
Les mecs U.S. Male Corps sont réels.
Leur sueur, leurs muscles et leurs efforts sont réels. Leur virilité est brute et absolue. Leur équipement militaire de combat, leurs uniformes et leurs armes sont authentiques.

Les seuls produits de l’arsenal thérapeutique actuel dont, le cas échéant, le patient Témoin de Jéhovah pourrait s’abstenir sont le sang total, les concentrés globulaires, les concentrés plaquettaires, les concentrés leucocytaires ainsi que le plasma. Toutefois, certains Témoins de Jéhovah considèrent, conformément à leur libre choix religieux, que les principes bibliques impliqués n’écartent pas l’utilisation des produits de fractionnement du plasma tels que l’albumine, les immunoglobulines, l’antithrombine et les facteurs de coagulation. De plus, de nombreux Témoins acceptent la transfusion de sang autologue (le sang de la personne elle-même) au cours de procédures telles que l’hémodilution normovolémique et la récupération per- et postopératoire du sang. Ils évitent ainsi de nombreuses maladies transmissibles par le sang, dont certaines sont potentiellement mortelles. Ainsi, à propos des Témoins de Jéhovah, le Commissaire du Gouvernement Patrick Hubert considère qu’il faut se placer sur le seul « terrain des faits et évaluer les risques en tenant compte des individus en présence ».
un cadavre dans le placard?
Les symboles brillent
et notre arche semble éveillée d’un sommeil millénaire,
elle vibre lorsque nous dormons,
nos mages les plus brillants
avouent leur incompétence quant à la signification de ces manifestations étranges
J’aperçois les vieilles pierres de l’arche
durant mon sommeil,
elles possèdent une aura brillante
et semblent émettre un chant que je comprends
mais dont je ne puis me souvenir au reveil
Nous avons formé
un groupe et nous veillons l’arche nuit et jour,
guettant la moindre de ses manifestations.
Certains pensent que nous devrions lui rendre un culte
ou qu’il faut s’échapper tant qu’il en est encore temps
« Une maison bleue… ? »
« Le Dauphiné Libéré » du 12/06/97
Fuyant la banlieue parisienne à la recherche d’un autre mode de vie, installée depuis 15 ans dans les Baronnies, aux fins fonds de la vallée de l’Ouvèze, Frank et Nanou Berthou ont fait la démonstration qu’on pouvait réussir dans une agriculture de montagne alternative.
« C’est une maison bleue, adossée à la colline, on ne frappe pas, ceux qui vivent là on jeté la clef… » . Sans doute sommes nous loin de San Francisco et les vieilles pierres de la bergerie sont nullement bleues, mais ceux qui vivent là ont effectivement jeté les clefs des portes qui verrouillent la plupart de nos existences citadines. Les paroles de la chanson de Maxime Leforestier viennent immanquablement à l’esprit de ceux qui rendent visite à Frank et Nanou Berthou dans leur repaire de « La Closonne », au cœur du pays Baronniard.
ces bouffées d’amour
quand je murmure ton prenom
ces frissons délicieux
qui me parcourent les entrailles
quand j’évoque ton visage
ce soleil dans mon coeur
lorsque je sens ton odeur
je veux les oublier,
te les rendre
et me perdre dans le brouillard pour toujours
« Comment as-tu pu, mon Dieu,
Dans ma détresse, dans ma crainte et mon découragement, te détourner entièrement de moi ?
Hélas ! ne connais-tu plus ton enfant?
Hélas ! n’entends-tu pas la plainte
De ceux qui te sont
Attachés avec fidélité ?
Tu étais mes délices
Et tu m’es devenu cruel;
Je te cherche en tous lieux,
Je t’appelle, je te réclame à grands cris
Mais je n’entends que ma propre plainte et ma lamentation !
Il semble que tout cela te soit indifférent. »
Jean-Sebastien Bach – Cantate BWV 21 (Récitatif T – Violon I/II, Viole, Basson et Orgue et Continuo)

Perdu clone
Lundi soir
entre l’avenue des gobelins et la place d’Italie
Il me ressemble en tous points
et répond au nom de Zan (enfin normalement)
il est aprivoisé et ne mord pas
si vous le retrouvez appelez-moi au 06 10 61 85 10
FORTE RÉCOMPENSE
Tu grimpes encore sur moi
pour avoir des caresses,
griffe moi un peu,
tu tressautes sous ma main,
comme une vierge
au bras d’un marin
l’ailleurs est en toi
et cet abime dans tes yeux
je m’y échappe souvent,
lorsque j’ai du tourment
Tu es mon réconfort,
ma retraite paisible,
mon amour
et mon coupé sport,
chacun de tes poils
est un de mes amis,
chaque pas que tu fais
m’émerveille et m’éblouit
Je ne veux plus jamais te quitter,
frottons nous pour toujours,
l’un contre l’autre
serrés
des fourmis électriques courent dans tous les sens
il brise le grand tabou ! il montre l’interface !
le petit univers de cristal
s’effondre sans se presser
alors que le cube opalescent
rayonne et flotte sur toutes les terres connues
Tu me baises bien, là, oui, comme je t’aime
Il n’y a que toi pour me baiser comme ça
Il n’y a qu’un toi, il n’y a qu’un moi
Il n’y a que toi pour me baiser comme ça
Il n’y a que moi pour être baisée comme ça par toi (…)

Continuité
1.Et ce n’était finalement que le jeu
(stérile ?) d’un entretien sans
interlocuteur ; Invention de l’autre,
méprise de soi.
2.Il avait poussé la curiosité
jusqu’à ouvrir le dernier roman de M.K.
peur qu’il ne soit pas à la hauteur
des livres adorés quand
il avait dix huit ans ; la difficulté du retour, ce fut aussi
la sienne, retrouver un espace littéraire, inchangé.
3. Curiosité comme dévoilement, fuite et recherche de
l’image juste.
4. Il irait à Prague pour s’acheter un tee-shirt avec Kafka dessiné dessus.
5. Curieux des autres, de lui-même, aussi.
Grande promo chez Tourgueniev.com

la scène se passe dans une laverie.
————————
bob (homme), bobette (femme), oneko(1) (chat).
————————
le chat (dans une machine) : maaaaouw !
bob : et pourtant il tourne.
le chat : maaaaaouw !
bob : ça donne le vertige.
bobette (modes zé travaux) : hum…
le chat : glouglou.
bob : je crois qu’il est propre.
bobette : hum…
le chat : …
bob : ah, non, il est juste mort…
bobette : petit con.
bob : soit sympa, il est mort.
bobette : je parlais de toi.
bob : c’est ce que je disais.
le chat : …
(1) Le nom a été modifié.
on ne le répétera jamais assez :
l’important n’est pas l’uppercut
mais le jeu de jambes.
weblog :
je peux me tromper
mais traiter les tourguenistes
de « Russian Fag Brothers«
ça peut paraitre un peu
abusé mais ce matin
ça m’a fait bien rire
car, oui, il ne
m’en faut pas beaucoup.
ceci n’est pas une
véritable tranche de
ma vie mais bien sur
une oeuvre de net-art
complètement essentielle
à l’art contemporain
dans son ensemble,
donc petites bougies
et bravo-bravo
dans les tribunes.
EGu.-trip!
Il y a les pré-Gu., les Gülistes, les Güliens, les néo-Gu., les pseudo-Gu., mais la vrai Gu. c’est môa…
(merci à Fred Vargas)
#18
La voix du héros dont l’écriture est la transcription approximative.
Car personne ne saura si son timbre est grave.
Si la tessiture de sa parole conjugue les variations les plus extraordinaires.
L’écriture est le négatif de sa voix.
Vracarme
Et il en vint à penser qu’il
n’y avait pas de
second degré, que le secret
n’avait plus de prestige, la confidence,
aucune classe, gesticulations vulgaires
(des bruits sans significations), pas de
promesses, d’extensions, humour limité
jouissance minimale, méfiance —
voilà comment parfois il voyait le monde,
et voià que ce sale monde pouvait à
tout moment se contaminer à ses rêves
il comprenait très bien les déjections
des modernes, leurs cynismes, et leur
manque insensé de goût.
La garder absolument en soi.
pas bof car la chose est bien trop précieuse, je
préfère la conserver au centre de ma vie,
plutôt que de l’exposer au regard des autres ; car elle
n’est que ce centre de ma vie et m’enchante
comme tu ne peux l’imaginer ; certes, elle me pèse parfois,
mais pas le projet d’en faire un objet de décoration,
je l’observe chaque jour davantage, je l’astique,
car ce n’est qu’en elle que je peux être sauvé.
On entend un beat… pow-pow,
putain c’est génial,
alors t’as la solution fatale?
on a du temps pour le faire…
ok, j’accèpte et puis on fait un deal
c’est dur d’écrire sur un portable, non?
En fait le problème avec abjection infame
ça joue presque contre ton camps…
tu vois ton texte il est déjà vraiment méchant
et là on est trente ans plus tard quoi
Regardes le truc,
moi j’adore par contre l’idée de la lettre,
et en te justifiant à aucun moment!
Faut que j’aille à la Samaritaine récupérer des CD’s
c’est sur mes mails et je peux pas les lire d’ici
pourquoi pas l’inverse
de la virtualité guerrière quoi!
ou la probabilité expansive, qui se donne…
c’est stylistique! Nique la pédagogie!
ça fait comme les mômes, le désir, que ça dans la bouche,
et pareil, pas besoin d’adjectif puisque tu vas le flinguer.
Obsolette…
le parti pris capitaliste
et pas de majuscule à situationniste
Mald Aurore aime les pieds de Rodia,
C’est du bon coco,
Grumpfff!!!
s’épuisant dans des formes d’action synonymes à stériles
La virtualité et l’alliénation,
on comprend pas c’est la même chose,
il fait gravement chaud
et la virtualité sera réticulaire!
Bonjour,
Bonne journée à tous, il est huit heures et avant de prendre son petit déjeuner, nous allons faire quelques mouvements de gymnastique intellectuelle :
Trouvez les définitions des mots suivants :
consultant,
poésie,
coruscant,
syncytium.
C’est bon … maintenant, vous pouvez prendre votre petit déjeuner.
Passez une bonne journée, en ce vendredi 4 avril 2003.
A bientôt.
C’est quelque chose de minuscule pour toi,
mais pour moi c’est énorme,
ce caillou dans ma poche
sera ta perte
j’vais t’faire voir !
Pourquoi écrivez-vous ?
Beckett : « Bon qu’à cela. »
Blanchot « Ecrire, c’est se livrer à la fascination de l’absence de temps. »
Bernhard : « J’écris car beaucoup de choses me sont désagréables. »
Et vous pourquoi, écrivez-vous aussi ?
…
le bord du canal
laisser couler
la masse empaquetée
dans l’eau glacée
se frotter les mains
les plonger dans l’eau
un frisson
ne pas se retenir de
pleurer
encore
se repasser la scène
en boucle et imaginer
que ça n’a pas
existé
puis regarder les bulles
et le paquet
qui se noie
sous cette putain
de lune
…
Les cristaux jonchaient le sol entre nous,
elle semblait comme happée par l’ombre et l’inconnu,
et me laissait seul avec mes regrets et ma tristesse,
je me souviens qu’elle a beaucoup pleuré à cette période,
peut etre plus que moi,
je ne pouvais pas lui en vouloir,
je l’aimais
et je crois qu’à sa manière,
meme si elle prétendait le contraire,
elle m’aimait encore
ses petites marques d’affection,
ses coups de fil fréquents pour s’enquérir de mon moral,
nos diners et nos sorties au théatre…
notre complicité,
tout me montrait qu’elle m’aimait encore
je revois ton sourire et tes cheveux que j’aime tant caresser,
ils me plaisent autant qu’au premier jour
et cette image me contente
et me contentera encore longtemps
– allo, mon amour ?
– qu’est ce que tu veux ?
– heu… je sors tout juste. on se retrouve ?
– ha ?
– bah oui. on se donne rendez-vous ?
– ça dépend, tu proposes quoi ?
– qu’importe, on se retrouve et puis on verra ensemble.
– non, tu fais chier. je veux que tu me proposes un truc précis.
– pourquoi tu me parles comme ça ?
– t’as fini de te plaindre ? bon bah salut, rappelle moi quand tu seras moins chiant.
– …
Pages du héros (à la campagne)
Le corbeau vient de me regarder ouvrir à
nouveau les paupières, d’un air étrange,
j’ai eu l’impression de n’etre pas un homme
(aucune méfiance de sa part), ni une proie possible ;
si les corbeaux m’ignorent, j’ai déjà gagné
quelque chose, mais quoi ? La permission de voir, peut-etre.
Je me plais à penser que les alouettes sont d’accord
pour que je contemple leur plumage, que le pie vert est enchanté
que je sois un auditeur qui apprécie sans culture son hennissement ;
il y a les branches méandrines, le coucou qui pourrait folatrer,
je ne lui ferai pas de mal, je suis là en ami, sans sciences,
je l’ai dit, mais plombé d’idées imprévues.
Ce que je vois se double de morts, d’imaginaire. Pourquoi est-ce ainsi ?
Et pourquoi surtout résister ?
La bombe cosmique est lachée, je l’ai déjà
prévenue, et je continue dans un mélange d’angoisse
et de bien-etre, et il faut etre fort pour ici faire naitre une tension à
partir d’un si paisible paysage.
Complainte du héros
#44
Vous insinuez qu’il n’y a aucune différence
entre lui et moi, que cette division est une coquetterie,
ou pire une lacheté, que je n’ose pas assumer
le grand jeu, le grand bavardage de soi, et que j’use
de ce moyen à des fins de duperie, façon complaisante
de complexifier la tache ? Oui vous avez raison, en un sens,
mais la réponse à votre scepticisme prendra
un tour violent et sincère : sachez docteur que je me
considère à la fois comme le sujet le plus banal
qui soit (et dont la vie ne mérite aucune considération)
et aussi comme quelqu’un menacé de disparaitre ;
ainsi j’ai confié au héros, digne représentant
de mon ame égarée, la mission d’agir pour me requinquer
et retrouver dans la vie et dans l’autre des petites graines
que j’ai plantées jadis.
Il y a un papillon chez moi que je n’arrive pas à déloger
Il vole partout, il papillonne quoi…
Ce qui m’embête c’est que s’il pouvait parler
Il trahirait tous mes secrets les plus honteux
Je suis un peu mal à l’aise maintenant
Un peu intimidée
Est-ce que c’est ça l’oppression?
* septième ciel * ?
Et bien non, pas de nirvana en vue, surtout quand je pense que tu n’as répondu a aucun des mails que j’ai pu t’envoyer. Que ce soit des lettres d’amour, des mails sans prétention ou bien des images, rien, semble-t-il, n’est assez bien pour toi. Je ne dois sans doute pas être assez « stimulante ». Mes jupes pas assez courtes, mes yeux pas assez bleus, ou bien, c’est beaucoup plus simple: je suis trop disponible, tu crois sans doute que je suis à ta disposition, que tu n’as aucun effort à faire pour me séduire. Tu dois penser que ce que tu connais de moi est bien suffisant, qu’on est un déjà vieux couple, qu’il ne faut pas trop en demander, mais tu n’as rien épuisé en moi, et c’est bien dommage car tu ne le sauras jamais puisque je te quitte…
AUTOLOGIE
(Le héros accumule des notes dont il
ne sait que faire ; fourre-tout encombrant.
Il a décidé maintenant de s’en délester.
L’exercice — qu’il appelle pompeusement AUTOLOGIE
ressemble donc à cela :)
Bravo.
J’ai envoyé ce soir, par texto à
des femmes nombreuses éparpillées au bord
de la méditerranée :
« nuit sans air à Paris ».
Triste
(C’est tout, trop court, pense-t-elle.)
Weil
« La grandeur, de nos jours, doit prendre d’autres voies.
Elle ne peut d’ailleurs être que solitaire, obscure et sans écho…
(or, pas d’art sans écho). »
Titres
Compléments d’objets.(Ne pas me voler merci.)
Diatribes contre une femme ailée.(Me la retrouver, merci.)
Mots de passe.
L’identité pleure.
Atroce.
Quand je dis je, j’ai l’impression de recevoir une claque dans la gueule.
10 rue, de Rome.
Belle serveuse, belle comme une gravure d’intérieur, sage et décorative.
Vérifier plus tard
Inanité de ceux qui écrivent, de tout ce qui s’écrit.
Difficulté
Comment écrire un cri ?
Handke.
« Il ne percevait rien, cela lui tombait sous les yeux. »
Projets.
Ecris comme tu penses comme tu vis comme tu veux.
Téléphone
Une femme parle : » Je ne comprends rien. »
Le jeune homme dit : » Je ne t’entends pas. »
Bis
Si je pouvais parler d’un autre point de vue
que le mien, croyez-le, je le ferais.
Oui.
Tu vois une chose et tu penses à une autre.
?
Il n’y a que des défauts.
Radio
La misère ne te secoue pas assez.
Souvenir.
« Si tu continues à jouir en moi, tu seras père avant la fin du mois. »
Roman
Dans le cafouillis d’un carrefour, j’arrivai pour me faire plaquer,
jeté du haut d’une histoire, devant une femme plus âgée
que moi dont j’avais tout espéré, y compris la mort.
Duo.
Le suce-suce panique
(expression trouvée en buvant un verre d’eau.)
Naufrage du non-sens
(expression trouvée en pissant.)
Drame
Toute pensée se produit sous l’autorité absente
(ce qui est la pure preuve du pouvoir) de L.
Scandale
Le séduction et ses immondes banderolles.
Drame II
Plus j’écrirai, moins j’aurais l’impression d’avoir dit quelque chose.
Trio
Un homme, une femme, le monde.
Après l’inventaire, il ne subsiste que ça
Fable
Tout est bien qui finit enfin
Image.
Le string de la maman baissée via Giosue Carducci.
Triste.
Besoins d’échanges réguliers avec des spirituels estimables.
Baudelaire
« Et le printemps adorable a perdu son odeur ! »
il parait que la blanche colombe à 300 tonnes de plomb dans l’aile
il paraît qu’il faut s’habituer à des printemps sans hirondelles…
bingirl : Ah oué d’accord. En même temps, pendant que j’écrivais ça là, je viens de réaliser pourquoi l’autre exalté littéraire las bas dans son coin d’internet il me prend pour un homme, ça doit être quand je dis des trucs comme ça avec la bière, les jeux vidéos, encore un que ça doit dépasser. Trés claire impression de déja vu 20 fois ce genre de petite nature. Encore un qui a du mal avec les filles à cernes, ou celles qui parlent un nerd bien senti, avec les mains et tout, ça le fout mal à l’aise quand c’est pas son univers. Mais normal, si ton type c’est la gentillesse (voire la conasserie) de Garance Clavel dans `chacun cherche son chat`, moi c’est pas trop le mien du coup, puis au lieu de faire le malin avec tes trucs pas drôles à force qu’on dirait des blagues d’animateur de tf1, regarde la tronche de ta page un peu, on dirait un truc fais avec un vieux mac par un prof de philo de 29 ans qui a pas la notion de bande passante, je suis pas maniaque mais y a des limites sur la forme, bordel. Pour résumer, connard, qu’est ce que tu viens me faire chier là, tu peux pas rester dans ton putain de monde d’artistes surmenés, et moi dans le mien ?
igor : ok
« C’est dans la technique du dépassement de cette révulsion,
qui a sans doute à voir avec les barrières qui
s’élèvent entre chaque moi individuel et les autres,
que gît la véritable ars poetica. » Freud.
L’orage toujours purifie,
et la nature semble presque comme en plein orgasme,
tellement puissant,
quand la foudre lui saisit le bas-ventre et que le tonnerre eructe
tandis que ses arbres s’ arrachent
Il était une fois deux charmantes demoiselles…
Aujourd’hui c’est dimanche et j’ai trouvé ma vocation. Je crois que je vais postuler pour être « Counter-terrorism Analyst » ou « Operations Officer » à la CIA. J’ai passé les premiers tests d’évaluation en ligne et vous me croirez ou pas, j’ai obtenu des « excellent matches ».
La CIA recherche des « independant thinkers, adventurous spirits and passionate professionals » : ça me plaît bien, c’est tout à fait mon genre. Ils offrent des « competitive salaries » et même des « holiday pay », et ça c’est plutôt cool. Un « Operations Officer » du Clandestine Service, par exemple, peut être payé jusqu’à 60 000 $ dès la première année : moi ça me suffit.
Je me vois bien m’installer dans un pavillon avec jardin, garage et chien, tout près de mon boulot, au George Bush Center for Intelligence. Ça se trouve pas loin de Washington, à McLean en Virginie, sur la rive ouest du Potomac – très belle région. Là-bas c’est beau comme un campus ; d’ailleurs ils le disent, c’est une « campus like atmosphere ». Un peu comme à Camden. Il y a tout plein d’options pratiques : deux « fully equipped fitness facilities » et un « jogging track », et même un « child care center », au cas où j’engrosserais une « college student » du « Internship Program ». En plus, c’est une «drug-free workplace» : ça veut dire ce que ça veut dire, non ? (en fait je suis pas sûr ; je suis pas très bon en anglais).
A la CIA, tout le monde a l’air super sympa, ouvert, souriant, dynamique, pluriethnique. En plus ils bossent sur un fond musical hyper rock’n roll, ambiance Tom Cruise dans Mission Impossible. Trop cool. Avec un peu de patience je finirai peut-être comme Anne, une « senior analyst » qui voyage beaucoup et qui accompagne souvent W. Bush à bord d’Air Force One. La classe. Je finirai en vieux beau, les tempes grisonnantes, genre Harrison Ford.
je peux enlever
tes vètements
…
je peux me retenir de pleurer
je peux me retenir de crier
je peux me retenir de te tuer
je peux.
…
mais jouir
je ne peux.
le récitant : ce matin je me suis demandé s’il fallait que je lui pose la question avant de me décider à lui pardonner d’être un chat.
Symptômes réels ou simple hystérie féminine?
Soif la nuit…
Gros seins…
Pipi tout le temps…
Maux d’estomac…
Bouffées de chaleur…
Mini-Gu.?…
Elle me pourchassera, indéfiniment, jusqu’à la fin de ma vie. Pulsion destructrice d’une pureté cristalline. Virus de dernière génération – en cela elle réunit en un même corps toutes les caractéristiques des virus précédents, tout en les surpassant allègrement. Incarnation parfaite, froide, lisse, sans faille, et souriante de surcroît. Aucune technologie, si avancée soit-elle, n’y pourra rien changer. « Lui » peut crever – ou simplement la renier, l’humilier une fois de plus ; ça n’y changera rien non plus (d’ailleurs, existe-t-il réellement ? peut-on être transparent à ce point ?).
« Suit un soupir, un léger haussement d’épaules, un autre soupir. Et au-dessus d’une des portes, masquées par des tentures de velours rouge, il y a un panneau, et sur ce panneau, en lettres assorties à la couleur des tentures, est écrit : SANS ISSUE. »
il dit que la femme qu’il aime
est partie au japon
et qu’il couche avec des hommes
pour ne pas la tromper
Si la guerre était un jeu qu’un homme ou un enfant
Pouvait penser gagner
Quelle sorte de règle
Pour renverser un fou
Et laisser la terre comme déteinte ?

























