Poste de courtisane (CDI)
Date : mardi 21 septembre
Fonction : Courtisane
Secteur : services à domicile, aux particuliers
Lieu : Paris Annonce n° : 807453
Employeur : jeune homme 34 ans charmant, cultivé, plutôt gentil, aimant la musique
Type de contrat : CDI
Convention collective : SYNTEC
Poste :
Dans un contexte de fortes attentes affectives, l’employeur cherche une courtisane pour combler une de ses soirées par semaine, sur la base de 47 semaines par an.
Ce poste comprend toutes les responsabilités en terme d’affections : depuis l’attention polie aux activités professionnelles de l’employeur jusqu’au relations physiques, en passant par la connivence sur des loisirs partagés.
Salaire :
A négocier sur une base horaire ou par soirée, frais remboursés.
Profil :
Jeune femme de 25 ans à 35 ans, célibataire (livret de famille à l’appui).
Qualités requises pour le poste : attention, gentillesse, prestance, beauté et tempérance.
Compétences : qualité de l’écoute, expérience mesurée en terme de rapports charnels, savoir vivre, culture générale d’assez bon niveau, attrait pour la musique.
Diplômes requis : niveau licence, voir supérieur
L’employée présentera des lettres de recommandations d’ex employeurs, ex maris ou ex amants.
Clauses d’aptitudes : l’employée et l’employeur fournissent à la signature du contrat de travail un certificat médical équivalent aux examens pré maritaux.
Période d’essai : selon la convention collective
Clauses contractuelles particulières :
L’employée et l’employeur s’interdisent de tomber amoureux l’un de l’autre.
Pendant toute la durée du contrat, l’employée ne pourra exercer un travail équivalent pour un autre employeur, même à titre exceptionnel.
Afin d’éviter tout conflit d’intérêt, en cas d’engagement marital stable (mariage, PAX, concubinage, …), l’employée avertit sous quinzaine l’employeur qui peut rompre le contrat de manière discrétionnaire.
Merci de contacter l’employeur par l’intermédiaire du site qui transmettra.
transversal Memory
« Mon gros loup, ne prenons pas de risques inutiles, le plus tôt sera le mieux. Donne-moi tes instructions. Suzy »
Un Samedi Soir Sur la Terre
Troudair, Sumoto .Iki, DJ K-roline, Jan Kurse, Dorothy B., Clement Thomas, Un Lotus, Igor Tourgueniev, Serge Balasky, L’Agent Airhole, The Lo-Fi Covering Orchestra, Ctgr, Charleston Parva, Shio Ran, Gü, Don Marmitto, Timothée Rolin, Jung Wien, L’Archéologue Fou, Verw -a-, Mon Amour, Grishka Tourgueniev et le public en délire…
POUR
Concert : Ctgr chante Aliette Guibert (au minimum)
Lecture : Troudair metallophone Sade
Report live : PolaGü in action
Non spectacle : Igor Tourgueniev enfile des perles
–> photos ici, là et là et encore là…
OB : vin rouge + whisky + chips + coca + cheese + curly
Has anybody seen Barry ?
Thank you for e-mailing President Tourgueniev. Your ideas and comments are very
important to him.
Because of the large volume of e-mail received, the President cannot personally
respond to each message. However, the White Houz staff considers and reports
citizen ideas and concerns.
In addition to Presidentourgui@WhiteHouz.gov, we have developed White Houz Web
Mail, an automated e-mail response system. Please access
www.Whitehouz.gov/webmailtourgui to submit comments on a specific issue.
Additionally, we welcome you to visit our website for the most up-to-date
information on current events and topics of interest to you.
de Suzy à Gros loup…

je pense à toi
nuit et jour
et mon
tic tac tic tac
ne bat que
pour toi…
fiction (une absence)
trois heures, terrasse des Montagnards au soleil, Ménilmontant, Zan, puis Julie, thé à la menthe puis pastis, puis pastis, puis pastis puis on bouge, Julie veut manger alors Lucioles mais non alors on roule jusqu’à Parmentier et le Plein-soleil. là salade, olives, pain et pastis (ad lib). Sophie puis Nicolas nous rejoignent puis pastis (etc…). je choppe un double-cheese (deux euros). on bouge au Zorba sans Sophie et là pastis (doubles) et bières puis le patron tombe amoureux de Zan donc vodka et prune (ad lib). départ de Julie et Nicolas puis discute avec deux filles qui s’aiment qui nous invitent à un apéro où on ne va pas, arrive pascal, pastis (encore doubles), arrive Chloé, retour des filles qui s’aiment, on danse sur les NTM puis plus beaucoup de conscience alors pastis et le bar ferme puis un autre bar en face du Gibus avec Julien (Maureen Duraille) et un pote inconnu et pastis puis on marche dans la rue de nouveau seul avec Zan qui veut boire un coup parce que ça suffit pas sans doute, je dis non puis taxi. chez moi, des pâtes cuisent puis vidéo (Bloodsport avec Vandamme) puis coma. réveil toujours chez moi, la tête en vrac, je termine les pâtes et Bloodsport, téléphone à Stéphanie puis douche, Doliprane (ad lib) puis la rue et le métro, se retrouver devant h&m les halles, boire un thé-coca et marcher un peu, tête en vrac, aller voir des fringues gothiques et puis cinéma et Gael et Katerine et Kiki et Jiji et les yeux embués puis discute aux toilettes sur Porco Rosso et Kiki avec des goths. puis c’est le RER, Stéphanie rentre à Massy, moi de nouveau seul, le métro, la maison, le chat et se faire à manger (petits pois steak) en matant fear factor spécial jumeaux, puis il est tard, écrire ce texte, retour au présent.
Very troublant..
depuis quelque temps
je ne saurais poster
sans me mettre a avoir
des idées saugrenues.
allez savoir pourquoi
j’ai le desir fréquent
de tartiner tout bonnement
mon ordinateur de…

… quelque chose de mou
souple et fondant
avec un fort accent.
Le travail en progress
Pensée :
Je devrais trouver une femme pour partager ma vie.
Question 1 : êtes-vous sûr de cette pensée ?
Réponse : Evidement.
Question 2 : êtes vous vraiment sûr de cette pensée ? si vous étiez capable de prévoir votre avenir, seriez-vous toujours certain de cette pensée ? pouvez-vous être certain de la véracité de cette pensée ?
Réponse : Hein ?
Question 3 : comment vous sentez-vous lorsque cette pensée vous traverse ?
Réponse : Cela va de frustré à très malheureux.
Question 4: sans cette pensée, comment vous sentiriez-vous ? qui seriez-vous ?
Réponse : Plutôt heureux.
Renversement de la pensée :
Je ne devrais pas trouver une femme pour partager ma vie.
Je devrais me trouver pour partager ma vie.
Je devrais trouver un homme pour partager ma vie.
Une femme devrait me trouver pour partager sa vie.
Pendre les fantomes
Cortez
Et pourrir à l’ombre
Cortez
De l’Amérique vendue
A des girophares crus
Pour des nouveaux faisceaux
Pour des nouveaux soleils
Pour des nouveaux rayons
Pour des nouveaux soleils
Ainsi épousait-elle des ombres avec philosophie.
Ça alors… même en mode extra-sensitif c’est un peu inattendu.
Certes, les indices convergeaient, mais (le reste de la phrase a disparu, NDLR).
Note : garder un œil sur cette affaire.
Et en parler à un precog plus expérimenté que moi.
sculpture physique…
entre la raclette et une bonne petite liposuccion, mon coeur balance…
(en même temps, je peux aussi bien faire les deux, hein…)

satisfait ou rembourse (peut etre ou pas du tout…)

de nos jours rien ne remplace la joie d’un envol de bon aloi.
ZABRISKIE POINT
Jour de mai 2003. Elle se tenait fièrement à côté d’elle. La Dodge rougeoyait – yeah – yeah dans le désert. Au loin les dunes restaient figées malgré l’auto-radio qui restait encore branché. Elle était déjà venue deux ans auparavant. S & M. A l’époque c’était une japonaise – une Suzuki verte je crois. Et maintenant Elle était à côté d’une Eurasienne.
Le sable, lui, restait toujours jaune – imperturbablement – renvoyant sa splendeur safran à la face cuivrée de Silver. Elle avait pensé maintes fois à faire l’amour à deux ou à trois dans ces dunes. Elle ne pouvait pas faire autrement que de tripper sur les mamelons chaotiques et ridés qui se dressaient fièrement. Tandis que Silver découvrait le paysage – émerveillée, Elle contemplait avec ex-citation les sillons désertiques. Elle en retirait une intense satisfaction, comme une petite fille qui pour la première fois tente de saisir à pleines mains une jolie flamme – doux mélange de douleur cuisante et de désir brûlant. Et plus elles regardaient, plus elles se levaient, et plus elle se levaient, plus elles découpaient le ciel azuré, déchirant leur univers solitaire de virginales découvertes. Elle s’illuminaient, révélées par un soleil immobile. Les filles se tenaient là face aux dunes.
Loin d’elles, le regard las de la Dodge clignotait de ses chromes rayonnant sous un soleil de plomb.
Autrefois pour faire la cour
| On parlait d’amour Pour mieux prouver son ardeur on offrait son coeur Aujourd’hui c’est plus pareil Ca change, ça change pour séduire le cher ange On lui glisse à l’oreille Ah…Gudule!… Viens m’embrasser… Et je te donnerai ! Un frigidaire |
![]() |
Un bel aérateur Pour bouffer les odeurs Un pistolet à gaufres Un avion pour deux et nous serons heureux Autrefois s’il arrivait |
where’s the blue color?
stop watching OUTside, be IN!

Because the blue of the sky
disappeared for an unspecified duration,
we advise you a solution of replacement:
change the window by which you look at
and find blue INside INternet wINdow
le récitant : insérer ici un texte très long mais sympa sur le temps qui passe, moi je vais voir la fuite.
(minuit zéro six pile)
Encore encore encore.
ne reconnais plus personne
sur ma moto
sur le dos
dans la cohue
dans la rue
avec un casque
avec un masque
a cheval
a poil…

[999poèmesSERIEtourgueniev]
292
mon voisin non identifié est mort
une forme de peur tente de me demander mon avis
ma psychée n’est pas un être humain
MESSAGE A CARACTERE IMPERSONNEL
« Veuillez remettre le Monde dans l’état
Dans lequel vous l’avez trouvé en arrivant ». Dieu.
Et Dieu créa l’homme de ménage.
Et l’homme de ménage précisa : « Veuillez remettre le Monde dans l’état d’Amérique
Dans lequel vous l’avez trouvé en arrivant ».
au menu
homme nu
Ote ta grosse tête de l’écran…
Une question fort a propos de la part de Rosette, de Lyon:
« J’ai entendu parler du coma idyllique, c’est quoi? est ce vraiment lié au hippisme?
merci de me répondre. »

Comme chaque semaine, j’attendais, seul, ma pizza, ronde. Le restaurant aux charmes italiens était rempli d’une musique qui remplissait aussi mes oreilles, alors que mes yeux suivaient en diagonale un livre de martiens bradburyens.
Elle arriva.
J’écartai les couverts et enlevai la serviette afin que le restaurateur pose le plat.
Puis je réalisai. La lourdeur.
La fourchette était lourde. La sensation fut étrange. Ephémère car elle disparut au bout de quelques secondes, rondes.
Toutefois, dans la devanture, une affiche ondula, se troubla à mon regard.
Je fus moi-même troublé.
J’avais eu l’impression de soupeser un minerai extraterrestre, martien, défiant notre bonne vieille gravité. Cependant un homme affamé écoute son estomac et non sa Raison qui le pousse à comprendre.
Je l’ai mangée.
Je repensais au fait qu’elle n’était plus qu’un premier quartier de lune.
Je fus de nouveau troublé.
Mais les saveurs italiennes du mets dissipèrent mes doutes intergalactiques sur l’origine de la fourchette, vulgaire objet qui semblait être d’inox.
Je payai avec un billet bleu, petit homme vert sur la planète bleue.
Une fois dans la rue, je réalisai. La lourdeur.
La fourchette avait été lourde. Et je l’avais oubliée. Car pendant un instant, j’avais aussi songé à la dérober pour pouvoir l’étudier.
Absurde. La Raison est si peu face à l’immensité. Je fermai mon manteau vert, mes yeux, clignement involontaire pendant lequel j’entr’aperçus la vérité que ma Raison n’aurait pu conceptualiser.
Ils trinquèrent avec ce liquide qui rend les mers bleues, sobres mais hilares, car les petits hommes verts ne cultivent pas la vigne et ne peuvent, sur leur planète, boire du rouge.
DES POSITIONS
Bam bam je me suis barré en bagnole à bastille
Bam bam boire une bière dans un bar à belles filles
Bam bam bourré, j’ai brillé en buvant mon houblon
Bam bam le coeur brisé j’ai pété un boulon
Bam bam Bob le barman était un beau gars bidon
Bam bam qui balançait des beignes aux gars bons
Bam bam le blond boulet m’a envoyé ballader
Bam balam bam bam à travers la vitre blindé,
Bam bam j’ai balisé et boité pour me barrer
Bam bam dans la boucherie j’allais me faire buter
Bam bam couvert de bleus, en sortant j’ai blémi
Bam balam bam bam en entendant un petit bruit
Bam bam Bob m’a tiré une balle fatale
Bam bam un bain de mon sang bouillonnant au final
Bam bam je me suis pris une bastos à bastille
Bam bam j’aurais du buller dans un bal de belleville
ne pas écrire la nuit
ne pas écrire la nuit
ne pas écrire la nuit
ne pas écrire la nuit
ne pas écrire la nuit
ne pas écrire la nuit
ne pas écrire la nuit
« La plus belle fille du monde ne peut me donner que ce que j’ai. » (Jacques Rigaut)
Chloé Delaume : Les personnages de fiction ne sont pas des créatures de l’esprit humain. Là-dessus tout le monde ment. Ou tente de se voiler le minois tellurique ce qui revient au même. Nous sommes la voix primale. Nous avons toujours été… Au commencement était le Verbe. De toujours la fiction précéda la réalité.
Mes adieux, ah mes aïeux !
Ceci à titre de rappel solennel au moment où l’Histoire semble prendre un virage bouleversant.
Jamais, amis, l’amitié franco-russe ne saurait souffrir une quelconque altération.
Jamais la noblesse d’âme et d’esprit que je représente pour notre beau pays ne saurait se passer de son homologue.
Jamais, de l’Atlantique à l’Oural, le très noble Tourguenisme ne cessera d’avancer.
Tourgueniev est mort, vive Tourgueniev !
« L’Etat, c’est toi. »
Tu as croisé mon regard
A un feu vert
Une voiture t’as renversée
Tu as vu rouge
Envie d’un alcotest a partager?
06 61 63 58 84
NIGHTCLUB’IN
Bang bang. Sur le Champs – avenue GV – bang bang – Hôtesse est-ce « s » ? bang bang – Champagne rosé pour picoler sans manger – bang bang – easy jet set trend set – bang bang gin to sang jeanseng – regard fuyant connaissances d’antan. Sweeet smoke holy smoke – journalistes retraités – star du show business wannabe your star – doggie style – bang bang ancien lutteur ouvrier pdg survolté – bang bang petits fours canapés revivre de vieilles soirées arrosées – Claire C. PPD – prendre un verre survitaminé – bang bang – tag d’andré retrouvé sur vieilles poupées pipées siliconnées – bang bang – regard croisés – visage connus mais pas calculés – bang bang – fille désespérée ne sait pas à quoi se raccrocher – bang bang – gin to paillettes rose et presse tv – bang bang s’estimer bien entouré sous les karatékas bien gaulés – danses lascives lassantes passives passantes – on se connait ? Nez à nez poignées puis collé serré – foule peu agitée – rigoler surdosé – bang bang je prend mon cuir – et je rentre chez moué – bang bang fille du voisin qui bangue son copain – bang bang – tv réalisée – bang bang – appeler pour mieux rentrer pour la quitter – défourrailler sur du papier, pour après rêver.
DE NOUVELLES AVENTURES!
Ma chambre devint inhabitable.
Dans le coin des forêts vierges les panthères firent défaut.
J’en trouvai dix chez un fourreur et fabriquai les autres
avec des vieilles lettres d’amour rapiécées, les yeux d’un
civilise à la recherche des barbares, les sourire d’une promesse.
Bientôt les usines réclamèrent de l’or: chimiste, ton whisky
solidifie fut une trouvaille et les mots plats d’un entrepreneur firent le reste.
Pour le centre, la glace fut difficile à trouver; je me rappelai opportunément
les paroles d’un crétin qui m’appelait « sans cœur »
(il fumait un cigare muet et j’avais besoin de mille francs),
l’arrivée lymphatique d’une maîtresse fiévreusement attendue,
d’anciennes saouleries délayées en causeries -et les réveils
au milieu des lampes allumées
Dans le fond droit je devins brasseur d’affaires grâce aux chèques
sans provision distribues en guise de prospectus, la réduction
au dixième des contrats proposés, le vide romantique prêché
du haut d’un réverbère, l’indifférence à la pluie et la suggestion secrète.
A l’Ouest, j’acquis un ranch de voleurs de chevaux.
Appliquant strictement les méthodes de ma jeunesse
(quand je faisais tourner les péchés capitaux -et les femmes à mon profit),
je devins, après quinze jours de gérance, propriétaire d’un état.
Mais, fatigué par un multimillionariat sans incidents, je dus
retraverser l’océan plat. Il fallut alors inventer l’eau et l’immensité.
Sur un signe, trois amis m’analysèrent rapidement,
firent pivoter mes défauts sur un plancher de vices cachés
et de mensonges et définirent par quoi ils m’étaient supérieurs
– ô soleils et vos couchers sur la mer vous étiez enfin dans le décor!
•
Les ports sont introuvables. Je drapai quelques vieux désirs,
étendis des carpettes usées menant à des lits bretons,
façonnai quelques femmes; mais, mes idées vivant de plein air
depuis vingt ans moururent asphyxiées et se métamorphosèrent en matelots ivres.
Je les congédiai et déclarai la croisière terminée.
Plus de murs. J’étais sans socle suspendu dans l’espace,
écartelé par les éléments, le feu allait me démettre l’épaule droite
quand j’agrippai des dents une échelle de passage entraînant mes
quatre mendiants comme une tour quatre nefs d’église.
Je m’élançai vers les sommets et fus marchand de papiers peints.
Belles et soi-disant belles, les vertus théologales, modelées en rouge
sur le fond bariolé du ciel et de l’enfer, s’enlevèrent rapidement
et je fis une nouvelle fortune.
Quelques rouleaux d’espoirs sous le bras, je redescendis vers la ville.
Avec des complices, j’organisai toutes les banques en filiales
et dans la maison-mère j’installai un dancing. Je pris au sérieux
mes seules billevesées. L’orchestre fut un ramassis de souvenirs
bien accordés, d’orgasmes mal partagés et de saxophones.
Mais les copulations possibles sont en nombre limité.
Je cédai mes aventures et mon établissement au danseur professionnel,
et, maintenant, assis sur un tapis de prière, j’attends Lucifer
afin de lui proposer mon âme contre une dizaine de millions.
S’il existe, il va venir. J’ai dit: je compte dix et s’il n’est venu,
il n’existe pas. 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10… J’étais un peu ému,
mais rien n’a bougé. Je suis rassure, j’ai couru le risque; je suis satisfait.
Exerçons notre courage, éteignons la lumière, refaisons notre voeu.
Il n’arrive rien. Je m’ennuie et m’enorgueillis de mon ennui
pour avoir au moins quelque nourriture. Je suis orgueilleux
par besoin de changement: il y a un monde où je suis seul sans décor,
où je peux m’absorber et me multiplier indéfiniment: équilibre difficile,
position instable. Si j’étais humble, je serais assis et tout tournerait
autour de moi dans un ordre parfait. Les hommes orgueilleux,
quand ils se rencontrent, se sauvent mystérieusement et retournent,
chacun, à leur trapèze. Les humbles seuls peuvent juger parce
que tout leur est volupté et embrassements. Je suis orgueilleux
par nonchalance; qui peut m’atteindre ? Je suis comme les épiciers:
la qualité de mes marchandises m’importe peu (ma famille est dans l’aisance).
Mais je manque de naïveté, et comment causer avec quelqu’un?
Je dois demeurer orgueilleux ou je me perds.
Supplice de l’orgueilleux: il se mange; et je mentais en disant
que la multiplication est illimitée.
Je tourne en rond et je suis une pointe: grotesque!
Si je ne descends pas dans la rue tout de suite, je deviens fou.
Je me lève; je mets un manteau en sifflant. Mais alors?
Je ne suis rien si une chanson peut me distraire de moi-même;
où suis-je à ce moment-là?
Ma vie n’est peut-être qu’une parenthèse. Ouvrons la fenêtre.
Ah !. si je pouvais entremêler mes pensées avec la précision
qu’ont les angles des rues au carrefour ! Mille variétés!
Je sens que c’est possible et je me sens soulevé: cet homme qui passe
et moi si haut, le vent qui passe ronfle en moi comme en une coquille.
Je suis emporté, je m’évade en fumée au-dessus de moi. Un triple saut périlleux.
Je suis dans la rue, mort. Mais je regarde la petite fumée qui s’élève…
Tout cela est faux.
PAUL MÉRAL
ERASMUS
Ooooooh – arrêt
Avec vos pieds dans l’air et votre tête sur l’essai au sol ce tour et le tournent, ouais votre tête s’effondrera mais il n’y a rien dans lui et vous vous demanderez Là
où est mon esprit (3x)
La sortie dans l’eau la voient swimmin ‘ J’étais swimmin ‘chez les animaux de Carribean me cachais derrière la roche excepté les petits poissons mais ils m’ont indiqué que, il jure Tryin ‘pour me parler me me Là
où est mon esprit (3x)
La sortie dans l’eau la voient swimmin ‘? Avec vos pieds dans l’air et votre tête sur l’essai au sol ce tour et le tournent, ouais votre tête s’effondrera s’il n’y a rien dans lui et vous vous demanderez Là
où est mon esprit (3x)
Ooooh Avec vos pieds dans l’air et votre tête sur l’essai au sol d’Ooooh ce tour et le tournent,
ouais Ooooh Ooooh
Maxime
Je ne sais plus à qui mentir, quand tu n’es pas là
Battery in your leg
alors trouver pour la dernière fois un ersatz au faire
"Everybody freeze, this is a rubbery"

La toile qui figurait ici, intitulée « Fin d’été tourgueniste », acrylique sur toile 50×30,
a été dérobée en mai 2003 lors d’une opération parfaitement huilée qui a surpris
tout à la fois le firewall et l’administrateur réseau. Cette pièce, estimée à plusieurs
millions d’euros, est activement recherchée. Une colossale récompense est proposée
à celui ou celle qui pourra donner un indice quelconque sur l’identité des cambrioleurs.
Il est vivement déploré que cette oeuvre n’ait pas fait l’objet d’une mise à disposition
en ligne, permettant au public de l’admirer, fût-ce ailleurs que dans un environnement
molletonné. Si ses ravisseurs nous lisent, qu’ils songent à l’édification de leurs
contemporains et n’hésitent pas à faire transiter cette pièce sur les réseaux.
D’avance merci.
Canons a vendre…
il sent fourmiller le bout de ses doigts de pied et pourtant…
il reste immobile, debout sur sa planche, il ne dit rien, et pourtant…
so what et pourtant…?
J’ai pris le chemin le plus long pour rentrer de chez toi
Le chemin magique qu’empruntent les fées
et les musiciens
Je voulais marcher un peu,
profiter de la fraicheur
écouter un peu de guitare
me faire demander où était la maison du Brésil par un improbable plan drague
regarder cet homme pas encore fini que pourtant je désire
l’air est mou et la chaleur palpable
je souris en esperant demain
demain
Une chanson en -i et en -ois, parlant d’une rue de Paris, d’une grande fille amère et d’un petit mec bouclé.
Oyez
Cher ami calme
Comme prévu ce lundi je part a la chasse au nuage
(ci joint un exemplaire de la bete, apperçu dans l’arriere pays niçois).

J’emmene mon fidele Kiglouss, dont le flair legendaire
et le flegme en toutes circonstances ne sont plus a prouver.
Nous serions ravis de vous accueillir
mais prenez la peine de nous prevenir
le plus tot possible
tout de meme.
Amicalement votre.
S.
On avais dit (pas de trucs perso, please)
l’autre nuit je rencontre cette fille toute shootée, la sameplayer
je lui demande gentiment si elle ne serait pas celle à laquelle je pense
elle me regarde avec des yeux ronds interloqués voire exaspérés genre : « Mais
qu’est-ce qui me veut celui-là, pourquoi il me parle? » Puis me tourne le dos en marmonnant dans sa barbe une réponse inaudible. On est tous le zombi de quelqu’un, hein?
































