week end gothique flamboyant
force 6 à 7

Old par M. Fox le 06 Avr 2003

« Quel poids que de sentir ! Quel poids que de devoir sentir ! » F. Pessoa.

11h36 : Je n’aime pas les tabous.

Old par Rodia le 17 Avr 2003

le récitant : ce matin je me suis demandé s’il fallait que je lui pose la question avant de me décider à lui pardonner d’être un chat.

Old par igor le 22 Avr 2003

push the tempo

Le plus dur dans ce métier,
c’était de sonder l’esprit des morts

Old par M. Fox le 25 Avr 2003

Elle : »Je crois en l’avant-garde »

Lui : »Moi je surf’ sur la vague »

elle le quitta aussitôt!!!

Old par Gu. le 07 Avr 2003

Mon Beatle préféré : Beatlejuice.

Accoudé au bastingage, on regarde s’éloigner le quai du petit port, puis défiler de belles rives sauvages. Bientôt l’odeur des embruns se fait plus forte.

Old par -- Zan le 03 Avr 2003

Elle n’est pas Caroline Hazard.

Old par Rodia le 08 Avr 2003

Cette loi de l’alternance est aussi un motif, ou plutôt une épreuve
qu’il faut accepter, sans ressentiment ; lorsqu’une phase d’abattement
rend le travail impossible, espérer pouvoir à nouveau retrouver
ce pouvoir de dire, d’exister en somme puisqu’on a pu enfin accepter le péril,
car cette loi est bien entendu une machine infernale !

Un poivron…

…des poivreaux!

Old par Gu. le 13 Avr 2003

Leur histoire c’était pas du coton
c’était pas doux comme de la soie
pas chaud comme de l’alpaga
ni toujours lisse comme du lycra
de là à ne tenir qu’à un fil
il en fit une drôle de bobine


Old par -- Zan le 30 Avr 2003

Quelqu’un a oublié ça sur les Anneaux de Saturne, c’est à vous?

Old par Rodia le 14 Avr 2003

Règle n°1 : Ne parlez pas de reservoir blogs.

Old par igor le 06 Avr 2003

Ces temps derniers, j’ai beaucoup rêvé,
enfin disons que je me suis bien souvenu de mes rêves.

Et ben tu vois Rodia, moi non plus, je n’aime pas rêver.

Old par Gu. le 09 Avr 2003

…comme on a pas le choix, il nous reste le coeur!
Tu peux cracher même rire, mais tu le dois
à ton étoile…

Old par Rodia le 30 Avr 2003

Je pense à toi en tant que…

...cible...
…mon bel enfant écartelé

Old par Nicolai le 17 Avr 2003

surement des admirateurs
© The Coca-Cola Company 2002

Old par M. Fox le 09 Avr 2003

Complainte du héros
#44
Vous insinuez qu’il n’y a aucune diff&eacuterence
entre lui et moi, que cette division est une coquetterie,
ou pire une lacheté, que je n’ose pas assumer
le grand jeu, le grand bavardage de soi, et que j’use
de ce moyen à des fins de duperie, façon complaisante
de complexifier la tache ? Oui vous avez raison, en un sens,
mais la réponse à votre scepticisme prendra
un tour violent et sincère : sachez docteur que je me
considère à la fois comme le sujet le plus banal
qui soit (et dont la vie ne mérite aucune considération)
et aussi comme quelqu’un menacé de disparaitre ;
ainsi j’ai confié au héros, digne représentant
de mon ame égarée, la mission d’agir pour me requinquer
et retrouver dans la vie et dans l’autre des petites graines
que j’ai plantées jadis.

Mode d’emploi:
En cas d’obstruction de la pompe,
Rincez abondamment à l’eau chaude

pour rimer avec plaisir
il faut une longue prière

16h53 : Je lis La chambre des demoiselles. On y parle de viol et de coulées d’urine.

Old par Rodia le 16 Avr 2003

Je suis
Igor Tourgueniev
et
Igor Tourgueniev
n’organise rien.
Old par igor le 22 Avr 2003

La bonne blague du film d’hier :
« – Tant pis, je vais me faire à l’idée
– Ah, tu le connais ? »

Old par -- Zan le 15 Avr 2003

Je veux te prendre comme un animal
je veux te sentir de l’intérieur,

tu n’avais pas compris ?

Old par M. Fox le 23 Avr 2003

La brume ne s’est pas encore dissipée et pourtant je vois déja l’horizon.

Old par Rodia le 11 Avr 2003

Inonder tout le monde d’amour… sauf TOI

Old par Gu. le 29 Avr 2003

J'ai un peu réchauffé l'atmosphère chez moi, comme tu peux le voir. Jaune, ça te va?

OBSESSION MUSICALE…

Hmmm, que c’est bon les rayures blanches…

Old par Gu. le 30 Avr 2003

Glacée.

Old par Rodia le 16 Avr 2003


Si je bande ?
Affirmatif
Pour qui ça ?

Pour des putes… ?
Affirmatif
Et qui d’autre ?

Brunes, blondes…
Affirmatif !
Des rouquines…

Old par igor le 18 Avr 2003

Un espace d’expression sur Internet : est-ce jamais autre chose que de l’auto-promotion ?

Old par DrT le 19 Avr 2003

Old par M. Fox le 06 Avr 2003

Tu m’as pris dans tes bras
et nous avons volé
vers le haut de ta colonne,

j’ai embrassé tes lèvres
et retiré ta couronne
pour caresser tes ailes

et tes cheveux dorés

Old par M. Fox le 22 Avr 2003

se
faire
livrer
des
sushis
à
domicile

les
manger
au
lit
!!!

Old par Gu. le 10 Avr 2003


Si je baise ?
Affirmatif
Quoi ? Des noms ?

Des salopes…
Affirmatif
Des actrices…

Des gamines…
Affirmatif !
De quel âge ?

Old par igor le 18 Avr 2003

www.spokevousparle.com

Old par Gu. le 15 Avr 2003

je peux enlever
tes vètements

je peux me retenir de pleurer
je peux me retenir de crier
je peux me retenir de te tuer
je peux.

mais jouir
je ne peux.

Old par igor le 24 Avr 2003

A plat ventre sur le sol.

Old par Rodia le 25 Avr 2003

le récitant : Schizophrenic ? I’m bleeding Quadrophrenic.

Old par igor le 03 Avr 2003

« Et c’était toute sa vie qui m’inspirait du désir. » Proust

sI loin
sI proches


Old par -- Zan le 06 Avr 2003

#23
Parole vaine du héros.
La voix souveraine, elle revient, c’est ça : tressautements de sensations
et je parcours le temps, je revis en une minute les dernières journées,
et je vois un esprit insatisfait, une tête bien faite. E. m’a dit que j’aimais la douceur
de mon visage. Est-ce ainsi qu’il faut lire les traits du héros ?
Douceurs sourdes.
Je ne vois pas pourquoi je m’interdirais de relier mon bonheur à l’écoute
d’une cantate. Et si la quête du héros c’était de se rapprocher de dieu ?
Ha non. Pas sérieux. Pas aujourd’hui. Pas dans l’époque.
Et je me tairais enfin ? A la droite ? Le ciel ? Oui j’aime regarder le ciel.
Mais cela ne prouve rien.
Le héros veut anticiper, brûler des étapes, se brûler la vie
pour un chemin somptueux.
Est-ce que je mérite cette éternité ? Cette facilité ?
J’écoute donc la voix souveraine de Barbara Hendriks
au nom du père inconnu. Et j’attends.
Posture essentielle du héros, chasseur grotesque ; mouche aux ailes d’anges.

Aujourd’hui c’est dimanche et j’ai trouvé ma vocation. Je crois que je vais postuler pour être « Counter-terrorism Analyst » ou « Operations Officer » à la CIA. J’ai passé les premiers tests d’évaluation en ligne et vous me croirez ou pas, j’ai obtenu des « excellent matches ».

La CIA recherche des « independant thinkers, adventurous spirits and passionate professionals » : ça me plaît bien, c’est tout à fait mon genre. Ils offrent des « competitive salaries » et même des « holiday pay », et ça c’est plutôt cool. Un « Operations Officer » du Clandestine Service, par exemple, peut être payé jusqu’à 60 000 $ dès la première année : moi ça me suffit.

Je me vois bien m’installer dans un pavillon avec jardin, garage et chien, tout près de mon boulot, au George Bush Center for Intelligence. Ça se trouve pas loin de Washington, à McLean en Virginie, sur la rive ouest du Potomac – très belle région. Là-bas c’est beau comme un campus ; d’ailleurs ils le disent, c’est une « campus like atmosphere ». Un peu comme à Camden. Il y a tout plein d’options pratiques : deux « fully equipped fitness facilities » et un « jogging track », et même un « child care center », au cas où j’engrosserais une « college student » du « Internship Program ». En plus, c’est une «drug-free workplace» : ça veut dire ce que ça veut dire, non ? (en fait je suis pas sûr ; je suis pas très bon en anglais).

A la CIA, tout le monde a l’air super sympa, ouvert, souriant, dynamique, pluriethnique. En plus ils bossent sur un fond musical hyper rock’n roll, ambiance Tom Cruise dans Mission Impossible. Trop cool. Avec un peu de patience je finirai peut-être comme Anne, une « senior analyst » qui voyage beaucoup et qui accompagne souvent W. Bush à bord d’Air Force One. La classe. Je finirai en vieux beau, les tempes grisonnantes, genre Harrison Ford.

Les pages d’un héros (extraits)

Il y a donc le héros : créature inconnue, burlesque et tragique.
(Quoique je n’ai pu explorer que le second registre.)
Il y a le rapporteur : celui qui espionne faits gestes et pensées du
héros. Homme au niveau juste du réel : vivant.
Et l’autre, le scribe, l’homme du bureau dont je suis peut-etre le plus proche.
Il écrit.Une voix extérieure me coupe à l’instant :
 » Vos complexités ne sont-t-elles pas exagérées ? »
Dois-je répondre à toutes les objections ?
Nous sommes inquiets.
Et d’ailleurs qui etes-vous ?
Les critiques.
Les hommes au niveau juste de la raison. Nous nous marrons, c’est tout.

Autologie.
(Avant de déjeuner.)
Bizarre.
Pourquoi n’ai-je toujours
pas développé
les dix films noir & blanc des
dix dernières semaines
de ma vie ?
Nuit.
Malgré un demi stilnox, insomnies.
Projets démentiels.
« Chère A. je m’en vais écrire
un monologue pour ta voix, ton corps. »

Matin.
Et les obligations m’obligent à ajourner
mes travaux.
Musique.
Retrouvé un morceau d’enfance
(Concerto pour la main gauche)
que j’avais découvert chez ma
grand-mère à Saint Malo.
Nuit.
Pour surmonter le temps, je retravaille
un texte qui s’appelle épreuve.
Mot.
Obstacle,
Difficulté,
Image,
voilà que ce que l’épreuve contient.
Force.
Quelque chose de trop fort bat en moi continuellement
depuis quelques semaines, dois-je me mesurer
&agrave cette énergie qui semble émaner
de nulle part ? Faut-il l’ignorer ? Est-ce une richesse ?
Fiction.
Et le photographe à décid&eacute de déchirer
ses images, elles neutralisent le souvenir, l’apauvrit.
Réjouissances.
Mercoledi, diner prévu avec Arnaud Claas et sa femme
Laura.
Repentirs.
Détails sordides, je me souviens
d’un montage photographique que j’avais appelé
« L’intime est ignoble. »
Radio.
Entendu la semaine derniè chez Veinstein,
l’écrivain Pons, qui se plaint aussi de l’intime,
et que l’autobiographie n’est souvent qu’une autobiographie des
humeurs, qui sont off course d’affreuses choses.
Laporte.
Solutions : la biographie. Terme dont le sens est inversé
il ne s’agit pas d’écrire la vie, mais de suivre au plus prêt
la vie de l’écriture. Vie d’homme de côté.
Détour.
Je vais déjeuner.

Je porte mon regard si loin que j’aperçois l’ Authentique.

SUPER TOURGUETEST : QUEL BEATLE ETES-VOUS ?

Question 1 : Si vous aviez un groupe de rock, par quoi seriez-vous le plus branché ?

Jouer de la guitare, chanter, et écrire de jolies chansons.

Jouer de la basse, chanter, et écrire de jolies chansons.

Jouer de la batterie, tout en forçant un peu sur l’alcool.

Jouer de la guitare, du sitar, et parfois, écrire de jolies chansons.

Old par DrT le 10 Avr 2003

Old par DrT le 15 Avr 2003

#3
Apparemment, vu de l’extérieur, tout va bien.
Il ne vit pas en marge du monde, n’a pas tué son père, paye ses factures.
A quatre vingt dix pour cent comme vous et moi. Mais…

L’univers est fragile,

ne le nourrissez pas

Old par M. Fox le 23 Avr 2003

araignée du matin, chagrin

araignée du soir, désespoir


Old par -- Zan le 18 Avr 2003

C’est ce demon dans son sang à elle
Qui a rongé lentement ses ailes
Aiii, c’est dans le ventre là
Marie sait ce qui arrivera
Dans cet endroit où on laisse aller…

Old par M. Fox le 14 Avr 2003

Sally Mara s’est salie dans les marais. Elle s’y mirait, seule (selon Marie).

Old par -- Zan le 03 Avr 2003

il parait que la blanche colombe à 300 tonnes de plomb dans l’aile
il paraît qu’il faut s’habituer à des printemps sans hirondelles…

– Acheter du feutre pour les pieds de mes fauteuils qui rayent mon parquet
– Enduire mon parquet d’un mélange d’huile de lin et d’essence de thérébentine (salon + bureau)
– Lancer une machine de blanc (serviettes, torchons, draps…)
– Changer les draps (ça commence à faire longtemps)
– Trouver une hache de poche (avec un manche en bois, c’est plus rustique -> Bricorama.)
– Prendre rendez-vous avec la victime
– Te chercher à la gare
– Présenter mon travail à Avril.exe (je sais même pas ce que c’est que ce truc)
– Aller à un apéro surprise (si il est confirmé)
– Rentrer
– Te faire l’amour toute la nuit durant (pas trop quand même, parce que dimanche j’ai du boulot)

Old par Rodia le 25 Avr 2003

À se voir trop souvent, nous sommes devenus des étrangers l’un pour l’autre.

respire

On avait depuis peu aperçu Ivan Tourgueniev dans près de 6 villes diffèrentes : Un témoin l’avait vu dans les jardins du sénat, à Paris, une femme enceinte jurait qu’elle avait croisé l’illustre grand-père sur le pont de Longdoz à Liège, un couple d’homosexuels certifiait que l’auteur russe était en extase devant le labyrinthe de la cathédrale d’Amiens le 14 Avril 2003 et que c’est son air mystique qui les avait fasciné, le premier conseiller du consulat de France à St-Petersbourg affirmait avoir identifié au musée de l’Ermitage un homme dont l’apparence semblait conforme à l’avis de recherche international lancé par le Vatican, Un couple de jeunes touristes français, Cécile et Antoine, déclarent avoir reconnu Tourgueniev à la station de Métro Bourse, à Bruxelles.

Il semble que la résurgence soit proche, il faut que nous soyons prets. Les planètes ne nous sont plus favorables et jouent désormais contre nous; mon dieu, donne-nous la force !

Old par M. Fox le 16 Avr 2003

Old par Rodia le 24 Avr 2003

le récitant : je ne posterai jamais à 17h20.

Old par igor le 18 Avr 2003

« – Je sais pas… dois-je penser ?
– Ben comme tu peux pas t’arrêter….
– Autant accompagner les mouvement ?
– Comme un vélo dans une pente… »

Old par -- Zan le 12 Avr 2003

Il n’avait pas empoisonné la source par plaisir,
on l’avait obligé à tuer tous ces gens

Old par M. Fox le 24 Avr 2003

J’aimerais tant qu’il soit 14h00 et être avec toi.

Old par Rodia le 08 Avr 2003


« -excusez moi messieurs vous pourriez m’indiquer la sortie ?
-HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA
-he ben qu’est-ce qui vous fait rire comme ça ?
HAHAHAHA la sortie !!! HAHAHAHA ça fait des années quon la cherche nous la sortie
HAHAHAHA allez viens Paulo, trop drôle ce gars HAHAHA la sortie HAHAHAHA« 


Old par -- Zan le 09 Avr 2003

L’écologiste avait établi que le nombre de pigeons était un facteur inversement proportionnel au nombre de rats,

les uns et les autres occupant la même niche écologique, il se demandait s’il valait mieux favoriser les pigeons pour réduire la population de rats, ou l’inverse

Old par M. Fox le 04 Avr 2003

Les cristaux jonchaient le sol entre nous,

elle semblait comme happée par l’ombre et l’inconnu,
et me laissait seul avec mes regrets et ma tristesse,

je me souviens qu’elle a beaucoup pleuré à cette période,
peut etre plus que moi,

je ne pouvais pas lui en vouloir,
je l’aimais
et je crois qu’à sa manière,
meme si elle prétendait le contraire,
elle m’aimait encore

ses petites marques d’affection,
ses coups de fil fréquents pour s’enquérir de mon moral,
nos diners et nos sorties au théatre…
notre complicité,
tout me montrait qu’elle m’aimait encore

je revois ton sourire et tes cheveux que j’aime tant caresser,
ils me plaisent autant qu’au premier jour
et cette image me contente
et me contentera encore longtemps

Old par M. Fox le 25 Avr 2003

« […] Nous arpentâmes tout au long, couloirs, corridors, grandes et petites salles… Nous nous arrêtions au surplus ici et là… pour regarder une vérole, une névrite, un petit quelque chose… Bien sûr, ils avaient des draps ces malades, des châlits de troupe, de la paillasse, mais quelle crasse ! … bon Dieu ! quels débris ! quel grandgousien chiot moisi… quelle gamme d’horreurs… quel sale entassement poisseux !… de cachectiques sournois… d’espions grabataires, d’asiates rances, tordus de haines peureuses… toutes les têtes du cauchemar, je veux dire les expressions de ces malades… les grimaces de tous ces visages, ce qui émanait de ces âmes, non de la pourriture bien sûr, viscérale ou visible, pour laquelle je n’éprouve, on le pense, aucune répulsion, et tout au contraire un réel intérêt. Cependant le mélange de tant de hideurs… c’est trop ! … Quelle fiente désespérée, quel prodigieux ramassis de puants guignols !… Quel cadre ! Quel égout ! … Quel accablement ! … Pas un coup de peinture sur les murs depuis Alexandre !… Des murs ?… du torchis en étoupe de fange ! Une sorte d’immense insistance dans le navrant, la désolation… J’ai vu pourtant bien des naufrages… des êtres… des choses… innombrables qui tombaient dans le grand limon… qui ne se débattaient même plus… que la misère et la crasse emportaient au noir sans férir… Mais je n’ai jamais ressenti d’étouffoir plus dégradant, plus écrasant, que cette abominable misère russe… Peut-être le bagne du Maroni offre-t-il de pareilles accablantes déchéances ?… Ce n’est pas sûr… Il faut le don… Souvent l’on s’est demandé après lecture des auteurs russes, je veux dire des auteurs de la grande période ( pas des larbins soviétiques), par exemple Dostoïewsky, Tchekov, même Poutchkine, d’où ils provenaient ces hommes avec leurs transes, comment ils tenaient à longueur d’oeuvre le ton de cette rumination délirante, funèbre ?… cet épileptisme policier, cette hantise du bouton de porte, cette détresse, cette rage, ce gémissement de chaussure qui prend l’eau, qui prendra l’eau éternellement, amplifié cosmique…

Ce prodige devient compréhensible, le sortilège s’explique sans peine après quelques jours de Russie… On conçoit parfaitement ce déchirement. ce suintement, cette dégoulinade douloureuse de toutes ces âmes, comme autant de niches pourries sur les os d’un chien famélique, battu, perclus, condamné.

Banale question d’ambiance au fond… nul besoin de rien forcer, de fabriquer le trémolo. Tout est là !… devant les yeux, sous la main… Il rôde certainement tout autour de ces gens, malades ou valides, de ces maisons, de ces choses, de ce chaos d’atrocités, une fatalité encore mille fois plus écrasante, implacable et louche, plus démoniaque invraisemblablement, que tous les Dostoïevsky de la période libre et heureuse (en comparaison) n’auraient pu l’imaginer.

Raskolnikoff ? mais pour les Russes c’est du Bouboule ! … ce damné doit leur paraître somme toute assez courant, assez vulgaire, aussi spontané, aussi fréquent, ordinaire, que Bouboule ! … Ils naissent ainsi. […] »

Louis-Ferdinand Céline – « Bagatelles pour un massacre »

Old par Rodia le 14 Avr 2003

Sang, pleurs, départ, gris, larmes, tristesse, séparation, caresses.

Old par Rodia le 20 Avr 2003

Après-midi.
Suites.
Recyclés
Quand j’étudiais à Arles,
Jacques Serena (écrivain de l’écurie Minuit,)
m’a dit qu’il copiait sans vergogne des phrases entières
d’autres livres, avec la fierté absurde d’une femme qui
se vanterait de tromper son mari.
(Quoi que Louis-René des Forêts l’aie fait aussi, mais ce ne sont
que des citations involontaires.)
Après-coup.
Ce qu’il a retenu d’une lecture &agrave la surface de Nietzsche,
hier soir, entre 00h05 et 1h07 :
(Mots qu’il lui envie beaucoup :)
« Les amis de la vie. »
« Les êtres manqués. »
« Développe toutes tes facultés — cela signifie
développe l’anarchie ! Péris. »

Portrait.
Se comporte dans les livres comme dans la vie :
en espion, il attend son heure.
Programme.
Reprise d’un texte.
RDV avec A. (au soleil, malgrè le vent frais.)
Tri des images récemment faites.
Gênes :
Les soi disants cultivés
Les médiocres complaisants.
Lecture.
Valeria Piazza :
« Le journal est ainsi par essence le lieu dans
lequel l’appropriation de soi se rend chaque fois
potentielle et pourtant impossible. »

Mail
F.Y J. (écrivain exil&eacute à N.Y) :
 » Bon courage aussi pour vos cours de photo et vos différentes
activités liées à cela. C’est toujours difficile, en effet,
et cela a représenté l’une de mes principales épreuves,
de délaisser ou mettre entre parenth&egraveses la
vie quotidienne, professionnelle, pour écrire, lorsque l’impératif
survient. Il y faut bien de la persévérance.
Mon livre en cours avance cahin-caha, mais sa masse de brouillons me
contraint à ne pas renoncer. Je cite souvent cette phrase de Pavel
Filonov, que je vous ai peut-être déjà recopiée :
« Lorsqu’on éprouve de la difficulté à faire quelque chose,
il faut continuer : c’est en trouvant la solution qu’on fait vraiment qq chose de nouveau. »

Viagra, ce héros…

Old par Gu. le 09 Avr 2003

des vapeurs de métal
à l’intérieur de moi

le temps est un disque
que j’écoute sans plaisir

le cube vole le soleil
et les âmes des pélerins
qui chantent ses louanges,

plus féroce que le lion
et plus doux qu’une femme,
il sait cajoler, séduire
et punir
il règne, fort et serein
partout où peut s’étendre son regard
bleu et implacable

Old par M. Fox le 17 Avr 2003

le récitant : Un connard harcèle une des personnes les plus gentilles et douces que je connaisse.

Old par igor le 03 Avr 2003

– Et toi ?

Old par Rodia le 24 Avr 2003

– Que fais-tu ?
– Il s’emmerde.

Old par Rodia le 23 Avr 2003

are you hungry?
are you sick?
are you begging for a break?

are you sweet?
are you fresh?
are you strung up by the wrists?

we want the young blood (la-la-la-la)

are you fracturing?
did you do anything?
are you torn at the seams?
fleabitten? motheaten?

we suck young blood (la-la-la-la)
we want the young blood (la-la-la-la)

won’t let the creeping ivy?
won’t let the nervous bury me
our veins are thin
our rivers poisoned

we want the sweet meats (la-la-la-la)
we want the young blood (la-la-la-la)

One O’clock… we’ll be
SINGIN’ IN THE RAIN

Old par DrT le 20 Avr 2003

Au dehors
Les chiens se frottent aux herbes sages

Les courbes folles
lancées à la conquete du ciel
n’ont pas le temps
d’attrapper la rage

Old par M. Fox le 24 Avr 2003

Il y a un papillon chez moi que je n’arrive pas à déloger
Il vole partout, il papillonne quoi…
Ce qui m’embête c’est que s’il pouvait parler
Il trahirait tous mes secrets les plus honteux
Je suis un peu mal à l’aise maintenant
Un peu intimidée
Est-ce que c’est ça l’oppression?

Ce week-end…

Les perles de verre se sont répandues à mes pieds
et inconsolable
d’avoir perdu
ce souvenir de toi,
je les contemple en pleurant

Je suis seul à nouveau, Ici
je laisse un peu de sable couler entre mes doigts,
en souvenir de nous

Old par M. Fox le 22 Avr 2003


qu’y-a-t’il de plus violent que de perdre une soeur?

L’amour n’est qu’un jeu

rien de suffisant

pas d’enjeu

juste de quoi sourire

et soupirer en serrant qui de droit

au creux de ses bras

Old par M. Fox le 08 Avr 2003

Tu grimpes encore sur moi
pour avoir des caresses,

griffe moi un peu,
tu tressautes sous ma main,
comme une vierge
au bras d’un marin

l’ailleurs est en toi
et cet abime dans tes yeux
je m’y échappe souvent,
lorsque j’ai du tourment

Tu es mon réconfort,
ma retraite paisible,
mon amour
et mon coupé sport,

chacun de tes poils
est un de mes amis,
chaque pas que tu fais
m’émerveille et m’éblouit

Je ne veux plus jamais te quitter,
frottons nous pour toujours,
l’un contre l’autre
serrés

Old par M. Fox le 23 Avr 2003

Règle n°2 : “Il est interdit de parler de Reservoir blogs.”

Old par Gu. le 07 Avr 2003

mon lapin couche avec une carotte
pas moi

si je me trouve assis ici devant toi
c’est pour te parler de notre relation.
je pense que je t’aime, que je veux vivre
avec toi.
tu ne dis rien, tu me souris,
dois-je comprendre que ça veut dire oui ?
je t’aime.
tu es si importante pour moi que
je suis d’accord
pour accepter tes tours et tes détours
même si ça me heurte
parfois.

pourquoi pas.
je vais te donner une clef
qui ouvre le grand placard
dans ma chambre
mais
tu ne devras jamais l’utiliser,
sinon
tout serait fini,
définitivement.

je t’aime, j’accepte tout.

bien bien.

Old par igor le 02 Avr 2003

The band of future is…

Old par Gu. le 09 Avr 2003

des fourmis électriques courent dans tous les sens

il brise le grand tabou ! il montre l’interface !

le petit univers de cristal
s’effondre sans se presser
alors que le cube opalescent
rayonne et flotte sur toutes les terres connues

Old par M. Fox le 17 Avr 2003

« là ici »