je t’offrirai tous mes dons,

oui,
petit frère,
je t’apprendrai la magie,

les quelques tours que je connais
ils sont à toi,

mon masque d’or,
je te l’offrirai

et lorsqu’on parlera des frères sorciers
on pourra dire
le plus brave est le dernier,

je t’aime tellement,
tu me manques.

Old par M. Fox le 10 Déc 2002

J’aurais bien aimé…
S’envoler et puis non finalement
pas assez léger
J’aurais bien aimé…
Et puis finalement, les désirs avalés font du mal, alors après,
Ça ne veut plus rien, ça veut juste dormir

C’est plus drole comme ça?

Vendredi 29 Novembre : le compte est bon.

(abstrait, absurde, allégorique, chimérique, fabriqué, fabuleux, fantaisiste, fantasmagorique,
fantastique, fantomatique, faux, feint, fictif, idéal, illusoire, imaginaire, impossible, inexistant,
inventé, irréel, légendaire, mensonger, mythique, onirique, prétendu, rêvé, romancé, romanesque,
supposé, théorique, utopique, visionnaire)

Old par -- Zan le 05 Déc 2002

je vais aller sur la plage

écouter le bruit de l’eau
sur le sable,
me fondre
dans les bourrasques
et laisser mon esprit
s’élever dans les nuées
et disparaitre

peut être
qu’on trouvera mon corps
transis de froid
et inanimmé
face à l’Océan,
peut-être
qu’on ne le trouvera pas
et que personne
n’aura l’occasion
de contempler
mon dernier sourire
et de dire
son esprit est parti avec le vent

ne pleurez pas ma mort
car je vis en tout
ne pleurez pas ma disparition
car je suis avec vous

mon âme chante pour toujours,
l’entends tu
lorsque se forme l’écume
et que roulent les vagues ?

Old par M. Fox le 08 Déc 2002

« Et sinon, tu connais des tours de magie clitoridiens ? »
Gwendoline Klingon

certains comptent leur argent,

elle compte sa souffrance
et s’enrichit
sans limite.

Old par M. Fox le 09 Déc 2002

Immense roue,

engrenage titanesque
lancé à toute vitesse
dans la foret de cristal

le vacarme est immense
et ma vie
un chantier.

Old par M. Fox le 09 Déc 2002

J’ai voulu faire l’amour avec mon xylophone,
il m’a répondu gentiment de sa voix carillonante :

j’accepterai tes caresses sans te les rendre
mais j’ai de la tendresse à revendre…
Help yourself Gü!

Old par Gu. le 06 Déc 2002

Kill Your
Boyfriend

Boy meets Girl. Girl falls for Boy. Boy takes Girl on violent rampage through English suburb. Murder, sex, drugs, and anarchy follow.

Old par igor le 26 Déc 2002

L’âge héroïque

Le géant Barabo, en jouant, arracha l’oreille de son frère Pamapi.


Old par -- Zan le 18 Déc 2002

J’ai Lénine en numérique,

il a mis des souris dans l’eau froide,
dans une casserole,
il a mis un couvercle,

c’est une casserole en verre,
les souris se débattent,
mais le couvercle est lourd

il allume la plaque chauffante,
je crois que l’eau chauffe très vite,
impossible de tourner la tete

et les souris se tordent
et crient
oui, j’entends leurs cris

puis plus rien,
des mouvements reflexes
et la peau qui commence à partir,…

Old par M. Fox le 02 Déc 2002

Il aimait contempler le ciel, lorsque le temps est aigri.

Old par M. Fox le 03 Déc 2002

beaucoup de sang
attachée à une chaise
je prends la première balle de ping-pong
je m’approche
ta bouche est maintenue ouverte par une pince
métallique
tes dents sont
sciées
gencive limée
je glisse la première balle de ping-pong
et la pousse sur la gauche
une deuxième balle
tes yeux affolés
– du calme !
tes dents saignent encore pas mal
mais la morphine tient la douleur
à distance
j’insère la deuxième balle
sur la droite
je ris de bon cœur
un rire franc et chaud
qui contraste avec la cave
glaciale
je passe à la vitesse supérieure
et c’est deux balles que j’insère
une en haut et une
en bas
tu suffoques un peu
c’est de plus en plus grotesque
on dirait un écureuil
tout rouge
à mourir de rire

Old par igor le 30 Déc 2002

ce soir la nuit est triste et il regarde par les fenêtres des voisins en pensant à lui.
il y a encore son odeur dans les draps mais il ne viendra plus. il n’attend rien, il n’a pas envie de pleurer,
mais il sait que c’est à cause de lui qui est parti. il ne le reconnaît même plus dans le miroir.

Le vertige de la baignoire grise…

– ne plonge pas, y a pas assez d’eau!
– m’en fous j’y vais quand même.
– MEFIE-TOI!
– pourquoi faire?
– parce qu’ on ne sait jamais…
– toi tu ne sais jamais… moi non plus d’ailleurs;
mais c’est tant mieux; si tu savais, t’aurais plus d’envie.
– je n’aie plus d’envie.
– arrête de vouloir savoir
– quoi encore?

à l’avenir, laisse venir… l’imprudence.

j’aimerais que les coeurs ne soient plus désertés
que le soeurs ne soient plus esseulées

j’aime ton coeur et j’aimerais le remplir de beaucoup de mon sang
je ne te sauverai pas comme ça, je veux que ton coeur reste le tien

j’aimerais que les choeurs ne soient plus vidés
regardez au ciel, la nature est haute. imaginez-la nous regarder

j’aime ton coeur et j’aimerais le tenir au chaud dans mes mains
je ne le prendrai pas parce que j’aime ton corps dansant

j’aimerais que les trains continuent à rouler lentement et que vaches nous regardent passer
je sentirais le temps de mon voyage et de mon éloignement, à moins que ce ne soit le vôtre?

j’aime ton coeur et j’aimerais l’emporter dans des contrées formidables
je ne le ferai pas parce qu’il a besoin de toi et que j’ai besoin de toi

un seul être prend le train et tout s’égare.
je m’égare… gare à moi.

Live and let die…

Léger tremblement de terre dans la région de Pau

PARIS (AP) – La terre a légèrement tremblé jeudi après-midi dans la région de Pau, a annoncé l’Observatoire des sciences de la terre de Strasbourg.
Dans un communiqué, l’observatoire précise que le séisme, qui avait une magnitude de 4,6, s’est produit à 17h59.

*sob*

poudre hare curé

garantie 100% syncrétique !

Old par M. Fox le 11 Déc 2002

« Et si on se roulait tous des pelles ? »

Il m’a reprise puis rejettée…

Mon destin me croise à tous les coins de rues…
Il me harcèle…
Comment ça qui ça?

La musique m’accompagne, elle m’aime comme l’amoureux que je n’ai pas…

Old par Gu. le 02 Déc 2002

Cette nuit j’ai rêvé que j’étais papa, que j’avais un petit bébé
Mais il n’y avait nulle part de maman, c’était plutôt affligeant

Old par Rodia le 29 Déc 2002

je me demande…

analogique : une toile moche dans une pizzeria à 60 euros
numérique : une jpg trouvée par google du même genre « gratuite »

analogique : tu peux retourner la toile, voir le dos, le cadre, et la tenir entre tes mains
numérique : quoi que tu fasses, l’image reste sur ton écran

la vraie vie est analogique ou numérique ?

Old par igor le 12 Déc 2002

1922, Desnos écrit aux tourguénistes :

à Orad : «Croyez-vous que Rrose Sélavy connaisse ces jeux de fous qui mettent le feu aux joues ?»

à Fox : «Le temps est un aigle agile dans un temple»

Old par -- Zan le 10 Déc 2002

trop près, trop loin
ce n’est jamais la bonne distance de toute façon
je pars…

LA SUFFISANCE

mais qu’est-ce que vous lui trouvez, à la fin ?!!

il me fait rire !

Old par M. Fox le 27 Déc 2002

Quatre-vingt quinze fois sur cent …

Acheter la Buche
Poser les cadeaux sous le sapin
Embrasser ma chère et tendre épouse
Regarder les enfants s’émerveiller devant leurs joujoux

Subir les chiards hurleurs cassant leurs jouets en plastique hors de prix, la haine au coin des lèvres
Sentir l’haleine fétide de mon haineuse femme, l’embrasser avec dégout, pour la forme
Nettoyer ces saloperies d’aiguilles de pin qui rentrent dans les pieds
Vomir la buche, qui se mélange bien mal avec le pastis

Old par Rodia le 24 Déc 2002

Boulens est une ville idéale pour tes vacances, tourgueniste
Le 14-15 Septembre 2002:
A eu lieu le Bal des pompiers.

Samedi:
Début de la cuite à 08h00
Dès 19h00 Grillades-frittes
Bal avec Manu et Véro à l’accordéon, Karaoké
Gâteaux cuits au four banal, saucisses, bar et tout ce qui s’en suit.

Dimanche:
Dès 12h00 Filets de perches
16h00 (environ) mise en bouteilles du Vin Cuit.

Prochain Week-end au jeûne 2003 !!!

Old par igor le 13 Déc 2002

Il dit qu’il ne connait pas la liberté,

qu’il aimerait bien la rencontrer
et la serrer fort,
là,
contre lui.

Old par M. Fox le 05 Déc 2002

I'm a misandurstood bird

Si les baleines franches
Quand elles remontent à la surface
N’avaient à supporter
Des hordes de goélands
Picorant, lacérant, piétinant
La moindre parcelle qui émerge
de leur corps meurtris
Les placides cétacés
N’ayant d’autre alternative
Que de retourner vers les grands fonds,

Hé bien, elles s’envoleraient.

Old par -- Zan le 19 Déc 2002

« Se prélasser sans se presser est la pire des malédictions pour le jeune chien fou« 
Karl Marx

« A présent, la fanfare fait rage, de la plus déraisonnable manière. Je n’ai jamais rien entendu de semblable : ce n’est ni une marche, ni une danse, mais plutôt des ritournelles passées de mode et vraiment abjectes, venant du siècle passé« 
Friedrich Nietzsche

Old par igor le 10 Déc 2002

je saigne trop,
mes blessures sont trop profondes,

je quitte la mélée pour cette année,

puissent mes compagnons d’arme
remporter pour notre clan
la bataille de l’hiver.

Old par M. Fox le 26 Déc 2002

« quand tout se débat autour de soi,
un sourire’, une caresse, un mot pourrait il refaire paraître la vie ? »

Old par -- Zan le 15 Déc 2002

Toc toc toc

– Qui est ce ?
– Nadine, la fille de l’ancienne locataire, puis je reprendre ma chambre ?
– Ma fille, entre voyons, cela faisait si longtemps que je ne t’avais pas vue !

Devant la jeune femme ébahie la porte s’ouvrit, dévoilant un homme dans la force de l’âge à l’embonpoint proéminant, outrageusement fardé et portant une robe à fleurs de sa vieille mère depuis si longtemps décedée. Il lui sourit de toutes ses dents nicotinées et la prit avec force dans ses bras, déplacant avec lui des senteurs fortes, musquées.

– Tu devrais avoir honte de m’avoir ainsi oubliée ! Mais tu es belle, et tu es là… montre moi comment t’as maigri ! Rahlala c’est pas possible, voilà ce que c’est que d’aller à la ville ! Et ton mari, toujours aussi bête ! Oh, excuse moi, c’est vrai, j’ai promis de pas en parler comme ça ! Allez, viens dans le salon !
– Mais mons…
– Monsieur Druand ? Parti, envolé, parait que c’était un voleur…
– Mais qui êtes…
– Plus tard les questions, prend un biscuit, je sais que tu les a toujours aimés, ceux dans la boite en fer, avec les chérubins dessinés dessus.
– Euh oui, c’est vrai, mais comment savez vous cela ?
– Ma fille ! Comment j’aurais pu oublier ce que tu aimes, toi la chair de ma chair, toi que j’ai élevée dans les larmes et la joie !

Perplexe, Nadine attendit la suite des événements, préferant ne pas vexer cet être potentiellement dangereux

A suivre

Old par Rodia le 11 Déc 2002

Old par M. Fox le 03 Déc 2002

L’autre jour je me suis éveillé après un rêve de toi.
Qu’ils sont doux ces matins où tu m’accompagnes. Trop rares ils se font. Tu vieillis, moi aussi. Déjà nos corps s’épuisent, nos chairs s’affaissent. J’aimais tant ton cul rebondi et tes petits seins. Je ne les ai caressés qu’en rêve et déjà ils disparaissent.
Reste près de moi.

Où est passée ma fricative uvulaire sonore?

Coment vous dire ?
J’ai vu ce mur et tout de suite il m’a plu … alors avec ma tête j’ai commencé à taper dessus. D’abord très doucement pour chauffer un peu les muscles et les tissus, puis de plus en plus fort. Mais très progressivement. Au bout d’un quart d’heure il y avait à 175 cm sol une belle tache sanguinolente je ne sentais plus du tout les morceaux de ciment et de parpaing qui s’incrustaient dans mon front. J’avais juste un peu mal au cœur, mais ça, j’avais l’habitude.

À partir de 0h00 et pour toute la journée : départ du TOMORROWTHON !
un seul mot d’ordre

FAITES PÉTER LE COMPTEUR !

Superlativité superficielle.. amour aimant.. un aimant, attiré, horreur, pas le choix ?
Arracher, quitte à se faire vomir, je me mutile, j’arrache, je déchire, le sang coule, la chair entre dans la poele..
Bacon simplifié… Anglicisme… douleur…

Old par Rodia le 03 Déc 2002

tu vantais les institutions sanitaires et sociales en France,

moi je ne parlais que de l’histoire de l’armée française,

aucun de nous ne voulait évoquer les théories de la personnalité,
encore moins rentrer à l’Académie Française,

j’aimais ta rigueur,
ton application de la méthode en histoire,
j’aimais nos fous rires
lorsqu’on évoquait le monopole
ou la psychohistoire,

mais tout cela n’est plus
qu’à remiser
dans les grandes dates du XXe siècle,
avec nos moments tendres ou gais
comme le théatre au XIXe siècle
ou ennuyeux
et ternes comme
la gestion comptable et financière,

ah, je me souviens,
le referundum pour notre rupture,
j’avais voté non,
tu avais voté oui,
tu étais notre doyen
et tu eus alors gain de cause,

tu repartis dans les méandres
de la banque mondiale
et du mécénat

moi dans la spirale
du S.I.D.A. et de la
protection sociale.

Je t’ai revu parfois
à ces colloques,
sur le droit de l’environnement
ou l’état civil,
je ne sais plus…

tu brillais comme Victor Hugo
au faite de sa gloire

je ne pus te parler,
mon nouvel amant du moment
était le psychodrame psychanalytique
incarné

je repense au passé,
je repense à nous
et à nos étreintes,

à notre amour
passionné et destructeur
comme la guerre d’espagne (1936-1939)

ne m’oublie pas,

moi je ne t’oublierai jamais.

Old par M. Fox le 02 Déc 2002

J’ai senti son odeur dans un courant d’air. Han, je me retourne le cheveu brillant l’oeil vif, personne en cuissardes de cuir derrière moi, pas d’homme sale au regard brute. Je sors dans mon parc, je veux en avoir le coeur net; pas de chemin de cadavre pour me mener à une couche de feuilles, pas de têtes de barbares pendues aux arbres, pas de chevaux qui s’éloignent invisibles au galop.
J’ai arrêté de le chercher et mes dames de compagnie me rejoignent dans mon parc on ne peut plus normal avec des paniers remplis de fruits. Nous allons faire des tartes, des confitures, et des guirlandes pour la fête de mon père ce soir.

contrairement au satanisme
la prostitution
est encore un délit
à Neopolis

Old par M. Fox le 13 Déc 2002

Old par -- Zan le 05 Déc 2002

chuuttt… j’ai peur de te regarder, et que tu croises mon regard
j’ai peur que tu comprennes que ce qui te plaît en moi c’est ma fuite
j’ai peur que tu comprennes que notre amour était partagé
aujourd’hui à l’heure où les morts viennent me chercher

Trois deux un partez, et hop! Il court il court le furet; je l’attrape par la queue, je le montre à ces messieurs, et on s’assoit sur le haut d’un mur, le faîte d’un arbre. J’embrasse à pleine bouche l’amiral qui l’escalade, ça ne vous étonne pas du tout n’est-ce pas? Mais pour qui me prenez-vous?
On reprend la course, le furet va assez vite, moi un peu plus encore, sauf quand il y a des tunnels. La tortue est loin derrière, elle ne gagne jamais ça c’est des conneries. Mais pour les gros arbres écrasés au milieu de la route, je bondis au-dessus, et mes jambes s’écartent, se mettent à l’horizontale, mes muscles saillent et je gagne!
Oh! Je m’écrase sur la ligne d’arrivée, ma joue rape, j’ai la gueule déchirée. En fait personne ne voulait gagner on m’a fait croire à une fausse course. Je pleure dans la boue.
Mais hop! Le furet rejaillit, il m’embrasse, il m’emmène, je le crois.
Et hop! J’ai la figure pleine de boue.
Mais hop! Le furet rejaillit, il m’embrasse et nous partons.
Et hop! J’ai la figure pleine de boue.
Mais hop! Le furet rejaillit, il m’embrasse et nous partons.
Et hop! J’ai la figure pleine de boue.
Mais hop! Le furet rejaillit, il m’embrasse et nous partons.
Et hop! J’ai la figure pleine de boue.
Mais hop! Le furet rejaillit, il m’embrasse et nous partons.
Et hop! J’ai la figure pleine de boue.
Mais hop! Le furet rejaillit, il m’embrasse et nous partons lalalalilala vers une clairière illuminée. Oh lala… les poncifs de l’amour, toujours!

À base de Pau Pau Pau Pau.

merci monsieur Piglia

vous m’avez fait pleurer,

de
joie.

Old par M. Fox le 10 Déc 2002

« Pourquoi y’a des chips sur ma couette? »
N.T.

Vendredi 29 Novembre : rien.

Old par M. Fox le 01 Déc 2002

tam tam tam
la terre n’a pas tremblé, rien n’a changé aujourd’hui
je me trompe de supports, mais ce n’est pas grave, c’est du travail fait pour plus tard.
réajustements: attendre de comprendre le mot qu’on lit, tirer dessus et là, pouvoir parler.
pour l’instant je tâtonne sur la côte avec mes pieds, et je creuse des petits trous où l’eau entre en tourbillons.
c’est beau et c’est hypnotique.
la migraine occulaire me sauve, après deux trois jours de ça, j’aurai envie ce me semble, d’action.
le moteur tourne… action!
« Qui veut venir passer quelques jours avec moi à Madrid en janvier? »
tu étais parfaite poulette

Ca fait du bien non des fois?

– regardez bien les cellules,
elles sont fluorescentes !

– ouais, en attendant il est 19h30
et on est à 8 dans le noir
et dans un placard,
vous trouvez ca normal ?

Old par M. Fox le 05 Déc 2002

wooooooooooooooooooooooooooooo! BOUYAKAAAAAAAAAAAAAAA!

– Raaaaaaaah arrête de hurler !
– Mais chérie, je parle, n’étouffe pas ma créativité !
– Tu n’as jamais eu aucune idée constructive, tu n’es qu’un raté, je retourne chez ma mère !
– Mais elle est morte !
– Hé bien j’irais quand même chez elle, les nouveaux locataires acceperons bien de m’accueillir.
– Tu es complètement folle ma vieille, jamais ils ne voudront de toi, ils ne te connaissent même pas !
– Nous le verrons bien, adieu !

Et elle partit en claquant la porte…

A suivre

Old par Rodia le 09 Déc 2002

C’est un homme de droite. Lui il est de gauche. Ils s’en foutent. Ils vont faire l’amour.

Mon aile
se cambre,

la courbe est tendre.

là,
près à se fendre
vibre
le silex
sous la cendre

doucement.

Old par M. Fox le 20 Déc 2002

v a c a n c e

maman, tes pommes roses sont vraiment délicieuses

Old par M. Fox le 02 Déc 2002

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Subject: [nettime-fr] Il neigeait sur Paris cette nuit

NOUS AVONS TRAVAILLE PLUS TARD QUE L’HEURE DU DERNIER METRO, IL FAIT FROID,
ALORS J’AI ACCOMPAGNE LA PERSONNE SOLIDAIRE JUSQU’A CLICHY. LA NUIT A PARIS
LA ROUTE EST LISSE ET LES FEUX VERTS S’ENCHAINENT COMME PAR ENCHANTEMENT.
LES GUIRLANDES LUMINEUSES SONT TRISTES QUAND LA VILLE EST FROIDE ET LES
PASSANTS SI RARES QUE S’IL EN PARAÎT UN ON LE PLAINT. AU RETOUR J’AI VU UN
HOMME ALLONGE SUR UN TROTTOIR, FACE CONTRE LE BITUME, JE ME SUIS DEMANDE
S’IL NE RECOUVRAIT PAS DE TOUT SON CORPS UNE BOUCHE DE CHALEUR, IL AVAIT LES
DEUX MAINS POSÉES SUR SA TETE AU LIEU D’UN BONNET, IL NE BOUGEAIT PLUS.
C’ETAIT DERRIERE L’HOTEL DE VILLE, RUES VIDES, PAS DE SENTINELLE. J’AI FAIT
DEMI TOUR, PENSANT AU COMMISSARIAT DE LA MAIRIE DU IVè ARRONDISSEMENT, JUSTE
APRES L’ORME DES COMPAGNONS PASSANTS DU DEVOIR. L’EGLISE DES TAULARDS,
L’ULTIME OUVERTE JOUR ET NUIT AVANT QU’ELLE NE DISPARAÎSSE SOUS LES
PROTECTIONS DU CHANTIER, QUI LA RENDRA PLUS NEUVE QU’ELLE NE FUT JAMAIS A
ÊTRE CONSTRUITE. LES FLICS SONT BIEN UN PEU PLUS LOIN QUE LA PLACE EN
REMONTANT VERS LA SEULE EGLISE BAROQUE DE LA CAPITALE, ENCORE UNE ET QUI
PORTE LE NOM DE PAUL L’INTRANSIGEANT, LE RADICAL, LE TYPE DE LA KENOSE,
CELUI DU CHRIST QUI ETAIT DEJA MORT SOUS LA LAMPE URBAINE PERCHÉE AU BOUT
DE SA TIGE INCLINANT VERS L’ENTREE DU COMMISSARIAT… TROIS FLICS JOUAIENT
LES GOSSSES ENTRE LES VOITURES ARRÊTEES DEVANT. QUAND JE SUIS DESCENDUE POUR
LEUR PARLER ET LAISSANT TOURNER LE MOTEUR DE LA VOITURE J’AI VU DES FLOCONS
DE NEIGE. LA TÊTE LEVÉE VERS LA LUMIERE AINSI REGARDE-T-ON DANS LA NUIT LES
FLOCONS RARES EPOUSER LE VENT QUI PINCE ET AUTANT SE DIRE QU’IL NE FALLAIT
PAS RECULER DE CITER CELUI QUI ALLAIT MOURRIR DE FROID SI LE SAMU SOCIAL OU
LES BLEUS TANT HONNIS N’INTERVENAIENT PAS AVANT L’AUBE, BIENTÔT NOEL FETE
TRISTE D’OU L’ON DISPARAIT PARFOIS. DEMAIN MERCREDI, PUISQUE DEJA NOUS
SOMMES MARDI DANS L’OMBRE, ON OUVRE NON LOIN DE LA LE COLLOQUE QUI TITRE EN
CHOEUR D’IRONIE D’AUTRES PRECARITES QUE LA VIE, FLUX SOUFFLE ET SI PALE
QUAND IL VIENT DE S’ETEINDRE LAISSANT SON VOILE ENCORE VISIBLE, PAR EXEMPLE
LA PENSEE CROYANT FRAYER EN ETERNITE DE VERITE. A DIX HEURES ET SANS AVOIR
DORMI NOUS AURONS SAUTE DU LIT CHAUD CELUI QUE NOUS TENONS Où DORMIR LES
YEUX CLOS ET LE VISAGE A DECOUVERT SOUS LE CIEL FRIMAS. MAISON EUROPEENNE
DE LA PHOTOGRAPHIE, RUE DE FOURCY, PARIS, METRO SAINT PAUL, PRES DE L’ILE
SAINT LOUIS.

www.criticalsecret.com/seminaire/seminaire_index.html

Old par fbwn le 10 Déc 2002


Qui vole un oeuf vole un boeuf.

à l’avenir, laisse venir…


il fait si beau ce matin
mais toute cette agitation
la foule s’écarte pour laisser
évacuer les victimes
moi
je reste au sol
on ne me ramasse pas
je suis le terroriste
je serai emmené le dernier
s’il reste de la place
mon bras est à un paté de maison d’ici
ma jambe est sur le toit du batiment
ruiné
je pleure,
de peine pour mes victimes,
et pour moi,
et de douleur, aussi
un peu…
le ciel est bleu
il fait beau
la vie est belle

Old par igor le 22 Déc 2002

elle avait perdu
tout gout pour l’étude
tant
l’épanouissement de ses sens
la comblait entièrement,

son visage portait une lueur
douce et chaude,

elle se moquait
de la gloire et de l’héroïsme
et répétait à qui voulait l’entendre
qu’elle n’avait rien à prouver
ni rien à accomplir.

j’ai aimé cette femme,

j’ai aimé cette vie,

volupté

Old par M. Fox le 16 Déc 2002

mes ongles se pressent contre tes paumes
mes doigts suivent les lignes de ton dos
mes levres s’attardent sur les courbes de tes hanches
je détache les fines lanières qui te tiennent encore
tu soupires d’aise ou
n’est ce que l’abandon à la rigidité
post mortem

Old par igor le 15 Déc 2002

Il y a ce qui se voit et ce qui ne se voit pas.
Ce qui ne se voit pas s’exprime plus librement
Mais uniquement s’il y a ce qui se voit.

Blaise Pascal

– Tu as eu quoi pour Noël ?
Mes règles

Old par igor le 28 Déc 2002

« Malgré son immense savoir et le mystère qui l’entourait, il supportait le poids de l’humaine et terrestre condition qui le faisait s’empêtrer dans les minuscules problèmes de la vie quotidienne.« 
Gabriel GARCIA MARQUEZ

Old par Gu. le 20 Déc 2002

Mercredi 18 décembre 2002 : ce soir, concert de Tétard puis diner avec Maman et M.Fox.

Old par igor le 18 Déc 2002

Mais qui est Charleston Parva ?
Old par igor le 30 Déc 2002

Mon coeur saigne. Chaque jour. A chaque pulsation. Le sang est envoyé dans les artères et il fait le tour de mon corps. Le sang empoisonné fait le tour de mon corps.
Imagine-toi mon corps nourri par la pourriture. Ma main est faible. Mon regard perverti par le mauvais sang qui y est injecté.
Ce sang-là ne se transforme pas en vin. Tu ne le boiras pas. Tu ne mangeras pas mon corps.
Chchchut… Ecoute… mon pouls, c’est ma mort qui avance.

je ne sais plus qui je suis

tu ne sais plus qui tuer

Old par M. Fox le 23 Déc 2002

Leur organisation était sans faille
et l’objectif
jeunes filles en pleur
était en marche.

Old par M. Fox le 06 Déc 2002

Patrick Bateman m’a dit qu’il avait croisé Igor à un conseil d’administration il y a moins d’une semaine.

Old par M. Fox le 17 Déc 2002

Je croyais tenir une main mais non, rien, que des phalanges infinies, ou presque,
des kilomètres de doigts grêles comme des cordes de funambule au dessus du néant,
je croyais avoir vu des yeux mais non rien, juste des projecteurs qui fusillent mon ombre,
non, deux miradors blasés, qui ne daignent même pas me poursuivre, je croyais goûter
des lèvres mais c’était le feu de la lèpre qui dansait sur les miennes et dessinait des
étoiles éteintes, je croyais que tu m’aimais.

Old par -- Zan le 06 Déc 2002

tu étais mignon

dans ce bus là,
tu aurais fait une jolie proie
si j’avais oublié cette leçon là :

« le bus n’est pas un bon endroit pour grignotter »

Old par M. Fox le 13 Déc 2002

On a fait des tas de guirlandes. Puis on a fait la fête avec des feux d’artifice. Et ce courant d’air est revenu. Il est passé sur mes épaules dénudées, puis il s’est glissé dans mon dos, entre l’étoffe de ma robe et ma peau. Le frisson a parcouru tout mon corps et s’est attardé au centre de mon plaisir. Je ne me suis pas retournée. Il me disait: maîtriser ses pulsions engendre souvent la jouissance. Alors je ne me suis pas retournée. J’ai bien fait.

Cacher sa liberté c’est lui porter atteinte par définition,
pour la simple raison que ça la limite.
L’objet observé (la liberté) devient alors dégénéré, saturé;
il manque de souffle, de mouvement, d’apport de nouveauté.

Patrice Bonnefoy

La modernité :
Vivre d’amour et de stretch.
Appelle moi 06 61 63 58 84

Je te lêche des pieds à la tête, tu es ma sucrerie favorite, laisse moi te prendre encore, s’il te plais, petit bout de reglisse …

« Ben arrête de dire des conneries, t’as un Nokia j’ai jamais vu ça… »
Gwendoline K.

Si la vérité peut sortir d’une merde de chien, alors ouvrons grand les yeux…

Old par Gu. le 06 Déc 2002

À la Saint Sylvestre, nique le webmestre !

“…v’là qu’elle nous fait « coucou les gens ! » …”

fatique -maladie – manque de discernement
énervement – atteinte des sens de la perception – détournement du réel
énervement – brûlures d’estomac -agressivité latente

et moi, je m’endors sur un nénuphar dérivant sur la Carte du Tendre

Jo la déprim’ on l’appelait… Partout où il entrait on faisait silence… On dit même que les feuilles mortes s’écartaient sur son passage… Son chat l’avait rejetté il y a quelques années de ça déjà… Il marchait tout nu été comme hiver car sa penderie aussi l’avait fuit… Sa main et son sexe se haïssaient cordialement, aussi s’était-il résigné à ne plus se masturber.

Aujourd’hui, un banal bic ne s’est pas refusé à lui alors il a écrit…
Aujourd’hui, Jo communique avec lui-même et son parchemin de conscience n’a pas voulu se tirer en courant…
Aujourd’hui, la vie traverse le corps de Jo, Jo le Spleen, entre au bistrot du coin, la musique sifflote, c’est la première fois qu’il l’entend… Il voit les gens, pas immobiles, non bien au contraire ils s’affairent…

Jo comprend qu’il ne devra jamais plus dormir…

Old par Gu. le 20 Déc 2002

on roule sur l’autoroute
je ne conduis pas
pas le permis
je suis à l’arrière
il pleut
je tripote la fermeture éclair de mon jean
la musique est forte
la bouteille de vodka a roulé sous le siège conducteur
vide
on sort de l’autoroute
je ne suis plus seule à l’arrière
elle me regarde
un sourire
elle touche ma poitrine
je me laisse aller
la musique est assourdissante
on roule vite
mon jean est sous le siège conducteur
bleu
elle m’embrasse
je me relâche dans ses bras
entre ses lèvres
me glisse entre ses cuisses
chaudes
je l’aime
il pleut plus fort
le conducteur monte le son
encore
et roule plus vite
la forêt
la route est pleine de virages
je soupire

halètements

je stoppe la voiture devant la maison
à l’arrière les filles enlacées
dorment, doucement,
je ferme la porte et baisse la musique.

suivre le sentier de petites pierres.
ouvrir la maison, faire du feu
aérer les lits
mettre un CD
faire du thé pour la nuit
s’installer devant le feu
un bon roman
attendre

un souffle dans mon oreille
on est à destination
on s’étire
on se sourit
on s’embrasse
suivre le petit sentier
la maison est chaude
le thé est prêt
on se rassemble autour du feu
on se sourit
mais on ne se parle pas
encore

Old par igor le 26 Déc 2002

M. Right est un technocrate, un homme efficace qui sait gerer l’urgence avec beaucoup de sang froid

M. Left est un reveur qui n’arrete pas de faire des jeux de mots idiots et d’essayer d’amuser M. Right en le faisant rire,

ils se connaissent depuis bientot 25 ans, leur vie commune n’a pas toujours été de tout repos
mais je crois bien que ces deux là s’apprecient vraiment et qu’ils ont bien fait de se rencontrer,

j’apprecie leurs discussions, leur sensibilité commune malgré des façons très diffèrentes d’apprehender la vie.

le sens du devoir de l’un mélé à la fantaisie de l’autre rendent le couple explosif : j’aime leurs succès irrationnels, lorsque l’imagination de Left permet d’emporter la victoire alors que l’intelligence conventionnelle de Right peinait à modeler le réel; j’aime leur harmonie alors que beaucoup les sépare; j’aime leur façon de ne pas s’arreter aux apparences, de voir la véritable nature des choses sans trop négliger la réalité; j’aime leur amour des gens et leur respect pour la personne humaine, leur générosité; je sais qu’ils pensent beaucoup à moi, je ne sais pas si je le mérite mais j’en tire une très grande fierté, j’espère que chacun pourra un jour rencontrer un M. Right et un M. Left aussi attachants que les miens.

Old par M. Fox le 19 Déc 2002

Faster Faster La fête bat son plein. Le gratin international s’y est donné rendez-vous avant l’ouverture de pourparlers de paix. La fin de la troisième guerre mondiale est proche. Miss Brunner batifole dans les jardins avec le major Nye. Monseigneur Beesley s’adonne à des plaisirs érotico-gastronomiques avec une ex-nonne. Mrs. Cornelius tente de séduire le professeur Hira. L’orchestre vient d’entamer un air de Jimmy Hendrix sur un rythme de fox-trot, quand, soudain, par une porte dérobée, surgit Jerry Cornelius qu’on croyait mort. Tel J.C. s’apprêtant à chasser les marchants du temple, il se dresse menaçant devant l’aréopage étonné, entouré des musiciens qui viennent de troquer leurs instruments contre des mitraillettes.
Old par igor le 27 Déc 2002

rien…ou presque.

encore n’importe quoi

à une vitesse infinie

j’ai révé que j’étais heureux,
ca m’a reveillé
en sursaut
plein de frissons

j’aimerais qu’on me dise
au moins une fois

pourquoi tout tourne aussi vite

et pourquoi l’univers
c’est n’importe quoi.

Old par M. Fox le 13 Déc 2002

Entrée fracassante de l’époux… enfin elle aurait été fracassante si il y avait eu une porte…

– Ainsi donc vipères vous m’avez menti ! Ou est la fameuse argenterie de l’arrière grand tante Philipette ?
– Mon pauvre ami, tu croyais vraiment qu’une femme en ce monde ait pu porter un tel prénom ?
– Oh toi, la morte, pas la peine de la ramener !
– Mais je ne suis pas morte, c’est ma mère qui a trépassé !
– Tatata mademoiselle, en bon Druand(t) que je suis je me permet de vous interrompre, techniquement vous êtes vivante mais légalement vous n’êtes plus qu’un tas de cendres.
– Parce qu’en plus ma mère prématurément incinérée ?
– Ben ça coûte moins cher ma choupichounette…
– J’en ai assez !!!!! Stoppez cette folie !!!
– Soit. Monsieur le mari, tenez là pendant que j’installe le billot.
– Très bien Druant(d), avec plaisir, maintenant que je connais la réalité de sa dot, je n’ai plus rien à faire avec elle.
– Raclure !!!

Que va t’il arriver de Nadine ? Le sol est il composé de lino ou de moquette ? De quel surnom ridicule la mère va t’elle encore affubler sa fille ? Druan- s’écrit il avec un -d ou un -t ?

Vous le saurez prochainement, dans le dernier épisode de notre fabuleuse épopée

A suivre

Old par Rodia le 27 Déc 2002

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