Mardi matin, Oscar Berthelot se demande si sa journée va être aussi pénible que la précédente, il gratte son front et en retire la croûte d’un vieux comédon asséché. Il enfile ses pantoufles noires type espadrilles et se dirige vers la salle de bain. La rue est calme et Oscar Berthelot se traîne intégralement. Ses jambes sont lourdes de la soirée de la veille et ses souvenirs trop peu cohérents pour en tirer une quelconque satisfaction. Oscar Berthelot se déplace vers la machine à café et discute avec une amie, pas vraiment une collègue, qui mise tout sur une prudente victoire de la gauche et un renouvellement de la confiance des ménages. A la cantine il argumente en faveur d’un retour à mai 68, on opine, il est le chef de sa table mais il n’en reste pas moins assez troublé. A quatre heures Oscar Berthelot se permet une barre de chocomauve dans une tranche de pain, le verre de lait lui manque mais c’est déjà le soir et il se traîne à nouveau dans la rue, tête basse. Devant sa porte il s’arrête tout d’un bloc et regarde la paume de ses mains liées en manière de graal. Grondement, l’orage approche, Oscar Berthelot débarrasse la table et pose son assiette sur le rebord de la fenêtre. Il éteint la lumière et tente de trouver le sommeil, rêves de grosses femmes et de mains coupées.
Old par igor le 20 Sep 2004

Received: from 67.168.35.229 [67.168.35.229] by b0504.idoo.com id 200403101634.1105; Wed, 10 Mar 2004 16:34:40 GMT

Message-ID: <67c601c406be$9abd85f2$1bd4a998@mzpeci>

From: « Ethel I. Moss »

To: Shioran

Subject: I love you alot

Date: Wed, 10 Mar 2004 16:39:21 +0000

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IHRvIChmb3IgDQoNCjwvYm9keT4NCjwvaHRtbD4=

[…] Douche froide. J’émerge pour de bon. Je ne suis plus dans mon film

quotidien un peu bousculé. Pilote automatique déconnecté. Déchirure de

pellicule, je regarde le paysage par la fenêtre avec une acuité retrouvée :

les gens qui marchent dans la rue, faute d’avoir trouvé une place dans le

tram, pour trouver un moyen d’aller travailler. Une fille de mon bureau

dans la rue. Je mets le son : on ne parle que de cela tout autour de moi.

Merde.

Une bombe a explosé entre Paveletskaia et Avtozavodskaia, la station

d’après […] ça a eu lieu vers 9h, à la station ou je m’arrête tous les matins.

J’aurais presque pu y être. […]

(post-report from Mockba par Else-A)

(part 1 : the_pola_GÜ_live_rEport)

Old par Gu. le 17 Fév 2004


Old par M. Fox le 28 Mai 2004

chapter 12: black

dominic nobleman sportswriting itinerant lookout deepen inconstant julie
agone bowl annale flatland crosby wildlife bloody dollar
marsh forswear diathermy discipline dinah
humility eggshell salt effluvium deteriorate bamako
deter ratty burro shoemake pont platinum camino
hydrochloride cantilever duly lengthwise lyricism
freshman intrusive technetium cherry modulus apathy
paulette biopsy cassiopeia affinity forrest deposit
palomar din otter acquaintance bstj pneumonia laxative
export betroth silverman gambia salish apprehension
standby aniseikonic knowhow binghamton gouge employ
hessian don’t coverlet shirk blocky arty synergistic
totem hangar arteriolosclerosis substitution
you’re riboflavin mahogany shock kind tourgueniev
certiorari alveolar crimson covariant crust weed ban
jacobus booth jimenez s defy cockpit pigtail carrot hoydenish
lomb also easel beside workhorse amoco emma calcareous
morris mausoleum beloit sylvia andrei dietz curiosity feed
alundum accession electrify alfresco engle inexpressible
biotite surrender blanket chaplin nanette ramrod skater ass
teething actinide waybill degeneracy suffocate adultery
heterogeneous cheerlead comparative pushpin croydon intact
slurry supervene architecture bruno kovacs preliminary
dusenbury antebellum depressive ashmen cave tattle
agnostic magnetic individuate circle burnt beauteous
arsenide plaintiff jacksonville borough seater antagonistic
daimler threw metabole wilson dihedral henchmen
kirkpatrick biotite enormous puppy loosestrife regal
nee arousal montenegrin sturbridge clinician cochlea
arnold crawl candela crib flogging architectural drippy
midst fresh anyone form committal drawback what’d
striptease simple drug gobble courtroom chuckle auto
antenna edifice bam dietrich debar intern bennington
calla oleander corruptible copolymer interfere collude
tugging dauphine omniscient franciscan churchyard
cryptanalytic frankfort jawbreak biaxial sandhill conferring
cytology kite cinderella lugging cetera baptiste invaluable
copeland vii bufflehead basidiomycetes clean hough baffin
carborundum aries cadillac fate concise putnam addressee
heyday apathetic buteo contributory putt puffin mclean cesare
hideaway checkerberry vaudeville cryptanalytic slater willowy
cleave ruby hedonism bear downdraft expensive confound
scout anhydrous dynast bureaucratic shockley jackanapes
embellish hoard dietz canteen that.

Old par igor le 02 Fév 2004

FUCK

il cOntemple On dirait

One

would

say

that

he

gazes

at

(…)

Old par Gu. le 03 Fév 2004

Tourgueniste en avant (redux).

la scène se passe en normandie

sur la plage, deux hommes, les mouettes, un bunker au loin.

le récitant : pourquoi ?

igor : je vais prendre un peu de distance avec tout ça.

une mouette : hiiiiii !

igor : je laisse les clefs aux tourguenistes.

igor : ils peuvent changer la couleur des meubles.

le récitant : et ?

igor : c’est tout.

le récitant : c’est nul…

igor : oué, je sais mais bon…

le récitant : alors ça se termine comme ça, en queue de poisson…

une mouette : hiiiiii !

le récitant : tu te tires en laissant tout le monde sur le cul.

Igor : oué.

le récitant : bigre.

Igor : comme tu dis.

le récitant : pas une image, une anime flash, un collage marrant ?

le récitant : juste ce dialogue pourrave ?

Igor : oué.

une mouette : hiiiiii !

le récitant : si on m’avait dit ça…

Igor : la vie est une dure lutte.

le récitant : bah…

Igor : bon ben j’y vais… ciao.

ils se serrent la main.

le récitant : ciao.

le récitant reste seul.

une mouette : hiiiiii !

Old par igor le 12 Avr 2004

A
An
Bon
Boom
Comme
Bonne
Bonne m
Bonne ou
Bonne oui
Bonne nuit
Bonne nuit m
Bonne nuit on
Bonne nuit non
Bonne nuit mon
Bonne nuit mon à
Bonne nuit mon an
Bonne nuit mon ami
Bonne nuit mon amie
Bonne nuit mon ange

Old par igor le 29 Mar 2004

A truth is not hard to kill. A lie told well is immortal.

Any man willing to give up any part of his liberty for a false sense of safety deserves neither.

It has to be more than this…

So I manage to fool myself on everyone else

But it’s maybe, only, maybe… In the meantime…

Old par motown le 10 Jan 2004

Jérémie regardait le bonhomme avec un soupir impuissant. Ses yeux commençaient à piquer mais il résistait au sommeil. Il écoutait ce que le petit tourgueniste lui disait:

« Bon, je vais essayer de travailler tout seul mais c’est dommage, j’aimais bien quand on était tout les deux… on a fait du bon boulot avec la scie sauteuse rouge. On a juste un peu cassé la porte… »

« Oui, répondit Jérémie. Mais comme ça, c’est mieux, on voit bien le volant et, si je voulais, je pourrais m’asseoir dedans et conduire. »

« T’es trop petit, fit le petit tourgueniste. »

« J’ai déjà vu mon papa et ma maman conduire. Quand je suis assis derrière eux, je regarde bien entre les deux sièges comment ils font. Ils tournent la clé pour faire partir le moteur et puis après ils tournent le volant dans le sens des tournants. »

« Eh ! t’as oublié les clignotants avant de tourner ! »

« Ah oui, ça fait clic-clac pour dire aux autres qu’on va tourner… mais j’ai pas envie de leur dire où je vais, moi, aux autres… »

« C’est pas très gentil… et puis c’est dangereux… tu risques un accident. »

« C’est pas grave, fit Jérémie en riant, j’irai me faire réparer chez Tourgueniev ce héros. »

Le petit tourgueniste se mit à rire aussi.

« Tu viendras faire réparer ta scie sauteuse, mais pas te faire réparer. C’est le shaman qui te réparerait si tu étais cassé. Il t’emmènerait dans l’ambulance… »

« La blanche ? demanda Jérémie. Celle avec la croix bleue sur les côtés, la lumière sur le toit et le coffre derrière qui se relève ? »

Old par igor le 20 Mar 2004

Ne vois pas de différence & marre des cloisonnements

J’aime tout ce qui vous fait peur, et un détail suffi.

Où sont les ciseaux? il ne faut pas les laisser traîner…

Une seule envie d’ouverture, et je commence à m’interesser à ce qui ne fonctionne pas:

ton réveil,

la déterioration mentale d’une jeune femme livrée à elle-même dans l’appartement de sa soeur,

une actrice frappée de mutisme qui se repose au bord de la mer en compagnie de son infirmière.

Je suis bien foutue, et alors? J’aime dire ce que je pense;

fière d’être sorcière,

brûlée vive sur ordre de sa famille.

Partir. Partir au dernier moment. S’échapper. Maintenant, tout de suite.

Friday – Let’s dance !

Son électro-acid-house-hip-hop, ambiance assurée par la tribu tourgueniste et pleins d’autres crevards bioniques, consos pas chères + surprise éthylique sponsorisée par Havana Club… Le Zoco Bar, 223 rue Saint-Maur, 10ème, Paris, France – Métro Colonel Fabien ou Belleville. Si vous voulez me voir enfin nue

dans quelle mesure le travail de penser sa propre histoire peut affranchir la pensée de ce qu’elle pense silencieusement et lui permettre de penser autrement






rupture/méthode/nouvelles coordonnées


rupture/méthode/nouvelles coordonnées





rupture/méthode/nouvelles coordonnées


rupture/méthode/nouvelles coordonnées


rupture/méthode/nouvelles coordonnées



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Old par M. Fox le 03 Mar 2004

DE NOUVELLES AVENTURES!

Ma chambre devint inhabitable.

Dans le coin des forêts vierges les panthères firent défaut.

J’en trouvai dix chez un fourreur et fabriquai les autres

avec des vieilles lettres d’amour rapiécées, les yeux d’un

civilise à la recherche des barbares, les sourire d’une promesse.

Bientôt les usines réclamèrent de l’or: chimiste, ton whisky

solidifie fut une trouvaille et les mots plats d’un entrepreneur firent le reste.

Pour le centre, la glace fut difficile à trouver; je me rappelai opportunément

les paroles d’un crétin qui m’appelait « sans cœur »

(il fumait un cigare muet et j’avais besoin de mille francs),

l’arrivée lymphatique d’une maîtresse fiévreusement attendue,

d’anciennes saouleries délayées en causeries -et les réveils

au milieu des lampes allumées

Dans le fond droit je devins brasseur d’affaires grâce aux chèques

sans provision distribues en guise de prospectus, la réduction

au dixième des contrats proposés, le vide romantique prêché

du haut d’un réverbère, l’indifférence à la pluie et la suggestion secrète.

A l’Ouest, j’acquis un ranch de voleurs de chevaux.

Appliquant strictement les méthodes de ma jeunesse

(quand je faisais tourner les péchés capitaux -et les femmes à mon profit),

je devins, après quinze jours de gérance, propriétaire d’un état.

Mais, fatigué par un multimillionariat sans incidents, je dus

retraverser l’océan plat. Il fallut alors inventer l’eau et l’immensité.

Sur un signe, trois amis m’analysèrent rapidement,

firent pivoter mes défauts sur un plancher de vices cachés

et de mensonges et définirent par quoi ils m’étaient supérieurs

– ô soleils et vos couchers sur la mer vous étiez enfin dans le décor!



Les ports sont introuvables. Je drapai quelques vieux désirs,

étendis des carpettes usées menant à des lits bretons,

façonnai quelques femmes; mais, mes idées vivant de plein air

depuis vingt ans moururent asphyxiées et se métamorphosèrent en matelots ivres.

Je les congédiai et déclarai la croisière terminée.

Plus de murs. J’étais sans socle suspendu dans l’espace,

écartelé par les éléments, le feu allait me démettre l’épaule droite

quand j’agrippai des dents une échelle de passage entraînant mes

quatre mendiants comme une tour quatre nefs d’église.

Je m’élançai vers les sommets et fus marchand de papiers peints.

Belles et soi-disant belles, les vertus théologales, modelées en rouge

sur le fond bariolé du ciel et de l’enfer, s’enlevèrent rapidement

et je fis une nouvelle fortune.

Quelques rouleaux d’espoirs sous le bras, je redescendis vers la ville.

Avec des complices, j’organisai toutes les banques en filiales

et dans la maison-mère j’installai un dancing. Je pris au sérieux

mes seules billevesées. L’orchestre fut un ramassis de souvenirs

bien accordés, d’orgasmes mal partagés et de saxophones.

Mais les copulations possibles sont en nombre limité.

Je cédai mes aventures et mon établissement au danseur professionnel,

et, maintenant, assis sur un tapis de prière, j’attends Lucifer

afin de lui proposer mon âme contre une dizaine de millions.

S’il existe, il va venir. J’ai dit: je compte dix et s’il n’est venu,

il n’existe pas. 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10… J’étais un peu ému,

mais rien n’a bougé. Je suis rassure, j’ai couru le risque; je suis satisfait.

Exerçons notre courage, éteignons la lumière, refaisons notre voeu.

Il n’arrive rien. Je m’ennuie et m’enorgueillis de mon ennui

pour avoir au moins quelque nourriture. Je suis orgueilleux

par besoin de changement: il y a un monde où je suis seul sans décor,

où je peux m’absorber et me multiplier indéfiniment: équilibre difficile,

position instable. Si j’étais humble, je serais assis et tout tournerait

autour de moi dans un ordre parfait. Les hommes orgueilleux,

quand ils se rencontrent, se sauvent mystérieusement et retournent,

chacun, à leur trapèze. Les humbles seuls peuvent juger parce

que tout leur est volupté et embrassements. Je suis orgueilleux

par nonchalance; qui peut m’atteindre ? Je suis comme les épiciers:

la qualité de mes marchandises m’importe peu (ma famille est dans l’aisance).

Mais je manque de naïveté, et comment causer avec quelqu’un?

Je dois demeurer orgueilleux ou je me perds.

Supplice de l’orgueilleux: il se mange; et je mentais en disant

que la multiplication est illimitée.

Je tourne en rond et je suis une pointe: grotesque!

Si je ne descends pas dans la rue tout de suite, je deviens fou.

Je me lève; je mets un manteau en sifflant. Mais alors?

Je ne suis rien si une chanson peut me distraire de moi-même;

où suis-je à ce moment-là?

Ma vie n’est peut-être qu’une parenthèse. Ouvrons la fenêtre.

Ah !. si je pouvais entremêler mes pensées avec la précision

qu’ont les angles des rues au carrefour ! Mille variétés!

Je sens que c’est possible et je me sens soulevé: cet homme qui passe

et moi si haut, le vent qui passe ronfle en moi comme en une coquille.

Je suis emporté, je m’évade en fumée au-dessus de moi. Un triple saut périlleux.

Je suis dans la rue, mort. Mais je regarde la petite fumée qui s’élève…

Tout cela est faux.

PAUL MÉRAL

Old par JLB le 10 Avr 2004

Old par Gu. le 28 Juin 2004

SONIC YOUTH

Atteindre n’importe quel point de la planète en deux heures.

Certes.

Mais avec tout ça, comment je lis l’Equipe moi maintenant ?

Old par To le 29 Mar 2004

[message perso : que je t’aime]

Quand ta bouche se fait douce

Quand ton corps se fait dur

Quand le ciel de tes yeux

D’un seul coup n’est plus pûr

Quand tes mains voudraient bien

Quand tes doigts n’osent pas

Quand ta pudeur dit non

D’ une toute petite voix

Il me pousse des élytres.

A défaut d’..L°.

Old par ... le 02 Déc 2004

oui ou non

——-_____—-_

Old par LiLi le 02 Déc 2004

RI²

La texture du gel va s’effondrer

il faut quitter ce monde avant qu’il ne se mette à couler !

Old par Gu. le 05 Avr 2004

« L’amour c’est l’infini mis à la portée des caniches. »

(Voyage au bout de la nuit, Louis-Ferdinand Céline)

Old par JLB le 12 Mar 2004

Soldats

Cette nuit avec Toi
dans les rues et du
Vin et mon Ami on a
fait bien plus que se
saouler et nos coeurs
envolés et ouverts au
vent d’hiver Toi Lui
et moi et les rues de
Varsovie et dans le
ciel les dirigeables et
les soldats et le Vin
et te parler toute la
nuit et te connaitre
mieux à l’Aube qui
refuse d’arriver et les
soldats et Lui entre
nous et Toi Moi s’
embrasser ou s’
embraser et marcher
le long du Canal et les
rues et la nuit et Toi…

Old par igor le 25 Jan 2004

Infidèle

Elle a infiltré la meute,

elle raconte toutes les combines pour monter direct au paradis ***

Old par SiStroy le 23 Mar 2004

Igor, Grishka, Nicolaï

3 petits Tourgueniev

et puis s’en va


Old par -- Zan le 14 Avr 2004

Chloé Delaume : Les personnages de fiction ne sont pas des créatures de l’esprit humain. Là-dessus tout le monde ment. Ou tente de se voiler le minois tellurique ce qui revient au même. Nous sommes la voix primale. Nous avons toujours été… Au commencement était le Verbe. De toujours la fiction précéda la réalité.

Old par igor le 28 Jan 2004

Blogosphère


Old par M. Fox le 05 Oct 2004

Je me perds en conjectures

Mais j’ai ma petite idée

Je te le dirai un jour

Mazie !

= PUBLICITY OR DUPLICITY ?

Le cercle extérieur représente le ciel astral, le 2 Novembre 2004 à Washington, le cercle intérieur, le thème de John Kerry

le récitant : je me dégonfle…

Old par igor le 12 Avr 2004

bientO el studiO (…)

Old par Gu. le 12 Août 2004

Je perds la mémoire à répétition





c’est amusant

Old par M. Fox le 26 Jan 2004

Minuit Pile : Révélation

En exclusivité pour tourgueniev.com, voici un document historique inédit.

Vous pensiez peut-être que Maurice G. Dantec, dans sa jeunesse légendaire,

était un punk doublé d’un brillant élève de Gilles Deleuze.

Brillant élève ?

Nous avons enquêté pour vous. Voici en exclusivité l’extrait d’un enregistrement réalisé par Maurice Dantec lui-même, qui par inadvertance laissa un jour son magnétophone allumé pendant un cours du philosophe, à l’université Paris 8.

Le résultat est… édifiant.

> télécharger l’extrait

décembre assez !!!

Old par -- Zan le 10 Déc 2004

Gümphffffff, dOctOr Denfer…

Old par Gu. le 11 Fév 2004

Minuit pile

Old par igor le 13 Jan 2004

Minuit pile les jeunes

Old par igor le 20 Fév 2004

equilibrium dédé

on the radio

le récitant : pause.

Old par igor le 12 Avr 2004

le récitant : insomnie, j’écris ton nom.

Old par igor le 26 Jan 2004

III

DREADLOCKED

Elle était émue perdue dans la foule. Le reggae l’avait toujours fasciné par ses mélodies aux rythmiques douces et dont les percussions claquaient comme des balles de fusils. Des paroles pleines d’espoirs nées dans une île brisée par la violence. One step forward, two steps backward. Elle s’imaginait mourir piétinée puis les gens contemplant son cadavre humilié tandis que résonnaient les mots de liberté, d’amour et de foi. La pluie ruisselait sur sa casquette usée, puis coulait le long de son visage impassible dans l’indifférence générale. Le tempo appelait en elle des pulsions meurtrières. Alors, d’une cicatrice anonyme, sa bouche se mua en simple sourire de satisfaction.

Old par To le 11 Juil 2004

En sortant du bar, To était aussi raide que la fumée s’échappant d’un batonnet d’encens.

Old par To le 02 Juin 2004

la valse a mis le temps

ouais mais on lui en veut pas trop à la valse

pourvu qu’elle vienne (hum)

on a l’habitude de ses retards

à petits pas chassés



elle (re)vient de loin aussi

et puis faut la comprendre

moi je l’aime comme ça

fantasque et désarticulée

hoplà

Old par -- Zan le 15 Sep 2004

Trahison!
Partout la trahison!
(Putain de trahison…)
L’absent a toujours tort.

ben quoi, moi aussi je peux faire ma pouête…

« La seconde vague aurait pu m’emporter vers le large. Vers le fond.

J’ai vu le rivage et ses veaux s’éloigner, sans un regard. A nouveau les courants me happaient vers sa concavité lisse. Je n’ai pas prié pour qu’elle ne s’effondre.Elle m’a déposé sur le rivage. Pour une nouvelle tentative, comme un fœtus désarticulé et malade.Mais je ne veux pas. Je veux regarder ma peau bronzée, déployer mes pensées vers le miroir et les stopper net, dégoulinantes. Introduire la chute, quitter la crête et revivre le tumulte, lucide. »

non mais!

la dernière fille avant la guerre

En règle générale, c’est celui qui dit qui y est.

projection

oui en effet

il faudrait qu’on arrête de se branler 5 minutes

et qu’on deviennent de vrais gangsters

on braquera des banques assurées

on volera des camions de cds de britney qu’on distribuera sur les Champs Elysées

on étripera des animateurs tv

on pendra le pdg de BMW avec ses tripes (parce qu’il tue 1 million de fois plus que celui de Philip Morris)

on piratera le 20h de TF1 pour diffuser à la place une vidéo des couilles de Pascal Nègre qu’on viendra de couper

on laissera à la police des citations de Badiou, Camus, Cioran, Cloots, Crevier, Deleuze, Dostoïevski, Dubuffet, Gorgias, Jaccard, Jacobi, Juliet, Kandinski, Kravtchinski, Maupassant, Nietzsche, Schopenhauer, Stirner, Vattimo, Tourgueniev

et dans nos dents creuses

on aura des capsules de ciguë

pour pas se faire chier à expliquer.

Je suis sa poupée(-stroy) d’amouuuuuuuuur !

Ambition : me marier, avoir des gosses et regarder les feuilletons toute la journée !

C’est ennuyeux, hein ?

Désolée, je n’ai pas grand-chose d’autre.

Envie de vivre : L’essentiel, c’est le saut dans l’inconnue.

Je ne baisse jamais les yeux !

Dix ans après, certaines images me hantent toujours.

Tu te coupes un peu du monde, personne ne te comprend vraiment, prendre une arme à feu et sauter par la fenêtre du neuvième étage : aujourd’hui, on peut choisir de s’échapper.

Une fille disparaît chaque semaine.

Old par SiStroy le 03 Mar 2004

XimiX famiLy (#W)

_________________________________________

Old par Gu. le 22 Fév 2004

pendant que je fais bruler un peu de papier d’harmonie…

Dans ce cas, O…

ce chaos

se K.O. K.O. BANG!

fait le rêve O…le rêve Ol vert…

Je suis venu voir

avec les autres

toutes ces fleurs sur la tombe

On a bu un coup en vidant le bar du mort

ça a l’air d’avoir été un sacré gars

qui buvait plus souvent qu’à son tour

Tout le monde parlait de lui,

moi je matais un mec splendide

adossé à une tombe,

observant l’horizon d’un air absorbé

Pour lancer la conversation

je lui ai demandé s’il connaissait le mort,

s’il savait de quoi il était décédé

Il a eu l’air surpris par ma question

puis m’a regardé en souriant

J’aurais tout donné pour qu’il sourie encore

son visage éclairé par les bougies

et les guirlandes lumineuses

en faisait un ange,

Il m’a alors dévisagé avec bienveillance

et il a dit :

dommage que tu partes, on aurait pu bien s’amuser, toi et moi

pardonnez-moi mais c’est plus fort que moi

il m’arrive d’oublier que je ne suis pas réel

[999poèmesSERIEtourgueniev]

298

estimer lassantes les tv siliconnées

je prends le visage de la foule arrosée

manger des vieilles danses désespérées et passives

[konsstruktVOUSaime]

Baille Baille





Old par JLB le 12 Avr 2004

Pierre La Police ce héros

Pourtant.

Minuit pile



marre d’être un ange

je jette ces plumes qui me font tousser

et je repense à nos baisers

à ton cou et tes cuisses autour de moi

insomnie encore mais si douce

pour une fois mais quand même

marre d’être un ange

Old par igor le 04 Fév 2004

encore un peu d’égalité

dans ce googlefight de brutes



hum


Old par -- Zan le 03 Nov 2004

je suis karyotypic !

Old par igor le 20 Jan 2004

chhapkattituD’ #3

chhapkattituD' #3

Old par Gu. le 03 Fév 2004

Aveux

je ne sais pas comment dire mais je me demande si j’ai envie de continuer. découper les petits enfants, noyer les chats et manger mon caca, c’est trop. et surtout, surtout, cacher ma véritable vie à mes proches, à mes amis. je ne sais pas si je veux poursuivre. je ne sais pas si ça sert à quelqu’un. cigare.      
Old par igor le 14 Mar 2004

Tourguenisme, pratique rituelle de manger de la chair humaine, phénomène social observé dans certaines sociétés traditionnelles. Le terme  » Tourguenisme  » provient de Tourgueniev, le nom espagnol d’Indiens des Caraïbes qui avaient la réputation de manger des êtres humains et vivaient dans les Antilles à l’arrivée de Christophe Colomb. La pratique du Tourguenisme fut attestée dans de nombreuses parties du monde. Certains témoignages laissent penser que le phénomène remonte à des temps aussi anciens que le Néolithique. L’Historien grec Hérodote ainsi que d’autres auteurs de l’Antiquité décrivent quelques peuples qu’ils qualifient de Tourguenes. Au moyen Âge, le voyageur italien Marco Polo rapporta que des tribus, du Tibet jusqu’à Sumatra, pratiquaient le Tourguenisme. Le phénomène fut relevé également chez de nombreux Indiens d’Amérique du Nord, en particulier dans les tribus de la côte ouest du golfe du Mexique. Jusqu’à une époque récente, on pensait que le Tourguenisme existait en Afrique centrale et occidentale, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Mélanésie, à Sumatra, en Nouvelle-Guinée, en Polynésie et dans des régions éloignées d’Amérique du Sud.

Old par igor le 01 Fév 2004

Le coq est mort ?

péril sur toi chevalier !
inserer
le Graal
ici
Old par igor le 26 Mar 2004

Chloé : bouhou.

Old par igor le 05 Avr 2004

du tendre venin

Minuit pile

Old par igor le 15 Jan 2004

« L’amour

c’est donner ce que l’on a pas,

a un autre qui n’en veut pas. »

Lacan

the lovE.shoW

ctgr live performance at Troudair’s ! feb.14-2004

Taste it karaokE

-/ gimmie the mike ! I call the bishop ! /-

décrivez vos passions :

atteindre la masse critique et exploser

Old par M. Fox le 03 Fév 2004


Old par M. Fox le 16 Jan 2004

    

Old par Gu. le 22 Juin 2004

LE POUVOIR AUX OPPOSUMS

Old par To le 02 Nov 2004

cinq heures pile

5 heures du mat’ j’ai des frissons / Je claque des dents et je monte le son / Seul dans mon lit Dans mes draps bleus froissés / C’est l’insomnie / Sommeil cassé / Je perd la tête / Mes cigarettes sont toutes fumées / dans le cendrier / C’est plein de Kleenex et de bouteilles vides / J’suis tout seul, tout seul, tout seul / Pendant qu’Boulogne se désespère / J’ai d’quoi m’remplir un dernier verre.Clac !fait le verre en tombant sur le lino / J’m’coupe la main en ramassant les morceaux / Je stérilise, les murs qui dansent / L’alcool ça grise et ça commence.. …sur les moutons, sur le parquet…

Ma vie d’artiste

Ce matin les nouvelles ne sont pas bonnes et je suis plutôt grognon. Enfin une bonne douche et ça devrait aller mieux. Nicolaï pense que je ne veux plus lui parler. J’ai commencé hitman 2 et je crois que ça va être chronophage. Ma chérie est dans les journaux le mois prochain et me semble aussi plutôt mal lunée. Mon chat pisse partout depuis son retour de la campagne. Les mots ne sortent plus. Ecrire n’importe quoi pour se relancer.
Old par igor le 18 Jan 2004

BALADE NOIRE
PUISQUE TOUT N'EST QU'UNE QUESTION DE STATISTIQUES - ET NON DE PREVENTION - DE SECURITE - JE PRENDS MA VOITURE ET FILE DANS LA NUIT - J'EXPLIQUERAI AUX FLICS QUE L'ALCOOL QUE J'AI DANS LE SANG NE ME PERTURBE PAS - MAIS QU'IL ME RASSURE - ET SI JAMAIS JE TUE QUELQU'UN - ON PROUVERA FACILEMENT - LORS DE MON PROCES - QUE C'ETAIT UN CON -

hey brunie

je peux rentrer dans ta bouche

tu peux m’avaler

complètement

j’ai une particularité

à toi de la découvrir

après on jouera au mikado

après on fera l’amour

Old par -- Zan le 23 Déc 2004


Note-les à la périphérie d’une encre-nuit faite d’organes.

Écris vaste.

PASSSSSSIONNANT CAP’TAINE

MONTREAL (AFP) – L’éternelle jeunesse de Tintin, qui a

fêté cette année ses 70 ans sans quitter l’adolescence,

ne serait que le symptôme d’une déficience hormonale liée

aux coups répétés sur la tête que ses aventures lui ont

valus, estime un chercheur dans le Journal de l’Association

médicale canadienne.

Avec ses deux fils Antoine (5 ans) et Louis-Olivier (7 ans),

le docteur Claude Cyr, pédiatre de la faculté de médecine

de l’Université de Sherbrooke, a passé au crible les albums

du héros de Hergé.

Les trois publient dans le numéro des fêtes du magazine

scientifique un article intitulé « Déficience acquise de

l’hormone de croissance et hypogonadisme hypogonadotropique

chez un sujet ayant subi plusieurs traumatismes à la tête

– ou Tintin va chez le neurologue ».

Si Tintin n’a toujours pas connu le feu du rasoir, les cheveux gris

ou une poussée de libido, c’est qu’il souffre d’hypopituitarisme,

ou insuffisance hipophysaire, une condition liée au mauvais

fonctionnement de la glande pituitaire, qui rattache au cerveau

l’hypophyse, elle-même chargée de secréter des hormones.

Ce mauvais fonctionnement est dû à une cinquantaine

d’évanouissements recensés, dont 43 provenant de coups à la tête,

dont 26 portés par des objets contondants, sans compter trois

blessures par balle, trois empoisonnements au chloroforme,

quatre explosions, trois accidents de voiture et deux chutes.

La force du choc a été évaluée en fonction du nombre d’étoiles

et/ou chandelles tournant autour de la tête de Tintin, et la

longueur de son évanouissement dépend du nombre de cases dessinées

avant qu’il ne reprenne conscience.

« Nous formons l’hypothèse que Tintin souffre de déficience de

l’hormone de croissance et d’hypogonadisme hypogonadotrophique

(NDLR : insuffisance de fonctionnement des testicules) liés à

des traumatismes répétés », conclut l’article.

Old par To le 07 Déc 2004

le récitant : non, le site se termine ici.

Old par igor le 12 Avr 2004

joker

lotus, ctgr - wuOgu

Under the flag

Young man, go out

And take what’s yours, don’t doubt

There’s strength in numbers, walk on

Defend the meek, headstrong


Now the story’s become a bore

I don’t want to hear it anymore

It’s by no means an immaculate conception


Too many bodies lying around

Pushing daisies out the ground

And the church is cashing in on resurrection


Well I tried so hard to please you

‘Cos I know that you crave blood


Consumer credit carnivores

And now the masses have been fed

Suck the offal from the dead

Now the joker’s here to pick the sores


Under the flag

Under the flag boy

Under what flag ?

(fad gadget – under the flag II)

I don’t want to be buried in a Pet Cemetery,

I don’t want to live my life again

——* *——

Old par -- Zan le 07 Déc 2004

[FREAKSHOW] / 1



je suis mort avant-hier. je me suis suicidé pour une sombre histoire d’amour malheureux, quelque chose que je regrette désormais.

après avoir lu la lettre de rupture, je me suis enfermé dans ma chambre, et je l’ai relue plusieurs fois. je me souviens m’être allongé sur le lit, et avoir beaucoup pleuré.

des larmes se sont écrasées sur le papier et ont effacé l’encre.

ensuite, je me suis levé, j’ai regardé par la fenêtre, il y a eu le vent qui m’a giflé le visage, un vent un peu chargé de pollution. en bas, il y avait les voitures, toutes petites, et les gens encore plus petits. je les ai regardés un petit moment, en pensant à des trucs. je ne me souviens plus trop à quoi j’ai pensé au début. ensuite, mes pensées sont revenues à elle, à la fille, et puis à la lettre. j’ai regardé encore un coup en bas, je me suis penché très fort. j’ai eu une attaque de vertige. tous mes poils se sont hérissées, le souffle m’a manqué pendant un instant. je me suis reculé vivement, effrayé par ce que je venais de faire. je me suis rassis, puis rallongé sur le lit, le coeur encore battant et des bouffées de chaleur à la tête.

j’ai eu envie d’écrire une réponse, une réponse à cette fille ; je l’ai fait.

konsstrukt vous aime

le récitant : rien ne vient…

Old par igor le 23 Mar 2004

Aargh !

Yo pronto me voy a escapar

Je brûle mes dernières cartouches.

Je ne sais pas à quoi tu joues. Je t’ai tout dit mais tu as encore peur. Ferme les yeux. Allonge tes jambes sur mes genoux. Donne moi ta main. Je sens ton coeur trembler. Un peu pour moi. Un peu devant l’inconnu. Qu’avons-nous à perdre ? Crois-tu que je ne sache pas tous ceux qui me haïrons ? Crois-tu que j’ignore le le prix de ma trahison ? Crois-tu que je n’aie pas eu le temps de songer à tout cela ?

Je rêve de toi depuis si longtemps que j’ai dû perdre un peu la raison.

Je rêve de toi depuis si longtemps que l’attente m’est devenue presque indolore.

Je survis, en sursis, une éternité dans ton ombre.

Ne t’éloigne pas trop, chacun de tes pas loin de moi resserre l’étau autour de ma poitrine.

Je t’aime à mourir sur la plage devant le soleil couchant.

Mes mots d’amour sont aussi risibles que cela sans doute.

Bientôt il y aura du changement tu sais. Je rassemble mes forces avant la revolucion. Je ne t’ai jamais menti malgré toutes ces années de silence. J’ai trop attendu peut-être. Je me suis endormi quelques temps. Mais aujourd’hui je suis bien en vie devant toi et n’attends plus qu’un mot pour t’emmener.

Ne joue pas.

Je t’aime.

LiLi’s brain invaded

by scripts & matrix

When night appears

no stars in the sky

only shining codes

which float and fly






Old par LiLi le 26 Déc 2004

Note reçue de mon precog :

Assez de réflexions stériles. Agissez ! Foncez ! Faites-vous beau, défragmentez votre cortex, téléchargez quelques plug-in de derrière les fagots, attaquez-vous au désherbage des plates-bandes, sortez de votre aquarium et plongez dans l’océan. Mais attention à votre orthographe : elle vous trahit. Surtout à votre âge. Et prenez garde aux anticyclones – un seul nuage, et hop, fini le bronzage. Et ne mangez pas trop de pizza.

« là ici »