2d2s

Old par -- Zan le 12 Déc 2002

Old par -- Zan le 27 Déc 2002

Etre un clown, le clou du spectacle, riant à gorge déployée, la mâchoire béante, les dents étincelantes sous les lumières aveuglantes. Se tordre d’hilarité, se rouler par terre en grimaçant, se perdre pour oublier et faire oublier la réalité de l’âme humaine et de la vie là dehors, hors du grand chapiteau. Ne plus penser aux charniers, à l’odeur du napalm, à celle acide des corps en décomposition, ne plus penser aux hurlements des enfants. Etre là, clown triste à jamais seul sous le regard de la sinistre assemblée, cadavres disloqués, aux visages toujours ricanants disposés chaotiquement sur les gradins où la mort les avait saisit sans complaisance ni pitié, n’épargnant que le clown, le laissant seul, seul avec le vide et la folie, poursuivant son numéro à jamais, comme un exorcisme jeté à la face de dieux vengeurs et injustes. Etre un clown, le clou du spectacle, riant à gorge déployée, la mâchoire béante, les dents étincelantes sous les lumières aveuglantes…
Jeremiah Karnellian (1915-1945)

Old par igor le 04 Déc 2002

Jo la déprim’ on l’appelait… Partout où il entrait on faisait silence… On dit même que les feuilles mortes s’écartaient sur son passage… Son chat l’avait rejetté il y a quelques années de ça déjà… Il marchait tout nu été comme hiver car sa penderie aussi l’avait fuit… Sa main et son sexe se haïssaient cordialement, aussi s’était-il résigné à ne plus se masturber.

Aujourd’hui, un banal bic ne s’est pas refusé à lui alors il a écrit…
Aujourd’hui, Jo communique avec lui-même et son parchemin de conscience n’a pas voulu se tirer en courant…
Aujourd’hui, la vie traverse le corps de Jo, Jo le Spleen, entre au bistrot du coin, la musique sifflote, c’est la première fois qu’il l’entend… Il voit les gens, pas immobiles, non bien au contraire ils s’affairent…

Jo comprend qu’il ne devra jamais plus dormir…

Old par Gu. le 20 Déc 2002

Pour VIKING, sud d’UTSIRE et FORTIES vent de secteur Sud-Est force 6 à 8. Mer forte à très forte. Pluie.
Pour la zone nord d’UTSIRE, vents de secteur Sud-Est force 3 à 5, fraichissant 5 à 7 l’après-midi. Mer agitée. Averses.
CROMARTY , vents secteur Est 5 à 6, virant Sud-Est 6 à 7 l’après-midi. Mer agitée à forte. Pluie.
Pour FORTH et TYNE vents variable dépresionnaire de force 3 à 5, s’orientant secteur Sud 4 à 5 l’après-midi. Mer agitée. Pluie ou averses.
Pour DOGGER vents Sud à Sud-Est dominant 4 à 5, passagèrement 6. Mer agitée à forte. Pluie ou averses.
Pour la zone FISHER Sud-Est de force 5 à 7 passagèrement 8. Mer agitée à forte. Pluie.
Pour GERMAN vents secteur Sud-Est force 5 à 6, mollissant 4 à 5 en fin de nuit. Mer agitée. Pluie.
Enfin pour HUMBER et TAMISE vents secteur Sud-Ouest 4 à 5, revenant secteur Sud 3 à 4 demain matin. Mer agitée, devenant peu agitée la nuit.

l’important, c’est le presque…

bloody mary to e-gore : lick-entropie, soon?

Vendredi 29 Novembre : pas mieux.

Personne ne poste la meme liste de commissions.

Old par M. Fox le 03 Déc 2002

Mitraillette à baillements ?

Machoire inférieure accrochée au sous sol…

Old par Rodia le 23 Déc 2002

Il a pris le chauffage du salon où je vais dormir.

d’abord pour moi, parce que j’en fait toujours profiter autrui…

comme un iceberg,

tu te dissimules sous l’eau
mais je sais que sous la glace
se cache
un coeur de cristal
étincellant à l’infini

tu dérives,
tu cherches et tu transpires,
tu hésites entre
te fondre à l’Islandis
et briller avec nous
et rencontrer le Titanic
pour chanter une dernière fois
et sombrer

Je connais ta voix
je t’ai vu chanter
avec le choeur des anges

je connais ta voix
tu chantes la peine
et tu chantes la haine

tu chantais la passion,
que dire ?
elle ne dure qu’une saison,

tu te sens perdu,
porté par les courants
vers des cieux inconnus ?

écoute les vagues,
elles chantent pour toi

écoute le soleil
il chante pour toi

écoute mes larmes,
écoute moi,

écoute moi,
je t’en prie.

Old par M. Fox le 02 Déc 2002

where’s my love ?

Old par M. Fox le 02 Déc 2002

Faster Faster La fête bat son plein. Le gratin international s’y est donné rendez-vous avant l’ouverture de pourparlers de paix. La fin de la troisième guerre mondiale est proche. Miss Brunner batifole dans les jardins avec le major Nye. Monseigneur Beesley s’adonne à des plaisirs érotico-gastronomiques avec une ex-nonne. Mrs. Cornelius tente de séduire le professeur Hira. L’orchestre vient d’entamer un air de Jimmy Hendrix sur un rythme de fox-trot, quand, soudain, par une porte dérobée, surgit Jerry Cornelius qu’on croyait mort. Tel J.C. s’apprêtant à chasser les marchants du temple, il se dresse menaçant devant l’aréopage étonné, entouré des musiciens qui viennent de troquer leurs instruments contre des mitraillettes.
Old par igor le 27 Déc 2002

merci monsieur Piglia

vous m’avez fait pleurer,

de
joie.

Old par M. Fox le 10 Déc 2002

– Tu as eu quoi pour Noël ?
Mes règles

Old par igor le 28 Déc 2002

« Meooooooooww »
Le chat de gauche

mes vacances en suède

Old par M. Fox le 24 Déc 2002

Le petit mécanisme dans ma tête a du mal à se mettre en route.
En lisant certaines phrases, quand même, il tremble (on se doute que derrière elles se cache quelque chose, une résonnance de savoir et, pour moi, une queue de réflexion):
La violence du corps n’arrive jusqu’à la page écrite qu’à travers l’absence, par l’intermédiaire des documents que l’historien a pu voir sur la plage d’où s’est retirée la présence qui les y a laissés, et par un murmure qui fait entendre, mais de loin, l’immensité inconnue qui séduit et menace le savoir.
M. de Certeau

le sens de la vie...
Dimanche soir
Tourgueniev c’est :
artistico-potache,
plutôt culturel ?
D’ autres avis :
cyniquo-littéraire
ou cyniconeko.
Je ne sais pas…

Old par igor le 01 Déc 2002

les chats sont comme les hommes, mais ils savent reconnaitre lorsqu’on les aime, eux !

Old par M. Fox le 18 Déc 2002

sympathie du regard tourné vers rien; j’ai mangé beaucoup de spaghettis et puis tu t’es levé précipitamment, j’ai voulu te suivre mais tu as couru dans une rue qui échappait à mon réel. J’ai regardé, j’ai regardé longtemps là où tu avais disparu, trace de ton absence. C’est mon désir.
sympathie des pâtes inachevées; tu as mangé beaucoup de spaghettis mais il en restait encore dans l’assiette
sympathie de la monotonie nocturne; j’ai mangé beaucoup de gâteau au chocolat (j’aurais préféré un cake au thé vert, mais mon pays est ainsi fait qu’on n’en fait pas), tu n’étais toujours pas revenu alors… pffff. J’ai regardé par la fenêtre. Et par la fenêtre on voit des choses dingues.
Je sais que tu reviendras parce que : Ta mélodie est dans mon oreille.

noël au Gewürstraminer
drunk!

ok pour un gnon
ok pour un beurre de cacahuète
ok pour tout
mais qu’est-ce que tu veux à la fin?

mais qu’est-ce que vous lui trouvez, à la fin ?!!

il me fait rire !

Old par M. Fox le 27 Déc 2002

j’ai un petit secret et je n’arrive pas à le dire. j’ai un souci: je voudrais trois mots gais et siffler mais je ne les trouve pas.
alors tendrement mon silence

cousons entre elles des petites choses gentilles.

respire,

mon amour,

respire,

continue,

ne pars pas,

ne me quitte pas,

non,

non.

Old par M. Fox le 06 Déc 2002


Double coup de feu dans la rue morgue: on a tué le professeur et son épouse cette nuit alors qu’ils tentaient de s’enfuir de leur Palace, emportant avec eux toute leur fortune, c’est a dire un kilo de rutabaga du mexique en poudre. Lors de l’annonce de la nouvelle au casino d’Atlantic city, toute la communauté (dont ils étaient membres fondateurs et honoris causa) était en émoi, stupéfaite d’apprendre que les époux Rhys possédaient une telle fortune déshydratée en rutabaga. Après tout, n’avaient ils pas ouvert officiellement une souscription publique à la Banque du Sang de Puertorico, un mois seulement avant leur assassinat?… nos envoyés spéciaux menent l’enquête …

« Que cette chanson je l’ai écrite pour mon pote Rachid, qu’est mort, dans un troquet pourri à Bastille, ébouillanté par son chocolat … »

fatique -maladie – manque de discernement
énervement – atteinte des sens de la perception – détournement du réel
énervement – brûlures d’estomac -agressivité latente

et moi, je m’endors sur un nénuphar dérivant sur la Carte du Tendre

tu vantais les institutions sanitaires et sociales en France,

moi je ne parlais que de l’histoire de l’armée française,

aucun de nous ne voulait évoquer les théories de la personnalité,
encore moins rentrer à l’Académie Française,

j’aimais ta rigueur,
ton application de la méthode en histoire,
j’aimais nos fous rires
lorsqu’on évoquait le monopole
ou la psychohistoire,

mais tout cela n’est plus
qu’à remiser
dans les grandes dates du XXe siècle,
avec nos moments tendres ou gais
comme le théatre au XIXe siècle
ou ennuyeux
et ternes comme
la gestion comptable et financière,

ah, je me souviens,
le referundum pour notre rupture,
j’avais voté non,
tu avais voté oui,
tu étais notre doyen
et tu eus alors gain de cause,

tu repartis dans les méandres
de la banque mondiale
et du mécénat

moi dans la spirale
du S.I.D.A. et de la
protection sociale.

Je t’ai revu parfois
à ces colloques,
sur le droit de l’environnement
ou l’état civil,
je ne sais plus…

tu brillais comme Victor Hugo
au faite de sa gloire

je ne pus te parler,
mon nouvel amant du moment
était le psychodrame psychanalytique
incarné

je repense au passé,
je repense à nous
et à nos étreintes,

à notre amour
passionné et destructeur
comme la guerre d’espagne (1936-1939)

ne m’oublie pas,

moi je ne t’oublierai jamais.

Old par M. Fox le 02 Déc 2002

Ca fait du bien non des fois?

Je porte à mes lèvres
la coupe chargée de tes vices.

Comme à chaque fois, trois temps.
Haut-le-cœur. Cette fois-ci, elle est bigrement chargée en lâcheté,
tu as du encore trop user des réalités différentes pour justifier tes écarts.
Petit vertige. J’ai des fourmillements dans les doigts pendant que je
toucherais presque tes rêves. Je balance ma tête en arrière, je ferme
les yeux, je souffle.
Chaleur. Je t’irradie en moi. Je brûle avec tes pêchés, et les flammes
montent jusqu’à tes lèvres. J’y porte une coupe claire, limpide à présent,
juste moi au fond,
Je me révèle à mesure que tu bois.

Old par -- Zan le 23 Déc 2002

Vendredi 29 Novembre : rien.

Old par M. Fox le 01 Déc 2002

Elle était frappée du complexe Pamela et ne cherchait pas l’esquive.
A quoi aurait ressemblé sa vie avec de plus gros seins ?
Sans doute elle aurait méprisé l’enjeu, elle aurait tout osé, sans crainte,
et elle aurait eu une voiture rouge.

Old par -- Zan le 16 Déc 2002


Our vision :
e-terroir.com, société spécialisée dans la fourniture de services à haute valeur ajoutée aux collectivités agricoles, met à votre service sa maîtrise de l’ensemble des compétences en Nouvelles Technologies afin de maximaliser le taux de retour de vos agriculteurs sur votre dispositif Internet.
Quelques une de nos réalisations :


et moi aussi j’embrasse ta famille …

Old par JR le 07 Déc 2002

Wondering in Wonderland (ter) : Attention ce post n’est pas sujet à élucubrations (excepté les miennes…)

Tourgueule de Bois…

Old par Gu. le 20 Déc 2002

passé les bornes, il n’y a plus de limites !

« Et sinon, tu connais des tours de magie clitoridiens ? »
Gwendoline Klingon

Old par M. Fox le 03 Déc 2002

À la Saint Sylvestre, nique le webmestre !

Que se passe-t-il dans l’interaction proprement dite, entre le sujet et sa future victime ?

Old par M. Fox le 02 Déc 2002

mes yeux sont tombés dans une coupe
je les ai ramassés, trop tard!
le moment d’égarement a eu lieu.
est-ce que ça peut coûter une vie, le moment d’égarement?

(moment d’égarement:
symptôme: perte de la portée des mots
mouvement d’égarement: courir comme une folle, hystérique dans l’espace comme un ballon volé trop haut parce que trop heureux, pincé par une minuscule épine)

1922, Desnos écrit aux tourguénistes :

à Orad : «Croyez-vous que Rrose Sélavy connaisse ces jeux de fous qui mettent le feu aux joues ?»

à Fox : «Le temps est un aigle agile dans un temple»

Old par -- Zan le 10 Déc 2002

Old par M. Fox le 27 Déc 2002

chuuttt… j’ai peur de te regarder, et que tu croises mon regard
j’ai peur que tu comprennes que ce qui te plaît en moi c’est ma fuite
j’ai peur que tu comprennes que notre amour était partagé
aujourd’hui à l’heure où les morts viennent me chercher

Plok, l’économie d’aujourd’hui, le monstre de toujours dit :
pouf pouf
Plok, l’économie d’aujourd’hui, le monstre de toujours dit :
je viens de rentrer
Misty Berkowitz dit :
t’as des relents de raymond barre
Plok, l’économie d’aujourd’hui, le monstre de toujours dit :
c’est normal, on sort d’un resto de Raymond Barre
Plok, l’économie d’aujourd’hui, le monstre de toujours dit :
J’en ai mangé d’ailleurs
Misty Berkowitz dit :
raymond barre au fenouil excellent
Plok, l’économie d’aujourd’hui, le monstre de toujours dit :

Misty Berkowitz dit :
pouf pouf
Plok, back in the sewer dit :
quelle ambiance de fête ici
Misty Berkowitz dit :
oui on a sorti les cotillons
Misty Berkowitz dit :
pouet
Misty Berkowitz dit :
pouet
Misty Berkowitz dit :
aieeeeee pascal arrête pas de m’embêter

Mélanie.G

À quel moment vont-ils me virer de la chambre?

quitter la ville ?

Old par M. Fox le 06 Déc 2002

Que faire du bonheur? Certains disent que ça ne se raconte pas, d’autres, comme Piaf, écrivent des chansons dont, si on est un suédois qui ne parle pas français par exemple, on croit qu’elles parlent de cataclysmes qui tuent irrévocablement l’être aimé… (Heureuse, heureuse….)
Moi j’erre dans l’espace où je me trouve en souriant béatement, et en racontant à qui veut l’entendre mon expérience récente du bonheur. Ou alors, je me mets dans un coin privé et je crie:
YIIIIIIIIIHAAAAAA! YOUPIIIIIIIIIII!!!!!!!!!!! OUAIAIAIAIAIS!!!!!!!!!!!!!!!! ENFIN!!!!!!!!!!!! INCROYAAAAAAAAAABLE……………………………
Je prends en secret un enfant dans mes bras et j’embrasse ses lobes d’oreille qui ressemblent à des coquillages roses
Je cours vers la cheminée et je bois un thé fumant, en regardant de mes yeux troubles en émoi, ceux que, oui, j’aime
Je prends une douche chaude et je laisse couler l’eau chaude très fort sur mes épaules en fermant les yeux, en serrant les cils
Je souris aux anges même s’ils n’existent pas, je souris à la croyance des autres
Aujourd’hui la mienne s’affermit, le bonheur c’est nous, ça peut être les autres, je ne sais pas bien en fait
(pour moi c’est avant tout le vent, les yeux dans le ciel, la mer)
en tous les cas c’est terrien, et on peut le vivre maintenant

les lumières baissent lentement
et la ville berce ses amants,

une douce chaleur émane des tunnels souterrains,
les fauves sont partis se coucher
et désormais se lèvent
les oiseaux de nuit
dont les parades survoltées
brouillent le jeu des trottoirs
et dont les cris perçent les solitudes
sur les boulevards.

la louve chante pour ses enfants,

mes amis des autres mondes me sourient,

les ordinateurs sont en panne,
pour le bonheur de tous

je caresse les platanes,
leurs courbes
et leurs cicatrices
sont autant de poèmes
dédiés au temps qui passe,

j’aime la ville en hiver,
je crois,
j’aime ce moment
où scintillent les miroirs
et les êtres d’argent.

Old par M. Fox le 17 Déc 2002

rien…ou presque.

Prisonniers de nous-mêmes…
… la liberté avance!!!

Old par Gu. le 06 Déc 2002

suivez-moi du doigt:
Le tour du visage c’est facile, mais sentez comme c’est doux sur les tempes et sur les lèvres. Descendez un peu sous le meton, peau vierge et blanche, caressez-la, je m’en mords les lèvres, ajoutez d’autre doigts pour que je sente l’emprise de la main sur le cou, vous pourriez m’étrangler, vous pressez un peu d’ailleurs, mais ça m’arrache des soupirs… Le doigt continue seul, il tourbillonne autour des clavicules, il aime bien cet endroit, et puis c’est le dernier stade avent d’aller valser sur les collines. D’ailleurs il y va, il commence par passer entre, et ça, les collines, ça les affole déjà. Le doigt passe dessus l’air de rien et tout s’agite, elles commencent à se soulever différemment. Des petits tours là-haut autour des tétons, tout ça ce n’est que du jeu; le doigt regarde déjà vers le nombril, mais c’est mieux de déployer la main et tout le ventre… c’est doux et moelleux, c’est toujours pur aussi, le doigt descend toujours. Ah…! L’endroit du corps où la peau est la plus douce, à l’intérieur des cuisses tout près du sexe. Et là le doigt s’attarde un peu, me donne envie, et après il ira amuser mon bouton.
Merci bien!

après de longues discussions,

il a été décidé qu’on ne ferait rien et que stratègiquement, c’était une position défendable.

Old par M. Fox le 19 Déc 2002

Cette nuit j’ai rêvé que j’étais papa, que j’avais un petit bébé
Mais il n’y avait nulle part de maman, c’était plutôt affligeant

Old par Rodia le 29 Déc 2002

îvres de sérénité

Old par -- Zan le 19 Déc 2002

Ils attendaient la police
en mangeant
du riz à l’oeuf
et aux dieux.

Old par M. Fox le 09 Déc 2002

– Raaaaaaaah arrête de hurler !
– Mais chérie, je parle, n’étouffe pas ma créativité !
– Tu n’as jamais eu aucune idée constructive, tu n’es qu’un raté, je retourne chez ma mère !
– Mais elle est morte !
– Hé bien j’irais quand même chez elle, les nouveaux locataires acceperons bien de m’accueillir.
– Tu es complètement folle ma vieille, jamais ils ne voudront de toi, ils ne te connaissent même pas !
– Nous le verrons bien, adieu !

Et elle partit en claquant la porte…

A suivre

Old par Rodia le 09 Déc 2002

C’est un homme de droite. Lui il est de gauche. Ils s’en foutent. Ils vont faire l’amour.

Je croyais tenir une main mais non, rien, que des phalanges infinies, ou presque,
des kilomètres de doigts grêles comme des cordes de funambule au dessus du néant,
je croyais avoir vu des yeux mais non rien, juste des projecteurs qui fusillent mon ombre,
non, deux miradors blasés, qui ne daignent même pas me poursuivre, je croyais goûter
des lèvres mais c’était le feu de la lèpre qui dansait sur les miennes et dessinait des
étoiles éteintes, je croyais que tu m’aimais.

Old par -- Zan le 06 Déc 2002

Que mes mots soient des caresses que je te hurle dans l’oreille…

je pleure tous les jours, de tristes romans que je n’ai pas vécus

je vais aller sur la plage

écouter le bruit de l’eau
sur le sable,
me fondre
dans les bourrasques
et laisser mon esprit
s’élever dans les nuées
et disparaitre

peut être
qu’on trouvera mon corps
transis de froid
et inanimmé
face à l’Océan,
peut-être
qu’on ne le trouvera pas
et que personne
n’aura l’occasion
de contempler
mon dernier sourire
et de dire
son esprit est parti avec le vent

ne pleurez pas ma mort
car je vis en tout
ne pleurez pas ma disparition
car je suis avec vous

mon âme chante pour toujours,
l’entends tu
lorsque se forme l’écume
et que roulent les vagues ?

Old par M. Fox le 08 Déc 2002

je ne sais plus qui je suis

tu ne sais plus qui tuer

Old par M. Fox le 23 Déc 2002

I’m doctor Baccus

Baccus, as the Baccus that drowned more humans than Neptune.

Do you know about him ?

But I used to be an alcoholic

Baccus was drowning thanks to Baccus…

Old par JR le 15 Déc 2002

infirmière en grève
et pendant que ces pauvres nabots attendent leur Citrate de Bétaïne,
Mâdâme s’envoie en l’air avec le premier trader qui passe!

cette nuit j’ai rêvé que l’amour ne naissait pas seul, mais par colère.

Mercredi 18 décembre 2002 : ce soir, concert de Tétard puis diner avec Maman et M.Fox.

Old par igor le 18 Déc 2002

en ce dimanche éternel,
le colonel m’a demandé
si dans mon nom
y’avait deux g.

Old par M. Fox le 13 Déc 2002

Pour la nouvelle année attention à qui vous embrassez

Old par -- Zan le 26 Déc 2002

À moi en tout cas oui. Si vous non, vous savez pas ce que vous ratez.

« NON »
Le mec de droite.

« Se prélasser sans se presser est la pire des malédictions pour le jeune chien fou« 
Karl Marx

« A présent, la fanfare fait rage, de la plus déraisonnable manière. Je n’ai jamais rien entendu de semblable : ce n’est ni une marche, ni une danse, mais plutôt des ritournelles passées de mode et vraiment abjectes, venant du siècle passé« 
Friedrich Nietzsche

Old par igor le 10 Déc 2002

Immense roue,

engrenage titanesque
lancé à toute vitesse
dans la foret de cristal

le vacarme est immense
et ma vie
un chantier.

Old par M. Fox le 09 Déc 2002

ne vous emballez pas!
au moins il y aura quelqu’un pour me déballer…
ou pour déballer mes conneries à ma place.


il fait si beau ce matin
mais toute cette agitation
la foule s’écarte pour laisser
évacuer les victimes
moi
je reste au sol
on ne me ramasse pas
je suis le terroriste
je serai emmené le dernier
s’il reste de la place
mon bras est à un paté de maison d’ici
ma jambe est sur le toit du batiment
ruiné
je pleure,
de peine pour mes victimes,
et pour moi,
et de douleur, aussi
un peu…
le ciel est bleu
il fait beau
la vie est belle

Old par igor le 22 Déc 2002

en fin de compte, moi je baise et elle elle dort dans le canapé… y a-t-il une justice en ce bas monde ?

don’t ask me whoever i am
i’m a dem’
i’m a dem’…

Old par M. Fox le 04 Déc 2002

certains comptent leur argent,

elle compte sa souffrance
et s’enrichit
sans limite.

Old par M. Fox le 09 Déc 2002

J’aurais bien aimé…
S’envoler et puis non finalement
pas assez léger
J’aurais bien aimé…
Et puis finalement, les désirs avalés font du mal, alors après,
Ça ne veut plus rien, ça veut juste dormir

C’est plus drole comme ça?

je t’ai en plein dans la face.
que puis-je y faire?

j’ai envie de clafouti aux cerises
mais ceuh n’eest pas l’épooooooqueeeeeeeeuuuh!
mais ceuh n’eest pas l’épooooooqueeeeeeeeuuuh!
une petite place de province sous la pluie.
C’est une petite place de province sous la pluie.
Elle lui écrit:
C’est surtout son corps à côté du mien.
C’est surtout mon corps à côté du sien.
Elle lui écrit:
Je voudrais tant que tu sautes dans un trou au milieu du désert australien.
Je voudrais tant que tu me sautes dans l’air.
C’est trop facile?
Elle lui répond:
Comment oublier ces mains qui n’osaient pas bien?
Soyons précis, regardons par la fenêtre ce qui nous tend dans l’espace. Tu vois, mon amour, il ya une petite place de province, et un jardin très riche autour de la maison d’en face.
Je pleure de ne pas vouloir d’enfant.
Soyons précis, mon amour, regardons au fond du jardin ce qui limite notre réel. Tu vois je sais qu’il y a quelque chose derrière, et je crève, mon amour, d’aller y faire un tour. Reste sur la chaise longue et attends-moi pour toujours. A moins qu’un jardinier ne vienne te planter sa tige.
Je fume…

je me déchire toute seule entre
que tu me laisses
que tu me suives
que tu m’abandonnes
que tu me suives
que tu me laisses crever
que tu me suives
et j’ai perdu les bons doux mots de l’amour, que tu me suives…

Où est passée ma fricative uvulaire sonore?

L’assassin anglais, déguisé en ninja(‘rdin), tourne son regard acéré vers moi et me chuchotte, dans un demi sourire: « pas besoin d’arme blanche pour faire ça; quand je tue, c’est à mains nues..  » Puis, sans émettre un seul son supplémentaire, sans cesser de me fixer des yeux, trés délicatement, il retira ses gants… héhéhé…

mon ame est en fete :

elle chante enfin de sa voix véritable.

Old par M. Fox le 23 Déc 2002

je crois que tu n’existes pas vraiment.

Old par M. Fox le 27 Déc 2002

A Pau, il y a aussi des artistes
Les nouvelles divinités protectrices de la ville de Pau

J’ai voulu faire l’amour avec mon xylophone,
il m’a répondu gentiment de sa voix carillonante :

j’accepterai tes caresses sans te les rendre
mais j’ai de la tendresse à revendre…
Help yourself Gü!

Old par Gu. le 06 Déc 2002

Est-ce qu’on est encore libre quand ça se voit ?
Pour vivre libre, faut-il cacher sa liberté ?

– Tourgueniev, notre héros
Montre-toi si t’es pas une grosse supercherie !!
Il paraît que tu te prononces avec un « é », parce que tu aurais des origines gnagnagna … Alors je vais te dire espèce d’emmerdeur : vu l’heure qu’il est ton « é » tu sais où tu peux te le carrer. Avec « ER » à la fin.
Et maintenant j’aimerais dormir.

– t’es énervé ou quoi ?!
– nan, nan c’est comme ça histoire de pas rester zen tout le temps quoi. Je casse mon image.
– ah oué ? ‘tain, t’as de ces idées des fois ! je t’admire, tu sais.
– oué, oué, ça va. Allez, bonne nuit.

alors je suis allé vomir sur la corniche

Old par -- Zan le 17 Déc 2002

Recette de la Gueule de Bois à ma façon (pour 2 personnes)

– Six cafés calvas (environ 12cl d’alcool) dont une tournée offerte par le patron
– Quelques pincées de conseils journalistiques fumeux
– 2 titres de Madonna parfumés à la bière
– Un espace bien serré et bien chaud
– Un Vénézuélien de passage accompagné de son lourd de Français
– 4 litres de bière (ne pas lésiner sur la quantité)
– Une paire de chaussure neuves sur ses pied ampoulés.
– Un sublime gigolo Yéménite et son coulis de vieux Suisse hypocondriaque
– 250 grammes de Desperado (par personne) gracieusement offerts
– Un mec de droite
– Un bar de jazz
– Une population de poivrots (un d’entre eux peut dormir sur une chaise pour plus de saveur)
– Pierre-Marie
– Un magicien alcoolique
– 45 minutes d’accès tardif à Internet

Donnez rendez-vous à un ami devant un restaurant fermé. Laissez mijoter 20 minutes. Une fois que l’ami est bien refroidi, plongez-le dans un restaurant assez chaud, et faites le boire discrètement jusqu’aux 3 cafés calvas (les 3 autres sont pour vous). Laissez reposer. Une fois les conseils journalistiques évaporés, videz le restaurant et cuisinez-le à l’étouffée, dans une petite cave bien chaude et bien remplie de monde. Ajoutez les titres de Madonna et les litres de bière, jusqu’à la rencontre avec le Vénézuélien et son lourd de Français. Rajoutez la bière à ce moment, en quantité généreuse. Puis videz la cave et faites quelques centaines de mètres avec les chaussures douloureuses, jusqu’à ne plus pouvoir marcher. Puis faites demi-tour et réchauffez le mélange à l’aide du sublime Yéménite. N’insistez pas trop sur le coulis de vieux Suisse hypocondriaque. Puis, à l’aide d’une spatule, déglacez à la Desperado en ajoutant doucement le mec de droite. Laissez mijoter. Une fois la conversation politique bien montée, vous pouvez sortir le plat, le mettre une petite heure dans le bar de jazz, avec la population de poivrots et Pierre-Marie. Saupoudrez le tout de quelques tours de magie éculés. Rajoutez à volonté un nappage de bière, et pour conclure, les 45 minutes d’accès à Internet.

Dormez moins de 4 heures. C’est prêt !

Wondering in Wonderland (bis)

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