« No puedo salir porque temo que al salir suene el teléfono en la pieza vacia. » R. Piglia
est-ce que quand vous rentrez chez vous vos objets vous dévisagent? le pire c’est peut être quand ils me tournent le dos. mais ça…
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« Si je n’étais pas devenu
Tellement lâche
Pour avoir toujours sans relâche
Brûlé mon cœur à ton sein nu
Je te tuerai comme une chienne
Toi qui m’a perfidement
Trompé pour un nouvel amant
Sans même qu’un remords te vienne
Je plongerai dans ton sein nu
Qui tous les tente
La lame rouge et tremblotante
Du premier coutelas venu
Je crèverai de piqûres
Tes lèvres roses
Tes lèvres qui disent des choses
Où somnole une trahison
Et je balafrerai tes hanches
Tes flancs et leur duvet cendré
De quelque croix de Saint André
Faisant sillon dans tes chairs blanches
Mais quoi ? Tes lèvres m’ont menti!
J’en veux encore…
Menti tes yeux – j’en veux encore…
En implorant ton repentir
Je veux à nouveau sans relâche
Brûler mon cœur à ton sein nu
Puisqu’ Hélas ! je suis devenu
A force de t’aimer
Un lâche. »
Avant, je pouvais m’approcher de n’importe quel chat et il ne s’enfuyait jamais
Maintenant c’est très différent
je lui ai ouvert le thorax, de haut en bas, c’était bien plus facile que je ne le pensais, à peine crrac et hop jusqu’en bas, la peau s’ouvre en deux lèvres consentantes, comme si mon bonhomme était trop serré depuis toujours là-dedans.
j’étais d’humeur massacrante.
aujourd’hui lalalilala je chante au soleil qui n’y est pas, tant pis tant pis, mais oh ciel, je me bats dans ma culpabilité! le corps me regarde de ses entrailles et je ne peux rien faire pour lui. son regard vide m’a oublié et pourtant s’il savait comme je l’aime. oh oui je suis amoureuse amoureuse amoureuse, petites doses de poison à coups d’amour! plus ça va et plus je me colle au mur le regard vide moi aussi.
mais aujourd’hui ah… je roucoule d’aise, lalalalalalilala, que la vie est belle, petit sucre d’orge, tamtam, lala!
je repense à toi
et je salive.
je m’imagine dans tes bras,
encore,
tu me lèches à des endroits insensés,
encore,
je bande à éclater,
à mort,
tu enfiles tes doigts
aux ongles effilés
dans ces endroits là,
je n’imaginai pas.
je t’embrasse sur les yeux,
j’aspire ta langue,
tu me retournes
et enfile mon sexe dans ta bouche,
tu te fais si profond
dans ces moments là,
je t’aime,
tu ne le sens pas ?
deux plaies vivantes se rencontrent…j’ai tué mon père…j’ai vécu l’exil…ils s’endormiront de toutes façons;l’insomnie est une maladie partielle;elle réveille le passé et installe l’oubli du présent.
j’ai saigné de l’oreille;du lac qui en est sorti ont surgi ma mort et la mort de ceux que j’aimaient;mon goût d’eux s’est préservé de la mort;on donne du prix aux gens en les tuant.
il tient un mouchoir ensanglanté dans sa bouche et son crâne est un peu fêlé;il parle avec un fée aux jambes de glace;tout en haut de la colline le conseil va se réunir; là où se joignent les flots montants de nos sangs.
dans le ciel se dessine la cartographie de la mort en sang violet d’être saturé;nous joignons dieu sur son trône de génocide, il peut nous apaiser;la colère de l’homme est la plus dangeureuse;mais dieu existe ailleurs le dies irae n’est qu’un cri de raliement pour humains trop humains pour croire en humains.
le ciel se teinte en rose, le sang se dilue, nous nous regardons avec amour;la femme se fiche en terre;l’homme prie au sol; chacun soigne ses plaies; je n’ai entendu aucun mot, le sang coule toujours.
je suis enlevée par le sexe et je coule en jouissance pour être en chacun de vous.
Ouverture
Igor Branlouillicotte
Nikolai Oublie…
Que dire de plus… si ce n’est qu’ici tout n’est qu’un moyen d’expression, sans volonté de reconnaissance.. et que tous devraient se le rappeler.
Rideau !!
Les tablettes de chocolat succèdent aux crises d’angoisse,
les unes et les autres s’accumulant dangereusement dans la corbeille à papier de mon bureau.
On se retrouve de l’autre coté de la porte !
Etre un clown, le clou du spectacle, riant à gorge déployée, la mâchoire béante, les dents étincelantes sous les lumières aveuglantes. Se tordre d’hilarité, se rouler par terre en grimaçant, se perdre pour oublier et faire oublier la réalité de l’âme humaine et de la vie là dehors, hors du grand chapiteau. Ne plus penser aux charniers, à l’odeur du napalm, à celle acide des corps en décomposition, ne plus penser aux hurlements des enfants. Etre là, clown triste à jamais seul sous le regard de la sinistre assemblée, cadavres disloqués, aux visages toujours ricanants disposés chaotiquement sur les gradins où la mort les avait saisit sans complaisance ni pitié, n’épargnant que le clown, le laissant seul, seul avec le vide et la folie, poursuivant son numéro à jamais, comme un exorcisme jeté à la face de dieux vengeurs et injustes. Etre un clown, le clou du spectacle, riant à gorge déployée, la mâchoire béante, les dents étincelantes sous les lumières aveuglantes…
Jeremiah Karnellian (1915-1945)
Avec le temps, va , tout s’en va…
Mais par contre y a un truc qui s’approche : la mort!
(Babysoda, 8 ans)
La phrase de la journée d’hier :
Nous sommes désolés nous n’embauchons personne pour le moment, mais envoyez-nous un CV, pour le futur.
… d’étrange petits champignons aux chapeaux noirs et dentelés. Nikolaï en ramasse un à l’aide d’une pince et l’enfoui dans un petit bocal en verre qu’il porte à la ceinture. Tourgueniev acquiece de la tête. L’humidité se fait de plus en plus présente et on peut entendre desormais comme un bruit d’eau qui vient du bout de la galerie. La progression se révèle aisée malgré les quelques cubes de béton qu’il faut parfois enjamber ou éviter. Natalia semble frustrée de ne pas avoir rencontré d’adversaire et elle progresse maintenant en tête du cortège, toujours à la limite de luminosité de la torche. Un minuscule cercle de lumière se manifeste à la limite de son champ de vision, Tourgueniev espère qu’il pourra mener les négociations avec les autochtones sans que le sang coule.
« Hum… ça sent bizarre ici »
Mme Peabody fut assez choquée par cette remarque déplacée : Son client nougat venait à peine d’entrer dans la petite épicérie fine de Woolcestar-on-Hampton qu’il se permettait déjà de critiquer l’odeur de sa nouvelle récolte d’afghane maison.
Elle prit sur elle en se répétant intérieurement le mantra enseigné par Ramsha Pouda : « I despise evil. I despise evil. I despise evil… ».
Pendant ce temps là, à Caracas, la Mafia continuait à vendre des home cinéma en location longue durée. Ce nouveau deal ne démarrait pas sous les meilleurs hospices !
(publicité)
j’ai essayé de faire un portrait de Bruce li avec des lettres ça donne ça :
(c’est son visage)
o o o
OOOOO
OOOOOOO
> <
°°
——
sinon il en a un portrait plus reussi sur :
www.chicosolo.fr.st
Harlington – lundi 25 novembre 1985
22h30 – Nuit, je déambule, peu de voiture, la lune est cachée par les nuages.
solitude, égarement, hasard, vent, froid, calme
23h00 – Nuit, je vagabonde, plus personne dans les rues, la lune est visible à présent.
solitude, froid, obscurité, calme, vent, humidité, indécision
23h10 – Nuit noire, picotement sous la tempe gauche, je reste encore un peu dehors, où est la lune ?
solitude, démangeaison, douleur sourde, humidité, froid, sentiment de perte, vent
23h15 – Nuit, le temps n’arrange rien à l’affaire, mon oeil gauche dégouline de pus, fait chier.
solitude, démangeaison, douleur larvée, humidité, froid, dégout, vent, faim
23h42 – Nuit, sur un banc, je regarde passer les cyclistes. L’œil ça va mieux.
calme, faim, fatigue, froid, humidité
00h03 – Nuit, je gobe un peu plus de speed. Dans mes veines, la musique du club.
tension, chaleur, vitesse, musique mentale, éveil
00h45 – Nuit, cette fille me sourit tranquillement. Je me sens plus paisible. Je danse un peu avec elle. On se frôle.
musique, foule, sensualité, caresse, joie, affection, complicité naissante
01h59 – Nuit, elle s’appelle Anne. Elle me présente sa petite amie, Anne aussi. On danse à trois à présent.
vitesse, musique, foule, sensualité, caresses, joie, amour, empathie, complicité, regards
02h24 – Nuit, on prend un taxi tous les trois, on échange des numéros, des mots, on s’embrasse, on s’enlace.
confort, baisers, contacts, chaleurs, confidentialité, empathie, complicité, tendresse, amour
03h53 – Nuit, Oneko m’accueille impatient, je m’installe sous la couette, aucune envie de dormir.
vitesse, chaleur, douceur, ralentir, attention
06h30 – Petit matin, le Rivette vient de finir, Jeanne, Oneko et moi, on s’endort…
fatigue, bonheur ?
encore n’importe quoi
à une vitesse infinie
j’ai révé que j’étais heureux,
ca m’a reveillé
en sursaut
plein de frissons
j’aimerais qu’on me dise
au moins une fois
pourquoi tout tourne aussi vite
et pourquoi l’univers
c’est n’importe quoi.
Répondeur : pas de nouveaux messages.
« Ouais salut, c’est Florian, je voulais savoir si t’avais des nouvelles du petit Gabriel… »
« Salut Alex, c’est Jean Christophe, c’était pour savoir si tu venais toujours à 13h… »
« Salut Alex c’est Fred, c’est pour savoir si tu as eut mon mail de vendredi »
« Salut Alex, c’est Sacha. Comme je t’ai dit on est a Paris ce week-end mais on part demain… »
« Bonjour Alex, c’est maman, il parait que tu veux une copie de ton baccalauréat… »
« Oui bonjour, c’est Sophie de l’UDA, pour confirmer qu’on avait bien rendez vous vendredi à 11h30.. »
« Salut Alex, c’est Yoan, je t’appellais juste pour te dire qu’il y avait un petit Lamy en plus, c’est Vincent Lamy. »
« Ouais, t’es ou ? Rappelle moi à toutal .. »
« Allo ? AllO? AlllO ? »
*chuintements* « Ouais Alex c’est Erich rappelle moi steplait.. »
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Le thé sous les podiums.
Frivole, gamine, souple sur les hanches
Dans les lumières comme un insecte
Incertaine, devenir à cadence forcée
Souple sur les hanches, des amis retirés
Avaient dit te remettre en place
Il y avait dans l’air à leur envol
Des silences que tu as oubliés.
Frivole, et fière dans les nuances
De la chair, des mélopées
Nocturnes mille fois répétées
Et pourtant jamais étudiées.
Ce sera, gamine, des loopings compliqués
Dans les bras du matin, quitte ou double
La mise que tu portes restera impeccable
Quoi qu’il arrive à tes hanches
Souples, et frivoles, boire
Le thé sous les podiums en attendant le jour,
Ton horloge arrêtée sur des heures à venir :
Des instant du passé.
Souple dans les volutes, fixe,
Gamine, les hauteurs, accroche le soleil
Au pare-brise, fais crier la machine,
Un pont d’or pour voir, ne plus
Ressentir la vitesse centrifuge
Qui ramène les regards à tes hanches,
Souple, et frivoles, et lestées par le marbre
Que tu portes, gamine, sont inscrites les absences
Dans tes mots, sur les trottoirs,
Une esquisse à peine te ferait réagir,
Sur les murs,
Tant il n’y a rien autour.
Aux madones des afters.
———————–
first draft : 11h57
lundi, c’est comme le début de la semaine,
une division subjective du temps: la semaine
ça me fait un belle jambe, lundi…
on ne pourrait pas être vendredi dernier
toute la vie ?
non ?
———————–
Blank
———————–
updated : 14h17
j’avais l’envie d’écrire un long texte larmoyant et romantique
pour dire comment ça fait mal là dedans mais je n’en suis pas capable.
je n’y arrive pas
je laisse tomber
vous avez de la chance
———————–
Blank
———————–
upgraded : 16h17
tu me manques
les options se bouculent
me cramer la tête toute la nuit
te harceler au téléphone
m’abrutir de séries américaines
les trois ?
———————–
mardi
je me lève en retard
une douche rapide
encore une saloperie d’Oneko
je m’habille avec des restes
pas le temps de me raser
ça pousse la barbe
direction le métro
station Crimée
je descends les marches
croise un clochard borgne
il me fait le signe
je contre-signe comme je le dois
arrivée sur le quai
le métro s’éloigne
le clochard est là aussi
je sors Podium
un type sur l’autre quai porte un costume
c’est un costume de chef indien
un sosie de Sitting Bull
le métro arrive enfin
le clochard s’installe en face de moi
je surveille ses mains
elles sont fines et longues
à la station Riquet monte un homme
il est roux et possède 12 chiens
il dit se nommer Arthur
Arthur aime les chiens et la musique
je n’ai pas de monnaie
Arthur ne gagne rien avec moi
Opéra, je change
là, un homme me pousse sur la voie
le clochard, l’indien, Arthur ?
le métro me fauche
je rebondis 4 fois sur les rails
je brûle d’un feu bleuté
on coupe l’électricité, enfin
je compte les secondes
adieu
« TOURGUENISME, n.m. : Automatisme psychique pur par lequel on se propose d’exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée ou de son absence. Dictée de la pensée, en l’absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale. »
…
lundi…
pas si mal, un peu de soleil me chauffe le dos.
pas de sueur, pourtant. ça m’arrive pas trop faut dire… la sueur. enfin ça arrive parfois, mais pas trop.
en ce moment.
là je me gratte sous le pied au travers de ma chaussure, ça fait rien d’autre que de gratter plus.
pas si efficace.
hier soir, une fille avec d’énormes seins a étouffé un type avec devant mes yeux exorbités (hors de leurs orbites).
hier soir, des jeunes ont dansé dans la boue à peine sortis d’une voiture accidentée.
hier soir, je suis rentré tard, mais pas ivre (et finalement pas si tard).
j’ai eu envie de faire l’amour. mais, j’étais seul.
j’ai eu envie de me blottir. mais j’étais seul.
j’ai vu des enfants mourir au petit matin dans des combats titanesques.
« how disgusting ».
j’en ai perdu mon erection.
j’aime l’idée d’aimer ?
j’aime l’idée d’être aimé ?
j’aime juste me blottir ?
c’est lundi…
Le nimportekoi de ma soirée
« Sapeurs Pompiers bonsoir.
-Bonsoir je vous appelle car je suis dans un cinéma, il ya eu un cocktail et un jeune homme se sent mal.
-Vous travaillez au cinéma?
-Heu non Adrienne et moi on est bénévoles
-Vous etes ouvreuse?
-Non on est derrière le bar.
-Haha ils vous ont seléctionnée pour votre voix?
-Heu non on s’est incrusté derrière le bar c’est là qu’on est le mieux servi.
-Vous avez une tres belle voix.
-Heu hihi merci. Donc c’est un homme d’une trentaine d’années il est allongé il bouge plus il est tout blanc.
-Il est évanoui?
-Heu… ah ben non il va mieux il a relevé la tête.
-On vous envoie les sapeurs?
-Heu ben non, il fait signe qu’il veut pas. Tant pis.
-Bon très bien bonne soirée.
-Bonne soirée à vous au revoir. »

Pour l’instant le combat est difficile
Et si l’on ne peut préjuger du vainqueur à l’heure actuelle.
On sait que tout les coups bas seront utilisés par l’adversaire
La difficulté restant une certaine empathie pour le maquisard
Et pour ses justes revendications révolutionnaires.
De justes revendications ? Quelles revendications ?
L’Internationnale au Bontempi ?
Guignol !
Cherie
____ – ____
Father: unknown
Mother: Lillian GLADDING
——————————————————————————-
__
|
_unknown ____________|
| |
| |__
|
|
|–Cherie
|
| __
| |
|_Lillian GLADDING ___|
(1921 – ….) |
|__
______________________________
|
_Floyd Lee « Bud » JONES _|
| (1928 – ….) m 1953 |
| |______________________________
|
|
|–Anni JONES
| (1953 – ….)
| _Lowell William « Todd » SLOAN _+
| | (1906 – ….) m 1927
|_Marillyn Louise SLOAN _|
(1932 – ….) m 1953 |
|_Dorothy Fern RATHBUN ________+
(1909 – ….) m 1927
Pendant ce temps là à Londres :
Bon, je me suis faite expulser de mon flat a cause d’une fuite de gaz
(non, on emerde pas le proprio ou l’agence, on expulse les locataire,
bienvenue au pays des droits de l’homme). heureusement, on m’offre de
louer un HLM. 2 jours apres, j’arrive pour emenager dans mon nouvel
appart, 1 jour apres avoir visite et signe le contrat et ne voila t’y pas
que des squatteurs se sont installes et on changes les verrous. Bon apres
moultes aventures on reprend le flat sans phone, eau chaude ou chauffage
(pour l’instant, ca fait seulement 2 semaines qu’on essaye de faire reparer
ca. Sur ce je tombe malade et je prend une semaine de conge (finir de
demenager avec la grippe, bonjour). Pendant que j’etait en conge maladie,
un entretient que j’avais passe se revele positf et on m’offre le boulot.
Mais comme j’ai repondu a la lettre avec une semaine de retard, j’ai perdu
le boulot. mais maintenant, oui, non , peut-etre……
Une amie en exil volontaire
Aaaaaaah qu’ils peuvent être joyeux les Pokemons à poil et à plumes…

Mon ami Will me spamme :
Doubt thou the stars are fire,
Doubt that the sun doth move,
Doubt truth to be a liar,
But never doubt I love.
commencements
— Vous êtes resté là-bas longtemps ?
» Quelques mois, mais après-coup : une éternité. »
— La perte est trop lourde ?
« Pesante. Aujourd’hui, je désire du concret. »
— Autonome ? » Je me suis rassemblé autour d’une idée. »
— C’est donc ici que vous m’avez convié ?
» Ça ne durera pas. « On en profite pour donner mais on retrouve vite sa mesquinerie. » — L’expérience se prolonge.
» Jusqu’au moment de l’assèchement. »
— Et la lumière sera coupable.
J’ai reçu ce message, le 11/06/02 à 20h17 :
« ils veillent sur nous depuis longtemps déjà. Nous ont offert la vie, lui ont
trouvé un contenant (qui génère pourtant cette inquiétante étrangeté: le
contenu astral semble avoir quelques réticences à éprouver ce corps aux
multiples contraintes: ce dernier mot n’appartenant pas au paradigme de
l’âme. Ah! misère de l’incarnation). Depuis, ils attendent…le dégel? plus
de bon sens? le retour de Bros sur les ondes? une chose me semble sûre, ils
doivent être sacrément laids (c’est à dire conformes à l’image que notre
imagination leur prète) ou salement ridicules pour demeurer cachés. Alors, à
l’instar de ceux qui ont sans doute tout compris (les raeliens), livrons nous
à un pronostic: nos protecteurs ont des tentacules sur la tête (sept pour
être précis), 1m20 d’os et de chairs grises, de long doigts, au nombre de six
par organe préhensile, soit 36 doigts, et, bien sur, ils disposent d’une
flotte immense de ridicules soucoupes plates. Ils attendent les élus de notre
race, qui les sauveront de leur longue dégénerescence (c’est pour ça qu’ils
ont besoin de nous sucer le cerveau: pas la peine, comme peter jackson, d’y
voir une preuve d’hostilité ou de mauvais goût). Ces élus existent ou
existeront quelque part en france. leur but? leur valeur? je l’ignore. je ne
connais que leur noms: le glaude et le bombé!
la vérité est ici: dans la beauce!
le plus dur, c’est de s’y faire…
a+ Mr B. »

PARIS (Reuters) – Un inconnu a été arrêté sur les Champs-Elysées en marge du défilé du 14 juillet alors qu’il venait de sortir son gros fusil d’un étui à guitare peu après le passage du président Chirac, rapportent des témoins.
L’homme a déballé son arme non loin du Rond-Point de l’Etoile, alors que Jacques Chirac venait de passer à découvert, à bord d’un véhicule militaire, a constaté un photographe de Reuters.
Des passants ont donné l’alerte par des cris et les policiers présents ont jeté l’homme à terre. Interrogée par Reuters, la Préfecture de police a expliqué qu’elle ne pouvait pas fournir d’autres éléments dans l’immédiat.
« Niki de Saint-Phalle a été tuée par son art
dans un sous marin on est tué par un sonar. »
Monsieur O. B. d. S. J., Paris 2002
Risques
Ressassement perpétuel
À pas de l’oie
Point d’origine introuvable
Dédain de la vie domestique
Incapacités aux belles spéculations
Fictions
Ennuis
Privé d’histoires
Directions inconnus.
Nous pouvons descendre au port
Et sauter entre les bateaux
Et voir le soleil se lever
Il y a mieux à vivre que cela
Il y a mieux à vivre que cela
cher journal :
aujourd’hui a été une des journées les plus
négatives
mal foutues
pénibles
tristes
démoralisantes
de ma courte vie
j’hésite à aller narguer les chasseurs
pour me faire abattre,
les campagnols se moquent de moi,
comme j’étais fier
autrefois,
disent ils…
Les briques réfractaires possédaient les lentilles les plus puissantes
mais en cette cuisse de dinde de chandeliers consensuelle,
ils ne savaient contre qui s’en servir,
alors, de temps en temps,
ils asservissaient un petit Etat,
un petit pays que personne n’aimait vraiment au hamac de se galvauder pour lui,
ce petit état restait un temps dominé par les moufles
qui s’en déclaraient les sans-culottes lors de noyaux d’olives discours fleuves,
après quelques temps, leur attention se détournait de notre petit Etat
et les soeurs siamoises et leurs sardines à l’huile quittaient le gros porc
pour en attaquer un autre, s’en proclamer les montagnes russes
et prononcer de nouveaux discours,
ils se sentaient fiers,
comme au régional de l’étape de l’univers
et un rabat-joie sans pareil
guidait leur soif de baguettes de pain
on acceptait leur existence
comme on accepte la barbe de 3 jours
ou les dents pointues :
qu’y pouvons nous ?
y’a des jours comme ca,
on a envie d’chanter la chanson de Baloo,
« Il en faut peu pour être heureux »
et de sourire bétement,
oui,
y’a des jours…
Petite pièce minimaliste, monologue chiant en un acte et un personnage :
le personnage, un peu chauve, est seul sur le plateau vide, il se prend grave la tète genre « je suis un poète maudit ». A l’appel de la viande on jette des abbats sur le public.
Fatigue intense…
Se demander comment enchaîner.
Vers où se diriger.
Escalope !
Comment faire des vagues sur un lac gelé.
Gigi sauve moi !
Moral médiocre.
Ecouter France Gall sur MSN.
Danser enfin toute la nuit et m’écrouler de fatigue sur une montagne de coussins accueillants.
Des bras m’enserrent doucement, me donnent chaleur et plaisir.
Envie de s’arroser d’essence et de jouer avec les allumettes,
si possible devant l’ambassade américaine.
Steack !
Ne plus se laver la bite autrement qu’à l’eau de javel.
Ca récure et ça fait frais. en plus le reste parait tout bronzé.
Ca gonfle un peu mais ça brule beaucoup, effet garanti.
Je vais me lancer dans un intense roman sur l’union syndicaliste dans le milieu agricole afghan.
Ca promet.
Je ne sais plus vraiment qui est Punky Brewster, une victime de Dutrou ?
Bavette !
Je crois qu’il n’ya rien à ajouter.
On va encore dire que ce blog est dépressif.
Pourtant ça va pas si mal, en fait.
Félicitation à Mlle A qui marque 18.
Je ne suis plus seul mais pas comme on le pense.
Gigot !

Pédicure, le plus beau métier du monde.
Une épine dans le pied.
Pharmacien : 5€ (achat pince à épiler). Intervention : tentative. Conseils : néfastes.
Médecin généraliste : 20€. Intervention : néant. Prescription : néant. Conseils : néfastes. Écoute : faible.
Urgences : 50€ (avec radio). Intervention : néant. Prescriptions : antibiotiques et béquilles. Conseils : néant. Écoute : néant.
2 semaines 1/2 après, la même épine dans le même pied, mais plein de pus.
Pédicure : gratuit. Intervention : immédiate. Prescriptions : néant. Conseils : utiles. Écoute : totale. + sourire + jolie + gentille.
Ida Mancini à son fils Victor :
- Les lois qui nous maintiennent en toute sécurité, ces mêmes loi nous condamnent à l’ennui
- Sans accès possible au véritable chaos, nous n’aurons jamais la paix
- A moins que tout ne puisse empirer, ça ne va pas s’améliorer

Elle me dit que je déborde d’amour
Et que c’est une chance
Mais non
Parfois j’éclabousse les gens
Et il y a des gens qui n’aiment pas être arrosés
Parce qu’ils ont des ensembles délicats
» La maison de Tourgueniev est à nouveau menacée par la mairie de Bougival. Pouquoi tant d’acharnement sur une datcha qui ne prend pas beaucoup de place et nous fait honneur? Les maisons d’écrivains – celle de Mallarmé à Vulaines-sur-Seine, celle de Chateaubriand à la Vallée-aux-Loups, à Chatenay-Malabry, ou le chateau de Dumas à Marly-le-Roi – sont moins encombrantes et ruineuses à entretenir que nombre de vieilles églises. Peut-etre lit-on moins Tourgueniev qu’avant, et on a tort. On croit moins en Dieu aussi apparemment, mais il est plus facile de secourir Tourgueniev que Dieu. Ou alors l’éternité n’a plus de sens. (…) »
Michel Braudeau – Libération du 17 Novembre 2002
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Quelques une de nos réalisations :
et moi aussi j’embrasse ta famille …
il est minuit trente neuf,
![]()
j’ai froid
et je me sens seul.
le gris m’aspire
et mon ame s’éparpille,
j’espere que les battements
de ses ailes
réchaufferont quelqu’un
à Tokyo.
…
fin de la réunion
faim de l’après réunion
on va être backupé
et on va nous ranger dans une armoire
à l’êpreuve du temps
ça pourrait être pas mal
de relire les fichiers
dans 50 ans pour voir si le monde est
plus beau
hier soir, deux Stéphanie du passé
de retour dans mon présent
ça m’a un peu estomaqué
mais c’est pas si mal
de retrouver des sourires
qui, on le sent à ce moment là,
manquaient.
…
Il……… …… ………… ……
…………………… …………………………ne………… ……………
…………… ………………… …………… ……………………… vise…………………
……………………………… aucune………………………… ………………………………
………… …………… ……………… …………cible………………… ………………………………
je suis désolée de ne pas être plus près de tes rêves.
à toi seul peux tu seulement remplir le vide immense de ton absence?
si je pouvais entendre le bruit d’un cheval au galop
je tournerais la tête et mes cheveux me suivraient
elle dit qu’elle a voulu garder le bébé, coute que coute
qu’elle voulait lui donner son nom
je demande si le père est parti, d’un air entendu,
elle me dit :
un jour, la fenêtre était ouverte
et au lieu de s’enfuir,
il a sauté.
les pétales brûlent sur le mur bleu marine,
s’éteignent progressivement.
*fondu au noir*
De retour à Vera Cruz, ou pas loin, chez la mère de Nadine
– Patati, patata et potato
– Ah oui, quand même, tout ça, je ne m’imaginais pas avoir raté tant de moments fascinants.. mais, maman, une chose me chagrine… tu vas parfois te recueillir sur ta tombe ?
– Oh non, les cimetières sont trop sordides, et je ne suis pas très ressemblante sur la photo, un peu imberbe
– Justement, à ce sujet… hum, euh… tu es.. morte, et puis… avant tu n’avais pas les mêmes chromosomes, si tu vois ce que je veux dire…
– Oh, ah oui, c’est ça qui t’inquiétais ma pitchounette ? Je vais tout t’expliquer, en fait c’est très simple. Le fossoyeur m’avait piqué mes dents en or alors pour le punir, je l’ai possédé ! Grand sourire
– Oui, en effet, on ne peut plus simple et évident, comment n’y avais je pas pensé plus tôt, bécasse que je suis.
Et elle s’évanouit sous le choc. Au loin, Druand arrivait
A suivre
je mange assise sur le coin de mon lit
il fait noir dans la chambre
je mange mais des grains de riz s’échappent de ma bouche; aveugle je loupe ma bouche et la cuillère s’effondre sous mes yeux
il fait noir dans la chambre, il y a des rais de lumière qui entrent par les persiennes, i don’t want u
je mange et je sens ma joue qui dégouline, je sens mon oeil se déshabiller, que va-t-il voir de plus? j’ai peur qu’il tombe
il fait noir dans la chambre mais la lumière de la télé se projette sur le lit. On voit des images noires, l’atmosphère est bleutée, mon visage tombe comme un masque mou, je suis vêtue d’un jupon de dentelle blanche, il ya du sang [rouge] entre mes jambes, i don’t want u, u, u, je ne vois rien, aveugle je suis seule assise au coin du lit du riz [blanc] et du sang mélangés sur mes jambes, il y a cette lumière bleue autour de moi comme une aura et les rais de lumière qui hachent la pénombre [noir] i don’t care i wish u die mon visage est tombé sur mes jambes. Il me regarde, je me regarde, je ne vois plus sur mon crâne humain [rouge et blanc] que des yeux, larges billes brillantes [blanc et noir] every second i think of you je ne suis plus assise sur le coin du lit, je ne suis plus du tout, je ne peux plus rien être
Plok, l’économie d’aujourd’hui, le monstre de toujours dit :
pouf pouf
Plok, l’économie d’aujourd’hui, le monstre de toujours dit :
je viens de rentrer
Misty Berkowitz dit :
t’as des relents de raymond barre
Plok, l’économie d’aujourd’hui, le monstre de toujours dit :
c’est normal, on sort d’un resto de Raymond Barre
Plok, l’économie d’aujourd’hui, le monstre de toujours dit :
J’en ai mangé d’ailleurs
Misty Berkowitz dit :
raymond barre au fenouil excellent
Plok, l’économie d’aujourd’hui, le monstre de toujours dit :
Misty Berkowitz dit :
pouf pouf
Plok, back in the sewer dit :
quelle ambiance de fête ici
Misty Berkowitz dit :
oui on a sorti les cotillons
Misty Berkowitz dit :
pouet
Misty Berkowitz dit :
pouet
Misty Berkowitz dit :
aieeeeee pascal arrête pas de m’embêter
Mélanie.G
Je verse du sable
Inlassablement
Je verse du sable
Sur un feu ardent
C’est bien misérable
Comme occupation
Je verse du sable
Sur vos instructions
En soldat serviable
Et obéissant
Je verse du sable
Inlassablement
La citation de ma journée
Il était trop tard pour reculer : si le monde existe, c’est seulement parce qu’il est toujours trop tard pour reculer.
W.G.
j’écris des cicatrices au bout des doigts
j’écris un masque sur les yeux
« pourquoi quand je veux dire à quelqu’un que je l’aime je suis prise d’un rire nerveux? »
je fais des scarisfications sur le papier
je fais mugir le papier sous le scalpel de ma peau
« pourquoi quand je veux faire l’amour à la fille que j’aime je ne peux plus lui parler? »
j’étends mon ombre sur la littérature heureuse
si elle ne s’en souvenait pas je récite des lignes de lautréamont
« pourquoi je ne bande plus, pourquoi je ne mouille plus? »
vous êtes mes créatures androgynes
et je pleure sur vous
Double coup de feu dans la rue morgue: on a tué le professeur et son épouse cette nuit alors qu’ils tentaient de s’enfuir de leur Palace, emportant avec eux toute leur fortune, c’est a dire un kilo de rutabaga du mexique en poudre. Lors de l’annonce de la nouvelle au casino d’Atlantic city, toute la communauté (dont ils étaient membres fondateurs et honoris causa) était en émoi, stupéfaite d’apprendre que les époux Rhys possédaient une telle fortune déshydratée en rutabaga. Après tout, n’avaient ils pas ouvert officiellement une souscription publique à la Banque du Sang de Puertorico, un mois seulement avant leur assassinat?… nos envoyés spéciaux menent l’enquête …
j’ai un petit secret et je n’arrive pas à le dire. j’ai un souci: je voudrais trois mots gais et siffler mais je ne les trouve pas.
alors tendrement mon silence
cousons entre elles des petites choses gentilles.
Mon très cher Az*,
Me voici donc arrivée à Paris, après ce long et si éprouvant périple, tant par la désastreuse condition des chemins que par la douloureuse séparation qui n’a cessée de me hanter, en veille comme en sommeil. J’y ai trouvé tout d’abord d’obscures périphéries, sombres et ravagées par une vermine invisible, couvrant les murs et les linteaux, les frondaisons d’antiques demeures dépouillées pour laisser place à de hautes colonnes fantomatiques, hurlant aux échos d’un vent froid et poisseux comme pour signifier la lente agonie d’un peuple qui n’a plus même l’attention de savoir qu’il existe. Aussi me suis-je réfugiée dans la rêverie, la douce somnolence de la remembrance, celle de ma fille, bien sûr, sur qui vous veillez aujourd’hui – et je ne doute pas que vous ferez pour elle le meilleur des tuteurs – mais aussi celle de mon défunt At* – que son âme repose en paix – dont vous honorerez la mémoire en mon absence, comme le meilleur des amis.
C’est toute emprunte de cette mélancolie que je pénétrai les portes de la capitale, couverte d’un manteau de pluie et de deuil en ce mois où le Soleil se doit de régner en maître ; comme vous le voyez, il ne m’a pas suivie dans mon voyage, il a dû rester près de vous, mes très chers, pour vous témoigner de la chaleur de mes pensées, de mon affection et de ma bienveillance. Dieu sait pourtant les raisons de mon exil, et je dois vous avouer – oh, vous l’entendrez j’en suis sûr sans vous faire de soucis, mais je me dois de vous le dire, vous mon seul ami, mon seul interlocuteur, le plus proche de mon foyer et de mon cœur – que lorsque je songe, même de façon fugace, à cette triste assemblée de blancs sires qui m’attend sans pour autant connaître jusqu’à mon visage, je ne puis réprimer un frisson, comme un avant goût de la mort.
Je souhaiterais tellement rester encore près de vous, par la plume, par la pensée, mais nous voilà approchant de la rue des B*, et je vois déjà ma logeuse impatiente sur le perron. Je vous embrasse, tous les deux, de tout mon cœur.
Ar*
Irrationnel, édredon-barré, souvent accidentel, jamais vraiment volontaire : le tourguenisme. Vous ne nous croyez pas à l’intérieur de lui, cependant, l’un ou l’autre.
merci appuyé à l’inestimable Igor Tourgueniev, fabricant des cathédrales de l’homme de la compagnie des allumettes…
LE TELEPHONE SONNE TOUJOURS(petite pièce minimaliste en un acte à jouer pendant que le téléphone sonne, juste avant de décrocher) |
personnages :
Dédé : sourire enjoleur, moustache généreuse
Pépé : paralysé lors d’une opération secrete menée pendant la guerre du Golfe
Mémé : femme conçue entièrement en bois qu’on peut ouvrir pour en trouver une autre identique à l’intérieur, mais plus petite, et ainsi de suite.
Acte 1 : scène 1 : dans le living
Le téléphone sonne une fois.
Dédé :
Ah, Ah ! Pépé ! T’entends ? Le téléphone sonne !
Mémé :
Plop !
Dédé regarde Mémé d’un oeil accusateur.
Mémé :
Sheila revient sur les planches à la rentrée, paraît-il. Plop.
Le téléphone sonne une fois.
Dédé :
Pépé ! Tu l’entends où tu l’entends pas, ce téléphone ! Il sonne !
Mémé :
Plop.
Fou de rage, Dédé giffle Mémé avec sa main droite.
Pépé tombe sur le flanc.
Dédé (qui soudain sourit en regardant Pépé sur le sol) :
Ah ah ! Mais je suis bête ! J’avais oublié que Pépé était paralysé !
Tous rient (sauf Pépé).
Pépé :
Le téléphone sonne toujours. Arrrrgh.
rideau
Romans
J’avais prévu d’aligner ma vie sur quelques figures
périlleuses,
lesquelles avaient la forme plus ou moins classique
et scandaleuse de l’hélice ;
j’en parlais
de suite aux spécialistes d’images et forts en communication
de l’ame et du monde,
et ces gens, m’avouèrent que la comparaison
fut déja utilisée dans des milliers d’écrits.
Ha que ne puis-je comparer ma vie a une hélice.
Je fus perdu, sans mot et paf désemparé :
le combat en question nécessitait chaque jour
un numéro d’adresse, du genre,
voyez mesdames ce qui se passe dans l’intensité d’une phrase,
dans la joute d’une idée qui fait mouche. Grosso modo le spectacle.
L’ami suisse m’avait conseillé quelques années
d’abstinence textuelle, sans quoi, selon lui, je risquais de perdre
au combat des chefs, aux jouissances générales
de pacotille qui volent les mots aux autres. Du moment que tu ne leur as pas
pris leurs femmes, tout va pour le mieux dans le meilleur
axe pour annexer la galaxie Gutemberg.
J’arrivais donc au milieu des autres pret pour raconter mon histoire.
Mais je n’avais jamais vraiment vécu grand chose digne
de faire palpiter le coeur de mes ainés.
Pourtant, je décidais ce jour la, malgré
la méfiance saine de l’ami suisse, qu’impressionner
méritait encore notre approbation, et ceci, malgré
l’intimidiation d’espèces modernes rivées
a la complaisance de l’échec. Etais-je seulement
hors du coup et pas du tout nuisible ?
Comme j’aurais aimé cette hélice !
« être près de toi
et t’aimer toujours
être près de toi
et t’aimer d’amou-ou-ou-our
peut être qu’un jour
toi, tu m’aimeras
peut être qu’une fois
tu m’aimeras d’amou-ou-ou-our
on se touchera
ça te troublera
tu gémiras d’amou-ou-ou-our
on s’embrassera
ça me troublera
pour toujours on sera rois ! »
… Nikolaï chantonne encore cette vieille comptine de Lo alors que les trois envoyés du conseil de la ligne quittent la galerie. Ils se débarrassent de leur matériel et se quittent. Nikolaï restera à l’abri, Natalia regagnera Gardune à pied et Tourgueniev ira à Gardel faire son rapport au correspondant local des services spéciaux …
La phrase de la journée :
Parallèlement, des chercheurs chinois ont annoncé qu’ils seront capables de cloner cet animal [un panda géant] à partir d’un embryon de panda basé sur un ovule de lapin et introduit dans un utérus de chat, d’ici un ou deux ans.
Metro
il dit :
si tu arretes de manger, tu es malade, tu as des crampes et des sueurs froides.
si tu arretes l’heroïne, les symptômes sont les mêmes, mais en plus violents, parce que tu essaies de t’arreter completement.
quitte à interdire les drogues dures, commençons par interdire la nourriture.
on entend :
Arrrrrgh.
plan fixe sur le Danube, immense
extension nouvelle www.webzinemaker.com/amaury
En raison d’un encombrement des lignes, votre correspondant ne peut être joint. Merci de renouveler votre appel ultérieurement.














LE TELEPHONE SONNE TOUJOURS