Poste de courtisane (CDI)

Date : mardi 21 septembre

Fonction : Courtisane

Secteur : services à domicile, aux particuliers

Lieu : Paris Annonce n° : 807453

Employeur : jeune homme 34 ans charmant, cultivé, plutôt gentil, aimant la musique

Type de contrat : CDI

Convention collective : SYNTEC

Poste :

Dans un contexte de fortes attentes affectives, l’employeur cherche une courtisane pour combler une de ses soirées par semaine, sur la base de 47 semaines par an.

Ce poste comprend toutes les responsabilités en terme d’affections : depuis l’attention polie aux activités professionnelles de l’employeur jusqu’au relations physiques, en passant par la connivence sur des loisirs partagés.

Salaire :

A négocier sur une base horaire ou par soirée, frais remboursés.

Profil :

Jeune femme de 25 ans à 35 ans, célibataire (livret de famille à l’appui).

Qualités requises pour le poste : attention, gentillesse, prestance, beauté et tempérance.

Compétences : qualité de l’écoute, expérience mesurée en terme de rapports charnels, savoir vivre, culture générale d’assez bon niveau, attrait pour la musique.

Diplômes requis : niveau licence, voir supérieur

L’employée présentera des lettres de recommandations d’ex employeurs, ex maris ou ex amants.

Clauses d’aptitudes : l’employée et l’employeur fournissent à la signature du contrat de travail un certificat médical équivalent aux examens pré maritaux.

Période d’essai : selon la convention collective

Clauses contractuelles particulières :

L’employée et l’employeur s’interdisent de tomber amoureux l’un de l’autre.

Pendant toute la durée du contrat, l’employée ne pourra exercer un travail équivalent pour un autre employeur, même à titre exceptionnel.

Afin d’éviter tout conflit d’intérêt, en cas d’engagement marital stable (mariage, PAX, concubinage, …), l’employée avertit sous quinzaine l’employeur qui peut rompre le contrat de manière discrétionnaire.

Merci de contacter l’employeur par l’intermédiaire du site qui transmettra.

Alors on peut envoyer la flute.

le récitant : voila, alors ça, c’est moi.

Old par igor le 01 Mar 2004

who is SILKE BANGERT ?

SILKE BANGERT, c’est un peu nous…déchirés en petits bouts et portés autour du cou…

partout les gens se ruent pour porter des T-cheurtes « ich bin sehr SILKE BANGERT », …

J’ALLAIS

LE DIRE

Les rois mages.

Pour la noyel, ma deuxième épaule me gratte.

Hi ha.

Old par ... le 24 Déc 2004

Chloé : bouhou.

Old par igor le 05 Avr 2004

frOm the sky (…)

haaaaaaaaahahahahahahahahahahahahahahaha

Old par Gu. le 30 Jan 2004


Au fait… mon ami… c’est quand ton anniversaire?
C’est qu’on m’a déjà fait le coup.

Camille (5 ans) devant Jacko à la tv :

– Maman, la dame elle ézisqute ???

Cette fois-ci, en plus de la copine, c’est donc les gendarmes qui ont fait les frais de son comportement colérique. Ce que ne manque pas de souligner le bâtonnier Shio Ran, pour les parties civiles : « Mes clients me disent qu’ils en ont marre des insultes et du comportement inadmissible de certaines personnes au moment de leur interpellation. » Dans cette lignée, la représentante du ministère public, Charleston Parva, intervient pour « rappeler l’ordre des choses à M. Tourgueniev ».
Old par igor le 08 Jan 2004

the handsome devils

milieu de la nuit, écouter des chansons d’amour à deux balles, un (ou deux) connard(s) chez pascal, mais tenir le choc, ne pas éclater de tronches à coups de docs et écouter ewan chanter son amour pour nicole sachant que tout cela finira mal. imaginer ce petit village sur la colline, regarder courir nos enfants en bas de la pente, rire et puis danser. plus tard, se retrouver et se blottir pour faire s’écarter les monstres « de sous le lit ». l’amour n’est il juste un jeu que l’on peut jouer sans s’y blesser (don’t leave me this way), un jeu que l’on peut quitter à tout moment sans y laisser au moins sa mise de départ (we can be heroes) ? just for one day…
Old par igor le 05 Avr 2004

( thE lovE shoW ) / post-report #4

Old par Gu. le 21 Fév 2004

WELCOME TO MY NIGHTMARE

mode bonheur off

Old par igor le 07 Mar 2004

gla-glA

On the

banKiz’

Old par Gu. le 19 Jan 2004

NIGHTCLUB’IN

Bang bang. Sur le Champs – avenue GV – bang bang – Hôtesse est-ce « s » ? bang bang – Champagne rosé pour picoler sans manger – bang bang – easy jet set trend set – bang bang gin to sang jeanseng – regard fuyant connaissances d’antan. Sweeet smoke holy smoke – journalistes retraités – star du show business wannabe your star – doggie style – bang bang ancien lutteur ouvrier pdg survolté – bang bang petits fours canapés revivre de vieilles soirées arrosées – Claire C. PPD – prendre un verre survitaminé – bang bang – tag d’andré retrouvé sur vieilles poupées pipées siliconnées – bang bang – regard croisés – visage connus mais pas calculés – bang bang – fille désespérée ne sait pas à quoi se raccrocher – bang bang – gin to paillettes rose et presse tv – bang bang s’estimer bien entouré sous les karatékas bien gaulés – danses lascives lassantes passives passantes – on se connait ? Nez à nez poignées puis collé serré – foule peu agitée – rigoler surdosé – bang bang je prend mon cuir – et je rentre chez moué – bang bang fille du voisin qui bangue son copain – bang bang – tv réalisée – bang bang – appeler pour mieux rentrer pour la quitter – défourrailler sur du papier, pour après rêver.

Old par To le 30 Nov 2004

WERNER, MON AMOUR

Old par To le 21 Nov 2004

Old par Gu. le 28 Juin 2004

ou

prête moi ta vertu

je deviendrai ton tourgueniste

BRUXISME

Old par To le 03 Déc 2004

MENAGE EUCHARISTIQUE

Yolande, c’est ma gardienne d’immeuble. La croix autour du coup,

elle est souvent habillée d’une simple robe à fleurs mauve avec un bidon

de st-Marc sous le bras et d’un balais pour chasser les intrus pendant que

son petit chien aboie sur les inconnus.

Yolande est croyante, et très pratiquante. Mais elle est aussi très bornée,

et désagréable. C’est pourquoi on l’appelle la con-cierge. Et quand elle part

à la messe, elle affiche un petit panneau sur lequel il est écrit :

« Le christ est dans l’escalier ».

Old par To le 29 Août 2004

le récitant : ne pas écrire post-biture.

Old par igor le 22 Fév 2004

Indice bête

le jaloux de lui justement mord

mais ment-il seulement ou

est-ce lui-même qu’il dévore ?

A truth is not hard to kill. A lie told well is immortal.

Any man willing to give up any part of his liberty for a false sense of safety deserves neither.

death-ambre

!4002 ceva essinif ne no’uq

Old par Gu. le 12 Déc 2004

The choice

Choose life. Choose a job. Choose a career. Choose a family, Choose a fucking big television, Choose washing machines, cars, compact disc players, and electrical tin openers.Choose good health, low cholesterol and dental insurance. Choose fixed-interest mortgage repayments. Choose a starter home. Choose your friends. Choose leisure wear and matching luggage. Choose a three piece suite on hire purchase in a range of fucking fabrics. Choose DIY and wondering who you are on a Sunday morning. Choose sitting on that couch watching mind-numbing sprit-crushing game shows, stuffing fucking junk food into your mouth. Choose rotting away at the end of it all, pishing you last in a miserable home, nothing more than an embarrassment to the selfish, fucked-up brats you have spawned to replace yourself. Choose your future. Choose life. chose not to choose life: I chose something else. And the reasons? There are no reasons. Who need reasons when you’ve got heroin? is the pleasure of it. Otherwise we wouldn’t do it. After all, we’re not fucking stupid. At least, we’re not that fucking stupid. Take the best orgasm you ever had, multiply it by a thousand and you’re still nowhere near it.

CE SOIR I WANT MY CANE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Old par JLB le 04 Oct 2004

la valse a mis le temps

ouais mais on lui en veut pas trop à la valse

pourvu qu’elle vienne (hum)

on a l’habitude de ses retards

à petits pas chassés



elle (re)vient de loin aussi

et puis faut la comprendre

moi je l’aime comme ça

fantasque et désarticulée

hoplà

Old par -- Zan le 15 Sep 2004

Copier n’est pas Coller

– que fais tu?

– je t’imite…

– en train de faire quoi?

– en train de faire comme si tu n’étais pas là…

– …

{ You’re not an asylum, you’re a star }

Old par igor le 07 Mar 2004

Jeudi soir

Pas le temps de poster sur mon blog, c’est novembre et il pleut alors merde quoi alors je vais passer à la tévé pour ne pas sortir trop longtemps de la grille de programme TPS. Je me change pour la troisième fois de la journée, et mes chaussettes sont bleues. Je suis l’ami de plusieurs stars de la musique française et de michel sardou. Je vais passer dans l’emission de stéphane bern qui est l’ami de mon frêre. Il est sympa quand même. c’est novembre et il pleut, bizarre pour un jeudi alors je décide de ne plus poster tout les jours pour ne rien dire et voilà. Grâce aux dieux ! Mon malheur passe mon espérance ! Oui, je te loue, ô ciel, de ta persévérance. Appliqué sans relâche au soin de me punir, au comble des douleurs tu m’as fait parvenir. Ta haine a pris plaisir à former ma misère; j’étais né pour servir d’exemple à ta colère, pour être du malheur un modèle accompli. C’est novembre…

Old par igor le 12 Déc 2004

Minuit une

  Bang Bang
Old par Gu. le 09 Fév 2004

Trust www…

and follow its original spirit!

follow its original spirit!

its original spirit!

original spirit!

spirit!

!

Old par LiLi le 01 Déc 2004

Jean-Yes, vous êtes le premier blogger à avoir été témoin de l’apparition de crop-circles sur un blog.

Pouvez-vous nous en dire plus ?

Si seulement je le pouvais ! Comprenez ma perplexité : j’ai vu apparaître ces formes étranges par hasard,

en essayant de publier un texte sur l’interface de tourgueniev.com, ça s’est fait spontanément, en quelques

instants… Pour le moment je n’ai trouvé aucune explication rationnelle. Ce phénomène défie l’entendement.

Pouvez-vous décrire plus précisément ces crop-circles ?

Et bien voilà : ce sont des cercles blancs qui se superposent au texte, comme si des pixels étaient effacés,

ou plutôt repeints en blanc, enfin bref on les voit plus, quoi. C’est stupéfiant. Comme le révèlent les photos

prises d’avion (voir photo n°1), les contours de ces cercles sont extrêmement précis, et surtout, le plus

impressionnant, c’est que les cercles forment des figures mathématiques parfois très complexes, assez

proches des fractales de Mandelbrot. C’est réellement très impressionnant. Imaginez ma stupeur lorsque

j’ai vu cela pour la première fois.

Croyez-vous que ce phénomène soit de nature paranormale ? Que pensez-vous de l’hypothèse

d’une origine extra-terrestre ?

L’hypothèse extra-terrestre… Hum, jusqu’ici je ne croyais pas aux soucoupes volantes, mais j’avoue avoir

du mal à imaginer que ces formes soient d’origine humaine.

Jean-Yes, merci de nous avoir accordé cet entretien.

Merci à vous.



Photo n°1

Mi-nuit contre l’homme pieuvre

donc : le festival se prolonge…

ce soir ici

demain 3ème étage de la tour eiffel,

dimanche ici et

lundi là pour l’apothéose finale.

Old par igor le 04 Mar 2004

R.I.P.

his pocket was full of kryptonite

Old par To le 11 Oct 2004

dernière balade

BALADE MAUVE
JE N'AIME PAS LA MER - ET JE NE SAIS PAS S'IL Y A QUELQUE CHOSE QUE JE DETESTE PLUS QUE LES VOYAGES EN AVION - JE SUIS LOIN D'ÊTRE RICHE - ET POURTANT - JE SUIS PRÊT A ME RENDRE AUTANT DE FOIS QUE POSSIBLE A 2000 KILOMETRES D'ICI SIMPLEMENT POUR VOIR SI ELLE A CHANGE DE COUPE DE CHEVEUX - BIZARRE NON ? -

Je ne me souviens plus

s’il vient ou s’il est déjà venu

le chasse-tempête


Old par M. Fox le 10 Juil 2004

kill kill Bang Bang
Old par Gu. le 09 Fév 2004

Depuis toi

il est toujours dix heures dix quelque part sur la planete.

Et d’ailleurs, j’y vais.

Old par LiLi le 01 Déc 2004

bY AïnA

Craché par Aïna & re-Craché par Gü.

Old par Gu. le 30 Jan 2004

ouéééé soyons crétins vive la pub vive la tévé vive tek

à mort la prise de tète à mort l’éducation à mort l’école

à mort les pauvres ils ont qu’à être riches ou crevards

vive les tribus vive le réseau mais mort à la solidarité

les intellectuels au bucher, vive le minimum culturel

vive le savoir minimum, vive les states, vive dantec

vive l’alcool, vive nous, vive tralalalala….

Old par igor le 20 Fév 2004

Pendant ce temps là chez les Mogos…

Alors voilà. Le sang qui coule de la plaie on sait très bien où il va. Il tombe par terre et ça donne les Erynnies. Le sperme aussi, on sait. Il macère pas mal de temps dans la mer, et à force de se mélanger à l’écume il engendre Aphrodite. Ok. Mais est-ce que quelqu’un peut m’expliquer où sont passées les couilles d’Ouranos une fois que Cronos les a tranchées, hein? Parce que c’est bien gentil cette affaire, mais des couilles de dieu, a fiortiori fondateur, ça disparait pas comme ça putain de merde.

Hésiode m’a tuer. Et puis de toute façon j’ai passé l’âge de jouer au micro-ondes. N’empèche. Je peux même pas concocter une tarte aux pommes pour faire diversion on va encore me dire que ma maïtéite aigue nuit aux avancées féministes. Pourtant (sans point et toc) se renseigner sur le destin des testicules nécrosées d’Ouranos c’est quand même un peu s’intéresser aux bienfaits de la castration antique, même si la chair est lasse à force d’avoir macérée dans l’Etant, non?

Non.

M’en fouts j’ai mis des coussins en forme de fleur partout et de l’encens cannelle orange :|

Chloé Delaume : Les personnages de fiction ne sont pas des créatures de l’esprit humain. Là-dessus tout le monde ment. Ou tente de se voiler le minois tellurique ce qui revient au même. Nous sommes la voix primale. Nous avons toujours été… Au commencement était le Verbe. De toujours la fiction précéda la réalité.

Old par igor le 28 Jan 2004

Prisme et tronçonneuse – huile sur toile – 50 x 39 cm

Prisme et tronçonneuse - huile sur toile - 50 x 39 cm

DREADLOCKED

Elle était émue perdue dans la foule. Le reggae l’avait toujours fasciné par ses mélodies aux rythmiques douces et dont les percussions claquaient comme des balles de fusils. Des paroles pleines d’espoirs nées dans une île brisée par la violence. One step forward, two steps backward. Elle s’imaginait mourir piétinée puis les gens contemplant son cadavre humilié tandis que résonnaient les mots de liberté, d’amour et de foi. La pluie ruisselait sur sa casquette usée, puis coulait le long de son visage impassible dans l’indifférence générale. Le tempo appelait en elle des pulsions meurtrières. Alors, d’une cicatrice anonyme, sa bouche se mua en simple sourire de satisfaction.

Old par To le 11 Juil 2004

le faux frère : ne pas écrire bourré.

too late to write – JE suis un personnage de friction – 660


la nuit solide et mes souvenirs si fluides me donnent les moyens de repenser à ces moments sur l’île, nos étreintes au bord de l’eau la nuit si lourde et les songes fluides me donnent le temps de ramener à moi ce passé si doux et tellement bref la nuit si bleue et mes mots si faibles me laissent impuissant face à mon désir de t’évoquer à nouveau devant moi cette nuit si dense si danse si seulement tu et moi ensemble sur ces plages si blondes et ces nuits si légères que ne troublaient que nos hurlements et nos pleurs et nos rires me demandent de t’invoquer à cette heure où se heurtent les bruits de nos flancs si lourds et si beaux et tu moi enfin.
Old par igor le 05 Jan 2004

A la Panik

Témoignage d’une fille qui sait : Berlinette attaque Tourgueniev !

I’m the mad scientist !

Nadia, l’analyste héroïne, est non seulement en train de dénouer un imbroglio inter étatique passionnant mais surtout en train de chercher une morale amoureuse entre son ancien fiancé guébiste, Oleg l’idéaliste, son sauvage baiseur de l’Ouralbank et le phallocrate assassin Igor

Old par felix le 24 Mar 2004

Minuit pile

Old par igor le 07 Jan 2004

le récalcitrant : essaie encore –

Old par felix le 07 Avr 2004

cui!

Old par Gu. le 12 Avr 2004

Anarchisme

L’anarchisme est un mouvement d’idées et d’action qui, en rejetant toute contrainte extérieure à l’homme, se propose de reconstruire la vie en commun sur la base de la volonté individuelle autonome.

Bien que l’anarchisme militant ne se manifeste que vers la fin du XIXe siècle avec Kropotkine , Élisée Reclus et Malatesta, les lignes essentielles de la doctrine anarchiste se précisent dès la première moitié du siècle. La Révolution française institue un divorce radical entre l’État, qui repose sur les principes éternels de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, et la société qui est dominée par l’esclavage économique, l’inégalité sociale et la lutte des classes. Cette contradiction semble d’autant plus insupportable que la Révolution française proclame en même temps que l’individu est une fin en soi et que toutes les institutions politiques et sociales doivent servir à son plein et entier épanouissement. La liberté politique paraît illusoire, voire néfaste, à ceux qui, en vertu même de ces principes, subissent une servitude sociale et économique. La première réaction « antiétatiste » est sans doute la « conspiration des Égaux » dirigée par Gracchus Babeuf et visant à substituer à l’égalité politique l’« égalité réelle ». « Disparaissez, lit-on dans son Manifeste, révoltantes distinctions de riches et de pauvres, de grands et de petits, de maîtres et de valets, de gouvernement et de gouvernés. »

L’anarchisme en tant que doctrine philosophique appartient essentiellement à l’histoire de l’hégélianisme. La réalité objective étant pour Hegel issue de l’esprit, l’objet qui semble séparé du sujet finit par y retourner afin de constituer cette unité foncière que Hegel appelle l’Idée absolue. Or cet Esprit hégélien qui se réalise grâce à la prise de conscience des esprits finis, de transcendant qu’il était sans doute chez Hegel lui-même, devient pour une importante fraction de ses disciples l’esprit humain parvenu à la pleine conscience de soi-même. Une fois engagés sur la voie de l’immanence, ces jeunes hégéliens s’efforcent d’interpréter le monisme de Hegel dans un sens de plus en plus révolutionnaire. L’Esprit est arraché au clair-obscur prudent où son créateur avait voulu le maintenir ; il s’« humanise » progressivement. Devenu homme, c’est-à-dire être humain au sens général du mot dans le maître livre de L. Feuerbach, L’Essence du christianisme (1841), il se transforme en esprit humain dans la Critique pure de Bruno Bauer – doctrine contre laquelle Karl Marx se déchaîne dans La Sainte Famille – et finit par apparaître sous les traits surprenants du Moi original, du Moi « unique » dans l’ouvrage de Max Stirner, L’Unique et sa propriété (1845).

Cet effort d’interprétation s’accompagne de la ferme volonté de renforcer le monisme hégélien. Les jeunes hégéliens pourchassent tous les dualismes ou, pour parler en termes d’école, toutes les aliénations ; ils luttent contre l’aliénation religieuse, c’est-à-dire contre l’Église ; contre l’aliénation politique, c’est-à-dire contre l’État ; contre l’aliénation humaine enfin, c’est-à-dire contre l’humanisme qui, par les contraintes d’un collectivisme abstrait, menace d’étouffer l’originalité de l’individu. Le marxisme insiste sur la filiation qui relie Hegel, Feuerbach et Marx, c’est-à-dire sur une évolution philosophique qui, en partant de l’idéalisme absolu, passe par le matérialisme mécaniste pour aboutir au matérialisme historique et dialectique. Mais l’anarchisme, qui, en prêtant l’immanence à l’Esprit absolu de Hegel, aboutit à la souveraineté du Moi « unique » et part en guerre contre toutes les aliénations dont celui-ci est victime, dérive également de la philosophie hégélienne. La lignée qui va de Hegel à Stirner et à Bakounine n’est pas moins légitime que celle qui rattache Hegel à Marx.

L’exigence de justice totale étant le « principe affectif central de la sensibilité anarchiste » (E. Mounier), l’anarchisme, en dépit de ses outrances verbales d’inspiration athée, garde des résonances proprement religieuses, voire chrétiennes. Tout en se dressant contre le « mythe de la Providence », Proudhon maintient la transcendance sous la forme de la justice. En rappelant la célèbre recommandation de Jésus, « Rends à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu », il insiste sur le caractère apolitique du christianisme. « L’enseignement de Jésus, affirme-t-il, est tout social, ni politique, ni théologique. » Max Stirner prétend de son côté qu’il conforme son attitude à celle de Jésus qui dépasse l’État en l’ignorant. Tolstoï enfin, le plus chrétien des anarchistes, constate que « la doctrine de Jésus donne la seule chance de salut possible pour échapper à l’anéantissement inévitable qui menace la vie personnelle ».

Ayant puisé à des sources fort diverses, l’anarchisme semble à première vue tissé de contradictions et déchiré en tendances et sous-tendances. Dans ce « chaos d’idées » (Sébastien Faure), le départ avait été fait vers 1900 entre l’anarchisme individualiste, dont les défenseurs se réclamaient de Stirner et de Proudhon, et l’anarchisme communiste, qui s’inspirait avant tout de l’enseignement de Bakounine et de son disciple Kropotkine.

1. Les différents aspects

La première tendance consistait à garantir la liberté individuelle par le maintien de la propriété privée ; la seconde, en revanche, soutenait que seule l’institution de la propriété collective permettait de réaliser la justice sociale, condition indispensable à l’épanouissement individuel. L’anarchisme subit ainsi une double tentation à laquelle il ne sait pas toujours résister, celle de l’individualisme libéral des économistes classiques et celle d’un collectivisme dépersonnalisant. L’évolution ultérieure, il est vrai, rend à l’anarchisme une certaine unité doctrinale. Alors que l’anarchisme individualiste, professé souvent par des déclassés, des « en-dehors », se replie de plus en plus sur lui-même et qu’il ne semble plus s’intéresser qu’à la liberté sexuelle, qu’un de ses chefs, Émile Armand, conçoit sous la forme de « pluralité amoureuse », l’anarchisme communiste, animé par Élisée Reclus, Jean Grave, Émile Pouget, Sébastien Faure et Enrico Malatesta, finit par représenter l’anarchisme authentique.

Ce dernier, après avoir inspiré le syndicalisme révolutionnaire d’avant 1914, le mouvement makhnoviste en Ukraine au lendemain de la révolution d’Octobre et l’action de la Fédération anarchiste ibérique pendant la guerre d’Espagne, fait encore partie ou, tout au moins, tente de continuer de faire partie du tableau idéologique de la fin du XXe siècle. Peut-être faudrait-il mentionner également la survivance d’un certain anarchisme chrétien dont l’idée-force est constituée par la « non-violence ». Quant à l’anarchisme littéraire tel qu’il se manifestait dans certaines revues de la fin du XIXe siècle, il appartient à la Belle Époque, dont il reflète l’individualisme exacerbé.

2. Conceptions politiques

Le contrat anarchiste

L’anarchisme répudiant toute idée d’autorité comme étant contraire à la notion de la liberté individuelle, il lui apparaît que l’ordre et la justice, dont il ne nie aucunement la nécessité pour la cité, doivent reposer sur un contrat librement conclu entre les intéressés. Les clauses d’un tel contrat, profitables à tous les contractants, sont observées tout aussi librement. Ce contrat anarchiste se situe à l’opposé du contrat social de Rousseau. Proudhon démontre, en effet, dans son Idée générale de la révolution au XIXe siècle, que le contrat de Rousseau, loin d’être social, est responsable de la tyrannie étatiste à laquelle aboutissent toutes les démocraties. Le contrat social de Rousseau ne concerne que le pouvoir politique ; il le renforce en lui donnant pour appui la souveraineté d’une volonté générale qui n’est d’ailleurs que celle d’une majorité opposée le plus souvent à la volonté particulière. Le contrat social, du fait qu’il néglige la vie sociale et économique, est un contrat sans contenu, un contrat qui autorise tout arbitraire et qui équivaut à une aliénation consciente et organisée. « C’est, en un mot, à l’aide d’une supercherie savante, la législation du chaos social, la consécration, basée sur la souveraineté du peuple, de la misère. Du reste, pas un mot du travail, ni de la propriété, ni des forces industrielles que l’objet du contrat social est d’organiser. Rousseau ne sait ce que c’est que l’économie. Son programme parle exclusivement de droits politiques, il ne reconnaît pas de droits économiques. » Le contrat tel que Proudhon l’envisage, loin d’être le résultat d’une abstraction politique, est issu de libres débats où les intéressés engagés ont fini par se mettre d’accord ; il est modifiable au cas où les intérêts subiraient des changements. Ce n’est pas un contrat unique, contraire par définition à la complexité et à l’hétérogénéité de la vie sociale, mais un ensemble illimité d’accords contractuels qui correspondent le plus possible aux mille nécessités de l’individu. Enfin, l’abandon de la liberté individuelle au profit du contrat n’est pas seulement provisoire, il est aussi partiel. Alors que Rousseau exige au nom du contrat social « l’aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté », Proudhon précise qu’en concluant un contrat chaque contractant doit recevoir au moins autant qu’il donne et qu’en dehors des obligations rigoureusement délimitées qui découlent des clauses du contrat il continue à jouir de sa pleine liberté et de sa souveraineté.

Le fédéralisme

La multiplicité des contrats se traduit par le fédéralisme, appelé à remplacer l’organisation étatique. Une infinité de contrats s’engendrant les uns les autres et s’équilibrant d’autant plus facilement qu’ils ne sont point immuables ni définitifs, soit sur le plan professionnel, soit sur le plan régional, soit encore sur le plan national et même international, voilà un édifice d’apparence chaotique et incohérente.

Mais, grâce au maintien à tous les échelons du principe de l’autonomie de la volonté individuelle, on doit aboutir à une union librement consentie dont la solidité est certainement supérieure à celle d’une union obtenue par la force. « Le principe appelé, selon moi, à régir la politique moderne, écrit Proudhon dans Fédération et Unité en Italie, n’est autre que le principe de fédération, corollaire de celui de la séparation des pouvoirs, lequel à son tour est la base universellement reconnue de tout gouvernement libre et régulier, à plus forte raison de toute institution républicaine, et a pour opposé le principe de l’agglomération des peuples et de la centralisation administrative. » Et Bakounine de prophétiser : « Quand les États auront disparu, l’unité vivante, féconde, bienfaisante, tant des régions que des nations, et de l’internationalité de tout le monde civilisé d’abord, puis de tous les peuples de la terre, par la voie de la libre fédération et de l’organisation de bas en haut, se développera dans toute sa majesté. »

L’antidémocratisme

Le fédéralisme anarchiste, c’est-à-dire la recherche perpétuellement renouvelée d’un équilibre entre des groupements distincts, implique le rejet absolu de toute forme de gouvernement à tendance synthétique et unitariste. D’où une hostilité déclarée à l’égard de la démocratie issue des principes de la Révolution française et, en particulier, à l’égard de tout jacobinisme. Stirner insiste sur l’aggravation de la servitude provoquée par le passage de l’Ancien Régime à la nation souveraine, fille de la Révolution française. Sous l’Ancien Régime, le pouvoir monarchique ne s’exerçait pas directement sur les sujets. C’est la corporation qui s’intercalait comme élément médiateur entre le roi et le peuple. L’homme dépendait d’abord d’un groupe social, en sorte que le prétendu « absolutisme » était en fait limité par d’innombrables pouvoirs secondaires. Mais du jour où la nation s’institua souveraine, le sujet entra en dépendance directe vis-à-vis du pouvoir. Le règne des privilèges de l’Ancien Régime se transforma en un règne du droit, contre lequel nul ne pouvait désormais s’insurger. Ainsi, l’esclavage extérieur de l’Ancien Régime est devenu un esclavage intérieur, c’est-à-dire un esclavage dont nous reconnaissons nous-mêmes la légitimité. Proudhon, de son côté, accuse la Révolution française d’avoir engendré la lutte des classes. Après l’abolition des castes, les anciens ordres hiérarchiques, qui avaient assuré l’organisation du travail, se sont dissous sans que de nouvelles structures soient venues les remplacer. Il en est résulté l’exploitation capitaliste qui ne semble laisser aux pauvres d’autre issue que la révolte. Dans le domaine politique, l’esprit monarchique combattu par la Révolution française a d’ailleurs été ressuscité par Robespierre, disciple de Rousseau. La journée du 31 mai 1793, date à laquelle Robespierre écrasa les Girondins, a mis fin à l’inspiration communaliste et fédéraliste de la Révolution. C’est à partir de ce moment que triomphent à nouveau les traditions autoritaires et étatistes de l’Ancien Régime. L’optique historique de Proudhon amène Bakounine à mettre en parallèle la lutte de Robespierre contre la Commune de 1793 et celle des autoritaires, des étatistes, contre ses propres conceptions fédératives à l’intérieur de la Ire Internationale.

L’abstentionnisme

Antidémocratique par essence, l’anarchisme se dresse avec vigueur contre l’illusion néfaste du suffrage universel. « Religion pour religion, écrit Proudhon dans La Justice, l’urne populaire est encore au-dessous de la sainte ampoule mérovingienne. Tout ce qu’elle a produit a été de changer la science en dégoût et le scepticisme en haine. » Le bulletin de vote souffre, en effet, aux yeux des doctrinaires anarchistes, d’un double vice. D’une part, il met les électeurs à un niveau qui est établi le plus souvent par le mensonge et la fourberie des politiciens ; d’autre part, il dépouille les électeurs de leur pouvoir, le système parlementaire reposant sur la délégation des pouvoirs consentie entre les mains des députés, et non pas sur la simple représentation d’une volonté dont les députés seraient chargés. Ainsi Émile Pouget, anarchiste et syndicaliste révolutionnaire, fait bien ressortir la différence entre le syndiqué, qui préserve son droit de contestation et l’électeur, qui y renonce. « L’individu, précise-t-il, est la cellule constitutive du syndicat. Seulement, il ne se produit pas pour le syndiqué le phénomène dépressif qui se manifeste dans les milieux démocratiques où, le suffrage universel étant en honneur, la tendance est à la compression et à la diminution de la personnalité humaine. Dans un milieu démocratique, l’électeur ne peut user de sa volonté que par un acte d’abdication : il est appelé à « donner » sa « voix » au candidat qu’il souhaite avoir pour « représentant ». L’adhésion au syndicat n’implique rien de semblable et le plus pointilleux n’y pourrait découvrir la moindre atteinte à la personnalité humaine ; après comme avant, autonome il était, autonome il reste. »

3. Conceptions sociales

L’associationnisme

Parmi les nombreuses utopies sociales qui s’inspirent de la ferme volonté de préserver la souveraineté absolue de l’individu, relevons d’abord l’associationnisme de Stirner. L’auteur de L’Unique et sa propriété établit une différence fondamentale entre la société telle qu’elle existe et l’« association » dont il prône l’avènement. La société se dresse face aux individus ; elle est située en dehors et au-dessus d’eux. Elle apparaît comme quelque chose de définitivement établi, de stable, voire de sclérosé. Abusant de sa souveraineté, fictive il est vrai, mais non moins réelle tant que les hommes ne se rendront pas compte qu’elle est pétrie de leurs mains, la société entrave, déforme et anéantit la volonté individuelle. L’association, en revanche, est la rencontre passagère, l’union instable et perpétuellement modifiée des individus, qui n’en perdent jamais le contrôle. L’association demeure soumise à la souveraineté des « Moi » ; sa durée est fonction des services qu’elle leur rend. Elle se dissout dès qu’elle devient inutile. Les rapports interpersonnels retrouvent ainsi un cadre qui leur est approprié. Dans la société, qui est une abstraction, les hommes éprouvent l’un pour l’autre un amour « humain », c’est-à-dire un amour qui n’a pas pour objet l’individu particulier, mais l’homme abstrait et normatif. Or cet amour, qui participe du caractère transcendant de la société, se transforme facilement en haine et justifie toutes les persécutions contre l’individu particulier qui ne consent pas à se confondre avec l’image qu’on se fait de l’homme en général. L’association, en revanche, repose sur l’amour « égoïste », c’est-à-dire sur un amour qui considère l’autre comme un objet de satisfaction égoïste, comme « une nourriture offerte aux passions du Moi ». La différence entre la société et l’association réside donc essentiellement dans un changement d’optique : la société telle que nous la connaissons est maintenue, mais interprétée d’une manière individualiste. L’associationnisme stirnérien, pure construction de l’esprit aux données exclusivement morales, a trouvé un écho complaisant auprès de certains anarchistes individualistes de la Belle Époque.

Le « mutuellisme »

Proudhon s’efforce d’inscrire la défense de l’autonomie individuelle dans le cadre de la réalité sociale elle-même. Or, pour ce faire, il lui faut lutter contre le pouvoir oppresseur et démoralisant du capital. Afin de l’évincer de la vie sociale et économique, il envisage la suppression du numéraire et la gratuité du crédit et de l’escompte. L’argent sera remplacé par des billets de crédit gagés sur des produits dont la valeur est fonction du travail qu’ils représentent, le crédit et l’escompte ne seront plus du ressort des banques capitalistes qui, par des intérêts élevés, prélèvent la part léonine du travail, mais confiés à une société mutuelle, c’est-à-dire réciproque, des producteurs. La Banque du peuple, fondée par Proudhon en 1848, repose ainsi sur un double principe : d’une part, la banque constitue son capital en émettant des actions qui seront souscrites par ses clients ; d’autre part, l’intérêt des sommes prêtées par la banque est réduit au taux strictement nécessaire pour couvrir les frais d’administration, c’est-à-dire 0,50 ou même 0,25 p. 100. Grâce à ce système, que Proudhon qualifie de mutuellisme, on pourra procéder à une sorte de « liquidation sociale », à savoir au rachat des terres par les fermiers et à la substitution de compagnies ouvrières aux industriels, sans qu’il faille recourir à une expropriation violente. Mais deux mois après avoir déposé les statuts constitutifs de cette institution appelée à fonder la liberté politique et industrielle, Proudhon est frappé d’une condamnation et contraint à l’abandon de son projet. Pourtant le mutuellisme proudhonien, sous son double aspect de l’échange et du crédit, aboutit par la suite, non seulement en France mais aussi en Angleterre et surtout aux États-Unis, à la création de coopératives et de sociétés de secours mutuel.

Le communisme

Alors que Proudhon, loin de condamner la propriété privée, soutient que la possession constitue la base même de la liberté individuelle, les anarchistes communistes suppriment la propriété en affirmant que, née de l’injustice, elle l’engendre à son tour. Or, le rétablissement de l’égalité économique et sociale sera obtenu non pas à la suite d’une intervention étatique quelconque, mais grâce à la spontanéité révolutionnaire. Surenchérissant sur les socialistes qui promettent « à chacun le produit intégral de son travail », les anarchistes communistes réclament « le droit à la vie, le droit à l’aisance, l’aisance pour tous ». Kropotkine, dans La Conquête du pain, appelle les non-possédants à l’expropriation violente. « Les paysans chasseront les grands propriétaires et déclareront leurs biens propriété commune, ils démoliront les usuriers, aboliront les hypothèques et proclameront leur indépendance absolue. » À l’opposé de Malthus, pour qui la population s’accroît bien plus vite que la production agricole, Kropotkine fait confiance à la science capable d’augmenter les ressources à l’infini. Le problème social se ramène donc en fin de compte à un simple problème de répartition Eu égard à l’abondance des biens, cette répartition se fera, non selon les capacités, mais selon les besoins de chacun. L’ère anarchiste aura pour devise : « Prenez ce qu’il vous faut. » Le travail, dont la durée quotidienne sera réduite à quatre ou cinq heures effectuées par tous les adultes de vingt à quarante-cinq ou cinquante ans, suffira pour assurer largement la vie matérielle de tous, étant donné qu’il sera « infiniment supérieur et autrement considérable que la production obtenue jusqu’à l’époque actuelle, sous l’aiguillon de l’esclavage, du servage et du salariat ».

4. Conceptions morales

La culture de soi-même

L’anarchisme ne cesse de provoquer des résonances irritées, l’exaltation frénétique de l’individu semblant, en effet, justifier la licence la plus effrénée. Or, tout au contraire, l’éthique anarchiste développe le sens de la responsabilité individuelle bien plus qu’elle ne prédispose à un relâchement moral où l’individu au lieu de s’affirmer finit par sombrer et disparaître. C’est parce qu’il est convaincu que l’émancipation personnelle ne pourra résulter que d’un travail de perfectionnement intérieur continuel que l’anarcho-syndicaliste d’avant 1914 attache un tel prix à la « culture de soi-même ».

La liberté

L’anarchisme s’efforce en outre d’inscrire l’autonomie personnelle dans un cadre social ; il est ainsi amené à rejeter toute liberté purement individuelle. Chacune des libertés individuelles se suffisant à elle-même et tirant son origine d’elle-même, la liberté de chacun ne peut, en effet, se manifester qu’en niant celle de tous les autres ; elle constitue la base de cette morale aristocratique du mépris qui ne laisse à l’homme d’autre issue qu’un individualisme forcené. Pour l’anarchisme, en revanche, la liberté de chacun se confond avec la liberté de tous. « Tout ce qui est humain dans l’homme, précise Bakounine, et, plus que toute autre chose, la liberté, est le produit d’un travail social, collectif. Être libre dans l’isolement absolu est une absurdité inventée par les théologiens et les métaphysiciens. » C’est pourquoi la solidarité est le chemin le plus sûr qui mène vers la liberté. La révolte anarchiste, loin d’opposer les hommes, les rapproche, puisque, d’un commun accord, ils luttent contre l’abstraction étatique qui les opprime tous en empêchant le fonctionnement normal de la société. « La loi de la solidarité sociale est la première loi humaine, précise encore Bakounine, la liberté est la seconde loi. Ces deux lois s’interpénètrent et, étant inséparables, elles constituent l’essence de l’humanité. Ainsi, la liberté n’est pas la négation de la solidarité ; au contraire, elle en est le développement et, pour ainsi dire, l’humanisation. »

Socialisme et anarchisme

Le socialisme et l’anarchisme se rencontrent dans une hostilité commune à l’égard de l’État ; tous deux en réclament la disparition. La différence ne porte que sur la manière de l’envisager. Engels, dans un passage de L’Anti-Dühring cité par Lénine dans L’État et la Révolution, la situe dans une perspective historique : « Le prolétariat s’empare du pouvoir d’État et transforme les moyens de production d’abord en propriété d’État. Mais, par là, il se supprime lui-même en tant que prolétariat, il supprime toutes les différences de classe et oppositions de classe, et également l’État en tant qu’État […]. Le gouvernement des personnes fait place à l’administration des choses et à la direction des opérations de production, l’État n’est pas « aboli », il « s’éteint ».

Selon la doctrine marxiste, le dépérissement de l’État ne se produit donc pas du jour au lendemain. Lorsque le prolétariat aura pris le pouvoir, lorsqu’il se sera emparé de l’appareil étatique, il lui faudra d’abord s’en servir afin de briser définitivement la puissance de ses ennemis. L’État continuera à exercer un pouvoir d’oppression, mais ce sera au bénéfice exclusif du prolétariat. Le chemin vers la société communiste sans État passe par la dictature du prolétariat. L’anarchisme, en revanche, ne cherche pas à surmonter l’antinomie entre l’État et la société. À la conquête de l’État il préfère le rejet total d’un pouvoir qu’il estime étranger à l’essence véritable de l’homme, au dépérissement progressif de l’État sa disparition brutale et immédiate. Inférieur au socialisme scientifique en ce qui concerne l’efficacité politique, l’anarchisme, en vertu même de ce sens de l’homme qui l’anime, peut se prévaloir à son égard d’un certain droit de contestation. Max Stirner s’élève contre tout collectivisme : l’État libéral a laissé à l’individu un dernier domaine où se réfugier, la propriété privée ; or voici que le communisme le réclame pour la société ; désormais la sacro-sainte société possède tout, l’individu ne possède plus rien ; le communisme est le règne de la « gueuserie universelle ». Proudhon accuse le système communiste de provoquer « la déchéance de la personnalité au nom de la société », de ressembler au « despotisme oriental », à « l’autocratie des Césars », et de réaliser pour son compte, étant une sorte de « religion nouvelle », « l’absolutisme de droit divin ». Dès 1866, Bakounine prévoit que l’État despotique mis en place par le communisme d’État fera naître « une classe exploitante de privilégiés : la bureaucratie ».

Si l’anarchisme en tant que mouvement social s’est quasi éteint après la Seconde Guerre mondiale, ce sont surtout ces avertissements lancés au XIXe siècle, matérialisés par les errements des démocraties populaires et du communisme, qui ont permis aux idées anarchistes de conserver une certaine pérennité. Le fédéralisme, l’ordre pluraliste, l’organisation de bas en haut pourraient s’inscrire dans la recherche de cadres sociaux et économiques favorables à la dynamique du groupe et la non-directivité.

Old par igor le 07 Jan 2004

PILLS

«La pêche à la méduse».

Bob et Patrick retrouvent Carlo le calamar.

«La faim du plankton».

Plankton cherche à obtenir la recette du pâté de crabe.

Old par To le 01 Juil 2004


Old par JLB le 24 Fév 2004

***ALL IMAGES © COPYRIGHT BEN FROST 2001***

4rthur

Rimb4ud –

fuck 4rt!

gOld!

ch4rity!

keys!

vOwel

cOlOr

mOtiOn

blend!
Old par Gu. le 02 Avr 2004

C’est ce qu’aurait hurlé la rock star Igor Tourgueniev avant de s’effondrer sur scène

terrassée par une chupa-chup reçue dans l’oeil quelques secondes plus tôt.

On prétend que l’auteur de l’agression ne serait autre que son propre frère, Grishka…

shooting star(t)

a star

is painting

on my screen

and #ff6600

is drawing also

Old par LiLi le 09 Déc 2004

Minuit pile

Old par igor le 19 Jan 2004

le renard fume

en rêvant

de la pluie fraîche

sur mon toit

les sushis sont pourris

mon estomac est vide

je bois du saké brûlant

THE ROLE OF THE F.A.C. (FELINE ART CRITIC)

Old par Gu. le 24 Jan 2004

blupiblup blOp! kiwOzinapi niou yar!

Old par Gu. le 09 Jan 2004

the lovE.shoW

ctgr live performance at Troudair’s ! feb.14-2004

Taste it karaokE

-/ gimmie the mike ! I call the bishop ! /-

Old par Gu. le 28 Juin 2004

Butter explosion ?

yeah

Old par M. Fox le 10 Juin 2004

Reboot Required

Some of the updates that were just installed require that you reboot your machine now. Please save all unsaved data and then press the OK button to reboot your machine.

…-*° ERRATUMtumTUMtuuuuum

Une erreur s’est glissée à la page 62 du catalogue de votre cerveau

pour toute reclamation veuillez contacter le 01 23 45 67 89

demandez Zan et souhaitez lui un bon anniversaire.

Avec toutes nos excuses.

° * – …

happy chunjie


Old par M. Fox le 18 Jan 2004

Déclinaison -II

questions du soir, bonsoir:

– Si t’etais un dragon et moi une amibe, pourrions nous danser, encore une fois la Salsa?

– Au fait, quelqu’un d’autre que moi sait que Pascal a une soeur qui s’appelle Sabine?

– Allez… on avait dit « pas les trucs perso »… ?

– dis, Toi…, pourquoi t’es comme ça avec Moi?

mmm

joker

lotus, ctgr - wuBangBang

rOuLadOtoBaCcO cu filtRum saNaTatzé shi multsumesc mult!

ash vréau oa berea silva, nu, ursus!

Old par Gu. le 19 Jan 2004

ne rien en dire / ne rien en faire

maux par mots / points par poings

%System%\WEBCHECK.DLL

Defending the community against malevolent ‘sorcerers’.

Avec ses fonctions spécialisées, Igor Tourgueniev peut analyser de gros ensembles de données à une vitesse impressionnante. Ses fonctions de lissage de courbes sont très complètes : moindres carrés linéaires et non linéaires, calcul automatique des résidus, intervalles de confiance, lissage multivarié, lissage sous contraintes. Ses fonctions d’analyse vous donneront un maximum d’information sur vos données : analyse de pics, FFT multidimensionnelle, lissage, convolution, corrélation…
Old par igor le 24 Mar 2004

4 screen emergency

>>>
Old par LiLi le 12 Déc 2004

7h50

il ne fait pas encore pleinement jour, c’est fou la vitesse à laquelle la nuit s’installe et s’étend.
Quand j’aurai fini Nicolas, je le ferai lire en avant-première à Igor, cela va de soi ; pour ce livre, c’est la personne qui s’impose.

Paris

Mon cher Igor,

J’ai été ravi de te voir l’autre jour, à la veille de ton départ, et quand tu recevras ces lignes, ce sera de retour, donc la courbe sera bouclée, parfaite micro révolution. J’espère que la Grèce se passe moins « rocambolesquement » que votre départ à l’aéroport !
Pour ma part, je continue par hauts et creux de vagues ma dérive estivale dans ce Paris que j’aime avec tendresse, lisant, écrivant, rencontrant, mais la plupart du temps restant solitairement attablé à une terrasse de café, simple observateur (voyeur) du monde et de ses autochtones.
Pense à ce que nous avons dit, à ne pas faire noir ou blanc, la vie est décomposable en une infinité de nuances, à toi de savoir, d’apprendre, de jongler avec.
Ne vis pas par procuration non plus, ne pense pas à moi comme ton oriflamme, tendance que je trouve un peu dans tes lettres, tu as ton livre en toi, et tu le sais, tu l’as ruminé, écris-le, ensuite on verra bien.
Moi, j’erre, erre, erre, sans bruit en ce moment, je suis à l’instant plutôt insouciant — mélodie Jane Birkin en décor musical —, atmosphère douce et tendre.
À bientôt, mon cher ami, puisse-tu nous revenir heureux de vivre, irradiant un optimisme contagieux, puisse-tu faire le plein d’une énergie digne de ces grands espaces ombrés d’un passé glorieux, où tu es, d’où tu reviens, à l’heure où tu lis ces lignes.
Puisse-tu atterrir tout doucement sur cette fin d’été, trouve en toi-même la force suffisante pour ne pas regretter et aller de l’avant.
Allez, j’arrête là, le moralisme, très peu pour moi.
Bulles amicalement tiennes,

Théo

Old par igor le 29 Mar 2004


Old par Gu. le 02 Déc 2004

Tourguenerie

On parle souvent de la dérive des continents.

On ne parle jamais de la dérive des incontinents.

REPARONS CETTE INJUSTICE !!!

Old par To le 03 Août 2004

allez beau gosse, arrete de tourner ménage…

goOdgoOd jellYbeAns…

On hOllydays far frOm here

I Observe frOm 56K bAhhh!

dOn’t need tO be there…

héhéhéhéhé Oué, I sEeeee…

there are pOlarOïds… & big O

everywhere : all is fOr the best!

Soldiers are dOing their jOb…

kiSseS 4 nicOlaïzOli & my angel in the garden…

Old par Gu. le 27 Fév 2004

le récitant : dernier jour.

Old par igor le 12 Avr 2004

 » la démocratie / a été épouvantable. Un assassinat massif, qui a tué indistinctement. Epouvantable, épouvantable« 

Old par felix le 31 Mar 2004

Opération canard laqué.

Chez Tourgueniev, on aime les agents secrets,
alors après Airhole, voici Chico Solo,
le célèbre Agent Secret Moustachu

Old par igor le 05 Avr 2004

Taschenaze (N°1)

Il est bien connu que c’est lorsque les designers ont peu de moyens qu’ils se montrent les plus brillants.

Belle illustration que la mythique Zastava Koral, sortie en 1980 et mieux connue dans nos contrées sous le patronyme de Yugo 45.

   

La beauté des lignes se suffit à elle-même, tout commentaire serait importun.

Bien évidemment, on se lasse de tout, même du sublime et il est probable que l’honnête travailleur serbe n’avait pas toujours conscience d’effectuer ses trajets à bord d’une oeuvre d’art roulante.

En 2000, les ingénieurs de Zastava font preuve d’une audace démesurée, prennent le pari risqué de retoucher les lignes et c’est ainsi que naît la Koral In.

   

Vous noterez l’utilisation extrêmement astucieuse du caoutchouc, qui offre une relecture tout à fait pertinente et avant-gardiste de l’oeuvre originelle.

Epopée

Les Bouriates de la forêt sibérienne ont plusieurs épopées similaires de petite dimension, ceux qui sont proches de la steppe mongole ont une préférence pour Geser, mais n’en ont que des versions orales, divergentes entre elles et ne devant aux versions tibétaine et mongole guère plus que le nom du héros. Bien documenté, leur cas illustre les constantes et les facteurs de variation. La tradition prescrit de réciter l’épopée durant la saison de la chasse au cervidé, pour la favoriser, et interdit de le faire l’été ou sans raison, sous peine d’orage, de maladie…. L’exécution est un «?devoir collectif?»?; aussi le barde, choisi parmi les bons chanteurs, n’est pas rétribué?; il doit chanter jusqu’au bout, et l’assistance doit l’y aider?; il chante d’une voix grave ancrée dans un son de bourdon, assimilée à celle du chamane –?condition de l’efficacité rituelle. Dans les milieux proches des Mongols, le barde voit son statut s’affirmer, étayé par le succès aux joutes oratoires préalables et par la maîtrise de la vielle?; il reste néanmoins un üligersin, un homme de tradition orale populaire (différent du barde mongol, tuul’cin ou gesercin, qui s’inspire de versions écrites et qui, avant le régime communiste, se mettait au service d’un chef pour sa course au prestige). Le héros commun est soit un bon tireur, mergen, soit un fils, xübüün, qui venge son père aidé de son seul cheval. Geser, fils vengeur, est en outre chef politique (car fils de l’aîné du lignage ou fils d’un être céleste) et chef militaire, entouré de preux baatur-bagatar.

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Bon anniversaire, mon ami, mon frêre.

Old par igor le 26 Fév 2004


Old par M. Fox le 25 Mar 2004

DO

NOT

DECEREBRATE

BUT JUST

EXPLODE

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