un jour, l’un de nous, contributeurs, va mourir.
dans les jours qui suivront,
chacun des autres contributeurs lui dédiera un post,
en hommage,
émouvant, tragique, rigolo pour les plus iconoclastes ou
pour ceux qui ne le connaissaient pas bien,
et puis ces hommages disparaitront,
au fur et à mesure qu’on trouvera
autre chose de mieux à dire,
et il restera une petite stèle numérique,
perdue dans la liste interminable des archives,
et un autre jour,
encore plus tard,
blogger sera acheté par lycos,
et lycos supprimera les archives,
parce que tourgueniev c’est un peu cochon des fois quand même,
et la petite stèle disparaîtra,
avec tous les hommages que de toute manière,
personne n’allait plus visiter,
ou alors par hasard,
en faisant une recherche sur bloooger,
le moteur de recherche dédié aux blogs,
inventé au moment de la fusion avec google,
pour ne pas que les mots contenus
dans toutes ces page insensées
parasitent le « vrai » web,
et du contributeur mort,
il ne restera rien,
parce que même si son corps avait bien du
être enterré quelque part,
personne ne se souvenait
où.
J’ose un axiome : il y a des circonstances très précises, et plutôt agréables,
au cours desquelles écouter How Deep Is Your Love ou More Than I Can Bare est
la meilleure chose qui puisse être.
C’est d’autant plus curieux que le reste du temps, c’est la pire chose à faire.
IGOR > TON FUTUR…
L’édition originale du présent sité a été tirée à cent soixante-neuf exemplaires, à savoir : deux exemplaires sur papier Whatman, spécialement imprimés pour les frères Tourgueniev, neuf exemplaires sur papier de Chine, dont sept exemplaires numérotés de I à VIII et deux exemplaires hors commerce marqués A et B, vingt-trois exemplaires sur vélin de Hollande, dont vingt exemplaires numérotés de VIII à XXVII et trois exemplaires hors commerce marqués C à E ; et cent trente-six exemplaires sur vélin pur fil des papeteries Lafuma Navarre, dont cent numérotés de 1 à 100 et trente six exemplaires hors commerce numérotés de 101 à 136.
soit dit sans prétention, mais avec un peu de nervosité :
j’ai jusqu’à 17 heures pour sauver le monde.
souhaitez-moi bonne chance.
La simplicité est une valeur,
une valeur extrêmement précieuse…
L’introspection offerte à autrui,
l’extravertion comme don pour soi,
le juste retour des choses,
le simplicitextrémisme en mode de vie,
l’aversion pour le raisonnable,
la brutalité des expansifs,
mon émotivité,
la leçon.
NOURRIR LES ANES #2
Comme on peut difficilement élever des ânes en appartement, la première des choses à faire si on veut s’en occuper convenablement, c’est d’aller à la campagne.
Ce matin, il faisait un peu froid. Il tombait une sorte de neige fondue très désagréable et sur la colline des moulins (là où je me rendais), je craignais de trouver un vent encore plus glacial.
Je n’avais pas tort.


— elle me fait de la peine
cette fille
qui vit recluse
derrière sa paroi de verre
—
ascète moderne
de nos emplettes
—
alors tous les jours je vais la voir et je lui fait la conversation…
Ma vieille copine Madonna Louise Veronica Ciccone me conseille…
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The best way to seduce someone is by making yourself unavailable. You just have to be busy all the time and they’ll be craving to see you. Then you don’t fuck them for the first five dates. Let them get closer and closer but definitely don’t fuck them. Be disinterested Not too disinterested, they’ll think they’re barking up the wrong tree. But it’s always good to play hard to get. Good perfume is really important too. Everyone is a sucker for garter belts. You wear a dress and stockings and garter belts. You don’t let him have you, but at some point you have to make him see that you have a garter belt on. No underpants is also a big turn-on. Sucking on your finger every once in a while doesn’t hurt, like in the middle of dinner. Telling jokes is good. And on every date you have to say one really disarming thing.
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Entre Mairie de Montreuil et Nation, il m’est impossible de coller une B.O. à mon trajet.
Même en montant à fond le volume du baladeur.
Alice m’embrasse,
je crois que le chapelier fou est jaloux
mais il n’en montre rien
je crois que le lièvre de Mars
voudrait encore un thé
qu’il est doux de te connaitre,
Alice
…
retour à la campagne
il fait froid, tu es loin
ceci explique
sans doute cela
mais ta voix
m’a donné un peu
de braise et de
combustible tout à l’heure
…
j’aurais voulu être une actriiiice…
et puis manger des michokooooooo.
la starac c’est comme capri, c’est fini.
mercredi 17 avril – je sors de la petite porte – je porte des sandales marrons – je me déporte sur ma droite – je porte de belles baskets neuves – je suis un ami – je le lèche plus que de coutûme – les habitudes c’est important – peux-tu me branler pendant que je marche – il pleut sur Varsovie – il pleure des larmes de sang – je marche dans la rue – je porte des sandales marrons – je suis Igor Tourgueniev – je suis en train de me déplacer dans ce qui me parait être le monde des gens vrais – il pleut – je suis – il me demande du feu – je porte un pantalon sale – je peux enlever ma montre sans me blesser – je peux te prescrire un livre qui te soignera mieux qu’un docteur – les gens autour de nous ne sont pas des humains – quand on danse on réduit son intelligence afin de permettre l’hypnose de masse – je m’approche de lui à tâtons – je pense qu’il va d’abord me sodomiser – je suis Igor Tourgueniev – j’aime faire ça sans porter de gants – mes amis sont des faux – mes amis sont tes amis – je suis contente de te voir – je suis un homme pourtant – jeudi 17 avril – le compteur est bloqué – encore une journée identique – je suis Grishka Tourgueniev – j’ai faim – je suis si heureuse que tu me prennes ainsi – je vais habiter près de chez vous – le Président ne sait pas ces informations sur les étrangers – je ne suis pas un être humain – je ne suis pas une histoire – je te suis – je me déporte sur ma gauche – à la pendule il est 17 avril…
deux voies s’offrent à celui qui veut etre initié :
la voie des livres, des chapeaux et des chats noirs
et la voie de la chair et du sang,
tu veux que je te montre ?
Avoir son Home Cinema : rêve du cinéphile, et réalité du beauf moderne.
(B&M : Je ne dis pas ça pour vous, bien sûr. Au contraire.)
Leurs voix s’entremelent et s’élevent dans l’infini
Elles tissent comme un réseau de fils d’or
qui s’étend et qui vibre
en harmonie avec le monde et les rêves
Elles nimbent les espaces
de lumières changeantes et douces
fugaces témoignages d’un amour qui sourit dans l’éther
Les motifs qu’elles inventent,
ces pétales délicats,
rayonnent et exhalent des parfums inconnus
Pour qui sait les voir
les ondes dorées forment un tout,
immateriel autel dédié à l’autre pour toujours
Sur le fronton des temples, cette inscription : « je t’aime, je t’aimais et je t’aimerai »
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On va manger un horrible oiseau demain. Les lumières (les fleurs) sont belles, clignotent et les tables sino-nippones sourient, drôles. Au bout du monde tu passes pour moi des disques d’Amour. Dehors, il fait tout blanc, enfin. Tes mots me gardent à l’abri du vent. J’écoute Daho. |
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Name-dropping inutile pour buzz :
Thx to NOBODY
Le S.D.H diffuse de (vrais) plans capiteux (open bar/events VIP) à
PAR.I.S mais aussi des liens d’infos concernant l’art contemporain
(vernissages, expositions), le net art (sites), les sites de design,
« musiques électroniques » et jeux vidéos. Il regroupe actuellement
près de 600 personnes dont des inconnus ivres (Pierre Chanson, OFV)
mais aussi des journalistes de Nova (Antoine Blin, Bénédicte),
Technikart (PH. Nassif , Xavier Faltot, Pascal Bories, Olivier
Stupp, Laurence Rémilia) Sofa (Franck Annesse), Parissi.com (Rapahel
Wizenberg) NightSystem (Xax), A Nous Paris (Raphaël Wizenberg), Epok
(Antoine Besse)Modzik (Franck Chevalier) + FHM, Nouvel Obs, Zurban,
A nous Paris, des artistes (JL Costes, Chloé Delaume, Antoine
Moreau, Amande In, Thomas Scotto, Xavier Cahen, Eric Landan,
Caroline Hazard, Sabine Jamme, Yvette Neliaz, Aurore Victoire,
Hondo, Clément Thomas, Loz on the Net, Bobig et d’autres encore…),
une rédactrice en chef (Aliette Guibert pour CriticalSecret), des
agences de pub (Véronèse, Eurorscg, art-entreprise.com), des
galeries, associations et organisations (Rachlin Lemarié Beaubourg,
Site Odéon°5, Console, Mixbeat, Biennale de Paris, CNAP, Ars Longa,
Deux Pièces Cuisine, Gaité Lyrique, Antidollar) mais aussi des
personnages (Victor Ward, Igor Tourgueniev, Patrick Bateman, Jude
l’Obscur). Cette mailing liste accueillera exactement 888 abonnés. A
partir de ce nombre « précieux » (gollum symptôme), chaque nouvel
abonné éjectera un ancien syndicaliste (n’ayant pas participé) via
une « Roolet Russe », machine on-line créee par Timothée Rolin.
Link/
sdh.fr.fm
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presse/
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le récitant : Si tu veux me parler chéri(e), balance moi un mail. Ok ?
Les perles de verre se sont répandues à mes pieds
et inconsolable
d’avoir perdu
ce souvenir de toi,
je les contemple en pleurant
Je suis seul à nouveau, Ici
je laisse un peu de sable couler entre mes doigts,
en souvenir de nous
« Quand j’étais jeune, tu vois, j’ai jamais eu besoin de personne. Et je faisais l’amour pour rien…
Maintenant que j’vis seul, j’repense aux vieux amis. Alors, des fois, j’décroche le téléphone. Mais ça sonne vide chez eux.
Je n’ai plus envie de tout faire tout seul. Je ne veux plus vivre seul.
C’est difficile maintenant, d’avoir confiance en moi. L’amour est loin, et ça m’aide pas. Ca me rappelle sans cesse que chuis seul et que j’vaux rien. »
Ben alors, Johnny, bois un coup, ça ira mieux!
« – Je sais pas… dois-je penser ?
– Ben comme tu peux pas t’arrêter….
– Autant accompagner les mouvement ?
– Comme un vélo dans une pente… »
maithili
prend mon sexe
dans sa main
en souriant
la pluie tombe
et tombe encore
tout est une question
de consolation
« La Lune, qui est le caprice même, regarda par la fenêtre pendant que tu dormais dans ton berceau, et se dit: « Cette enfant me plaît. »
Et elle descendit moelleusement son escalier de nuages et passa sans bruit à travers les vitres. Puis elle s’étendit sur toi avec la tendresse souple d’une mère, et elle déposa ses couleurs sur ta face. Tes prunelles en sont restées vertes, et tes joues extraordinairement pâles. C’est en contemplant cette visiteuse que tes yeux se sont si bizarrement agrandis; et elle t’a si tendrement serrée à la gorge que tu en as gardé pour toujours l’envie de pleurer […] »
Ch. B
alors là je suis largué :
d’habitude je vous raconte ma vie et mes aventures sans rien vous dissimuler à vous fidèles lecteurs mais aujourd’hui vraiment je ne me sens pas de le courage de le faire. pas envie de parler de mes experiences interlopes de la nuit passée, de ces fillettes et de ces petits garçons hongrois qui fouettent sans se lasser les fesses municipales. non vraiment, je n’ai pas le coeur à en parler. je vais vous écrire une petite fiction en Ré mineur. fiction : alors là je suis largué : |























l’éviscération quotidienne du Docteur Shioran







