j’aime te frapper, te tordre et t’entendre gémir
Besoin de m’allonger sur ce divan de mousse quelques secondes
Le gardien ne me laisse pas beaucoup de répit
Si je veux m’exprimer, je dois le faire vite, en douce
Personne ne me regarde
Je peux y aller
1, 2, 3
Post…
les doigts tous abimés par les produits chimiques
j’essaie de comprendre
pourquoi tu me regardes
avec ces yeux là
je ne suis rien
d’autre que moi
je ne suis rien,
s’il te plaît,
ne m’aime pas
ce lendemain de fête
n’est pas pour nous,
oublie moi
Aujourd’hui, l’idée m’a traversé que je pouvais être nul. Heureusement, raconter n’importe quoi me faire sentir moins ringard. Peut-être, finalement, ne vais-je pas me transformer en l’un de ces horribles bibelots qui changent de couleur en fonction de la température.
LA CRASSE
————————
aujourd’hui
je voudrais
écrire de belles
choses
à ton sujet
alors
je sors le marteau
et je frappe sur
mon genou
jusqu’à entendre
que ça craque
et je retire
à la main les petits
bouts pour m’en
servir de
stylet.
————————
CAR CA FAIT CLASSE
le récitant : Oneko, en japonais, ça veut dire chatte, et sexe féminin en argot, aussi. tout s’explique…
Seul Igor, le rigolo hype, doit cliquer ici
Cette nuit, IL m’a demandé de sauver les hommes de leurs pêchés.
OK. Le temps de trouver le bon costume et j’arrive.

| Décider de parler de tourguenisme plutôt que d’une démarche, décider de créer un « mouvement », une « école » de pensée plutôt qu’un simple rassemblement de gens autour d’un site. Fabriquer l’artefact ultime : la pensée tourgueniste comme fin en soit. Ou plutôt, l’absence de fin comme pensée définitive. Mais l’absence de fin ne signifie pas l’inaction, ni la négation de la possibilité d’une finalité même si celle-ci reste floue ( Le tourgueniste participe de l’élan commun sans contraintes ni objectifs autres que les siens, et en cela, il pousse le tourguenisme vers l’avant. Les forces s’additionnent dans toutes les directions et entrainent un mouvement de l’ensemble vers… ——————————— Ceci est n’importe quoi |
![]() |
Une anicroche se pose sur la parole,
mais dès qu’on dit sur le bout de la langue,
le bout du pied, ça prend trop de sens, ça fait pollen,
c’est ça qui conte…
Le Dirty Martini était vraiment parfait, hier soir.
Seul le chemin du retour avait un arrière-goût d’obus.
– tu te laisses absorber par le travail, il ne reste plus rien pour moi, en plus, t’es même pas payée…
– arrête avec ça tout de suite, maman.
| Tout seul avec sa planche Il regarde rouler l’océan Ca lui rappelle Avranche C’était il y a 40 ans Le vieux Général de Gaulle Aah ah ah ah… Tout seul sur son îlot Le vieux Général de Gaulle Il est prêt à attendre Le vieux Général de Gaulle |
![]() |
Performance
pour les tourguenistes irakiens
————————————————-
Faire fonctionner les usines à fond
pour produire
de trés jolis t-shirts blancs
par millions
et en munir la population civile.
Sortir à découvert,
dans l’attente des bombardements,
devant les caméras du monde entier
et parader
jusqu’aux premières explosions
en regardant le ciel avec espoir
et le sourire Britney
avec
« oops i dit it again !«
et
« hit me baby one more time !«
sur le torse offert aux missiles.
————————————————-
Le sang sur le blanc, ça se voit bien.

« … je vais me livrer à la police, c’est mieux ainsi…
ou alors me suicider ? »
le récitant : savoir manier le PHP devient aussi révolutionnaire que de savoir manier une kalashnikov.
le 14/3/2003 à l’Elysee Montmartre
Vous étiez le plus bel (des) animal
Aucun lapin ne m’avait fait tant d’effet
En dansant
Au paravent
Voudriez vous prendre un thé?
06 61 63 58 84
j’aime te sentir fragile,
tout contre moi,
tes cheveux longs me caressent le torse,
tes jambes délicatement lovées entre les miennes
me rappellent la douceur
de te connaître,
jolie lune,
sorbet framboise,
je t’aime
Ce soir, je suis fatigué.
Longue journée de boulot.
On me dit qu’il faut pratiquer la tolérance :
Attitude consistant à tolérer ce qu’on pourrait rejeter, refuser ou interdire;
dérogation admise à certaines lois, à certaines règles.
Ce n’est pas un droit, c’est une tolérance.
Je n’ai pas le courage de me branler.
Je me sens bien.
Je t’aime
ps :


je pense enfin savoir ce que je vais faire quand tout cela sera terminé.
je pense que je vais offrir mes mains à la science, les offrir à quelqu’un
qui a besoin de mains, pour écrire, faire de la musique, travailler
à quelqu’un comme un type qui aurait sauté sur une mine à main
un type qui bosse dans un cirque, un mime, un jongleur manchot
moi, je serai plus au calme sans elles, tranquille enfin.
plus de nez à curer, de cul à gratter, de jambes à palper
le bonheur enfin.
bande son : Soul Coughing – Janine

– salut gateau.
– salut petite lucie.
– tu vas bien ?
– un peu fatigué mais ça roule.
– un peu de sexe anal, ça te branche ?
– bof, je suis pas dans mon assiette.
– y’a un gag là ?
– non non.
– ah, un moment j’ai cru que tu te foutais de ma gueule.
– pas mon style.
– d’accord…
– bon je dois bouger, j’ai un anniversaire, a plus.
– ouais, à plus…
j’ai tué la vieille du bout de la rue
elle était méchante avec ses enfants
il parait,
c’est des potes anglais
qui m’ont dit
(en fait elle avait plein d’fric)
Histoire de ma vie
Envoyez trois dollars à un magazine de bandes dessinées
Obtenez une maison, la voiture et la femme
Envoyez trois dollars à un magazine de bandes dessinées
Obtenez une maison, la voiture et la femme
– à quoi bon parler à un mur ?
– d’abord ça fait mal, puis ça renforce à l’intérieur.
– moi, ça me déprime.
– de toutes façons, quelle idée de parler à un mur…
– t’as raison, je vais essayer de parler à des humains, c’est surement plus simple. bye bye le mur !
Si ce n’était pas vrai, je ne me permettrais pas d’écrire une chose aussi stupide.
J’ai réellement rêvé, la nuit dernière, que les Américains mettaient Cindy Crawford à la tête de l’Irak.
le récitant : Igor Tourgueniev n’existe pas.
Mais personne ne te retient… Je suis heureuse pour toi… Non non vraiment… Oh je t’en prie, tout le monde aurait fait pareil… Mais si, allez, file, profite.
Il faudrait que tu penses sérieusement au boulot dont je t’ai parlé.
Non non ça va, comme d’habitude.
… Mais c’est un coma superficiel post-opératoire dû à une hémorragie du cerveau.
Ca va, et toi ?
Moi je dis, avant le 15 mars, il y a la guerre.
Just want to destroy something beautifu… Motown watchar’you doing out there with that knife ?
Ils sont heureux comme ça. Laisse leurs anges passer.
There were three of us this morning
I’m the only one this evening
But I will go on
These frontiers are my prison
Tu ne peux en vouloir à personne. Ne t’avance pas vers cette fenêtre avec ces yeux là, tu me fais peur.
Il va falloir partir, là
Motown just leave me now, just smack my eyes, just suck my dick but leave me.
Leave me or leave me, don’t let me be lonely…
– mais qu’aviez vous donc à l’esprit à ce moment, pour faire une chose pareille?
– hé ben… rien…
– ha ! c’était donc ça …
vendredi : je dois finir un truc au boulot, ce soir concert, mais c’est loin et le plan voiture est tombé à l’eau y’a deux heures. un sourire d’ange capte mon attention de manière exagérée. je me demande des trucs à propos de choses, et d’autres. je rêve d’un massage et d’une longue douche chaude (hammam ?). je suis fatigué de la longue marche/beuverie de la veille. le moral reste bon pourtant. dans le métro ce matin, j’ai encore rencontré le chef indien, sur le quai d’en face à Opéra, on n’a pas communiqué, juste un échange de regards. il avait l’air si triste. une chaude brise venant de la mer souffle maintenant sur l’hôtel.
Hier soir, 3 paires de jambes
et 6 talons déterminés
S’enfonçaient dans le sol de manière totalement synchrone
Suivant le trajet de la lune, presque pleine
Martelant en cadence
Et savourant
Simplement
Ce moment
Parfait
…
juste avant minuit
un message pour tous
d’espoir et de paix.
ça parait un peu niais
mais pour une fois
que je ne parle pas
de petits enfants
découpés au scalpel
dans ma cave…
faut bien varier les
plaisirs, non ?
Les dimanches commencés trop tôt, par exemple en arpentant un aéroport, n’ont ni vrai début ni véritable fin.
J’ai rêvé qu’une jeune fille m’embrassait : malheureusement et heureusement, cette jeune fille avait le visage d’une personne que je convoite.
C’est très troublant …
Que dois-je faire, Docteur ?
Dois-je lui dire ?
Dois-je en parler à ma mère ?
Je suis dans l’expectative.

quelques soubressauts puis tu ne bouges plus
je me retire en vérifiant la fiabilité du préservatif.
Ne me regarde pas ! Il n’y a plus rien à voir !
Librement et sciemment, je navigue dans tes yeux ; tes iris m’attirent ; je n’écoute plus ce que tu me dis ; je sais qu’entre nous rien n’existera.
Sens-tu que je suis amoureux ?
Je n’ai plus de désir ; j’aspire humblement au bonheur.
Retrouve-moi de l’autre coté !
Bobette : je crois que j’ai eu mes règles en même temps que le premier assaut
Bob : oui, c’est toujours sanglant la guerre
…
Bobette : ohlala c’est trop nul la guerre
…
Bobette : avec mes analyses géo-politiques je pourrais être miss univers
on a comptabilisé les produits qui viennent des états unis
avec mon chat,
il s’est évanoui alors qu’on attaquait la 3e page de produits
quel chat étrange !
« Je vous ai vu vous prosterner aux portes de la ville et dans vos foyers pour adorer votre propre liberté,
Comme des esclaves qui s’humilient devant un tyran et qu’ils le louent alors qu’il les anéantit.
Oui, dans le verger du temple et à l’ombre de la citadelle, j’ai vu les plus libres d’entre vous porter leur indépendance comme un joug et une paire de menottes. »
1 par jour pendant 3 semaines.
Ces Marchands Jhuvuoniens n’étaient pas du tout ce qu’il avait imaginé. Pour une raison ou pour une autre, il s’attendait à des humanoïdes trapus aux trais rudes, vêtus de peaux et de fourrures, alors qu’en fait ils ressemblaient à des amas de très grosses plumes rouges.
Lalalalalalaaaaaa
Lalalalalalaaaaaa
Joyeux aaaaanniversaire Igor et Nicolaaaaaaï !
Joyeux aaaaanniversaaaaaaire !
clap ! clap ! clap ! clap !
(kisses)
on passe sa vie à courir dans une foret pétrifiée
puis un jour on se change en pierre
et on oublie la foret
le récitant : Selon ses goûts, le tourgueniste sera actif ou passif.
Toute seule dans une petite pièce pleine de buée, de vapeurs chaudes, d’eau, les mains dans le savon, aller vite vite, dans un espèce de nuage de bulles, avoir un uniforme blanc surnaturel et un chignon d’infirmière, des petites chaussures qui font mal aux pieds, être un être d’eau blanche avant de retourner au monde des cris. La plonge.























![[...]Elle martyrisait à plaisir sa mémoireC'était au beau milieu de notre tragédieLe monde ressemblait à ce miroir mauditLe peigne partageait les feux de cette moireEt ces feux éclairaient des coins de ma mémoire[...] L.A.](http://sally.mara.free.fr/fond21.jpg)


