… debout sur le pont je regarde les tours qui flambent et je veux croire que c’est la dernière fois mais je me doute que ça va recommencer alors dans ma tête je me laisse dériver …
Qu’en pensez vous? Deux jumelles amésiques Une allure de sorcières D’anciennes photos dans un sac A la recherche de leur passé Elles arpentent les rues de Saint-Ouen Avec Régularité On les nomme Celles qui marchent
C’est dans un manuscrit de la bibliothèque de Sens que l’on trouve le plus ancien témoignage de « l’office des fous » attribué à Pierre Corbeil (mort en 1222 ou 1224). L’office comprend la liturgie de la fête de la circoncision (du 31 décembre au 1er janvier). Les membres du bas clergé (clercs et vicaires) avaient le privilège d’organiser cette célébration à leur gré de façon comique, en illustrant la parole de Saint Paul: « La sagesse de ce monde est une folie pour Dieu »
De tradition ancestrale, le 1er janvier c’était aussi la Fête de l’Ane, fête populaire avec théâtre, jeux, travestissements. Une sorte de rite païen dont l’Eglise essaya de canaliser les abus et les débordements, jusqu’à sa disparition au XVIème siècle.
je pense que l’administration Bush ne sait pas ce que je sais à propos des photos de petites filles que Mr G. cache dans le deuxième tiroir (en partant du bas) de droite de son grand bureau (sous le dossier ONU).
AUTOLOGIE. (Il faudrait songer à rassembler et classer un jour ces notes pour ne pas être pulvérisé. Etat d’esprit du moment ? Calme, frivole, tout reste à faire.)
Rouge La lumière qui venait du dehors transperçait les rideaux rouges, et diffusait cette couleur dans la chambre d’amour, sur les draps blancs, peau mate ; je me rappelle la nuit dans le noir quand elle m’avait avoué le désir de peindre un tableau rouge ; nous avions donc trouvé à neuf heure du matin l’origine de la couleur, et celle de son désir d’image. Texto (from Perros Guirec, Bretagne) Vive les langoustines, les coquilles st Jacques et les tourteaux ! Titre (idiot.) Lit et ratures : un personnage nous confie qu’il passe de son bureau à son lit et accomplit ses besognes (coits, phrases) — qu’il manque toujours, ça va de soi. Micro. Il faudrait qu’à chaque instant de la journée nous puissions vivre l’insolite, et laisser la surprise décider de nos pas, sans commander, sans souci de régner, amoureux de faits parfois ridicules et de situations folles — juste se désorganiser. Moderato Il faut considérer ce lignes d’écriture comme des bruits ; les associer à la fulgurance d’un doigté de pianiste que je ne suis plus, — je me tue à vous dire que je ne suis pas un sémioticien, et ces murmures qui s’inscrivent par accidents, sont proches des mains de l’enfant, qui veut faire du vacarme pour se signaler. Chanson. » Je me tue à te dire, qu’on ne va pas mourir. »
The best way to seduce someone is by making yourself unavailable. You just have to be busy all the time and they’ll be craving to see you. Then you don’t fuck them for the first five dates. Let them get closer and closer but definitely don’t fuck them. Be disinterested Not too disinterested, they’ll think they’re barking up the wrong tree. But it’s always good to play hard to get. Good perfume is really important too. Everyone is a sucker for garter belts. You wear a dress and stockings and garter belts. You don’t let him have you, but at some point you have to make him see that you have a garter belt on. No underpants is also a big turn-on. Sucking on your finger every once in a while doesn’t hurt, like in the middle of dinner. Telling jokes is good. And on every date you have to say one really disarming thing.
j’ai plongé dans ton bassin. je m’y suis noyé. me suis raccroché à ton os. massage cardiaque. même pas mort. encore loupé… chercher le creux. suivre la ligne. jusqu’à genoux.
« Je me suis perdu plusieurs fois dans le corps des femmes. J’y ai laissé des mèches de cheveux, des livres dans leurs chambres, des photos collés/offertes sur les glaces des salles de bains, dans lesquelles j’étais fier (sometimes) de me trouver beau, la femme attendait blottie dans un lit froid. Ce que je suis : sans ressemblance avec mon image : embrasser une femme c’est comme passer de l’autre coté de moi-meme ; c’est pourquoi j’ai avoué à G. que le risque du baiser (le premier) est toujours une épreuve. Si par lui je coincide avec mon image, je me laisse oublier, je me laisser regarder, j’aime et je peux etre aimé. »
Toute seule dans une petite pièce pleine de buée, de vapeurs chaudes, d’eau, les mains dans le savon, aller vite vite, dans un espèce de nuage de bulles, avoir un uniforme blanc surnaturel et un chignon d’infirmière, des petites chaussures qui font mal aux pieds, être un être d’eau blanche avant de retourner au monde des cris. La plonge.
Delivered-To: fredinand_arthur Date: Mon, 27 Jan 2003 17:17:39 +0100 Subject: direction couloir X-Sensitivity: 5 From: « @libertysurf.fr » <@libertysurf.fr> To: ferdinand_arthur X-XaM3-API-Version: 3.2 (B33 pl6) X-type: 0 X-SenderIP: XXXXXXXXXXXX
T’es vraiment un gros malade! C’est vrai qu’il devient nécessaire de redémontrer la qualité de tes compétences en tant que webmaster, mais n’en deviens pas autiste pour autant : NON, je ne ferai pad de mal à ton portable de merde ( éviter de se salir les doigts avec XXX).
Au plaisir de te revoir très prochainement, Ducon.
Aujourd’hui, l’idée m’a traversé que je pouvais être nul. Heureusement, raconter n’importe quoi me faire sentir moins ringard. Peut-être, finalement, ne vais-je pas me transformer en l’un de ces horribles bibelots qui changent de couleur en fonction de la température.
Google translator Il a lieu d’une soirée de 1993, vous est nouveau Yorkais. Attache, qui le besoin de A vous est souvent dans le trainez latéral abaissent ces derniers les quarts de vie de la personne, et du bordélique n’a pas pris, quelque chose qui vous gêne loin dans ceux des insectes des spiercings de suggestion au-dessus du glande et des soirées poétiques dans le finery pour que les barres distribuent. La nuit tombe d’une telle manière, et vous entrez dedans dans un petit snack/Bar, qui est fourni trop largement pour lui dans un de ces petites routes aux arbres. La barre est de petits six sept conseils et soberly, à peine steinmauer, afin de se référer autour de l’endroit un chouiea cordial. Ils commandent une bière, vous ont examiné qu’un jeune artiste viendra, afin de chanter …
————– Petites notes du 17.02.03 à la galerie Leo Scheer en vrac dans petit carnet Moleskine noir. —————————— Soirée lectures & performances Lecture-performance de Bienvenus à SeXpol par Christophe Fiat lecture voix sèche de La Vanité des Somnambules par Chloé Delaume lecture de L’Echec par Lucette Finas —————————— Une entité extra-réelle possède le corps réel de Chloé Un exorcisme peut-il le sauver ? —————————— Une brûlure au Ripolin. Fait venir une idée. « Dans le fond, je n’aime pas les juifs » –> la femme = Gilberte Je ne sais pas qui a dit ça, sa femme je vois. Il veut la faire renoncer à cette idée. Faut-il exorciser Chloé Delaume. —————————— Wilhelm Reich : retrouver le court métrage : Orgone. —————————— Faut-il libérer le corps de l’entité Chloé D. ? Faut-il aider le corps ? —————————— Elle aurait du marquer les pages. En fait on aime bien la voir tâtonner. Elle est charmante. Elle parle de cet homme maladroit. Le Figaro (-> ou le Figaro, qui sait ?) : gros caractères. Le Monde : petits caractères. Il ménage son coeur. —————————— Un bébé brûlé vif par une bouteille de Butagaz —————————— (ici petit dessin : cheveux, lunettes, yeux de la dame qui parle de son premier livre.) Ca c’est le psaume n’est ce pas… Ne perdez pas de vue… n’est ce pas. C’est admirable n’est ce pas Gilberte Relis-moi la jument verte. —————————— Artefacts de cette réalité : ici et là ————–
Ricco était un clown qui vivait dans un cirque Sa tête de fripouille faisait rire les enfants Son sourire maquillé de gugusse ambulante De tournée en tournée il pleuvait les applaudissements Il jouait avec ses mains comme un petit magicien Pourquoi donc un matin il a joué un peu trop loin ?
Oui, il s’est pendu sous le grand chapiteau Un concombre dans le cul, son corps nu flottant très haut Le visage peint en rouge et les godasses au pied Ricco était un clown maintenant pour l’éternité Sous le grand chapiteau tous pleuraient en silence Et le soir les marmots rigolaient bien en cadence !
Ouais!!!!
Zeppo l’autre clown qui vivait dans le même cirque Sa tête de grand fou faisait rire les enfants Ricco était le gugusse et Zeppo le clown blanc Mais depuis qu’il n’était plus ce n’était plus comme avant Et Ricco était mort et Zeppo devint grave Bientôt son visage blanc n’amusait plus les enfants!
Et Zippo devint fou sous le grand chapiteau Il plongea dans la foule avec ses yeux en couteau Il tua son premier gosse et s’enfuit dans la forêt Il mangeait des écorces, tous les gosse le cherchaient De Ricco la fripouille à Zeppo le clown blanc Combien y-a-t’il de clowns qui sont devenus déments ?
la scène se passe dans le noir il fait froid comme un truc glacial je sirote un Dark Dog sans le voir ma guitare se repose mais depuis ce matin et le coup de téléphone je suis une rock star pas du genre starac ou popstar mais du genre lennon ou bowie je suis encore léger sur la danse mais pour la musique et le chant on peut dire que j’assure bien pour une rock star débutante le type au téléphone me prépare un zénith pour noël (hello robbie).
Tout le monde devant le portrait de quelqu un pourrait se reconnaitre. « C est lui, c est moi. » Pas question de s émerveiller, de le prendre pour modèle, la peau incandescente vient déchirer ses sourires, et quand on le voit (image solarisée) on peut se dire : mais il a perdu sa forme, il a déjà cramé sa présence.
Il y a eu donc quelqu un, et je veux le retrouver. Présenter le banal, sans histoires, sans biographie, sans visage. Si tel est le projet, à quoi bon continuer ? Foi dans le personnage de quelqu un. En lui, je vois mes héros favoris dans la vie littéraire. Comme si, en faisant cet effort de le dessiner, je me me mélangeais aux créatures de nulle part.
Ce matin je ne me suis pas cassé le bras ni brisé une côte ni enfoncé une vertèbre. Aucun petit bout d’os n’est venu me perforer un poumon. Mon foie n’a pas éclaté comme un bubon plein de pus. Mes testicules ne se sont pas flétris sous ma queue gangrenée. Mes intestins ne se sont pas relâchés d’un coup et ma rate n’a pas explosé comme un fruit trop mûr. Non. Ce matin, tout est bien et c’est une belle journée.
Epreuves(Extraits) A peine réveillé, j’ouvrais le placard ; d’abord, un sentiment de joie vécu : comme si j’atteignais une zone claire en moi, lieu que je ne connaissais pas ; comme un rêve furtif ; puis la grâce s’étiolait, tu n’émettais plus de lumière, et je baissais les yeux, pour pleurer, je n’avais rien vu, rien conservé de cette sensation à travers laquelle j’avais perçu une vérité silencieuse, si apaisante. Alors je descendais, furieux contre moi (je n’avais pas approfondi cette vérité silencieuse ) furieux contre toi (tu n’étais pas ouvert complètement). Mais comment fallait-il se comporter? Te transformer ? Te détruire ? Hélas, aucun énoncé ne soutenait le projet. Pas de mode d’emploi. L’impuissance me faisait pleurer, des pleurs qui me brûlaient puisque je ne savais pas pourquoi j’étais si triste.
Souvent, recherchant des objets à aimer, j’ai subi le drame de l’illusion, l’illusion percée après coup, pensant que ces objets étaient des dieux alors qu’ils n’étaient qu’images. Etait-ce une ruse de ta part lorsque la photographie dans le placard (la femme qui courait en me souriant) suintait un moment, pour ensuite redevenir neutre, brutalement ? Comme si tu me mettais à l’épreuve pour mesurer le danger de l’image et sa formidable attraction vers le vide. Femme oubliée, disparue. Une cendre que ma complaisance conservait, parce que elle était la seule trace de mon passé. La mettre de côté, la retourner eut été douloureux, mais je connaissais l’importance de ce sacrifice que je finirais par faire pour toi. Car que pouvais-je risquer à présent dans cette aventure ? Me couper du monde ? Le monde n’était plus que trois ou quatre choses : le supermarché, le bar, le ciel parfois. Autant l’avouer : le monde était rétréci ; je ne ressentais plus aucune joie pour ce monde. De la pure matière indifférente à mes sens !
Hier soir, 3 paires de jambes et 6 talons déterminés S’enfonçaient dans le sol de manière totalement synchrone Suivant le trajet de la lune, presque pleine Martelant en cadence Et savourant Simplement Ce moment Parfait …