DJ SADE, CE HEROS
Le langage du héros vaste problème.
Comment puis-je en meme temps exprimer une émotion,
communiquer une pensée ; qu’on me reconnaisse sans
me caricaturer, parler d’autre chose que de ce que je suis en
train de dire, laisser le sens plurivalent mais précis quand meme ;
moins allusif que Mozart, aussi pointu que Webern, drole, sincère,
grave, catastrophique, touchant, aimable ?
Tout à la fois ? Plutot se perdre.
Le héros fonctionnera pas à pas.
« Quelle immensité et quelle misère dans le langage ! »
Le héros ne devra pas comparer le langage à un monde
car il n’est pas poète.
Il bravera les tentations lyriques, et revera comme il se doit, à de grands récits.
(Langage monstrueux, imaginé, volé, inventé, combiné, mélangé.)
#38
(En témoin de la vie sordide, intérieur-jour.)
Comment soulager l’énervement ? Ecrire multiplie la haine.
Partir serait mieux mais il a rendez-vous avec une femme,
alors il faut subir ces vieux cons alignés comme
des bocks le long du zinc.
La jeune fille : « Vous m’en voulez ? »
— Absolument !
— Qu’avez-vous fait en m’attendant ?
— Des projets de meurtres !
— Sortons s’il vous plait.
— Bien entendu.
Il faut imaginer le héros s’en allant,
la femme à son bras vers une nouvelle aventure.
Comme la vie est lente et comme l’espérance est violente…
(c’est Apollinaire ou Verlaine, un doute…)
Fiche d’identité :
Nationalité : Hurleuse
Activité principale : Hurler.
Description physique : grande bouche, amplitude des poumons
Maladies connues : la Hurle (maladie incurable, très grave, et contagieuse à ce qu’on m’a dit).
Hurler de joie. Hurler de rage. Hurler quand je jouis. Hurler pendant mon sommeil. Lui hurler que je l’aime, mais qu’il faut qu’il fasse la vaisselle. Hurler à la lune. Hurler dans le métro. Hurler sous coke. Hurler sur mon chien. Hurler sur mon boss. Hurler au téléphone. Hurler vers la mer, la voix portée par le vent. Hurler toute seule dans un champ. Hurler en permanence. Hurler partout et en toutes circonstances. Hurler intérieurement.
le récitant : I don’t wanna be like everybody else, that’s why I’m a mod, see?
Cette petite ligne, tu t’en souviens ?
Celle que tu as trouvée dans mon journal
Celle qui part de la hanche et qui descend…
Tu veux la lécher encore ?
Elle a un goût d’encre
Et ce petit caillou dans mon nombril
Tu te souviens de son goût de terre ?
N’oublie jamais rien…
un tourment au printemps, le parfum du marquis corse, les rires des malades
suave ellipse falsifiée en plein soleil
sage eclipse d’un monde douillet
qui ne parle que de toi
Gémeaux
Le 3 Avril
Vos problèmes matériels et professionnels trouveront leur aboutissement ce jeudi, ne perdez pas espoir
Coté coeur, aujourd’hui est une journée interessante, une rencontre est possible si vous vous laissez guider par votre instinct
Santé : attention à l’abus d’excitants, mangez de la viande blanche
Matin.
Se laver les cheveux avec Mixa bébé et sentir
à nouveau sur son crâne les doigts de sa maman, voilà
une sensation qui ne prête pas beaucoup à rire.
Fallait-il le dire ?
Aujourd’hui en ouvrant ma boîte j’ai de la chance :
Quelqu’un se propose de s’occuper de mon découvert bancaire,
Un autre d’augmenter la taille de mon pénis
Et une certaine Angela m’invite à un premier rendez-vous gratuit…
Un espace d’expression sur Internet : est-ce jamais autre chose que de l’auto-promotion ?
Continuité
1.Et ce n’était finalement que le jeu
(stérile ?) d’un entretien sans
interlocuteur ; Invention de l’autre,
méprise de soi.
2.Il avait poussé la curiosité
jusqu’à ouvrir le dernier roman de M.K.
peur qu’il ne soit pas à la hauteur
des livres adorés quand
il avait dix huit ans ; la difficulté du retour, ce fut aussi
la sienne, retrouver un espace littéraire, inchangé.
3. Curiosité comme dévoilement, fuite et recherche de
l’image juste.
4. Il irait à Prague pour s’acheter un tee-shirt avec Kafka dessiné dessus.
5. Curieux des autres, de lui-même, aussi.
J’ai trainé ton corp jusqu’au camp.
Le sang coule partout.
Le bruit des bombes et les pleurs des femmes me terrifient.
J’ai peur.
les combats avaient été apres
lorsque nous livrions bataille
contre l’esprit du mal,
une à une,
les forteresses noires étaient tombées,
submergées par le sang des notres,
toujours plus vaillants
et plus nombreux
six années ont passé,
j’entends à nouveau résonner les tambours,
les notres marchent sur les cités de lumière,
la paix est terminée,
l’homme régnera enfin,
débarrassé du bien et du mal,
notre fer
tranchera leurs ailes
et nos pieds fouleront leurs enseignements les plus sacrés
et lorsqu’il ne restera plus rien
de ces gorets,
alors viendra le temps de l’homme,
le temps de la liberté
Je t’aime. Ton extrême maigreur fait ressortir tes hanches et leur donne presque une courbe féminine. J’aime y passer la main ou la langue. Ta pilosité d’un blond lumineux me donne encore envie de jouer avec les boucles de ta poitrine. Le soleil déclinant s’y niche d’une manière étonamment attendrissante. Je verse quelques larmes pour toi. Mes mains sur tes fesses, je te caresse doucement. J’évite de trop regarder ton visage écrasé par la hache. Seule ta bouche est miraculeusement épargnée et me laisse voir cet étrange sourire que tu m’offrais si souvent quand le plaisir venait. Bizarrement, j’envisage de m’y glisser plus tard quand elle sera ramollie. Je masse tes cuisses et tes seins. Je passe la main sous tes bourses écrabouillées et je recueille sang et sperme qui en dégouttent encore. Je porte la main à la bouche savourant les fortes saveurs que tu me laisses. Je t’aime.
elle ne faisait que dire du mal de tout et de tout le monde
et un jour la mer
agacée par ses jacassements
la noya en son sein
pour ne plus rien entendre
Fumer des Reynolds parce que le paquet coulisse,
mais avec la voix de Patrick Eudeline qui fait des interludes,
sauf le dimanche,
si tu veux aller à Plougastèle,
toute cette clique là,
putain mes ces mecs là,
attends moi j’fais du punk hein,
on va faire péter les vitres à la samaritaine,
prod’ aux States,
il monte en puissance,
Julie a tout compris de la poésie contemporaine,
Garance vend car garance Dor,
Garance Gore,
D’habitude il est trop à tailler des pipes à tout le monde,
Moi ce qui me réjouis dans cette histoire,
Vous proposez vraiment un show,
C’est une baltringue t’inquiètes!
(Rires)…
Une petite voix dans ma tête (épisode 1)
Je reconnais bien cet endroit
plusieurs fois la même sensation.
L’immeuble se jette à mes pieds
et je me roule en boule
il m’a fait paniqué.
Code griffoné sur papier
sais plus dans quelle poche il est.
ah! 237B
escaliers dévalés
j’y vais
aucune idée
d’où j’vais.
Quoique ç’a y est
j’viens d’comprendre
j’peux zoomer
dans la cam’ je fais
partie de la scène visée.
J’ouvre un oeil
seul le réveil peut dicerner
le rêve de la réalité.
Le mien il
dit qu’il
ne se fait plus assez
tôt pour faire des
pleins et déliés
sur un songe
tout froissé
à repasser
mis au rencart
dans un panier
nié
déjà oublié
songe parti dans les
lymbes du passé.
Mes yeux-aiguilles
transcendent la réalité
mise en marche en
direction assistée
pilote automatique
je courbe l’échine
totale sous le
contrôle de la machine
emprise schizophrénique
robotique précision
cission neurologique
la voie dans
la tête veut
que j’accomplisse
une mission…
(A suivre…)
L’orage toujours purifie,
et la nature semble presque comme en plein orgasme,
tellement puissant,
quand la foudre lui saisit le bas-ventre et que le tonnerre eructe
tandis que ses arbres s’ arrachent
Quadrophenia: n. personality split into four separate facets: advanced state of schizophrenia; twice the normal accepted medical condition; inability to control which facet is foremost at any one time.
Quadrophenic: adj. extremely volatile state of mind; a condition of today.

– il ne pose jamais de questions, je ne sait pas ce qu’il en pense.
– tu ne sais pas s’il éprouve de la jalousie ?
– son attitude signifie clairement que non…
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Le Pakistanais ou l’Indien qui vend dans le métro de petits talismans hypnotiques est-il un extra-terrestre (intra-terrestre) cloné 10000 fois. Ces petites choses violettes de formes cristallines qui clignotent de manière régulière peuvent-elles être vraiment achetées ou servent-elles uniquement à nous téléguider au travers des couloirs du métropolitain ou même à permettre notre total contrôle depuis Alpha du Centaure (le centre-terre) ? Si vous croisez l’un de ces personnages dirigeant ostensiblement vers vous une poignée de ces engins maléfiques : détournez le regard. Le port de lunette teintée ne semble pas efficace.
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Le Tao est perturbé. Le monde est déréglé.
Mais tant qu’il y aura des choses comme ça, je serai heureux de vivre.
SUPER TOURGUETEST : QUEL BEATLE ETES-VOUS ?
Question 1 : Si vous aviez un groupe de rock, par quoi seriez-vous le plus branché ?
Les cristaux jonchaient le sol entre nous,
elle semblait comme happée par l’ombre et l’inconnu,
et me laissait seul avec mes regrets et ma tristesse,
je me souviens qu’elle a beaucoup pleuré à cette période,
peut etre plus que moi,
je ne pouvais pas lui en vouloir,
je l’aimais
et je crois qu’à sa manière,
meme si elle prétendait le contraire,
elle m’aimait encore
ses petites marques d’affection,
ses coups de fil fréquents pour s’enquérir de mon moral,
nos diners et nos sorties au théatre…
notre complicité,
tout me montrait qu’elle m’aimait encore
je revois ton sourire et tes cheveux que j’aime tant caresser,
ils me plaisent autant qu’au premier jour
et cette image me contente
et me contentera encore longtemps
Cette loi de l’alternance est aussi un motif, ou plutôt une épreuve
qu’il faut accepter, sans ressentiment ; lorsqu’une phase d’abattement
rend le travail impossible, espérer pouvoir à nouveau retrouver
ce pouvoir de dire, d’exister en somme puisqu’on a pu enfin accepter le péril,
car cette loi est bien entendu une machine infernale !
je suis en train
de me fournir
en armes de
destruction
massive
ici
Tu as toujours eu
deux pas d’avance
nous, on marchait
pendant que tu courais
et on t’a perdu de vue
est-ce que tu es mort ?
je dois avouer que j’ai trainé
près de ton ancienne adresse,
cherchant en vain
un espoir, une caresse
les années se ressemblent
fades et stériles
depuis que tu es parti
je n’arrive pas à t’oublier,
tu me manques
Le quartier Saint-Lazare, à Paris, me fait penser à une chanson de Pizzicato Five.
De manière générale, le quartier Opéra me fait penser au Japon.
Est-il utile de préciser que je n’ai jamais mis les pieds au Japon ?
on ne le répétera jamais assez :
l’important n’est pas l’uppercut
mais le jeu de jambes.

A VENDRE/
MAISON BLEUE-VOLETS JAUNES/
PROVENCE + CIGALES + TERRAIN DE PÉTANQUE/
TRAVAUX DE RENOVATION A ENVISAGER SERIEUSEMENT…
l’effet et rien que les faits
fait 1 : je viens de me lever
fait 2 : j’ai laissé le thé trop infuser
fait 3 : elle mixe juste pour nous deux
fait 4 : elle est belle quand elle mixe
fait 5 : remarque : elle est belle aussi quand elle ne mixe pas
fait 6 : la marque sur mon front est revenue
fact 7 : j’aime quand elle porte ce paréo
fait 8 : je reconnais un morceau qui passe
fait 9 : once more with feeling [B6-07], je suis bien ici.
fait 10 : rentrer chez moi et bosser un peu
fait 11 : oublier que je suis si bien ici pour pouvoir rentrer.
































