est moi. » Pas question de s émerveiller, de le prendre pour modèle, la peau incandescente vient déchirer ses sourires, et quand on le voit (image solarisée) on peut se dire : mais il a perdu sa forme, il a déjà cramé sa présence.
Il y a eu donc quelqu un, et je veux le retrouver. Présenter le banal, sans histoires, sans biographie, sans visage. Si tel est le projet, à quoi bon continuer ? Foi dans le personnage de quelqu un. En lui, je vois mes héros favoris dans la vie littéraire. Comme si, en faisant cet effort de le dessiner, je me me mélangeais aux créatures de nulle part.
Calliope, la poésie épique; Clio, l’histoire; Euterpe, suceuse de flûtes; Melpomene, la tragédie; Terpsichore, le chant et la danse; Erato, la lyre et la poésie érotique : année 69; Polymnie, pour les hymnes aux dieux; Uranie, l’astronomie; et Thalie, pour la comédie
9 muses mais pas une seule pour la sculpture, pas une, tu imagines?
AUTOLOGIE (Le héros accumule des notes dont il ne sait que faire ; fourre-tout encombrant. Il a décidé maintenant de s’en délester. L’exercice — qu’il appelle pompeusement AUTOLOGIE ressemble donc à cela :)
Bravo. J’ai envoyé ce soir, par texto à des femmes nombreuses éparpillées au bord de la méditerranée : « nuit sans air à Paris ». Triste (C’est tout, trop court, pense-t-elle.) Weil « La grandeur, de nos jours, doit prendre d’autres voies. Elle ne peut d’ailleurs être que solitaire, obscure et sans écho… (or, pas d’art sans écho). » Titres Compléments d’objets.(Ne pas me voler merci.) Diatribes contre une femme ailée.(Me la retrouver, merci.) Mots de passe. L’identité pleure. Atroce. Quand je dis je, j’ai l’impression de recevoir une claque dans la gueule. 10 rue, de Rome. Belle serveuse, belle comme une gravure d’intérieur, sage et décorative. Vérifier plus tard Inanité de ceux qui écrivent, de tout ce qui s’écrit. Difficulté Comment écrire un cri ? Handke. « Il ne percevait rien, cela lui tombait sous les yeux. » Projets. Ecris comme tu penses comme tu vis comme tu veux. Téléphone Une femme parle : » Je ne comprends rien. » Le jeune homme dit : » Je ne t’entends pas. » Bis Si je pouvais parler d’un autre point de vue que le mien, croyez-le, je le ferais. Oui. Tu vois une chose et tu penses à une autre. ? Il n’y a que des défauts. Radio La misère ne te secoue pas assez. Souvenir. « Si tu continues à jouir en moi, tu seras père avant la fin du mois. » Roman Dans le cafouillis d’un carrefour, j’arrivai pour me faire plaquer, jeté du haut d’une histoire, devant une femme plus âgée que moi dont j’avais tout espéré, y compris la mort. Duo. Le suce-suce panique (expression trouvée en buvant un verre d’eau.) Naufrage du non-sens (expression trouvée en pissant.) Drame Toute pensée se produit sous l’autorité absente (ce qui est la pure preuve du pouvoir) de L. Scandale Le séduction et ses immondes banderolles. Drame II Plus j’écrirai, moins j’aurais l’impression d’avoir dit quelque chose. Trio Un homme, une femme, le monde. Après l’inventaire, il ne subsiste que ça Fable Tout est bien qui finit enfin Image. Le string de la maman baissée via Giosue Carducci. Triste. Besoins d’échanges réguliers avec des spirituels estimables. Baudelaire « Et le printemps adorable a perdu son odeur ! »
L’ivresse roucoule lorsqu’elle parle de toi, elle dit qu’elle ne sait pas dans quel sens te prendre et que ni à l’endroit, ni à l’envers elle ne fournira de carte d’embarquement en classe loisirs à ce bras qui dépasse de toi
Les symboles brillent et notre arche semble éveillée d’un sommeil millénaire, elle vibre lorsque nous dormons, nos mages les plus brillants avouent leur incompétence quant à la signification de ces manifestations étranges
J’aperçois les vieilles pierres de l’arche durant mon sommeil, elles possèdent une aura brillante et semblent émettre un chant que je comprends mais dont je ne puis me souvenir au reveil
Nous avons formé un groupe et nous veillons l’arche nuit et jour, guettant la moindre de ses manifestations. Certains pensent que nous devrions lui rendre un culte ou qu’il faut s’échapper tant qu’il en est encore temps
Il y a un papillon chez moi que je n’arrive pas à déloger Il vole partout, il papillonne quoi… Ce qui m’embête c’est que s’il pouvait parler Il trahirait tous mes secrets les plus honteux Je suis un peu mal à l’aise maintenant Un peu intimidée Est-ce que c’est ça l’oppression?
———————————————- ce matin, une rencontre inatendue avec un vieil ami. j’ouvre les yeux doucement et il est là, au pied de mon lit. il me regarde de ses yeux verts. « Papa ! » je dis mais pas trop fort car je ne dors pas seul. Il me sourit mais ne dit rien, il se contente de regarder la forme sous la couette à ma gauche. puis il jette un coup d’oeil alentour au désordre qui règne dans la chambre. sur le sol, quelqu’un dort sur un matelas et par terre la bouteille de gel est renversée. le chat dort au bout du lit et on peut entendre dans le bureau les ronflements sonores de qui vous savez. « Papa ? » je dis. Il sourit de plus belle et commençant par son sourire, il disparait. ———————————————-
le récitant : Comique ? Tragique ? Réaliste ? Romantique ? Gogol est tout cela, justifiant ainsi une phrase attribuée tantôt à Dostoïevski, tantôt à Tourgueniev : « Nous sommes tous sortis du « Manteau » de Gogol ».
– des boyaux dont on fait les cordages des raquettes de tennis – des gommes dont on fait des boules dont on fait des mystères – 8 queues de rechange dont on fait un fouet (pour les jeux SM) – quelques âmes de rechange dont on fait commerce quand on est peu scrupuleux – Un moteur à réactions, des vieilles moustaches, une langue à donner aux enfants pour qu’ils rapent le fromage..
En passant, en écrivant. Pourquoi, depuis longtemps, écouter Bach me remet dans le droit chemin ? Et oui. Aux dernières nouvelles, le moi serait élastico -hystérique. Arquez-le, placez-y n’importe quoi (un souvenir, une souffrance, un amour) et lancez. Soit il expulsera la chose loin de lui (moi allégé) soit elle lui retombera dessus (moi patatraco -névrotique.) Mauvaise pensée. J’ai trouvé la phrase la plus nulle de l’ignorance de K. « Tout le monde admire sa mère pour sa vitalité » Mais j’ai aussi trouvé la plus belle : « …émue de sa beauté que son corps pleure. » Bonheur. La voix de Glenn Gould qui chante derrière la toccatta. F.B. m’a dit un jour à ce propos : « Il grommelle. » Vanitas. Je me moque de A.C. qui publie son journal de travail (de photographe) en lui rappelant une phrase d’un ami qui le concerne : « A.C. prépare le terrain pour ses futurs biographes. » A.C. rit, un peu vexé, s’en sort victorieux : « Derrida dit justement qu’écrire est indécent ! » SO WHAT ? Bizarre. Nostalgique de la période où je découvrais Proust : Batignolles, automne 1995, souvenirs d’enfance, douce mélancolie. Le vieux Folio élimé sentait la cave où il avait séjourné 20 ans. Téléphone. — D. te trouve suffisant & gueulard. — Je vais l’appeler pour me faire pardonner. Video. C. est une ancienne amoureuse de Turin, venue quelques jours à Paris pour conquérir les galeries. Son énergie l’a transformée en une machine. Plutôt qu’artiste, elle se définit comme stratège et produit davantage qu’elle ne crée. Je me sens alors poussiéreux, pré-moderne. Bach. Le Praeludium en ut mineur BWV 934 me fait penser au cheminement prudent vers un orgasme, lui-même associé à l’éclatement d’une très bonne bouteille de vin blanc. Barthes. » Savoir qu’on n’écrit pas pour l’autre, savoir que ces choses que je vais écrire ne me feront jamais aimé de qui j’aime, savoir que l’écriture ne compense rien (…) c’est commencement de l’écriture. » Une telle désespérance ne t’a conduit sous les roues d’une voiture que pour rejoindre les morts. Bach. Agacé parfois par cette méticulosité moqueuse du profane sans méthode que je me surprends à être parfois. Autologie. Invention de soi.
On avait depuis peu aperçu Ivan Tourgueniev dans près de 6 villes diffèrentes : Un témoin l’avait vu dans les jardins du sénat, à Paris, une femme enceinte jurait qu’elle avait croisé l’illustre grand-père sur le pont de Longdoz à Liège, un couple d’homosexuels certifiait que l’auteur russe était en extase devant le labyrinthe de la cathédrale d’Amiens le 14 Avril 2003 et que c’est son air mystique qui les avait fasciné, le premier conseiller du consulat de France à St-Petersbourg affirmait avoir identifié au musée de l’Ermitage un homme dont l’apparence semblait conforme à l’avis de recherche international lancé par le Vatican, Un couple de jeunes touristes français, Cécile et Antoine, déclarent avoir reconnu Tourgueniev à la station de Métro Bourse, à Bruxelles.
Il semble que la résurgence soit proche, il faut que nous soyons prets. Les planètes ne nous sont plus favorables et jouent désormais contre nous; mon dieu, donne-nous la force !
» Sur l’avenir tout le monde se trompe. L’homme ne peut-être sûr que du moment présent. Mais est-ce bien vrai? Peut-il vraiment le connaître, le présent? Est-il capable de le juger? Bien sûr que non. Car comment celui qui ne connait pas l’avenir pourrait-il comprendre le sens du présent? » L’ignorance, Kundera
« Une forteresse et une prison dans Paris, la Bastille fut un symbole de l’absolutisme royal avant la Révolution Française. Sa construction démarre en 1369 et fut originellement dédiée à la défense de la ville. A partir du XVIIe siècle, la forteresse fut utilisée comme lieu d’emprisonnement. Voltaire et le Marquis de Sade furent permis ses hôtes les plus célèbres. En juillet 1789 un jeune juriste Camille Desmoulins appela à l’invasion de la Bastille dont les canons menaçaient le quartier populaire du Faubourg St-Antoine. L’histoire a retenu la date du 14 juillet 1789 comme date officielle de la prise de la Bastille. C’est pourquoi depuis la Place de la Bastille que partent les manifestations de protestation ainsi que le défilé syndical du 1er Mai. »
Le Pakistanais ou l’Indien qui vend dans le métro de petits talismans hypnotiques est-il un extra-terrestre (intra-terrestre) cloné 10000 fois. Ces petites choses violettes de formes cristallines qui clignotent de manière régulière peuvent-elles être vraiment achetées ou servent-elles uniquement à nous téléguider au travers des couloirs du métropolitain ou même à permettre notre total contrôle depuis Alpha du Centaure (le centre-terre) ? Si vous croisez l’un de ces personnages dirigeant ostensiblement vers vous une poignée de ces engins maléfiques : détournez le regard. Le port de lunette teintée ne semble pas efficace.
elle semblait comme happée par l’ombre et l’inconnu, et me laissait seul avec mes regrets et ma tristesse,
je me souviens qu’elle a beaucoup pleuré à cette période, peut etre plus que moi,
je ne pouvais pas lui en vouloir, je l’aimais et je crois qu’à sa manière, meme si elle prétendait le contraire, elle m’aimait encore
ses petites marques d’affection, ses coups de fil fréquents pour s’enquérir de mon moral, nos diners et nos sorties au théatre… notre complicité, tout me montrait qu’elle m’aimait encore
je revois ton sourire et tes cheveux que j’aime tant caresser, ils me plaisent autant qu’au premier jour et cette image me contente et me contentera encore longtemps
Quadrophenia: n. personality split into four separate facets: advanced state of schizophrenia; twice the normal accepted medical condition; inability to control which facet is foremost at any one time. Quadrophenic: adj. extremely volatile state of mind; a condition of today.
aliénation je crois que c’est la pression qui m’empêche de poster plus beaucoup plus de gens lisent plus d’auteurs aussi c’est moins simple d’assumer la partie « rigolade » initiale du projet
Le langage du héros vaste problème. Comment puis-je en meme temps exprimer une émotion, communiquer une pensée ; qu’on me reconnaisse sans me caricaturer, parler d’autre chose que de ce que je suis en train de dire, laisser le sens plurivalent mais précis quand meme ; moins allusif que Mozart, aussi pointu que Webern, drole, sincère, grave, catastrophique, touchant, aimable ? Tout à la fois ? Plutot se perdre. Le héros fonctionnera pas à pas. « Quelle immensité et quelle misère dans le langage ! » Le héros ne devra pas comparer le langage à un monde car il n’est pas poète. Il bravera les tentations lyriques, et revera comme il se doit, à de grands récits.