DJ SADE, CE HEROS

Triste journée…

Old par Rodia le 20 Avr 2003

Je n’aime pas les jeux de mots : « j’aime m’épier » (dit-elle)

Old par Rodia le 17 Avr 2003

À se voir trop souvent, nous sommes devenus des étrangers l’un pour l’autre.

« Moi aussi, j’ai eu de ces professeurs avec leurs airs
de flûte pervers et avec leur pincement de guitare pervers (…)
ces sentimentalo pathétiques suppôts de l’état
à l’index dressé. »
T. Bernhard.

Ce n’est pas sale…

seul dans un tourbillon
de pétales soyeux,
roulé en boule
et les yeux fermés,

il rêve

Old par M. Fox le 14 Avr 2003

Au début, rien d’autre que l’arrachement au temps présent, et ses chevalets. On recommence. Le sujet ne meurt pas, ne délire pas. Il souffre. On continue.

SUPERDOGGY and BATDOGGY, ces héros…

Old par Gu. le 30 Avr 2003

Inonder tout le monde d’amour… sauf TOI

Old par Gu. le 29 Avr 2003

miaogroôôââââââ

Dans le chat il y a :

– des boyaux dont on fait les cordages des raquettes de tennis
– des gommes dont on fait des boules dont on fait des mystères
– 8 queues de rechange dont on fait un fouet (pour les jeux SM)
– quelques âmes de rechange dont on fait commerce quand on est peu scrupuleux
– Un moteur à réactions, des vieilles moustaches, une langue à donner aux enfants pour qu’ils rapent le fromage..


Old par -- Zan le 15 Avr 2003

J’ai crevé la bulle,
tout flotte
à l’envers,
les opposums me saluent
et me sourient,
l’étranger se couche près de moi
pour me frotter,
la lune dégouline
dans le lac
pendant que sonne minuit,

passent les étoiles,
passent les reves,

sur mes lentilles coule la Seine

Old par M. Fox le 23 Avr 2003

Come on you raver, you seer of visions, come on you painter, you piper, you prisoner, and shine !

Le Cinquième Feu fait, une dernière fois, circuler le Sel blanc autor des Granules et le superflu, définitivement, peut être abandonné et jeté par l’artiste.
(…)
L’Artiste a appliqué les deux dernières touches de Quintessence sur la Pierre, en la laissant bien sécher entre chaque application: de Jaune foncé, celle-ci est passée à l’Orange, et maintenant la voici Rouge, parfaite et pure, et prête à opérer le miracle de la transmutation.


Du vélo ?

Old par Rodia le 20 Avr 2003

J’ai découvert récemment que la simplicité est une sagesse,
un ralentissement des pas, un refus des nerfs lyriques.
Le début d’une vision élargie.

TAKE CARE TO MOTORCYCLE BOYZ

Old par -- Zan le 09 Avr 2003

le récitant : ce jour, thème imposé, le jaune, le bleu et la rénovation de maisons en bois.

Old par igor le 15 Avr 2003

C’est mauvais, alors pourquoi continuer?
(d’en manger, d’en boire, d’en prendre, de le voir…)

Old par Gu. le 14 Avr 2003

araignée du matin, chagrin

araignée du soir, désespoir


Old par -- Zan le 18 Avr 2003

…comme on a pas le choix, il nous reste le coeur!
Tu peux cracher même rire, mais tu le dois
à ton étoile…

« Un ecrivain qui n’est pas malade est presque automatiquement un type de second ordre »

Old par Rodia le 03 Avr 2003

« Les fragments ne sont pas des aphorismes, chaque
fragment est ouvert à la multitude des autres fragments. »
Blanchot

...passengers...

Old par igor le 07 Avr 2003

ce qui est pénible
c’est qu’on ne peut pas écrire sur un coin de blog
pour payer le restau…

C’est quelque chose de minuscule pour toi,
mais pour moi c’est énorme,
ce caillou dans ma poche
sera ta perte

j’vais t’faire voir !

Old par M. Fox le 23 Avr 2003

Cauchemar

a a a
a
a
a a
a
a a a a
a
a a a a a

a
a a a a
a a a

a a a a

la scène se passe dans une laverie.
————————
bob (homme), bobette (femme), oneko(1) (chat).
————————
le chat (dans une machine) : maaaaouw !
bob : et pourtant il tourne.
le chat : maaaaaouw !
bob : ça donne le vertige.
bobette (modes zé travaux) : hum…
le chat : glouglou.
bob : je crois qu’il est propre.
bobette : hum…
le chat : …
bob : ah, non, il est juste mort…
bobette : petit con.
bob : soit sympa, il est mort.
bobette : je parlais de toi.
bob : c’est ce que je disais.
le chat : …

(1) Le nom a été modifié.

Old par igor le 14 Avr 2003

Old par -- Zan le 25 Avr 2003

on fuyait au pire
n’ayant plus faim
ça faisait plaisir
les doigts de la main
mon petit lapin

Foi de coléreuse, rien ne vaut l’hilarité du verre qui s’éclate.

Old par M. Fox le 09 Avr 2003

toi qui m’appartiens, tu ne m’intéresses pas.
ta soeur, ta copine, ta mère, ta fille, par contre, oui.

Bonjour,

Bonne journée à tous, il est huit heures et avant de prendre son petit déjeuner, nous allons faire quelques mouvements de gymnastique intellectuelle :

Trouvez les définitions des mots suivants :
consultant,
poésie,
coruscant,
syncytium.

C’est bon … maintenant, vous pouvez prendre votre petit déjeuner.

Passez une bonne journée, en ce vendredi 4 avril 2003.

A bientôt.

Tu grimpes encore sur moi
pour avoir des caresses,

griffe moi un peu,
tu tressautes sous ma main,
comme une vierge
au bras d’un marin

l’ailleurs est en toi
et cet abime dans tes yeux
je m’y échappe souvent,
lorsque j’ai du tourment

Tu es mon réconfort,
ma retraite paisible,
mon amour
et mon coupé sport,

chacun de tes poils
est un de mes amis,
chaque pas que tu fais
m’émerveille et m’éblouit

Je ne veux plus jamais te quitter,
frottons nous pour toujours,
l’un contre l’autre
serrés

Old par M. Fox le 23 Avr 2003

« C’est un film en camera lenta, morcelé
et fragmentaire, qui s’est écrit à la
dérive des transmutations. »
F.Y. Jeannet.

Tu as toujours eu
deux pas d’avance

nous, on marchait
pendant que tu courais
et on t’a perdu de vue

est-ce que tu es mort ?

je dois avouer que j’ai trainé
près de ton ancienne adresse,
cherchant en vain
un espoir, une caresse

les années se ressemblent
fades et stériles
depuis que tu es parti

je n’arrive pas à t’oublier,

tu me manques

Old par M. Fox le 23 Avr 2003

Quelqu’un a oublié ça sur les Anneaux de Saturne, c’est à vous?

11h36 : Je n’aime pas les tabous.

Old par Rodia le 17 Avr 2003

« Tu veux que je te fesse ? » I.T.

Old par Rodia le 07 Avr 2003

Moi non plus, je suis collée
et j’ai un train à prendre…
Je l’ai déjà raté six fois!
Prends donc une douche!!!

Old par Gu. le 09 Avr 2003

elle ne faisait que dire du mal de tout et de tout le monde
et un jour la mer
agacée par ses jacassements
la noya en son sein
pour ne plus rien entendre

Old par M. Fox le 28 Avr 2003

À se voir trop souvent, nous sommes devenus des étrangers l’un pour l’autre.

RiDiCuLe!

Old par Gu. le 30 Avr 2003

Un immense moment de recherche scatologique…
Un intense instant de recueillement tourgueniste!!!


Old par Gu. le 02 Avr 2003

Old par -- Zan le 30 Avr 2003

Je veux te prendre comme un animal
je veux te sentir de l’intérieur,

tu n’avais pas compris ?

Old par M. Fox le 23 Avr 2003

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas versé dans le pathétique avec autant de bonne volonté

Old par Nicolai le 17 Avr 2003

Old par M. Fox le 06 Avr 2003

Old par Rodia le 14 Avr 2003

– A quoi penses-tu ?
– A Napoléon.

Old par Rodia le 24 Avr 2003

un deuxième livre après
le guide de survie en milieu urbain,
je ne me souviens plus le titre
mais je crois
que l’auteur est un peu prétentieux

Old par M. Fox le 14 Avr 2003

Il m’arrive de rater un bus.

Old par Rodia le 04 Avr 2003

Le juste retour de soi aux choses, plutôt.

Femme doucement à son mari:
« Je t’ai préparé un petit gateau avec amour! »
Mari hurlant à sa femme:
« Avec qui??? »

« – J’ai changé en 3 ans, tu sais. J’ai compris beaucoup de choses, je ne te tromperai plus. Je veux qu’on se marie.
– Ecoute, je t’aime beaucoup, tu es mon gros nounours mais …
– Je ne peux pas vivre sans toi…
– Je ne peux pas revenir avec toi. Tu es gentil, je t’aime beaucoup, mais je me marie bientôt.
– …
– Et je suis heureuse.
– Bon. Tant pis. C’est pas grave… »

Old par Rodia le 20 Avr 2003

à Marcos, à la joie…
à la beauté des rêves…
à la mélancolie, à l’espoir qui nous tient…
à la santé du feu… et de la flamme!
à ton étoile…

J’aimerais tant qu’il soit 14h00 et être avec toi.

Old par Rodia le 08 Avr 2003

les combats avaient été apres
lorsque nous livrions bataille
contre l’esprit du mal,

une à une,
les forteresses noires étaient tombées,
submergées par le sang des notres,
toujours plus vaillants
et plus nombreux

six années ont passé,

j’entends à nouveau résonner les tambours,
les notres marchent sur les cités de lumière,
la paix est terminée,
l’homme régnera enfin,
débarrassé du bien et du mal,
notre fer
tranchera leurs ailes
et nos pieds fouleront leurs enseignements les plus sacrés
et lorsqu’il ne restera plus rien
de ces gorets,

alors viendra le temps de l’homme,

le temps de la liberté

Old par M. Fox le 07 Avr 2003

Le dimanche, les chiens-loups se baladent en chat-loupes…

Old par -- Zan le 15 Avr 2003

Ce petit caillou que j’ai ramassé
Je te le donne
En gage d’amitié

Finalement non, un gage c’est trop laid
Gageons que nous serons toujours amis
Et ce petit caillou
Je te le donne comme ça
Sans contrepartie
Sans garantie
Sans le mettre au mont de piété de l’amitié

lever la tête, et compter les mouches au plafond du palais…

À se voir trop souvent, nous sommes devenus des étrangers l’un pour l’autre.

L’amour n’est qu’un jeu

rien de suffisant

pas d’enjeu

juste de quoi sourire

et soupirer en serrant qui de droit

au creux de ses bras

Old par M. Fox le 08 Avr 2003

Airhole Vs Antanagor Glouk

Old par igor le 16 Avr 2003

Les voyages d’affaire sont parfois
complexes et porteurs de stress,
c’est pourquoi : 3 500 m2 de salons
de réunion et de réception
où les produits du terroir sont à l’honneur
un service d’exception au décor raffiné et intime
service voiturier et salon de coiffure idéalement situé
dans un environnement unique et magique.

Old par felix le 15 Avr 2003

Bruitisme

Old par Rodia le 08 Avr 2003

brother


Celle là je te la réserve Igor…
en attendant je peux aussi la prêter…

Je suis
Igor Tourgueniev
et
Igor Tourgueniev
n’organise rien.
Old par igor le 22 Avr 2003

JONHATAN, CE HEROS

Old par Gu. le 09 Avr 2003

AUTOLOGIE
(Le héros accumule des notes dont il
ne sait que faire ; fourre-tout encombrant.
Il a décidé maintenant de s’en délester.
L’exercice — qu’il appelle pompeusement AUTOLOGIE
ressemble donc à cela :)

Bravo.
J’ai envoyé ce soir, par texto à
des femmes nombreuses éparpillées au bord
de la méditerranée :
« nuit sans air à Paris ».
Triste
(C’est tout, trop court, pense-t-elle.)
Weil
« La grandeur, de nos jours, doit prendre d’autres voies.
Elle ne peut d’ailleurs être que solitaire, obscure et sans écho…
(or, pas d’art sans écho). »

Titres
Compléments d’objets.(Ne pas me voler merci.)
Diatribes contre une femme ailée.(Me la retrouver, merci.)
Mots de passe.
L’identité pleure.
Atroce.
Quand je dis je, j’ai l’impression de recevoir une claque dans la gueule.
10 rue, de Rome.
Belle serveuse, belle comme une gravure d’intérieur, sage et décorative.
Vérifier plus tard
Inanité de ceux qui écrivent, de tout ce qui s’écrit.
Difficulté
Comment écrire un cri ?
Handke.
« Il ne percevait rien, cela lui tombait sous les yeux. »
Projets.
Ecris comme tu penses comme tu vis comme tu veux.
Téléphone
Une femme parle :  » Je ne comprends rien. »
Le jeune homme dit :  » Je ne t’entends pas. »
Bis
Si je pouvais parler d’un autre point de vue
que le mien, croyez-le, je le ferais.
Oui.
Tu vois une chose et tu penses &agrave une autre.
?
Il n’y a que des défauts.
Radio
La misère ne te secoue pas assez.
Souvenir.
« Si tu continues à jouir en moi, tu seras père avant la fin du mois. »
Roman
Dans le cafouillis d’un carrefour, j’arrivai pour me faire plaquer,
jeté du haut d’une histoire, devant une femme plus âgée
que moi dont j’avais tout espéré, y compris la mort.
Duo.
Le suce-suce panique
(expression trouvée en buvant un verre d’eau.)
Naufrage du non-sens
(expression trouvée en pissant.)
Drame
Toute pensée se produit sous l’autorité absente
(ce qui est la pure preuve du pouvoir) de L.
Scandale
Le séduction et ses immondes banderolles.
Drame II
Plus j’écrirai, moins j’aurais l’impression d’avoir dit quelque chose.
Trio
Un homme, une femme, le monde.
Après l’inventaire, il ne subsiste que ça
Fable
Tout est bien qui finit enfin
Image.
Le string de la maman baissée via Giosue Carducci.
Triste.
Besoins d’&eacutechanges réguliers avec des spirituels estimables.
Baudelaire
« Et le printemps adorable a perdu son odeur ! »

Cette petite ligne, tu t’en souviens ?
Celle que tu as trouvée dans mon journal
Celle qui part de la hanche et qui descend…
Tu veux la lécher encore ?
Elle a un goût d’encre
Et ce petit caillou dans mon nombril
Tu te souviens de son goût de terre ?
N’oublie jamais rien…

il parait que la blanche colombe à 300 tonnes de plomb dans l’aile
il paraît qu’il faut s’habituer à des printemps sans hirondelles…

Page improbable du journal du héros
(Hiver 2003)
Ce soir, désir de retrouver les points sensibles
d’une journée réussie .
Matinée triste, j’écris à J.P.R. lui fait part de mon ambition
d’enseignant en art, structure plus solide que celle ou j’officie maintenant.
J’évoque aussi l’écriture, prise entre « acte et reverie. »
(Il me semble qu’elle conservera toujours cette double instance.) Déjeuner.
Rendez-vous avec M. qui souhaite me montrer son travail photographique.
En avance de deux heures, j’en profite, pour la troisième fois, pour aller
à l’exposition Roland Barthes, à Beaubourg.
Trop de fétiches, de jolis bibelots.
A une table d’écoute, des textes favoris du critique sont audibles
via un casque, autour de cette table ronde, où en face, une jeune
femme se plaint et trouve que la voix du lecteur qui lit un passage
du Temps Perdu est affreuse. Je la trouve — elle — adorable.
Conversations autour des images de M. Images trop factuelles,
factices à mon gout. Je l’encourage cependant.
Deux heures de paroles, et de corps séparés.
M. avoue sa crainte de la normalité.
Je ne l’aime pas, elle ne m’invite pas à la désirer, je suis à l’aise.
Fatigues, interruption, entre « acte et reverie. »
Lectures : livre 5 des confessions, ainsi que les affinités électives.
Je suis à l’aise.

Un poivron…

…des poivreaux!

Old par Gu. le 13 Avr 2003

D’ou je suis, vous êtes petits.

Old par Rodia le 09 Avr 2003

BASTIEN FRANCOIS, CE HEROS…

Old par Gu. le 29 Avr 2003

burn down the disco

hang the blessed DJ
because the music
that they
constantly play

IT SAYS NOTHING TO ME ABOUT MY LIFE

hang the blessed DJ
because the music
that they
constantly play

IT SAYS NOTHING TO ME ABOUT MY LIFE

Old par igor le 01 Avr 2003

ce matin, Igor a essayé de me faire croire que c’était la fin du monde.
la FdM, comme il disait.
moi, je venais de me réveiller, je buvais mon café alors je me suis dit « pourquoi pas, après tout ? »
ça ne m’a pas vraiment bouleversé.
et puis vous savez, j’y croyais presque à son histoire.
c’était plausible après tout.
la fin de tout, ça n’avait rien d’extravagant.
la FdM

Elle vit encore dans ma tête,
dans mon âme et dans mon coeur.
Le sexe, ce n’est pas la fête,
j’en ai bien peur.
Je suis immensément stressé
mais je fais bonne figure.
Je passe mon temps à bosser
(et à boire, c’est moins sûr).

J’ai recommencé à fumer

Toi qui que tu sois, qui que tu seras,
es-tu prête à m’aimer ?


« La place de la Bastille à Paris est le symbole de la révolution. Au centre se trouve une colonne et sur un côté l’opéra Bastille. Le quartier est souvent fréquenté par les jeunes en roller, surtout du côté de l’avenue Daumesnil. Non loin, des bars et des discothèques (notamment le Balajo), se trouvent dans la rue de Lappe. »

Old par Rodia le 22 Avr 2003

« Avide de renouer avec le dehors, sa folie est d’attendre des réponses à
des messages qu’il n’envoie plus. » L.R. des Forêts.

are you hungry?
are you sick?
are you begging for a break?

are you sweet?
are you fresh?
are you strung up by the wrists?

we want the young blood (la-la-la-la)

are you fracturing?
did you do anything?
are you torn at the seams?
fleabitten? motheaten?

we suck young blood (la-la-la-la)
we want the young blood (la-la-la-la)

won’t let the creeping ivy?
won’t let the nervous bury me
our veins are thin
our rivers poisoned

we want the sweet meats (la-la-la-la)
we want the young blood (la-la-la-la)

Autologie.
(Avant de déjeuner.)
Bizarre.
Pourquoi n’ai-je toujours
pas développé
les dix films noir & blanc des
dix dernières semaines
de ma vie ?
Nuit.
Malgré un demi stilnox, insomnies.
Projets démentiels.
« Chère A. je m’en vais écrire
un monologue pour ta voix, ton corps. »

Matin.
Et les obligations m’obligent à ajourner
mes travaux.
Musique.
Retrouvé un morceau d’enfance
(Concerto pour la main gauche)
que j’avais découvert chez ma
grand-mère à Saint Malo.
Nuit.
Pour surmonter le temps, je retravaille
un texte qui s’appelle épreuve.
Mot.
Obstacle,
Difficulté,
Image,
voilà que ce que l’épreuve contient.
Force.
Quelque chose de trop fort bat en moi continuellement
depuis quelques semaines, dois-je me mesurer
&agrave cette énergie qui semble émaner
de nulle part ? Faut-il l’ignorer ? Est-ce une richesse ?
Fiction.
Et le photographe à décid&eacute de déchirer
ses images, elles neutralisent le souvenir, l’apauvrit.
Réjouissances.
Mercoledi, diner prévu avec Arnaud Claas et sa femme
Laura.
Repentirs.
Détails sordides, je me souviens
d’un montage photographique que j’avais appelé
« L’intime est ignoble. »
Radio.
Entendu la semaine derniè chez Veinstein,
l’écrivain Pons, qui se plaint aussi de l’intime,
et que l’autobiographie n’est souvent qu’une autobiographie des
humeurs, qui sont off course d’affreuses choses.
Laporte.
Solutions : la biographie. Terme dont le sens est inversé
il ne s’agit pas d’écrire la vie, mais de suivre au plus prêt
la vie de l’écriture. Vie d’homme de côté.
Détour.
Je vais déjeuner.


Lâcher prise
Tu prends cette petite boule qui fait mal
Tu l’extrais délicatement avec tes ongles
Tu la mets très loin de toi
Tu la visualises très très loin de toi
Et tu respires calmement
Et ça marche ?
Bof

Glacée.

Old par Rodia le 16 Avr 2003

on s’est bien enlacés
tu es déjà lassé
c’est presque du passé
je suis dépassée.

Cette loi de l’alternance est aussi un motif, ou plutôt une épreuve
qu’il faut accepter, sans ressentiment ; lorsqu’une phase d’abattement
rend le travail impossible, espérer pouvoir à nouveau retrouver
ce pouvoir de dire, d’exister en somme puisqu’on a pu enfin accepter le péril,
car cette loi est bien entendu une machine infernale !

mon lapin couche avec une carotte
pas moi

il dit que la femme qu’il aime
est partie au japon

et qu’il couche avec des hommes
pour ne pas la tromper

Old par M. Fox le 14 Avr 2003

Le Pakistanais ou l’Indien qui vend dans le métro de petits talismans hypnotiques est-il un extra-terrestre (intra-terrestre) cloné 10000 fois. Ces petites choses violettes de formes cristallines qui clignotent de manière régulière peuvent-elles être vraiment achetées ou servent-elles uniquement à nous téléguider au travers des couloirs du métropolitain ou même à permettre notre total contrôle depuis Alpha du Centaure (le centre-terre) ? Si vous croisez l’un de ces personnages dirigeant ostensiblement vers vous une poignée de ces engins maléfiques : détournez le regard. Le port de lunette teintée ne semble pas efficace.
Old par igor le 15 Avr 2003


pas mieux…

Il m’a dit : « Tu es adorable pour une fille »
Etrange, non?


Si je bande ?
Affirmatif
Pour qui ça ?

Pour des putes… ?
Affirmatif
Et qui d’autre ?

Brunes, blondes…
Affirmatif !
Des rouquines…

Old par igor le 18 Avr 2003

Le langage du héros vaste problème.
Comment puis-je en meme temps exprimer une émotion,
communiquer une pensée ; qu’on me reconnaisse sans
me caricaturer, parler d’autre chose que de ce que je suis en
train de dire, laisser le sens plurivalent mais précis quand meme ;
moins allusif que Mozart, aussi pointu que Webern, drole, sincère,
grave, catastrophique, touchant, aimable ?

Tout à la fois ? Plutot se perdre.
Le héros fonctionnera pas à pas.
« Quelle immensité et quelle misère dans le langage ! »
Le héros ne devra pas comparer le langage &agrave un monde
car il n’est pas po&egravete.
Il bravera les tentations lyriques, et revera comme il se doit, &agrave de grands récits.

(Langage monstrueux, imagin&eacute, volé, inventé, combiné, mélangé.)

on ne le répétera jamais assez :
l’important n’est pas l’uppercut
mais le jeu de jambes.

Cachée derrière le a ?

Le baiser métallique de ma cigarette cokée
semble pénétrer l’ombilic de ma langue brûlée.
De l’interstice d’une plaie dans ma bouche
s’évade une pensée qui se vrille en volutes
s’extravase et
me provoque une extase.

Pour laver ma blessure
je lèche avec indescence les lêvres de ma pensée
dont j’embrasse et
j’aspire tendrement l’essence.

Vidée peu à peu de mon sang et de ma substance
je perds désormais la braise de mes sens.

Je perds désormais la braise de mes sens
et doucement mes yeux se détachent de leur orbite
les yeux de moi miment devant moi l’émoi
d’une danse démente
pour suivre la transe de ma pens-ée qui se meut.

Je m’évapore peu à peu
au contact incandescent
de cette pensée et
de mon corps il ne reste plus
sur le lit froid
que les cendres qui se répandent.

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