– des boyaux dont on fait les cordages des raquettes de tennis – des gommes dont on fait des boules dont on fait des mystères – 8 queues de rechange dont on fait un fouet (pour les jeux SM) – quelques âmes de rechange dont on fait commerce quand on est peu scrupuleux – Un moteur à réactions, des vieilles moustaches, une langue à donner aux enfants pour qu’ils rapent le fromage..
« -excusez moi messieurs vous pourriez m’indiquer la sortie ? -HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA -he ben qu’est-ce qui vous fait rire comme ça ? –HAHAHAHA la sortie !!! HAHAHAHA ça fait des années quon la cherche nous la sortie HAHAHAHA allez viens Paulo, trop drôle ce gars HAHAHA la sortie HAHAHAHA«
#10 Il pressent un scandale qui l’entoure, mais il ne sait pas le nommer. Dénoncer l’obscurité. Voilà son programme. Dénoncer l’incapacité à désigner le mal. Il avance, légèrement courbé ; je vois traverser l e temps jusqu’au moment où seule la vieillesse le calmera. Cheveux longs sales. Petite maison. Petite nourriture. Petite femme pour le regarder décliner. Voir comment il se meurt depuis le commencement. Je me méfie de toi tous les jours. Le héros fatigué ne tracera pas un point final. Trop fatigué aussi pour se retourner et compter les bravades.
#34 On n’a jamais fini de remettre le sujet sur le feu. Pour le saisir à point il faudrait inventer un langage nouveau, aussi fulgurant que lui. L’accompagner, ne pas l’arreter. Découper soigneusement chacune des tranches du temps où il s’est exposé.
#38 (En témoin de la vie sordide, intérieur-jour.) Comment soulager l’énervement ? Ecrire multiplie la haine. Partir serait mieux mais il a rendez-vous avec une femme, alors il faut subir ces vieux cons alignés comme des bocks le long du zinc. La jeune fille : « Vous m’en voulez ? » — Absolument ! — Qu’avez-vous fait en m’attendant ? — Des projets de meurtres ! — Sortons s’il vous plait. — Bien entendu. Il faut imaginer le héros s’en allant, la femme à son bras vers une nouvelle aventure.
Accoudé au bastingage, on regarde s’éloigner le quai du petit port, puis défiler de belles rives sauvages. Bientôt l’odeur des embruns se fait plus forte.
#41 Quelques titres pour prendre la responsabilité de ces divagations : Bataille de soi pour moi. Les pages d’un héros. Autologie. Je connais un peintre qui depuis des années, écrit des titres pour des œuvres pas encore réalisées. (FR. M.) ex : « Le babouin va-t-il enfiler Milou ? » Trouver un titre pour un travail au milieu de lui-meme.
* septième ciel * ? Et bien non, pas de nirvana en vue, surtout quand je pense que tu n’as répondu a aucun des mails que j’ai pu t’envoyer. Que ce soit des lettres d’amour, des mails sans prétention ou bien des images, rien, semble-t-il, n’est assez bien pour toi. Je ne dois sans doute pas être assez « stimulante ». Mes jupes pas assez courtes, mes yeux pas assez bleus, ou bien, c’est beaucoup plus simple: je suis trop disponible, tu crois sans doute que je suis à ta disposition, que tu n’as aucun effort à faire pour me séduire. Tu dois penser que ce que tu connais de moi est bien suffisant, qu’on est un déjà vieux couple, qu’il ne faut pas trop en demander, mais tu n’as rien épuisé en moi, et c’est bien dommage car tu ne le sauras jamais puisque je te quitte…
Tout le monde devant le portrait de quelqu un pourrait se reconnaitre. « C est lui, c est moi. » Pas question de s émerveiller, de le prendre pour modèle, la peau incandescente vient déchirer ses sourires, et quand on le voit (image solarisée) on peut se dire : mais il a perdu sa forme, il a déjà cramé sa présence.
Il y a eu donc quelqu un, et je veux le retrouver. Présenter le banal, sans histoires, sans biographie, sans visage. Si tel est le projet, à quoi bon continuer ? Foi dans le personnage de quelqu un. En lui, je vois mes héros favoris dans la vie littéraire. Comme si, en faisant cet effort de le dessiner, je me me mélangeais aux créatures de nulle part.
Autologie. (Avant de déjeuner.) Bizarre. Pourquoi n’ai-je toujours pas développé les dix films noir & blanc des dix dernières semaines de ma vie ? Nuit. Malgré un demi stilnox, insomnies. Projets démentiels. « Chère A. je m’en vais écrire un monologue pour ta voix, ton corps. » Matin. Et les obligations m’obligent à ajourner mes travaux. Musique. Retrouvé un morceau d’enfance (Concerto pour la main gauche) que j’avais découvert chez ma grand-mère à Saint Malo. Nuit. Pour surmonter le temps, je retravaille un texte qui s’appelle épreuve. Mot. Obstacle, Difficulté, Image, voilà que ce que l’épreuve contient. Force. Quelque chose de trop fort bat en moi continuellement depuis quelques semaines, dois-je me mesurer à cette énergie qui semble émaner de nulle part ? Faut-il l’ignorer ? Est-ce une richesse ? Fiction. Et le photographe à décidé de déchirer ses images, elles neutralisent le souvenir, l’apauvrit. Réjouissances. Mercoledi, diner prévu avec Arnaud Claas et sa femme Laura. Repentirs. Détails sordides, je me souviens d’un montage photographique que j’avais appelé « L’intime est ignoble. » Radio. Entendu la semaine derniè chez Veinstein, l’écrivain Pons, qui se plaint aussi de l’intime, et que l’autobiographie n’est souvent qu’une autobiographie des humeurs, qui sont off course d’affreuses choses. Laporte. Solutions : la biographie. Terme dont le sens est inversé il ne s’agit pas d’écrire la vie, mais de suivre au plus prêt la vie de l’écriture. Vie d’homme de côté. Détour. Je vais déjeuner.
Tu me baises bien, là, oui, comme je t’aime Il n’y a que toi pour me baiser comme ça Il n’y a qu’un toi, il n’y a qu’un moi Il n’y a que toi pour me baiser comme ça Il n’y a que moi pour être baisée comme ça par toi (…)
Et quel futur ? Pour les petits durs Et quel futur ? Entre quatre murs Et quelle société ? Pour les enragés Et quelle société ? Pour les gueules cassées Pour les têtes brulées Pour les agités Pour les Pieds Nickelés ? Quelle société ? Pour les Béruriers Pour les défoncés Pour les détraqués ?
Matin. Se laver les cheveux avec Mixa bébé et sentir à nouveau sur son crâne les doigts de sa maman, voilà une sensation qui ne prête pas beaucoup à rire.
Pages du héros (à la campagne) Le corbeau vient de me regarder ouvrir à nouveau les paupières, d’un air étrange, j’ai eu l’impression de n’etre pas un homme (aucune méfiance de sa part), ni une proie possible ; si les corbeaux m’ignorent, j’ai déjà gagné quelque chose, mais quoi ? La permission de voir, peut-etre. Je me plais à penser que les alouettes sont d’accord pour que je contemple leur plumage, que le pie vert est enchanté que je sois un auditeur qui apprécie sans culture son hennissement ; il y a les branches méandrines, le coucou qui pourrait folatrer, je ne lui ferai pas de mal, je suis là en ami, sans sciences, je l’ai dit, mais plombé d’idées imprévues. Ce que je vois se double de morts, d’imaginaire. Pourquoi est-ce ainsi ? Et pourquoi surtout résister ? La bombe cosmique est lachée, je l’ai déjà prévenue, et je continue dans un mélange d’angoisse et de bien-etre, et il faut etre fort pour ici faire naitre une tension à partir d’un si paisible paysage.
Autologie. L’hésitation entre le mot et l’image — magistral Michaux : « Je peins pour me déconditionner du verbal. » Soleil (15h/18h) Pas travaillé Douleur : Les lentilles ont macéré dans un verre d’eau, yeux rouges, il n’aurait pas du dormir chez A. Conversation : — après-midi bizarre, non ? — (…) —« Je crois que c’est le café, il m’a hyper stressée » M.G. Scandale.(ou nuisances.) 1.Temps. 2.Commerçantes (celle des cigarettes.) 3.Sentiment de parfaite normalité 4. Trop de choix. Réjouissance Me concerne. Le héros ne divulguera pas son quotidien. Difficulté Je lis pour me perdre ou me (re)trouver ? (Vagues relents d’images des heures récentes, « grande vague du moi », sentiments romantiques : seul, exclusivement seul.) Entourage. Au trois quart féminin. Carte postale « Etre à 10 000km de Paris, en plein été sur une île aux Caraibes et attraper une grippe terrassante est une idée idiote. C’est celle que j’ai eue. Je t’embrasse. FR. » Cuisine Filet de Merlan + pommes de terres surgelées. Remarque. Fidèle à sa pensée en restituant son mouvement (chaos.) Remarque. — Où dormir ce soir ? — Ensemble dans un verre d’eau. Bonheur Le héros en apprend autant que vous sur lui, en écrivant. Difficulté Quand lire et écrire deviennent une seule et même chose. Voyage. Partir de Aden jusqu’à Oman ? Reprise.
l’effet et rien que les faits fait 1 : je viens de me lever fait 2 : j’ai laissé le thé trop infuser fait 3 : elle mixe juste pour nous deux fait 4 : elle est belle quand elle mixe fait 5 : remarque : elle est belle aussi quand elle ne mixe pas fait 6 : la marque sur mon front est revenue fact 7 : j’aime quand elle porte ce paréo fait 8 : je reconnais un morceau qui passe fait 9 : once more with feeling [B6-07], je suis bien ici. fait 10 : rentrer chez moi et bosser un peu fait 11 : oublier que je suis si bien ici pour pouvoir rentrer.
Fiche d’identité : Nationalité : Hurleuse Activité principale : Hurler. Description physique : grande bouche, amplitude des poumons Maladies connues : la Hurle (maladie incurable, très grave, et contagieuse à ce qu’on m’a dit).
Hurler de joie. Hurler de rage. Hurler quand je jouis. Hurler pendant mon sommeil. Lui hurler que je l’aime, mais qu’il faut qu’il fasse la vaisselle. Hurler à la lune. Hurler dans le métro. Hurler sous coke. Hurler sur mon chien. Hurler sur mon boss. Hurler au téléphone. Hurler vers la mer, la voix portée par le vent. Hurler toute seule dans un champ. Hurler en permanence. Hurler partout et en toutes circonstances. Hurler intérieurement.
Fumer des Reynolds parce que le paquet coulisse, mais avec la voix de Patrick Eudeline qui fait des interludes, sauf le dimanche, si tu veux aller à Plougastèle, toute cette clique là, putain mes ces mecs là, attends moi j’fais du punk hein, on va faire péter les vitres à la samaritaine, prod’ aux States, il monte en puissance, Julie a tout compris de la poésie contemporaine, Garance vend car garance Dor, Garance Gore, D’habitude il est trop à tailler des pipes à tout le monde, Moi ce qui me réjouis dans cette histoire, Vous proposez vraiment un show, C’est une baltringue t’inquiètes! (Rires)…
je viens de voir « la jetée » de Chris Marker (comme PNPLMN ?) et je repense à un vieil album des X-men où pour changer un futur ravagé par la guerre et les camps les héros décimés en 2013 envoient Kitty Pride Raspoutine vers 1980 pour modifier le passé et changer les voies offertes. déjà discutant avec Maurice G. DanteX de « Babylon Babies », les liens avec les X-men nous semblaient évidents et essentiels.
C’est ce demon dans son sang à elle Qui a rongé lentement ses ailes Aiii, c’est dans le ventre là Marie sait ce qui arrivera Dans cet endroit où on laisse aller…
Continuité 1.Et ce n’était finalement que le jeu (stérile ?) d’un entretien sans interlocuteur ; Invention de l’autre, méprise de soi. 2.Il avait poussé la curiosité jusqu’à ouvrir le dernier roman de M.K. peur qu’il ne soit pas à la hauteur des livres adorés quand il avait dix huit ans ; la difficulté du retour, ce fut aussi la sienne, retrouver un espace littéraire, inchangé. 3. Curiosité comme dévoilement, fuite et recherche de l’image juste. 4. Il irait à Prague pour s’acheter un tee-shirt avec Kafka dessiné dessus. 5. Curieux des autres, de lui-même, aussi.
« Une forteresse et une prison dans Paris, la Bastille fut un symbole de l’absolutisme royal avant la Révolution Française. Sa construction démarre en 1369 et fut originellement dédiée à la défense de la ville. A partir du XVIIe siècle, la forteresse fut utilisée comme lieu d’emprisonnement. Voltaire et le Marquis de Sade furent permis ses hôtes les plus célèbres. En juillet 1789 un jeune juriste Camille Desmoulins appela à l’invasion de la Bastille dont les canons menaçaient le quartier populaire du Faubourg St-Antoine. L’histoire a retenu la date du 14 juillet 1789 comme date officielle de la prise de la Bastille. C’est pourquoi depuis la Place de la Bastille que partent les manifestations de protestation ainsi que le défilé syndical du 1er Mai. »
Les soirs où il fait chaud on aime bien descendre se promener en ville. On a qu’à mettre notre brassard : »animaux civilisés » et tout se passe bien, personne nous dit rien. On boit une mousse à la terrasse du Zorba ne regardant passer les filles, ou bien on va faire un billard.
En exclusivité sur Tourgueniev : J’ai couché avec un bloggeur, c’est moi. Quand je vous dis que je sais pas écrire, que j’ai que de la gueule et qu’en plus j’ai aucune inspiration ni imagination : 1 post nul en une semaine… Je vais bientôt fermer, d’ailleurs, j’ai autre chose à foutre…