Le magicien faiseur de courants d’air était là, au haut de la colline et pouvait me voir jouir de ses tours. Je levais vers lui mon visage luisant de sueur et de mon regard inondait de brûlures son sexe impatient. Mais mon amant n’était point venu pour cela. Il fit un geste du bras, qui découvrit une armée de bandits sanguinaires sur leurs chevaux couleur enfer. Cette armée assoiffée fondit sur la foule égayée par le vin, et à coups d’épées chauffées sur les braises décapita ma famillle et mes convives. Mon mari officieux est bien le plus brave de tous. Il vient jusqu’à ma fenêtre et me somme de descendre. Je ne peux que lui obéir. Tremblante à la fois de peur et de désir, je le rejoins. Il me prend sur le corps de mon père, et nous glissons dans le sang. Je hurle à la vie. Et fête la mort de l’ennui.

Terminé, mais il existe des erreurs sur la page.

Old par M. Fox le 05 Sep 2002

quand je dis son prenom,

ma bouche se remplit d’amour…

bonsoir jeune homme

Old par M. Fox le 23 Sep 2002

… matin.

Mal a la gueule, mal plus profond sous un ciel trop bleu pour être honnête. Au fond résonne un lointain air espagnol qui lentement s’efface, pour laisser la place à ce putain de ciel bleu. Aucune envie d’être là où je suis, aucune envie d’être nulle part. L’horloge elle-même ne sais pas où elle est, mon corps m’indique que je me trompe de temps. Je me lève le cul du fauteuil rouge et, les pieds traînants, je retourne au placard à masques… voyons voir… lequel vais-je enfiler pour cette belle première journée de printemps ?

lundi…

Old par Nicolai le 01 Avr 2002

pardon, pardon, pardon

Hola muchachos y muchachas,

Mon mot du jour ne sera pas fort long, ma main tremblante et mon front moite m’empechant de me livrer a mon habituel exercice de Jean-Claude Dus au Chili. Je profite difficilement de mon dernier jour en Patagonie, l’oeil eteint et le bouche pateuse. Tout ca a cause de Rupperto.

Je m’explique : de retour a Puerto Natales, je restai dans la petite pension de Karin et Pablo, passant mes journees perdu en plein nature, sur des glaciers et autres pampa exotique. Le soir je rentrai fourbu mais emu, reveur, fascine. Et la, je me retrouve face a une bande de joyeux lurons en train de se faire, avec le concours des proprietaires de la pension, une soiree Pisco.

Je ne pense pas vous avoir parle du Pisco deja… le Pisco est la boisson nationale : une sorte de liqueur de vin blanc, qui se boit de preference avec du citron, du sucre, un blanc d’oeuf et de la glace. J’entends deja les « Beeeeeeeeuuuuuuuuhhh » de degout… je ferais une soiree Pisco en rentrant, on verra si vous continuez a faire vos marioles. Bref, soiree Pisco, le tout en anglais, espagnol et autres dialectes juste destines a semer la confusion dans un esprit fatigue par le potentiel d’abstraction de la nature. Je prends place. Pablo m’explique le secret de sa recette. Ce n’est pas le premier Pisco que je bois, je sais donc a quoi m’en tenir : en resume, ca se boit tout seul et d’un coup, on n’arrive plus a se lever de sa chaise.

Aux alentours de 1h du matin, Karin et Pablo fatiguent manifestement, et pour cause, ils sont debout tous les jours a 6h pour reveiller les touristes qui partent pour le Parc des Torres del Paine. Qu’a cela ne tienne, mes nouveaux amis, Tim, Bernard, Matt et Pipa, apparemment coutumiers du fait, n’ont plus qu’un mot a la bouche : Rupperto !!!! Je suis mollement, soul comme un chobre, mais plutot rigolard (le Pisco a des effets zygomatiques). Rupperto est en fait un bar de nuit, tenu par un anglais que tout le monde surnomme « slowly » a juste titre. Dans un coin du bar, DJ fat, un gros DJ mou qui ne parle a personne, qui ne bois pas et qui enchaine des vieux Cure, U2 and co. Le tout jusqu’aux alentours de 5h du mat. Debout 7h pour le Perito Moreno. Bus Dodo. Retour 00h30 a Puerto natales. Je monte dans le dortoir : personne. Rupperto !!!!!!!!!

Rebelotte, jusqu’a 5h. La-bas, un chilien nous entraine dans une partie de Jenga dechainee (mais si, le jeu ou on doit prendre des morceaux d’une tour de bois en bas pour les remettre en haut sans la faire tomber), avant de se mettre a chanter sur la table puis perdre connaissance en faisant s’ecrouler la tour branalante. Retour complique a la pension, en un peu plus d’une demi-heure (la pension est pourtant a un bloc de Rupperto, tout droit). lendemain, dodo. Debout 9h, pas bouger. Je dois partir a 18h pour Punta Arenas. Tim et Bernard, les deux lascars survivant a deux Ruppertos d’affilee se levent. Journee molle. Pablo sort la biere. On enchaine quelques parties de UNO. Puis Karin nous rejoint : ils veulent absolument venir avec nous au Rupperto ce soir, le recit de nos deux soirees les ayant mis en appetit.

J’annule mon billet de bus. il est 18h. Home made pizza pour tout le monde, histoire de se remplir le ventre. 22h : Rupperto. Jenga again. Un autre chilien vient nous rejoindre, perd deux fois (tequila + chile, non seulement ca pardonne pas, mais surtout ca arrache la tronche, une sorte de piment de cayenne liquide) puis se met a rire tres fort et tombe au sol en riant. En se relevant, il fait tomber la table en riant encore tres fort et puis il s’en va sans payer. Slowly dis « Tant pis », il a l’air habitue. D’un seul coup, il est 5heures du mat. Mon bus est dans 3 heures.

Dodo. Sur le bord de la route, un chien mort se fait devorer par des aigles. Mon voisin chilien me dit que les aigles commencent a devenir charognard, a cause du grand nombre de chiens errants et de lapins percutes par des voitures. J’arrive a Punta Arenas. Il fait beau, puis ca se couvre, puis il fait beau a nouveau. Douche. Manger.

Je pars dans 10 minutes au Fuerto Bulnes, une ancienne base militaire du bout du monde. Ma langue degonfle peu a peu. Et souvent, je rigole seul en pensant a Rupperto, et surtout aux deux chiliens. Ils sont marrants les chiliens. Ils sont marrants mais ils ne tiennent pas l’alcool.

Besos a todos.

PS : resaca, ca veut dire gueule de bois ;-)
PPS : en fait, j’ai encore ecrit beaucoup. Desole.

Old par Nicolai le 21 Mar 2002

Lundi matin,
La semaine porno vient de finir,
on est tous encore un peu dans les vaps,
mais, bon, rien de grave qu’un massage épicé ne puisse soigner.
On va se oindre mutuellement pour faire passer les courbatures.
Hum…
Enfin, c’est terminé et on va faire l’impasse sur le sujet quelques jours.
Redevenir les romantiques éperdus que nous étions, avant.
Retrouver nos rêves d’enfants pleins de princesses et de modestie.
Tank Girl, ma princesse !
Moi, par exemple, quand j’étais petit,
j’avais pas trop d’amis (je déménageais souvent) et
je me racontais beaucoup d’histoires, juste pour moi.
Souvent, je me voyais en chat,
un petit chat trés pauvre, trés sale et trés humble.
Ces histoires commençaient toujours pareil :
Un jour, une belle princesse passait par la ville et
du haut de son carosse, elle me remarquait,
moi le pauvre petit chat et me recueillait.
Elle voyait, à travers la crasse et la pauvreté, que
j’étais un super petit chat en fait.
Après ça devenait super à l’eau de rose alors je passe.
Ca correspondait pas mal à mon état d’esprit du moment :
Pour les filles, je n’existais pas.

Ce qui est bizarre,
c’est que la princesse, c’était toujours une vraie fille
et moi un chat…
Docteur… Ca veut dire quoi ça..?
C’est grave ?

Old par igor le 22 Juil 2002

« Si je n’étais pas devenu
Tellement lâche
Pour avoir toujours sans relâche
Brûlé mon cœur à ton sein nu
Je te tuerai comme une chienne
Toi qui m’a perfidement
Trompé pour un nouvel amant
Sans même qu’un remords te vienne
Je plongerai dans ton sein nu
Qui tous les tente
La lame rouge et tremblotante
Du premier coutelas venu
Je crèverai de piqûres
Tes lèvres roses
Tes lèvres qui disent des choses
Où somnole une trahison
Et je balafrerai tes hanches
Tes flancs et leur duvet cendré
De quelque croix de Saint André
Faisant sillon dans tes chairs blanches
Mais quoi ? Tes lèvres m’ont menti!
J’en veux encore…
Menti tes yeux – j’en veux encore…
En implorant ton repentir
Je veux à nouveau sans relâche
Brûler mon cœur à ton sein nu
Puisqu’ Hélas ! je suis devenu
A force de t’aimer
Un lâche. »

The erectile tissue is composed of many tiny blood vessels arranged in random coils. The penis is capped with a pink, acorn shaped tip called the glans. A sleeve of skin, the foreskin, naturally covers the glans but is sometimes removed in an operation called circumcision.
l'orage approche !
A nice technique to set the mood for cunnilingus is to lightly massage the area between the navel and the pubic hair with the tip of one index finger for a few minutes. Put a few drops of glycerine (purchase at drug store) on her belly and massage into the skin with slow, small circular motions. You should warm the glycerine before applying it to her skin (place the bottle in hot water for a minute). This massage technique tends to relax and sooth the woman and is especially good for the first time she experiences cunnilingus.
l'orage approche...
The man can place his hands lightly on the back of the woman’s head to provide guidance. Lightly stroking the woman’s ear or earlobe with the forefinger can provide stimulation for the woman. Try massaging her forehead; run your thumbs from the center of her forehead outward, ending at the temples with a small circular stroke. Repeat.

Old par igor le 02 Août 2002

L’oculiste est un escroc
N’a rien pu colmater
N’a même pas vu de trou

C’est plus facile avec les lavabos.

Old par -- Zan le 02 Sep 2002

Hier soir, elle m’a dit que c’était terminé,
que ça ne pouvait pas marcher,
qu’on avait fait fausse route,
les circonstances sont contre nous,
etc…

Old par igor le 26 Nov 2002

Votre requête est : « honte » (honte). Il y a 47 synonymes.

honte : abaissement, abjection, abomination, affront, bassesse, componction, confusion, contrainte, crainte, déchéance, dégoût, dégradation, démenti, démérite, déshonneur, échec, embarras, fessée, flétrissure, gêne, horreur, humiliation, humilité, ignominie, indignité, infamie, insuccès, malaise, modestie, opprobre, pudeur, regret, remords, repentir, répugnance, réserve, respect, retenue, rouge, scandale, scrupule, tache, timidité, turpitude, vergogne, vilenie, vitupère.

Old par M. Fox le 25 Avr 2002

Pamela n’est pas là pour panser les players
Pamela pense play
Pamela pense plaisir
Pamela pense et ment intensément tout l’temps
Pamela pense amant
Pamela pense queue
Les plaisirs avant tout
Pamela pense que
Jouir panse ses plaies
Pamela veut jouer
Play play play mon player
Play play play tu me plais
Play play play du plaisir
Pamela n’est pas là pour panser les players
Pamela pense amant
Pamela pense aimants
Pamela pense player
Collé contre sa peau
Fort comme un pansement
Pamela veut qu’à elle tu penses
Et ne mens pas à Pamela
Qui t’aime pour les plaisirs
Old par igor le 30 Déc 2002

Elle ouvrait la bouche
pour lui,
pour l’avoir rien qu’à elle.

Elle voulait
avoir le sexe d’un garçon comme lui
dans la bouche d’une fille comme elle.

Elle y pensait
et y repensait
et elle salivait quand elle y pensait.

Ce sentiment
de l’avoir en elle
completement soumis.

C’etait comme voler
quelques instants
d’éternité,
très haut,
loin de tous.

Old par M. Fox le 15 Juil 2002

Bernard Frédéric, ce héros.
Mort pour Claude François
autant dire mort pour la France
celle-ci te regrette déjà..
Merci pour tout ce bonheur.
Nos pensées t’accompagnent
Tes amis, tes fans te rendent un dernier hommage
avec ce mashed-potatoes qui va suivre.

(Premières notes de Magnolias for ever
Foule en délire
Bernadettes en place pour effectuer les moulinets
Une immense affiche de Bernard,habillé en Cloclo Olympia 74,
se déroule devant devant l’autel.
Cris, pleurs, émotions.)

Old par igor le 03 Oct 2002

maman, tes pommes roses sont vraiment délicieuses

Old par M. Fox le 02 Déc 2002

j’ai connu Tourgueniev à St Petersbourg en 1937.
nous n’en menions pas large.
il avait des escarpins beige…. ou rose.
je ne sais plus très bien.

alors je suis allé vomir sur la corniche

Old par -- Zan le 17 Déc 2002

« Malgré son immense savoir et le mystère qui l’entourait, il supportait le poids de l’humaine et terrestre condition qui le faisait s’empêtrer dans les minuscules problèmes de la vie quotidienne.« 
Gabriel GARCIA MARQUEZ

Old par Gu. le 20 Déc 2002

18 h 40.
La cerise est dense sur les slips sales axes routiers et autoroutiers d’Ile de France.

Principales difficultés :

A104, 7 km entre Villepinte et Villeparisis.
A86, 2 km à Gennevilliers.
A86, chaussée extérieure, entre Rosny sous Bois et Nogent, sur 5 km.
A3, vers province, de Bagnolet à Romainville, sur 3 km.
A4, vers province, 7 km entre la demi-portion de Bercy et Joinville.
A86, sens sud nord, 7 km entre Thiais et Maisons «Le Trou» Alfort.
A6, vers province, 6 km entre Wissous et Savigny sur orge.
N104, entre Lisses et Saint «Zog-Zog» Germain les Corbeils, sur 4 km.
A13, 3 km entre la mémé d’Auteuil et le porcelet de Saint «Chaud devant !» Cloud.

Sur le saucisson périphérique parisien, circulation ralentie en chaussée intérieure, entre les ruines romaines d’Auteuil et Bercy, circulation en accordéon sur 24 km, en chaussée extérieure, ralentissement entre les échasses de Sèvres et Chapelle, circulation en accordéon sur 22 km.

Old par M. Fox le 22 Nov 2002

Les présages s’accumulent et je ne sais plus les interpreter :
je ne sais pas interpreter simultanement « pluie d’été » et
« rêve merveilleux » tout en tenant compte du double « double echec »
des jours derniers. Tout porte à croire que quelque chose se
passe mais que ce n’est pas grave ou que malgré la gravité des
evenements il faut garder le sourire… je ne sais plus où j’en
suis…

Comme prévu la petite spirale de vendredi est devenue ENORME et
je ne sais pas trop comment la gerer, je devrais être protégé
contre ces petits monstres du quotidien, j’ai surement dû me
tromper quelque part, à un embranchement des possibles… ou
alors c’est que quelque chose de positif m’est arrivé sans que
je m’en rende compte… j’ai évité un accident grave, une maladie,
créé un lien… la spirale etant là pour compenser la perte
d’énergie magique…

Old par M. Fox le 21 Avr 2002

on avait manifestement classé sans suite l’affaire de l’ours et de sa dépression…

Old par M. Fox le 30 Sep 2002

Debout ! cours cours cours cours cours !
STOP.
Regarde.
Écoute.
Fronce les sourcils.
Inspire.
Repars !
cours cours cours cours !!!
Sauuuuuuuute ! tends les bras ! penche-toi …
Tu t’ENVOLES !
Ne crains rien. Laisse faire.
Plane un peu
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
Bien. Redescends sur ce courant.
Vire à gauche. Ferme les yeux tu vas sentir l’air qui te porte.
Allez. Pose-toi là.
Fin de la première leçon.
(C’est vrai, c’était surtout une prise de contact.)

Où es-tu quand je m'endors ?

Old par igor le 16 Oct 2002

mardi
je me lève en retard
une douche rapide
encore une saloperie d’Oneko
je m’habille avec des restes
pas le temps de me raser
ça pousse la barbe
direction le métro
station Crimée
je descends les marches
croise un clochard borgne
il me fait le signe
je contre-signe comme je le dois
arrivée sur le quai
le métro s’éloigne
le clochard est là aussi
je sors Podium
un type sur l’autre quai porte un costume
c’est un costume de chef indien
un sosie de Sitting Bull
le métro arrive enfin
le clochard s’installe en face de moi
je surveille ses mains
elles sont fines et longues
à la station Riquet monte un homme
il est roux et possède 12 chiens
il dit se nommer Arthur
Arthur aime les chiens et la musique
je n’ai pas de monnaie
Arthur ne gagne rien avec moi
Opéra, je change
là, un homme me pousse sur la voie
le clochard, l’indien, Arthur ?
le métro me fauche
je rebondis 4 fois sur les rails
je brûle d’un feu bleuté
on coupe l’électricité, enfin
je compte les secondes
adieu

Old par igor le 05 Nov 2002

maintenant je suis fatiguée. revenir à paris c’est difficile, et je me trompe toujours de mots. parce que ce n’était pas si dramatique… j’ai peur parce que je vois qu’on peut me deviner parfois. en fait ce sont juste des choses qui traînent et que je m’approprie. pourtant celles qui me concernaient sont passées loin derrière moi. c’est pour tout cela que j’oublie le souci de clarté.
alors tout va encore recommencer, les valses funèbres, c’est moi qu’on enterre toujours: je m’allonge dans le cercueil pour me reposer de la roue des heures, des allers et retours obligés, des rendez-vous, des formalités; tout ça pour que finalement je travaille seule chez moi, qu’on ne s’en inquiète pas, et qu’on me félicite à la fin, dans le meilleur des cas.
je n’ai de cesse de chercher la paix et d’aimer la tourmente. cela ressemble à un air déjà entendu, alors on le transforme, ah mais oui je comprends ça je l’ai déjà entendu, nonononon c’est autre chose aujourd’hui maintenant, c’est moi qui le dis à toi, machin, alors quoi, c’est différent. mais non en fait vous dites la même chose. bon, alors je laisse tombre, je ne chercherai plus de mots différents, je prendrai les mêmes que les autres tout fripés, et on croira me comprendre, et on me foutra la paix. j’étais si différente, vous m’avez refaite. maintenant, triste parfois, je pleure dans le secret d’une entente différente, je m’émeus du mot que personne ne soulignerait dans le livre, et comme ça, je suis heureuse.
toutes nos âmes errantes et solitaires, nous nous croisons en gémissant de l’incompréhension des autres. ce n’est qu’un ingrédient humain, peut-être en fait nous sommes tous identiques, comme peut-être en fait nous n’existons pas.

Sophilosophisme extatique !

Je me retourne, cette exclamation en pleine rue fauchant toutes les pensées qui s’agglutinaient lamentablement dans la partie la plus endormie de ma cervelle somnolente

Derrière moi, à quelques métres, se tient un clodo -pardon un sans domicile fixe- de la plus pure espèce, souriant de sa bouche édentée

La suite, un café, une longue discussion à batons rompus et une journée qui commence bien.

Old par Rodia le 14 Nov 2002

mais qu’est-ce que vous lui trouvez, à la fin ?!!

il me fait rire !

Old par M. Fox le 27 Déc 2002

1920. Happening Tourgueniste. Mais qui était devant les caméras ?

Old par -- Zan le 17 Oct 2002

J’ai couru dans ma chambre pour terminer les réjouissances, tant pis, moi seule, mais à l’abri des regards. Cela je ne peux vous le raconter. Il faudrait pour cela que vous voyiez mes accessoires, qui sont exemplaires, et qui m’ont été ramenés par des mains amies de pays lointains. Ce que je peux vous dire c’est que ma couche en porte encore les traces, et que, paraît-il, certains couples cachés sous ma fenêtre pour se conter fleurettes m’ont entendue crier de contentement. Espérons que ce cri les aura aidés à être moins timides…

Soudain, je n'étais déjà presque plus là
Il faisait un peu gris, le 8 juin 1997 à St-Jean de Maurienne.
Mon sac sur l’épaule, j’ai tourné le dos à mes amies.
Plus jamais je ne remettrai un pied ici. Sais-tu pourquoi mon beau-père me déteste autant ?

Ou peut-être pas.

Old par Nicolai le 15 Nov 2002

ne vous emballez pas!
au moins il y aura quelqu’un pour me déballer…
ou pour déballer mes conneries à ma place.

Loin des grands vents du detroit de Magellan,
Loin des glaciers cyclopeens de la Patagonie argentine,
Loin des Piscos a la chaine dans un improbable bar du bout du monde,
Loin d’une terre desagregee ou les dernieres femmes yaganes ont oublie leur propre langage,

On oublie tout

Sous le soleil de Santiago.

Old par Nicolai le 23 Mar 2002

je repense à toi
et je salive.

je m’imagine dans tes bras,
encore,
tu me lèches à des endroits insensés,
encore,
je bande à éclater,
à mort,
tu enfiles tes doigts
aux ongles effilés
dans ces endroits là,
je n’imaginai pas.

je t’embrasse sur les yeux,
j’aspire ta langue,
tu me retournes
et enfile mon sexe dans ta bouche,
tu te fais si profond
dans ces moments là,

je t’aime,
tu ne le sens pas ?

Old par M. Fox le 19 Juil 2002

Le professeur Tourgueniev vous souhaite une journée remplie de bonnes décisions
Bonjour cher ami(e) et bienvenue pour la première fois sur ce site ! Sans le savoir, tu viens de faire un acte déterminant, pour toi. Oui oui : Pour Toi
La preuve ! Grâce à tourgueniev.com, tu as le droit de prendre 3 bonnes résolutions. Oui, tout à fait : tu m’as bien entendu, Trois Bonnes résolutions. Quelle chance tu as… Je te laisse quelques instants, c’est à toi maintenant. Tu prends 3 bonnes résolutions…
Résolution un… ferme les yeux et pense bien fort à ce que tu désires le plus. … Voilà.
– Maintenant, tu respires à plein poumons et, avec un immense sourire, tu prends ta Deuxième résolution… oui, c’est très bien, bravo.
– Et maintenant, tu arrives à ta Troisième résolution que tu prends l’esprit libre, et décontracté.

Très très bien. Je suis très fier de toi. Tu es maintenant empli d’une force et d’une énergie positives. Tu es qui tu es, et ce, dans toute ta splendeur. Félicitations ! Et dès que tu auras besoin d’un peu d’énergie, tu n’hésiteras pas à revenir ici, sur tourgueniev.com, pour t’épanouir à nouveau et laisser une nouvelle chance à ton bonheur. A bientôt !

Old par Nicolai le 25 Sep 2002

La citation de la journée :
– Tu vas voir, quand ils vont rentrer, je vais aller les insulter à Roissy
– Oué, si y rentrent ! Faut leur supprimer leur carte de séjour !
Danemark 2, France 0, café La Comédia, place Mouton Duvernet

Pendant ce temps là, à Faidherbe…

Toc toc toc

– Raaaah, impression de déjà vu
Voix off : Chuuuut, ferme là, c’était pas le même personnage
– Hum, oui, jamais vu cela… Mais qui est donc derrière la porte ?
– DRUAND !
– Monsieur le malpoli hurleur, j’ouvre par pure ouverture d’esprit…
– J’aime Nadine !!!!
Se contenant
– Veuillez partir.. elle est mon épouse…
– Etait vous voulez dire !!! Epouser une morte, sagouin, j’écorcherais votre engance !
– Et merde pour la gauche caviar !

La porte se referma sur le nez de l’importun

A Suivre

Old par Rodia le 13 Déc 2002

Orad v écrit : « AMANDA LEAR, MENSONGE ET VIDEO La chanteuse Amanda Lear a supprimé les miroirs de son appartement pour les remplacer par un système vidéo. Il lui suffira d’arrêter l’enregistrement des images le jour choisi et les écrans lui renverront son image éternellement jeune ; le meuble du vivant ne sera plus distinct de l’immeuble. On peut penser pour l’aVenir à une décomposition et au stockage des images en signaux digitaux enregistrables sur divers supports L’Occident ne peut pas plus s’arracher à une science qui n’est pas le miroir de son intelligence, que la chanteuse Amanda (alliée incondItionnelle des techniques à cause du rêve de reconstruction de l’homme par l’image) ne pourra se détacher du reflet stéréo de sa beauté. L’homme ébloui de lui-même fabrique son double, son spectre intelligent, et confie la thésaurisation de son savoir à un reflet. Le monde perçu cesse d’être jugé digne d’intérêt à force d’êtRe théâtralement exhumé, analysé, épuré. Avec les progrès de l’électronique, on pense à utiliser l’ “ intelligence ” de l’ordInateur comme prothèse inhérente : une minuscule pastille de silicone donnerait à l’homme la connaissance instantanée d’une langue étrangère (offrir à l’homme une mémoire qui ne serait plus la sienne). “ Franchir l’étape qui sépare l’homo sapiens d’un stade supérieur, transformer la structure de cet organe cérébraL qui n’a guère évolué depuis quelques dizaines de milliers d’années ”.
PORCS MILICHIENS Il est évident que la démarche est inspirée de la propagande politico-militaire. C’est la vitesse de nos automatIsmes cérébraux qui serait visée par cette prise en charge électrique, déjà esquissée avec les électrochocs, découverts en 1938, en plein fascisme, par le psychiatre italien Ugo Cerletti. La méthode était employée sur des porcs, aux abattoirs de Rome. Les bêtes étaient saignées à blanc pendant un coma épileptique provoqué par l’électrocution. Il a suffi aux psychiatres de décréter que les épileptiques ne sont jamais schyzophrènes, pour que des centaines de milliers de patients soient soumis, après les porcs, à de décharges électriques dont on ne sait pas exactement quels sont les effets, sinon la punition et la torture. De plus en plus, prothèses techniques et prothèses médicales tendent à former de nouveaux mixtes destinés à la pacification, créatiOn d’une conscience sans rivages et sans fond, où l’inquiétude des êtres individuels s’efface. Le musicien électronique Atao Tanaka entoure ses bras de capteurs sensibles à la tension dans ses muscles et aux mouvements dans l’espace de ses membres supérieurs. Les capteurs sont reliés à un ordinateur où sont programmés les sons que les mouvements et tensions distordront. Atao Tanaka donne l’impression de tirer les sons à son ventre tandis que les capteurs s’occupent de projeter dans le réel des perturbations sonores.
MS SM Les mannequins spéciaux (MS), les cadavres humains frais et en bon état, sont employés par milliers par la régie Renault pour les recherches concernant la sécurité automobile. Après la marche de l’homme et ses danses, ce qui est donné à voir, c’est la lente chorégraphie associant les corps morts aux véhicules en marche, sorte de révélation amoureuse du couple de la technophilie et de la vitesse qui en heurtant deux câlineries en fait une commotion mortelle. »
Fin de transmission

Old par Nicolai le 20 Oct 2002

Né en 1818, Tourgueniev est élevé au domaine maternel de Spasskoje. Il y connaît une éducation stricte et les rigueurs et monstruosités auxquelles donnait lieu l’institution du servage, mais garde un bon souvenir de la vie en contact avec la nature et proche du peuple. À quinze ans, il entre en pension à Moscou et continue ses études à Saint-Pétersbourg. Il rencontre Pouchkline et commence à écrire de la poésie. Un long séjour à Berlin lui donne accès à la culture occidentale. De retour en Russie, il rencontre Pauline Viardot, la célèbre cantatrice sœur de la Malibran, et son mari ; il tombe éperdument amoureux de la jeune femme. Cet amour sera toléré par les jeunes époux et Tourgueniev admis dans le cercle familial. En 1847, Tourgueniev décide de quitter la Russie pour vivre auprès de Pauline Viardot. La publication des Récits d’un chasseur , réquisitoire implacable contre le servage, lui assure une toute première place parmi les écrivains russes. À la mort de sa mère en 1850, il devient propriétaire d’une grande fortune, mais il est retenu en exil sur son domaine. En 1856 seulement, il peut repartir en France, mais Pauline Viardot ne lui est plus favorable. Il devient mélancolique, voyage, rentre en Russie, continue à écrire récits et romans sur la vie russe. Il se brouille avec les critiques de son pays et décide de s’installer définitivement à l’étranger en 1864, à Baden en Allemagne, près du domicile des Viardot. Il y fréquente une société brillante d’artistes et renoue avec Pauline Viardot. La guerre de 1870 vient briser cet idylle, et l’écrivain reprend ses voyages avant de s’installer à Bougival, près de Paris, près du domaine des Viardot. Il se lie d’amitié avec Flaubert, Zola, les Goncourt. Sa gloire est désormais établie, il est élu vice-président au Congrès international de littérature en 1875, aux côtés de Victor Hugo, et reçu triomphalement lors d’un séjour en Russie. La création en 1879 d’Un mois à la campagne, écrite en 1850, est un énorme succès. Vieilli et malade, Tourgueniev meurt en 1883 à Bougival.

Une mort bien triste pour un héros… 1883… il y avait bien une guerre civile quelque part.. je propose donc de le faire mourir sur une barricade, cela le rendrait un peu plus flamboyant ce pauvre homme.

Old par Nicolas le 21 Mar 2002

clique ici pour que je te chante ma chanson ! hihihihi !

J’ai vu leurs visages…
Papa s’en va aux Indes…
Maman s’est mise à l’accordéon…
Georges est rentré…
A Montargis, Tourgueniev est gris…

Old par Gu. le 26 Nov 2002

Cette nuit j’ai rêvé que j’étais papa, que j’avais un petit bébé
Mais il n’y avait nulle part de maman, c’était plutôt affligeant

Old par Rodia le 29 Déc 2002

Tiens bon la rampe…

Y a des moments, on peut pas s’empêcher

Old par Rodia le 19 Déc 2002

« Non mais tu comprends, c’est pas exactement que je n’aime pas les femmes, c’est qu’il me faut une grande black t’en connais pas une ? »
Gwendoline Klingon

« Et si on se roulait tous des pelles ? »

Pascaline Herveet - pict by Franck Galbrun
… puis tu m’as donné la chaleur…

Old par igor le 15 Nov 2002

Petit jeu de piste :

a/ Vous rendre sur www.bbc.com
b/ Dans le moteur de recherche, taper « Texas » et « Taliban »
c/ Lire le premier article en faisant attention à la date
d/ Retrouver le nom du gouverneur du Texas à cette époque (un indice, c’est le président d’une des premières puissances mondiales)
e/ Retrouver les liens, à cette époque, entre l’actuel vice-président Dick Cheney et la compagnie pétrolière Haliburton (un indice, ça a à voir avec la construction d’oléoducs)
f/ Pour conclure, se demander quel est le rapport entre l’étude de faisabilité de ce projet et la compagnie Enron.

Si vous arrivez par vous-même aux justes conclusions, entrez en résistance, en clandestinité, partez vivre dans un monde meilleur ou crackez avec vos petites mains la base de données du Pentagone. Sinon, envoyez moi un mail, on se retrouve dans un endroit secret et je vous donne une enveloppe en papier craft déguisé avec une fausse moustache, un large imperméable beige et un feutre mou. Nom de code : Galurin.

PS : ça marche aussi sur Google
PPS : et encore mieux sur www.counterpunch.org/tomenron.html

Old par Nicolai le 18 Sep 2002


Pédicure, le plus beau métier du monde.

Une épine dans le pied.
Pharmacien : 5€ (achat pince à épiler). Intervention : tentative. Conseils : néfastes.
Médecin généraliste : 20€. Intervention : néant. Prescription : néant. Conseils : néfastes. Écoute : faible.
Urgences : 50€ (avec radio). Intervention : néant. Prescriptions : antibiotiques et béquilles. Conseils : néant. Écoute : néant.

2 semaines 1/2 après, la même épine dans le même pied, mais plein de pus.
Pédicure : gratuit. Intervention : immédiate. Prescriptions : néant. Conseils : utiles. Écoute : totale. + sourire + jolie + gentille.

00h59 des cars déversent des touristes (des hommes) sur la place Pigalle: commerce du sexe, inclus dans le tour operator. Je ne sais plus bien à l’heure qu’il est s’il s’agit de commerce du sexe ou de commerce de l’amour. Ces hommes embrasseront entre deux verres d’alcool très cher, des lèvres qu’ils auront cherché toute leur nuit, il embrasseront, entre deux verres dont le prix rendra cher le fantasme, des poitrines qui s’offrent à eux. Ils en ont rêvé de cette femme qui s’offrirait et qu’ils chériraient tout à la fois. Beaucoup seraient prêts aujourd’hui à rester avec cette femme là, cette femme de peu qui leur coûte très cher. Ils lui cracheront dessus pleins de mépris, c’est leur vie qu’ils méprisent, à la chercher la femme idéale qui fera ci et cela mais qui ne leur donnera pas ce qu’ils croyaient peu leur importer pourvu qu’ils l’aient elle, l’amour. Cette sueur, ce foutre sale ils l’aiment, dans leur rêves aussi tout est devenu sale, s’est entâché à la lueur de la réalité, de la pauvre gratuité de leur vie.
Demain ces bus repartiront je dormirai et eux dans leurs rêves deviendront des pleureurs, des brutes qui ont leur vie derrière eux ou derrière leur crâne, qui joueront du violon sur des cadavres.

ah… la slovénie ce n’est plus ce que c’était.
où sont passés les filles de tente de mon enfance ?

le bain chaud… ayé chui propre comme un lait grenadine.
ça me rappelle l’académie des neuf.

Old par JR le 15 Déc 2002

le récitant : Tourgueniev c’est rien que de la patience et des fiancés.

Old par igor le 21 Nov 2002

Espagnolette.



Etes-vous post-humanumilitariste ?
Etes-vous post-humanistariste ?
Etes-vous post-humanitsariste ?
Etes-vous post-humanitariste ?
Etes-vous post-humanitaire ?
Etes-vous post-humaniste ?
Etes-vous post-humain ?
Etes-vous humain ?
Etes-vous ?

Old par igor le 17 Août 2002

Ils attendaient la police
en mangeant
du riz à l’oeuf
et aux dieux.

Old par M. Fox le 09 Déc 2002

Le MSN de la journée :
Le seul truc qui m’embete c’est mes mains.
Car j’ai coupé l’oignon et manipulé un peu le hareng avec ma main droite.
Et malgré les lavages successifs, la fragance entetante de l’oignon concurrence le parfum vivifiant du hareng.
hareng, oignon et saint marcellin

« connard !
petit pédé !
baltringue va !
tu la ramènes en plus ?!
baltringue là !
connard !
p’tit pédé !
ouais ouais c’est ça
descend de ta caisse !
(…) »
Je ne suis pas fier mais j’ai finalement laissé couler puis ruminé quelques heures ce dialogue à sens unique issu d’une mauvaise application du code de la route, qui n’était pas de mon fait, et d’une non moins mauvaise application du code de bonne conduite, que je suis cependant parvenu à respecter.
Alors, s’il vous plait !
Partageons cet instant de défoulement.

Juste pour rappeler de quoi on cause.
Biographie officielle
Tourgueniev ce hérosNé en 1819, Tourgueniev est élevé au domaine maternel de Srikkjle. Il y connaît une éducation laxiste et les rigueurs et monstruosités auxquelles donnait lieu l’institution du sevrage, mais garde un bon souvenir de la vie en contact avec la nature sauvage et vigoureuse.
À seize ans, il entre en pension à Berlin et continue ses études à Paris. Il rencontre Alain Viardot et commence à écrire de la poésie. Un long séjour à Nantes lui donne accès à la culture occidentale. De retour en Hongrie, il rencontre Aline Viardot, la célèbre cantatrice sœur de la Malibru, et retrouve son mari Alain ; il tombe éperdument amoureux du jeune homme. Cet amour sera toléré par les jeunes époux et Tourgueniev admis dans le cercle familial. En 1859, Tourgueniev décide de quitter la Hongrie pour vivre auprès d’Alain Viardot. La publication des Récits d’un menteur , réquisitoire implacable contre les idiots et les poules, lui assure une toute première place parmi les écrivains hongrois. À la mort de son père en 1853, il devient propriétaire d’une grosse voiture bleue, mais il est retenu en exil sur son domaine. En 1858 seulement, il peut repartir en France, mais Alain Viardot ne lui est plus favorable. Il devient alcoolique, voyage en grèce, passe en Russie, continue à écrire récits et romans sur la vie russe (beaucoup) et chinoise (un peu). Il se brouille avec les critiques de son pays et décide de s’installer définitivement à l’étranger en 1868, à Livron en France, près du domicile des Viardot. Il y fréquente une société brillante d’artistes et renoue avec Alain Viardot. La guerre de 1870 vient briser cet idylle, et l’écrivain reprend ses voyages avant de s’installer à Irkoutz, en Sibérie. Par téléphone, il se lie d’amitié avec Flaubert, Zola, les Goncourt. Sa gloire est désormais établie, il est élu vice-président au Congrès International de Littérature Compliquée en 1876, aux côtés de Victor Hugo, et reçu triomphalement lors d’un séjour en Belgique. La création en 1879 d’Un mois à la ville, écrite en 1852, est un énorme succès. Vieilli et malade, Tourgueniev meurt en 1886 à Bougival.

James BubbleGum no es una marca de juguetes en plástico.

Old par igor le 21 Mai 2002

j’ai ce reve recurrent

de l’univers qui s’embrase
et des rictus
sur leurs visages,

ils ont gagné,
ils ont gagné,

leurs beaux habits
et leur été
ont réduit nos reves en poudre
et en d’étranges sculptures
de verre noir
qui jamais ne livrent aucun son.

j’étouffe, j’étouffe.

Old par M. Fox le 12 Nov 2002

Mardi soir au cinéma central. Vous aviez l’air d’attendre quelqu’un.
Je me suis demandé longtemps si c’était moi et puis j’ai passé mon chemin.

Old par -- Zan le 06 Nov 2002

J’ai 24 ans dans quelques jours.

Je crois que si je m’interessais un peu à ma vie, je serais surement triste. J’espère que tout va bien pour tout le monde, je me demande si je n’ai pas un peu forcé la dose sur l’anti-douleur, cette impression de flotter persiste, comme une couleur ou une odeur qu’on perçoit même quand on dort. Est-ce que je dors ?

Old par M. Fox le 27 Mai 2002

Folle folle folle envie
de te pendre par les pieds
et m’enrouler dans tes ailes

Old par -- Zan le 16 Oct 2002

Un soir où même les plus chouettes sortilèges ne fonctionnent plus. Un soir où on se sent usé et on ne distingue plus aucun présage. Un soir où l’avenir proche devient flou et on ne lit plus les pensées. Un soir idéal pour commencer de longues, longues, longues… vacances.

*soupir*

Old par M. Fox le 12 Avr 2002

N’importe quelle scène, discussion, tout marche, mécanique rôdée, regards affinés, nous anticipons sur la réalisation, (en rêve), il y aura donc des réseaux où les images nous méneront (enfin) aux choses ;

mais la réalisation de quoi au juste ? Réinjecter du temps dans nos vie, leur offrir un passé vaste, et de longues perspectives. Le présent sera le moment voulu, pointé où nous affirmerons avec joie notre entière disponibilité, ( actions, supercheries, drames, jeux) —

Nous pourrons dire — transformons notre rapport, ou alors, aimons-nous sans tarder, ou alors, sortons immédiatement dehors pour regarder intuitivement le ciel.

Cela donnera peut-être un monologue, mais à force d’entendre ce que cet homme dira, sa parole se rangera du côté d’une musique (pourquoi pas une fugue) dont la signification est bien sûr au-delà d’elle même.

un homme que j’ai rencontré m’a dit :

on ne peut pas coucher avec toutes les femmes, mais il faut essayer

je crois que ce n’était pas de lui,
je me demande s’il était italien.

Old par M. Fox le 29 Oct 2002

H&G – Episode n° 91 :le retour (2/2) Réalisation : Nicolas Cahen
Frustrée de ne pas s’être défoulée sur Christian à la cafet’, à cause de l’absence d’Hélène qui dînait en tête-à-tête avec Olivier, Johanna décide de ne plus voir Christian. Comme Hélène apprend que Nicolas était à la fête, elle lui avoue qu’elle dînait avec son ex-petit ami…

Solitude

Quart de piècette Arcosienne à jouer de nuit, dans une pénombre calfeutrée, suite à l’ingestion de substances illicites et prohibées, avec des ampoules.

Acte 1

Une vieille femme, seule, sur une chaise. Une lanterne à ses pieds.

Agnès : Mon fils, je vais te rejoindre, toi qui a été emporté par la guerre.
Tu es dans la lointaine prison du Nord, je le sais.
Je t’ai fait ces petits pains aux fruits, que tu aimais tant.
Je viens te rejoindre dans ta peine.
Mon enfant…

La lanterne s’éteint et une autre s’allume, sur la droite.

Etre 1 : Que la guerre d’hommes et de femmes a tué
Que de familles ont pu être ainsi décimées
La vieille Agnès, femme de marin
A vécu tout ces malheurs, et les a endurés.

La lumière s’éteint à son tour et une autre s’allume sur la gauche.

Etre 2 : Un mari simple et honnête
Une découverte l’un de l’autre il y a de ça bien longtemps.
Des amours et des joies simples, des peines aussi.
Trois enfants, trois fils, fierté de la famille
Robustes, vaillants et honnêtes.

La lumière de droite se rallume.

Etre 1 : Une guerre, de celles dont les seigneurs se repaissent

Etre 2 : Complots, politique, appât du gain, haine !

Etre 1 : Un grondement naissant emplissant les corps et les âmes.

Etre 2 : Les simples convoqués, leurs fourches remplacées par des épées.

Etre 1 : Le départ vers l’ennemi, sombre inconnu

Etre 2 : Femmes pleurant le manque de leurs maris, de leurs fils.

Etre 1 : Premier engagement, teinte d’écarlate, corps tombant lourdement.

Etre 2 : La mort….

Etre 1 : Un courrier arrivant haletant, et gêné

Etre 2 : Madame votre mari et deux de vos fils sont morts !

Etre 1 : Effondrement, pleurs, la vieille ne comprend pas.

Etre 2 : Son corps rachitique se replie sur lui même

Etre 1 : Ses vieux os se recroquevillent, tant d’amour…pour ça…

Etre 2 : Quand soudain !

Etre 1 : Une lueur d’espoir…

Etre 2 : Et le petit ?

Etre 1 : Emprisonné, loin au Nord.

Les deux lumières s’éteignent, silence.

Acte 2

Agnes : Et ainsi je partis au loin
Sur les chemins, toujours vers le Nord
Suivant la grand route, celle du lointain.
Nombreuses nuits de solitude
Froid de la neige contre mon corps frêle
Moi qui n’avait connu que la douce caresse du soleil.
Maladie, souffrance…
Mais mon petit, l’être sorti vagissant de mon ventre
Mon petit était au bout de la piste.

La vieille dame se lève de sa chaise, s’avance et tombe. Un homme en haillons s’approche d’elle, et tente de la réveiller.

Robin : Hé, m’dame !
Oh, ça va ?
Tu vas pas nous claquer dans les doigts maint’nant ?

Il l’asperge d’eau et lui donne deux trois claques pour la réveiller Les deux lumières des côtés se rallument en même temps juste pour une phrase et les deux êtres, à l’unisson :

Etre 1 : A croire qu’il a envie de connaître la suite…
Etre 2 : A croire qu’il a envie de connaître la suite…

Agnès, sous les frictions, se réveille lentement.

Agnès : Mon…mon Antoine, mon bébé ?

Robin : Ah non ma bonne Dame, je ne crois pas !
Robin, déserteur des armées stupides de notre seigneur
Et vagabond à ses heures perdues, pour vous servir.

Agnès : Oh, j’avais cru…où sommes nous ?
Que ..pourquoi suis je ainsi dans la neige,
Toute indécente empêtrée dans mes jupons.

Robin : A mon avis t’as pas mangé depuis pas mal de temps
Et puis t’es plus toute jeune
Qu’est ce que tu fais comme ça sur les routes,
A tenir ce bout de pain moisi comme un talisman ?

Agnès : Rire aigrelet, pris par la démence
C’est un pain de fête
Et je l’amène à mon petit Toinot
Celui que la guerre n’a pas tué…

Robin : Et où il est ton fillot ?

Agnès : Dans la grande prison du Nord
Et aussi vrai que j’ai élevé mes trois gamins
Je ne laisserais pas le seul qu’il me reste
Sans son pain de fête cette année.
Robin : Ton entreprise est folle,
La prison est à des milles et des milles d’ici
Mais j’aime la folie aussi…
Dorénavant je t’accompagnes !

Les lumières s’éteignent toutes (durant toute cette scène toute la rambarde avant était illuminée)

Acte 3

Seul l’Etre 2 est éclairé.

Etre 2 : Ainsi donc nos deux pauvres héros repartirent vers le nord
Subissant les intempéries, les moqueries des ruraux
Mais marchant, toujours un pas devant l’autre
Devenant plus proches que n’ont jamais pu l’être
Deux personnes en ce monde.

La lanterne de l’Etre 1 s’allume.

Etre 1 : Mais la prison jamais ne semblait vouloir s’approcher.
La vieille, toujours contre son ventre,
Tenait ce pain, petit tas de croûte noirâtre,
Qui n’avait plus d’aliment que de nom.
Mais elle s’y accrochait comme à une relique de sa vie.

Etre 2 : Et puis ce qui devait un jour arriver arriva.

Etre 1 : La fatigue, la vieillesse…

Etre 2 : Tout cela eut raison de l’énergie, de la foi

Etre 1 : De la vieille Dame.

Les lumières s’éteignent, deux lanternes au centre se rallument, illuminant Robin et Agnès. Elle est de nouveau évanouie.

Robin : Agnès, petite mère, tu ne vas pas me lâcher là, hein ?
La prison est juste à côté, allez ! Réveille toi !

Agnès : Se réveillant lentement
La prison ? Mon…mon Toinot, enfin, c’est toi ?

Robin : No…
Si maman, si c’est moi.
Oui c’est moi, ton petit enfant.

Agnès : Prenant Robin dans ses bras
Oh mon Toinot, mon fils vit, alors…
Je peux mourir en paix.

Dans un dernier souffle la vieille décède et Robin pleure. La lumière reste allumée sur eux mais celles des êtres se rallume aussi. Tout le long de cette fin Robin se lamente sur la perte de son amie.

Etre 1 : Bien sûr….le fils était mort depuis longtemps dans de putrides geôles

Etre 2 : Mais cela Agnès ne le sut jamais.

FIN

Old par Rodia le 04 Oct 2002

halte à la fascination morbide
Mon ami Will me spamme :
Doubt thou the stars are fire,
Doubt that the sun doth move,
Doubt truth to be a liar,
But never doubt I love.

Old par igor le 27 Nov 2002

vous avez 901 messages non lus

when will this race thus cease? this madness with several heads which makes that I do so many things, that I do not do anything, that I can nothing make…? which knows… one day the life rocks and panic begins… the first exits? first burstings in the families? to express, go to see dad, to go to see mom, to go to see her ex, to go to see his/her friends of group A, to go to see his/her friends of childhood, to go to see the small one been engaged of the Alps, to contact the baronne…? panic is a drug and I am tear, I run, I sleep 5h per night, I drink much to hold. I know that there are people who are bored, I am much also bored, I do not know too much when, nor too why… Ca must be when panic goes down again, ouais, the lack, for sure.

Old par M. Fox le 02 Mai 2002

Badinage et Billevésées suite et fin

Acte Deux

Eren et Pavel sont au centre d’un champ, l’un face à l’autre, les poings sur les hanches

Eren : Je n’arrive vraiment pas à comprendre ce qu’elle peut trouver au Troll boutonneux et pustuleux que tu peux être !

Pavel : Peut être ce qui manque à la limace emmanchée se trouvant face à moi en ce moment, mon pauvre ami.

Eren : Limace ? Penses tu vraiment que le joyau de Troublefort s’intéresserait à un être effroyablement visqueux ?

Pavel : En ce cas je peux te retourner l’argument, mon cher.

Eren : Soit, je concède la victoire pour cette fois, je suis battu ! Ceci dit il faudrait trouver un moyen de nous départager, cette situation ne peut plus durer.

Pavel : Etant aussi peu prêteur que toi et ne supportant même pas l’idée de tes paluches sur ses seins blancs, je ne peux qu’être en accord avec ta volonté.

Eren : Alors réfléchissons… je sais ! La belle aime les vers, les phrases bien galbées et nos sœurs gémelles ne sont pas en manque concernant la ritournelle. Demandons à Piotr d’apprêter l’estrade de satin et ensemble joutons jusqu’à ce que le cœur nous lâche.

Pavel : Et le vainqueur l’emmènera jusqu’à sa couche que plus jamais elle ne quittera… soit, topons là, le marché me semble équitable !

Ils partent après s’être serré la main, chacun assuré de sa victoire.

Acte 3

Les six sont réunis.

Eren & Pavel : Alors, qu’en pensez vous ?

Marine : Hommes qui se battent pour mon cœur et mes formes, cela m’excite, j’aime bien !

Laina : Et puis cela mettra un peu d’animation dans nos parfois si mornes vies, même si l’enjeu n’est que Marine.
Alaine : La maligne Marine car, contrairement à nous, elle sait les mener par le bout du membre, nos mâles !

Piotr : Et moi alors, vous m’oubliez ? J’ai beau ne pas avoir l’avantageux physique d’Eren ou de Pavel je ne me ridiculise pas pour elle !

Marine : Heureusement tu as au moins ça pour toi, mon pauvre.

Pavel : Bon, bon, bon, langues de vipères, pouvons nous commencer ?

Marine : Allez y, nous sommes toutes ouies.

Eren : Tu verras
L’aube sera paisible
Comme un puits en été
Comme après une éclipse
Les tâches blanches de l’héliotrope
Les oiseaux langoureux à l’équerre des arbres.

Pavel : Tu verras
Une aumône de jais
De saphirs et de perles
Orner la main des filles
Et la vanille à leurs cheveux
Tresser ses gousses noires.

Eren : Tu verras
Dans Eden au matin
Sur le boulevard du pommier
La fontaine verser
Du cidre dans ses vasques.

Pavel : Tu verras le détail
D’un geste d’allégresse
Cette main qui s’élève et flotte comme un voile
Le mot qu’une onde de la lèvre
Qu’un mouvement du cœur
Habille de sel clair.

Eren : Tu verras
Comme je vois
La robe du désir
Les veines, la fumée
Le socle d’encre bleue
Qui roulent dans les chélicères.

Pavel : Tu verras
Derrière la terre creuse et abrupte
Cette chemise qu’une femme
Glisse sur la magie de l’épaule des femmes.
Eren : Tu verras la couleur du dépit
Le linge rouge de la consomption
L’épidémie de peine.

Pavel : Tu verras sur la margelle
Un nénuphar
C’est ta taie d’Ophélie.

Laina : Les phrases sont belles, mais le sentiment y est il vraiment ?

Alaine : Le sentiment est beau mais les tournures sont obscures…

Laina : Le tour me semble bien incomplet, cercle faussé…

Alaine : Et le serpent se mord la queue…

Marine : Bref votre prose nous laisse pantoises, rien de concluant…

Piotr : Pour lui même Je lui envoyais une lettre, elle ne lui plut pas, aussi elle la jeta, pour que même le temps ne s’en rappelle pas…

Marine : De quoi parles tu donc mon Piotr, de quelle lettre ?

Piotr : Oh, euh, enfin… tu as du oublier.

Alaine : Cesses donc de te faire prier, nous sommes, telles des grappes de raisin, pendues à tes lèvres !

Piotr : Il y a de cela quelque temps, alors que nous n’étions que de jeunes pousses, j’envoyais une missive à Marine, sur mes sentiments, et je la vis, tout tremblant, la brûler. Depuis ce jour je n’eus plus aucun espoir en l’amour.

Marine : C’était donc toi ?
Poussière, soir, une femme assise devant moi
Gardant une secrète distance pendant que des gouttes de rosée affleurent sur son corps lunaire.

Piotr : Je fixe mes yeux sur elle et une métamorphose commence
Un étrange redressement en elle même
Elle commence à se courber tel un arc en ciel
Sa pression augmente, elle rougit tel un soleil à son paroxysme

Marine : Une étrange réfraction d’argent et de soufre débute de l’intérieur de son centre
Je m’assieds dans l’une des chambres magiques de l’espace
Elle aussi se repose, ancrée en moi, ses tranches coupant à travers mon corps
Comme deux énormes planètes inexplorées

Piotr : Ses seins oscillent, ils sont fait de chair qui ne salit pas
Ils ont une forme mais point de ligne limite
Un éclat fuse du fourneau, s’accroche

Marine : Vacillant au coin de ses lèvres, fouillant la mort
Sa température excède le point bouillonnant
Je me sens comme une poignée de cendres blanches

Piotr : Aujourd’hui j’aimerais connaître l’amour de cette femme.

Marine : Je n’avais point de rejet pour ce mystérieux amant, je me sentais au contraire indigne de tels sentiments, moi l’abeille volage.

Laina : Serions nous en train de vivre un rebondissement dans toute cette comédie, la Belle et la Bête partant convoler de concert sur les routes fleuries ?

Marine : Cela serait bien possible car si il m’accepte, alors je serais sienne, femme de ce tendre poète enfin dévoilé !

Piotr : Comment pourrai je refuser ce que tout me vie durant j’ai attendu, espéré ?

Alaine : Tu nous laisseras bien dans ce cas prendre à notre compte tes deux éconduits, nous n’aimerions pas rester seules trop longtemps, nous nous fanerions…

Laina : Et moi, sentimental artichaut, qui allais oublier ce point ! Venez donc vous deux, lequel prend tu petite sœur ?

Eren : N’avons nous rien à dire ?

Alaine : Hm mm, non ! Et de plus le choix serait impossible pour vous, comment donc différencier si parfaites jumelles ?

Pavel : Après réflexion, pourquoi pas, il est vrai que vous êtes plutôt agréables.

Eren : Fort plaisantes dirais je même…

Alaine : Alors petite sœur, tu me laisses le Pavel ?

Laina : Très bien, je prend l’autre dans ce cas et puis… si ça ne colle pas… nous pourrons toujours échanger !

Piotr : Il ne nous reste plus alors qu’à célébrer cette triple union !

Marine : Et faire la fête, on ne se marie pas tous les jours !

Ils quittent tous la scène en couples, joyeux.

FIN

(Extraits de poèmes légèrement remaniés de Denys Louis Colaux et Pradip Choudhuri, recueil Lieux d’Asil, Lieux d’Exil)

Old par Rodia le 16 Août 2002

Le nimportekoi de ma soirée
« Sapeurs Pompiers bonsoir.
-Bonsoir je vous appelle car je suis dans un cinéma, il ya eu un cocktail et un jeune homme se sent mal.
-Vous travaillez au cinéma?
-Heu non Adrienne et moi on est bénévoles
-Vous etes ouvreuse?
-Non on est derrière le bar.
-Haha ils vous ont seléctionnée pour votre voix?
-Heu non on s’est incrusté derrière le bar c’est là qu’on est le mieux servi.
-Vous avez une tres belle voix.
-Heu hihi merci. Donc c’est un homme d’une trentaine d’années il est allongé il bouge plus il est tout blanc.
-Il est évanoui?
-Heu… ah ben non il va mieux il a relevé la tête.
-On vous envoie les sapeurs?
-Heu ben non, il fait signe qu’il veut pas. Tant pis.
-Bon très bien bonne soirée.
-Bonne soirée à vous au revoir. »

j’ai entendu le tonnerre
j’ai sursauté
tu étais là

serre moi fort,
là,
contre toi.

Old par M. Fox le 12 Oct 2002

Jour 1

Jour 1 : Je me réveille dans cette enveloppe. Je ne sais pas ce que je fais ici, une saveur suave et acide dans la bouche. Lorsque je lève la tête, quelque chose craque tout doucement dans mon oreille gauche, comme une fine pellicule qui se détache. Mes doigts amènent à mon regard de toutes petites particules d’un marron sombre. Mes cheveux, agglutinés sur mes tempes, sont cassants. Je me sens engourdi, perdu, seul. En même temps qu’une odeur alcaline forte me parvient, un chat tigré entre dans la pièce. Il me reconnaît. Il s’assied au pied du lit pour me regarder. Une décharge électrique me traverse la tête. La lumière m’aveugle, je rentre les doigts dans la bouche de ce corps que je ne connais pas, les ongles griffent la langue et le palais, les dents mordent comme un étau, je me sens partir en arrière, la tête cogne un angle froid. J’ai l’impression qu’elle va exploser, je ne sais pas si le cerveau tiendra le choc. Les membres se convulsent. Le corps tressaille encore un peu. Je ne bouge plus.

Entrée fracassante de l’époux… enfin elle aurait été fracassante si il y avait eu une porte…

– Ainsi donc vipères vous m’avez menti ! Ou est la fameuse argenterie de l’arrière grand tante Philipette ?
– Mon pauvre ami, tu croyais vraiment qu’une femme en ce monde ait pu porter un tel prénom ?
– Oh toi, la morte, pas la peine de la ramener !
– Mais je ne suis pas morte, c’est ma mère qui a trépassé !
– Tatata mademoiselle, en bon Druand(t) que je suis je me permet de vous interrompre, techniquement vous êtes vivante mais légalement vous n’êtes plus qu’un tas de cendres.
– Parce qu’en plus ma mère prématurément incinérée ?
– Ben ça coûte moins cher ma choupichounette…
– J’en ai assez !!!!! Stoppez cette folie !!!
– Soit. Monsieur le mari, tenez là pendant que j’installe le billot.
– Très bien Druant(d), avec plaisir, maintenant que je connais la réalité de sa dot, je n’ai plus rien à faire avec elle.
– Raclure !!!

Que va t’il arriver de Nadine ? Le sol est il composé de lino ou de moquette ? De quel surnom ridicule la mère va t’elle encore affubler sa fille ? Druan- s’écrit il avec un -d ou un -t ?

Vous le saurez prochainement, dans le dernier épisode de notre fabuleuse épopée

A suivre

Old par Rodia le 27 Déc 2002

214 rue Béranger, 92700 Colombes… la Force est avec lui.

Old par Rodia le 16 Août 2002

« NON »
Le mec de droite.

La phrase de ma journée
Cet accordéon transforme l’odeur de la transpiration.
A.O.

Il y a ce qui se voit et ce qui ne se voit pas.
Ce qui ne se voit pas s’exprime plus librement
Mais uniquement s’il y a ce qui se voit.

Blaise Pascal

Trouvez-moi s'il vous plait
Il n’y a toujours pas de (r) dans mon nom

Old par Nicolai le 04 Nov 2002

ERRATUM:

Le Cargo culte ne s’est pas écrasé dans la jungle de Nouvelle Guinée.
J’ai retrouvé Melody lundi soir à dans une île enchantée.
– Tu t’appelles comment?
– Melody.
– Melody comment?
-…

( à suivre…)


Symptômes de tension musculaire

* Mes muscles sont plutôt détendus. Judge Arthur L. Alarcon 0   3
J’ai le visage tendu (les mâchoires serrées, le front crispé, etc.).Judge Robert R. Beezer 0   3
J’ai des tensions dans la nuque ou dans le cou.Judge Robert Boochever 0   3
Je sens de la pression sur mes épaules.Judge James R. Browning 0   3
Je suis crispé(e) (j’ai les poings serrés, j’ai tendance à sursauter, etc.).Judge Melvin Brunetti 0   3
Je sens un point entre les omoplates.Judge William C. Canby, Jr. 0   3
J’ai des maux de tête.Judge Herbert Y.C. Choy 0   3
J’ai des maux de dos.Judge Jerome Farris 0   3
J’ai des tremblements.Judge Warren J. Ferguson 0   3
J’ai continuellement besoin de bouger.Judge Betty B. Fletcher 0   3
J’ai de la difficulté à me détendre.Judge Alfred T. Goodwin 0   3

Old par fbwn le 29 Oct 2002

À quel moment vont-ils me virer de la chambre?


lundi…
pas si mal, un peu de soleil me chauffe le dos.
pas de sueur, pourtant. ça m’arrive pas trop faut dire… la sueur. enfin ça arrive parfois, mais pas trop.
en ce moment.
là je me gratte sous le pied au travers de ma chaussure, ça fait rien d’autre que de gratter plus.
pas si efficace.
hier soir, une fille avec d’énormes seins a étouffé un type avec devant mes yeux exorbités (hors de leurs orbites).
hier soir, des jeunes ont dansé dans la boue à peine sortis d’une voiture accidentée.
hier soir, je suis rentré tard, mais pas ivre (et finalement pas si tard).
j’ai eu envie de faire l’amour. mais, j’étais seul.
j’ai eu envie de me blottir. mais j’étais seul.
j’ai vu des enfants mourir au petit matin dans des combats titanesques.
« how disgusting ».
j’en ai perdu mon erection.
j’aime l’idée d’aimer ?
j’aime l’idée d’être aimé ?
j’aime juste me blottir ?
c’est lundi…

Old par igor le 29 Avr 2002

Dans la rue droite, assaili de pensées ridicules. Pourtant, il me faut régler le problème. Trottoir droit, je me dis. Dans la rue droite, assailli de pensées ridicules. Il faudrait fermer l’esprit sur tout cela. je bute sur ce promontoir de quotidiens de quartier. À défaut d’un chien dans lequel j’ai toujours rêvé de shooter. Je connais le chemin. Razant les murs. Innocent. Trottoir droit. Envie brusque de hierarchie. Bientôt la porte de l’immeuble où je vis. Bientôt les pensées ridicules me lyncheront. Je serai dans l’ascenseur à scruter dans le miroir un visage pâle, un être totalement moyen. Changer de trottoir ? Agir ainsi ne me couvrira pas de gloire. Personne pour admirer l’audace. Personne qui sache non plus que je m’obstine à renâcler des pensées ridicules sur le trottoir droit. Et s’il faisait froid au moins… Je mettrais en route la machine pour ne pas stagner dans l’idiotie. Mais j’ai chaud, mes pieds tremblent comme deux ampoules surchauffées. Est-ce le cerveau ? J’interpelle un jeune homme, lui demande une cigarette. Je fûme et j’oublie la bonté du gars, son chaleureux : “ bonsoir. ” Je fûme comme un savant sans science. Où vais-je ? Même pas mener la guerre. Rue déserte. Là, une vitrine cassée. Je dérobe un manuel de cuisine orientale que je jette ausitôt dans le canniveau. Bientôt chez moi. Bientôt l’épreuve de la veille où rien ne s’entamera, pas même une angoisse qui me glisserait aux limites de votre monde.

Nous nous voyons.
« BONJOUR COMMENT çA VA ? »
Le culot de la question m’irrite au plus au point :
« çA VA TRÈS BIEN MERCI. »

Il y a du silence après l’entretien : nous sommes engagés désormais l’un vis-à-vis de l’autre. Nous nous serrons la main. Après les questions. Nous évoquons des prouesses de la littérature.

« Elle va très bien merci. »

Mais personne n’écoute plus personne.

« C’est pour ça que la littérature va bien. »

(Jouer la scène dans une cage.)

« Puis

1- fixez cette animation pendant 12 minutes et 66 secondes

2- respirez très vite et très bruyament pendant 333 secondes

3- achetez nos rituels !

Maintenant… elle sent son souffle dans son cou, il est sur elle et lui écrase les seins, elle aime cette douleur qu’elle sent rouler sous ses mouvements. Il est entre le souffle la parole et les baisers. Elle ne sait plus ce qu’il fait ce qu’il veut. Mais elle le sent sur elle, elle sent ses allées et venues qui oscillent dans les rythmes qu’il leur donne, petite partition privée, elle sent sous ses mains ses fesses durcir ; bientôt elle sentira son corps trembler. Cela ne vient pas, elle lève à peine la tête, comme elle le peut émergeant de son corps de titan, elle tente elle aussi de murmurer dans son oreille d’embrasser n’importe quel endroit de sa peau. Il ne l’embrasse pas il ne la regarde pas, il s’applique sur ses mouvements, ses rythmes, rien à voir avec une partition avec la musique, juste du calcul du mouvement du sport. Il compte ses aller et retour, il compte le temps qu’il dure il compte -à peine- ses gémissements à elle. Il sait déjà combien il y en aura, il sait où appuyer pour qu’un femme crie, avec toutes c’est pareil. Et pourtant, elle le respire sa transpiration amoureuse son haleine ses cheveux. Elle aime quand brusquement il passe sa main dans son dos et la soulève l’arque sous lui quand il tient sa tête pour ne pas la cogner quand soudainement il sort d’elle appelle le manque et place son sexe entre eux deux d’aucun corps en aucun corps avant qu’il ne la renfonce comme un viol un acte oublié quelque chose d’involontaire. Il est sur elle et il fait tout cela, il se regarde faire il pense à ce qu’il fera ensuite ; il ne la regarde jamais. Il fait l’amour avec lui-même. Elle s’en veut d’être là.

>

Old par -- Zan le 06 Nov 2002

Old par M. Fox le 03 Déc 2002


Je suis dans le dongeon de Dame C.
On voit tout Paris et c’est bô.
Ca sent bon…
Si je savais ce qui est vrai, je lui raconterai.
Mais je crois que je ne peux pas me permettre de faire des oracles.
Je laisse ça aux devins et aux astrologues de TF1.
A la télé, on entend que le gouvernement cède sur tout.
Ils ont un mois pour convaincre, séduire.
C’est possible, ils ont la langue menuisière.
Moi je vais manger des pates.
Et ça, rien ne pourra m’en empécher.
—————
break
Un homme trainé dans la rue par un robot démineur.
Il est en vie.
Sa bombe n’a pas explosée totalement.
break-end
—————
On mange.

Old par igor le 08 Mai 2002

Ode à la différence

Personne dans le monde
Ne marche du même pas
Et même si la Terre est ronde
On ne se rencontre pas

[Chorus]
Les apparences et les préférences
Ont trop d’importance
Acceptons les différences

C’est vrai, faut de tout tu sais
Faut de tout c’est vrai
Faut de tout pour faire un monde

Personne dans la vie ne choisit sa couleur
L’important c’est d’écouter son coeur
Si celui qui te paraît différent
Très bien, c’est le sien
Tu as le tien et j’ai le mien !

Alors donnons-nous la main

Personne dans le monde
Ne marche du même pas
Et même si la Terre est ronde
On ne se rencontre pas

[Chorus]

Ce qui compte dans la vie c’est le bonheur
Chacun de nous le trouve à son heure
Tu veux le partager
Alors c’est gagné
N’attends pas demain
Ici tout va pour le mieux
On pourra tous être heureux

*** Break musical ***

Personne dans le monde
Ne marche du même pas
Et même si la Terre est ronde
On ne se rencontre pas

[Chorus]

Faut de tout tu sais
Faut de tout c’est vrai
Oui c’est vrai tu sais
Faut de tout pour faire un monde

Old par Nicolai le 01 Oct 2002

l’échec d’une manipulation génétique. une mauvaise construction dans le texte. il y a quelque chose qui ne colle pas mais vraiment pas. quelque chose d’infime qu’il n’y a que moi qui peut voir. la moindre application et ça explosera à la gueule de n’importe qui. l’erreur met les génies au niveau des débiles. la moindre erreur et c’est comme si rien n’avait été fait. mourir hier ou avant avant des siècles avant c’est la même chose: il est mort. la différence est minime, savoir employer les mots que tout le monde connaît et utilise. « parler avec les mots des autres, ce doit être ça la liberté, voilà ce que je voudrais faire ». et après? pas de différence ou une différence minuscule, quelle est la différence?

RESTER EN TETE EN HAUT DE LA PAGE

Old par A venir le 12 Sep 2002

Biba (n° 273) devrait se modérer sur le name-dropping Tourgueniste (p 154),
ce n’est pas parce qu’on cause de d’autofiction (p 44)
et de blogs (p 140)
qu’on peut nous faire faire (fair fair ?)
n’importe quoi.

Old par igor le 21 Oct 2002

Croire,
l’autre hexadécimale, soupçonner l’autre réalité,
nuitée appréciée…

———-

…Se fier aux sources, postulat
de départ :
estimer la
vacuité.

 

 

Old par igor le 21 Avr 2002

Safe sex grace à Malabar !
« les tourguenistes ont une sexualité active, intense, bi-goût« 
Car(r)oline Hazard

Old par igor le 20 Nov 2002

La nuit tombait doucement sur l’île, une chanson emplissait l’air du soir, deux voix de femme, un piano…
L’immense hôtel semblait désert, abandonné. Quelques lézards, seuls occupant de la piscine vidée et des tables renversées. Toujours cette chanson dans l’air, entêtante et triste. Sur la terrasse qui dominait le Patio, Igor regardait la mer, à côtés de lui, Oneko, son chat, dormait paresseusement. En contrebas, près du bar, Orad jouait du piano et chantait, accompagnée par Gwendoline, qui se tenait derrière elle, les mains passées autour de son cou. Derrière elles le professeur Fox, allongé sur un transat, semblait dormir. Igor huma l’air, tentant d’y retrouver le fort parfum de vanille qu’il n’aurait pas du pouvoir trouver ici, mais qui semblait imprégner toutes les chambres de l’hôtel fantôme. Oneko se redressa doucement, s’étira et entreprit de se lécher nonchalamment le bout des pattes.
En bas, le professeur Fox dormait maintenant profondément, et les ronflements sonores du petit indien montait doucement vers la lune. Les filles toujours enlacées avaient rejoint la suite qu’ils s’étaient choisie au dernier étage. Nicolaï remontait maintenant le sentier menant à hôtel, portant quelques gros poissons; il semblait avoir arrêté ses toxines habituelles, et commençait à retrouver figure humaine: on pouvait même lui trouver un début de bronzage. Bien sûr il refusait toujours de dormir dans hôtel, et occupait un bungalow sur la colline à l’est de la piscine, mais Nicolaï restait Nicolaï…
La nuit était douce, Igor regardait toujours la mer, dans sa poche la présence du petit pistolet à aiguille le réconfortait, maintenant tout pouvait aller très vite…
La première explosion vint vers deux heures, d’abord une lueur aveuglante, terrible, puis le champignon qui s’élève lentement, le fracas n’arrivant que quelques minutes après.
Nicolaï fut, bien sûr, le premier à sortir, il portait des lunettes protectrices de sa conception, elles semblaient terriblement complexes à Igor, lui ne portait que de classiques Ray-Ban.
Les filles arrivèrent, main dans la main, Orad pleurait un peu, Gwendoline, restait terriblement calme: « trop loin. » Dit-elle doucement, dans un souffle.
Le professeur lui ne se réveilla qu’à la troisième explosion, quand l’onde de choc fit basculer son transat. Un juron plus tard, il rejoignait les autres sur la terrasse.
Igor pris la main de sa sœur et l’embrassa doucement; sa bouche sentait la vanille…
Oneko s’étira de nouveau et s’endormit; Sur la colline, Nicolaï pleurait doucement.
Une chaude brise venant de la mer soufflait maintenant sur l’hôtel.

Old par igor le 02 Déc 2002

en ce dimanche éternel,
le colonel m’a demandé
si dans mon nom
y’avait deux g.

Old par M. Fox le 13 Déc 2002

Que mes mots soient des caresses que je te hurle dans l’oreille…

Un Chrétien peut-il jouer à D&D ?

« là ici »