insidieux/point/net


Old par Gu. le 02 Déc 2004

Quand les écrans se piquent de capturer à leur tour

Touch the screen, Sadako viendra un jour

Gololed

Old par ... le 23 Déc 2004

Jeudi matin, Oscar Berthelot se demande, gratte, retire, enfile, se dirige, se traîne, se déplace, discute, argumente, est, n’en reste pas moins, se permet, se traîne, s’arrête, regarde, débarrasse, pose, éteint, tente et rêve.
Old par igor le 30 Sep 2004

KRUG

deserve choir abraham accuracy adele craig o’dell guenther dobbs content
corduroy beauteous revelatory boldface chautauqua regional
wiggle budweiser puffin harrison myth townsmen cornerstone
agatha cutover page minicomputer bodybuilding loudspeaking
sweepstake downtrodden jest saigon cowhand deafen santo
economic brookhaven buick bloodstream republican extendible
cotangent continuation totalitarian profession coronate litmus gunmen
correct sped timetable ginseng candidate aptitude barbarous implicate
irradiate digestive anaheim mettlesome manifestation epithelium litton canadian
swedish stanchion perusal dowel elegiac protease intelligent hue proviso
abnormal simonson minsky cancer paschal electroencephalography lome
compressive immodesty primal posey oppression oar buchenwald
asilomar parks thatch beefy insolvable herringbone deflector cunning eben
aerobic hydrostatic swigging arteriolosclerosis adore cloddish everybody
definitive serology downright carolyn neonate amplifier chantilly scarborough
evelyn bladder snuffle cyanamid cruickshank dean hydrous marine fungible
beep decimate hang although brenda koenig wash leeway mate torsion dianne
elizabethan capital travesty tremble dooley clubroom burbank ellipsometer fleeing
theism kenney agnew ore cosmetic beg farewell momentum jose sank convoke
bide soothsayer agnew artemis tartary pitiful win arachne vampire crisscross
chaparral criterion advisable handicraftsmen almost chairlady bergen beauty
though habeas pease archery emigrate advantageous list incredible
delude cognate down pestilent simile vegetate bestir ejaculate aspen
bloat martin wow oleomargarine shack libation magnetic gift cognate
province sashay amuse thyratron rubidium ama devil erratum
genevieve tablespoonful cocoon maddox addition pickoff bimetallic
condemnate pratt prospectus courage humpty haunch hubbell eddy
sandusky hive cagey beatrice adjectival adjoint checkbook cpu ear
radioastronomy brainard restraint irradiate bangui perish dreyfuss
prophesy empty nc wisp sears illiterate acquittal

Old par igor le 18 Jan 2004

NEW YORK (AFP) – Le clavier d’ordinateur, la souris et le combiné téléphonique

d’un employé de bureau sont des nids à microbes, bien davantage

que le siège des toilettes, révèle une étude de l’Université d’Arizona (sud-ouest),

qui recommande la désinfection régulière des surfaces de travail.

En moyenne, un poste de travail peut être porteur

d’une quantité de germes microbiens 400 fois supérieure

à ce qu’on rencontre en s’asseyant sur les toilettes,

précise l’étude menée par le Dr Charles Gerba,

chercheur en microbiologie à l’université.

Sur chaque poste, le combiné téléphonique,

avec 25.127 germes recensés en moyenne,

le clavier d’ordinateur (3.295)

et la souris (1.676) sont les objets les plus sales.

Old par JLB le 13 Mar 2004

le récitant : tu es la plus forte du monde mon amour.

Old par igor le 12 Fév 2004

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A
An
Bon
Boom
Comme
Bonne
Bonne m
Bonne ou
Bonne oui
Bonne nuit
Bonne nuit m
Bonne nuit on
Bonne nuit non
Bonne nuit mon
Bonne nuit mon à
Bonne nuit mon an
Bonne nuit mon ami
Bonne nuit mon amie
Bonne nuit mon ange

Old par igor le 29 Mar 2004

Old par -- Zan le 17 Déc 2004

miaou…ou…ou.

le riz ça constipe

maman s’il te plais pas de riz pour moi ça ira merci on va manger de la socca avec zan donc ça ira et puis en plus j’ai perdu ce stupide pari donc c’est ma tournée alors,… tu t’en souvenais, toi, que Noel Joel et Citroen c’etais dans l’Arrache Coeur et pas dans l’Herbe Rouge? et puis arrete de me demander si ça va toutes les trente secondes je fatigue a la fin et pis la question « pourquoi » aussi, a la fin j’en peux plus d’avoir a inventer des reponses pour te faire plaisir et si on parlais un peu Italien pour s’amuser parce que là je n’en puis plus plus plus si ça continue je vais me transformer en grain de riz sur un échiquier en pain de mie…

happy to be happy #1

happy to be happy #1

Craché par Aïna et par Gü.

Old par Gu. le 02 Fév 2004

the handsome devils

milieu de la nuit, écouter des chansons d’amour à deux balles, un (ou deux) connard(s) chez pascal, mais tenir le choc, ne pas éclater de tronches à coups de docs et écouter ewan chanter son amour pour nicole sachant que tout cela finira mal. imaginer ce petit village sur la colline, regarder courir nos enfants en bas de la pente, rire et puis danser. plus tard, se retrouver et se blottir pour faire s’écarter les monstres « de sous le lit ». l’amour n’est il juste un jeu que l’on peut jouer sans s’y blesser (don’t leave me this way), un jeu que l’on peut quitter à tout moment sans y laisser au moins sa mise de départ (we can be heroes) ? just for one day…
Old par igor le 05 Avr 2004

COMME UN AIMANT

Tout s’éloigne.

Old par To le 03 Août 2004

Old par igor le 12 Avr 2004

HOMMAGE A PETER USTINOV

Old par To le 29 Mar 2004

le récitant : combien de fois avez-vous lu mein kampf ?

Old par igor le 09 Déc 2004

guetter l’événement définitif

dans un monde ultravisible,

ultraréel,

transparent et opérationnel,

il n’est plus que de compter

sur l’efficacité silencieuse

Weird pleased and Rainglasses (please don’t wear sunglasses)

Dès lors, plus rien n’est anodin. Et encore une fois, au risque d’être présomptueux, je me veux solennel.

La valse a mille temps

Trois petits pas

enchaînés

toi l’amour et moi

ça va valser…

Old par igor le 07 Mar 2004

Dix-sept heures trois pile

Jérémie regardait le bonhomme avec un soupir impuissant. Ses yeux commençaient à piquer mais il résistait au sommeil. Il écoutait ce que le petit tourgueniste lui disait:

« Bon, je vais essayer de travailler tout seul mais c’est dommage, j’aimais bien quand on était tout les deux… on a fait du bon boulot avec la scie sauteuse rouge. On a juste un peu cassé la porte… »

« Oui, répondit Jérémie. Mais comme ça, c’est mieux, on voit bien le volant et, si je voulais, je pourrais m’asseoir dedans et conduire. »

« T’es trop petit, fit le petit tourgueniste. »

« J’ai déjà vu mon papa et ma maman conduire. Quand je suis assis derrière eux, je regarde bien entre les deux sièges comment ils font. Ils tournent la clé pour faire partir le moteur et puis après ils tournent le volant dans le sens des tournants. »

« Eh ! t’as oublié les clignotants avant de tourner ! »

« Ah oui, ça fait clic-clac pour dire aux autres qu’on va tourner… mais j’ai pas envie de leur dire où je vais, moi, aux autres… »

« C’est pas très gentil… et puis c’est dangereux… tu risques un accident. »

« C’est pas grave, fit Jérémie en riant, j’irai me faire réparer chez Tourgueniev ce héros. »

Le petit tourgueniste se mit à rire aussi.

« Tu viendras faire réparer ta scie sauteuse, mais pas te faire réparer. C’est le shaman qui te réparerait si tu étais cassé. Il t’emmènerait dans l’ambulance… »

« La blanche ? demanda Jérémie. Celle avec la croix bleue sur les côtés, la lumière sur le toit et le coffre derrière qui se relève ? »

Old par igor le 20 Mar 2004

Aquarium ce héros

« Popeye » is not caused by the size air bubbles that typical airstones produce. Gü bubble disease, the disease that has been suggested to you as a cause, is usually produced by air being taken up on the intake side of a pump, then churned up by the pump (which creates extremely tiny bubbles, and then spit out into the tank. Bubbles taken up on the out-take side or airstones do not usually produce bubbles small enough to cause the disease. In fact, in all my years, I have yet to see a case of Gü bubble disease not cause by air being pulled in on the intake side.

Also, with Gü bubble disease, you can usually see symptoms in other areas of the body as well, like under some scales or in the skin of the fins.

Your problem is more likely associated with a bacterial infection. This is often caused by an injury. The fish scrapes the eye (which is usually not seen by the aquarist) and later, sometimes weeks, the eye becomes infected. Sometimes the injury comes from being chased around the tank.

The bacterial infection can also be passed from fish to fish but this is less likely than the last scenario.

I have, ONCE, seen a case where a very large fish was caught up in a net to be moved and as he struggled in the net violently, an air bubble did get up into the eye. You could actually see the bubble in there. However, the eye never became infected and the air bubble cleared out on it’s own.

I just thought I would help out with this problem as we do an extreme amount of fish medicine here (like most public aquariums). And unlike most hobbyist, we have the ability to get necropsy feedback from a lab. (By the way, our on-exhibit mortality is virtually nil, but we do experience some mortality on new shipments in the first couple of weeks.)

Tu vas crever pourriture !

Réinsertion dans la matrice stomacale

via les artères globules rouges

globules blancs trouant l’opacité nocturne

le gaz carbonique et les néons bleutés

Réinjection fielleuse

Je ne saurai jamais exactement ce que

j’ai laissé derrière moi mais j’ai arrêté

de me poser la question. Des pans de murs

s’écroulent pendant que certains en acquièrent

en pleine propriété.

Les voyages dans le temps sont fatiguants.

Old par ... le 29 Déc 2004

death-ambre

!4002 ceva essinif ne no’uq

Old par Gu. le 12 Déc 2004

Tourgueniev.com, c’était comme ça !

chiliconcarne mon Aamour

– Chéri, j’ai fait du chili…oops: t’en fait une tête de morue panée!?

– <(°-°)>

– Quoi, tu es végétarien! me dit pas ça non puisque je sait que tu adores le chili …

– <(°-°)>

– Mais c’est un monde ça depuis quand les loups se nourissent de salade …?

Arrête de faire l’andouille avec ta casquette !

I am innocent !


couleur

lotus, ctgr - café

hOw tO belOng tO tOur-girl-isme ? (…)

Old par Gu. le 12 Mar 2004

pOéZi à la trOnçOnneuZ’

07/03/2004 – 19h – L’EntrepÔt

Old par Gu. le 05 Mar 2004

SATAN IS MY LORD !

A truth is not hard to kill. A lie told well is immortal.

Any man willing to give up any part of his liberty for a false sense of safety deserves neither.

Note reçue de mon precog :

Assez de réflexions stériles. Agissez ! Foncez ! Faites-vous beau, défragmentez votre cortex, téléchargez quelques plug-in de derrière les fagots, attaquez-vous au désherbage des plates-bandes, sortez de votre aquarium et plongez dans l’océan. Mais attention à votre orthographe : elle vous trahit. Surtout à votre âge. Et prenez garde aux anticyclones – un seul nuage, et hop, fini le bronzage. Et ne mangez pas trop de pizza.

Pour mon Igor – Amour / Haine

LA BELLE SECURITY

Jolie petite Minette part avec deux blondes décolO de Seattle.

L’une rose, l’autre dyke tout à fait justifiée,

elles iront jusqu’aux « mardis, c’est raviolis »;

la jetée sans soleil,

on fait souvent des cadeaux qui nous font plaisirs à nous-même.

le récitant à mi-nuit : continuer à critiquer, ricaner et regarder couler le bateau en se resservant du champagne ?

Old par igor le 19 Fév 2004

Derive sans fin

dans un univers inconscient

Je vais explorer

Je veux te rapporter

un petit morceau d’étoile

Pour que tu sois fier de moi

Pour que tu m’aimes

Ce sera doux

En écrivant ces quelques lignes…

Je ne sais pas encore à quoi ma tendre.

Il est clair qu’après quelques verres de champagnes,

les idées se font moins cohérentes – ce mot me peine

c’est dire que les mots ne viennent pas avec la même force que dictés

par un organisme empli de lucidités ou de crudités.

(spéciale dédicace à nos mamies vegans)

Old par To le 18 Août 2004

Canons a vendre…

il sent fourmiller le bout de ses doigts de pied et pourtant…

il reste immobile, debout sur sa planche, il ne dit rien, et pourtant…

so what et pourtant…?



F***K

Logoled.

Un sourire planqué dans une tasse de thé.

La vaisselle recèle des trésors, parfois.

Mais c’est une petite cinématique japonaise.

Enfin, dans le doute, les femmes et les makis d’abord.

Old par ... le 22 Déc 2004

intrOsautOsOâ/#2



s’OctrOyer un large espace, trOp, dessiner un univers, vaste, y (p)Oser sa planète (…)

Old par Gu. le 26 Fév 2004

KILLIN’FOR CELEBRITY

Minuit pile

Old par igor le 12 Jan 2004


Old par M. Fox le 03 Mar 2004

21 mai 2004 – rapport n°2 — 5 occurences correspondent aux critères –

Old par -- Zan le 21 Mai 2004

Anarchisme

L’anarchisme est un mouvement d’idées et d’action qui, en rejetant toute contrainte extérieure à l’homme, se propose de reconstruire la vie en commun sur la base de la volonté individuelle autonome.

Bien que l’anarchisme militant ne se manifeste que vers la fin du XIXe siècle avec Kropotkine , Élisée Reclus et Malatesta, les lignes essentielles de la doctrine anarchiste se précisent dès la première moitié du siècle. La Révolution française institue un divorce radical entre l’État, qui repose sur les principes éternels de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, et la société qui est dominée par l’esclavage économique, l’inégalité sociale et la lutte des classes. Cette contradiction semble d’autant plus insupportable que la Révolution française proclame en même temps que l’individu est une fin en soi et que toutes les institutions politiques et sociales doivent servir à son plein et entier épanouissement. La liberté politique paraît illusoire, voire néfaste, à ceux qui, en vertu même de ces principes, subissent une servitude sociale et économique. La première réaction « antiétatiste » est sans doute la « conspiration des Égaux » dirigée par Gracchus Babeuf et visant à substituer à l’égalité politique l’« égalité réelle ». « Disparaissez, lit-on dans son Manifeste, révoltantes distinctions de riches et de pauvres, de grands et de petits, de maîtres et de valets, de gouvernement et de gouvernés. »

L’anarchisme en tant que doctrine philosophique appartient essentiellement à l’histoire de l’hégélianisme. La réalité objective étant pour Hegel issue de l’esprit, l’objet qui semble séparé du sujet finit par y retourner afin de constituer cette unité foncière que Hegel appelle l’Idée absolue. Or cet Esprit hégélien qui se réalise grâce à la prise de conscience des esprits finis, de transcendant qu’il était sans doute chez Hegel lui-même, devient pour une importante fraction de ses disciples l’esprit humain parvenu à la pleine conscience de soi-même. Une fois engagés sur la voie de l’immanence, ces jeunes hégéliens s’efforcent d’interpréter le monisme de Hegel dans un sens de plus en plus révolutionnaire. L’Esprit est arraché au clair-obscur prudent où son créateur avait voulu le maintenir ; il s’« humanise » progressivement. Devenu homme, c’est-à-dire être humain au sens général du mot dans le maître livre de L. Feuerbach, L’Essence du christianisme (1841), il se transforme en esprit humain dans la Critique pure de Bruno Bauer – doctrine contre laquelle Karl Marx se déchaîne dans La Sainte Famille – et finit par apparaître sous les traits surprenants du Moi original, du Moi « unique » dans l’ouvrage de Max Stirner, L’Unique et sa propriété (1845).

Cet effort d’interprétation s’accompagne de la ferme volonté de renforcer le monisme hégélien. Les jeunes hégéliens pourchassent tous les dualismes ou, pour parler en termes d’école, toutes les aliénations ; ils luttent contre l’aliénation religieuse, c’est-à-dire contre l’Église ; contre l’aliénation politique, c’est-à-dire contre l’État ; contre l’aliénation humaine enfin, c’est-à-dire contre l’humanisme qui, par les contraintes d’un collectivisme abstrait, menace d’étouffer l’originalité de l’individu. Le marxisme insiste sur la filiation qui relie Hegel, Feuerbach et Marx, c’est-à-dire sur une évolution philosophique qui, en partant de l’idéalisme absolu, passe par le matérialisme mécaniste pour aboutir au matérialisme historique et dialectique. Mais l’anarchisme, qui, en prêtant l’immanence à l’Esprit absolu de Hegel, aboutit à la souveraineté du Moi « unique » et part en guerre contre toutes les aliénations dont celui-ci est victime, dérive également de la philosophie hégélienne. La lignée qui va de Hegel à Stirner et à Bakounine n’est pas moins légitime que celle qui rattache Hegel à Marx.

L’exigence de justice totale étant le « principe affectif central de la sensibilité anarchiste » (E. Mounier), l’anarchisme, en dépit de ses outrances verbales d’inspiration athée, garde des résonances proprement religieuses, voire chrétiennes. Tout en se dressant contre le « mythe de la Providence », Proudhon maintient la transcendance sous la forme de la justice. En rappelant la célèbre recommandation de Jésus, « Rends à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu », il insiste sur le caractère apolitique du christianisme. « L’enseignement de Jésus, affirme-t-il, est tout social, ni politique, ni théologique. » Max Stirner prétend de son côté qu’il conforme son attitude à celle de Jésus qui dépasse l’État en l’ignorant. Tolstoï enfin, le plus chrétien des anarchistes, constate que « la doctrine de Jésus donne la seule chance de salut possible pour échapper à l’anéantissement inévitable qui menace la vie personnelle ».

Ayant puisé à des sources fort diverses, l’anarchisme semble à première vue tissé de contradictions et déchiré en tendances et sous-tendances. Dans ce « chaos d’idées » (Sébastien Faure), le départ avait été fait vers 1900 entre l’anarchisme individualiste, dont les défenseurs se réclamaient de Stirner et de Proudhon, et l’anarchisme communiste, qui s’inspirait avant tout de l’enseignement de Bakounine et de son disciple Kropotkine.

1. Les différents aspects

La première tendance consistait à garantir la liberté individuelle par le maintien de la propriété privée ; la seconde, en revanche, soutenait que seule l’institution de la propriété collective permettait de réaliser la justice sociale, condition indispensable à l’épanouissement individuel. L’anarchisme subit ainsi une double tentation à laquelle il ne sait pas toujours résister, celle de l’individualisme libéral des économistes classiques et celle d’un collectivisme dépersonnalisant. L’évolution ultérieure, il est vrai, rend à l’anarchisme une certaine unité doctrinale. Alors que l’anarchisme individualiste, professé souvent par des déclassés, des « en-dehors », se replie de plus en plus sur lui-même et qu’il ne semble plus s’intéresser qu’à la liberté sexuelle, qu’un de ses chefs, Émile Armand, conçoit sous la forme de « pluralité amoureuse », l’anarchisme communiste, animé par Élisée Reclus, Jean Grave, Émile Pouget, Sébastien Faure et Enrico Malatesta, finit par représenter l’anarchisme authentique.

Ce dernier, après avoir inspiré le syndicalisme révolutionnaire d’avant 1914, le mouvement makhnoviste en Ukraine au lendemain de la révolution d’Octobre et l’action de la Fédération anarchiste ibérique pendant la guerre d’Espagne, fait encore partie ou, tout au moins, tente de continuer de faire partie du tableau idéologique de la fin du XXe siècle. Peut-être faudrait-il mentionner également la survivance d’un certain anarchisme chrétien dont l’idée-force est constituée par la « non-violence ». Quant à l’anarchisme littéraire tel qu’il se manifestait dans certaines revues de la fin du XIXe siècle, il appartient à la Belle Époque, dont il reflète l’individualisme exacerbé.

2. Conceptions politiques

Le contrat anarchiste

L’anarchisme répudiant toute idée d’autorité comme étant contraire à la notion de la liberté individuelle, il lui apparaît que l’ordre et la justice, dont il ne nie aucunement la nécessité pour la cité, doivent reposer sur un contrat librement conclu entre les intéressés. Les clauses d’un tel contrat, profitables à tous les contractants, sont observées tout aussi librement. Ce contrat anarchiste se situe à l’opposé du contrat social de Rousseau. Proudhon démontre, en effet, dans son Idée générale de la révolution au XIXe siècle, que le contrat de Rousseau, loin d’être social, est responsable de la tyrannie étatiste à laquelle aboutissent toutes les démocraties. Le contrat social de Rousseau ne concerne que le pouvoir politique ; il le renforce en lui donnant pour appui la souveraineté d’une volonté générale qui n’est d’ailleurs que celle d’une majorité opposée le plus souvent à la volonté particulière. Le contrat social, du fait qu’il néglige la vie sociale et économique, est un contrat sans contenu, un contrat qui autorise tout arbitraire et qui équivaut à une aliénation consciente et organisée. « C’est, en un mot, à l’aide d’une supercherie savante, la législation du chaos social, la consécration, basée sur la souveraineté du peuple, de la misère. Du reste, pas un mot du travail, ni de la propriété, ni des forces industrielles que l’objet du contrat social est d’organiser. Rousseau ne sait ce que c’est que l’économie. Son programme parle exclusivement de droits politiques, il ne reconnaît pas de droits économiques. » Le contrat tel que Proudhon l’envisage, loin d’être le résultat d’une abstraction politique, est issu de libres débats où les intéressés engagés ont fini par se mettre d’accord ; il est modifiable au cas où les intérêts subiraient des changements. Ce n’est pas un contrat unique, contraire par définition à la complexité et à l’hétérogénéité de la vie sociale, mais un ensemble illimité d’accords contractuels qui correspondent le plus possible aux mille nécessités de l’individu. Enfin, l’abandon de la liberté individuelle au profit du contrat n’est pas seulement provisoire, il est aussi partiel. Alors que Rousseau exige au nom du contrat social « l’aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté », Proudhon précise qu’en concluant un contrat chaque contractant doit recevoir au moins autant qu’il donne et qu’en dehors des obligations rigoureusement délimitées qui découlent des clauses du contrat il continue à jouir de sa pleine liberté et de sa souveraineté.

Le fédéralisme

La multiplicité des contrats se traduit par le fédéralisme, appelé à remplacer l’organisation étatique. Une infinité de contrats s’engendrant les uns les autres et s’équilibrant d’autant plus facilement qu’ils ne sont point immuables ni définitifs, soit sur le plan professionnel, soit sur le plan régional, soit encore sur le plan national et même international, voilà un édifice d’apparence chaotique et incohérente.

Mais, grâce au maintien à tous les échelons du principe de l’autonomie de la volonté individuelle, on doit aboutir à une union librement consentie dont la solidité est certainement supérieure à celle d’une union obtenue par la force. « Le principe appelé, selon moi, à régir la politique moderne, écrit Proudhon dans Fédération et Unité en Italie, n’est autre que le principe de fédération, corollaire de celui de la séparation des pouvoirs, lequel à son tour est la base universellement reconnue de tout gouvernement libre et régulier, à plus forte raison de toute institution républicaine, et a pour opposé le principe de l’agglomération des peuples et de la centralisation administrative. » Et Bakounine de prophétiser : « Quand les États auront disparu, l’unité vivante, féconde, bienfaisante, tant des régions que des nations, et de l’internationalité de tout le monde civilisé d’abord, puis de tous les peuples de la terre, par la voie de la libre fédération et de l’organisation de bas en haut, se développera dans toute sa majesté. »

L’antidémocratisme

Le fédéralisme anarchiste, c’est-à-dire la recherche perpétuellement renouvelée d’un équilibre entre des groupements distincts, implique le rejet absolu de toute forme de gouvernement à tendance synthétique et unitariste. D’où une hostilité déclarée à l’égard de la démocratie issue des principes de la Révolution française et, en particulier, à l’égard de tout jacobinisme. Stirner insiste sur l’aggravation de la servitude provoquée par le passage de l’Ancien Régime à la nation souveraine, fille de la Révolution française. Sous l’Ancien Régime, le pouvoir monarchique ne s’exerçait pas directement sur les sujets. C’est la corporation qui s’intercalait comme élément médiateur entre le roi et le peuple. L’homme dépendait d’abord d’un groupe social, en sorte que le prétendu « absolutisme » était en fait limité par d’innombrables pouvoirs secondaires. Mais du jour où la nation s’institua souveraine, le sujet entra en dépendance directe vis-à-vis du pouvoir. Le règne des privilèges de l’Ancien Régime se transforma en un règne du droit, contre lequel nul ne pouvait désormais s’insurger. Ainsi, l’esclavage extérieur de l’Ancien Régime est devenu un esclavage intérieur, c’est-à-dire un esclavage dont nous reconnaissons nous-mêmes la légitimité. Proudhon, de son côté, accuse la Révolution française d’avoir engendré la lutte des classes. Après l’abolition des castes, les anciens ordres hiérarchiques, qui avaient assuré l’organisation du travail, se sont dissous sans que de nouvelles structures soient venues les remplacer. Il en est résulté l’exploitation capitaliste qui ne semble laisser aux pauvres d’autre issue que la révolte. Dans le domaine politique, l’esprit monarchique combattu par la Révolution française a d’ailleurs été ressuscité par Robespierre, disciple de Rousseau. La journée du 31 mai 1793, date à laquelle Robespierre écrasa les Girondins, a mis fin à l’inspiration communaliste et fédéraliste de la Révolution. C’est à partir de ce moment que triomphent à nouveau les traditions autoritaires et étatistes de l’Ancien Régime. L’optique historique de Proudhon amène Bakounine à mettre en parallèle la lutte de Robespierre contre la Commune de 1793 et celle des autoritaires, des étatistes, contre ses propres conceptions fédératives à l’intérieur de la Ire Internationale.

L’abstentionnisme

Antidémocratique par essence, l’anarchisme se dresse avec vigueur contre l’illusion néfaste du suffrage universel. « Religion pour religion, écrit Proudhon dans La Justice, l’urne populaire est encore au-dessous de la sainte ampoule mérovingienne. Tout ce qu’elle a produit a été de changer la science en dégoût et le scepticisme en haine. » Le bulletin de vote souffre, en effet, aux yeux des doctrinaires anarchistes, d’un double vice. D’une part, il met les électeurs à un niveau qui est établi le plus souvent par le mensonge et la fourberie des politiciens ; d’autre part, il dépouille les électeurs de leur pouvoir, le système parlementaire reposant sur la délégation des pouvoirs consentie entre les mains des députés, et non pas sur la simple représentation d’une volonté dont les députés seraient chargés. Ainsi Émile Pouget, anarchiste et syndicaliste révolutionnaire, fait bien ressortir la différence entre le syndiqué, qui préserve son droit de contestation et l’électeur, qui y renonce. « L’individu, précise-t-il, est la cellule constitutive du syndicat. Seulement, il ne se produit pas pour le syndiqué le phénomène dépressif qui se manifeste dans les milieux démocratiques où, le suffrage universel étant en honneur, la tendance est à la compression et à la diminution de la personnalité humaine. Dans un milieu démocratique, l’électeur ne peut user de sa volonté que par un acte d’abdication : il est appelé à « donner » sa « voix » au candidat qu’il souhaite avoir pour « représentant ». L’adhésion au syndicat n’implique rien de semblable et le plus pointilleux n’y pourrait découvrir la moindre atteinte à la personnalité humaine ; après comme avant, autonome il était, autonome il reste. »

3. Conceptions sociales

L’associationnisme

Parmi les nombreuses utopies sociales qui s’inspirent de la ferme volonté de préserver la souveraineté absolue de l’individu, relevons d’abord l’associationnisme de Stirner. L’auteur de L’Unique et sa propriété établit une différence fondamentale entre la société telle qu’elle existe et l’« association » dont il prône l’avènement. La société se dresse face aux individus ; elle est située en dehors et au-dessus d’eux. Elle apparaît comme quelque chose de définitivement établi, de stable, voire de sclérosé. Abusant de sa souveraineté, fictive il est vrai, mais non moins réelle tant que les hommes ne se rendront pas compte qu’elle est pétrie de leurs mains, la société entrave, déforme et anéantit la volonté individuelle. L’association, en revanche, est la rencontre passagère, l’union instable et perpétuellement modifiée des individus, qui n’en perdent jamais le contrôle. L’association demeure soumise à la souveraineté des « Moi » ; sa durée est fonction des services qu’elle leur rend. Elle se dissout dès qu’elle devient inutile. Les rapports interpersonnels retrouvent ainsi un cadre qui leur est approprié. Dans la société, qui est une abstraction, les hommes éprouvent l’un pour l’autre un amour « humain », c’est-à-dire un amour qui n’a pas pour objet l’individu particulier, mais l’homme abstrait et normatif. Or cet amour, qui participe du caractère transcendant de la société, se transforme facilement en haine et justifie toutes les persécutions contre l’individu particulier qui ne consent pas à se confondre avec l’image qu’on se fait de l’homme en général. L’association, en revanche, repose sur l’amour « égoïste », c’est-à-dire sur un amour qui considère l’autre comme un objet de satisfaction égoïste, comme « une nourriture offerte aux passions du Moi ». La différence entre la société et l’association réside donc essentiellement dans un changement d’optique : la société telle que nous la connaissons est maintenue, mais interprétée d’une manière individualiste. L’associationnisme stirnérien, pure construction de l’esprit aux données exclusivement morales, a trouvé un écho complaisant auprès de certains anarchistes individualistes de la Belle Époque.

Le « mutuellisme »

Proudhon s’efforce d’inscrire la défense de l’autonomie individuelle dans le cadre de la réalité sociale elle-même. Or, pour ce faire, il lui faut lutter contre le pouvoir oppresseur et démoralisant du capital. Afin de l’évincer de la vie sociale et économique, il envisage la suppression du numéraire et la gratuité du crédit et de l’escompte. L’argent sera remplacé par des billets de crédit gagés sur des produits dont la valeur est fonction du travail qu’ils représentent, le crédit et l’escompte ne seront plus du ressort des banques capitalistes qui, par des intérêts élevés, prélèvent la part léonine du travail, mais confiés à une société mutuelle, c’est-à-dire réciproque, des producteurs. La Banque du peuple, fondée par Proudhon en 1848, repose ainsi sur un double principe : d’une part, la banque constitue son capital en émettant des actions qui seront souscrites par ses clients ; d’autre part, l’intérêt des sommes prêtées par la banque est réduit au taux strictement nécessaire pour couvrir les frais d’administration, c’est-à-dire 0,50 ou même 0,25 p. 100. Grâce à ce système, que Proudhon qualifie de mutuellisme, on pourra procéder à une sorte de « liquidation sociale », à savoir au rachat des terres par les fermiers et à la substitution de compagnies ouvrières aux industriels, sans qu’il faille recourir à une expropriation violente. Mais deux mois après avoir déposé les statuts constitutifs de cette institution appelée à fonder la liberté politique et industrielle, Proudhon est frappé d’une condamnation et contraint à l’abandon de son projet. Pourtant le mutuellisme proudhonien, sous son double aspect de l’échange et du crédit, aboutit par la suite, non seulement en France mais aussi en Angleterre et surtout aux États-Unis, à la création de coopératives et de sociétés de secours mutuel.

Le communisme

Alors que Proudhon, loin de condamner la propriété privée, soutient que la possession constitue la base même de la liberté individuelle, les anarchistes communistes suppriment la propriété en affirmant que, née de l’injustice, elle l’engendre à son tour. Or, le rétablissement de l’égalité économique et sociale sera obtenu non pas à la suite d’une intervention étatique quelconque, mais grâce à la spontanéité révolutionnaire. Surenchérissant sur les socialistes qui promettent « à chacun le produit intégral de son travail », les anarchistes communistes réclament « le droit à la vie, le droit à l’aisance, l’aisance pour tous ». Kropotkine, dans La Conquête du pain, appelle les non-possédants à l’expropriation violente. « Les paysans chasseront les grands propriétaires et déclareront leurs biens propriété commune, ils démoliront les usuriers, aboliront les hypothèques et proclameront leur indépendance absolue. » À l’opposé de Malthus, pour qui la population s’accroît bien plus vite que la production agricole, Kropotkine fait confiance à la science capable d’augmenter les ressources à l’infini. Le problème social se ramène donc en fin de compte à un simple problème de répartition Eu égard à l’abondance des biens, cette répartition se fera, non selon les capacités, mais selon les besoins de chacun. L’ère anarchiste aura pour devise : « Prenez ce qu’il vous faut. » Le travail, dont la durée quotidienne sera réduite à quatre ou cinq heures effectuées par tous les adultes de vingt à quarante-cinq ou cinquante ans, suffira pour assurer largement la vie matérielle de tous, étant donné qu’il sera « infiniment supérieur et autrement considérable que la production obtenue jusqu’à l’époque actuelle, sous l’aiguillon de l’esclavage, du servage et du salariat ».

4. Conceptions morales

La culture de soi-même

L’anarchisme ne cesse de provoquer des résonances irritées, l’exaltation frénétique de l’individu semblant, en effet, justifier la licence la plus effrénée. Or, tout au contraire, l’éthique anarchiste développe le sens de la responsabilité individuelle bien plus qu’elle ne prédispose à un relâchement moral où l’individu au lieu de s’affirmer finit par sombrer et disparaître. C’est parce qu’il est convaincu que l’émancipation personnelle ne pourra résulter que d’un travail de perfectionnement intérieur continuel que l’anarcho-syndicaliste d’avant 1914 attache un tel prix à la « culture de soi-même ».

La liberté

L’anarchisme s’efforce en outre d’inscrire l’autonomie personnelle dans un cadre social ; il est ainsi amené à rejeter toute liberté purement individuelle. Chacune des libertés individuelles se suffisant à elle-même et tirant son origine d’elle-même, la liberté de chacun ne peut, en effet, se manifester qu’en niant celle de tous les autres ; elle constitue la base de cette morale aristocratique du mépris qui ne laisse à l’homme d’autre issue qu’un individualisme forcené. Pour l’anarchisme, en revanche, la liberté de chacun se confond avec la liberté de tous. « Tout ce qui est humain dans l’homme, précise Bakounine, et, plus que toute autre chose, la liberté, est le produit d’un travail social, collectif. Être libre dans l’isolement absolu est une absurdité inventée par les théologiens et les métaphysiciens. » C’est pourquoi la solidarité est le chemin le plus sûr qui mène vers la liberté. La révolte anarchiste, loin d’opposer les hommes, les rapproche, puisque, d’un commun accord, ils luttent contre l’abstraction étatique qui les opprime tous en empêchant le fonctionnement normal de la société. « La loi de la solidarité sociale est la première loi humaine, précise encore Bakounine, la liberté est la seconde loi. Ces deux lois s’interpénètrent et, étant inséparables, elles constituent l’essence de l’humanité. Ainsi, la liberté n’est pas la négation de la solidarité ; au contraire, elle en est le développement et, pour ainsi dire, l’humanisation. »

Socialisme et anarchisme

Le socialisme et l’anarchisme se rencontrent dans une hostilité commune à l’égard de l’État ; tous deux en réclament la disparition. La différence ne porte que sur la manière de l’envisager. Engels, dans un passage de L’Anti-Dühring cité par Lénine dans L’État et la Révolution, la situe dans une perspective historique : « Le prolétariat s’empare du pouvoir d’État et transforme les moyens de production d’abord en propriété d’État. Mais, par là, il se supprime lui-même en tant que prolétariat, il supprime toutes les différences de classe et oppositions de classe, et également l’État en tant qu’État […]. Le gouvernement des personnes fait place à l’administration des choses et à la direction des opérations de production, l’État n’est pas « aboli », il « s’éteint ».

Selon la doctrine marxiste, le dépérissement de l’État ne se produit donc pas du jour au lendemain. Lorsque le prolétariat aura pris le pouvoir, lorsqu’il se sera emparé de l’appareil étatique, il lui faudra d’abord s’en servir afin de briser définitivement la puissance de ses ennemis. L’État continuera à exercer un pouvoir d’oppression, mais ce sera au bénéfice exclusif du prolétariat. Le chemin vers la société communiste sans État passe par la dictature du prolétariat. L’anarchisme, en revanche, ne cherche pas à surmonter l’antinomie entre l’État et la société. À la conquête de l’État il préfère le rejet total d’un pouvoir qu’il estime étranger à l’essence véritable de l’homme, au dépérissement progressif de l’État sa disparition brutale et immédiate. Inférieur au socialisme scientifique en ce qui concerne l’efficacité politique, l’anarchisme, en vertu même de ce sens de l’homme qui l’anime, peut se prévaloir à son égard d’un certain droit de contestation. Max Stirner s’élève contre tout collectivisme : l’État libéral a laissé à l’individu un dernier domaine où se réfugier, la propriété privée ; or voici que le communisme le réclame pour la société ; désormais la sacro-sainte société possède tout, l’individu ne possède plus rien ; le communisme est le règne de la « gueuserie universelle ». Proudhon accuse le système communiste de provoquer « la déchéance de la personnalité au nom de la société », de ressembler au « despotisme oriental », à « l’autocratie des Césars », et de réaliser pour son compte, étant une sorte de « religion nouvelle », « l’absolutisme de droit divin ». Dès 1866, Bakounine prévoit que l’État despotique mis en place par le communisme d’État fera naître « une classe exploitante de privilégiés : la bureaucratie ».

Si l’anarchisme en tant que mouvement social s’est quasi éteint après la Seconde Guerre mondiale, ce sont surtout ces avertissements lancés au XIXe siècle, matérialisés par les errements des démocraties populaires et du communisme, qui ont permis aux idées anarchistes de conserver une certaine pérennité. Le fédéralisme, l’ordre pluraliste, l’organisation de bas en haut pourraient s’inscrire dans la recherche de cadres sociaux et économiques favorables à la dynamique du groupe et la non-directivité.

Old par igor le 07 Jan 2004

enfin une bonne idée!

les crudités…mmm…

c’est chouette.

A propos de paternalisme…

et de lolitas

et d’ecrivains maudits

et de …

Fourrure…?

Taschenaze (N°1)

Il est bien connu que c’est lorsque les designers ont peu de moyens qu’ils se montrent les plus brillants.

Belle illustration que la mythique Zastava Koral, sortie en 1980 et mieux connue dans nos contrées sous le patronyme de Yugo 45.

   

La beauté des lignes se suffit à elle-même, tout commentaire serait importun.

Bien évidemment, on se lasse de tout, même du sublime et il est probable que l’honnête travailleur serbe n’avait pas toujours conscience d’effectuer ses trajets à bord d’une oeuvre d’art roulante.

En 2000, les ingénieurs de Zastava font preuve d’une audace démesurée, prennent le pari risqué de retoucher les lignes et c’est ainsi que naît la Koral In.

   

Vous noterez l’utilisation extrêmement astucieuse du caoutchouc, qui offre une relecture tout à fait pertinente et avant-gardiste de l’oeuvre originelle.

Ces cinq minutes de larmes vaudront pour toujours, mon ange


JE ME SOUVIENS JE ME RAPPELLE

« DISSIMULE DANS LE SILENCE

TES SENTIMENTS TES ESPERANCES ;

QU’ILS MONTENT ET QU’ILS PLONGENT SANS BRUIT…

ETOILES BRILLANT DANS LA NUIT

je me souviens…je me rappelle

ces temps; ces lieux chers à mon coeur…

le jour baissait j’étais près d’elle

je me foutais bien du malheur

je me souviens…je me rappelle

…très doucement jouait le vent

alors, elle me semblait si belle

alors, moi j’avais tout le temps (…) »

Old par Gu. le 06 Mar 2004

19 mai 2004 — rapport numéro 1 — 5 occurences correspondent aux critères

Old par -- Zan le 19 Mai 2004

blupiblup blOp! kiwOzinapi niou yar!

Old par Gu. le 09 Jan 2004

Old par igor le 01 Jan 2004

nouveaux rayons


Old par M. Fox le 30 Mar 2004

a poete is dead


«Tue-moi tue-moi ne me laisse pas crever de rien

ne me laisse pas mourir sans que personne

ne me touche par simple flocalisation ne me laisse

pas finir à cause de rien je ne suis pas rien.»

(Christophe Tarkos)

Old par JLB le 04 Déc 2004

Old par Gu. le 24 Mar 2004

{ You’re not an asylum, you’re a star }

Nadia, l’analyste héroïne, est non seulement en train de dénouer un imbroglio inter étatique passionnant mais surtout en train de chercher une morale amoureuse entre son ancien fiancé guébiste, Oleg l’idéaliste, son sauvage baiseur de l’Ouralbank et le phallocrate assassin Igor

Old par felix le 24 Mar 2004

Tabula Rasa

Je voudrais pouvoir comme le Saule
faire table rase de nos tempêtes.

Old par igor le 22 Mar 2004

FLAMBEE DU PRIX DU PETROLE

MELUN (BIZ) – Le prix du pétrole a atteint un nouveau record historique de clôture lundi à Melun car les investisseurs doutent de la capacité de Georg Tourgueniev à répondre à l’envolée de la demande mondiale et s’inquiètent des risques de pénurie.

Le baril de brut s’est envolé de près de deux tourguis (+1,79 UST) après être monté jusqu’à 41,82 tourguis en séance, flirtant avec son record absolu de 41,85 tourguis, atteint pendant les échanges SMS il y a exactement une semaine.

« Le marché craint. Il y a une grave perturbation de l’approvisionnement. Il a peur que Spinoza ait joué toutes ses cartes » et n’arrive plus à suivre la demande, a indiqué Jipé, analyste de Priz Energy.

Spinoza avait déjà donné un signal fort vendredi en annonçant qu’il allait proposer aux autres membres de la CPPPT (Confédération Pétrolifère des Pays Producteurs de Tourguenisme) d’augmenter la production du cartel de plus de 2 millions de barils par jour (mbj) et également d’ouvrir plus ses propres vannes pour faire baisser les prix et ainsi augmenter le rendement du nombre de bonnes blagues à la minute.

Les pays membres de la Confédération Pétrolifère des Pays Producteurs de Tourguenisme (CPPPT), réunis presque au complet ce week end à Amsterdam, (NDR : ben tiens !), ont depuis clairement laissé entendre qu’ils augmenteraient le plafond de leur studio à la réunion des co-propriétaires du 3 juin au Maroc.

Ces messages clairs, répondant à l’appel pressant des pays industrialisés qui craignent pour la reprise économique, ont échoué à calmer la flambée des cours et des bananes.

« Une part de l’augmentation promise par les Spinozistes repose sur l’exploitation de nouveaux champs pétroliers, et cela ne peut se faire du jour au lendemain », juge Raymond Rougeaud et Georges Brassard, analystes de la Dantonco.

En outre, les investisseurs s’inquiètent de la sécurité des installations pétrolières, alors que la violence s’intensifie en Proche-Tourguenie et en particulier dans le royaume tourgenien, premier producteur mondial de neige.

Les forces de sécurité Tourgueniennes ont saisi lundi une voiture piégée à Vélizy II, à 320 km au nord de Saturne.

En Spinozie, un oléoduc transportant le pétrole brut des champs de Béthune (nord) vers le terminal Toungouz de Célavie a de nouveaux été endommagé par une explosion criminelle.

Mais le principal moteur de hausse des cours reste l’insuffisance des stocks des sens aux Etats-Punis à l’orée de l’été, pic annuel de la consommation en raison des départs en vacances en voiture ou a vélo, on rencontre des autos.

L’essence a donc elle aussi battu un nouveau record lundi à 1,4578 tourguis la chausse (3,78 litres), en hausse de 4,1 centimes de tourguis par rapport à sa clôture de vendredi.

« Les raffarineurs n’arrivent pas à répondre à la demande. Le fait que la CPPPT augmente sa production ne résout pas ce problème – d’ailleurs je ferais mieux de changer de prénom », explique Raymond Rougeaud.

Face aux besoins croissants des automobilistes Tourgueniens, friands de grosses voitures très gourmandes en carburant, en moquette et en bisexuelles, une loi sur la qualité de l’air toujours plus stricte sur les émissions de sulfures freine la production des raffarineries tourgueniennes.

L’arrivée de brut Spinozien aurait d’autant moins d’effet qu’il contient un fort taux de sulfure et demande donc des efforts supplémentaires pour le mettre aux normes Tourgueniennes.

En outre, le marché Tourguenien de l’essence est très parcellisé. D’après Georges Brassard, analystes de la Dantonco, « il y a plus de 20 types en Tourguenie », en raison de particularités alimentaires dans certains Etats.

Pour Georges Brassard, l’aspect hautement spéculatif du marché pétrolier explique aussi l’escalade des prix pétroliers.

« De nombreux fonds d’investissements tablent sur une forte hausse de l’économie mondiale, et s’attendent à ce que les prix du brut atteignent les 50 Tourguis cet été. En achetant aux prix actuels, ils estiment donc qu’il y a beaucoup trop d’argent à gagner », conclut-il. (BIZ)

Old par To le 24 Mai 2004

TELEVISED

Old par To le 24 Déc 2004

pliiiiize ?

dites donc Igor, on pourrais pas avoir un système de commentaires, nous aussi, comme nos camarades de OI ou comme maia majorette et thierry theolier ? non, pasque bon, je sais que votre blog est exeptionnel et tout ça tout ça, mais…bon, enfin, c’était juste une idée, hein…

Mascarpone sister.

Il ne faut pas manger de bonbons, car ce n'est pas nourissant !

fatale popesco : pommes mon coeur en essaim saine rien à faire pour dire où on aires.

Old par igor le 31 Juil 2004

Il avait vécu cette histoire comme il aimait boire ses cafés,

Noire comme le diable, et douce comme un baiser.

Old par To le 30 Nov 2004

miaow…

En Décembre, ne cherchez plus a comprendre…

PLUTO

« J’étais une jolie poupée de dix-neuf ans, prête à tout (comment pourrais-je ne pas haïr…) » J’ai beau me donner du mal, je ne fais jamais nette. Je dors n’importe où.

Jessica, Céline, Erika, Laure, Roberta, Stéphanie, Cindy, Gabrielle, Vanessa, Tina, Astrid, et bien d’autres encore… celles qui arrivent à se faire des clins d’œil dans la glace et à sourire à leur ombre.

D’autres témoignages? Oui, mais pour peu de temps, parce qu’en fait on est encore en phase de fusion du réseau, c’est pour ça que Nathalie travaille plus précisément aujourd’hui sur ces éléments là, pour pouvoir proposer des critères d’affectations au portefeuille. Donc on va bousculer un peu ce qu’il se passe aujourd’hui.

le champion du concours de gobeur d‘oeufs durs

dix-huit mois d’entrainement

matin midi et soir pour avoir

l’endurance parfaite, l’élasticité

totale des parois stomacales

TOTAL : 286 oeufs avalés

DUREE : 3 minutes 20 secondes –

Old par felix le 06 Déc 2004

Old par -- Zan le 09 Fév 2004

chhapkattituD’ #3

chhapkattituD' #3

Old par Gu. le 03 Fév 2004


Old par M. Fox le 24 Déc 2004



La terre est triche hélas et j’ai vu tous les ivres

Blind pilots

toutes ces dents lexicales se referment sur mes doigts éteints

de nos jours les loups aussi envoient des textos…

la preuve scientifique.

Il semblerait que le plus difficile

Soit de trouver un

Juste

Equilibre

couleur

lotus, ctgr - le Loup

le récitant : c’est un peu lourd cette fuite.

Old par igor le 12 Avr 2004


Minuit pile

Old par igor le 14 Jan 2004

Presque minuit pile

Je suis un fou de Dieu

« là ici »