Et d’abord les deux serpents entourent et enlacent les corps
de ses deux jeunes enfants en se repaissant de leurs membres.
Puis comme leur père se porte à leur secours, les armes à la main,
ils le saisissent et le ligotent de leurs énormes nœuds.
VIRGILE, Enéide, II, v. 203-212

Old par -- Zan le 05 Nov 2002

Viens ici que je te spamme un peu ma biche… (sourire à grandes dents de vampire qui luit dans l’obscurité é é é…).

 

Si le tourguenisme génératif est pensable, c’est tant il en identifie l’expression universelle en tant qu’objet sémiotique de connaissance.

–Parfois j’ai l’impression d’être une casserole avec des chiens accrochés à la queue–

Old par -- Zan le 07 Jan 2003

Le cerveau de Lee n’obéissait pas à un shéma proprement déterminé, lisse, prévisible, et accusait le coup de directions contradictoires, qui l’étiraient en de grands élastiques filandreux – qui vous atteignaient directement au visage.

(Nous dégringolerons en même temps que toi Martin, nous irons jusqu’au fond du gouffre et là nous nous apercevrons que nous tomberons au bout du compte sur toi-même et ce truc que tu as laissé.)

LINGERIE.

Pour les hommes et les jeunes garçons.

Deux bonnets de toile ou serre-tête ;

Deux caleçons (les caleçons ne seront portés, pendant l’été, que par les détenus auxquels les médecins les auraient ordonnés pour raison de santé) ;

Deux chemises en toile de fil ou de coton ;

Deux cravates de couleur ;

Deux mouchoirs de poche ;

Une paire de bretelles en lisière de drap ou en fort tissu de coton ;

Deux essuie-mains individuels ;

Deux chemises en toile de fil ou de coton ;

Deux fichus carrés de 8o à 9o centimètres de côté, en toile ou en coton de

couleur, pour le cou ;

Deux fichus triangulaires de même étoffe pour la nuit ;

Old par M. Fox le 13 Déc 2005

Abs(trés)cons – des limites de l’abstraction en milieu saturé

C’est dingue tout ce qu’on peut faire avec une aiguille à tricoter.
Pendant ce temps, les évadés Ks’n Agalek et Urok’rah fightent comme des guedins contre les mouches, les parasites
et les survivants, sur Altaïr 4. « Chacun pour soi poursuit sa nébuleuse », faut bien que jeunesse se masse.

Old par ... le 24 Avr 2006

tu ne réponds plus

je ne veux plus vivre

Old par M. Fox le 19 Fév 2003

« Le monde réellement renversé est un flanby périmé qu’on démoule à coup de marteau »

Jean-Yes after Guy Debord


Tutévukantabu Tourgueniev ?
– Cpalamèraboire

 

Cherche Midi Suédois.

Short par igor le 17 Mai 2013

 

Glitter !

Short par igor le 06 Nov 2011

Tu t’es echappée ?

Old par Rodia le 05 Mar 2003

Je suis bien content d’avoir conservé ce petit scalpel, ce soir je vais jouer à Michael Jackson, me refaire le nez, me gratter la peau pour me refaire plus blanc. Si ça saigne trop je vais essayer de ne pas trop foutre de saloperies dans la salle de bain et de ne pas me rater, baby.

Old par igor le 11 Oct 2003

J’aime mes cernes

Tes cernes me plaisent

Old par Gu. le 25 Mai 2003

Quand je m’endors contre ton corps
Alors je n’ai plus de doute
L’amour existe encore

Toutes mes années de déroute
Toutes, je les donnerais toutes
Pour m’ancrer à ton port

La solitude que je redoute
Qui me guette au bout de ma route
Je la mettrai dehors

Pour t’aimer une fois pour toutes
Pour t’aimer coûte que coûte
Malgré ce mal qui court
Et met l’amour à mort

Quand je m’endors contre ton corps
Alors je n’ai plus de doute
L’amour existe encore

Does this song hold a special place in your heart? Does it bring back memories? Is this « your » song? Share what it means to you with Celinedion.com.

You know, the sun is in your eyes
And hurricanes and rains
Blacken cloudy skies

You’re running up and down that hill
You turn it on and off at will
There’s nothing here to thrill or bring you down
And if you’ve got no other choice
You know you can follow my voice
Through the dark turns and noise
Of this wicked little town



The fates are vicious and they’re cruel
You learn too late you’ve used
Two wishes
Like a fool

And then you’re someone you are not
And Junction City ain’t the spot
Remember Mrs. Lot and when she turned around
And if you’ve got no other choice
You know you can follow my voice
Through the dark turns and noise
Of this wicked little town

Oh Lady Luck has led you here
And they’re so twisted up
They’ll twist you up, I fear

They’re pious, hateful, and devout
You’re turning tricks ’til you’re turned out
The wind so cold it burns
You’re burning out and blowing ’round
And if you’ve got no other choice
You know you can follow my voice
Through the dark turns and noise
Of this wicked little town

Old par igor le 22 Juil 2003

 

Carver, sur une île au large de Bornéo, s’imagine éviter le pire du festival nucléaire, il oublie à chaque fois le raz de marée, et l’hiver.

Short par igor le 22 Avr 2017

 

Igor au serbe borgne : je révère un dieu avec une tête d’éléphant. Mina : je peux toucher un pigeon à 200 miles avec ce satellite afghan.

Short par igor le 26 Oct 2009

Old par M. Fox le 17 Jan 2003

Mais, alors, le tourguenisme ?

Autologie.
(Avant de déjeuner.)
Bizarre.
Pourquoi n’ai-je toujours
pas développé
les dix films noir & blanc des
dix dernières semaines
de ma vie ?
Nuit.
Malgré un demi stilnox, insomnies.
Projets démentiels.
« Chère A. je m’en vais écrire
un monologue pour ta voix, ton corps. »

Matin.
Et les obligations m’obligent à ajourner
mes travaux.
Musique.
Retrouvé un morceau d’enfance
(Concerto pour la main gauche)
que j’avais découvert chez ma
grand-mère à Saint Malo.
Nuit.
Pour surmonter le temps, je retravaille
un texte qui s’appelle épreuve.
Mot.
Obstacle,
Difficulté,
Image,
voilà que ce que l’épreuve contient.
Force.
Quelque chose de trop fort bat en moi continuellement
depuis quelques semaines, dois-je me mesurer
&agrave cette énergie qui semble émaner
de nulle part ? Faut-il l’ignorer ? Est-ce une richesse ?
Fiction.
Et le photographe à décid&eacute de déchirer
ses images, elles neutralisent le souvenir, l’apauvrit.
Réjouissances.
Mercoledi, diner prévu avec Arnaud Claas et sa femme
Laura.
Repentirs.
Détails sordides, je me souviens
d’un montage photographique que j’avais appelé
« L’intime est ignoble. »
Radio.
Entendu la semaine derniè chez Veinstein,
l’écrivain Pons, qui se plaint aussi de l’intime,
et que l’autobiographie n’est souvent qu’une autobiographie des
humeurs, qui sont off course d’affreuses choses.
Laporte.
Solutions : la biographie. Terme dont le sens est inversé
il ne s’agit pas d’écrire la vie, mais de suivre au plus prêt
la vie de l’écriture. Vie d’homme de côté.
Détour.
Je vais déjeuner.

O.G.M.

(Orgones Génétiquement Modifiées)

elles sont encore plus performantes
Old par Gu. le 20 Mai 2003

 

Igor, de bonne humeur, trouve la journée « fantastique ! ». i.imgur.com/7BOKEHq.gif

Short par igor le 23 Nov 2013

Et maintenant qu’une embellie se fait jour sur le front moral

et qu’une muse consentante daigne presque se soulager sur le haut de mon crâne,

des tendons, ligaments, ou quelque articulation à la con, ont décidé

de m’interdire l’accès aux interfaces, en s’enflammant sans raison sinon

celle bien vicelarde d’exciter mon nevraxe jusqu’à incandescence. Un excès de calcium

ou une contrariété spongieuse, certes ça change des verrous mentaux ou des fatigues

neuronales, et les psychotropes y gagnent en composants pharmaceutiques – mais merde

c’est quand même pas de bol.

Ou alors qui sait, tranchez-moi les deux bras et j’écris une encyclopédie.

Old par ... le 01 Déc 2004

« Un ecrivain qui n’est pas malade est presque automatiquement un type de second ordre »

Old par Rodia le 03 Avr 2003

[konsstruktVOUSaime] / punKpoésie

il y a des maisons sans serrure

et il y a des portes plus protégées que la banque de france

il y a des rues où la police ne va pas

et il y a des jardins protégés par des armes et des bottes

il y a des fleurs mieux protégées que les gens qui les reniflent

il y a des ponts mieux protégés que les gens qui dorment dessous

il y a des portes mieux protégées que les chiens qui pissent contre

il y a des mémoire

il y a des consciences

il y a des certitudes

il y a des principes des idéologies des idées des idéaux

tellement tellement protégés

que même la mort des neurones n’en viendra pas à bout

il y a des cerveaux qui ressemblent à des tombes

à des tombes de l’ancien temps

des tombes remplies d’esclaves qui vont mourir ensemble

qui ne souhaitaient pas ça

il y a des consciences qui sont des mausolées

et toute pensée y meurt comme une chèvre

et autour de tout ça il y a des cadavres

des cadavres sous les fleurs

des cadavres arrosés par la pisse des chiens

des cadavres dans les fondations des maisons

des cadavres dans la mémoire

et des cadavres dans l’oubli

des cadavres anciens

et de cadavres récents

des cadavres oubliés

et de cadavres qui alourdissent la mémoire

qui l’alourdissent tellement

qu’elle s’effondre

qu’elle glisse dans la tombe et rejoint les cadavres

la vie est une maison hantée

il y a des serrures aux portes

dont aucun roi n’aurait rêvé

il y a des flics devant le seuil

dont aucun tyran n’aurait espéré la force

la vie est une maison hantée

et nous avons la trouille d’en sortir

[konsstruktVOUSaime]

[999poèmesSERIEtourgueniev]

292

mon voisin non identifié est mort

une forme de peur tente de me demander mon avis

ma psychée n’est pas un être humain

[konsstruktVOUSaime]

 

En fait si on veut aider la nation faut boire des litres de whisky-coke à Disneyland en fumant 4 paquets par jour.

 

Les panthères roses assomment le char de l’UMP. #gaypride

Short par igor le 27 Juin 2009

 

Tu as violé les termes de la métaphore en admettant son existence, alors moi j’arrête là. Un mars rover et ça repart. et puis 42. Donc.

à la descente du bus ils avaient attendu au croisement une demi-heure. d’un côté le chemin de terre s’évanouissait, de l’autre la route d’asphalte conduisait à l’hôtel fluorescent puis à la ville. sans parler ils se regardaient de temps en temps. ils avaient envie tous les deux d’en prendre une. ils se regardaient de temps en temps sans parler. celui au jean déchiré prit la route d’asphalte; celui à la rose à la boutonnière prit la route de terre; le premier chanta du blues sur des terrains désaffectés; celui à la rose embrassa de nombreuses femmes sous des sycomores. il était géant et la peau sur ses pommettes comme tanée, déjà.

Old par M. Fox le 09 Avr 2003

Hey Squelette !

Ces desirs font désordre…

Zealous Assassination Neohuman

Old par -- Zan le 16 Jan 2003

« Dans le vieux parc solitaire et glacé,
Deux formes ont tout à l’heure
passé.
Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles,
Et l’on entend
à peine leurs paroles […] » P. V.
Surdité?

Souris-moi !

[konsstruktVOUSaime] punKpoésie

mes chaussures sentent la pourriture

j’ai du sang jusqu’aux genoux

et ça n’arrête pas de monter

maurice papon estun héros

d’ailleurs mon site lui est dédié

quand je marche ça fait un bruit tout mou

un peu comme si je marchais dans de la terre molle

autour de moi c’est rouge sombre

j’ai un peu de mal à penser

les gémissements m’empêche de fixer mes pensées

je marche sur des cadavres

aussi loin que je regarde il y en a

les cadavres de ceux qui ont ouvert leur gueule

pour dire ce qu’ils pensaient

les cadavres de ceux qui ont fermé leur gueule

de peur de dire ce qu’il pensaient

les cadavres des gens trop cons

pour penser quoi que se soit

les cadavres des flics

les cadavres des victimes de flics

les cadavres des juifs

les cadavres des nazis

maurice papon a incarné la justice

dans notre beau pays

maurice papon a pris des décisions

en faveur de la justice

maurice papon connaissait bien

la justice et l’injustice

des cadavres sous mes chaussures

des mains mortes qui s’accrochent à mon jean

et des gémissements qui s’accrochent à mes pensées

je n’éprouve aucune culpabilité

je n’ai pas pu tuer tous ces gens

pas tout seul c’est pas possible

je suis trop jeune après tout

et sans doute pas assez fort

on a du s’y mettre à plusieurs

mais les autres c’était qui

je n’éprouve aucune culpabilité

simplement de la fatigue

oui je suis si fatigué

c’est si difficile de marcher

dans une boue de cadavres

c’est si difficile de penser

avec ces gémissements qui n’arrêtent pas

vivement que je perde la mémoire

vivement l’amnésie

leur douleur moi je m’en fous

c’est eux qui sont morts c’est pas moi

tout ce que je demande c’est penser

tout ce que je veux c’est pouvoir marcher

tout ce que je veux c’est pouvoir penser

ce n’est pas moi je ne vous ai rien fait

je n’étais pas là quand vous êtes morts

je ne suis pas là alors que vous mourrez

je serai ailleurs quand vous continuerez à mourir

ce n’est pas moi ce n’est pas moi

je ne suis pas là laissez-moi marcher

laissez-moi être libre

laissez moi penser

lachez-moi je ne vous aime pas

je n’éprouve aucune compassion juste de l’épuisement

vos gémissements m’épuisent

votre poids dans ma mémoire m’épuise

je veux vous oublier

je veux vous oublier

[konsstruktVOUSaime]

 

Mais triste pour les biches.

Short par igor le 07 Oct 2012

 

On brule les effigies de La Licorne Rose Invisible à Varsovie. Les serviteurs de L’Huitre Violette (of Doom) défilent, briquets en l’air.

Short par igor le 01 Mar 2011

 

Igor : « … conclusions et affirma que les accusés avaient le plein contrôle de leurs facultés mentales… »

Short par igor le 06 Mar 2013

« Ce sont les frottements qui sont la cause mécanique de l’irréversibilité. »

 

Dans le salon, il y a une boite bleue, genre bois peint, et un type chelou, genre anglais, qui veut que je rentre dans sa boite, j’hésite.

Short par igor le 23 Mai 2011

chhapkattituD’ #1

chhapkattituD' #1

Old par Gu. le 01 Fév 2004

 

Encore la nuit.

Une petite maison
où résonne la plus belle des voix,

des fleurs poussent entre les rondins,
les odeurs d’herbe disputent aux embruns
l’honneur de caresser ta narine délicate,

tes mains si fines parcourent l’écheveau
et tissent sans fin
mon amour, ma reconnaissance et mon respect

je t’aime toute entière
et parfois mon coeur pleure
de voir un ange entre mes mains grossières

et chaque jour se reproduit
ce miracle paien

tu me souris et tu m’embrasses

Old par M. Fox le 10 Avr 2003

désolé monsieur on n’en a plus en stock…

il va falloir vous arranger pour faire des phrases sans E…

(ou bien en acheter des d’occase)

guerre et pets

Mets ton masque à gaz Sokolov

Que tes fermentations anaérobies

Fassent éclater les tubas de ta renommée

Et que les vents irrépressibles

Transforment abscisses et ordonnées

En de sublimes anamorphoses

Parasite spécifique des poils rouges…

le bordel quotidien / poésie hebdomadaire / 21ème livraison

vingt-et-unième livraison

***

 

il est sept heures trente du matin
valentin me réveille il a faim et la je constate que vanessa
n’est pas rentrée
pas rentrée de la nuit
je m’inquiète plutôt et je fais son petit déj et ensuite je fouille
dans toute la baraque
pour trouver un peu de fric
pour recharger mon téléphone
je ne trouve rien mais un vieux papier
avec le numéro de cb
de vanessa et je recharge avec ça
je l’appelle ça ne répond pas
deux heures plus tard et après je sais pas combien d’essais
j’appelle les flics
et là j’apprends
qu’elle a un accident de la route
qu’elle est morte
je suis effondré
je ne sais pas quoi faire
je contiens les larmes qui me viennent aux yeux
par lacheté
valentin
je ne veux pas être celui qui va lui annoncer
je lui dis viens on va chez isa
on sonne chez elle
je la prends à part et je lui explique
je lui explique que la brigade des mineurs
va venir le chercher
pour le remettre à son père
moi je n’ai pas ses coordonnées
je le prends à part lui aussi
et là je lui dis
la vérité
trente minutes plus tard je suis à la maison
je remplis un sac de mes affaires
une heure et demi plus tard je suis dans le train
direction paris
quatre heures plus tard je suis chez ariane
et je pleure et je me laisse aller
mais non
mais non
en vérité il est vingt et une heures quarante neuf
j’écoute france inter
et je flippe

***

dans la maison il y a un godemichet
qu’on a baptisé norbert et marie-louise
norbert c’est la partie qui me rentre dans le cul
marie-louise c’est dans la chatte à vanessa
dans le frigo il y a un tube de crème chantilly
c’est pour mes couilles et pour ma petite quéquette et pour sa chatte et pour nos tétons
dans la table basse avec les magazines il y a un jeu porno
de ma fabrication
dans le cellier il y a toujours du whisky
la bouteille est souvent aux trois-quarts vide
et tout le reste on s’en sert pas souvent

***

encore des morts trente et un morts dans une fac en virginie
et valentin fait des poèmes encore plus cons et drôles que les miens
mais il ne sait pas
que c’est de la poésie
un tireur fou et valentin qui part en délire bête
maman pue des pieds
christophe pue des pieds
je pue des pieds
les fourmis puent des pieds
le chien pue des pieds
les pêcheurs puent des pieds
etc.
et le type qui en a descendu trente autres dans une fac en virginie est mort
tué tout seul ou par un autre
à france inter ils ne savent pas
pendant ce temps
valentin pionce tranquille dans son lit
il ne connaît ni la virginie
ni la poésie

tétard

tOnight

dracula 73

rires

fOOt (? ; ?)

1664

j’embrasse pas

bavarOis

pansements

pastèque

pOlux

cÔne

pluie

papOtte

(…)

Old par Gu. le 18 Août 2003

No more heroes any more

(&MORE)

LA FRANCE A LA VEILLE DE LA GRANDE GUERRE : UNE SOCIETE REPUBLICAINE ?

Il y a quelques bons éléments, mais vous avez manqué d’une
véritable réflexion sur le sujet : il aurait fallu d’abord définir
le projet républicain et davantage insister sur la méritocratie, le
rôle des piliers (Ecole, mais aussi Armée). De même le rôle de la vie
locale a été escamotée. Enfin vous êtes trop tranchant sur la question ouvrière
et pas assez sur les résistances de vieilles hierarchies sociales (élites, notables,
locaux, voix du clergé)…

Old par To le 13 Fév 2005

Dans le genre « Erreur fatale », le romantisme est une sacrée connerie.

Un peu comme une balle perdue : on ne peut pas l’esquiver, on en meurt bêtement.

L’ennui, c’est qu’on ne peut pas toujours déserter les champs de bataille.

HIPS.

Mais, gémirent les Huîtres, attendez un instant
Avant de bavarder, de grâce !
Certaines d’entre nous ont le coeur fragile
Et nous sommes toutes bien grasses !

Old par M. Fox le 07 Oct 2005

 

On arrive au hameau par un sinueux sentier forestier. Les petites maisons sont entassées autour d’une, choquante, impie, cahute sur pilotis.

Reminiscence 2

– Non, c’était pas ça. ça n’était pas un nounours, et d’une, c’était une sorte de grand chien, genre porte-manteau, l’air trés con, un objet foncièrement laid, en fait. Un hybride entre quelque chose d’utile et un jouet, une chose à vocation pratique trés affirmée, chose à laquelle on avait quand même essayé de conférer un aspect ludique pour plaire aux gosses. En y réfléchissant, ça nie toutes les caractéristiques d’une peluche. Un gosse pouvait rien en faire, de ce truc, ni le prendre dans ses bras, ni se coller contre, ni dormir avec, rien.
– ça t’a frustré de ne pas pouvoir le prendre dans tes bras ?
– Mais non, t’es con, je te dis que c’était laid au possible, j’en n’avais rien à battre. Même à l’époque. Et ces putains de poils rouges et rêches, ça devait être un calvaire au toucher. Rien d’agréable. C’était plutôt décoratif.
– Option galerie des horreurs.
– Un peu. T’as fait les puces du design, gros con, tu sais quelles horreurs on devait s’appuyer étant gosse. D’ailleurs voir tous ces couillons racheter les bibelots vintage pour des fortunes, ça me donne des envies de meurtre.
– Bon, mais ces poils gluants ?
– Dans le frigo.
– Mmh.
– Dans la boîte à gants, aussi.
– La boîte à gants ?
– Tu crois que tu as l’air fin à répéter ce que je te dis comme ça ? Oui la boîte à gants. Mon reup avait une R16, verte. Aujourd’hui ça doit être collector des tires pareilles, à l’époque j’imagine que c’était juste économique. Hideux, et économique. Monstrueux, mais, économique. Bref il avait une R16 verte, je me souviens du bruit du moteur qui ratatouille, l’exemple parfait d’une mécanique qui donne l’impression de peiner dès qu’elle sort de l’usine. Le nom lui-même sonnait comme inachevé, « R16 », on sent l’outil en travaux. Et le designer de l’époque devait pas être trés net non plus, c’était presqu’aussi laid que le porte-manteau en poils rouges et rêches. Y avait une thématique sous-jacente, à l’époque, j’en suis sûr.
– Et y avait des poils ?
– Quelle clairvoyance. Oui : dans la boîte à gants. Tu ouvrais la boîte à gants, une petite veilleuse s’allumait, mais elle était masquée par toute une toison longue, rouge et rêche, de poils en bataille. Du coup ça projetait une petite lueur rougeâtre et spectrale. Touffue. Une diode dans un amas de fougères. Avec une odeur bizarre, de la mousse synthétique. J’imagine qu’on ne peut pas injecter d’amiante dans des fibres, fussent-elles rouges et rêches, mais c’est l’impression qui en reste : en respirant ces poils tu avais l’impression de risquer d’avaler des spores, tu risquais un empoisonnement, une contamination à la vieillesse. Rien d’engageant. Une odeur rance. Note bien que je ne passais pas mes après-midis le nez dans la boîte à gants, j’aimais pas cette boîte à gants. La présence d’une toison rouge et rêche qui sentait la mamie ne m’inspirait pas, j’y voyais une anomalie, un truc contre-nature, presque une menace. Rien de sain. Il n’y avait rien d’autre d’ailleurs dans cette boîte à gants. La mienne est gavée de contredenses, de vieux flyers, de cassettes chrome niquées, y a même une fléchette et une langue de belle-mère et des jetons de douche, on y trouve une carte de Bretagne et un disque horodateur…
– un disque horodateur ? T’es routier ou fétichiste ?
– C’est pour me rappeler de la R16, ducon. Oui, y a encore des bleds où tu as besoin de ça. Je m’en servirai probablement plus jamais de ma vie, mais quelque part ça froisserait mon ego de prendre une prune dans un bled paumé parce que j’aurai lourdé mon disque horodateur.
– Vu les contredenses qui s’entassent dans ta boîte à gants, je dis que c’est du fétichisme.
– Bon, va chier. Toujours est-il que dans la boîte à gants de la R16, y avait rien de tout ça, pas de clefs, pas de grattoir contre le gel, pas de lampe de poche, pas de monnaie, pas de carte routière ni de guide des essences végétales, pas de laisse de chien, pas de fiole de visine, rien de ce qu’on peut un jour trouver dans une boîte à gants, je sais pas, pas de sachet de coke ni même de flingue, tiens – dans la R16 de mon reup, tu penses – y avait rien, la boîte était encombrée par la toison rouge et rêche. En fait je crois que tu ne pouvais rien y mettre, c’était dense. Et en ce qui me concerne, j’aurais paniqué à l’idée de devoir y entreposer quelque chose. L’aspect pratique du receptacle disparaît complètement, c’était tellement pas naturel que j’étais persuadé qu’y placer un objet revenait à l’expédier dans une autre dimension. Ou à le faire vieillir outrageusement, façon Ubik. Les poils rouges et rêches risquaient de s’y loger définitivement. Et de contaminer ledit objet, par le fait.
– Par le fait.
– Donc j’en trouvais aussi dans la boîte à gants. Quelques fois, parce que je ne me souviens de l’avoir vue ouverte que quelques fois. Mais j’avais ça en horreur. Une zone rouge et rêche pas saine.

Old par ... le 09 Sep 2005

 

Et à la fin, on meurt.

Short par igor le 23 Jan 2011

She was driven me unsane
And I lost my shirt

 

Et Mina de s’éveiller tardivement. t.co/tiBZTvOn

Short par igor le 14 Juil 2012

ce soir je mange une salade de lentilles

Old par ... le 01 Déc 2006

tamanoir petite nature :

« – Kof ! Kof ! Kof ! houla elle sont drôlement relevées ces fourmis rouges ! »

Old par -- Zan le 04 Sep 2004

Chaque fois je vois votre visage
Je deviens tout humide entre mes jambes
Chaque fois vous m’ignorez
Je pousse un soupir de douleur

Old par M. Fox le 15 Mai 2003

Cachée derrière le a ?

je ne sais plus, je ne sais pas

votre visage m’est familier mais je ne me souviens pas pourquoi

vous dites que nous sommes liés par un lien très fort

j’apprecie qu’une aussi honorable personne que vous pense cela d’une indigne jeune fille comme moi

mais quand j’interroge mon coeur à votre sujet,

rien ne vient, nulle chaleur jaillie du fond de ma mémoire

etes vous sur de ne pas vous tromper de personne ?

Old par M. Fox le 15 Déc 2002

Perdu d’avance (…)

Old par Gu. le 05 Mar 2004

Allez Brittnez, zyva!

même barbue

on t’as reconnue

tu te fais passer pour Igore

mais nous on sait qu’il est mort…

Je suis ici et pas ailleurs.
D’ailleurs, j’y suis aussi mais pas ici

le récitant : je vous aime tourguenistes !

Old par igor le 13 Sep 2003

 

et Igor se frotte l’entrejambe d’énervement.
et nous déclarons ouverte la semaine du Porno.

Short par igor le 19 Juin 2011

 

Jamais de flageolets en avril. Carver possédait plusieurs dictons utiles en cas de conflits armés. Sagesse des ancêtres. En Corée on rigole.

Short par igor le 19 Avr 2013

HOMMAGE A PETER USTINOV

Old par To le 29 Mar 2004

Get into the groove
Boy you’ve got to prove
Your love to me, yeah
Get up on your feet, yeah
Step to the beat
Boy what will it be

Old par M. Fox le 01 Mar 2003

ERASMUS

Ooooooh – arrêt

Avec vos pieds dans l’air et votre tête sur l’essai au sol ce tour et le tournent, ouais votre tête s’effondrera mais il n’y a rien dans lui et vous vous demanderez Là

où est mon esprit (3x)

La sortie dans l’eau la voient swimmin ‘ J’étais swimmin ‘chez les animaux de Carribean me cachais derrière la roche excepté les petits poissons mais ils m’ont indiqué que, il jure Tryin ‘pour me parler me me Là

où est mon esprit (3x)

La sortie dans l’eau la voient swimmin ‘? Avec vos pieds dans l’air et votre tête sur l’essai au sol ce tour et le tournent, ouais votre tête s’effondrera s’il n’y a rien dans lui et vous vous demanderez Là

où est mon esprit (3x)

Ooooh Avec vos pieds dans l’air et votre tête sur l’essai au sol d’Ooooh ce tour et le tournent,

ouais Ooooh Ooooh

Old par M. Fox le 18 Jan 2004

sweet maison de la fausse fourrure, I miss you so much !

Old par M. Fox le 28 Mai 2003

</> : I have nothing to say today, but at least I’m wellformed

the font tag : so am I. And webdesigners love me…

</> : but you’re a pain in the ass for developers

the font tag : the same goes for you!

[both of ’em] : we love to crash dreamweaver!

Old par JR le 20 Juin 2003

Terror Alert Level

 

Les nouvelles n’étaient pas vraiment bonnes pour Igor. www.tourgueniev.com/images/saga_tourgueniev_2.jpg

Short par igor le 24 Jan 2011

 

D’un côté, sur le plateau, le couvercle du trou du souffleur est rangé à proximité dudit trou.

Short par igor le 30 Juil 2010

zeu trousse

—– Original Message —–

From: « TROUDAIR »

To: XXXXXXXX

Sent: Wednesday, May 31, 2000 9:43 AM

Subject: Troudair is telling you the truth.

> Ok. I give you my real name wich is Grégoire Courtois (quiet difficult

> to prononce for an english-speaking person).

> Actually, I don’t give that name on the Net to let the entity Troudair

> live its own life. In fact, Grégoire Courtois is not an artist any more,

> exiled in the deep french country for a few months, bored of Paris and

> their fake and sad nights alone in a bunker/studio, fighting with demons

> to bring back to life the idea of beauty and getting no feedback from

> the audience around. I used to make movies too, studied cinema in a

> school in Paris and met smiling faces of producers that thought that my

> scripts weren’t happy enough to become films. Is it my fault if the

> world is not happy enough to become a movie?

> So I broke up with all that shit and went back in the country where I

> was born, changing Grégoire Courtois into a gentle, ordinary man,

> getting up at 7:30 every day to go to work in a little theater in

> Auxerre (I’m sure you know Auxerre, you english guy!).

> And that’s it. Grégoire Courtois was dead and the only ray of creativity

> left was Troudair, creature dedicated to the Webspace, sometimes

> creating events in the real life but only to have sounds and photos to

> show on the Net.

> So that’s why I prefer to be named Troudair (wich means airhole, or

> flight perturbation in french).

> All my friends are calling me Troudair.

> Thanks for your comment about the MP3.

> A+

AujOurd’hui

Je m’apprète à quitter la salle des prOfesseurs

Hier

J’ai bien failli y passer la nuit d’ailleurs

La cOnnexiOn ici est bOnne

La cOnjOncture pas vraiment

J’ai finalement regagné mes appartements

De fOnctiOnnaire

Il devait être 23h00

J’avais Oublié cette dOuche 5*- luxe

Paramétrage température et pressiOn SVP!

J’ai rencontré le patrOnyme

De mes nOuveaux élèves

Certains m’ont faite sOurire

Tels « Pompom » et « Colladent »

Leurs visages attendrOnt encOre quelques jOurs

pOur l’heure 14h09

Je m’égare dans un piège fantasmatique

Mes obsessiOns restent fantOmatiques

Je vais plier bagages

Quitter Jeanette Verdier

cOmpOster mOn billet

Rentrer

(…)

Old par Gu. le 29 Août 2003

« Hey you, out there in the cold
Getting lonely, getting old
Can you feel me … »

 

Origami public health mobile phones.

Short par igor le 19 Fév 2011

 

Igor’s blowin’ in the wind.

Short par igor le 08 Juin 2012

Gaffe !

Gaffe !

Gaffe !


Old par -- Zan le 08 Avr 2003

 

Les indécences se portent ouvertes ? Carver et Igor se lamentent de l’absence définitive de Mina. Elle observe les ilots de résistance nets.

Short par igor le 24 Avr 2010

R.I.P.

his pocket was full of kryptonite

Old par To le 11 Oct 2004

 

Il ne dit jamais rien. Tout brûler. Carver renonce à ses prérogatives. Mina vérifie son parachute ventral. Igor constate les radiations en hausse. C’est l’aube. La pluie est noire. Allez voter.

Short par igor le 11 Juin 2022

 

Mais qui est Ivan Sergeyevich Turgenev ?

Short par igor le 12 Fév 2011

Couscous Ninjakan
petite pièce minimaliste en un acte
(à jouer au beau milieu d’un repas en famille ou entre amis, éventuellement devant une pizza quatre fromages et le match Danemark/France)

personnages :
Toto Cucugno : déguisé en ninja (un bonnet bien enfoncé sur le crâne peut faire illusion)
Le Sultan Saladin : rendu borgne lors d’un terrible duel au cimeterre contre Dalida au pied du phare d’Alexandrie.

Acte 1 : Scène 1 : un coin de table quelque part dans la galaxie

Toto Cucugno (agitant les bras vers le ciel) : Diable !
Le Sultan Saladin (se cachant l’oeil restant) : Fichtre !

Toto Cucugno se lève et frappe du poing sur la table.

Toto : Bordel à queue !

Le Sultan Saladin fait un arrêt cardiaque.

Le Sultan Saladin (se tenant le bras gauche) : Arrrrgh !

Toto : Ainsi meurent les héros, fiers étendards brandis dans le vent putride de nos abnégations !

Le Sultan : Foutre chiotte ! Un marabout ! Je me meurs !

Toto : Oiseau de malheur…

Rideau.

there’s a light

in the darkness

of everybody’s

life

Old par M. Fox le 15 Jan 2003

Camille

La première fois que j’ai croisée Camille, mes yeux se sont fixés sur sa silhouette entraperçue. Puis, je l’ai cherchée du regard à chaque occasion. Je l’ai dévisagée sans vergogne, rougissant de la complicité que son attitude sous-entendait.

Les cheveux courts en bataille, le regard faussement hautain, le sourire amusé, le menton résolu, elle aussi m’attendait, patiente et terriblement désirable.

Son attitude est un défi qu’elle m’adresse et qui me susurre : « Rejoins-moi ! ».

J’ai envie de me jeter sur elle, de partager un moment de tendresse, de jeux, de faire tournoyer les draps autour de nous.

Mon désir est sain et pur.

Vêtue de ses seuls dessous (C & A, soutien-gorge 15€95 et string 5€95), elle m’est fidèle sur ses six mètres carrés et restera là pour moi, en attendant d’être remplacée par une plage des Caraïbes, ventant les mérites d’une agence de voyage anonyme.



?

on va voir ce qu'on va voir !
George W. Bush, vous avez 48h pour abdiquer et quitter le pays.
Passé ce délai, nous mettrons Paris (Texas) à feu et à sang.
Cet ultimatum est irrévocable.

Old par igor le 20 Mar 2003

Conscientisme syllogique

Le Maugréant : « Une aire de stockage organisée où les consignes sont strictes, où sont interdits les ordures, les fumiers, les cadavres, les déchets, les carcasses, les explosifs, l’amiante, les toners de photocopieurs et les bonbonnes de gaz ? »

J’habite dans une déchèterie.

Old par ... le 02 Fév 2007

 

Igor et Carver, bord de mer, polluée, métaux lourds et poissons morts. Coucher de soleil sur champignon atomique. S’enlacer pour oublier.

Short par igor le 04 Fév 2015

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