– des boyaux dont on fait les cordages des raquettes de tennis – des gommes dont on fait des boules dont on fait des mystères – 8 queues de rechange dont on fait un fouet (pour les jeux SM) – quelques âmes de rechange dont on fait commerce quand on est peu scrupuleux – Un moteur à réactions, des vieilles moustaches, une langue à donner aux enfants pour qu’ils rapent le fromage..
Parole du héros La persévérance ? Oui, quand bien même l’objet de la recherche serait vain, ou impossible à atteindre, seul l’effort donnerait du sens à l’épreuve ; c’est le mouvement du travail qui reste sacré, la cible pourrait ne pas exister, il en serait de même : l’acharnement, oui c’est le mot juste, pourquoi ? mystère acharnement à montrer que rien n’est évident. Danger. Considérer que le sens de sa recherche est hors de soi, est une mort à petit feu.
Il en vient à penser que lorsque la peur s’atténue, qu’il a bravé la folie, et avec elle cette proximité de mort – il n’a plus rien à perdre ; il se laisse donc conduire dans la confiance vers un espace blanc qu’il imagine etre le lieu du repos, celui du bonheur. Quel serait l’avantage de ce lieu ? Quel serait ce lieu ? Transparence. Rien au-delà.
Qui seulement écoute ? Ou parle ? Gesticulations verbales insensées. Images vides du monde. Centres décentrés. Infatigable exercice au devant d’une femme. Elle serait morte et assisterait loin d’ici aux virtuosité ridicules, comme toutes virtuosités qui se doivent de l’etre, RIDICULES. Mais on insiste. Quelque chose doit absolument se faire savoir. Nous ne savons pas encore quoi.
l’embryon de poulet continuait d’évoluer, le traitement opéré semblait néanmoins avoir désorganisé son système d’orientation et de diffèrenciation, on percevait en l’amplifiant le son de deux coeurs distincts, l’un très lent et très fort qui semblait imperturbable et l’autre plus petit et sujet à de brusques accélérations
Erratum. (Compris l’impossibilité de parler en mon nom. Plutôt se demander ce qu’il y a derrière le nom. Avant le nom. Une créature épouvantable ? Un sauvage que je me propose d’apprivoiser. La création du héros comme un ego d’expériences, momentané, textuel. Un être abstrait. Un moule dans lequel tout peut se fondre. Même si le héros est une force vide, je suis responsable de lui puisque je l’ai crée. )
« J’ai appris qu’elle fréquentait un autre garçon ; je me suis dit que mon manque de bravoure m’avait fait gâcher une occasion. Je vais lui déclarer, mon amour, maintenant qu’il n’y a plus d’enjeu. J’en sais trop rien, je pense que je garderai le silence, je ne suis pas suffisamment courageux. » « Dis pas ça »
– On s’est déjà vu, non ? – Ah bon… euh non je crois pas… – Mais si… – Euh… – Ben si, c’était il y a un quart d’heure environ. Sur le dancefloor, en dansant. On s’est regardé mais on s’est pas parlé. – Ah oui… hi hi, c’est vrai… [petit rire espiègle, regard mutin] – Hum… tu… euh… tu veux boire quelque chose ? – Euh non merci, pas pour l’instant… j’vais retrouver mes amis… à plus tard peut-être ? – Euh ouais c’est ça, à plus tard peut-être.
Leur sueur, leurs muscles et leurs efforts sont réels. Leur virilité est brute et absolue. Leur équipement militaire de combat, leurs uniformes et leurs armes sont authentiques.
« -excusez moi messieurs vous pourriez m’indiquer la sortie ? -HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA -he ben qu’est-ce qui vous fait rire comme ça ? –HAHAHAHA la sortie !!! HAHAHAHA ça fait des années quon la cherche nous la sortie HAHAHAHA allez viens Paulo, trop drôle ce gars HAHAHA la sortie HAHAHAHA«
« Moi aussi, j’ai eu de ces professeurs avec leurs airs de flûte pervers et avec leur pincement de guitare pervers (…) ces sentimentalo pathétiques suppôts de l’état à l’index dressé. » T. Bernhard.
* septième ciel * ? Et bien non, pas de nirvana en vue, surtout quand je pense que tu n’as répondu a aucun des mails que j’ai pu t’envoyer. Que ce soit des lettres d’amour, des mails sans prétention ou bien des images, rien, semble-t-il, n’est assez bien pour toi. Je ne dois sans doute pas être assez « stimulante ». Mes jupes pas assez courtes, mes yeux pas assez bleus, ou bien, c’est beaucoup plus simple: je suis trop disponible, tu crois sans doute que je suis à ta disposition, que tu n’as aucun effort à faire pour me séduire. Tu dois penser que ce que tu connais de moi est bien suffisant, qu’on est un déjà vieux couple, qu’il ne faut pas trop en demander, mais tu n’as rien épuisé en moi, et c’est bien dommage car tu ne le sauras jamais puisque je te quitte…
Notre armée avait brisé la plus grande des portes d’albatre et nous nous enfoncions au coeur du labyrinthe, dans l’espoir de rejoindre le palais impérial pour enfin trancher net tes abeilles et ta tête
Continuité 1.Et ce n’était finalement que le jeu (stérile ?) d’un entretien sans interlocuteur ; Invention de l’autre, méprise de soi. 2.Il avait poussé la curiosité jusqu’à ouvrir le dernier roman de M.K. peur qu’il ne soit pas à la hauteur des livres adorés quand il avait dix huit ans ; la difficulté du retour, ce fut aussi la sienne, retrouver un espace littéraire, inchangé. 3. Curiosité comme dévoilement, fuite et recherche de l’image juste. 4. Il irait à Prague pour s’acheter un tee-shirt avec Kafka dessiné dessus. 5. Curieux des autres, de lui-même, aussi.
Pourquoi écrivez-vous ? Beckett : « Bon qu’à cela. » Blanchot « Ecrire, c’est se livrer à la fascination de l’absence de temps. » Bernhard : « J’écris car beaucoup de choses me sont désagréables. »
On entend un beat… pow-pow, putain c’est génial, alors t’as la solution fatale? on a du temps pour le faire… ok, j’accèpte et puis on fait un deal c’est dur d’écrire sur un portable, non? En fait le problème avec abjection infame ça joue presque contre ton camps… tu vois ton texte il est déjà vraiment méchant et là on est trente ans plus tard quoi Regardes le truc, moi j’adore par contre l’idée de la lettre, et en te justifiant à aucun moment! Faut que j’aille à la Samaritaine récupérer des CD’s c’est sur mes mails et je peux pas les lire d’ici pourquoi pas l’inverse de la virtualité guerrière quoi! ou la probabilité expansive, qui se donne… c’est stylistique! Nique la pédagogie! ça fait comme les mômes, le désir, que ça dans la bouche, et pareil, pas besoin d’adjectif puisque tu vas le flinguer. Obsolette… le parti pris capitaliste et pas de majuscule à situationniste Mald Aurore aime les pieds de Rodia, C’est du bon coco, Grumpfff!!! s’épuisant dans des formes d’action synonymes à stériles La virtualité et l’alliénation, on comprend pas c’est la même chose, il fait gravement chaud et la virtualité sera réticulaire!
Le Cinquième Feu fait, une dernière fois, circuler le Sel blanc autor des Granules et le superflu, définitivement, peut être abandonné et jeté par l’artiste. (…) L’Artiste a appliqué les deux dernières touches de Quintessence sur la Pierre, en la laissant bien sécher entre chaque application: de Jaune foncé, celle-ci est passée à l’Orange, et maintenant la voici Rouge, parfaite et pure, et prête à opérer le miracle de la transmutation.
The truth is that none of our thousands of nuclear weapons can protect us from these terrorist threats. President Clinton said that we are a target because we stand for democracy, freedom, and human rights in the world. Nonsense! We are the target of terrorists because our government stands for dictatorship, bondage, and human exploitation. We are hated because our government has done hateful things. We did it in Iran. We did it in Chile. We did it in Vietnam. In country after country, our government has thwarted democracy, stifled freedom, and trampled human rights. In short, we should do good instead of evil. Who would want to bomb us? Did you know that in 1986 the World Court convicted America of being a war criminal for its crimes committed in Nicaragua in ’83 and ’84? More about understanding Geoge W Bush and his cabinet, NATO, the oil, US inner Politics after 11 September. . .
Pages du héros (à la campagne) Le corbeau vient de me regarder ouvrir à nouveau les paupières, d’un air étrange, j’ai eu l’impression de n’etre pas un homme (aucune méfiance de sa part), ni une proie possible ; si les corbeaux m’ignorent, j’ai déjà gagné quelque chose, mais quoi ? La permission de voir, peut-etre. Je me plais à penser que les alouettes sont d’accord pour que je contemple leur plumage, que le pie vert est enchanté que je sois un auditeur qui apprécie sans culture son hennissement ; il y a les branches méandrines, le coucou qui pourrait folatrer, je ne lui ferai pas de mal, je suis là en ami, sans sciences, je l’ai dit, mais plombé d’idées imprévues. Ce que je vois se double de morts, d’imaginaire. Pourquoi est-ce ainsi ? Et pourquoi surtout résister ? La bombe cosmique est lachée, je l’ai déjà prévenue, et je continue dans un mélange d’angoisse et de bien-etre, et il faut etre fort pour ici faire naitre une tension à partir d’un si paisible paysage.
Tu me baises bien, là, oui, comme je t’aime Il n’y a que toi pour me baiser comme ça Il n’y a qu’un toi, il n’y a qu’un moi Il n’y a que toi pour me baiser comme ça Il n’y a que moi pour être baisée comme ça par toi (…)
notre vie est lente il faut l’accélérer notre vie est lente il faut l’accélérer notre vie est lente il faut l’accélérer notre vie est lente il faut l’accélérer
Je l’ai encore dans la tête Je n’ai plus de libido Je suis à moitié dépressif et tout à fait torturé Je passe mon temps à bosser et à boire Es-tu prête à supporter un tel supplice ?
« aujourd’hui, c’est une journée spéciale: si tu fait bien attention, tu remarqueras que tout le monde ressemble à Jean Gabin. Dans les cafés, tout le monde parle avec un drole d’accent parigot, même les filles se mettent à porter des casquettes un peu de coté, et les gens ont un petit regard bleu mouillé, comme Jean Gabin. Si tu allumes la télé, tu verras sans doute un des enfant de Jean Gabin, sa fille ou son petit fils qui trainent sur le plateau de Drucker; ou bien un acteur diras avec un regard pénétré et une voix rocailleuse: « t’as de beau yeux, tu sais », ou bien ça pourrais être la rediffusion de « la bête humaine »… c’est Gabin day… »
Aujourd’hui en ouvrant ma boîte j’ai de la chance : Quelqu’un se propose de s’occuper de mon découvert bancaire, Un autre d’augmenter la taille de mon pénis Et une certaine Angela m’invite à un premier rendez-vous gratuit…
Tout le monde devant le portrait de quelqu un pourrait se reconnaitre. « C est lui, c est moi. » Pas question de s émerveiller, de le prendre pour modèle, la peau incandescente vient déchirer ses sourires, et quand on le voit (image solarisée) on peut se dire : mais il a perdu sa forme, il a déjà cramé sa présence.
Il y a eu donc quelqu un, et je veux le retrouver. Présenter le banal, sans histoires, sans biographie, sans visage. Si tel est le projet, à quoi bon continuer ? Foi dans le personnage de quelqu un. En lui, je vois mes héros favoris dans la vie littéraire. Comme si, en faisant cet effort de le dessiner, je me me mélangeais aux créatures de nulle part.
elle ne faisait que dire du mal de tout et de tout le monde et un jour la mer agacée par ses jacassements la noya en son sein pour ne plus rien entendre
Je reconnais bien cet endroit plusieurs fois la même sensation. L’immeuble se jette à mes pieds et je me roule en boule il m’a fait paniqué. Code griffoné sur papier sais plus dans quelle poche il est. ah! 237B escaliers dévalés j’y vais aucune idée d’où j’vais. Quoique ç’a y est j’viens d’comprendre j’peux zoomer dans la cam’ je fais partie de la scène visée.
J’ouvre un oeil seul le réveil peut dicerner le rêve de la réalité. Le mien il dit qu’il ne se fait plus assez tôt pour faire des pleins et déliés sur un songe tout froissé à repasser mis au rencart dans un panier nié déjà oublié songe parti dans les lymbes du passé. Mes yeux-aiguilles transcendent la réalité mise en marche en direction assistée pilote automatique je courbe l’échine totale sous le contrôle de la machine emprise schizophrénique robotique précision cission neurologique la voie dans la tête veut que j’accomplisse une mission…
#9 Il soupçonne ses réactions dites instinctives de n’être pas spontanées. « Est-ce que je ne simule pas l’enthousiasme quand C. par exemple me téléphone ? » Mais il ne s’en rend pas compte. Peut-on retrouver l’âme véritable ? Il ne veut pas s’y essayer car il a peur de la découvrir noire, pleine de haine et d’indifférence. « Si ça se trouve, la voix de C. impromptue dans une journée consacrée à la méditation solitaire me pèse atrocement ; l’entendre ne provoque aucun amour, pire encore : aucune reconnaissance. Mais je n’accepte cette part de méchanceté. Je dois faire des efforts de bonté». Le héros, comme on le voit, est clivé. Sa tâche : éteindre une à une les fausses paroles, les gestes empruntés. Une bataille au cœur du langage, face aux corps. N’être plus qu’un.
– allo, mon amour ? – oui, où es tu ? – je sors tout juste, on se retrouve quelque part pour finir la soirée ensemble ? – oui, bien sur ! le parc en face de chez moi, ça te va ? – super. je suis là dans 10 minutes. – parfait. à tout de suite. je t’aime. – moi aussi je t’aime. à tout de suite.