« Quand j’étais jeune, tu vois, j’ai jamais eu besoin de personne. Et je faisais l’amour pour rien… Maintenant que j’vis seul, j’repense aux vieux amis. Alors, des fois, j’décroche le téléphone. Mais ça sonne vide chez eux. Je n’ai plus envie de tout faire tout seul. Je ne veux plus vivre seul. C’est difficile maintenant, d’avoir confiance en moi. L’amour est loin, et ça m’aide pas. Ca me rappelle sans cesse que chuis seul et que j’vaux rien. » Ben alors, Johnny, bois un coup, ça ira mieux!
Parole vaine du héros. #52 Tentation de dépassement que l’impatience encourage à se réaliser ; un grand coup de pied au maigre édifice, une insouciance scandaleuse dans l’entrée aux portes du nouveau ; c’est la clef d’une phrase différente ; mais je suis encore au même niveau ; l’illusion d’avoir traversé des épreuves tombe, le pétrin s’ouvre aux éternelles souffrances, je radote, je recommence.
L’intertextualité est le fait pour un texte de s’approprier un autre texte en le citant, le plagiant, le parodiant, ou plus simplement en y faisant allusion. Tout texte est un palimpseste.
«c’est précisément parce que l’intertexte peut ne pas être perçu qu’il suscite, lorsqu’il est repéré et compris, un plaisir certain : celui qui naît du clin d’oeil saisi, de l’humour partagé; plaisir également d’une compréhension à demi-mot, d’un échange avec la mémoire, le savoir, la lecture d’un auteur ; plaisir enfin de retrouver, enfouie dans sa mémoire, la trace d’un texte dont la perception est changée par son inclusion dans un autre texte. » (PiégayGros, ibid).
La connaissance de l’existence de l’intertextualité permet de remettre en cause les représentations traditionnelles de l’écriture comme travail absolument «original», c’est-à-dire inventé de toute pièce, sans modèle antérieur. L’emprunt, le pillage, le remodelage font partie de la règle du jeu littéraire.
1 Dans un bus, assise, une femme et sa jupe, bavarde et cocasse comme une toile de Miro. Images, je n’assume pas la gêne que vous me causez ! Que faire de vous ? 2 Une jeune fille, après être photographiée, fonce vers le photographe pour l’embrasser. 3 Un clochard explique trop longuement ses circonstances, sur trois stations, c’est beaucoup de donneurs potentiels qui descendent.
Je t’aimerai toujours Comme un ange qui pleure Dans l’aquarium tactile Les vieux allemands J’aime bien manger des marrons chauds Le vieux Général De Gaulle C’est bien trop précieux Personne ne peux le rattraper I love you Tout ça je le saurais toujours en lisant Que ça sera comme ça la réalité Je voudrais passer ma vie avec toi
Si tu peux être dur sans jamais être en rage, Si tu peux être brave et jamais imprudent, Si tu sais être bon, si tu sais être sage Sans être moral ni pédant;
– Si on débattait de la pornographie du réel ? – Que veux-tu dire ? – Tu sais, le coté porno de la réalité… – Euh, ben je vois pas. – Bon, genre tu marches dans la rue et c’est porno. – Tu veux dire avec du sexe anal, là dans la rue. – Mais non ! C’est métaphorique. – Comme dans Goldorak ? – Oui…
ANTONIO – Que la faveur de tous les dieux aille avec toi! (Sort Sébastien.) J’ai de nombreux ennemis à la cour d’Orsino; sans quoi je t’y rejoindrais bien vite… Mais advienne que voudra; je t’adore tellement que le danger me semblera un jeu, et j’irai…
Un SS 20 ou 20 SS, à chacun ses héros ! Varsovie ou Soweto, à chacun ses ghettos ! Jetés gitans, humiliés homos, pour un bon Aryen ; Mille indiens décimés pour un fier Américain ! Et si l’on vous dit » Dieu est mort ! » Voyez la peur et les remords ! Mais si l’on vous dit » Dieu est noir ! » Marie ébène et anges ivoires.
Histoire de ma vie Envoyez trois dollars à un magazine de bandes dessinées Obtenez une maison, la voiture et la femme Envoyez trois dollars à un magazine de bandes dessinées Obtenez une maison, la voiture et la femme
J’ai croisé Bouddah ce matin, dans une arrière cour du 13ème. Il puait l’alcool rance et le parfum de poule. Il m’a dit : « la contemplation, bullshit » et puis « Le Nirvana, j’en suis revenu ». Il m’a dit : « l’ascèse c’est du flan ». Il penchait déjà beaucoup pour une heure aussi matinale, je pense qu’il a du s’assoupir peu après. Et puis il avait cette chanson serrée entre ses dents : « c’est moi le coco, le roi des cocos… » Je me suis demandé où il avait passé la nuit…..
Vous êtes dérivé de l’ergot parasite qui pousse sur le seigle et sur certaines herbes sauvages. On vous imbibe dans de petits buvards que vos proches sucent et/ou avalent. Vous êtes de compagnie agréable, mais on ne peut se débarasser de vous qu’après six ou huit heures.
la scène se passe dans le noir il fait froid comme un truc glacial je sirote un Dark Dog sans le voir ma guitare se repose mais depuis ce matin et le coup de téléphone je suis une rock star pas du genre starac ou popstar mais du genre lennon ou bowie je suis encore léger sur la danse mais pour la musique et le chant on peut dire que j’assure bien pour une rock star débutante le type au téléphone me prépare un zénith pour noël (hello robbie).
Les esprits avisés s’accordent à dire qu’il faut disparaître pour exister. Fuir l’apparence pour redécouvrir notre essence. Cesser de paraître pour être enfin. Ne plus chercher à s’intégrer.
Les situationnistes auraient sans doute traduit l’idée en un graffiti sur les murs de Paris :
Il n’était pas Intertextuel, contrairement à ce qu’on aurait pu croire, ses seules relations sexuelles suivies étaient celles qu’il entretenait avec sa Télévision.
« Jeudi : Jour du Jeu, Jour du fantasme abouti, du doux frémissement des membres crispés dans la buée, Jour des objets emboutis, de la toile de Jouy, Jour de la Joie… Je te suis. » Et elle à enfilé son joli petit costume rouge…
– Allo mimi ? – Ouuuais. – Je suis super désolé. Mais je vais pas pouvoir vous assassiner sauvagement à coups de hache demain soir. – Ha bon ???? – Ouais, j’ai une grosse surchage de boulot, je vais devoir bosser comme un malade tout le week-end. – Zut, c’est dommage. – Donc on fera ça la semaine prochaine, mais je sais pas encore quel jour. Je vous appellerai pour vous dire. Ok ? – Ok. – Alors à plus et encore désolé, vraiment. – C’est pas grave. Bon courage, travaille bien. Salut.
Je m’aime, je m’aime, je m’aime, je m’aime, je m’aime, je m’aime, je m’aime, je m’aime, je m’aime, je m’aime, je m’aime, je m’aime, je m’aime, je m’aime, je m’aime… « Ouf, j’avais tellement besoin de le dire.«
Qu’importe que ce soit léger puisque ça sent le sang et la sueur les yeux qui chavirent c’est un bulldozer, c’est pas délicat c’est pas fait pour les champs de coquelicots les coquelicots nous on les broie on en fait un jus sombre qui pique la langue on joue pas de la flûte dans les vertes prairies au soleil on écoute le Boum-Boum sous nos côtes à la lune on regarde nos cages thoraciques qui volent en miettes
Pardonnez-moi Madame, mais n’est-ce pas la troisième fois que nous nous arrêtons à la station Richelieu-Drouot ?
Ah non Monsieur, la station d’avant, c’était Grands Boulevards.
Bon, je suis tout prêt de la croire. Mais rien n’y fait, je ne rêve pas : la station suivante s’appelle encore Richelieu-Drouot.
Excusez-moi d’insister, Madame, mais il me semble que cela fait un nombre incalculable de fois que nous passons par cette station.
La dame me regarde bizarre. Je m’enfonce dans la banquette, pour autant qu’on puisse s’y enfoncer.
Station suivante : Richelieu-Drouot. Je crois devenir fou.
Mais non, Monsieur, elle me répond, la station d’avant, je vous assure, c’était Grands Boulevards.
Ah ?
Mais la station d’après, une nouvelle fois… Je regarde affolé mes compagnons de voyage. Tout le monde a l’air très normal. Il n’y a que moi pour me rendre compte qu’on repasse toujours par la même station, et qu’on va depuis vingt minutes de Richelieu-Drouot à Richelieu-Drouot.
À nouveau, inquiet comme tout, je demande à ma voisine excédée. Mais elle n’aime pas les redites :
Dites, vous pourriez arrêter de me poser toujours la même question ?