sous ses paupières il y a des ombres écarlates qui dansent un grand brasier vieux, déjà et il n’est pas question de mots Alors elle s’en fout du monde C’est facile pour elle De le laisser où il est
Elle rêve à des crimes incandescents Et se lèche les lèvres
il souffrait depuis de longues années d’une maladie étrange
chaque nuit, le mal se concentrait dans ses poumons sous la forme d’une pate visqueuse si bien qu’au matin il respirait avec peine et devait chanter pour libérer son corps
Autologie. (Avant de déjeuner.) Bizarre. Pourquoi n’ai-je toujours pas développé les dix films noir & blanc des dix dernières semaines de ma vie ? Nuit. Malgré un demi stilnox, insomnies. Projets démentiels. « Chère A. je m’en vais écrire un monologue pour ta voix, ton corps. » Matin. Et les obligations m’obligent à ajourner mes travaux. Musique. Retrouvé un morceau d’enfance (Concerto pour la main gauche) que j’avais découvert chez ma grand-mère à Saint Malo. Nuit. Pour surmonter le temps, je retravaille un texte qui s’appelle épreuve. Mot. Obstacle, Difficulté, Image, voilà que ce que l’épreuve contient. Force. Quelque chose de trop fort bat en moi continuellement depuis quelques semaines, dois-je me mesurer à cette énergie qui semble émaner de nulle part ? Faut-il l’ignorer ? Est-ce une richesse ? Fiction. Et le photographe à décidé de déchirer ses images, elles neutralisent le souvenir, l’apauvrit. Réjouissances. Mercoledi, diner prévu avec Arnaud Claas et sa femme Laura. Repentirs. Détails sordides, je me souviens d’un montage photographique que j’avais appelé « L’intime est ignoble. » Radio. Entendu la semaine derniè chez Veinstein, l’écrivain Pons, qui se plaint aussi de l’intime, et que l’autobiographie n’est souvent qu’une autobiographie des humeurs, qui sont off course d’affreuses choses. Laporte. Solutions : la biographie. Terme dont le sens est inversé il ne s’agit pas d’écrire la vie, mais de suivre au plus prêt la vie de l’écriture. Vie d’homme de côté. Détour. Je vais déjeuner.
L’écologiste avait établi que le nombre de pigeons était un facteur inversement proportionnel au nombre de rats,
les uns et les autres occupant la même niche écologique, il se demandait s’il valait mieux favoriser les pigeons pour réduire la population de rats, ou l’inverse
elle semblait comme happée par l’ombre et l’inconnu, et me laissait seul avec mes regrets et ma tristesse,
je me souviens qu’elle a beaucoup pleuré à cette période, peut etre plus que moi,
je ne pouvais pas lui en vouloir, je l’aimais et je crois qu’à sa manière, meme si elle prétendait le contraire, elle m’aimait encore
ses petites marques d’affection, ses coups de fil fréquents pour s’enquérir de mon moral, nos diners et nos sorties au théatre… notre complicité, tout me montrait qu’elle m’aimait encore
je revois ton sourire et tes cheveux que j’aime tant caresser, ils me plaisent autant qu’au premier jour et cette image me contente et me contentera encore longtemps
———————————————- ce matin, une rencontre inatendue avec un vieil ami. j’ouvre les yeux doucement et il est là, au pied de mon lit. il me regarde de ses yeux verts. « Papa ! » je dis mais pas trop fort car je ne dors pas seul. Il me sourit mais ne dit rien, il se contente de regarder la forme sous la couette à ma gauche. puis il jette un coup d’oeil alentour au désordre qui règne dans la chambre. sur le sol, quelqu’un dort sur un matelas et par terre la bouteille de gel est renversée. le chat dort au bout du lit et on peut entendre dans le bureau les ronflements sonores de qui vous savez. « Papa ? » je dis. Il sourit de plus belle et commençant par son sourire, il disparait. ———————————————-
Bon, ici il ne neige pas et je vais vous raconter ce qui s’est passé cet aprèm en revenant de mon cours d’aérobic. J’étais à Répu et là je suis dans le métro et là y’a un type il me marche sur le pied dans le dernier wagon de la rame. En fait j’ai pas mal car j’ai d’énormes Docs coquées mais je fais comme si ça me faisait mal genre « p’tain mais t’es con ». Dommage le mec il était super balaise alors il me regarde, il descend de ma Doc et se marre ouvertement avant de me saisir par le col de mon vieux manteau noir pourri de chez H&M « hé ! Crétin t’es qu’un crétin » qu’il me dit. Alors moi je dis « ben pardon m’sieur, j’le ferai plus (Je ne ferai plus les tests de Marie Claire), pardon, désolé, confus, ne pas me tuer, steup… » là le gros naze se marre de plus belle et me colle contre le mur, les gens du wagon regardent ailleurs, je pousse un petit gémissement pas fier « squikkk ». Il rapproche sa face de la mienne, ça sent mauvais, je luis dis « hé ! Tu pues mec » là il rigole moins et me jette au sol. A ce moment le sol s’ouvre en deux et je tombe sur les rails électriques du métro et ça me pique puis les pompiers puis un gros bonzome orange et bleu qui parle martien avec un accent de Toulon. Je me dis que je vais mourir, je pleure et je regarde par la fenêtre, ici il ne neige pas, bon.
l’embryon de poulet continuait d’évoluer, le traitement opéré semblait néanmoins avoir désorganisé son système d’orientation et de diffèrenciation, on percevait en l’amplifiant le son de deux coeurs distincts, l’un très lent et très fort qui semblait imperturbable et l’autre plus petit et sujet à de brusques accélérations
Que ladite personne qui m’a mailé ceci ne s’offusque point de retrouver ses mots (extraits) ci-après:
J’ai cru un instant (faute d’indication de date) que vous aviez craché « Je préfère coucher avec une carotte » en pensant à moi.
Après réflexion, je me dis que s’il m’était possible de cracher quelque chose sur tourgueniev.com ce serait la chose suivante : « Je veux bien être une carotte ».
Pardonnez-moi cette pensée botanique du matin, et passez une belle journée.
Si tu sais méditer, observer et connaître Sans jamais devenir sceptique ou destructeur; Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître, Penser sans n’être qu’un penseur;
Ricco était un clown qui vivait dans un cirque Sa tête de fripouille faisait rire les enfants Son sourire maquillé de gugusse ambulante De tournée en tournée il pleuvait les applaudissements Il jouait avec ses mains comme un petit magicien Pourquoi donc un matin il a joué un peu trop loin ?
Oui, il s’est pendu sous le grand chapiteau Un concombre dans le cul, son corps nu flottant très haut Le visage peint en rouge et les godasses au pied Ricco était un clown maintenant pour l’éternité Sous le grand chapiteau tous pleuraient en silence Et le soir les marmots rigolaient bien en cadence !
Ouais!!!!
Zeppo l’autre clown qui vivait dans le même cirque Sa tête de grand fou faisait rire les enfants Ricco était le gugusse et Zeppo le clown blanc Mais depuis qu’il n’était plus ce n’était plus comme avant Et Ricco était mort et Zeppo devint grave Bientôt son visage blanc n’amusait plus les enfants!
Et Zippo devint fou sous le grand chapiteau Il plongea dans la foule avec ses yeux en couteau Il tua son premier gosse et s’enfuit dans la forêt Il mangeait des écorces, tous les gosse le cherchaient De Ricco la fripouille à Zeppo le clown blanc Combien y-a-t’il de clowns qui sont devenus déments ?
Dans les hauteurs. Clémentine partie mystérieusement de Paris, m’appelle des Alpilles, et me raconte qu’elle dort chaque nuit dans un monastère différent, loge gratis & dîne gratis à condition de faire la vaisselle. Un aumonier lui a dit ça :« Cette saloperie de prochain ! On l’aime bien quand-même ! » Finalement Clémentine m’avoue n’être pas contemplative, et dimanche, elle descendra à Marseille pour retrouver la ville.
Un jour Igor Mon père Igor Mon frère M’a pris la main et M’a dit Viens ! Tracer avec nous les voies du Tourguenisme Viens sur ces chemins nouveaux qui naîtront sous nos plumes Au hasard de nos rêves etc …
J’ai dit « Ah ? heu oué ben oué enfin tu crois ? » Il a dit « Oui » J’ai dit « Bon » (je prends des libertés avec la vérité historique, c’est la licence poétique, hein)
je ne sais pas si je saurai te dire toute la vérité à son sujet, au sujet de ses bras si longs et si noueux qui m’enlacent et me portent quand mes jambes m’abandonnent. au sujet de ces blessures qui rodent à la lisière de mes côtes, rognant l’os. au sujet de ces plaisirs interdits, au sujet d’Amanda Lear et de nos passions anciennes. au sujet de ces rustines blanches ou bleues posées sur ses lèvres vulpines. au sujet de Muse et de cette chanson « New Born » et des indicibles frissons qui me parcourent quand il me frôle. non, je ne sais pas si je saurai…
La carrière d’un sumotori ou rikishi (terme plus fréquemment utilisé) débute généralement lorsqu’il est âgé de 15 ans et ne dure guère qu’une quinzaine d’années. Entraînés et éduqués dans des écuries (heya), les sumotori subissent un régime alimentaire et sportif très dense : mesurant en moyenne 1,85 mètres pour 148 kg, certains peuvent peser plus de 200 kg (à titre d’exemple, Akebono pèse 234 kg).
« La Lune, qui est le caprice même, regarda par la fenêtre pendant que tu dormais dans ton berceau, et se dit: « Cette enfant me plaît. » Et elle descendit moelleusement son escalier de nuages et passa sans bruit à travers les vitres. Puis elle s’étendit sur toi avec la tendresse souple d’une mère, et elle déposa ses couleurs sur ta face. Tes prunelles en sont restées vertes, et tes joues extraordinairement pâles. C’est en contemplant cette visiteuse que tes yeux se sont si bizarrement agrandis; et elle t’a si tendrement serrée à la gorge que tu en as gardé pour toujours l’envie de pleurer […] » Ch. B
Je suis sur la branche, je l’observe. Nous écoutons des vinyles en accéléré, je la regarde. Elle se hisse sur la pointe des pieds, esquisse un pas de danse, et tente de s’envoler. Je l’admire.
I want you to know To know how to snow To snow on my body My body’s the memory The memory of all hands All hands all mousses all eyes All eyes disappeared at end At end for you and I…
LA CRASSE ———————— aujourd’hui je voudrais écrire de belles choses à ton sujet alors je sors le marteau et je frappe sur mon genou jusqu’à entendre que ça craque et je retire à la main les petits bouts pour m’en servir de stylet. ———————— CAR CA FAIT CLASSE
La garder absolument en soi. Mais l’extraction est impossible, et tu le sais, je ne dirais pas bof car la chose est bien trop précieuse, je préfère la conserver au centre de ma vie, plutôt que de l’exposer au regard des autres ; car elle n’est que ce centre de ma vie et m’enchante comme tu ne peux l’imaginer ; certes, elle me pèse parfois, mais pas le projet d’en faire un objet de décoration, je l’observe chaque jour davantage, je l’astique, car ce n’est qu’en elle que je peux être sauvé.