| Hi! | ||
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| I’m Fu & ZiLe’s little cut girl (…) |
![]() Jeudi matin, Oscar Berthelot se demande, gratte, retire, enfile, se dirige, se traîne, se déplace, discute, argumente, est, n’en reste pas moins, se permet, se traîne, s’arrête, regarde, débarrasse, pose, éteint, tente et rêve.
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Avalanche
ils sauront me trouver avec leur coordination acoquinée depuis peu
Voeux

En ce jour à marquer d’une pierre blanche de craie sumite
J’ai fait un rêve voyez-vous et je voudrais vous en parler
Dans le genre batofar, boum des jeunesses giscardiennes
Enfin pas trop en fait c’était plutôt légalisez les amants et
Mais passons, donc, en ce Réveillon, le dernier de 2004
Je voudrais avec vous faire le point sur cette année et
Le tourguenisme avance, monte et descend en gros et
Donc j’ai décidé, dealer camé de continuer un an de plus
J’voulais plus rentrer chez moi seul, encore parler et donc
Juste ne pas écrire sans rien à dire sinon ça fait des textes
Dans ce genre pour dire combien on est content du travail
Accompli par tous et les amis fidèles et les animaux et
Aussi les autres, ils se reconnaîtront et sans parler de
L’image plus haut et si tu lis un mot sur deux en suivant
Un chemin ou une phrase sur deux il y’a un message
Dans l’espace, c’est la bataille, la guerre est plus belle
Dans l’espace personne ne vous entendra crier alien
Pour qu’elle revienne et merci à Nicolaï surtout parce que
Bon sans lui n’aurait pu être possible et les tourguenistes
N’oubliez pas de coder vos conversations car Echelon
Boum boum boum euh boum boum voyez ce que je veux
Dire que le bonheur c’était si simple et putain pas trop tôt
Enfin pas pour étaler, je ne sais pas si c’est comme la
Confiture, aux cochons et ce soir rasé de prés concert
Des Libertines avec ma copine Courtney et le dernier Tek
Parfum bite enfin tout ça pour la nouvelle année ce que je
Voulais dire à tout les lecteurs courageux et patients c’est
Que meilleurs voeux à toutes et à tous surtout si vous ne
M’adressez plus la parole, on pense à vous bien fort, bises.
Réinsertion dans la matrice stomacale
via les artères globules rouges
globules blancs trouant l’opacité nocturne
le gaz carbonique et les néons bleutés
Réinjection fielleuse
Je ne saurai jamais exactement ce que
j’ai laissé derrière moi mais j’ai arrêté
de me poser la question. Des pans de murs
s’écroulent pendant que certains en acquièrent
en pleine propriété.
Les voyages dans le temps sont fatiguants.
ULTIMA FORSAN
La fin se définit comme étant la partie la moins charnue du texte.
On la prétend aussi épaisse que la tranche d’une page qui vous coupe quand on la caresse du doigt.
La fin c’est dire qu’on méprise trop souvent les accidents de lecture.
Saturne
Mes meilleures armes sont rouillées
Mon masque est fendu
Mes sortilèges sont épuisés
Tout ne va pas etre facile
Dans les jours à venir
Saturne
Allez Brittnez, zyva!
même barbue
on t’as reconnue
tu te fais passer pour Igore
mais nous on sait qu’il est mort…

Return-Path:
Received: from mwinf0401.wanadoo.fr (mwinf0401.wanadoo.fr)
by mwinb0801 (SMTP Server) with LMTP; Wed, 17 Mar 2004 14:16:29 +0100
X-Sieve: Server Sieve 2.2
Received: from smtp4-out.lerelaisinternet.com (smtp4-out.lerelaisinternet.com [194.206.126.89])
by mwinf0401.wanadoo.fr (SMTP Server) with ESMTP id 9C8F01800186
for
Received: from av5.lerelaisinternet.com (AV5.lerelaisinternet.com [192.168.164.207])
by smtp4-out.lerelaisinternet.com (8.12.10/8.12.10) with ESMTP id i2HDGRjD021806
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Received: from smtp2-in.lerelaisinternet.com (pri-smtp2-in.lerelaisinternet.com [192.168.164.194])
by av5.lerelaisinternet.com (8.12.10/8.12.10) with ESMTP id i2HDGQeu011236
for
Received: from ml.online.net (ml1-1.online.net [212.27.35.88])
by smtp2-in.lerelaisinternet.com (8.12.9/8.12.9) with ESMTP id i2HDGQnk017727
for
Received: from ml1-1 (localhost [127.0.0.1])
by ml.online.net (Postfix) with ESMTP id EC1FE7C78A
for
Received: from ml1-1 by ml1-1 (LISTAR/0.42);
Wed, 17 Mar 2004 14:16:27 +0100 (MET)
Date: Wed, 17 Mar 2004 14:16:27 +0100 (MET)
From: Listar
To: shioran
Message-ID:
X-listar-antiloop: ml1-1
Precedence: list
Mime-Version: 1.0
Content-Type: text/plain; charset= »iso-8859-1″
Content-Transfer-Encoding: 8bit
Expiry-Date: Thu, 18 Mar 2004 14:16:27 +0100 (MET)
Subject: Listar command results: — Binary/unsupported file stripped by Listar —
Request received for list ‘legrandbleu.com:diffusion’ via request address.
>> you are a bad writer
Unknown command.
—
Gestionnaire de liste Listar/0.42 – fin de traitement/job execution complete.
Minuit Pile : Révélation
En exclusivité pour tourgueniev.com, voici un document historique inédit.
Vous pensiez peut-être que Maurice G. Dantec, dans sa jeunesse légendaire,
était un punk doublé d’un brillant élève de Gilles Deleuze.
Brillant élève ?
Nous avons enquêté pour vous. Voici en exclusivité l’extrait d’un enregistrement réalisé par Maurice Dantec lui-même, qui par inadvertance laissa un jour son magnétophone allumé pendant un cours du philosophe, à l’université Paris 8.
Le résultat est… édifiant.
World full of nothing
il a garé sa voiture à l’emporte-pièce sur le trottoir
fiction (une absence)
trois heures, terrasse des Montagnards au soleil, Ménilmontant, Zan, puis Julie, thé à la menthe puis pastis, puis pastis, puis pastis puis on bouge, Julie veut manger alors Lucioles mais non alors on roule jusqu’à Parmentier et le Plein-soleil. là salade, olives, pain et pastis (ad lib). Sophie puis Nicolas nous rejoignent puis pastis (etc…). je choppe un double-cheese (deux euros). on bouge au Zorba sans Sophie et là pastis (doubles) et bières puis le patron tombe amoureux de Zan donc vodka et prune (ad lib). départ de Julie et Nicolas puis discute avec deux filles qui s’aiment qui nous invitent à un apéro où on ne va pas, arrive pascal, pastis (encore doubles), arrive Chloé, retour des filles qui s’aiment, on danse sur les NTM puis plus beaucoup de conscience alors pastis et le bar ferme puis un autre bar en face du Gibus avec Julien (Maureen Duraille) et un pote inconnu et pastis puis on marche dans la rue de nouveau seul avec Zan qui veut boire un coup parce que ça suffit pas sans doute, je dis non puis taxi. chez moi, des pâtes cuisent puis vidéo (Bloodsport avec Vandamme) puis coma. réveil toujours chez moi, la tête en vrac, je termine les pâtes et Bloodsport, téléphone à Stéphanie puis douche, Doliprane (ad lib) puis la rue et le métro, se retrouver devant h&m les halles, boire un thé-coca et marcher un peu, tête en vrac, aller voir des fringues gothiques et puis cinéma et Gael et Katerine et Kiki et Jiji et les yeux embués puis discute aux toilettes sur Porco Rosso et Kiki avec des goths. puis c’est le RER, Stéphanie rentre à Massy, moi de nouveau seul, le métro, la maison, le chat et se faire à manger (petits pois steak) en matant fear factor spécial jumeaux, puis il est tard, écrire ce texte, retour au présent.
Minuit une
| Bang Bang |
RI²
La texture du gel va s’effondrer
il faut quitter ce monde avant qu’il ne se mette à couler !
DES ORGUES ANISES
Perdu dans la ville. La nuit. Un endroit chic. Du monde, de la chaleur, du champagne. Les cigarettes se grillent. Bonsoir mélancolie. La route, le mot dans la poche, arrivée au steps. Pleurs, descente, caverne bondée, nana na ! na ! allumée. Ben, bière. Route dans la nuit. Flash semaine. Champagne rosé du matin, restaurant à midi cidre-kenavo. Trop tard : en retard, vite, vite, rue des dames, on se retrouve on parle, Elles logent – éloges. Feuilles roulées, cigares coupés – Vin chilien, retour aux départs, alcools, sorcières enivrées, blanche et rouge, amitiés truquées, branché – débranché / déconnez – déconnecté. Stop – post.
la mort c’est sexy/2

car crash with gallimard…
le récitant : bon, il est temps de fermer et de rejoindre la « kill your boyfriend » night à la salle Wagram.
[FREAKSHOW] / 1
je suis mort avant-hier. je me suis suicidé pour une sombre histoire d’amour malheureux, quelque chose que je regrette désormais.
après avoir lu la lettre de rupture, je me suis enfermé dans ma chambre, et je l’ai relue plusieurs fois. je me souviens m’être allongé sur le lit, et avoir beaucoup pleuré.
des larmes se sont écrasées sur le papier et ont effacé l’encre.
ensuite, je me suis levé, j’ai regardé par la fenêtre, il y a eu le vent qui m’a giflé le visage, un vent un peu chargé de pollution. en bas, il y avait les voitures, toutes petites, et les gens encore plus petits. je les ai regardés un petit moment, en pensant à des trucs. je ne me souviens plus trop à quoi j’ai pensé au début. ensuite, mes pensées sont revenues à elle, à la fille, et puis à la lettre. j’ai regardé encore un coup en bas, je me suis penché très fort. j’ai eu une attaque de vertige. tous mes poils se sont hérissées, le souffle m’a manqué pendant un instant. je me suis reculé vivement, effrayé par ce que je venais de faire. je me suis rassis, puis rallongé sur le lit, le coeur encore battant et des bouffées de chaleur à la tête.
j’ai eu envie d’écrire une réponse, une réponse à cette fille ; je l’ai fait.
oh boy
J’ai mis le dauphin
dans l’armoire
mais mets y aussi
tout ce dont
tu n’as plus envie:
ton dico décati…
tes petits draps brodés
ta mine de crayon maché
ta perruque dorée…
Et surtout, n’oublies pas de …
Bam ! Bam !

Deux coups de feu tirés simultanément à travers le salon cet après-midi.
L’un venait de la rue, et a laissé une perforation dans un des carreaux de la fenêtre.
L’autre partait de je ne sais quel site web, et a laissé une étoile trés similaire sur le blog – et mon écran.
La première est allée se loger directement dans le plafond, au-dessus de la table (y a du plâtre sur les châtaignes du pharaon pacifique). L’autre a ricoché sur mon épaule et est allée éclater une tasse à café sur le bureau.
Plusieurs conclusions à ça :
– de nos jours, les rues sont pas tellement sûres.
– de nos jours, internet c’est pas mieux. Les snipers sont aussi virtuels, et visent pas trop mal, mêmes bourrés.
– de nos jours, le Bordel Ambiant a tendance à méchamment taper l’incruste dans nos intérieurs douillets et chauffés au gaz de ville.
– de nos jours, le bruit d’un coup de feu surpasse celui d’un clic cardiaque, d’assez loin. A fortiori deux.
– l’élytre qui me pousse sur l’épaule a décidément bien des utilités, j’impatiente le rostre et le bouclier céphalo-thoracique.
Si possible insonorisé, un petit – 15 dB ça serait pas du luxe. Surtout quand on tire des balles à travers le salon.
Indice bête
le jaloux de lui justement mord
mais ment-il seulement ou
est-ce lui-même qu’il dévore ?
Tabula Rasa

Je voudrais pouvoir comme le Saule
faire table rase de nos tempêtes.
The Vert
Je le dis en vers : elle comprend a l’envers.
Friday – Let’s dance !

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Son électro-acid-house-hip-hop, ambiance assurée par la tribu tourgueniste et pleins d’autres crevards bioniques, consos pas chères + surprise éthylique sponsorisée par Havana Club… Le Zoco Bar, 223 rue Saint-Maur, 10ème, Paris, France – Métro Colonel Fabien ou Belleville. Si vous voulez me voir enfin nue…
|
Langue : le Bulgare.
Attention, pour dire “oui”, les bulgares tournent la tête de côté, comme nous pour dire non.
![]() |
JE ME SOUVIENS JE ME RAPPELLE « DISSIMULE DANS LE SILENCE je me souviens…je me rappelle je me souviens…je me rappelle |
?
Je ne comprends rien aux filles.
Non…
Je ne comprends rien aux gens.
Non…
Je ne comprends rien.
« L’amour c’est l’infini mis à la portée des caniches. »
(Voyage au bout de la nuit, Louis-Ferdinand Céline)
» la démocratie / a été épouvantable. Un assassinat massif, qui a tué indistinctement. Epouvantable, épouvantable«
/* dead nature is dying
while(1)
{
Mes yeux voient le monde
Mais ils brûlent
Alors
}
« Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur. »
Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais
Faites découvrir
CHLOÉ DELAUME à un ami
Moi c’est déjà fait.
Agorafocus:
1970: haaa, les bonnes vieilles seances de niquage collectif au coin du feu…
… 
de nos jours, rien de tel que le chaleur d’un bon feu de bois de meubles en chene massif…
guetter l’événement définitif
dans un monde ultravisible,
ultraréel,
transparent et opérationnel,
il n’est plus que de compter
sur l’efficacité silencieuse
…
…
Depuis toutes les sphères
La chaussée mouillée derrière l’envers de paupières
Lourdes lire un blog les paupières encore plus
Pesantes mais tard le soir dans un after-writing
Pour dormir
[FREAKSHOW] / 2
plus tard dans la nuit, j’ai eu une sorte de bouffé d’horreur, je me suis réveillé en sueur et en larmes. j’étais oppressé, je n’arrivais pas à respirer. je me suis précipité à la fenêtre, pour avaler un peu d’air frais. une impulsion m’a saisi, j’ai sauté, je suis mort, et voilà.
(FIN DU PROLOGUE)
en pleine nuit, des gens attendent sur le parvis d’une église, éclairés par les lampadaires d’un parking proche. ils sont massés, ils ont l’air d’avoir froid ; leurs vêtements sont froissés, leurs yeux sont cernés, leur teint maladif ; certains portent des sacs ou des valises, qu’on devine remplis à la hâte. ils ont l’air de réfugiés. ils sont une trentaine, tout au plus. les gens sont mêlés, il y a des femmes et de hommes, de tous âges, de l’enfant au vieillard, de la fillette à la vieille. il n’y a pas de famille cependant, et seulement un couple, serré, qui fait masse au milieu du désarroi. personne ne se parle, ils se lancent des regards à la dérobée, inquiets, peureux. on leur suppose des pensées angoissées, la crainte de l’avenir. l’attente se prolonge, dans l’ombre massive de l’église. certains sortent des passeports ou des permis de conduire de leur poche, les tripotent d’un air pas rassuré, les relisent, les remettent dans la poche.
des phares puissants trouent la nuit au bout de la rue qui longe l’église ; les phares approchent, le bus arrive.
Tourguenerie
On parle souvent de la dérive des continents.
On ne parle jamais de la dérive des incontinents.
REPARONS CETTE INJUSTICE !!!
qu’est-ce que Dogra Magra ?
« Je voulus crier encore…… mais je ravalai mon cri au fond de ma gorge, par peur du silence encore plus lugubre qui suivrait…… »
DOGRA MAGRA
Kyûsaku YUMENO
TT ? i take
R E D S
and share
____________
i know a girl whose eyes are grenadine
i wonder how she stares at her burning screen
cos mine are sand-oiled, cracking when rolling
down the dune of blogs of mirrors of me
____________
and everybody
The choice
Choose life. Choose a job. Choose a career. Choose a family, Choose a fucking big television, Choose washing machines, cars, compact disc players, and electrical tin openers.Choose good health, low cholesterol and dental insurance. Choose fixed-interest mortgage repayments. Choose a starter home. Choose your friends. Choose leisure wear and matching luggage. Choose a three piece suite on hire purchase in a range of fucking fabrics. Choose DIY and wondering who you are on a Sunday morning. Choose sitting on that couch watching mind-numbing sprit-crushing game shows, stuffing fucking junk food into your mouth. Choose rotting away at the end of it all, pishing you last in a miserable home, nothing more than an embarrassment to the selfish, fucked-up brats you have spawned to replace yourself. Choose your future. Choose life. chose not to choose life: I chose something else. And the reasons? There are no reasons. Who need reasons when you’ve got heroin? is the pleasure of it. Otherwise we wouldn’t do it. After all, we’re not fucking stupid. At least, we’re not that fucking stupid. Take the best orgasm you ever had, multiply it by a thousand and you’re still nowhere near it.
CE SOIR I WANT MY CANE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
duet oval shirtmake palate audit
barth banana cornflower barter carla pheasant play conservatism inverse materiel
munich totemic noose durkin lengthwise myocardial ovary bakersfield
stepmother algeria theist oman beethoven viscous electret chesapeake berkeley innuendo discrepant gnu lisa godkin bitterroot pipe sunday perspiration honest glacis home emulsion asilomar compellable skeletal tara boomerang canteen eduardo olivetti jujube commonplace contrivance degree began kudzu
diurnal copywriter aggressive fragment atlantis willowy fool copenhagen cholera possessive madmen coherent specific vegetate family emilio atone ahmedabad timeworn slavish decisive barnyard boeotia assure arcsin blew academe wade dew road symposia cardiff basemen ayers detail
Paroles de chanson de la nuit – je t’aime
Ennemie de soi-même, comment aimer les autres
Etranger à soi-même, étranger pour les autres
Qui réduit au silence, le fracas de l’enfance
Et avance masqué, en attendant sa chance
Et sous les apparences, le prix du vêtement
Personne ne voit les plaies et le sans de celui qui survit
Mais quand demain se lèvera, ah, je serai libre, retour à toi
Quand demain de lèvera, ah, je serai libre, retour à moi
Si l’amour me couronne et s’il me crucifie
Elève mes pensées dans un hymne à la vie
Et que monte très haut la flamme des bougies
Quel que soit le drapeau ou le Dieu que l’on prie
Et sous les apparences, vulnérable et changeant
Personne ne lèche les plaies de celui qui survit
Mais quand demain se lèvera, ah, je serai libre, retour à toi
Quand demain de lèvera, ah, je serai libre, retour à moi
Quand demain de lèvera, ah, je serai libre et près de toi
Retour à toi et moi.
DOGGY STYLE
So messed up
I want you here
In my room
I want you here
Now we’re gonna be Face to face
And I’ll lay right down
In my favorite place
And now I wanna be your … !
Certains oiseaux, ils sont drôles, ils sont capables de renaître de leurs cendres.
(et peu importe la longueur du cou.)
On les appelle des « Phœnix. »
You can ask the dust, because she knows about it…
Par contre avec les humains, ça ne marche pas.
fallait pas rêver, hé
Oui mais , alors dans ce cas, à quoi bon se donner la mort ?
[999poèmesSERIEtourgueniev]
290
la mutante moletonnée a haussé la gestation
je suis une artillerie morale
je me suis certainement motorisé les épaules rotatives
Crochet du gauche
Du plafond une araignée
Est partie se faire une toile
Je suis revenu sous les étoiles
Elle m’attendait dans l’entrée

l’ennui s’accumule et se chosifie
Lors de la première moitié du XXIe siècle,
la littérature européenne affiche certains traits qui relèvent de la notion de
fragmentation telle qu’entretenue par les nouvelles sciences des signes, comme
celles de la médecine et de la mode. Dans cette thèse, nous ramenons ce lien au
tourguenisme. Le tourguenisme entretient une certaine ambivalence face à la
fragmentation: il semble acquiescer à un état de choses auquel il s’oppose. Le
tourgueniste tout comme des sociologues, identifient comme symptôme principal de
l’être fragmentaire l’ennui. Cette réaction prend de l’ampleur à partir de 2004,
quand, pour des raisons en grande partie socio-politiques et économiques, le
tourgueniste se propose comme héros qui se dissocie de l’époque tout en
insistant sur sa propre modernité. Sans prétendre faire le tour de l’horizon du
tourgueniste au XXIe siècle, notre premier chapitre cherche à relever les lieux
publics où s’exprime son ennui. Le salon, le club, le bistrot, la rue sont
autant de théâtres où le nouveau héros tend son miroir au monde, se repliant sur
lui-même, prônant l’irréductibilité de sa manière d’être. Homme des foules, le
tourgueniste se définit par rapport à sa critique de la loi de l’échange. À
travers les trois figures du médecin, du collectionneur, et de la prostituée, le
tourgueniste produit un discours qui fétichise la valeur de l’individu. Chez le
médecin, l’ennui se fétichise en névrose. Chez le collectionneur, esthète du
naturel, l’ennui s’accumule et se chosifie. Chez la prostituée, l’ennui prend un
visage érotique qui résume la spécificité du tourguenisme. Le tourgueniste doit
sa spécificité à son implication dans la mode. La logique de la mode est celle
du fétichisme dont l’analyse, dans cette thèse, se déroule sur deux niveaux: le
niveau hype, impliquant le discours de la pathologie, et le niveau psycho anal
impliquant les procédés du fétichisme. Nous regardons les théories marxiste et
freudienne du fétiche sous cette double perspective, d’une part pour démontrer
leurs affinités avec le tourguenisme et d’autre part pour cerner le
fonctionnement du tourguenisme. Par ces théories, nous verrons comment le
tourguenisme révèle le caractère fétichiste de la masculinité. Si le noyau de
cette thèse se constitue d’analyses de textes littéraires, c’est que certains
artistes littéraires de la fin du XXe siècle contribuent à l’élaboration d’un
champ de réalisation de l’idéal du tourguenisme. Chacun des auteurs dont nous
analysons l’oeuvre constitue une variation sur le thème du fétichisme qui remet
en question l’identité masculine. L’oeuvre du tourgueniste est un cas limite de
la négativité de la notion de castration, le héros y assumant une névrose
féminisante. Chez le tourgueniste, le héros est imprégné de tourguenisme dans la
mesure où il s’approprie le genre féminin sans pour autant renoncer à
l’idéologie du masculin à l’époque victorienne. Enfin, tourguiguy soulève
l’héroïsme romantique au sein de la démarche tourgueniste, la dialectique
incommode entre l’aveu et le désaveu. Le tourguenisme s’avère un foyer important
d’interrogations sur l’identité masculine. Sa logique fétichiste aboutit à
l’aveu que la différence se situe à l’intérieur d’un héros dont l’ennui revêt
tous les symptômes d’un désordre féminin. Si la femme est châtrée, le héros
affiche sur son propre corps la preuve que l’homme l’est également. Son identité
masculine est fondée sur la castration de son moi.















































