Les princes possédaient les armes les plus puissantes
mais en cette période de paix consensuelle, ils ne savaient contre qui s’en servir, alors, de temps en temps, ils asservissaient un petit Etat, un petit pays que personne n’aimait vraiment au point de se battre pour lui,
ce petit état restait un temps dominé par les princes qui s’en déclaraient les chefs lors de longs discours fleuves,
après quelques temps, leur attention se détournait de notre petit Etat et les princes et leurs armées quittaient le pays pour en attaquer un autre, s’en proclamer les maitres et prononcer de nouveaux discours,
ils se sentaient fiers, comme au centre de l’univers et un orgueil sans pareil guidait leur soif de conquetes
on acceptait leur existence comme on accepte la grèle ou les maladies :
La citation de ma journée Puisque je ne me satisfais pas d’une réalité unique (j’ai tendance à croire que nous vivons non pas dans un univers mais dans un plurivers), tout jugement visant à définir, en cas de divergence d’opinions, la réalité correcte et celle qui ne l’est pas, doit être suspendu jusqu’à ce que soient réglées certaines questions portant sur la nature de la réalité. Puisque nous n’avons résolu aucun des problèmes posés par Kant (…), nous ne sommes pas en droit d’affirmer catégoriquement que X perçoit correctement la réalité tandis que Y se trompe. Les philosophes les plus estimés ont condamné énergiquement cette vision simpliste de la réalité ; je mettrais parmi eux des gens comme Heinrich Zimmer, Jung et Hume, par exemple, qui mettaient même en doute la causalité. P.K.D.
Maintenant je me rappelle… enfin ce ne sont encore que quelques bribes, mais … Cette nuit, j’ai passé mon costume d’Indien et je suis allé faire un tour dans le métro. J’ai croisé Igor, qui ne m’a pas reconnu car il dormait à moitié et en avait un coup dans le nez. J’ai fait un tour dans les rues. Croisé quelques chattes. Leur ai mis un petit coup dans l’aile. Puis je suis rentré. J’ai bu un bol de lait. J’ai fait ma toilette. Et je crois avoir uriné sur la couette … Me semble-t-il …
La phrase de la journée : Parallèlement, des chercheurs chinois ont annoncé qu’ils seront capables de cloner cet animal [un panda géant] à partir d’un embryon de panda basé sur un ovule de lapin et introduit dans un utérus de chat, d’ici un ou deux ans. Metro
je sors du cinéma et c’est fini. alors je rentre, toute seule, alors que j’étais rentrée, pas toute seule. je rentre, clap clap clap, un enfoiré me vend des cigarettes, dieu qu’il est désagréable, je rentre clapc lapc lap. je rentre presque dans des gens heureux qui sortent d’un restaurant, j’en connais une, un autre me connaît (‘c’est toi qui parle espagnol? on s’est vu aux étages dans le marais’. rien à faire on ne s’est pas vu, il m’a vue). je rentre clap clap pataclap clap clap clap, je ne rentre plus seule. parce que nous allons boire de la vodka, oui oui oui. à la maison, zubrowka attend. et il faut le dire, zubrowka me mélange les jambes, et me donne chaud. je rentre maintenant, clap clap de nouveau seule, je monte des escaliers, je rentre dans mon appartement, je rentre dans mon lit, dans mon livre, dans mes rêves………
Bon, jeudi encor’ Se lever et me retrouver seul face à face Avec toi qui Ne me demande rien d’autre que d’être Là, et Moi qui ne me laisse pas faire, pas griffer, Pas hypno- Tiser par tes cris plaintifs Si attendrissants et si Doux Je t’aime déjà Je crois Mais toi m’aimes-tu ou aimes-tu ce regard que je porte Sur toi, Tu ne réponds rien, et tu cries encor’ Jeudi, j’aime !
« En passant,n’oubliez jamais que la lingerie,qu’elle soit pour homme ou femme donne un look très sexy.Si vous vous sentez complexé face à votre corps et vous vous dites »la lingerie est faite juste pour ceux qui sont minces,etc. »Et bien,c’est complètement faux,car une belle lingerie rehausse l’image que vous avez de vous-même et personne ne peut vraiment y résister!«
Effeuilage des jours, voilà l’expression qui taraude, grande vitesse du réseau férovière dont je suis jaloux : circulation facile, allers et retours possibles ; régions, piqué du nord au sud en espérant voir à la fenêtre une petite crémière qui viendra vous vendre du lait chaud, et peut-être encore davantage, si la place que vous occupez dans le train lui certifie que vous êtes bien vu parmi les autres ;
grignotage discret des nouvelles du journal par-dessus l’épaule d’une vieille femme : les titres, que les titres ;
« mon cher enfant, rassure-toi tout de suite car j’ai la solution à ton problème. en effet, après un petit voyage de vérification, il s’avère que la mer est toujours là. ainsi, en cas de soif, il suffira tout simplement de la boire. bisous tous doux dans le cou et bonne fête des maraîchers. »
— Vous êtes resté là-bas longtemps ? » Quelques mois, mais après-coup : une éternité. » — La perte est trop lourde ? « Pesante. Aujourd’hui, je désire du concret. » — Autonome ? » Je me suis rassemblé autour d’une idée. » — C’est donc ici que vous m’avez convié ? » Ça ne durera pas. « On en profite pour donner mais on retrouve vite sa mesquinerie. » — L’expérience se prolonge. » Jusqu’au moment de l’assèchement. » — Et la lumière sera coupable.
Elle était frappée du complexe Pamela et ne cherchait pas l’esquive. A quoi aurait ressemblé sa vie avec de plus gros seins ? Sans doute elle aurait méprisé l’enjeu, elle aurait tout osé, sans crainte, et elle aurait eu une voiture rouge.
chuuttt… j’ai peur de te regarder, et que tu croises mon regard j’ai peur que tu comprennes que ce qui te plaît en moi c’est ma fuite j’ai peur que tu comprennes que notre amour était partagé aujourd’hui à l’heure où les morts viennent me chercher
Réduis l’étude sans inquiétude, seul ou accompagné de flatteurs. Les uns se débarrassent de quelques « quelle bonté est accompagnée de mal ? » Les autres se débarrassent de « quels hommes et quels endroits craindre ? » On ne peut pas ne pas craindre les endroits incultes, où il faut presque mendier, en effet ! De nombreux hommes sont brillants et florissants, comme s’ils jouissaient de la plus grande écurie, comme si l’amour montait sur scène. Moi seul suis à l’ancre, comme en attente d’un signe, comme le fils nouveau-né, pas encore enfant, qui accumule et entasse, comme s’il n’avait pas d’endroit où retourner. Tous les hommes ont des surplus, moi seul suis comme un perdant. Je suis un idiot, dont le cœur aussi est confus et chaotique ! L’homme commun brille et illumine, moi seul suis un crépuscule sombre. L’homme commun examine et observe, moi seul m’ennuie et déprime, calme comme la mer, un vent fort qui ne s’arrête pas. Tous les hommes ont un usage, moi seul suis bête comme un village isolé. Moi seul diffère entre les hommes, mais ma mère est un précieux repas. Laozi
en fait mes preocupations principales ces temps ci sont liées au sort de bruce lee robot.est-ce qu’il va s’en sortir? telle que j’imaginais la chose dans le futur,des agents particuliers en liaison avec la planete mars doivent faire regner l’ordre sur la terre.mais y’a un probleme! les proxiens sont aussi sur le coup! et les morgs! et une commando de filles robots! bruce lee revient! ressucite! leve toi! combien coute un survetement jaune et noir?
Le Cargo culte ne s’est pas écrasé dans la jungle de Nouvelle Guinée. J’ai retrouvé Melody lundi soir à dans une île enchantée. – Tu t’appelles comment? – Melody. – Melody comment? -…
Le Commando Pernod (extrait) Weah des policiers bourrés tirent sur des immigrés Des Bidasse biturés brûlent un handicapé Des vieilles mémés cuitées agressent des vieux pépés Des vigiles ivres morts frappent un clodo qui dort Un beauf plein comme une huître viole sa fille à minuit Un jeune complètement schlass se déchaine au nunchak Une bergère pompette qui joue de la trompette Et un trav’lo poivrot s’branle sur un escargot! B.N.
Pamela n’est pas là pour panser les players Pamela pense play Pamela pense plaisir Pamela pense et ment intensément tout l’temps Pamela pense amant Pamela pense queue Les plaisirs avant tout Pamela pense que Jouir panse ses plaies Pamela veut jouer Play play play mon player Play play play tu me plais Play play play du plaisir Pamela n’est pas là pour panser les players Pamela pense amant Pamela pense aimants Pamela pense player Collé contre sa peau Fort comme un pansement Pamela veut qu’à elle tu penses Et ne mens pas à Pamela Qui t’aime pour les plaisirs
Je vogue vers les noces chimiques Je vogue vers les noces chimiques Je feins d’ignorer les flammes Qui me lèchent les flancs Je vogue vers les noces chimiques
si tu arretes de manger, tu es malade, tu as des crampes et des sueurs froides. si tu arretes l’heroïne, les symptômes sont les mêmes, mais en plus violents, parce que tu essaies de t’arreter completement.
quitte à interdire les drogues dures, commençons par interdire la nourriture.
COCO C’EST PAS BIENTÔT FINI CEs JÉRÉMIADES, JE TE L’AI DIT TU N’AS TOUJOURS PISSÉ QUE DE L’EAU (je ne pouvais pas prévoir une réaction aussi violente ?).
Peut-être fallait-il envisager l’affrontement ?
(Sous la littérature, sous le monde, là où il y a encore de quoi faire, sans poser.)
TOUT CE QUI VIENT DE TOI NE M’ÉTONNE JAMAIS. CHACUNE DE TES PENSÉES EST EMPRUNTÉE À D’AUTRES PENSÉES MAIS PAS LES TIENNES…
(j’avais conçu le projet d’une œuvre qui se serait éloignée des autres, des livres, près de la vie, du vivant surtout.)
J’écartai avec une certaine élégance les gêneurs. Mais pour qui ?)
Petit moment tendresse parmi ces sombres lignes… Histoire(s) d’ensoleiller l’ensemble, puisque tel est le rôle voulu par mes origines. Le printemps est là, il fait bon et chaud, et qu’est-ce qu’ils sont beaux, les quais de la Garonne quand ils deviennent une plage citadine ! Et qu’elle est belle, la brique sous cette lumière renouvellée ! Pour un peu, je me sentirais en Espagne. Pour un peu plus, je me sentirais en Amérique Latine… J’y cours.
le citron, c’est un peu : aciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiid !
Toi fan absolu, tu prends un t-shirt beau et blanc que tu aimes et un marqueur indélébile et tu écris sur le torse « IGOR » et sur le dos « TOURGUENIEV » si je te croise et que tu portes ce t-shirt, je te paierai un coup à boire et ce sera cool et après tu voudras plus être mon fan et notre relation sera plus saine. On sera peut-être pôtes ou même tu seras ma nouvelle copine, donc tu vois, fan absolu, ça vaut le coup. Juste un marqueur et ton plus beau t-shirt blanc (comme la neige sibérienne). Oué !
Les briques réfractaires possédaient les lentilles les plus puissantes
mais en cette cuisse de dinde de chandeliers consensuelle, ils ne savaient contre qui s’en servir, alors, de temps en temps, ils asservissaient un petit Etat, un petit pays que personne n’aimait vraiment au hamac de se galvauder pour lui,
ce petit état restait un temps dominé par les moufles qui s’en déclaraient les sans-culottes lors de noyaux d’olives discours fleuves,
après quelques temps, leur attention se détournait de notre petit Etat et les soeurs siamoises et leurs sardines à l’huile quittaient le gros porc pour en attaquer un autre, s’en proclamer les montagnes russes et prononcer de nouveaux discours,
ils se sentaient fiers, comme au régional de l’étape de l’univers et un rabat-joie sans pareil guidait leur soif de baguettes de pain
on acceptait leur existence comme on accepte la barbe de 3 jours ou les dents pointues :
tu étais toujours sur mon abdomen lorsque je t’ai dévoré la tete oui ! j’ai eu l’extase ultime et je t’aimais comme nul autre que toi et moi ne peuvent imaginer.
Nos facéties prennent fin, ici. Assez. On prend nos affaires qu’on déplace ailleurs. La journée commence sous un autre ciel. Je n’assiste à aucun lynchage hélas. Je ne condamne personne : tout le monde fait ce qu’il peut selon ses moyens. Vous êtes adorables, raison d’un départ anticipé. Tu progresses mon ami. Est-ce seulement raisonnable ? On m’a tant reproché de choses dans le silence. Et le silence dans les chambres dans la nuit c’est épouvantable. On sortira du placard le monstre qui vous effraye. Le sourire n’est pas interdit — défilements. Je vous serai gré de me tenir au courant de chacun de vos déplacements. N’ayons pas peur.
Dans l’étonnement, visions fatiguées des lignes d’écritures sur un fond blanc, images mortes, texte pour rien. Surpris par cette participation hybride, je souhaitais non pas apporter mes biens (je ne suis pas un spécialiste), ni tonner contre les risques de pollution que peuvent engendrer ces systèmes — mais juste signaler en toute hâte et sans me priver d’avouer un certain enthousiasme — que je suis tout à fait apte à saisir l’esprit dans lequel viennent s’insérer ces signes, excluant un nombre non négligeable d’individus, sans afficher cependant les couleurs d’une quelconque communauté : je ne rejette rien, et si aujourd’hui je fais acte de ma présence, c’est juste pour m’infiltrer dans cette brèche moyenne, sans valeur effective ; singularité quelconque idéale en somme pour reprendre à zéro nos entreprises. Ainsi : nulle intention tueuse. Aucune identité sérieuse. Quelque chose de naissant, de fragile, menacé par l’annexion frivole de songes-creux ; cette liberté apparente peut susciter de drôles de rêves égotiques, des attitudes démesurées pour chercher à tout prix le contact en le privant de contenu. Il y a de quoi avoir peur. Cette distance froide et brûlante à prendre vis-à-vis de ce phénomène n’interdit cependant pas d’y venir signaler le vacillement de sens dont il pourrait être coupable : à peine la communauté reliée, elle peut s’éteindre dans l’insignifiance, mais bizarrement c’est l’insignifiance même (momentanée) qui lui donne une raison de vouloir monter plus haut. À SUIVRE ?
Prendre la vie sans fin sans faim pour le plaisir d’avoir ce pouvoir infini ce pouvoir de vie et de mort réservé aux anciens,
Tuer car il n’est point de bel amour tuer pour emporter avec soi ceux que mon amour laisse froids sentir entre mes doigts cette vie qui s’en va et jouir de l’indifference enfuie et de l’innocence retrouvée des amants égorgés,
Tuer pour ne plus souffrir tuer souvent et rire comme un fou d’avoir si peu de respect pour l’acte d’occire, d’écraser ces poux qui, devant mes avances, reculent,
Tuer des princes et des riens ceux-ci incapables d’amour ceux-là indignes de moi, sentir palpiter sous ma main leurs coeurs que je connais enfin et de leurs amours désormais souverain m’extraire d’un coup de couteau soudainement, sans un mot,
Tuer sans craindre les conséquences tuer pour l’amour du geste comme on applaudit au théatre pour un bon mot, tuer sans se retourner, sans regretter, assassiner et consommer l’amour sur place, en instantané et ne plus s’en soucier jamais,
Tuer et être tué trouver celui qui mettra fin à cela tuer pour être tué, accepter avec joie cet ange qui me poignarde, que j’ai aimé sans prendre garde, saigner dans l’herbe comme un vieux roi las de vivre encore et qui n’attend que la mort pour te serrer dans ses bras.
Le Piracetam aurait d’étranges effets sur les personnes ayant trop de cholesterol…Sandy et Burt témoignent à visage découvert…
>> Ceci est une publi-reportage des laboratoires Pirocétol <<
Sandy: »et là j’ai un sexe turgescent qui m’a poussé de sur la tête…haut comme ça au moins… Si c’est pas malheureux quand même de nos jours de voir ça… »
Burt: »j’buvais ma bud quand soudain ma tête me gratte…alors j’me suis dis tiens une idée qui vient… mais en fait, c’etait qu’un foutu putain de vagin… »
en 1930 Heitor Villa -Lobos rentre au Brésil après avoir passé sept ans à Paris. Il écrit la première Bachiana Brasileira, dont le troisième mouvement est une fugue et s’appelle Conversa.
1ère voix: répétitions, reprises, éther. Des milliers d’oiseaux volent Qui tirent vers le haut les gorges profondes Qui installent la tension Musique de chauve souris De l’espoir d’un jour peut-être
2ème voix : plus jeune, noyée entre l’aîné (à la fois le premier et le dernier) et la cantatrice, accompagnement semi-obscur. chute d’une larme, course pour rattraper la première et lui met ses pieds dans les pieds. Ornement (sévérité de l’enfant) Voix adolescente Age nécessaire Apporte ses tourments (prémisse des tourments de l’âge mûr) – je m’y reconnais (je suis les pas de danse des plus savants que moi les transforme parce que moi je ne les sais pas les rajeunit et les aggrave à la fois.) se joint aux vols pour tisser le drame entre les graves. Ajoute la folie à la noblesse de la douleur se joint aux graves pour la mort
3ème voix : jeune grave, inflexion de la connaissance qui n’écrase pas. Voix entourée de velours et de soie. Crème et amour. Elle sait qu’elle va mourir. Elle chante discrètement mais on l’entend toujours parce qu’elle émeut (mon punctum). Elle peut se joindre à n’importe laquelle des autres elle a l’indifférence du regard elle avance elle est la première à désespérer dans son désespoir il y a encore la vie
4ème voix : noblesse on l’entend on l’attend elle fascine on en veut plus on n’en veut plus c’est elle qui tire vers le bas c’est elle qui installe les idées noires c’est elle qui fait désirer la mort d’un des personnages parce qu’elle arrive à nous faire croire que la mort c’est beau elle trouble les plus jeunes elle monte même parfois vers elles pour les tenter diable. C’est elle qui résonne le plus longtemps et le plus profond et elle sait s’en servir Elle rend la jeune fille amoureuse de la mort –envoûtante magicienne masculine Elle se cache pour mieux empoisonner Mais c’est elle qui signe la fin
de nombreux frères ont rejoint les dieux aujourd’hui,
le jour se lève sur les champs du carnage, nos alliés romains remercient Mars de nous avoir accordé la victoire.
je souffle dans ma corne pour rallier les miens et partager le butin.
l’aube est grise mais nos coeurs rayonnent d’avoir survecu au combat ils brillent aussi du souvenir de ceux qui sont morts et seront fetés par nos dieux.
un dernier coup de corne et nous voilà en route pour le sud.
oui-oui et la belle petite voiture rouge j’ai une nouvelle voiture avec laquelle je me sens bien, vraiment un homme, elle ne roule pas si vite que ça mais elle est rouge et ça ça compte pour moi le rouge c’est une jolie couleur et quand j’écrase un gamin ça fais moins de frais. Pas bète, non ?
Vendredi soir… La lune est à peine visible sur la lande recouverte de neige. L’enfant avance doucement dans la neige. Ses pas sont effacés par la neige nouvelle au fur et à mesure de sa progression. Il ne le sait pas mais il tourne en rond depuis quelques minutes.
Ceci n’est pas un commentaire. Ceci n’est pas une guerre virtuelle. Ceci n’est pas vraiment cohérent. Ceci n’est pas non plus le fait du Mime Marceau. Ceci n’est pas grand chose.
Ceci est un happening Tourgueniste, bande d’ignares.
Ma tête est un ballon dont la fécondité n’est plus qu’un parfum d’envolée lyrique.
Si l’adversaire vous envoie le ballon directement sur la main et que l’arbitre, impitoyable, condidère qu’il y a faute, ce sera dans votre surface de réparation.
deux plaies vivantes se rencontrent…j’ai tué mon père…j’ai vécu l’exil…ils s’endormiront de toutes façons;l’insomnie est une maladie partielle;elle réveille le passé et installe l’oubli du présent. j’ai saigné de l’oreille;du lac qui en est sorti ont surgi ma mort et la mort de ceux que j’aimaient;mon goût d’eux s’est préservé de la mort;on donne du prix aux gens en les tuant. il tient un mouchoir ensanglanté dans sa bouche et son crâne est un peu fêlé;il parle avec un fée aux jambes de glace;tout en haut de la colline le conseil va se réunir; là où se joignent les flots montants de nos sangs. dans le ciel se dessine la cartographie de la mort en sang violet d’être saturé;nous joignons dieu sur son trône de génocide, il peut nous apaiser;la colère de l’homme est la plus dangeureuse;mais dieu existe ailleurs le dies irae n’est qu’un cri de raliement pour humains trop humains pour croire en humains. le ciel se teinte en rose, le sang se dilue, nous nous regardons avec amour;la femme se fiche en terre;l’homme prie au sol; chacun soigne ses plaies; je n’ai entendu aucun mot, le sang coule toujours. je suis enlevée par le sexe et je coule en jouissance pour être en chacun de vous.
Petite annonce remix Passées les broussailles et les dentelles les murs sorciers de la vieille ville ont recelé notre escapade. La maison de Nostradamus était en ravalement, pas de prédiction ce jour là. Tu as manqué mouiller tes souliers, j’ai pris ta main, tu as passé le gué. Nous avons collecté quelques bricoles en prétexte, j’ai suspendu quelques breloques à tes lobes, caressé ton cou dénudé, respiré ton corps fin. Une église, le parvis, les marches, la nef déserte. Tu as prié quelques minutes. Si touchante à genoux devant Dieu, dans l’ombre j’enviais ce vieux fou, jeune inconscient. Je t’aimerai toujours.
je suis arrivée. arrivée? j’ai encore quitté pour arriver ici, quitté une fois de plus un lieu que je ne retrouverai jamais. aussi insignifiantes qu’elles puissent paraître des choses vont couler dans cet appartement dont je viens de claquer la porte. et parmi ces choses le temps. demain il sera différent. qu’en sera-t-il dans un mois? de toutes façons je men fous voilà maintenant 22 ans que je quitte des endroits. ces départs m’ont-ils affectée? le premier sans doute, qui signait une vie d’errance. non, je ne vis pas dans une caravane, mais je ne vivrai jamais chez moi. je ne trouverai jamais mon pays parce qu’il n’existe pas. ma terre aurait été celle de mon lieu de naissance si on m’y avait laissé grandir. une terre qui n’avait rien à voir avec mes origines ni avec ma nationalité. mais c’est la seule terre que j’aurais pu reconnaître comme mienne, sans penser aux autres. si mon imaginaire s’était limité à cette terre. maintenant je sais tout ce qu’il y a autour de nous. je sais que dans ce fatras de pays, beaucoup m’ont donné de leur sang. je sais que tous nous en mêlons en nous. mais ce qui peut nous donner le sens de vivre dans un endroit sans se sentir étranger, c’est d’y naître. vous sentirez encore le pays de vos parents battre dans vos rêves, vous croirez encore que c’est le vôtre. moi, pour être revenue dans le pays de mes parents, je sais que ce n’est pas le mien, et je sais aussi que les autres pays non plus ne peuvent être le mien. le jour où on quitte un pays on apprend l’exil, et on le garde pour toujours.
Jour 2 : Plus de 12 heures dans cette enveloppe. Peu à peu, je m’accoutume à mes membres, à leurs proportions. J’ai recommencé à me mouvoir après environ sept heures d’immobilité. La joue droite était tuméfiée par le disque de bave et de sang qui la détrempait depuis l’arrêt des convulsions. Un bras sous le torse était devenu tout à fait insensible. Il a fallu longtemps avant que l’insoutenable fourmillement électrique s’atténue et que je puisse à nouveau en avoir l’usage. Le crâne est encore engourdi du fait du choc contre le coin de ce que j’ai fini par reconnaître comme une cheminée de marbre noir. Lorsque j’ai décidé de réactiver les muscles de l’enveloppe, le chat tigré ronronnait au pied du lit. J’ai lentement glissé sur le parquet en me tournant, puis j’ai ramené les genoux vers les épaules pour finir par me redresser. J’ai dû nettoyer l’enveloppe de la croûte marron séchée qui avait coagulée dans les cheveux. Puis il a fallu que je nettoie le désordre de l’appartement, ainsi que les traces de lutte et les fragments de tissus capillaires accrochés sur la cheminée centrale. J’ai vu mon visage sur un miroir situé dans la chambre jaune. Je suis seul ici, et je me sens en proie à une grande agressivité, sans avoir aucune idée de la cause. Le thorax est constellé d’une myriade de petites tâches brunes, que j’ai identifiées comme des nævus. A intervalles réguliers, il me semble entendre un petit grattement, accompagné d’appels ou d’invectives, mais tout cela reste très lointain. L’enveloppe m’ordonne maintenant de la nourrir. Quelqu’un doit veiller sur moi.
Browser MSIE 6 Operating System Windows 98 Screen Resolution 1024×768 Screen Color 32 Bit (16.7M) Searchengine Google Keyword cul Domain/Country .fr / France Continent Europe
Elle me dit que je déborde d’amour Et que c’est une chance Mais non Parfois j’éclabousse les gens Et il y a des gens qui n’aiment pas être arrosés Parce qu’ils ont des ensembles délicats
Il passe devant moi. Il s’arrête devant moi, quelques mois, il n’ose pas me toucher. Il passe son chemin, il croit qu’il, le croiriez-vous, a changé ma vie. Et pourtant si il savait comme c’est vrai. Il passe devant moi, il est en face de moi, il n’y reste que quelques heures. Il me séduit, pour quelques heures. Et pourtant, si il savait comme les heures sont longues pour moi. Il passe devant moi, il essaye de m’arrêter face à lui. Quand j’ai l’air de ralentir le pas, il fanfarrone, il m’aura, il m’invite. Il est intelligent. Et pourtant si il savait comme je pense à d’autres. Il est passé devant moi, il m’a enfermée longtemps face à lui. Il est passé. Et pourtant il savait comme j’aimais qu’il m’enferme.
… Une nuit Elle marche dans la ville Bord du canal, encore Pas de lune Elle porte jeans et manteau long camouflage Cheveux court, garçonne farouche Bord du canal, toujours Grosses chaussures bruyantes Musique à fond à en perdre l’oreille Elle est en retard Elle se presse, monte le son L’entrepot devant elle Rendez-vous secret Pour une étreinte clandestine Elle est là, bien sûr Elle l’attend, longue robe bleue Longs cheveux, sourire Taille fine, émaciée presque Elle t’ouvre ses bras Et sa bouche, et son ventre Dehors la lune se lève Roulez sur le sol Criez, chantez le bruit de l’amour Une nuit …
sympathie du regard tourné vers rien; j’ai mangé beaucoup de spaghettis et puis tu t’es levé précipitamment, j’ai voulu te suivre mais tu as couru dans une rue qui échappait à mon réel. J’ai regardé, j’ai regardé longtemps là où tu avais disparu, trace de ton absence. C’est mon désir. sympathie des pâtes inachevées; tu as mangé beaucoup de spaghettis mais il en restait encore dans l’assiette sympathie de la monotonie nocturne; j’ai mangé beaucoup de gâteau au chocolat (j’aurais préféré un cake au thé vert, mais mon pays est ainsi fait qu’on n’en fait pas), tu n’étais toujours pas revenu alors… pffff. J’ai regardé par la fenêtre. Et par la fenêtre on voit des choses dingues. Je sais que tu reviendras parce que : Ta mélodie est dans mon oreille.
Mardi, moi je ne fais jamais de pornographie sauf celle de France-Info le matin. Je suis trop fatigué du lundi, je me repose, et puis les gens, ils viennent ici que pour le cul, alors crotte. C’est pas gentil tout ça. Nous on est aussi des êtres humains. Pervers, mais humains. Enfin moi… Je veux dire. Enfin. …
Edouard lit le sites des tourguenistes et finalement se rend compte que la vie est belle, alors il peint une nature morte et envoie un mail à une jeune fille pour lui dire son amour.
Il n’a pas ramassé beaucoup le gitan au blouson usé et son accordéon branlant ne sonnait plus que d’un côté mais ces chaussures de maquereau cirées brillaient comme une cathédrale je lui aurais bien donné mon cœur
Superlativité superficielle.. amour aimant.. un aimant, attiré, horreur, pas le choix ? Arracher, quitte à se faire vomir, je me mutile, j’arrache, je déchire, le sang coule, la chair entre dans la poele.. Bacon simplifié… Anglicisme… douleur…