Donnons du merci en ce jeudi déjà nocturne.
Kaboul de neige.
Une vie de crimes.
[999poèmesSERIEtourgueniev]
293
la guerre rouge est sur une décision du voisinnage
l’angoisse a attendu le président des garçons
appelez le ressemblement des festins superbes
ah… la slovénie ce n’est plus ce que c’était.
où sont passés les filles de tente de mon enfance ?
le bain chaud… ayé chui propre comme un lait grenadine.
ça me rappelle l’académie des neuf.
Les indécences se portent ouvertes ? Carver et Igor se lamentent de l’absence définitive de Mina. Elle observe les ilots de résistance nets.
En autochenille Citroën, Mina et Carver rejoignent l’Éthiopie pour assister au retour du Messie Volant. Igor, dans les geôles sibériennes.
[999poèmesSERIEtourgueniev]
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les cafards promettaient le monde
les acariens donneraient la place entière
ils disaient une prière
[konsstruktVOUSaime]
Afin de maximiser les impacts, Igor pouvait joindre le Front de Libération de la Réalité plutôt simplement : omegle.com
De morfaler, dialecte allemand murfen, ‘ronger’, et -aille, ‘mauvais’. Recevoir des coups. Recevoir, subir (désagréable). Morfler une gifle.
Hier soir, résultat de la StarAcVision à Cash City dans le 9ème :
- Sertab arrive devant Sanomi
- La vodka pomme augmente votre acuité visuelle
- Tout le monde aime tout le monde mais personne n’aime Charles
- Prosper est viré
- J’aime bien Denis paskil est méchant
- Le clonage de Patsy Kensit sur Pasty Stone a pris. Elle s’appelle Aline et fait la joie de ses parents et de leurs amis.
Aboulie.
La beauté roule des mécaniques…
…parce qu’elle est un tractopelle à vapeur.
Gwendoline Klingon : “Et sinon, tu connais des tours de magie clitoridiens ?”
L’actif Romantique.
Canons a vendre…
il sent fourmiller le bout de ses doigts de pied et pourtant…
il reste immobile, debout sur sa planche, il ne dit rien, et pourtant…
so what et pourtant…?
trois mois ont passés sans que nulle voile ne couvre mon horizon,
mon ame pleure de ne pas etre auprès de toi,
chère Venise,
tu me manques tellement,
|
burn down the disco
hang the blessed DJ IT SAYS NOTHING TO ME ABOUT MY LIFE hang the blessed DJ IT SAYS NOTHING TO ME ABOUT MY LIFE |
On se retrouve de l’autre coté de la porte !
Igor, peintre compliqué. Période zoologique, 1977-78. N’a pas percé. instagram.com/p/ctzt7RPhgd/
je prédis un grand retour de « je connaissais la même avec un rabbin »
Utopia packerpublic saskia amelie mishka wright sunbird.
play parrotcookies surf saskia,
sylvie apple1jamaica clipper elliot oatmeal zhongguo front242,
canela frogs scooby,
mission excalibutarzan don julia,
gofish october johnson,
lucas skidoocanced jazz laura…
Dans la forêt voisine, on avait ramassé des cailloux allongés. On les avait alignés devant le bunker. On se cachait derrière pour faire feu.
NOURRIR LES ANES #2
Comme on peut difficilement élever des ânes en appartement, la première des choses à faire si on veut s’en occuper convenablement, c’est d’aller à la campagne.
Ce matin, il faisait un peu froid. Il tombait une sorte de neige fondue très désagréable et sur la colline des moulins (là où je me rendais), je craignais de trouver un vent encore plus glacial.
Je n’avais pas tort.

Tradition. L’homme à la tête de chat lorgne sur le passager du dirigeable de 17h45. Les milices antiques, le lance-clou, le sac au plafond.
Mina à Igor, ivre : « la situation internationale est trashic. »
Moderar comentarios : pastillas… le retour
avec igor nous avons alterné le rôle de premier de cordée, sommet atteint sans trop de problème malgré le manque d’oxygène. boum boum boum. igor a gagné deux doigts de pied supplémentaire dans la première épreuve, moi une toulousaine dans la seconde. nous avons avancé sûrement mais fermement malgré l’abandon de nos sherpas à mi-sommet. c’est comment qu’on freine. La neige tombe à flot et la nuit nous manque. les sommets sont vertigineux. Appréhension pour la descente. nous pleurons à tour de rôle sur l’avenir d’une chaussette trouée. olé.
« Année Google » : proposez une définition.
« Once upon a time you dressed so fine
You threw the bums a dime in your prime, didn’t you?
People’d call, say, « Beware doll, you’re bound to fall »
You thought they were all kiddin’ you
You used to laugh about
Everybody that was hangin’ out
Now you don’t talk so loud
Now you don’t seem so proud
About having to be scrounging for your next meal.
How does it feel
How does it feel
To be without a home
Like a complete unknown
Like a rolling stone?
You’ve gone to the finest school all right, Miss Lonely
But you know you only used to get juiced in it
And nobody has ever taught you how to live on the street
And now you find out you’re gonna have to get used to it
You said you’d never compromise
With the mystery tramp, but now you realize
He’s not selling any alibis
As you stare into the vacuum of his eyes
And ask him do you want to make a deal?
How does it feel
How does it feel
To be on your own
With no direction home
Like a complete unknown
Like a rolling stone?
You never turned around to see the frowns on the jugglers and the clowns
When they all come down and did tricks for you
You never understood that it ain’t no good
You shouldn’t let other people get your kicks for you
You used to ride on the chrome horse with your diplomat
Who carried on his shoulder a Siamese cat
Ain’t it hard when you discover that
He really wasn’t where it’s at
After he took from you everything he could steal.
How does it feel
How does it feel
To be on your own
With no direction home…
Like a complete unknown
Like a rolling stone?
Back to the roots : Saint-Denis.
#38
(En témoin de la vie sordide, intérieur-jour.)
Comment soulager l’énervement ? Ecrire multiplie la haine.
Partir serait mieux mais il a rendez-vous avec une femme,
alors il faut subir ces vieux cons alignés comme
des bocks le long du zinc.
La jeune fille : « Vous m’en voulez ? »
— Absolument !
— Qu’avez-vous fait en m’attendant ?
— Des projets de meurtres !
— Sortons s’il vous plait.
— Bien entendu.
Il faut imaginer le héros s’en allant,
la femme à son bras vers une nouvelle aventure.
Pendant ce temps là à Londres :
Bon, je me suis faite expulser de mon flat a cause d’une fuite de gaz
(non, on emerde pas le proprio ou l’agence, on expulse les locataire,
bienvenue au pays des droits de l’homme). heureusement, on m’offre de
louer un HLM. 2 jours apres, j’arrive pour emenager dans mon nouvel
appart, 1 jour apres avoir visite et signe le contrat et ne voila t’y pas
que des squatteurs se sont installes et on changes les verrous. Bon apres
moultes aventures on reprend le flat sans phone, eau chaude ou chauffage
(pour l’instant, ca fait seulement 2 semaines qu’on essaye de faire reparer
ca. Sur ce je tombe malade et je prend une semaine de conge (finir de
demenager avec la grippe, bonjour). Pendant que j’etait en conge maladie,
un entretient que j’avais passe se revele positf et on m’offre le boulot.
Mais comme j’ai repondu a la lettre avec une semaine de retard, j’ai perdu
le boulot. mais maintenant, oui, non , peut-etre……
Une amie en exil volontaire
Elle entre dans la salle. Sur la scène ils sont là, ils chantent when i think of love i think of u. Elle le cherche du regard, le drôle de voisin qui ne parle pas mais l’accompagne dans toutes ses sorties. Cette fois-ci elle est arrivée seule parce que Tom lui a demandé de le remplacer à la bibliothèque. Sarah s’ouvre un passage au milieu de la foule et elle avance vers les épaules de Mike qu’elle a repéré. Le morceau est terminé, tout le monde applaudit, Mike se retourne et il sourit. Sarah a peur. Personne n’a pu voir son sourire dangeureux. Elle est seule à savoir ce qu’il va se passer. Elle le rejoint malgré tout (sinon, il pourrait dire que tout à coup elle l’a laissé tomber qu’elle le draguait que c’est une salope, il pourrait dire au voisinage qu’elle ne pense qu’au sexe, il pourrait même le dire à l’église dimanche) et elle attend qu’il la tue. Elle regarde la porte des toilettes qui brille tout à coup comme si c’était là que ça allait avoir lieu.
Wellcome dans ce petit monde superrrrrzérrrroïke de la « blogosphère »!!!
Les petits cons et petites connes que nous sommes se la racontent méchamment.
« t’as vu comme je me la joue, chuis journaliste a « Monculmescouilles », pasmal,non? (alleeez, dis moi pas que chuis une merde, steuplééé) »
« hey, regarde, j’sais faire du vélo sans les mains, ça m’a pris deux ans au RMI ou en études supérieures pour y arriver; et pis je sais faire du LARD sans les mains, aussi, pas mal, non? »
ou bien:
« pfff, non, tu sais, moi , mon taff y’m pompe toute ma créativité, tu voaaaaaa, faudrai qu’j’y soit pu a plein temps, quoaaaa, mais j’arrive encore a me déchirer la gueule comme avant, quand j’avais encore un truc a dire, et pis surtout, j’voudrais tellement être ailleurs, heiiiiiiin, tu voaaaa, pas mal, non? »
EN GROS, desfois, j’en ai tellement ras le bol de moaaaaaa, que ça déborde…
et pis, tout ces petits zéros, et puis pas beaucoup de petit uns, c’est aussi ma faute, non?

Jour 2 : En observant l’enveloppe, j’y ai découvert des glyphes. Ils sont au nombre de trois. Curieusement, ils sont situés de telle sorte que les organes de perception visuelle ne peuvent les appréhender directement, sans l’aide d’un miroir ou d’une surface réfléchissante. Leur teinte, à l’origine d’un noir bleuté, varie sous l’influence de la lumière et de l’hygrométrie : rouge cramoisi, sous l’affluence du sang, puis jaune, d’un jaune obscur et photophore. Je ne comprends pas leur signification. Dans leur phase sanguine, ils irradient une sorte de chaleur irritante qui engourdit l’ensemble de l’épaule. Dans leur phase luminescente, je constate dans l’enveloppe une croissance de l’excitation nerveuse et de la tension musculaire qui me conduit à des comportements agressifs difficilement canalisables. J’ai également noté que le chat tigré, dans cette période, me fuit ou m’attaque. En allant purger l’enveloppe, j’ai trouvé une lettre devant la porte de l’habitation, qui m’était adressée. Elle était recouverte d’une épaisse couverture brune, sur laquelle figurait mon nom en épais caractères noirs. Je l’ai posée sur la cheminée centrale de la chambre jaune. Elle reste là. Lorsque je passe devant, je m’arrête souvent pour la contempler un long laps de temps. Elle ne se déplace que très légèrement, autant dire qu’elle ne bouge presque pas. Elle semble attendre un événement, une occurrence, quelque chose qui ne pourrait être défait. Je pense qu’elle vient de mon protecteur.
La valse a mille temps
Trois petits pas
enchaînés
toi l’amour et moi
ça va valser…
Le chat se comporte bizarrement. Genre tout plat. Et poilu.
Bon, ok, il faut que je dorme. un jour.
Mais quand tu es une petite fille et que tu collectionnes les oreilles, tu te sens un peu « spéciale ».
clavicule logoled
L’exosquelette gagne en surface. De lancinantes douleurs se déplacent comme autant de vers sous-cutanés.
Tergite et stergite me tordent l’estomac, moi qui croyait à un début d’ulcère ou à une longue indigestion.
En fait c’est l’atrabile qui se change en chitine. Je me risque même à penser qu’elle préside aux mutations.
Mal aux dents. Les froides lames qui me perçaient l’épaule se muent en horribles raideurs cervicales : plus
de dénégation possible, plus d’affirmation non plus d’ailleurs. Ni oui ni non. Mâchoires fermées, contractées.
Je ne grinçais pas des dents la nuit tombée, malgré ce qu’une notoire hallucinée avait pu affirmer, mais je
les serre avec une mégatonne de pression – aucun bruit, juste de l’email rongé.
Par contre les monstrueuses céphalées matinales sont imputables à ces crispations nocturnes. Celles-ci
prennent un sens nouveau sous ce récent éclairage. Un port altier certainement, mais un peu trop rigide
finalement. Il faudra s’y faire, et peut-être porter de petits rétroviseurs. Au cas où je bouge.
Je crains d’avoir contracté un prosoma. J’ai toujours été contre, c’est ironique. D’ailleurs je mens, j’ai somatisé
quelques fois. Parfois beaucoup, sur des cadences martiales. Pas trop longtemps toutefois, c’est pour cela qu’il
me reste des dents auxquelles avoir mal. (C’est peut-être cependant aussi pour ça que j’envisage la mutation
de mon globuleux néocortex mou et ras en céphalothorax rugueux sans grande panique. Une sorte de sagesse
chimique). J’ai même une certaine joie à l’idée du mutisme définitif qui risque de résulter de cette rigidification.
Aux sentiments spongieux succèderont de rigoureuses résolutions, et j’économiserai aussi en « Mais ferme un
peu ta gueule, connard » à moi-même destinés.
Tout ce qui est os semble hurler, par moments. Comme on hurle qu’on veut sortir. « Shiseido » tu parles, aucun
massage n’y fera rien, c’est d’une extraction que j’aurais besoin. Mon bras gauche maintenant, depuis trois jours.
L’avant-bras. Jusqu’ici mes appendices restaient intacts, mais ils vont y passer. Reste à savoir quelles fonctions
auront les nouveaux. Ils y gagneront probablement en esthétique… mais je crains qu’ils ne soient pas tous pacifiques.

Procédé pour une installation : la vie
Marcher, toujours déambuler, le long de ce même canal à l’infini, ou le long d’une route, d’une rue, un soir, un matin New-York-fantasmée ou Paris-mon-rêve-en-vrai. Je ne sais plus, mais ne jamais s’arrêter d’avancer, courir parfois, ramper souvent. Amasser les espoirs, les rires, les regards doux, les ranger contre son coeur et les chérir quand il fait froid sur le chemin, toujours avancer. Un nouveau foyer, une place au coin du feu, s’y asseoir une seconde, se lever, saluer et reprendre la route. Trouver un compagnon de voyage, tenir sa main un instant, l’aider quand il peine, s’appuyer sur lui les jours de fatigue, se séparer, se retrouver plus tard à un carrefour, à la veillée, se blottir une minute et se relever, repartir, sans cesse avancer vers…
Je suis la vieille folle aux chats qui habite la dernière maison sur la gauche. J’ai 123 amis félins. La voisine et moi sommes amoureuses.
Sujet : « au réveil votre main favorite a disparu, racontez en 140 caractères, hoho ! Pas facile de taper votre texte sans une main. Haha ! »
Sad itou
car :
Je suis le réel, l’anti-idéal
Je suis l’incarnation de l’hérésie
Que vos dieux appelaient pourtant Amour
Tu sais, je suis très déstabilisée de ce qu’il se passe entre mes parents, et j’attendais de toi que tu me rassures.
Au lieu de ça, je suis restée seule dans le vague pendant trois jours avec mes questions. Tu aurais pu me rassurer rapidement (de suite) en m’expliquant pourquoi les impôts avaient besoin de ma fiche de paye.
Il n’y a rien de pire que de rester dans le flou, et je n’ai pas besoin que tu m’engueules (je n’ai pas de temps à perdre avec de telles imbécilités incencées!) Mais plutôt encore une fois que tu me rassures et que tu me sécurises. C’est ce que j’attends de mon papa…
Je t’ai confié un original d’une de mes fiches de paye parce que je te fais confiance mon papa. J’espère que tu ne vas pas me décevoir…
Samedi matin. Se débarrasser de la corde de guitare. Planifier nos prochaines actions avec grâce. Mina somnole. Igor craque le code. Apogée.
Speciale dédicace to Nicolaï
Dernière clope et dodo. Demain j’arrête de fumer. Est-ce la peine de terminer celle-là ? Puisque j’arrête tout à l’heure … Oui mais quand même … Elle me tend le mégot ! Cette petite fumée, je vais l’avaler, la faire descendre dans mes poumons et la sentir débouler jusqu’au bout de mes doigts … Même pas ! Rien de plus qu’une clope de plus avant d’aller dormir ! Rien de plus ? Saloperie ! J’ai une haleine de yack pour aller m’étendre près de ma dulciné, et c’est tout l’effet que tu m’as fait ? Allez. Dernière clope et dodo. Demain j’arrête de fumer.
813 nouveaux outils. Dexter Morgan n’aime pas les pancakes. Carver ressentait une intense douleur, poignet gauche. Sa montre pied de biche.
Pour le lever de la constellation du chien, la canicule : Augurium Canarium à la porta Catularia, sacrifice de chiots roux.
Je la croise partout.
Je la croise dans la rue, le métro ou au fond d’un bar.
Partout. Pourtant Paris est grand. Pourtant après tout ce temps
J’espérais me débarasser de cette apparition.
Je me raisonne, me galvanise en me disant ça suffit, c’est fini
STOP cette histoire est derrière toi.
Envoie chier mes élans nostalgiques.
Mais je croise son fantôme partout. C’est fatiguant.
Et pendant ce temps là, dans l’espace. t.co/PyBquYhF
La rock star et la mort. Igor attendait sur la passerelle déserte. En contrebas, l’Australie, en flamme. #jh
Deux formes ont tout à l’heure
passé.
Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles,
Et l’on entend
à peine leurs paroles […] » P. V.
Surdité?
duet oval shirtmake palate audit barth banana cornflower barter carla pheasant play conservatism inverse materiel munich totemic noose ?
Deux semaines de pêche au saumon en Alaska. Et me retrouver à manger de l’algue géante sous un vieux rondin pluvieux. Igor maudit Carver.
Enfin on fait ce qu’on peut, au mieux, avec des millénaires de patriarcat dans le dos.
Pontypool.
Aube 2007
« L’aurore grelottante en robe rose et verte
S’avançait lentement sur la Seine déserte,
Et le sombre Paris, en se frottant les yeux,
Empoignait ses outils, vieillard laborieux. »
Crépuscule du matin, Charles Baudelaire



































