Plainte contre X
Si ici n’est pas le lieu du brouillage, du malentendu, mieux
vaut ne pas s’en occuper.

Un matin d’automne, on se dit : a quoi bon ?
Qu’est ce que cela repr&eacutesente ?
Les questions n’en finissent plus,
nous sommes contents.
Trop court.
Qui est votre destinataire ?
Votre ami ?
Votre lecteur secret ?
Petites choses de la complaisance av&eacuter&eacutees petites,
inoffensives.

Old par A venir le 26 Sep 2002

le monde vit dans des spirales,
négatives et positives.

on se trouve, soit dans une spirale positive
et les evenements s’enchainent positivement les uns derriere les autres
en une progression régulirère,
soit dans une spirale négative
et les evenements s’enchainent négativement les uns après les autres
en un désastre graduel.

chaque individu vit dans une ou plusieurs spirales,
spirales qui peuvent etre locales ou globales.

certaines spirales sont durables et interferent avec les evenements durant des mois
ou des années,
certaines spirales ne durent qu’une journée, que quelques heures.

certaines spirales sont futiles, d’autres provoquent le marasme ou l’extase,

à la fin de chaque spirale, un evenement excessif vient clore le phénomène
et lancer l’établissement d’une spirale inverse.

Old par M. Fox le 06 Nov 2002

1920. Happening Tourgueniste. Mais qui était devant les caméras ?

Old par -- Zan le 17 Oct 2002

« Non mais attend Sophie. T’as pas des magazines porno pour Sophie? »
Le mec de droite
Non mais vous voulez pas qu’on se roule des pelles?
Nicolaï T.
Bruit de langues – Bruits de clic clac clavier
Devinez qui fait quoi?

La phrase de la journée :
Jesus saves, Allah protects, and Cthulhu thinks you’d make a nice sandwich.
Anonymous

Prisonniers de nous-mêmes…
… la liberté avance!!!

Old par Gu. le 06 Déc 2002

Il est
le plus beau
le plus fragile
toujours fort
sombre et merveilleux
et la délicatesse de ses gestes,

le rend flou et m’hypnotise.

Old par M. Fox le 13 Nov 2002

quand?
Les ombres sur un ventre nu, tordu, rejeté en arrière, oublié puisque ses jambes ont été arrachées. Aurait-il crié si le cou n’avait été brisé d’un seul coup ?
Personne n’a rien entendu. Seules les ombres perdues sur ce ventre témoignent de ce qu’on ne saura décrire.
pourquoi ?
il aura été un gentil garçon, un fils de la terre. Il aura été celui-là –qui a travaillé–qui n’a pas travaillé– j’aurais pu l’aimer !
quand ?
de quoi se souvient-on finalement ? ni sa discrétion ni son cri emporté en même temps que sa tête. pourquoi lui a-t-on fait tant de mal ?
son sang en méritait-il un autre ? devrais-je mourir pour lui.
pourquoi ?
il avait attendu une fille, peut-être moi, allongé nu sur un matelas sale sur le sol dans un coin de pièce en carrelage. Y avait-il cette triste musique d’A. Pärt ou un silence encore plus triste ? la fille, peut-être moi, est venue. Je suis venue et je lui ai embrassé les genoux.
quand ?
ah… je ferme les yeux. maintenant je vois… je vois ce noir, et cette impossibilité de décoder les mouvements. la violence suspendue.
ils m’ont oubliée –regardez : j’ai encore du sang sur le poitrail.
pourquoi ?
je suis restée regarder ensuite. parce qu’ils sont partis. au milieu du désert le sang réunit les membres détachés. le vent emporte le sable. le sable ivre de sang est trop lourd. mais il l’emporte aussi. le reste reste là. il n’y a plus de sable. le désert n’est plus que la désolation de ces restes oubliés. Ai-je aimé ce corps ?

mes ongles se pressent contre tes paumes
mes doigts suivent les lignes de ton dos
mes levres s’attardent sur les courbes de tes hanches
je détache les fines lanières qui te tiennent encore
tu soupires d’aise ou
n’est ce que l’abandon à la rigidité
post mortem

Old par igor le 15 Déc 2002

Folle folle folle envie
de te pendre par les pieds
et m’enrouler dans tes ailes

Old par -- Zan le 16 Oct 2002

Dans la rue droite, assaili de pensées ridicules. Pourtant, il me faut régler le problème. Trottoir droit, je me dis. Dans la rue droite, assailli de pensées ridicules. Il faudrait fermer l’esprit sur tout cela. je bute sur ce promontoir de quotidiens de quartier. À défaut d’un chien dans lequel j’ai toujours rêvé de shooter. Je connais le chemin. Razant les murs. Innocent. Trottoir droit. Envie brusque de hierarchie. Bientôt la porte de l’immeuble où je vis. Bientôt les pensées ridicules me lyncheront. Je serai dans l’ascenseur à scruter dans le miroir un visage pâle, un être totalement moyen. Changer de trottoir ? Agir ainsi ne me couvrira pas de gloire. Personne pour admirer l’audace. Personne qui sache non plus que je m’obstine à renâcler des pensées ridicules sur le trottoir droit. Et s’il faisait froid au moins… Je mettrais en route la machine pour ne pas stagner dans l’idiotie. Mais j’ai chaud, mes pieds tremblent comme deux ampoules surchauffées. Est-ce le cerveau ? J’interpelle un jeune homme, lui demande une cigarette. Je fûme et j’oublie la bonté du gars, son chaleureux : “ bonsoir. ” Je fûme comme un savant sans science. Où vais-je ? Même pas mener la guerre. Rue déserte. Là, une vitrine cassée. Je dérobe un manuel de cuisine orientale que je jette ausitôt dans le canniveau. Bientôt chez moi. Bientôt l’épreuve de la veille où rien ne s’entamera, pas même une angoisse qui me glisserait aux limites de votre monde.

… Nikolaï éponge la sueur de son front. D’une culbute sur le terrain caillouteux, Natalia vient de prendre position devant lui. Tourgueniev fixe une bande de papier huilé sur l’ouverture, la bande indique « ne pas entrer, risque de maladie grave – tout contrevenant découvert passé cette ligne sera passible… » et s’engage à son tour dans la galerie. Nikolaï épaule la torche à fusion en silence. Natalia sourit et commence à décrire des cercles à la limite du rayon d’action de la torche chimique. Cette méthode, Tourgueniev l’a progressivement compris, lui permet de provoquer l’attaque d’un éventuel agresseur tout en restant en état de se défendre efficacement. Tourgueniev hume l’air et y détecte des relents d’humidité… une humidité telle qu’il n’en a connu qu’à Lo, près du grand puit. Il fronce les sourcils et intime silencieusement aux deux autres l’ordre de se remettre en marche. Des champignons semblent s’être adaptés à cette galerie …

Old par M. Fox le 29 Mar 2002

« Et même si ailleurs se brisent nos coeurs ,
Je garderai en moi la couleur des jours meilleurs
Pour qu’on soit toujours comme les 5 branches d’une étoile »

( L5 – Les 5 branches d’une étoile )

Old par Nothing le 22 Nov 2002

Un pensée diode qui bloque le retour pas de marche arrière possible juste la douleur un cri permanent entre le tempes et la peur.

L’intime conviction que l’univers est hostile. Un cri qui ne porte pas, un cri intérieur comme une invective, hurler pour mieux comprendre, et redouter les signes.

Les signes…

et la peur.

Tu comprends, c’est intolérable… ce sont des gens à des postes de responsablilités… Je ne comprends pas pourquoi ils ont peur, je veux juste qu’ils me disent la vérité.

La vérité, et la peur.

mal à l’épaule
pas à la tête

mal, comme c’est bète
à l’épaule
pas à la tête…

Old par M. Fox le 18 Avr 2002

Pardonnez-moi cette incursion.

Ce que nous ressentons n’est inscrit nulle part
N. S

Old par -- Zan le 07 Nov 2002

Je parcours le champ après l’ultime bataille:
A perte de vue, s’étalent tripes et boyaux, têtes humaines arrachées par le feu des canons et la vindicte populaire… quel gachis (parmentier)
haaaaaaaaaaaaaaa, ça ira… peut être…

tu es si spécial,

pourquoi n’es tu pas mort ?

je veux juste etre seul
je veux juste etre seul
je veux juste etre seul

Old par M. Fox le 14 Nov 2002

les fleurs éclosent derrière la colline,

pourquoi est elle si haute,
cette colline ?

Old par M. Fox le 15 Oct 2002

J’ai voulu faire l’amour avec mon xylophone,
il m’a répondu gentiment de sa voix carillonante :

j’accepterai tes caresses sans te les rendre
mais j’ai de la tendresse à revendre…
Help yourself Gü!

Old par Gu. le 06 Déc 2002

à la chasse
on perd parfois des plumes
et si je chasse
c’est que j’ai faim
l’oeil luisant
j’observe la plaine
le nez au vent
je cherche une proie

cette faim là,
croyez moi,
je ne l’aime pas,
cette faim là,
croyez moi,
je n’en veux pas

c’est la nature qui me veux ainsi
chasseur au regard vif,
prêt à bondir
et à vous egorger.

Old par M. Fox le 03 Juil 2002

j’ai un pingouin télécommandé qui s’appelle Gigi.
Il (elle) est cool et il (elle) aime que les filles pingouin (pingouines ?).
Il (elle) plait à tout le monde. j’en suis content.
Parfois il (elle) se déplace seul(e).
Je l’ai posé au bord de la fenêtre et il (elle) a sauté tout(e) seul(e).
Pas de casse…
Il (elle) se sent peut-être triste pour faire des choses pareilles.
On peut-être aimé(e) et entouré(e) et ne pas être heureux(se)…
Si c’est ça la vie, ça va pas être facile.
Et encore, lui (elle) est télécommandé et en plastique.
Alors que nous…
Sinon, ben, faut voir…
Vous me plaisez bien vous là…
Oui vous…

Old par igor le 18 Avr 2002

Le bulletin de ma journée
VIKING,UTSIRE
Ouest à Nord-Ouest 2 à 4 revenant secteur Sud-Ouest 4 à 6 par l’ouest ce matin et fraichissant 6 à 7 sur VIKING cet après-midi, virant Ouest 5 à 6 demain matin. Mer agitée, devenant forte cet après-midi. Pluie ou averses.
FORTIES,CROMARTY,FORTH
Ouest à Nord-Ouest 2 à 4 revenant secteur Sud-Ouest 3 à 5 cet après-midi, virant Ouest demain matin. Mer peu agitée à agitée. Des pluies.
TYNE,DOGGER
Variable 2 à 4 s’orientant Sud-ouest la nuit prochaine. Mer peu agitée. Pluie ou averses.
CASQUETS,OUESSANT
Secteur Sud-est 2 à 4 revenant temporairement secteur Est sur CASQUET ce soir. Mer peu agitée sur l’est et agitée sur l’ouest. Pluie ou bruine s’atténuant. Bancs de brouillard.
Marie-Pierre Planchon

sympathie du regard tourné vers rien; j’ai mangé beaucoup de spaghettis et puis tu t’es levé précipitamment, j’ai voulu te suivre mais tu as couru dans une rue qui échappait à mon réel. J’ai regardé, j’ai regardé longtemps là où tu avais disparu, trace de ton absence. C’est mon désir.
sympathie des pâtes inachevées; tu as mangé beaucoup de spaghettis mais il en restait encore dans l’assiette
sympathie de la monotonie nocturne; j’ai mangé beaucoup de gâteau au chocolat (j’aurais préféré un cake au thé vert, mais mon pays est ainsi fait qu’on n’en fait pas), tu n’étais toujours pas revenu alors… pffff. J’ai regardé par la fenêtre. Et par la fenêtre on voit des choses dingues.
Je sais que tu reviendras parce que : Ta mélodie est dans mon oreille.

Mon coeur saigne. Chaque jour. A chaque pulsation. Le sang est envoyé dans les artères et il fait le tour de mon corps. Le sang empoisonné fait le tour de mon corps.
Imagine-toi mon corps nourri par la pourriture. Ma main est faible. Mon regard perverti par le mauvais sang qui y est injecté.
Ce sang-là ne se transforme pas en vin. Tu ne le boiras pas. Tu ne mangeras pas mon corps.
Chchchut… Ecoute… mon pouls, c’est ma mort qui avance.

Femmes, je vous aime !

Un cortège me suit, vingt trois ancêtres poussiéreux, en robes grisées par le temps, aux yeux délavés, aux visages sépias. Ils pourraient être transparents, bleutés et vêtus de lambeaux ce seraient les mêmes. Mais ils me regardent depuis des photographies, sagement assis sur des chaises ou appuyés à des rambardes. Ils ont voyagé dans les aléas de la vie, et on me le raconte. Ils ont eu des désirs qu’ils n’ont pas aboutis, et ils me demandent en me dévorant des yeux de les réaliser pour eux. Je balance tous les albums photos et me tape la tête contre les murs pour oublier les plus proches, ceux que j’ai connus et qui sont morts (dont conséquemment j’ai vu les désirs les volontés et les cassures). je ne suis pas la vingt-quatrième je ne suis pas de leur famille – je suis moi juste moi – ils sont morts aujourd’hui et ils n’existent pas pour moi – certains sont des souvenirs douloureux ou non leur mort reste certaine et ils n’ont plus aucun moyen de m’investir
Le cortège derrière moi s’efface, je sens moins de visages penchés sur mon épaule. Moins de poussière dans les yeux. Mais je ne distingue toujours pas mes propres désirs.

Je me traîne sur les sols en pierre, poursuivie par l’oubli et le manque. Ils me poussent jusqu’à la terrasse, où m’attend mon fantôme délaissé que je reconnais pourtant. Ma bouche trouve son oreille ; je peux parler des mots et oublier les gestes… son mon corps tremblant la chair se tisse sur le vide. Moi hantée par des restes, lui rempli par mes fantasmes, les deux transpirent sous un soleil de plomb, où est partie l’alcôve où jadis les amants s’entrelaçaient ? Il ne reste que deux amas de muscles cisaillés par des nerfs convulsifs. J’ai extase dans la tête, mais les mains se crispent, attrapent un rien, et C’est l’électricité qui baise l’air : aucune forme pour remplacer la frustration d’un coït interdit.

A Alamo, les cowboys sont tous morts…
Même Davy Crocket qui n’a jamais peur
Olé !

Alors Ma Dalton idem
Moi je la connais pas hors liste
Mais en liste c’est insupportable
Marmitte (qui n’est pas Troudy)
Sait trouver les mots justes ceux qui
Me viennent aux lêvres avec la bave
Du cracheur de venin épuisé
Et chauve de surcroit
Alors Truc-Guibert
Bon vent et Adieu

A Alamo, les cowboys sont tous morts…
Même Davy Crocket qui n’a jamais peur
Olé !

Old par igor le 12 Sep 2002

Tourgueniev International Slip Contest

Postez votre slip, et soyez peut-être l’heureux gagnant d’un voyage aux Bahamas !


la nuit… il ne se passe rien… RIEN… pfffff !

Old par igor le 25 Mar 2002

>

Old par -- Zan le 06 Nov 2002

ici
à Paris
il fait gris
et il pleut
aussi
ici
  ici
à Paris
il fait gris
et il pleut
aussi
ici

Old par igor le 08 Août 2002

Selon le Roi Mob le Cyphermen sont des humains qui ont été modifiés
par les transmissions subliminales à haute fréquence. Les signaux
suppriment la pensée individuelle et encouragent la fidélité
d’esprit de ruche. Japanese Corporations les utilisent sur des
employés de bureau. Ils semblent être employés généralement par
l’église externe pour temps-voyagent travail (ils ont voyagé de
nouveau à la France au moment de la révolution et à New York dans
les années 20). Dans ces circonstances, ils sont envoyés dans le
passé comme projections d’esprit. Ceux-ci peuvent être perturbés
par des armes telles que ‘ Ghostbuster ‘ du Roi Mob’s.

Old par M. Fox le 05 Avr 2002

La phrase de la journée :
J’parle à toi pédé de ta race, vazy j’m’en bats les couilles la vie de ma mère.
Un tendre et jeune enfant sous mes fenêtres à Aubervilliers

Sex with a friend :
I could see her nipples
through her shirt

– regardez bien les cellules,
elles sont fluorescentes !

– ouais, en attendant il est 19h30
et on est à 8 dans le noir
et dans un placard,
vous trouvez ca normal ?

Old par M. Fox le 05 Déc 2002

« Et si on se roulait tous des pelles ? »

Tourgueule de Bois…

Old par Gu. le 20 Déc 2002

Bravo Ludo !

Old par Nicolai le 24 Sep 2002

tu fais frissonner les filles,
tes baisers sont les plus doux
d’un seul coup d’oeil tu fais fondre la plus digne des religieuses,

ton pouvoir est sans fin
sans arme ni menaces,
tu peux vaincre l’univers,

tu es le plus dangereux
des salopards
le plus ignoble des séducteurs
et le plus doué des assassins

tu passes toujours à la maison ce soir ?

Old par M. Fox le 24 Oct 2002

Old par M. Fox le 18 Nov 2002

Le professeur Tourgueniev vous souhaite une journée remplie de bonnes décisions
Bonjour cher ami(e) et bienvenue pour la première fois sur ce site ! Sans le savoir, tu viens de faire un acte déterminant, pour toi. Oui oui : Pour Toi
La preuve ! Grâce à tourgueniev.com, tu as le droit de prendre 3 bonnes résolutions. Oui, tout à fait : tu m’as bien entendu, Trois Bonnes résolutions. Quelle chance tu as… Je te laisse quelques instants, c’est à toi maintenant. Tu prends 3 bonnes résolutions…
Résolution un… ferme les yeux et pense bien fort à ce que tu désires le plus. … Voilà.
– Maintenant, tu respires à plein poumons et, avec un immense sourire, tu prends ta Deuxième résolution… oui, c’est très bien, bravo.
– Et maintenant, tu arrives à ta Troisième résolution que tu prends l’esprit libre, et décontracté.

Très très bien. Je suis très fier de toi. Tu es maintenant empli d’une force et d’une énergie positives. Tu es qui tu es, et ce, dans toute ta splendeur. Félicitations ! Et dès que tu auras besoin d’un peu d’énergie, tu n’hésiteras pas à revenir ici, sur tourgueniev.com, pour t’épanouir à nouveau et laisser une nouvelle chance à ton bonheur. A bientôt !

Old par Nicolai le 25 Sep 2002

J’ai un papier très important avec une adresse sans nom. Alors voyons voir lundi mardi mercredi, là il dit you caïdi, alors je réponds mais non voyons, il prend ses allures de crocodile, oh oui j’aime ça. J’aime tout particulièrement sa bouche, des fois on l’aperçoit quand la lumière des néons entre par la fenêtre. Je trace des signes cabalistiques autour de l’adresse pour qu’elle prenne vie mais rien n’apparaît. Comment faire? Derrière l’adresse se cache le salon et là dedans l’inconnu. Mon crocodile remue la queue j’allume la lumière de la rue il me regarde et tout brille.

Un homme, une femme, le monde. Après l’inventaire, il ne subsiste que ça.

Il a pris le chauffage du salon où je vais dormir.

aujourd’hui nous ne sommes que mardi et c’est déjà vendredi pour moi
ce matin, j’ai croisé un enterrement et suis tombée sur la pire caissière à la poste
aujourd’hui nous ne sommes que mardi et c’est déjà vendredi (13) pour moi
ce matin je me suis habillée, involontairement, en gothique attardée
on aurait pu venir me soutenir à l’enterrement me tendre un mouchoir et me demander si j’allais

hier ils étaient trop loin maintenant ils sont trop près.
mon corps gonfle des larmes retenues

Toi aussi, tu rêves d’un fist … magique
d’une pénétration … jusqu’au fond.

Essaie donc le poppers magique du Docteur Tourgueniev.
Disponible pour la modique somme de 9 euros au magasin du Docteur Tourgueniev ; 69, rue de la gaîté à Paris.

Old par Tania le 16 Juil 2002

Marcher en se tenant sous le bras, il y a beaucoup de vent et sans lui je m’envolerais. Les bribes de paysages se mêlent, il y a sur ma gauche les quais d’un fleuve embrumés, à ma droite des herbes sur une plage engouffrées par le vent. Il y a devant moi un bâtiment gris luisant sous la pluie. Il y a derrière moi un chemin de terre qui m’emmène dans des champs plats. Il me tient sous le bras je ne suis pas blessée et pourtant je vois défiler ma vie, l’aisselle de son manteau est chaude et j’y pose ma tête. Fermons les yeux et ce sera un autre, le prochain, le dernier. Les fuites ne me vexent pas.
and the wind turns the skin to lovers

il est arrivé que je sois heureux,

peut etre,
peut etre pas,
est-ce que c’est l’amour

ou simplement le soleil ?

Old par M. Fox le 16 Oct 2002

Nous nous voyons.
« BONJOUR COMMENT çA VA ? »
Le culot de la question m’irrite au plus au point :
« çA VA TRÈS BIEN MERCI. »

Il y a du silence après l’entretien : nous sommes engagés désormais l’un vis-à-vis de l’autre. Nous nous serrons la main. Après les questions. Nous évoquons des prouesses de la littérature.

« Elle va très bien merci. »

Mais personne n’écoute plus personne.

« C’est pour ça que la littérature va bien. »

(Jouer la scène dans une cage.)

« Puis

« TOURGUENISME, n.m. : Automatisme psychique pur par lequel on se propose d’exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée ou de son absence. Dictée de la pensée, en l’absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale. »

– c’est flippant,

berk !

Old par M. Fox le 28 Sep 2002

personne pour arreter le temps, rien qu’un petit peu ?

je ne veux pas quitter cette ile que j’aime tant,
je veux y passer encore une dernère nuit,
là,
entre tes bras.

Old par M. Fox le 15 Nov 2002

Just do what you gotta do
And don’t misunderstand me
You know you don’t ever have to worry about me
I’d do it again

on a trouv&eacute une petite fioriture typographique, on
est content, on l’utilise un peu, sans gravit&eacute ni brouillage

Old par A venir le 16 Oct 2002

Il dit :

Je voulais vivre mes rêves avec eux,
ceux que j’ai aimés,
tu ne les entends pas rire
car ils sont loins.
Je les aime pour toujours
et le seul son
qu’on entend désormais sur la lande
ce sont mes sanglots et mes pleurs
en langue allemande.

Elle dit :

Mais…

*fondu au noir*

Old par M. Fox le 20 Mai 2002

«   En ce moment sur MSN
   Trouvez l’âme soeur
   Offres d’emploi
   Star Academy
   Perdez 4 kg !
   Changez de voiture  « 

Ouverture

Igor Branlouillicotte
Nikolai Oublie…

Que dire de plus… si ce n’est qu’ici tout n’est qu’un moyen d’expression, sans volonté de reconnaissance.. et que tous devraient se le rappeler.

Rideau !!

Old par Rodia le 15 Nov 2002

je suis jamais sur ta liste !

Old par M. Fox le 29 Sep 2002

Old par -- Zan le 26 Nov 2002

don’t ask me whoever i am
i’m a dem’
i’m a dem’…

Old par M. Fox le 04 Déc 2002

Pendant ce temps là, à Faidherbe…

Toc toc toc

– Raaaah, impression de déjà vu
Voix off : Chuuuut, ferme là, c’était pas le même personnage
– Hum, oui, jamais vu cela… Mais qui est donc derrière la porte ?
– DRUAND !
– Monsieur le malpoli hurleur, j’ouvre par pure ouverture d’esprit…
– J’aime Nadine !!!!
Se contenant
– Veuillez partir.. elle est mon épouse…
– Etait vous voulez dire !!! Epouser une morte, sagouin, j’écorcherais votre engance !
– Et merde pour la gauche caviar !

La porte se referma sur le nez de l’importun

A Suivre

Old par Rodia le 13 Déc 2002

La citation de ma journée
Il lui manque une bitte d’amarrage à cette fille.
N.M.

Trois deux un partez, et hop! Il court il court le furet; je l’attrape par la queue, je le montre à ces messieurs, et on s’assoit sur le haut d’un mur, le faîte d’un arbre. J’embrasse à pleine bouche l’amiral qui l’escalade, ça ne vous étonne pas du tout n’est-ce pas? Mais pour qui me prenez-vous?
On reprend la course, le furet va assez vite, moi un peu plus encore, sauf quand il y a des tunnels. La tortue est loin derrière, elle ne gagne jamais ça c’est des conneries. Mais pour les gros arbres écrasés au milieu de la route, je bondis au-dessus, et mes jambes s’écartent, se mettent à l’horizontale, mes muscles saillent et je gagne!
Oh! Je m’écrase sur la ligne d’arrivée, ma joue rape, j’ai la gueule déchirée. En fait personne ne voulait gagner on m’a fait croire à une fausse course. Je pleure dans la boue.
Mais hop! Le furet rejaillit, il m’embrasse, il m’emmène, je le crois.
Et hop! J’ai la figure pleine de boue.
Mais hop! Le furet rejaillit, il m’embrasse et nous partons.
Et hop! J’ai la figure pleine de boue.
Mais hop! Le furet rejaillit, il m’embrasse et nous partons.
Et hop! J’ai la figure pleine de boue.
Mais hop! Le furet rejaillit, il m’embrasse et nous partons.
Et hop! J’ai la figure pleine de boue.
Mais hop! Le furet rejaillit, il m’embrasse et nous partons.
Et hop! J’ai la figure pleine de boue.
Mais hop! Le furet rejaillit, il m’embrasse et nous partons lalalalilala vers une clairière illuminée. Oh lala… les poncifs de l’amour, toujours!


Paris (AFP) : On aurait aperçu Toffsy au large des Commores

L’ancien ami des enfants se serait reconverti dans le trafic d’organes à destination de la Floride, de la Sarthe et de la Meurte et Moselle, ainsi que dans la contrefaçon de godemichés Haribos et dans la chasse illégale à la Pipistourelle Rosâtre. Des témoins prétendent qu’il ramène également le conjoint au foyer en moins de 24 heures. Localisé par des agents infiltrés dans une secte raelienne, l’ex-petit lutin facétieux qui sauvait le monde des gros moustachus vénaux se serait rendu avec le sourire, faisant des guilis-guilis aux membres des forces spéciales. On cherche toujours sa plume magique…

petite lucie aime à se promener dans les rues
toute la semaine
le lundi elle se promène
le mardi elle se promène
le mercredi elle se promène
le jeudi elle se promène
le vendredi elle se promène
le samedi idem
et le dimanche elle flotte dans le canal
petite lucie ne se promène plus
glouglou

Old par igor le 22 Oct 2002

écrire en noir sur fond noir, c’est bien aussi.

Old par M. Fox le 22 Avr 2002

La phrase de la journée :
Et ben dites donc, ça mijote dans la cocotte.
Mme X, eX-psy de DemoiXelle Car(r)o

Orad v écrit : « AMANDA LEAR, MENSONGE ET VIDEO La chanteuse Amanda Lear a supprimé les miroirs de son appartement pour les remplacer par un système vidéo. Il lui suffira d’arrêter l’enregistrement des images le jour choisi et les écrans lui renverront son image éternellement jeune ; le meuble du vivant ne sera plus distinct de l’immeuble. On peut penser pour l’aVenir à une décomposition et au stockage des images en signaux digitaux enregistrables sur divers supports L’Occident ne peut pas plus s’arracher à une science qui n’est pas le miroir de son intelligence, que la chanteuse Amanda (alliée incondItionnelle des techniques à cause du rêve de reconstruction de l’homme par l’image) ne pourra se détacher du reflet stéréo de sa beauté. L’homme ébloui de lui-même fabrique son double, son spectre intelligent, et confie la thésaurisation de son savoir à un reflet. Le monde perçu cesse d’être jugé digne d’intérêt à force d’êtRe théâtralement exhumé, analysé, épuré. Avec les progrès de l’électronique, on pense à utiliser l’ “ intelligence ” de l’ordInateur comme prothèse inhérente : une minuscule pastille de silicone donnerait à l’homme la connaissance instantanée d’une langue étrangère (offrir à l’homme une mémoire qui ne serait plus la sienne). “ Franchir l’étape qui sépare l’homo sapiens d’un stade supérieur, transformer la structure de cet organe cérébraL qui n’a guère évolué depuis quelques dizaines de milliers d’années ”.
PORCS MILICHIENS Il est évident que la démarche est inspirée de la propagande politico-militaire. C’est la vitesse de nos automatIsmes cérébraux qui serait visée par cette prise en charge électrique, déjà esquissée avec les électrochocs, découverts en 1938, en plein fascisme, par le psychiatre italien Ugo Cerletti. La méthode était employée sur des porcs, aux abattoirs de Rome. Les bêtes étaient saignées à blanc pendant un coma épileptique provoqué par l’électrocution. Il a suffi aux psychiatres de décréter que les épileptiques ne sont jamais schyzophrènes, pour que des centaines de milliers de patients soient soumis, après les porcs, à de décharges électriques dont on ne sait pas exactement quels sont les effets, sinon la punition et la torture. De plus en plus, prothèses techniques et prothèses médicales tendent à former de nouveaux mixtes destinés à la pacification, créatiOn d’une conscience sans rivages et sans fond, où l’inquiétude des êtres individuels s’efface. Le musicien électronique Atao Tanaka entoure ses bras de capteurs sensibles à la tension dans ses muscles et aux mouvements dans l’espace de ses membres supérieurs. Les capteurs sont reliés à un ordinateur où sont programmés les sons que les mouvements et tensions distordront. Atao Tanaka donne l’impression de tirer les sons à son ventre tandis que les capteurs s’occupent de projeter dans le réel des perturbations sonores.
MS SM Les mannequins spéciaux (MS), les cadavres humains frais et en bon état, sont employés par milliers par la régie Renault pour les recherches concernant la sécurité automobile. Après la marche de l’homme et ses danses, ce qui est donné à voir, c’est la lente chorégraphie associant les corps morts aux véhicules en marche, sorte de révélation amoureuse du couple de la technophilie et de la vitesse qui en heurtant deux câlineries en fait une commotion mortelle. »
Fin de transmission

Old par Nicolai le 20 Oct 2002

1922, Desnos écrit aux tourguénistes :

à Orad : «Croyez-vous que Rrose Sélavy connaisse ces jeux de fous qui mettent le feu aux joues ?»

à Fox : «Le temps est un aigle agile dans un temple»

Old par -- Zan le 10 Déc 2002

Plus que 153 jours… je compte à rebours :
153
152
151
150
149
148
147
146 …
Je vous ennuie ? Vous ne savez pas de quoi je parle ? Après des heures d’attente, il ne vient toujours pas. Quand il passe, je me sens sale, encore, après tant d’années. A cette heure là, après cette semaine là, j’arrive encore à écrire ? Mon oeil…

Old par Nicolai le 21 Avr 2002

Lundi matin,
La semaine porno vient de finir,
on est tous encore un peu dans les vaps,
mais, bon, rien de grave qu’un massage épicé ne puisse soigner.
On va se oindre mutuellement pour faire passer les courbatures.
Hum…
Enfin, c’est terminé et on va faire l’impasse sur le sujet quelques jours.
Redevenir les romantiques éperdus que nous étions, avant.
Retrouver nos rêves d’enfants pleins de princesses et de modestie.
Tank Girl, ma princesse !
Moi, par exemple, quand j’étais petit,
j’avais pas trop d’amis (je déménageais souvent) et
je me racontais beaucoup d’histoires, juste pour moi.
Souvent, je me voyais en chat,
un petit chat trés pauvre, trés sale et trés humble.
Ces histoires commençaient toujours pareil :
Un jour, une belle princesse passait par la ville et
du haut de son carosse, elle me remarquait,
moi le pauvre petit chat et me recueillait.
Elle voyait, à travers la crasse et la pauvreté, que
j’étais un super petit chat en fait.
Après ça devenait super à l’eau de rose alors je passe.
Ca correspondait pas mal à mon état d’esprit du moment :
Pour les filles, je n’existais pas.

Ce qui est bizarre,
c’est que la princesse, c’était toujours une vraie fille
et moi un chat…
Docteur… Ca veut dire quoi ça..?
C’est grave ?

Old par igor le 22 Juil 2002

les bonhommes en technicolor ressemblent à david bowie

L’action du tétrazépam sur l’hypertonie musculaire est liée à une inhibition présynaptique sur l’arc réflexe mono et polysynaptique ainsi qu’à une activité inhibitrice supraspinale.Le prazépam a une action agoniste spécifique sur le récepteur central faisant partie du complexe « récepteurs macromoléculaires GABA-OMEGA » (également appelés BZD1 et BZD2) et modulant l’ouverture du canal chlore. Il est entièrement métabolisé en desméthyldiazépam lors du premier passage hépatique, avec un pic sérique atteint en 4 à 6 heures.L’hydroxylation du desméthyldiazépam donne naissance à un autre métabolite actif, l’oxazépam.L’inactivation se fait par glucuroconjugaison, aboutissant à des substances hydrosolubles.(…)
Après injection intramusculaire, l’oenanthate de fluphénazine, molécule très lipophile, est stockée dans les cellules graisseuses (compartiment réservoir), sa diffusion vers le compartiment central est lente, son hydrolyse par les éstérases plasmatiques permet une libération progressive.

Old par igor le 16 Avr 2002

Mais peut-être faudrait-il dire plutôt que le tourment de base, essentiel, est tout bonnement celui qui nous vient des limitations que nous impose un autre homme, du fait que nous étouffons, suffoquons dans l’espace resserré et rigide où l’imagination d’autrui nous enserre.
Witold Gombrowicz

mais vous êtes fous?

oh oui!

Old par igor le 13 Juil 2002

1937, une année difficile pour tout le monde, non..?
Les loups de Pragues, eux, ne manquaient de rien et se prélassaient le ventre plein sur les ruines tièdasses de la vieille Europe éventrée, les entrailles fumantes grouillantes de mouches.

Old par igor le 05 Mar 2002

Il pleurait deux fois par jour
He was very sad
Elle était très triste
She cried twice a day
In fact they didn’t know each other
Mais ils auraient aimé
Se rencontrer

certains comptent leur argent,

elle compte sa souffrance
et s’enrichit
sans limite.

Old par M. Fox le 09 Déc 2002

Old par M. Fox le 17 Oct 2002

VOUS M’EN DIREZ DES NOUVELLES

Old par A venir le 29 Sep 2002

Ma très chère Ar*

C’est la larme à l’œil que je découvre le paysage malsain qui vous entoure. Cette ville moribonde et crasseuse que vous dépeignez dans votre lettre, est-ce que ce peut être Paris ? Peut-on concevoir pareil tableau de la capitale où je croyait réfugiées les plus hautes valeurs de l’humanité ? Si la liberté existe bien quelque part en ce monde, n’est-ce pas en ces murs ?

Cependant, les relents d’humidité que vous respirez, la grisaille qui vous surplombe sont autant de désagréments que je souffrirais volontiers, tant la situation de notre pays s’est dégradée. Nos cieux d’été, embrasés de couleurs vives, grandioses ; la douceur de l’air salin, l’indicible beauté sauvage de nos terres généreuses, et ces gens, plein d’entrain et de malice. Tout s’est affadi, Ar*. Jusqu’à cette table où nous avons si souvent diné, et qui ne manquait jamais de nous ravir le palais. Jusqu’à ces cœurs jadis gonflés d’orgueil et d’insolence. Rien ! Il ne reste plus rien à déglutir où à penser qui ne soit corrompu par la fadeur. Celle là que nous a légué la poigne de fer des nouveaux maîtres de notre avenir. Souvenez-vous, ma chère Ar*, de cette dernière année. L’hiver est arrivé avec une rare rigueur. Vous me faisiez remarquer un matin, sur ce ton ironique qui était alors le vôtre, assise à cette table d’où je vous écris, que la saison préfigurait peut-être un sombre avenir pour ce pays. Ce « mauvais présage » dont l’improbabilité nous a fait rire un instant s’est depuis révélé plus véridique que nous le l’imaginions. C’est à peine s’ils ne viennent pas désormais ramper dans nos rêves. Par les plus odieux stratagèmes, ils sapent l’identité de cette culture qui nous a vu grandir, influencent nos choix en nous bombardant sans répit des rhétoriques les plus spécieuses qui se puissent concevoir. Notre histoire est devenue un champs de bataille où sévissent les censeurs obsédés par l’avenir. Ces usurpateurs arrivés dans un vent de fortune ont décidé de voler notre mémoire en remodelant l’ histoire.

Désormais, beaucoup sont partis pour des destinations que l’on boudait autrefois. Nous étions si fiers de ce pays que l’on avait jeté comme un voile sur le reste du monde. Celui-ci s’est vite déchiré et vous voici à Paris. Je vous aurais volontiers suivi, vous le savez, si les rigueurs de l’âge m’avaient laissé un peu de répit. Mais voilà que cette lèpre nationale s’est fait précéder par l’addition d’une vie dont je n’ai pas lieu d’avoir le regret, toute au service de la table, de la chair et de cette douceur de vivre que l’on connaissait jadis en ces murs. J’avoue que le couronnement de cette existence aurait été cette dernière escapade à vos côtés. Mais je m’avoue parfois vaincu par ce désespoir qui suinte de vos murs gris et qui me cloue au lit.

Chère Ar*, rassurez-vous, j’ai beau accusé le coup de nos délicieux excès passés et de la folie de nos frères, j’ai beau me plaindre et forcer le trait de nos misères, je n’en demeure pas moins sec et opiniâtrement attaché à la vie comme un cep de vigne à la terre. Dorénavent, je mettrai mes caprices dans l’avenir de nos enfants. S’il est encore un peu d’espoir dans cette gérontocratie, c’est d’eux qu’il viendra ; et croyez-moi sur parole, Ar*, je ne cèderai pas, ni au trépas, ni au chantage, ni à la haine. Votre jolie petite fille sera élevée comme elle le mérite : comme un enfant. Elle connaitra les joies du jeu, de l’espoir et… quand le temps sera venu, des joies revigorantes de l’amour. Je me sens à nouveau le devoir de vous rassurer. La vie dissolue que nous avons mené ne sera pas le modèle de sa jeunesse. Le temps passé et votre exil ne m’ont laissé d’appétit que pour une certaine délicatesse. Elle n’aura pas à ribauder dans la fange où se vautrent désormais les petites femmes de son âge. L’exemple que je lui veux donner sera de nature à épargner sa vertu. D’ailleurs, ce fier gaillard qu’est mon neveu l’entourera de toutes les attentions les plus sincères et se substituera à ma vigilance dans ces moments que l’adolescence ne saurait partager avec les « vieux ». J’en fait un point d’honneur : cette enfant jouira d’un sort convenable et porteur d’avenir.
Il me faut enfin vous prévenir, ma chère Ar*, que cette hauteur de ton que je me permets encore dans ces lettres ne saurait garantir notre sécurité encore longtemps. Vous souvenez-vous de ce vieux râleur de Al* ? Ils ont fini par l’arrêter l’autre soir, après qu’il ait vertement sermonné quelques-uns de ces jeunes idiots qui croient détenir la vérité, claironnant les messages grossiers du parti. Sous je ne sais quel prétexte obscur, on l’a emmené à Er*. Inutile de préciser qu’il n’a pas été jugé en public ! J’ai appris qu’un projet de censure des informations subversives, destinées à saper l’intégrité et la crédibilité de l’état avait été récemment présenté au parlement. Vous savez, comme-moi, que les représentants de la nation ne sont plus que des pantins sans ressources qui ont tout le loisir d’approuver les projets du parti. D’ici à ce que l’état d’urgence soit décrété et les libertés civiles raccourcies au nom du salut public, nous aurons largement eu le temps de nous compromettre. Je crains que ma popularité et mon crédit n’aient bientôt plus la moindre signification. Qui empêchera alors les agents de l’état providence d’ouvrir nos courriers ? Cette lettre sera la dernière à jouir d’un ton authentique. Tâchons désormais de nous comprendre à demi-mots ; pour l’amour de nos enfants, qui ne doivent pas pâtir d’une amitié en passe de devenir une trahison de la patrie.

Puisiez-vous, très chère Ar*, me pardonner cette franchise. Nécessité fait loi désormais. En attendant impatiemment d’avoir de vos nouvelles, je vous embrasse du fond du cœur en vous renouvellant l’assurance de mon dévouement ; à votre égard et à celui de votre fille, notre espoir à tous deux.

Az*

Old par igor le 30 Juil 2002

« L’amitié existe-t-elle encore dans notre monde aujourd’hui ?
Un premier regard pourrait nous faire craindre qu’elle ait disparu. Le monde des affaires est dominé par l’idée de marché, l’économie et l’intérêt ; la politique, par la course au pouvoir. Dans les deux cas, il reste peu de place pour la sincérité dans les rapports personnels. De plus, le monde moderne nous impose des changements continuels. Quitter son quartier et son travail, c’est finir par oublier ses vieux amis. Nous nous promettons de nous revoir, mais de nouveaux intérêts développent en nous de nouveaux besoins, nous faisons de nouvelles rencontres. Qui pourrait un instant songer à prendre un temps d’arrêt, les yeux tournés vers son passé ? »

Old par Nicolai le 29 Nov 2002

la foule crie: j’ai envie de danser!!!
(…mon corps réclame)
le mec de la foule lui fout une rouste: ta gueule vieille poire
oh ben mince alors, et moi qui croyais bien faire
alors qui a raison?
(mon corps réclame…)

Are you Charlie ?bon,
j’ai inscrit ici le texte d’une chanson d’EDaho
qui, je trouve, correspond bien à la vie
que je mène / que je ne mène pas
ces temps ci
donc
je le
signale.
mais,
une question
s’impose à moi :
———————————
Qui est Charleston Parva ?
———————————

Old par igor le 08 Oct 2002

Houla, plus de charcuterie pour Igor

Old par igor le 16 Août 2002

PsychoMiX

Farfadet mongol sans gravité, bonheur, pour vivre un attentat : l’image manque. Couillonne ! 1917 : foirade.
Où es-tu ? En souvenir de toi tu vas voir le poulpe 45. Tu m’avais promis tes vergetures, ton contremaître médical, Bianca ! Trust l’hépatite c Klingon. On va nous mastiquer, emplafonner du temps et partager le croque-mitaine. Les sans-culottes en lettres rouges, les hospices téléphoniques nus, tes grenouilles vertes … la couille périodique.
C’est fini. Je frappe.
J’aime.
aimer ?
Le mètre ruban des biceps chasseurs !
Ils auraient aimé un grillage, Igor.
Don’t care, tu t’en fiches. Amour, fictions, continent ? La grille de mots croisés, contre toi, was crying. I won’t forget ma selle de vélo de vieux machin pourri,

never

Old par M. Fox le 17 Oct 2002


dimanche
il est tard
je suis crevé
c’est une belle journée
je vais me coucher
longue nuit
pas le courage de faire mieux
ce soir
je roule dans le salon
mes yeux se ferment
et anne-elisabeth vient
de remporter les 40 000 euros
bravo anne-elisabeth
gri-gri sourire un grand merci
bonne nuit

add-on
——————————–
j’ai blessé une personne que j’apprécie beaucoup
je ne sais pas comment réparer
——————————–

Old par igor le 10 Nov 2002

21 juin. La journée la plus longue de l’année vient de passer.

Que reste-t-il à vivre ?

je nourris les pigeons, parfois aussi les moineaux

ça me donne l’impression d’etre carrement riche.

Old par M. Fox le 19 Déc 2002

le mot de la fin

Old par igor le 14 Oct 2002

Un mail de oneko@altern.org (mon chat à moi) :

> Cher Papadieu,
> tu es parti au travail et je suis triste, je m’ennuie sans toi. Je vais
> peut-être aller faire pipi sur ta couette a ton retour pour te temoigner
> mon affection. Car je t’aime Papa-Dieu.
> Je suis tres heureux chez toi, en + ca marche bien avec les meufs, et y’en
> a plein. Comme elles sont plus dodues que les garcons, c’est agreable de
> planter mes griffes dans leur chair. En plus elles crient c’est rigolo.
> Reviens moi vite Papadieu.
> Miaou.
>
> Kawaï Oneko.
>
> PS : est-ce que tu peux me ramener une balle avec un grelot dedans s’il te
> plait?
> Merci.

Hum… Ma vie prend un tournant décisif…
Et pour la balle à grelot on va voir…
En tout cas, bise à toi Oneko et ne t’inquiète pas si je rentre un peu tard ce soir je dois passer à la soirée SPOKE.

Old par igor le 18 Sep 2002

UNE VICTOIRE CAPITALE.

Ah !! Mercredi, enfin… Le jour des enfants… On se dit que tout va être plus bleu, plus doux, plus tout…
En fait c’est comme hier, mais on a un jour de plus…
Vous me direz, 28 ans et un jour de plus, c’est pas bien grave. Mais quand même, on le sent un peu, ce jour de plus, là plus bas… Il taraude, il gratte. Oh, rien de grave, juste un jour de plus.
Foutu mercredi…

Old par igor le 20 Mar 2002


Qui vole un oeuf vole un boeuf.

à avoir trop crié
le renard s’abima la voix et la gorge

et c’est pourquoi
un soir d’hiver, bien heureux
il retrouva la douce chaleur
de sa renarde de minuit.

Hier soir, elle m’a dit que c’était terminé,
que ça ne pouvait pas marcher,
qu’on avait fait fausse route,
les circonstances sont contre nous,
etc…

Old par igor le 26 Nov 2002

j’ouvre les yeux encore en dormant. j’ai un peu froid et mon corps est humide. Il y a une lumière que je n’avais jamais vue ici. je m’asseois dans le lit, je caresse mes cils, je regarde un peu autour de moi un doigt sur mes lèvres, je redécouvre comme chaque matin mon goût: je me réveille. La lumière est froide et bleue. Il pleut. Après tout ce mois de chaleur étouffante c’est à peine croyable. Je sors sur la terrasse, je suis déjà toute mouillée. Je pleure sous la pluie, j’ai peur. Mes longs cheveux noirs dessinent des courbes violentes sur la chemise blanche qui colle à mon corps. Tout a disparu: plus de terrasse, plus de jardin, et j’en suis sûre plus de maison. Je n’ose pas me retourner. Je tremble. Des lumières blanches fugitives passent devant mes yeux, parmi les éclats d’eau. Tout ça est si beau, mais si effrayant! Je ne discerne pas ce que je vois, alors j’invente le plus terrible et le plus séduisant; des fantômes transparents qui passent comme des flèches dans un rêve ténébreux. Ma peur me plaît parce que j’ai l’impression qu’on me voit, que je séduis ceux qui me voient. Je n’arrête plus de pleurer malgré tout mes efforts de faire de ma réalité un décor. Un bruit, inventé, entendu? Je me retourne violemment. Il n’ya rien! rien! La pluie est si dense que je ne peux rien voir, et que j’imagine ce qu’il y avait là détruit par les gouttes. Je ne peux plus que tomber à genoux, gémir et gratter le sol. Tout cela était si immaculé, si pur, si glacial. Je sens maintenant la terre chaude sous mes ongles, il y en a aussi sur ma chemise blanche, et qui dégoutte de mes cheveux. Mes sourcils sont de la terre mouillée, je sens mon coeur dégouliner à l’intérieur de mon estomac, mes intestins se liquéfier et je les pisse. La pluie continue, inbattable.
j’ouvre les yeux encore en dormant. j’ai un peu froid et mon corps est humide. je m’asseois dans le lit, je caresse mes cils, je regarde un peu autour de moi un doigt sur mes lèvres, je redécouvre comme chaque matin mon goût: je me réveille. Ma chemise est trempée, elle me colle, je vois comme des taches brutales le triangle noir de mon sexe et les bouts de mes seins qui lui répondent.

« là ici »