la scène se passe dans une laverie. ———————— bob (homme), bobette (femme), oneko(1) (chat). ———————— le chat (dans une machine) : maaaaouw ! bob : et pourtant il tourne. le chat : maaaaaouw ! bob : ça donne le vertige. bobette (modes zé travaux) : hum… le chat : glouglou. bob : je crois qu’il est propre. bobette : hum… le chat : … bob : ah, non, il est juste mort… bobette : petit con. bob : soit sympa, il est mort. bobette : je parlais de toi. bob : c’est ce que je disais. le chat : …
Leur sueur, leurs muscles et leurs efforts sont réels. Leur virilité est brute et absolue. Leur équipement militaire de combat, leurs uniformes et leurs armes sont authentiques.
Je pense entretien avec ma conscience A haute voix je dis avec ma confiance… Ca commence fort…
Avoir des ouïes de violon tatouées dans le bas du dos…
Mais elle se prend pour une oeuvre d’art celle-là? N’a-t-elle pas pensé avant de faire une chose pareille à l’aspect instrumental qu’elle inscrivait à tout jamais sur son corps?
Bien sûr que si espèce d’imbécile!!! Ce n’est pas la femme-objet mais l’objet de la femme dont il était question… Elle s’est aussi figurée que ce corps n’était que l’instrument de son esprit… Telle la contrebasse, elle pouvait le faire sonner, vibrer, adaggio, jouer de mieux en mieux…
bon, ok, la paix universelle n’est pas possible, ni même souhaitable, sûrement, mais parfois, les dommages collatéraux des actes volontaires me laissent un peu fébrile et perturbé. cela étant dit, je vais, en bon bloggeur de base, vous raconter ma matinée. ce matin donc…
Complainte du héros #44 Vous insinuez qu’il n’y a aucune différence entre lui et moi, que cette division est une coquetterie, ou pire une lacheté, que je n’ose pas assumer le grand jeu, le grand bavardage de soi, et que j’use de ce moyen à des fins de duperie, façon complaisante de complexifier la tache ? Oui vous avez raison, en un sens, mais la réponse à votre scepticisme prendra un tour violent et sincère : sachez docteur que je me considère à la fois comme le sujet le plus banal qui soit (et dont la vie ne mérite aucune considération) et aussi comme quelqu’un menacé de disparaitre ; ainsi j’ai confié au héros, digne représentant de mon ame égarée, la mission d’agir pour me requinquer et retrouver dans la vie et dans l’autre des petites graines que j’ai plantées jadis.
Cette petite ligne, tu t’en souviens ? Celle que tu as trouvée dans mon journal Celle qui part de la hanche et qui descend… Tu veux la lécher encore ? Elle a un goût d’encre Et ce petit caillou dans mon nombril Tu te souviens de son goût de terre ? N’oublie jamais rien…
Je suis schizophrène et moi aussi – Jung Una solus victus nullam sperare solutem – Virgile Si seulement je connaissais plus de mathématiques ! – Schrödinger Les schtroumpfs détruisent la datcha des chinois – Igor
« Fading : Epreuve douloureuse selon laquelle l’ëtre aimé semble se retirer de tout contact, sans même que cette indifférence énigmatique soit dirigée contre le sujet amoureux ou prononcée au profit de qui que ce soit d’autre, monde ou rival. » Fragments d’un discours amoureux, Roland Barthes
Si la guerre était un jeu qu’un homme ou un enfant Pouvait penser gagner Quelle sorte de règle Pour renverser un fou Et laisser la terre comme déteinte ?
Nuit. Oui, pub-de-soi-auto-promo- ou parodiant le héros = AUTOLOGIE. Ivresse, mitigée. Que s’est-t-il passé ? — La java. (Mon secret sur drames.) IL a rencontré celle qu’il n’aurait pas du voir, par hasard, alors qu’il existe à Paris dix mille boites pour danser. Conversation. — Qu’est-ce que tu fous là ? — Ambiance latino molo. — Romantico solo. — Crazy old times. La jeune fille que le héros n’a pas vue depuis des lustres, se pavane et conserve son accent américain, et avoue que les filles de Boston ne sont jamais polies. Secret violé Errements dans Paris avec A. qui le console comme elle peut. Paroles. — N’importe quoi ? — Poursuivre des fantômes n’est pas un hobby. Avant. — Quel temps ? — Celui des causes… — Bof : tout un roman, notices etc. trop de fatigue pour rendre compte d’une situation banale. — Et alors ? — Auto-promotion, propagande d’une âme. — La vendre ? — Oui. — La partager. Inanité
Les soirs où il fait chaud on aime bien descendre se promener en ville. On a qu’à mettre notre brassard : »animaux civilisés » et tout se passe bien, personne nous dit rien. On boit une mousse à la terrasse du Zorba ne regardant passer les filles, ou bien on va faire un billard.
– tu prends de la poudre, toi ? – bah oui, ça va de soi. mais je la paie pas, on me la file – wahooo – c’est parce que je connais tous les bons plans de paris, je suis invité partout. Je tutoie Ardisson et sa femme. – wahooo – et puis je te parle pas des meufs que je me tape, que des bombes, et puis 2 ou 3 en même temps, c’est la moindre des choses. – t’es fort dis donc. – ouais, je suis heureux, quoi. Je suis au sommet. – t’as de la chance – c’est pas de la chance, c’est du boulot. Faut travailler son réseau, s’incruster là ou il faut, coller aux basques de qui il faut etc. – heu… faire le gentil toutou quoi ? – c’est plus compliqué que ça, petit. Bon, laisse moi bosser maintenant, j’ai un article à terminer pour Génération Séries.
#23 Parole vaine du héros. La voix souveraine, elle revient, c’est ça : tressautements de sensations et je parcours le temps, je revis en une minute les dernières journées, et je vois un esprit insatisfait, une tête bien faite. E. m’a dit que j’aimais la douceur de mon visage. Est-ce ainsi qu’il faut lire les traits du héros ? Douceurs sourdes. Je ne vois pas pourquoi je m’interdirais de relier mon bonheur à l’écoute d’une cantate. Et si la quête du héros c’était de se rapprocher de dieu ? Ha non. Pas sérieux. Pas aujourd’hui. Pas dans l’époque. Et je me tairais enfin ? A la droite ? Le ciel ? Oui j’aime regarder le ciel. Mais cela ne prouve rien. Le héros veut anticiper, brûler des étapes, se brûler la vie pour un chemin somptueux. Est-ce que je mérite cette éternité ? Cette facilité ? J’écoute donc la voix souveraine de Barbara Hendriks au nom du père inconnu. Et j’attends. Posture essentielle du héros, chasseur grotesque ; mouche aux ailes d’anges.
Aujourd’hui en ouvrant ma boîte j’ai de la chance : Quelqu’un se propose de s’occuper de mon découvert bancaire, Un autre d’augmenter la taille de mon pénis Et une certaine Angela m’invite à un premier rendez-vous gratuit…
Le Cinquième Feu fait, une dernière fois, circuler le Sel blanc autor des Granules et le superflu, définitivement, peut être abandonné et jeté par l’artiste. (…) L’Artiste a appliqué les deux dernières touches de Quintessence sur la Pierre, en la laissant bien sécher entre chaque application: de Jaune foncé, celle-ci est passée à l’Orange, et maintenant la voici Rouge, parfaite et pure, et prête à opérer le miracle de la transmutation.
Où cela avait-il commencé ? Que pouvais-je envisager ? Revenir ? Chercher les causes premières ? Oublier ? Me briser le cou ? Une peuplade d’images, faussées par les medias, les contes et les livres, m’insupportaient, et contre le récit que je pouvais faire de mon enfance, je préférais encore mettre à jour une nouvelle porte, définitivement close, oubliée.
« La place de la Bastille à Paris est le symbole de la révolution. Au centre se trouve une colonne et sur un côté l’opéra Bastille. Le quartier est souvent fréquenté par les jeunes en roller, surtout du côté de l’avenue Daumesnil. Non loin, des bars et des discothèques (notamment le Balajo), se trouvent dans la rue de Lappe. »
« L’homme est un animal, il est né comme ça. Il est pourri dès la naissance. C’est un animal condamné et très subtil à la fois. C’est un vice de naissance. Qu’est ce que l’histoire ? La démonstration de l’inhumanité de l’homme. Quelque chose d’impur, de méprisable. Je crois que c’est sans remède. »
j’ai croisé tout un tas de spectres qui errent dans les dédales du bandeau rouge du panneau d’interdiction de stationner de la rue Croulebarbe à la recherche de leur voiture…
Lobotomie papa Lobotomie maman J’ai un trou dans la tête Lobotomie soldat Lobotomie para Je ne crains plus la loi Amputé, Amputé, Amputé J’ai un trou dans la tête Je ne sens plus mes bras Et même si je meurs Je n’ai plus de douleur Amputé, Amputé, Amputé On me demande souvent Pourquoi cette cicatrice La juste derrière mon crâne Dans ma tête il fait noir Dans ma tête un trou noir J’ai du sang plein ma tête Amputé, Amputé, Amputé
Béruriers Noirs – Amputé ( Lobotomie Hôpital )
Quand ils sont arrivés Pour venir me chercher La camisole passée Et après dans le noir Traîné dans le couloir Amputé, Amputé, Amputé La tête dans la baignoire Ils ont pris un rasoir M’ont dégagé le crâne J’me souviens plus de rien Lobotomie merci J’ai du vide pleins ma tête Amputé, Amputé, Amputé Lobotomie amputée Lobotomie amputée Lobotomie amputée Amputé, Amputé, Amputé
Matin. Se laver les cheveux avec Mixa bébé et sentir à nouveau sur son crâne les doigts de sa maman, voilà une sensation qui ne prête pas beaucoup à rire.
Bad trip n°1 : découvrir le côté oppressant de l’amitié A noter dans mon petit carnet dans la rubrique mises en garde et avertissements en tous genres : Ne jamais oublier que tout se paye A part ça ? Des fleurs et du soleil
Parole vaine du héros. #52 Tentation de dépassement que l’impatience encourage à se réaliser ; un grand coup de pied au maigre édifice, une insouciance scandaleuse dans l’entrée aux portes du nouveau ; c’est la clef d’une phrase différente ; mais je suis encore au même niveau ; l’illusion d’avoir traversé des épreuves tombe, le pétrin s’ouvre aux éternelles souffrances, je radote, je recommence.
je viens de voir « la jetée » de Chris Marker (comme PNPLMN ?) et je repense à un vieil album des X-men où pour changer un futur ravagé par la guerre et les camps les héros décimés en 2013 envoient Kitty Pride Raspoutine vers 1980 pour modifier le passé et changer les voies offertes. déjà discutant avec Maurice G. DanteX de « Babylon Babies », les liens avec les X-men nous semblaient évidents et essentiels.
« Once upon a time you dressed so fine You threw the bums a dime in your prime, didn’t you? People’d call, say, « Beware doll, you’re bound to fall » You thought they were all kiddin’ you You used to laugh about Everybody that was hangin’ out Now you don’t talk so loud Now you don’t seem so proud About having to be scrounging for your next meal.
How does it feel How does it feel To be without a home Like a complete unknown Like a rolling stone?
You’ve gone to the finest school all right, Miss Lonely But you know you only used to get juiced in it And nobody has ever taught you how to live on the street And now you find out you’re gonna have to get used to it You said you’d never compromise With the mystery tramp, but now you realize He’s not selling any alibis As you stare into the vacuum of his eyes And ask him do you want to make a deal?
How does it feel How does it feel To be on your own With no direction home Like a complete unknown Like a rolling stone?
You never turned around to see the frowns on the jugglers and the clowns When they all come down and did tricks for you You never understood that it ain’t no good You shouldn’t let other people get your kicks for you You used to ride on the chrome horse with your diplomat Who carried on his shoulder a Siamese cat Ain’t it hard when you discover that He really wasn’t where it’s at After he took from you everything he could steal.
How does it feel How does it feel To be on your own With no direction home… Like a complete unknown Like a rolling stone?
#3 Apparemment, vu de l’extérieur, tout va bien. Il ne vit pas en marge du monde, n’a pas tué son père, paye ses factures. A quatre vingt dix pour cent comme vous et moi. Mais…
Les voyages d’affaire sont parfois complexes et porteurs de stress, c’est pourquoi : 3 500 m2 de salons de réunion et de réception où les produits du terroir sont à l’honneur un service d’exception au décor raffiné et intime service voiturier et salon de coiffure idéalement situé dans un environnement unique et magique.
l’effet et rien que les faits fait 1 : je viens de me lever fait 2 : j’ai laissé le thé trop infuser fait 3 : elle mixe juste pour nous deux fait 4 : elle est belle quand elle mixe fait 5 : remarque : elle est belle aussi quand elle ne mixe pas fait 6 : la marque sur mon front est revenue fact 7 : j’aime quand elle porte ce paréo fait 8 : je reconnais un morceau qui passe fait 9 : once more with feeling [B6-07], je suis bien ici. fait 10 : rentrer chez moi et bosser un peu fait 11 : oublier que je suis si bien ici pour pouvoir rentrer.
Vracarme Et il en vint à penser qu’il n’y avait pas de second degré, que le secret n’avait plus de prestige, la confidence, aucune classe, gesticulations vulgaires (des bruits sans significations), pas de promesses, d’extensions, humour limité jouissance minimale, méfiance — voilà comment parfois il voyait le monde, et voià que ce sale monde pouvait à tout moment se contaminer à ses rêves il comprenait très bien les déjections des modernes, leurs cynismes, et leur manque insensé de goût.