Ce que je souhaite vous exprimer, lorsque je vous dis « 13 », mes chers compatriotes, c’est :
TREIZE
Ce que je souhaite vous exprimer, lorsque je vous dis « 13 », mes chers compatriotes, c’est :
TREIZE
Fais voir ta bite
Elle est belle dis donc.
Regarde la mienne.
Tu veux la sucer ?
Tu t’es déja fait enculer ?
Tu veux voir comment ça fait ?
C’est marrant tu vas voir.
Et l’école ? tu as des bonnes notes ?
Hola muchachos y muchachas,
Mon mot du jour ne sera pas fort long, ma main tremblante et mon front moite m’empechant de me livrer a mon habituel exercice de Jean-Claude Dus au Chili. Je profite difficilement de mon dernier jour en Patagonie, l’oeil eteint et le bouche pateuse. Tout ca a cause de Rupperto.
Je m’explique : de retour a Puerto Natales, je restai dans la petite pension de Karin et Pablo, passant mes journees perdu en plein nature, sur des glaciers et autres pampa exotique. Le soir je rentrai fourbu mais emu, reveur, fascine. Et la, je me retrouve face a une bande de joyeux lurons en train de se faire, avec le concours des proprietaires de la pension, une soiree Pisco.
Je ne pense pas vous avoir parle du Pisco deja… le Pisco est la boisson nationale : une sorte de liqueur de vin blanc, qui se boit de preference avec du citron, du sucre, un blanc d’oeuf et de la glace. J’entends deja les « Beeeeeeeeuuuuuuuuhhh » de degout… je ferais une soiree Pisco en rentrant, on verra si vous continuez a faire vos marioles. Bref, soiree Pisco, le tout en anglais, espagnol et autres dialectes juste destines a semer la confusion dans un esprit fatigue par le potentiel d’abstraction de la nature. Je prends place. Pablo m’explique le secret de sa recette. Ce n’est pas le premier Pisco que je bois, je sais donc a quoi m’en tenir : en resume, ca se boit tout seul et d’un coup, on n’arrive plus a se lever de sa chaise.
Aux alentours de 1h du matin, Karin et Pablo fatiguent manifestement, et pour cause, ils sont debout tous les jours a 6h pour reveiller les touristes qui partent pour le Parc des Torres del Paine. Qu’a cela ne tienne, mes nouveaux amis, Tim, Bernard, Matt et Pipa, apparemment coutumiers du fait, n’ont plus qu’un mot a la bouche : Rupperto !!!! Je suis mollement, soul comme un chobre, mais plutot rigolard (le Pisco a des effets zygomatiques). Rupperto est en fait un bar de nuit, tenu par un anglais que tout le monde surnomme « slowly » a juste titre. Dans un coin du bar, DJ fat, un gros DJ mou qui ne parle a personne, qui ne bois pas et qui enchaine des vieux Cure, U2 and co. Le tout jusqu’aux alentours de 5h du mat. Debout 7h pour le Perito Moreno. Bus Dodo. Retour 00h30 a Puerto natales. Je monte dans le dortoir : personne. Rupperto !!!!!!!!!
Rebelotte, jusqu’a 5h. La-bas, un chilien nous entraine dans une partie de Jenga dechainee (mais si, le jeu ou on doit prendre des morceaux d’une tour de bois en bas pour les remettre en haut sans la faire tomber), avant de se mettre a chanter sur la table puis perdre connaissance en faisant s’ecrouler la tour branalante. Retour complique a la pension, en un peu plus d’une demi-heure (la pension est pourtant a un bloc de Rupperto, tout droit). lendemain, dodo. Debout 9h, pas bouger. Je dois partir a 18h pour Punta Arenas. Tim et Bernard, les deux lascars survivant a deux Ruppertos d’affilee se levent. Journee molle. Pablo sort la biere. On enchaine quelques parties de UNO. Puis Karin nous rejoint : ils veulent absolument venir avec nous au Rupperto ce soir, le recit de nos deux soirees les ayant mis en appetit.
J’annule mon billet de bus. il est 18h. Home made pizza pour tout le monde, histoire de se remplir le ventre. 22h : Rupperto. Jenga again. Un autre chilien vient nous rejoindre, perd deux fois (tequila + chile, non seulement ca pardonne pas, mais surtout ca arrache la tronche, une sorte de piment de cayenne liquide) puis se met a rire tres fort et tombe au sol en riant. En se relevant, il fait tomber la table en riant encore tres fort et puis il s’en va sans payer. Slowly dis « Tant pis », il a l’air habitue. D’un seul coup, il est 5heures du mat. Mon bus est dans 3 heures.
Dodo. Sur le bord de la route, un chien mort se fait devorer par des aigles. Mon voisin chilien me dit que les aigles commencent a devenir charognard, a cause du grand nombre de chiens errants et de lapins percutes par des voitures. J’arrive a Punta Arenas. Il fait beau, puis ca se couvre, puis il fait beau a nouveau. Douche. Manger.
Je pars dans 10 minutes au Fuerto Bulnes, une ancienne base militaire du bout du monde. Ma langue degonfle peu a peu. Et souvent, je rigole seul en pensant a Rupperto, et surtout aux deux chiliens. Ils sont marrants les chiliens. Ils sont marrants mais ils ne tiennent pas l’alcool.
Besos a todos.
PS : resaca, ca veut dire gueule de bois ;-)
PPS : en fait, j’ai encore ecrit beaucoup. Desole.
brume comme une forme vague / ça ne me porte pas vraiment / couler pierre ronde noire / coup de dés et abolir le hasard / blablabla #milice
Le chat veut me dire quelque chose d’important. De capital pour l’espèce humaine. Mais je ne le comprends pas. C’est assez triste. #htc
Nous serons les primitifs, païens de tous poils, animaux mythologiques et êtres électriques immobiles…
(dis donc, la Same, t’as pas l’impression que t’en fait des tonnes…? y’a comme qui dirais besoin de vacances dans la steppe, là, hein, ma petite… en attendant, file te dormir, et plus vite que ça! (demain y’a B.C.A. (again)))
Nous nous trouvions dans une situation difficile. Pas de fumée sans feu. t.co/6RBvjcdR
Anthracite.
Igor, à la gay pride.
Les milices bengali me paient des frites et du pastis. t.co/HfXI0lLh
C’est l’histoire d’un brave type, voir d’un pauvre type.
Il croit en de nobles sentiments : l’amour, l’art, la fidélité. (C’est vraiment un pauvre type)
Il les projette sur Phoenix, une jeune artiste au coeur pur.
Trahi par celui en qui il avait confiance, il tente de prévenir sa dulcinée du danger qui la menace.
Mais celle-ci, appatée par la gloire, l’argent et le sexe, n’entend rien et le repousse pour se jeter dans les bras du démon.
Le démon finit par périr, le pauvre type aussi et la pute se retrouve comme une conne.
Moralité : c’est bien fait pour ta gueule.
Les perles de verre se sont répandues à mes pieds
et inconsolable
d’avoir perdu
ce souvenir de toi,
je les contemple en pleurant
Je suis seul à nouveau, Ici
je laisse un peu de sable couler entre mes doigts,
en souvenir de nous
Dans le bunker il fait si froid. Dehors la pluie, noire et brûlante, emporte les débris de la ville orgueilleuse. Nos doigts se frôlent. Et puis : les sirènes et les premières explosions.
Longtemps sous les arbres
tu vécus heureux
prend garde à la mer
Au premier cri de la mouette sur la grève
ton coeur
plus jamais ne trouvera la paix dans la forêt

« Alien vs. HAL 9000 »
Toi même tu sais.
Key words of the day : Cultural studies. Cross-over. Polymorphous experimentation. Dancing with my self. X-press your self. Surfer. Monade urbaine. Citoyen terminal. Stelarc. Iconographie gestuelle, alphabet visuel. Travail à domicile. Prothèses. Interface. Folklore digital. Sampler, copier-coller, annuler la frappe (undo).Ogoun Ferail. Digital spirit. Professional human being.

j’ai mis des images de diversions pour bluffer Google
Nicolaï, euh, tu crois qu’on va se faire enlever par la CIA
et finir dans un conteneur metallique sous le soleil du Texas ?
On devrait pas écrire des trucs comme ça, on va nous traiter d’anti-américains.
Remarque vu qu’on est russes, c’est juste une remontée de guerre froide, non ?
Nous aussi on peut planquer des trucs en blanc sur blanc pour attirer les moteurs
De toute façon, après la Sibérie, le Texas ça va être une partie de plaisir.
Mickaël Moore serait fier de nous ?
Des infos exclusives sur le 11 septembre, 11 september, 9/11, etc…
There is no cake.
‘j’ai violé violaine’ ferait un bon titre mais son principal défaut serait qu’il n’a évidemment rien à voir avec l’histoire. ce serait un titre tautologique comme ‘le cri du cormoran le soir au-dessus des jonques’ ou ‘l’automne à pékin’. ‘le vent des steppes’ ferait aussi un bon titre mais il y a déjà un film au titre similaire au québec, ‘le vent du wyoming’ de marc-andré forcier. ‘la mer sait décliner les bleus’ serait pas mal si seulement le film ne se passait pas dans la pluie et la neige de novembre au québec…
aaaaaaaaaaaaaaah aidez-moi à titrer ce putain de film !!!
Carver et Igor ne goutaient guère les roses rouges, les réunions de famille et, plus que tout, se méfiaient des vieux déviants. #castadiva
augustine a mal dormi
c’est toujours comme ça quand il y a un changement d’heure
en plus comme hier son arthrose la faisait souffrir
c’est lucienne qui a préparé le diner
garbure et endives, elle l’a fait exprès
augustine digère trés mal la garbure
ça lui donne des gaz
ça explique en partie la mauvaise nuit qu’elle a passé
ça et le changement d’heure
le changement d’heure n’affecte pas tellement lucienne
elle somnole devant télématin
augustine est tentée de mettre la une
ça agacerait lucienne
ça oui ça l’agacerait
Mina défonce la porte ! Soudain.
L’homme à la tête de chat, Igor, Mina, Carver. Le quatuor d’Ecbatane. Tentative de séduction. Vasopresine et fidélité, balivernes. Bruxisme.
L’escalier du gibus, la féline, je laisse passer les deux filles avec les chapeaux fluor.
Carver assistait au conseil des mères depuis sa transition. Elle ne pourrait parler qu’après un an d’observation. Et voter, après deux ans.
On se servait d’une simple TR-808 pour déminer la plage. Et de puissants amplificateurs. Il fallait aussi fermer les yeux et y croire, fort.
La Fédération des Tourguenistes Informels vous souhaite de bonnes fêtes révolutionnaires zé molletonnées.
Une idée de mon activité professionnelle d’aout 2002 à février 2006 ?
La nuit, je vais en faire des tonnes. Je vais balancer de petits bancs sur les militaires sous mes fenêtres. Ou de jeunes vierges folles.
Non, vraiment, sans déconner. Il n’y a plus qu’un moignon et une blessure en spirale. Depuis le réveil. C’est assez intrigant je dois dire.
Vil rascal, pas au Paradis.
Scandale chez tourgueniev !!!!
Certains tourguenistes peu scrupuleux
non content de ne poster que rarement
(chose dont vous vous contrefichez, soit)
ne se serviraient de ce noble forum
que pour utiliser le traducteur automatique
et voir leur messsage tout traduit
afin d’envoyer dès ce soir
des mots doux
en italien
à leur belle
n’est ce pas honteux, franchement ?
Association Nationale des Amateurs de Lézards.
Rejette tes cheveux en arrière, maintenant. Rejette et ne me touche pas, survole
Côté musique zen il en connaît un rayon.
Les années 60, 70 il a suivi toutes les évolutions.
Ex rocker tardivement reconverti au punk, il est passé à la world c’est tellement plus calme.
Il a plus de 1500 cds pour la plupart commandés, ils sont évidemment introuvables maintenant.
Il aime aussi le jazz mais pas n’importe lequel. Coltrane, Shepp, Ayler il laisse ça aux autres,
son kiff c’est Texier, les frères Kuhn, Garbajek. Petite musique de chambre ça coule de source.
Il n’aime pas les bass, les boum boum comme il le dit.
Le hip hop, le trip hop, la techno, l’électro, la house ça ce n’est pas de la musique.
Va aux concerts Tsiganes. Passe vingt plombes à t’expliquer le jeu de shankar à la cithare
Il en a marre de la pop ça fait longtemps qu’il est passé aux choses sérieuses.
Au cinéma il apprécie les films à petits budgets.
Les colombiens qui vendent les bagouses de leur mère pour se financer
et qui ont de bonnes critiques dans les Cahiers.
L’asiatique c’est tellemnt sensuel, senti, volontaire, esthétiquement beau.
En tous lieux, il milite pour la v.o. Hollywood est corrompu, il va à la cinémathèque boyocotte le MK2
c’est tellement mieux il sûr de ne pas faire la queue.
Ses commentaires, toujours les mêmes expressions toutes faites: c’était sympa, riche, intéressant
Nous voilà bien avancés…
A SUIVRE
Mi fille ni raisin ?
ici pas de canal,
par contre je peux me tromper
mais cette jolie rousse doit aimer
les filles plus que les garçons
vu sa façon de matter
mon cul (du poulet)
et mes seins (aériens).
nb : en angleterre cabal
c’est nightbreed.
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………(pour Astrid)
Parce qu’il y avait ces retours de la joie, ces découvertes incongrues venues de nulle part, nous décidions de racheter notre temps, de recommencer à attendre ; par exemple, au bord de l’eau, guettant je ne sais quoi, un bateau, une mouette à l’œil sévère qui m’avait impressionné dans la photographie de Joseph Koudelka ; en ville aussi, dans un restaurant, discutant à la fois de livres, de désastres, et de nuits qu’il nous faudrait passer pour honorer ce changement. Nous ? Qui sommes-nous ? Le temps, les années, hommes, femmes, animaux même, défis insensés pour relever un monde mortifère, ennuyeux le plus souvent, où vous (femme quelconque, toute femme) vous vous plaigniez que personne ne sache vous guider ou vous prendre tout simplement, regardant en face le temps, les années à venir, les directions possibles à partir d’un baiser, d’un pas, d’un engagement ; je me rappelle ce jour où nous avions marché dans le parc du luxembourg sur une carte géante et qui représentait la nation française ; nous riions je me souviens, mais il y avait là de quoi nous rendre heureux : parc, été, vos yeux curieux de mes yeux, le monde discret derrière nous, des enfants, ou un homme qui lisait le journal et vous m’aviez juré de ne pas regarder les tragédies planétaires, les titres gras sur la feuille que l’homme lisait en tremblant ; assis je me concentrais sur vous, moi, encore cette affaire de temps qui réunissait tout ce que j’aurais pu vous dire, par amour qui multiplie les regards sans jamais les identifier, modalités changeantes, théories diverses, exercices de mise en jambe, pas de mise à niveau, oubliez les niveaux : nous avions choisi le dérapage, la pré-vision, la balade autour de la littérature, malgré notre souhait de l’écarter, elle revenait sans cesse se joindre au monde si bien que nous savions plus qui imitait l’autre ; finis les remontrances, l’homme qui lisait le journal avait l’air de redouter l’emphase, mais à partir de cette journée ce fut le mot d’ordre, la déviation constante, le balayage des saisons, le rattrapage du passé, l’anticipation romanesque de nos prises de position sur les choses, fermes et toujours à réévaluer, et enfin, dans le crépuscule où nos chemins nous séparaient, j’avais juré ceci : MUTATIONS, AVENTURES, ENSEMBLE.
évite de trop regarder / mouvement subtil / hors champs abusifs / soulage tes fantômes / angelot qui s’éventre / habiter la télévision #hell
Je t’€{45* !
Où suis je ?
Alors je porte Deux masques. Zéro ambition. Une amie et Trois comparses. Et la nuit du passage. t.co/HoC02C1t
include(salut);
include(message_peu_sympathique_mais_surement_partial);
include(demission_raisonnable_d_un_projet_pourtant_interessant);
include(formule_de_politesse);
include(signature);
Dans les rues désertées les miliciens chassent les élans pour leur viande et leur peau. Mina, Carver et Igor, nues et confinées dans le bunker, préparent tracts et cocktails, mojito et Molotov. Dehors pluie noire et soleil froid. Arc en ciel grisâtre. C’est la fin des temps. Ouf.
(…)
Pupilles absentes, iris
absinthe baby doll
écoute ses idoles
Jimmy Hendrix, Elvis
Presley, T-Rex, Alice
Cooper, Lou Reed, les Roll-
ing Stones elle en est folle.
La dessus cette Narcisse
se plonge avec délice
dans la nuit bleu pétrole
de sa paire de Levis
(…)
sg
2:29. Se demander s’il est absolument nécessaire de faire un point.
Ne plus compter les pintes de bière englouties dans un bar du 16e
arrondissement de Paris. Des pintes aux effets décuplés par la conjugaison
habile de médocs et d’euphorisiaques substances. Le corps ravagé par la fatigue
l’âme défaite par la violence de ses sentiments, l’esprit définitivement
conquis puis abattu en plein vol par l’attraction fatale d’aériennes batteries
sol-air de terriennes réalités.
![]() |
. | is this ? |
.. | . |
Nos petits jeux, innocents, ne provoquaient que morts et désolation. Mon nouveau vernis, « tumeur maligne », faisait sensation dans la région.
Igor faisait des photos des filles qui le lui demandaient. Pour vaincre sa timidité, il commençait dans le noir, avec des masques de catch.
Restaurer la magie n’est pas aisé,
du bout de mes pieds
à la pointe de mes cheveux
je cherche en vain cette étincelle,
ces p’tits morceaux de reves
savamment bricolés,
un peu d’amour,
de musique
et les couleurs qui dansent tout autour,
l’assemblage habituel
qui me fait tenir et avancer
je ne les trouve nulle part,
peut-etre que les temps changent, finalement
freeparty au supermarché : installation tourgueniste = nain de jardin + encens + offrandes + worshipers
Les sensations courantes sont accompagnées par d’autres sensations provenant du monde des esprits.
Bizarre, même si nous n’avons pas parlé de la viande de la question, nous n’avons pas parlé du contenu lui-même. Ouais, ouais. #☭☭☭
Surprenant d’être sur un pont au-dessus de l’eau. Le courant est si fort qu’on se croirait emporté; vers le trou (la gorge du diable)/. En rentrant à l’hôtel on s’aperçoit que plein de petits bouts de plantes se sont collés à nos chaussures. On pleure; d’émotion. Regarde-moi dans les yeux, c’est la dernière fois que je te vois.
Demain on recommencera la litanie; tu te souviens? On est sur le pont au-dessus de l’eau, c’est aussi nul que de regarder les étoiles allongés dans l’herbe. J’ai envie, de me tourner sur le côté pour t’enlacer. Mais c’est plus difficile qu’en images (toi, à enlacer, comment faire, comment passer mon bras sous ton dos, entre l’herbe et toi). Sur le côté, l’air se remplit de vibrations violentes, que je ne sens même plus. Je ne peux pas me touner.
regarde moi bien —je suis new yorkaise /// tes yeux océans /// mes ongles d’or
|
il est tard et il se peut que ce soit mon dernier message. je ne sais pas où il est mais il me cherche sans doute son odorat va le mener jusqu’à moi et, sûrement jusqu’à ce bureau. cet ordinateur est mon lien unique avec le monde et je crois que l’orage qui gronde ne devrait pas tarder à le mettre hors d’usage. je décide de ne plus utiliser la touche « e ». j sais qu’il st là dans l noir t qu’il m gutt. j dcid d n plus utilsr la touch « i ». la nut tot ls chats sont grs. l s’appll onko.
|
Et on danse, et c’est la Nuit. Encore.
oui en effet
il faudrait qu’on arrête de se branler 5 minutes
et qu’on deviennent de vrais gangsters
on braquera des banques assurées
on volera des camions de cds de britney qu’on distribuera sur les Champs Elysées
on étripera des animateurs tv
on pendra le pdg de BMW avec ses tripes (parce qu’il tue 1 million de fois plus que celui de Philip Morris)
on piratera le 20h de TF1 pour diffuser à la place une vidéo des couilles de Pascal Nègre qu’on viendra de couper
on laissera à la police des citations de Badiou, Camus, Cioran, Cloots, Crevier, Deleuze, Dostoïevski, Dubuffet, Gorgias, Jaccard, Jacobi, Juliet, Kandinski, Kravtchinski, Maupassant, Nietzsche, Schopenhauer, Stirner, Vattimo, Tourgueniev
et dans nos dents creuses
on aura des capsules de ciguë
pour pas se faire chier à expliquer.
Tourgueniev ce héros, c’est la preuve écrite
que des caleçons bien remplis
peuvent aussi contenir des coeur purs.
(ça vaut aussi pour les filles, mais c’est déjà écrit)