Nuit. Oui, pub-de-soi-auto-promo- ou parodiant le héros = AUTOLOGIE. Ivresse, mitigée. Que s’est-t-il passé ? — La java. (Mon secret sur drames.) IL a rencontré celle qu’il n’aurait pas du voir, par hasard, alors qu’il existe à Paris dix mille boites pour danser. Conversation. — Qu’est-ce que tu fous là ? — Ambiance latino molo. — Romantico solo. — Crazy old times. La jeune fille que le héros n’a pas vue depuis des lustres, se pavane et conserve son accent américain, et avoue que les filles de Boston ne sont jamais polies. Secret violé Errements dans Paris avec A. qui le console comme elle peut. Paroles. — N’importe quoi ? — Poursuivre des fantômes n’est pas un hobby. Avant. — Quel temps ? — Celui des causes… — Bof : tout un roman, notices etc. trop de fatigue pour rendre compte d’une situation banale. — Et alors ? — Auto-promotion, propagande d’une âme. — La vendre ? — Oui. — La partager. Inanité
– des boyaux dont on fait les cordages des raquettes de tennis – des gommes dont on fait des boules dont on fait des mystères – 8 queues de rechange dont on fait un fouet (pour les jeux SM) – quelques âmes de rechange dont on fait commerce quand on est peu scrupuleux – Un moteur à réactions, des vieilles moustaches, une langue à donner aux enfants pour qu’ils rapent le fromage..
Le langage du héros vaste problème. Comment puis-je en meme temps exprimer une émotion, communiquer une pensée ; qu’on me reconnaisse sans me caricaturer, parler d’autre chose que de ce que je suis en train de dire, laisser le sens plurivalent mais précis quand meme ; moins allusif que Mozart, aussi pointu que Webern, drole, sincère, grave, catastrophique, touchant, aimable ? Tout à la fois ? Plutot se perdre. Le héros fonctionnera pas à pas. « Quelle immensité et quelle misère dans le langage ! » Le héros ne devra pas comparer le langage à un monde car il n’est pas poète. Il bravera les tentations lyriques, et revera comme il se doit, à de grands récits.
Parfois le simple envoi d’un e-mail a quelque chose d’incroyablement vertigineux. Un banal clic de souris devient presque une mise en abîme. Pris d’une audace rare, on cherche à repousser ses limites, on en vient à rédiger un truc invraisemblable, qui ne passerait ni sur le papier, ni à l’oral, ni à l’image. Paradoxalement, le truc en question est souvent anodin, voire insignifiant, presque dérisoire. Et pourtant, sublimé par l’e-mail le message est comme transfiguré ; gravé dans le pixel, il est investi d’une énergie illimitée. Une amitié peut se briser d’un seul clic ; une histoire d’amour peut naître, le cours d’une action peut s’effondrer, etc., vous connaissez le principe. Et surtout, il y a ce moment indicible où tout va basculer, ce moment où l’on s’apprête à cliquer sur « envoyer ». Quelle jouissance, quelle sensation grisante, c’est un jet de dés tragique – non, c’est un tir de missile, et peu importe les dégâts collatéraux, seul compte cet instant magique où l’on appuie sur un bouton en se disant « est-ce bien raisonnable ? ». La montée d’adrénaline persiste encore quelques longues minutes après le clic – il faut la savourer ; parce qu’à cet instant précis, quoiqu’on ait fait, on a encore raison.
Ah ! Pardonne-moi ! Je suis un infame, et plus vil que les scorpions, que la fange et la poussière ! Tout à l’heure, pendant que tu parlais, ton haleine a passé sur ma face, et je me délectais comme un moribond qui boit à plat ventre au bord d’un ruisseau. Ecrase-moi, pourvu que je sente tes pieds ! Maudis-moi, pourvu que j’entende ta voix ! Ne t’en va pas ! pitié ! pitié ! Je t’aime !
#3 Apparemment, vu de l’extérieur, tout va bien. Il ne vit pas en marge du monde, n’a pas tué son père, paye ses factures. A quatre vingt dix pour cent comme vous et moi. Mais…
– Acheter du feutre pour les pieds de mes fauteuils qui rayent mon parquet – Enduire mon parquet d’un mélange d’huile de lin et d’essence de thérébentine (salon + bureau) – Lancer une machine de blanc (serviettes, torchons, draps…) – Changer les draps (ça commence à faire longtemps) – Trouver une hache de poche (avec un manche en bois, c’est plus rustique -> Bricorama.) – Prendre rendez-vous avec la victime – Te chercher à la gare – Présenter mon travail à Avril.exe (je sais même pas ce que c’est que ce truc) – Aller à un apéro surprise (si il est confirmé) – Rentrer – Te faire l’amour toute la nuit durant (pas trop quand même, parce que dimanche j’ai du boulot)
Le Cinquième Feu fait, une dernière fois, circuler le Sel blanc autor des Granules et le superflu, définitivement, peut être abandonné et jeté par l’artiste. (…) L’Artiste a appliqué les deux dernières touches de Quintessence sur la Pierre, en la laissant bien sécher entre chaque application: de Jaune foncé, celle-ci est passée à l’Orange, et maintenant la voici Rouge, parfaite et pure, et prête à opérer le miracle de la transmutation.
elle ne faisait que dire du mal de tout et de tout le monde et un jour la mer agacée par ses jacassements la noya en son sein pour ne plus rien entendre
… ce soir les brigades tourguenistes saouleront le vil avant de l’écorcher pour que ses cris d’horreur ne puissent donner l’alarme aux tribus ennemies. …
je viens de voir « la jetée » de Chris Marker (comme PNPLMN ?) et je repense à un vieil album des X-men où pour changer un futur ravagé par la guerre et les camps les héros décimés en 2013 envoient Kitty Pride Raspoutine vers 1980 pour modifier le passé et changer les voies offertes. déjà discutant avec Maurice G. DanteX de « Babylon Babies », les liens avec les X-men nous semblaient évidents et essentiels.
The truth is that none of our thousands of nuclear weapons can protect us from these terrorist threats. President Clinton said that we are a target because we stand for democracy, freedom, and human rights in the world. Nonsense! We are the target of terrorists because our government stands for dictatorship, bondage, and human exploitation. We are hated because our government has done hateful things. We did it in Iran. We did it in Chile. We did it in Vietnam. In country after country, our government has thwarted democracy, stifled freedom, and trampled human rights. In short, we should do good instead of evil. Who would want to bomb us? Did you know that in 1986 the World Court convicted America of being a war criminal for its crimes committed in Nicaragua in ’83 and ’84? More about understanding Geoge W Bush and his cabinet, NATO, the oil, US inner Politics after 11 September. . .
« Je me suis perdu plusieurs fois dans le corps des femmes. J’y ai laissé des mèches de cheveux, des livres dans leurs chambres, des photos collés/offertes sur les glaces des salles de bains, dans lesquelles j’étais fier (sometimes) de me trouver beau, la femme attendait blottie dans un lit froid. Ce que je suis : sans ressemblance avec mon image : embrasser une femme c’est comme passer de l’autre coté de moi-meme ; c’est pourquoi j’ai avoué à G. que le risque du baiser (le premier) est toujours une épreuve. Si par lui je coincide avec mon image, je me laisse oublier, je me laisser regarder, j’aime et je peux etre aimé. »
#36 Percevoir la vie des autres à travers ce qu’ils en disent avec admiration, tristesse que la sienne lui semble si pauvre, sans urgences, bien inférieure à leur emploi du temps chargé. Ne rien planifier, et subir quelques années après les conséquences d une existence pas assez prise au sérieux ; il écoute comme un enfant les projets de E. qui n a pas une minute à perdre, il est ravi pour elle, cette attention est aussi douce que d ouvrir un livre de récit fantastique.
Les seuls produits de l’arsenal thérapeutique actuel dont, le cas échéant, le patient Témoin de Jéhovah pourrait s’abstenir sont le sang total, les concentrés globulaires, les concentrés plaquettaires, les concentrés leucocytaires ainsi que le plasma. Toutefois, certains Témoins de Jéhovah considèrent, conformément à leur libre choix religieux, que les principes bibliques impliqués n’écartent pas l’utilisation des produits de fractionnement du plasma tels que l’albumine, les immunoglobulines, l’antithrombine et les facteurs de coagulation. De plus, de nombreux Témoins acceptent la transfusion de sang autologue (le sang de la personne elle-même) au cours de procédures telles que l’hémodilution normovolémique et la récupération per- et postopératoire du sang. Ils évitent ainsi de nombreuses maladies transmissibles par le sang, dont certaines sont potentiellement mortelles. Ainsi, à propos des Témoins de Jéhovah, le Commissaire du Gouvernement Patrick Hubert considère qu’il faut se placer sur le seul « terrain des faits et évaluer les risques en tenant compte des individus en présence ».
» Sur l’avenir tout le monde se trompe. L’homme ne peut-être sûr que du moment présent. Mais est-ce bien vrai? Peut-il vraiment le connaître, le présent? Est-il capable de le juger? Bien sûr que non. Car comment celui qui ne connait pas l’avenir pourrait-il comprendre le sens du présent? » L’ignorance, Kundera
———————————————- ce matin, une rencontre inatendue avec un vieil ami. j’ouvre les yeux doucement et il est là, au pied de mon lit. il me regarde de ses yeux verts. « Papa ! » je dis mais pas trop fort car je ne dors pas seul. Il me sourit mais ne dit rien, il se contente de regarder la forme sous la couette à ma gauche. puis il jette un coup d’oeil alentour au désordre qui règne dans la chambre. sur le sol, quelqu’un dort sur un matelas et par terre la bouteille de gel est renversée. le chat dort au bout du lit et on peut entendre dans le bureau les ronflements sonores de qui vous savez. « Papa ? » je dis. Il sourit de plus belle et commençant par son sourire, il disparait. ———————————————-
le cube vole le soleil et les âmes des pélerins qui chantent ses louanges,
plus féroce que le lion et plus doux qu’une femme, il sait cajoler, séduire et punir il règne, fort et serein partout où peut s’étendre son regard bleu et implacable
Astrée : moi j’ai détourné deux non bloggeur du droit chemin ca compte double non ? Igor : oui, si tu racontes les scènes de fesse. Astrée : euh… voui ils ont de belles petites fesses.
Parole vaine du héros. #52 Tentation de dépassement que l’impatience encourage à se réaliser ; un grand coup de pied au maigre édifice, une insouciance scandaleuse dans l’entrée aux portes du nouveau ; c’est la clef d’une phrase différente ; mais je suis encore au même niveau ; l’illusion d’avoir traversé des épreuves tombe, le pétrin s’ouvre aux éternelles souffrances, je radote, je recommence.
sous ses paupières il y a des ombres écarlates qui dansent un grand brasier vieux, déjà et il n’est pas question de mots Alors elle s’en fout du monde C’est facile pour elle De le laisser où il est
Elle rêve à des crimes incandescents Et se lèche les lèvres
Erratum. (Compris l’impossibilité de parler en mon nom. Plutôt se demander ce qu’il y a derrière le nom. Avant le nom. Une créature épouvantable ? Un sauvage que je me propose d’apprivoiser. La création du héros comme un ego d’expériences, momentané, textuel. Un être abstrait. Un moule dans lequel tout peut se fondre. Même si le héros est une force vide, je suis responsable de lui puisque je l’ai crée. )
Parole du héros La persévérance ? Oui, quand bien même l’objet de la recherche serait vain, ou impossible à atteindre, seul l’effort donnerait du sens à l’épreuve ; c’est le mouvement du travail qui reste sacré, la cible pourrait ne pas exister, il en serait de même : l’acharnement, oui c’est le mot juste, pourquoi ? mystère acharnement à montrer que rien n’est évident. Danger. Considérer que le sens de sa recherche est hors de soi, est une mort à petit feu.
#34 On n’a jamais fini de remettre le sujet sur le feu. Pour le saisir à point il faudrait inventer un langage nouveau, aussi fulgurant que lui. L’accompagner, ne pas l’arreter. Découper soigneusement chacune des tranches du temps où il s’est exposé.
« La place de la Bastille à Paris est le symbole de la révolution. Au centre se trouve une colonne et sur un côté l’opéra Bastille. Le quartier est souvent fréquenté par les jeunes en roller, surtout du côté de l’avenue Daumesnil. Non loin, des bars et des discothèques (notamment le Balajo), se trouvent dans la rue de Lappe. »
Autologie. (Avant de déjeuner.) Bizarre. Pourquoi n’ai-je toujours pas développé les dix films noir & blanc des dix dernières semaines de ma vie ? Nuit. Malgré un demi stilnox, insomnies. Projets démentiels. « Chère A. je m’en vais écrire un monologue pour ta voix, ton corps. » Matin. Et les obligations m’obligent à ajourner mes travaux. Musique. Retrouvé un morceau d’enfance (Concerto pour la main gauche) que j’avais découvert chez ma grand-mère à Saint Malo. Nuit. Pour surmonter le temps, je retravaille un texte qui s’appelle épreuve. Mot. Obstacle, Difficulté, Image, voilà que ce que l’épreuve contient. Force. Quelque chose de trop fort bat en moi continuellement depuis quelques semaines, dois-je me mesurer à cette énergie qui semble émaner de nulle part ? Faut-il l’ignorer ? Est-ce une richesse ? Fiction. Et le photographe à décidé de déchirer ses images, elles neutralisent le souvenir, l’apauvrit. Réjouissances. Mercoledi, diner prévu avec Arnaud Claas et sa femme Laura. Repentirs. Détails sordides, je me souviens d’un montage photographique que j’avais appelé « L’intime est ignoble. » Radio. Entendu la semaine derniè chez Veinstein, l’écrivain Pons, qui se plaint aussi de l’intime, et que l’autobiographie n’est souvent qu’une autobiographie des humeurs, qui sont off course d’affreuses choses. Laporte. Solutions : la biographie. Terme dont le sens est inversé il ne s’agit pas d’écrire la vie, mais de suivre au plus prêt la vie de l’écriture. Vie d’homme de côté. Détour. Je vais déjeuner.
M : « Bon, tu lui as dit ? » J : « Je lui ai dit quoi ? » M : « Que tu voulais sortir avec elle ? » J : « Comment ça sortir avec elle ? » M : « … » J : « Ben, oui, comment ça sortir avec elle ? » M : « Ben que tu voulais aller plus loin … » J : « Tu sais on était déjà Porte de Pantin, alors aller plus loin c’était traverser le périphérique » M : « … »
M : « Est-ce que tu lui a pris la main ? » J : « Non » M : « Tu l’as embrassée ? » J : « Je lui ai fait la bise, deux, pour lui dire au revoir. » M : « … »
M : « Est-ce qu’à un moment durant cette soirée, ton attitude a pu lui laisser croire que tu aimerais bien, éventuellement, approfondir vos relations, dans un avenir relativement proche, vers une intimité, compatible évidemment avec la bienséance ? » J : « Consciemment, non ; inconsciemment, donc, je le précise, malgré moi, peut-être, en tout cas je l’espère. » M : « Je le craignais ».