
Une aube nouvelle
J’ai survécu
une fois encore
De mes petites dents
j’ai surement tué
je ne sais plus qui
ni combien de proies
mais le goût du sang
est toujours sur ma langue
Les instincts du tueur
sont plus forts en cette saison
je ne peux m’en défaire
A la lueur de la Lune
je chasse
et mon coeur sourit
MECHANT
Nous dinons et L.C. nous avoue que selon
sa psychanalyste, elle serait enfin entrain de braver l’interdit
de l’inceste.
« Tant que tu resteras humaine » lui dit son mari.
L’après-midi, je sors de la galerie 779. L’homme des lieux
me dit : « Vos images, sans être documentaireS, nous parlent
de l’opérateur disparu. Je vous rappelle mardi prochain »
Plus tard, café (etoile manquante), une conversation entre deux jeunes filles :
— Parfois j’ai envie de faire l’amour avec des nanas comme toi.
— T’aimer le plus profondément possible.
Derrière, deux hommes commentent les petits garçons
qui passent, je change de place, scandalisé.
INTERDIT DE L’INCESTE ? RETOUR D’ŒDIPE EN PUISSANCE MAMA !
Plus tard avant de diner nous guettons une table qui va se libérer.
Une voiture manque de m’écraser, je reconnais Sophie Calle
qui sort du bolide et qui fonce vers moi pour me dire
UNE PLACE RUE RAMBUTEAU J’Y LAISSE MA VOITURE 6 MOIS !
Je ris, elle sait que je sais qui elle est ; je ne lui rappellerai pas qu’il y a
deux ans j’ai accroché ses croutes aux rencontres d’Arles !
OPERATEUR DISPARU ?
MAMA !
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___________________chacun a raison de son propre point de vue, mais il n’est pas impossible que tout le monde ait tort._______________________________________
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L’Oracle a parlé :
« You are Morpheus, from The Matrix.
You have strong faith in yourself and those around you.
A true leader, you are relentless in your persuit. »
Pas mal.
Pas très sexy, quand même.
En tout Goth sommeille Le Plagiste
Note : extraire la sandale (1) du complexe oedipo-freudophile
(1) Cf Tatie Dudulle

— — — — —
— — — — —
Perdu dans le jus du monde
— — — — —
saumâtre
amer
comme un baiser d’adieu
d’une mère à son fils
mais la feuille de route précise : impossible de reculer
— — — — —
Un gros tigre
me barre le passage
il est étrange
de près
ses yeux sont bleus
et ces rayures sont faites de lignes
dans lesquelles on distingue des phrases
comme
— ton champ des possibles est en flammes —
ou bien
— la route se rétrécit —
je n’aime pas du tout la façon
dont il me regarde
avec ses yeux en spirales
—
j’attends un éclair

non non je suis très content
de mon studio-neo-cheap-à-pilotis
seulement pas de chance
je suis au 2e tout à droite
là où ils ont monté la porte à l’envers
du mauvais côté de l’escalier
c’est surtout dangereux quand je rentre le soir
un peu gris
—
sinon c’est moderne
—
Avertissement.
Ecrire, se provoquer, se dresser — en se donnant
des règles. Passage du sauvage à l’enfant
scrupuleux qui chaque jour fait ses lignes d’écriture.
La vie est un collier de peurs
(mon amour)
Les larmes que tu as retenues
y sont enfilées
Notre amour les détachera – viens
(mon amour)
M’aimer est un jeu d’enfant
J’accèlère le déroulement du temps
jusqu’au moment du film
où je me vide dans tes entrailles
Encore et encore…
Il avait vu une grande maison, ancienne, aux lourdes poutres de bois
les étages inférieurs semblent inondés par une eau saumatre
des vieillards et des fous arpentent le dernier étage
certains présentent des malformations
il a aussi vu un animal dégénéré,
comme un chien avec des pattes surnuméraires
qui se déplace un peu comme un scorpion
Il a regardé par la fenetre,
un cadavre est pendu dans le soleil
des corbeaux sont perchés sur ses épaules
et lui donnent des coups de bec
pour lui dévorer les yeux
Il détourne le regard
et cherche à revoir les fous et le scorpion
mais ils ont disparus
la salle semble avoir pris de nombreuses années
et le sol est jonché de souillures et de vomi
où grouillent de très nombreux vers
l’odeur est immonde
Il plonge à présent dans l’eau glauque et malodorante
et traverse plusieurs étages sans vouloir regarder tout autour
il croise le cadavre d’un oiseau blanc
aux plumes gorgées d’eau,
lui donnant une apparence monstrueuse
Il atteint une poche d’air
en rejoignant le niveau du sol
un homme jeune à l’air avenant
tente de convaincre un auditoire invisible
de rejoindre son parti politique
il présente des brochures qui vantent
l’humanité du parti et sa grandeur d’ame
on ne sait qui l’a placé ici
pour distraire d’éventuels visiteurs,
égarer leur attention
et les détourner du macabre spectacle des étages supérieurs
Je suis velléitaire, je n’ai envie de rien.
Les amis disent: « putain mais t’es déprimé, bouge, réagis, fais quelque chose quoi. »
Non.
Je ne me reconnais pas.
Je ne me reconnais plus.
Je suis là et trop loin déjà.
Besoin de tout mettre à plat. Regarder sous les ratures pour remiser,
tenter de nouveau, savourer, rejouer avec la vie, avec vos sourires.
Retrouver seul le fil qui fait sens.
Mon atout pour l’avenir…..
|
La répétition ne change rien dans l’objet qui se répète. Change-t-elle quelque chose dans l’esprit qui la contemple ? |
Où est la vie ?
Hors de la question, hors
d’atteinte, dans les chambres des autres. C’est la
nuit, je joue au fièvreux ; voyageur
d’états extrêmes bien au-dessus de
ce que je fais d’habitude. Pousse mon ami, étends
toi, mets toi à la place des dieux et regarde toi.
Pourquoi s’arrêter maintenant ? Ecrit dans la sauvagerie,
la résistance au confort du sommeil. J.P.R m’écrivait
l’an dernier : « Il n’y a pas de tragique dans le mail, nulle part, d’ailleurs
aussi. » Ecrire pour la lumière, contre la nuit. Je me
souviens des états de jeunesse, lorsque j’écrivais
dans la chambre de Levallois la première phrase
scandaleuse en regardant la lune. Je l’avais appelée
« PUTAIN ! » Où est la vie ?
Et aujourd’hui, qu’as-tu encore dans le ventre ?
Les traits traversent les périodes,
les amours, les chambres, et tu sais qu’à partir de demain,
il faudra continuer. La légende est la suivante, je
l’invente : prologue écrit dans les tranchées avant
la pluie d’obus, sur ce petit carnet noir.
Où est la vie ?
PRAXIS ETC FETE DE L’INTELLECT BABIOLES FOIRADES
A prendre ou à laisser ; à consommer
sur place, ne surtout pas ramener à la maison ; genre
nouveau = easy-writing, ou action-writing.
Voir quelques lignes plus bas pour informations, ou s’adresser
à la caisse pour contact.
pau 1884
la ville est recouverte de brouillard,
les horpailleurs traînent sous les voutes.
je n’ose sortir, la pluie est de plomb,
la formule est sur le point de fonctionner.
helene par MSN : c’est marrant que les hommes fantasment pas sur une chatte très profonde comme certaines femmes fantasment sur les grosses bites.
Being blOg
Thinking blOg
Waking up blOg
Playing game blOg
Artistic working blOg
Et puis quoi encore ! (…)
Encore une nuit passée
dans l’étreinte du manque
sueurs froides, panique et cauchemars
étaient au rendez-vous
Merci d’etre tous venus,
mes amis
(tu me manques,
j’aurais aimé pleurer et frissonner entre tes bras)
au détour d’une botte de foin je croise Bill, ouvrier agricole.
tout ce qu’il porte sur lui : une salopette en jean élimée au genoux.
il me lance un regard politiquement incorrect. ça commence bien…
Il expulse chaque jour quelques unes des minuscules particules empoisonnées qui hantent ses poumons,
quelques grains dans une gangue visqueuse et épaisse de mucus
une toux longue et douloureuse
une compagne de tous les jours
qui ne l’abandonnera jamais

Cet homme là se fait passer pour Igor Tourgueniev…
La ressemblance est frappante… ça n’est pourtant pas lui.
Selon toute vraisemblance, ce « sosie » a été fabriqué par le clone de Zan…
A compter de ce jour, je ne veux plus être en attente.
Quémander les mains jointes comme le mendiant, être en demande.
Un désir, désir partagé.
Deux regards qui convergent ou rien.
A prendre ou à laisser.
Tourgueniev.com vous explique la vie :
Comment avoir des relations intertextuelles plus sécuritaires cet été?
Vous pouvez vous amuser et avoir des relations intertextuelles érotiques en ne prenant aucun risque de contracter le VIH.
Vous n’avez qu’à opter pour des relations qui évitent que du sperme, des fluides vaginaux ou du sang n’entrent en contact avec votre circulation sanguine.
Les relations intertextuelles sécuritaires incluent notamment :
– les baisers (y compris les baisers prolongés);
– les étreintes;
– les massages;
– les caresses, le toucher et la friction;
– la masturbation (seul ou avec votre partenaire).
Sans risque
Toucher le pénis, le vagin ou l’anus ne comporte généralement pas de risque.
Les seuls facteurs de risque sont si vous avez des lésions ou des plaies ouvertes qui peuvent laisser du sperme, des fluides vaginaux ou du sang infecté au VIH pénétrer dans votre circulation sanguine.
Risque modéré
Le sexe oral comporte certains risques, mais ces risques sont faibles car la salive ne transmet pas le VIH.
Si vous avez des lésions ou des plaies ouvertes dans la bouche, cependant, du sperme ou des fluides vaginaux infectés pourraient s’infiltrer dans votre circulation sanguine lorsque vous léchez ou sucez le pénis d’un homme ou le vagin d’une femme.
Risque élevé
Les tissus protecteurs du vagin et de l’anus sont minces et délicats et peuvent se briser facilement, sans que la brisure ne soit détectable.
C’est pourquoi les formes de relations intertextuelles les plus risquées comprennent :
– relations intertextuelles vaginales ou anales sans condom;
– partage et l’insertion de jouets érotiques sans condom et sans les nettoyer.
– Pour avoir des relations intertextuelles plus sécuritaires
Parlez de pratiques intertextuelles sécuritaires avec votre partenaire avant de faire l’amour.
Utilisez un condom en latex pour :
– la pénétration anale ou vaginale;
– le sexe oral pratiqué sur un homme;
– le sexe oral pratiqué sur une femme (placez un condom coupé dans le sens de la longueur ou un protecteur buccal sur le vagin en guise de barrière);
– les relations à l’aide de jouets érotiques qui sont partagés.
Utilisez du lubrifiant à base d’eau en grande quantité.
N’utilisez pas de Vaseline ni de produits à base d’huile qui réduisent la durabilité des condoms.
Utilisez un condom pour femme qui est fabriqué en polyuréthane (pas en latex); inséré avant la relation intertextuelle.
Ne réutilisez jamais un condom.
Y’a vraiment un truc qui faut que tu comprennes
Même quand je te bats, que je te donne un malheureux coup de poing (et c’est pas si souvent)
Au fond de moi je t’aime.
Et ça au fond de toi
Tu le sais
|
Nous
en sommes là à un certain niveau, où l’idée même d’histoire, d’objet, de sujet, n’a aucun sens. |
|

go ?
—
— On peut définir la marche comme l’action de se
déplacer vers un but, dans le plan antéro-postérieur,
par l’intermédiaire d’une succession d’appuis sur un
et deux pieds.
Au cours de la marche, le sujet est en position
permanente de déséquilibre, au sens mécanique
du terme, déséquilibre maximum à la fin de la
période d’appui sur un pied. —
C’est vrai que dit comme ça c’est rassurant
ça a pas l’air d’être si compliqué,
non ?
le récitant : calmer ce sentiment.

LOVE
—————–
je suis « LOVE » la petite coquine avec la motocyclette rouge.
je suis « LOVE » et je loge dans le jardin de mes parents.
je suis « LOVE » et les taupes sont mes amies.
je suis « LOVE ».
et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata
et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata
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et patati et patata et patati et patata et patati et patata et patati et patata
En me balladant avec Gü.
A Marseille dans la rue
On a déjà habillé
Nos futurs bébés

Tu voulais pas un garçon ?
– Si mais tant pis ! –
Mode d’écriture qui repose sur l’exposition
immédiate de la phrase. Lecture
contemporaine de l’écrit. Temps
de travail aboli, rumination interdite. Ecrire
pour se débarasser de sa pensée,
lourde ou trop légère. On ne garde surtout
pas sa morve trop longtemps dans sa bouche,
on crache.
C’est comme ça, ça pourrait être pire.
























