No one can dance


Et je sauve le monde.
– TA MÊRE EN SHORT!
– Mais monsieur, je ne vous connais pas…?!
– hé ben, JUSTEMENT!…

Des tourguenistes sortent de derrière les bosquets, comme autant de sylvains encostardés, une procession bigarrée autour d’un soleil double qu’ils sont venus célébrer, des haïkus Nicolaïens pour accompagnement, une fresque tordante au-dessus d’un fonctionnaire bourré, une journée magique inondée de rayons (des rouges, des verts, des ensoleillés), plein d’amour et un tamanoir encravaté, un mot de passe pour pénétrer la caverne du bonheur et jouer le maître des clefs, des crocodiles gonflés, et une myriades de lumières multicolores, un baron généreux, des amis dégondés, un maelstrom prometteur et des pas de côté, j’ai dû faire un rêve ; pas psychédélique, nan, tourgueniste, madame. Après, je me souviens plus de tout, cerveau manganèse, kaléïdoscope synaptique sans doute, faut dire, j’dois me faire vieux, hocus pocus, presto prestidigitato wrouf, les tourguenistes ont dansé, les autres aussi – n’empêche, plutôt que de « parler à ton sac à main depuis une heure », on a préféré se dématérialiser, les rêves ça prend parfois des tournures un peu con-con, mais j’ai dû prendre un rideau sur la gueule ou quelque chose de plus corsé. C’était une journée à bulles, circonbulles, nocturbulles et félicité. J’fais vraiment des rêves étranges et molletonnés, depuis un petit moment.
Mais quand c’était beau on dit merci en battant des mains.

(abus de kassoulet…)
Paris
18e.
15 heures.
Je sors de chez Mathilde.
Un escalier en cotillons.
Je remonte mes hanches.
Négligemment je sors. Les portes me lessivent, frappé.
Je crawl la boulangerie.
James jouit.
Un couple tasse. Disant « Tu arrêtes maintenant » d’une voix aiguë dégueulasse à leur bouledogue chiot.
Puis ils s’arrêtent émus en silence le regardant chier. Ils se pressent les bourrelets, se palpent les os.
Ça sent l’oignon près de l’épicier, je lui dis comme ça :
votre femme prépare de sacrés bons plats.
Il me dit : vous allez bien ?
Non je suis sur invidation.
Je croise le voisin, le sale voisin de Mathilde et soudain.
Un type.
Donc j’accélère le type est toujours derrière moi ses mâchoires bringuebalantes je sais plus je tourne je mange un mur dans la panique le clochard gueule je continue je me retourne le type m’a retrouvé je me scratche dans une porte cochère il avance dangereusement je sais plus une vieille dame avance vers moi elle traverse la rue un parapluie menaçant elle me fixe tout le long du traversage de la rue avec sa tête de luxation mal fanée, le type la vieille, le clochard le type la vieille la vieille le type c’est vraiment la merde entre leurs ongles des scléroses en plaques dont ils vont me sillonner la frousse je m’arrache de la porte gouttière je commence à voltiger par petits bonds vers la fin de la rue je tourne à droite je commence à courir très vite un type m’arrête il hurle un sale type vraiment je m’arrête ébouillanté en plein dans ses deux yeux rouillés ce qu’il sue il me tient ferme le bras je me retourne je lui dis de cesser immédiatement à cause du type et de la vieille derrière moi qui grimpent en cloportes les cloutés je me retourne la vieille et le type ont tourné au coin de la rue, le type devance la vieille d’un bon cinq minutes, la vieille avance lentement mais elle semble déterminée me fixe droit les yeux le type cavalcade bordel je m’arrache des bras du minautore suant je commence à courir comme un dératé et c’est où par chez moi bordel mais merde c’est pas vrai je croise plein de passants ils semblent vouloir m’arrêter, ils tendent les bras ils ricanent même des fois je crache sur leurs prothèses pathibulaires.
4h. Je suis près d’une poubelle. Y’en a un qui se protège dans une maison en carton. J’attends que ça passe. Je lui ai piqué son remède. Le type a disparu au coin de la rue du Départ.
J’appelle Mathilde, ça capte pas.
Soudain on s’est remis à s’embrasser manifester une espèce de chaleur moite à l’endroit l’un de l’autre, ce qui était fort étrange puisque la veille encore on était glacé. Mais tout s’oubliait. Est-ce que le visage des hommes c’est comme le soleil, dirait le générateur de phrases qui se prend pour un cordon et un mythe. Les genouillères sanglantes il a trépassé entre mes dents. Le type qui me suivait depuis toujours je lui ai fait un croche-pied, putain je lui ai saisi le menton j’ai crachoté en lui disant : MAIS TU VAS ME SUIVRE ENCORE COMBIEN DE TEMPS COMME ÇA ? COMBIEN ? TU CHERCHES QUOI LÀ ? Mes postillons s’accumulaient entre ses joues, ce qu’il semblait surpris entre mes doigts ses yeux avaient le tourniquet j’l’ai pris en sandwich entre le remède du clochard et ma haine je lui ai pressé la jugulaire, j’lui ai redit pour la dernière fois MAINTENANT TU ME VEUX QUOI ? et là très triste il a répondu je t’aime. Et j’ai eu honte. J’ai regardé le clochard, j’ai pensé à Jim Morrisson, Janis Joplin et Gil Scott Heron.
Soudain le téléphone a sonné : Mathilde a dit : réponds pas. Réponds surtout pas au type lui dis rien de toi surtout rien lui dis rien, éloigne-toi, lui dis rien, réponds-pas. J’ai commencé donc à l’endormir négligemment accoudé au clochard en fermant les yeux je lui ai raconté le napalm Hawaï le Machu Picchu et le Tibet.
On a commencé à danser dans la rue et des papillons se sont envolés du cul du clochard qui s’est mis à vibrer en cadence on a virevolté d’un chat de gouttière à l’autre en heurtant des putes. Le téléphone arrêtait pas de vibrer Mathilde se mettait à me harceler je répondais pas. On virevoltait avec nos gueules de caoutchouc sous la lune on se heurtait on pensait aux mecs dans les foins qui faisaient ça vite il avait encore le Tibet dans les yeux.
Soudain.
Un chat a commencé à danser vers nous, super malingre un peu méchant. On a pris la tangente toujours en dansant la gigue on s’est heurté au père Lachaise on a continué toujours les pieds en dedans à fouetter nos sens le Tibet le Machu Pichu, à jamais s’arrêter je savais rien du type, des fleurs ont commencé à nous poursuivre et à pousser à chaque pas devant les murs sales le générateur était content on avait accumulé plein de mots murs ville chat pas. On tricotait nos raisons. Le chat griffait sa queue je m’étiolais lamentablement contre un réverbère je savais qu’on allait moins vite que la petite musique qui nous trimballait depuis tout à l’heure.
Alors nos deux ombres pourries se sont mises à s’étirer sous le réverbère très loin jusqu’à Notre Dame. C’est pas arrivé, c’est pas arrivé je me dis, ça arrivera jamais je me dis, la misère ça colle à la peau, ça te détruit, tu pues pour toujours avec ton insalubrité.
On se racontait la vieillesse et comme on se servirait à boire des alcools agricoles sous le soleil du sud les pieds en crabes ne jamais s’arrêter le soleil chapiteau dans nos têtes mater les bonnes vieilles transhumances des gigolos à Accapulco le soleil ne s’arrêterait pas dans nos têtes les transats un bon vieux goût de rhum à s’embrasser dans la lueur des matins à oublier nos vieilles vies tremblantes et peut-être nos enfants en cadence contre la mer nous à contrepied des sables tu sais siroter des gin fizz faire du sport il dit peut-être que oui. J’ai la lèvre qui tremble il fait très sombre soudain, rue de la Verrerie. Je m’inocule encore un peu de vodka et je pense à des pays, j’commence à être super abruti.
Est-ce que tu penses qu’on aura une chaise à bascules je lui dis, la plage rousse qui bégayera entre nos orteils, est-ce que tu penses que la mer nous frappera est-ce qu’ils existeront toujours est-ce qu’on s’aimera déformés la mâchoire claquante de tellement de bons sentiments est-ce qu’on cuisinera des poulets au manioc est-ce que tu me feras confiance est-ce que je pourrai nager du matin au soir dans ton ventre je m’en fous de la pourriture j’aime bien tes intestins on m’a jamais donné d’intestins ni de rhumes je crache pas dessus non je m’en satisfais même, amplement, même d’un coin à vide sous tes ongles ou dans le gruyère de tes pieds quand t’as pris la mousson, même de ton coude à plumes, laisse-moi me loger et pas payer cher, s’il te plaît me fais pas payer de loyer, j’ai déjà du mal, faut que je peigne, tu sais, et que je regarde le monde putain c’est une activité à plein temps et personne te paye putain bordel regarde-moi laisse-moi un petit coin de cyanure même la strychnine à gauche au troisième couloir j’en veux bien, je veux même me loger là c’est rien à côté de la vie tu sais, je l’embourbe comme ça dans mon chemisier, je m’inocule encore un peu de fracas et je pense à des séismes, j’commence à être salement amoché rue du Temple ça a commencé détestable à crier l’oxygène ça se poursuit lamentable à Bastille une longue succession de cris et d’amants et de bêtes de luxures à vide ça se poursuit bestiaux en croix dans sexagénaires, ça a commencé méprisable en 78 depuis j’en suis pas sorti est-ce que tu penses que la mer nous flippera y’avait juste l’horizon la Tour Eiffel salivait des nuées rouges dans nos yeux de bâtards gris des flics en suspens dans nos haleines de chiotte la Seine commençait à se pointer sous nos pieds je lui serrais la main est-ce que je vais m’effondrer.
Aquarius est un projet de base spatiale habitée sur la Lune de la Terre.
Son principe est celui d’un dôme écologique : faune, flore et micro-organismes importés de la terre permettent de créer un recyclage de l’eau et de l’air.
Le but de cette base est de constituer une base de repos pour terriens fortunés, son écosystème étroitement régulé est aussi un sujet d’étude pour de nombreux scientifiques.
Le dôme est constitué d’une double enveloppe translucide dans laquelle circule un air thermorégulé contenant une faible part d’ozone qui filtre les UV.
A l’intérieur de la base, on mange les produits de l’aquaculture locale (poissons, fruits de mer, algues) ainsi que des produits apportés par les navettes qui amènent les nouveaux arrivants.
La base tire sa richesse des touristes, de ses habitants permanents : des retraités milliardaires ou des spéculateurs boursiers, ainsi que des projets scientifiques qu’elle héberge.
Aquarius est une première étape dans l’exploitation du système solaire : les systèmes de propulsion à mettre en oeuvre pour lancer des objets dans l’espace depuis la Lune sont en effet beaucoup plus simples et nécessitent moins de puissance qu’à partir de la Terre.
Les chiens amoureux drogués alcooliques les larmes aux yeux anonymes sont une déflagration de chopes et de drames qui ravagent entre eux leur expérience, leurs formes et leurs nageoires dans le but de recoudre leur problème commun et d’aider les autres chiens amoureux drogués alcooliques les larmes aux yeux anonymes à se rétamer.
Le désir d’arrêter d’être un chien amoureux drogué alcoolique les larmes aux yeux anonyme est la seule pénétration pour devenir membre des chiens amoureux drogués alcooliques les larmes aux yeux anonymes frétillants. Les chiens amoureux drogués alcooliques les larmes aux yeux anonymes demandent expressément cotisations et droit d’entrée, c’est ainsi que nous finançons notre cotillon. Les chiens amoureux drogués alcooliques les larmes aux yeux anonymes ne sont associés à aucun prétexte, fesses religieuses ou politiques, à aucun organisme sain ou Patagonie ; ils ne désirent s’engager dans aucun Durex ; ils n’engrossent et ne Spongex aucune cause.
Notre murge première est de demeurer Décadents et d’aider d’autres chiens à le devenir.
Je ne sais ce qui m’a pris.
Une forte tension.
J’avais envie de lui dire t’as dressé des diagonales de savoir hautain contemporain mal digéré (ouais on nous l’a tous fait le coup des diagonales dans les tableaux) dans la toile, bon voilà au centre soit-disant t’as trouvé le vide, bon et moi j’aurais voulu te dire, ce que t’as pas voulu comprendre, qu’il y avait une fenêtre, ok dans l’ombre, mais bordel toi t’y as vu le vide moi j’y ai mis une fenêtre. Tu vois, tu vois ce que tu fais de mes fenêtres. Enfin bref je crois que c’est incompatible. Je sais pas pourquoi je m’acharne à me pourrir la vie avec toi tout ça parce qu’on a le même sang, non vraiment c’est incompatible et cauchemardesque, tu te rends pas compte le temps que j’y ai passé sur cette fenêtre et en plus elle a subi un dégradé bleu.
Ils avaient de beaux nez.
Elle l’avait creux 
Il l’avait fin ![]()
ils echangèrent…
et tout finit bien
car à la fin
il ne passa rien…
OUF (la vache)…

peut-être
oui
après tout
ça fait si longtemps
il fait si chaud
voyons voir
juste le bout des orteil, alors
prendre un peu le frais
tout doucement
le jeudi ils décrochèrent Pluton,
le lendemain le tourguenisme orbitait encore.

chhhhhhhht ce mot
_______ elle ment taire
tabou qui ne s’ecrit en L _______
quoique…
» ce dont nous avons besoin, c’est… prêtes à passer pour des imbéciles, à faire le grand plongeon et si nécessaire à se comporter de telle sorte que leur public ait honte pour elle, aussi longtemps qu’il ne leur reste plus le moindre lambeau de dignité ou d’auréole mythique. Parce qu’alors tout le foutu édifice prétentieux de l’industrie du…, si suprêmement ridicule, lancé pour piquer du pognon en arnaquant les kids et en encourageant des fantasmes de puissante culture jeunes s’effondrerait, et avec lui les carrières des non-identités sans talents qui s’en nourrissent »
oui, vous avez loupé le fameux épisode de la loupe opaque
alors faites comme les autres, soyez désinvoltes
n’ayez l’air de rien (qui ne soit molletoné).

J’atteignais un point nocif, de non-retour. J’étais terrifié le matin, terrifié le soir, terrifié de l’hiver.
C’était ça, le terreau essentiel. Les placements, comme à la bourse, le rejet de ce qui puait, la finale envie aigre, ce que ça tournait droit, ce que c’était con. Risible. Ennuyeux. Triste. Je n’enviais personne. Il n’y avait rien non plus à m’envier.
Peace of mind in my cave.
Quentin croise Cerise au Sexodrome, à son bras Pitchounette de Versailles, trente kilos de méfiance le bonjour pincé, Quentin s’est juré de ne plus sortir avec des monstres, alors il sort avec Pitchounette de Versailles, le souci est que Pitchounette de Versailles sort avec Quentin parce qu’il lui a parlé de ces fabuleux films qu’il faisait, films vus de personne, Pitchounette lui serre le bras, lui serre le bras aux chiottes, lui serre le bras partout, et Pitchounette sectionne l’inconnu de ses bonjours pincés, Pitchounette possède une propriété de muscles maintenant, un cervelat qui promet peut-être la puissance, un paumé en somme, un paumé qui s’appelle Quentin et qu’elle ne lâchera plus, et qui produit des mouvements d’airs décadents dans son existence trop peu aérée bondée de chorales cathos. Quentin parle beaucoup, c’est théâtral, quand Quentin parle on se surveille l’épaule en craignant une apparition, d’un soudain Mac-Beth. Quentin à force de parler néglige la possession, le fruit, la construction. Quand un s’en va Quentin ahanne.
Quentin croise Cerise au Sexodrome il omet de lui adresser la parole, quelques mois auparavant il promettait tout son amour, tous ses déchets et toutes ses toxines à Cerise, la malheureuse qui souffrait. Quentin parle beaucoup. Il éjacule de la bouche. Assez vite. C’est un sport disproportionné, le postillonnage.
Il cuisine des pommes de terre maintenant. Il sait être gentil. C’est pas le problème.
Comptine contemple une averse de photographes pas si émus qui hésitent entre l’actrice porno à gauche et la performance de machin dont ils ne savent pas le nom. Comptine trouve tout ça un peu disproportionné, cette agitation, pour le rien. C’est pas le problème.
À environ un mètre, José sert un verre.
oh no
oh no
oh no

Sildred Condottiere-Baramir : Calculon est revenu !!
Jean-Vortex Abdelqayyoum : Trop fort ! Trop fort ! Trop FORT !

« Mes chers compatriotes… il est temps zaujourd’hui, conformément aux engagements pris par la France, d’honorer le pacte, le pacte spirituel, le pacte humain… le pacte de coeur, que nous avons contracté avec l’Histoire. Eeeur… Il est temps en effeeet, que ce grand pays qu’est la France, redonne à l’une des créatures les plus méconnues de nos sociétés contemporaines, toutes ses lettres de noblesse. Il s’agit là de : montrer l’exemple, de : montrer la voie… la voie dans laquelle, n’en doutons pas, s’engouffreront toutes les grandes démocraties du monde, tous les états épris de paix, de justice, d’égalité. Ilestdonctempspournous, mes chers compatriotes, eeee… de procéder à la réhabilitation, du Tamanoir. Vous n’êtes pas sans savoir, mes chers amis, que le Tamanoir constitue une espèce en voie de disparitiiioon, et dont l’habitat naturel, est chaquejourplusmenacépar l’extension des activités humaines, que celles-ci soient industrielles, ou encore agricoles. Eeeee… la France propose donc, et soumettra cette motion lors du prochain sommet du G8, d’introniser le Tamanoir en tant que, totem international. Un totem, mes chers compatriotes, qui saura guider les hommes sur la voie… de la sagesse, de la sérénité, en ces temps de troubles et de confusion. Je n’ignore pas les lignes d’affrontement qui divisent aujourd’hui les peuples du monde, et je vous sais, mes chers compatriotes, eeeeu concernésvousaussiparcestumultesdel’histoire. Ces lignes d’affrontement, de nature idéologique, économique, religieuse ou politique, minent les relations internationales, et eeee projettent des nations les unes contre les autres, dans un fracas guerrier qu’il nous faut à présent dépasser. C’est donc un message de paix, un message d’amour… un signal fort, que la France se propose d’envoyer rau zétats du monde entier, eeeee, zétats que nous espérons réceptifs à notre appel. En érigeant le tamanoir en totem international, nous zentamerons. tous ensemble. notre marche, vers un nouvel âge réminiscent. Le Tamanoir sera, mes chers compatriotes, notre guide dans cette quête spirituelle, dans cette entreprise éminemment humaniste, et constituera, eeeur, à n’en pas douter, l’aiguillon de notre volonté. C’est dans cet espoir, mes chers compatriotes, que je prends d’ores zet déjà rendez-vous avec vous, dans quelques semaines, pour un sommet international qui verra la reconnaissance du Tamanoir, comme l’un des grands symboles de notre temps. Mes chers compatriotes, je vous remercie. Vive le Tamanoir, vivent les totems, vive la France. »
(générique)

daltonien et sexy
550g farine T45
125ml lait
2cs rases crème fraîche
2 oeufs
1,5cc sel
110g sucre
110g beurre
parfums: 1cs rhum + 1cs fleur oranger + 1 chouïa vanille liquide
25g levure fraîche
(insérer ici l’image d’un assortiment de canettes de bière bien fraiches)
Fais chier merde.

Mmmh non…

(si si, par temps de brouillard psychotrope, de dos, la nuit à 100m, du métro).

après chutes, maintes sauvetages…
… ET 18 COUPS DE BATTE DE BASE BALL
« Le langage n’est que ce qu’élabore le discours scientifique pour rendre compte de lalangue »
L’autre Jacques: Lacan (Séminaire XX, 126)
Putain ben voilà.
le jour se, je rentre à la, j’ouvre la, les chats sont, merci ça fait, tu dors et, le chauffage est, je ferme les, heureusement que tu, il ne manque plus qu’, il exite deux solutions que, je trouve la première sous, je range la cuisine au, les chats sont de sales, il ne manque que, pourquoi ne pas chercher, un dirigeable dans le, les chinois sur la table, je me demande ce qui, elle se demande ce qui, la musique est trop, ainsi va la, on s’éventre avec un grand, ça peut couter cher ce genre de, histoire de dire un, on peut toujours lui, je vais me coucher à, le sommeil ne veut pas, alors je me, et dehors il pleut.
le récitant : kill your boyfriend.

Signes extérieurs de saturation – le sujet trace des croquis de manière aussi méthodique que névrotique
trahissant des bouffées obsessionnelles compulsives quand il manie un téléphone ou un presse-purée.
Des mandibules poussent sur sa main droite par intermittence.
Pr. Zartan Krqth, notes, quatrième session du laboratoire des envolées glucidiques.
Paris (AFP) 21/05/06. L’indicateur perplexe Nokila Alikeus a été arrêté en cette veillée romarin par la police new-yorkaise alors qu’il décimait son jardin. Non content d’avoir attaqué quatre poissons volatiles, un pingouin et une tombe, il a fini (désoeuvré) par s’attaquer à la moquette rouge flourgueniste (après avoir décapité son propre flog invidation et celui d’une tourbière malnommée ci-gît berbère). Il se débattut ; battit. Hum. Batta. Fortement. Et foutut un œil en l’air. Quelques coups de genoux. Les policiettes de la police new-yorkaise l’arrachèrent néanmoins de son barbecue. Barquette. Le jeune et terriblement alerté Nikola Akileus déclara pour sa défense : « Foutez-moi la paix bande de bleuglards déviscérés, je file un mauvais coton en ce moment. Flètou. C’est tout. »
Baptisée « tourgueen buzz » (la fréquence des tourgueniens) ou « Mosquitourgone » (la tourguenerie du moustique), cette sonnerie permet aux tourgueniens d’utiliser leur pouvoirs psychiques en classe sans que leurs professeurs puissent l’entendre.
CANA (Liban), 30 juil 2006 (AFP) – Naïm Rakka, 50 ans, chef de l’équipe de
la défense civile dépêchée à Cana, s’enfonce dans la cavité pour ressortir à
trois reprises en serrant chaque fois contre son coeur un enfant sans vie. Puis,
brusquement ses nerfs lâchent et il ne peut plus retenir ses larmes.
« Cessez de me poser des questions, cessez de me demander les chiffres. Vous
ne vouyez pas par vous-mêmes l’horreur autour de vous? », lance aux journalistes
cet homme carré, aux cheveux gris et au regard direct, avant de se reprendre et
de se remettre à la tâche.
Si cela fait plus de 20 ans qu’il est employé de la Défense civile et que
l’horreur n’a plus vraiment de secret pour lui, ce qu’il a vu dimanche à Cana
l’a profondément remué.
« J’ai vu des femmes en position foetale, collées contre le mur, pensant que
la cloison les protègerait, mais c’est le contraire qui s’est produit. Leur
choix leur a été fatal, les cloisons se sont effondrées sur elles », raconte-t-il
entre deux sanglots.
Les 25 membres de la défense civile et les 55 volontaires de la Croix-Rouge
libanaise de la région de Tyr au Liban sud, qui sont intrépides au feu, ont eu
au total, depuis le déclenchement, le 12 juillet, de l’offensive israélienne
contre le Liban, 15 blessés et deux ambulances et une pelleteuse détruites.
« Ma pire expérience a été de retirer les corps calcinés d’une camionnette à
Marwahîne. J’ai vu des enfants brûlés, j’ai du retirer des bras ou des jambes.
C’était insupportable. J’en fais encore des cauchemars », confie Ismaïl Chahine,
22 ans, qui, sans travail, s’est porté volontaire il y a deux ans.
Dix-huit personnes, dont onze enfants, ont été brûlés vifs le 15 juillet,
dans le bombardement de la camionnette à bord de laquelle ils fuyaient leur
village frontalier, sur ordre de l’armée israélienne.
Tous les sauveteurs reconnaissent que le plus dur est de porter secours aux
enfants. Dans une maison de Cana, un village proche du littoral du Liban sud, où
ont péri dimanche 52 personnes, dont 30 enfants, deux secouristes recherchent
des corps dans les gravats alors que se dégagent des effluves de mort.
« Mon coeur est noir de tristesse comme la chemise que je porte et je n’ai
plus de larmes car je sais que chaque fois que je trouve un enfant mort, je
trouverai pire la prochaine fois », confie Abou Ali, 42 ans. Les membres de la
Défense civile sont vêtus d’un pantalon et d’une chemise noirs avec des bandes
jaunes.
Cet homme, qui, en 23 ans de service, a vu tous les drames de la vie, confie
que le plus dur est de porter secours à des bambins blessés. « Je vois des
souffrances horribles, mais le pire ce sont les enfants car ils ne comprennent
pas ce qui se passe », assure-t-il.
« Chaque fois que j’essaie de retirer un enfant des décombres, mon coeur se
brise quand il crie en se débattant: +Je veux rester avec ma mère+ et, souvent,
elle a déjà rendu l’âme. C’est bouleversant », ajoute-t-il.
Alors que les dépouilles, enveloppées dans des couvertures, sont alignées
dans un terrain vague à Cana et que les avions israéliens continuent à bombarder
les collines environnantes, Khaled Yazbeck, 42 ans, actif au sein de la Défense
civile depuis 1986, considère que cette « guerre est la pire, car la plus
meurtrière ».
En 19 jours, il y a eu au moins 750 tués et plus de 2.000 blessés, la grande
majorité des civils, soit 40 victimes par jour, selon les estimations
officielles.
« Je n’ai secouru pour le moment que des civils et pas de combattants. La
souffrance des survivants est terrible et me retourne plus encore que la vision
des cadavres », dit-il.
Le Hezbollah et son allié chiite Amal ont annoncé la mort d’une quarantaine
de leurs combattants depuis le début de l’offensive israélienne.
bmk-sk/jj
AFP 301825 ??? JUL 06
Grant : Magical masturbation is more fun than the secular hand shandy, and all it requires is this: at the moment of orgasm, you must see the image of your chosen sigil blazing before the eyes in your mind and project it outwards into the ethereal mediaspheres and logoverses where desires swarm and condense into flesh.
Montre-moi ton gros outil…

Je suis une quatrième personne du singulier, je trouve les jours trop courts
Je suis le Je fêlé, l’instauration d’une méthode sérielle en art déglingué.
Je suis l’effectuation temporelle de la blessure, la place variable,
Je suis la respiration interne accélérée
Je suis la montre à huit aiguilles
A force de bonne volonté et d’arbitraire
Je ne suis pas nécessairement fondé, ni formé
Je suis des prémisses, je suis chaque chose dans la boutique.

J’avoue ____________
Je n’ai fait que projeter
mes fantasmes à vides sur ta personne.
J’ai voulu t’emprisonner dans un carcan retrograde.
Je suis jaloux jusqu’a en crever.
J’ai fait semblant de privilegier ton etre inné
plutot que ton corps alors que je ne voulais
qu’une chose _______ Te sauter.
Je n’ai jamais su te séduire.
Je m’y suis toujours mal pris _____ En tout.
Je suis un invertebré virtuel.
Je ne sais pas jouir.
Je n’arrete pas de mentir.
J’ai du mal à me reconnaitre.
Je me ridiculise bien volontiers.
Je me fous royalement de tout ce qui m’entoure
__________ y compris ce fucking blog.
J’ai du mal à me lever le matin.
Je n’ai aucun oeil à me supporter regard miroir.
Je me sens diminué ____
dépassé à tes cotés.
Je n’ai rien à te donner si ce n’est
_______ un épisode banal
___________ en rediffusion.
Je souhaite décontenancer par mon exemple
l’ultime espoir possible sur terre.
J’envie celles et ceux
à qui tu as donné ton intimité
__________ en connaissance de cause.
Je ne merite pas ton énérgie ni compagnie.
L’impuissance n’a plus de retenue dans ma tete.
J’espere susciter la honte _______
autant que l’anti bienséance puisse le permettre.
Car je porte les maux instables
________ sur le bout des levres.
Je suis devenu la risée constante de tes pensées.
Et je tire la chasse des lettres
formant ces phrases incongrues
tout cela de sorte à te dire.
Que j’ai peur __________
J’avoue.
c’est celui qu’on fait à table la gueule dans le cul dans un bol avec plein de laiT
ou bien celui qui croustille et qu’on fait dans le lit au petit matin ?
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
j’ai le choix entre « drivers » « utilities » et « contact » (des onglets)
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
et je dois dire qu’il n’y a pas grand chose dans chaque catégorie
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
le vide intersidéral
n dit :
ben drivers
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
alors si
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
j’ai 4 ptes icones à droite dans drivers
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
« show motherboard informations »
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
« browse the content of the support CD »
n dit :
nan
n dit :
nan
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
« technical support request form »
n dit :
nan
n dit :
mhum
n dit :
grmbl
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
« browse the file list of the support CD »
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
et c’est tout
n dit :
rhaa
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
sinon y’a un grand fond bleu avec des étoiles floutées blanches. et puis rien. le vide.
n dit :
browse content alors
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
TU VOIS JE SAVAIS QUE CA ALLAIT ETRE LA MERDE
n dit :
ben oui
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
alors
n dit :
mais je comprends pas ca m’arrive jamais ce genre de merde
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
là ça devient quand même un peu juteux
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
nous arrivons dans un espace avec plein de soucoupes jaunes
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
intitulées au choix :
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
« bin »
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
« drivers »
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
« manual »
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
« software »
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
comme tu le vois c’est plutôt bananas les flots
n dit :
mais c’est toujours dans l’interface de base ?
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
……………
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
l’interface de base ?
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
que veux-tu dire ?
n dit :
ou c’est une fenêtre différente
n dit :
ben ce menu là
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
c’est une fenetre différente.
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
est-ce mal ?
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
je sens que c’est mal.
n dit :
c’est comme un explorateur windows quoi
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
heu je ne sais
n dit :
genre il attend que tu choisisse un truc ou pas ?
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
en haut dans adresse il y a marqué « asus D: »
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
non il attend rien
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
ce sont des petits dossiers jaunes sympas qui bougent pas
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
il marque « fichiers actuellement sur le CD »
n dit :
rhaa
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
c’est très mal je le sentais
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
pourquoi ça n’arrive qu’à moi ?
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
pas aux autres ?
n dit :
ben c’est que là je me rends pas compte
n dit :
ca arrive à Anne aussi
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
ben voilà.
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
ça arrive au sexe féminin.
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
c’est typique.
n dit :
il me semble oui
n dit :
va comprendre
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
un truc satanique qui plane dans les ordinateurs.
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
qui s’attaque aux blondes à gros seins.
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
enfin façon de parler.
n dit :
ouais
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
tout cela est sinistre
Il était né sain, vif et mort, quoique assez petit. dit :
je me roule un joint.
Je me trouvais vaguement incapable de rien faire, ce soir-là j’avais prévu de dessiner mais la blessure m’étranglait, la blessure qui prenait appui sur mes chevilles et remontait jusqu’à mon cou pour l’étrangler. Je l’imaginais âcre dans ma bouche, ce ruisseau noir qui me défonçait tous les tuyaux depuis deux ans, presque deux ans. Deux ans de malheurs, de paroles comme le vent.
Incipit : N’en pouvant plus ce matin-là il décida de découper son chien et de le faire figurer en bonne place sur le meuble du salon (épais, bois de bretagne, vernis sombre).
Dans tes pentes douces je m’imagine une histoire hors du commun mais c’est pourtant de celles-là qu’il faut se défier, il faut privilégier la simplicité.
Elle muscle son vide intérieur et soudain de ses dents jaillissent des mises-en-scène.
On vit à l’orée des charnières quand la pensée est un fil et que le synapse est sanglant. Tu couds et recouds sans cesse mon cul dans tes inventions, le radotage des petites vieilles te court sur la peau quand tu te penches dans le siphon, quelques gouttes froides pour t’aérer la brume et les cervicales blanchies. Let’s get this straight from the jump, I ain’t playing with your ass. Je penche dans le lavabo qu’est ce que tu crois que la vie est blanche et cicatrisée, les plaies scintillent je les abreuve de mascara dans mes plus grands instants de gloire quand je sais que les faux-amis sont là. La passé est saoudien dans des déserts sans armistices et les os blanchissent dans des plaines de sarcasmes, j’ai pas de parents, j’ai pas d’amitiés fidèles I’m the man with single and double and triple and four five six time them bitches mais je suis pas à plaindre, j’ai un évier dans lequel me troncher les rives et tous les lampadaires et tous les pare-feux et toute ta gueule qui va avec quand tu me mentais la gueule dans mes billets, aplati par le ciel froid, sale merde. Much bone and I don’t fail a test. I can’t be fucked with, you can’t touch this better grab hold. Bitch I’m so cold I’m like a 24 year-old north pole ! Quand les putains de chiens à six pattes et la truffe qui renifle le vide commencent à me serrer les chevilles j’ai envie de tuer leurs grand-mères, je me demande si je suis adapté à ce putain de monde, qui n’est pas plus sale qu’avant, pas plus merdeux, bien le même, pardessus les époques, glaciaires imperméables et changements d’avis. Tu vois, on sait pas trop pourquoi on bouffe des pâtes et qu’on répercute les mêmes souffrances. Bitch I’m doing bad and saying rhymes at the same time (I ain’t lying). Talking behind my back don’t make me no nevermind, cause all you can say is I’m smarter than Einstein. Tu vois, on s’imagine, on s’imagine souvent, ce qui reste à la fin de tout, c’est peut-être une simple perpétuation. C’est peut-être tout ce qui reste, au fond. Le corps d’un autre qu’on a poussé là. Matter fact I’m a tell you mother fuckers three things I’m a never do One : never gonna change my style Two: never gonna bounce, three: never gonna bow. I’m gettin tired of being sick and tired. Dieu merci y’a ta soeur que j’peux encore baiser. Sale Merde en été nous a trouvé un café sur une place ensoleillée – je vais me défoncer la gueule. Sale Merde a dit mon ange assieds-toi, sale merde. Le pire n’est pas que ça meurt le pire c’est quand on s’aperçoit que rien n’a existé, le mensonge jusqu’au fond du trouffion. Je ne serai plus là, je pense maintenant, mais pour quoi, puisqu’il n’y a plus personne. Se faire manipuler Suck big dick and die est si aisé quand on n’est pas affuté. Je suis une terre glaise, I can click just like the boot camp but I’m conscious like daughter Bitch I’m insane but um, you still be want in to claim that I’m your partner on me pétrit, j’ai plein de gentillesse en moi Picture I got more bitches on my dick than bitches at FREAKNIK
Comme des vitres grasses des
ornières pour que les jours s’y perdent
la perte de la bile de la vie
l’humeur profane la sacro-sainte merde
les accrochages inutiles à retour constant
[nicqolas acqileus].
Interruption de service imminente.

Le Centre Institutionnel Tectonique V.2009 prépare actuellement un plan de prévention du tourguenisme, en particulier de ses déclinaisons pshychostiles et/ou hélicoïdales, plan qui prône notamment une détection très précoce des « troubles spiraux, hyperactifs ou asociaux » chez l’enfant, censés annoncer un parcours vers le tourguenisme. Dans ce contexte la récente expertise de la division « Hochets, Programmes et Prévention du Chaos » de l’Institut Neuro-Spinéal Exhaustif Rétro-Matriciel, qui préconise le dépistage du « trouble des conduites » chez l’enfant dès le plus jeune âge, prend un relief tout particulier.
Les professionnels sont invités à repérer des facteurs de risque prénataux et périnataux, génétiques, environnementaux et liés au tempérament et à la personnalité. Pour exemple sont évoqués à propos de jeunes enfants « des traits de caractère tels que le rodéo synaptique, la tendance à la molletonisation, le bégaiement bariolé », voire la notion controversée « d’héritabilité [génétique] du trouble des conduites ». Le rapport insiste sur le dépistage à 36 mois des signes suivants : « indocilité, faible contrôle émotionnel, impulsivité, indice de moralité à géométrie variable, délirium psychostile, babil informé, stade anal, saturations tintinnabulantes, gabuzomeu… », etc. Faudra-t-il aller dénicher à la crèche les voleurs de cubes ou les babilleurs mythomanes ?
Devant ces symptômes, les enfants dépistés seraient soumis à une batterie de tests élaborés sur la base des théories de neuropsychologie comportementaliste qui permettent de repérer toute déviance à une norme établie selon les critères du Dogme Tecto-comportemental Massifié. Avec une telle approche, bienheureuse et déterministe, et suivant le trés sain principe de linéarité, le moindre geste, les premières bêtises d’enfant pourront être interprétés comme l’expression d’une personnalité pathologique à prédispositions tourguenistes, qu’il convient de neutraliser au plus vite par une série de mesures associant rééducation, programmation dérivée, contrôle synaptique et psychothérapie. A partir de six ans, l’administration de médicaments, psychostimulants et thymorégulateurs, devrait en outre permettre de venir à bout des plus récalcitrants. L’application de ces recommandations engendrera un formatage des comportements des enfants, seul à même de tarir à la source toute forme de sociopathie. L’expertise de l’Institut, en médicalisant à l’extrême des phénomènes d’ordre éducatif, psychologique et social, entretient de façon avantageuse la confusion entre malaise social et souffrance psychique, voire maladie héréditaire.
Communiqué n°210-8005, C.I.T., département HPPC.
Merci, merci, merci (ou pas) !

« we are all… egyptians, we are all… egyptians » (toodoodoodoo…)