Un type de plus de deux mètres. Un soldat borgne. Il installe un néon au plafond. Il a posé son arme dans le cendrier en inox.
Quand on a neuf frères et sœurs, et onze ans, c’est important de se sentir « spéciale ». Même dans un village de fous consanguins anorexiques.
De Ricco la fripouille à Zeppo le clown blanc, combien y-a-t’il de clowns qui sont devenus déments ?
Les miliciens étaient les amis de l’ensemble de la population. Personne ne se cachait, les messages dissidents. t.co/EdLkFwM
Faire fonctionner les usines à fond pour produire de jolis t-shirts blancs par millions, en munir la population civile, sortir à découvert.
Je suis enceinte.
Et le palais en flamme, le grand incendie enfin, n’en finissait pas de s’effondrer : “qu’il viennent me chercher” avait il dit un jour à ses minions assemblés. Leurs sourires moqueurs, ce jour là, avait fait grimacer, Mina, Carver, serrer les poings, jurer, Igor. Puis la maladie.
Ouroboros et vieilles dentelles.
Rencontrant Mina, le simple d’esprit sourd muet avait écrit sur son ardoise : « je mapel silence é je sui genti ». Coup de cœur immédiat.
Rien du tout.
Le matin.
Le codage delta ou codage delta d’Elias est un codage entropique inventé par Peter Elias utilisé essentiellement en compression de données.
Sans doute pire que le foot. Sans doute. Igor balance l’écran par le sas. Dehors, la ligue des rouquins ricane.
Je t’ai cherchée longtemps mais tu n’étais pas venue, à notre rendez vous, de Carson City. #Mina
Igor et Mina voyagent dans le temps. t.co/114uPkhK
Les rebelles se terraient dans les sous-sols de la ville. Vastes salles aux multiples aménagements. Dehors, les bombes. t.co/1Jg5mH69
Et, en pleine Exposition Universelle londonienne, le gang tourgueniste arrose son fish & chips à la meth, pas fier. On ne dort pas beaucoup.
Dehors, dans le noir, les animaux qui parlent complotent, rodent, luttent, fêtent, chantent, mangent, griffent, grattent, nus.
Et nos amis, nos amours, sont ils morts, oubliés ou seulement pliés en morceaux égaux coulés dans une dalle du sous-sol, nos amants si doux.
Et les roulés coppa-fromage n’ont plus le même gout, quand tu n’es pas là.
Je bus une gorgée de mon cocktail. Ç’avait le goût de vieilles couvertures de cheval trempées dans de l’urine.
Carver propose aux trois autres de lancer quelques dés, par vagues : tinyurl.com/ylrz4o5
Sur la route de Damas, Igor ramasse cent cailloux blancs. Emballés dans la soie. Pour offrir. Dans le ciel, noirs, les terribles léviathans.
A la grande époque, une manifestation populaire de colère se devait d’être destructrice, sanglante, radicale et complètement inspirante. Si.
Carver fredonne : « And our time is right now, now we can do anything we really want to. Our time is now, here in the morning of our lives. »
Et l’enchaînement des nuits, entrecoupées de virgules ensoleillées. Et nos sourires, nos mains, soudées. Et toujours la transe.
Je ne peux pas ouvrir ce passage sans l’autorisation des autorités. Ma clef ne fonctionne simplement pas. Oubliez cette idée. Rien à faire.
L’AFP nous fournit chaque jour les listes des victimes à décapiter et à écarteler au cours de la Terreur qui suivra la Révolution prochaine.
Sortir du bunker, passer le champ de mines, s’extraire du brouillard en souriant. Retrouver le soleil, de nouveaux horizons. Libres, enfin.
Mina à Igor, l’œil torve : « Krakoukass ! »
Et la fraicheur.
Je suis malade, au lit, en pleine enquête, après l’autopsie, ce soir, sortir, manger des crêpes, en demoiselles, cracher du sang, sorceleur.
Mina se coupe du monde en Afrique du sud. Carver et Igor dérivent sur l’amazine zone et rêvent de plastic bitch ou… beach. Amazazine zone.
Et moi qui voulais vous parler du « The Lesbian Conspiracy 2.0 manifesto » mais je pense que vous dormez sous les gravas. bit.ly/hv8NnF
La comtesse : Allez porter ma lettre. – Lisette à part : Hum ! il y a ici quelque chose. — (Marivaux, Le legs, scène 6)
Les panthères roses assomment le char de l’UMP. #gaypride
Le Père Noël en danger de mort, enfermé, avec le cadavre de sa sœur, dans sa propre maison par le cannibale de la prison Bonne-Nouvelle.
Dans la table de nuit de la chambre 42 : une bible, un colt 45 et une médaille. Une légion d’honneur de 1870. plixi.com/p/62360583
Lundi, est un chat, il pleut.
Je suis le chasseur. Je vais aller chasser. C’est la nuit. Ma nuit. La nuit du chasseur. La nuit qui mène d’hier à demain. En route.
Le tigre n’avait pas de nom, juste une odeur personnelle, unique. Chez les autres tigres, ça faisait peur cette odeur. Tremblez moustaches !
Hier c’était la fête au père d’Igor. Une ode au queer, le mec. Respect.
E N F E R
Donc on est pas dimanche. Mais c’est la nuit. La nuit des asperges confites.
Le père est sympa avec les amies de Martine. La mère ne dit mot. Bouche cousue. Dans la remise on chante. Paix.
Hier on m’a offert un pingouin télécommandé, c’est plutôt rigolo, il avance encore moins droit que moi quand je suis alcoolisé. #linux #soft
On va ouvrir une enquête, le ventre de la victime.
Mes doigts dans l’acide. J’ai comme une sensation de grande douleur. Je vais acheter un poney pour Mina. Ou un dragon. Fondus les doigts.
… clairement mon livre papier est déjà presque sec et une liseuse, ben… Pour une fois, avantage papier !
Je ne vivais que pour la Course, pour le son des bornes gigamétriques contre les flancs de nos âmes flétries, le claclac de tes cuisses.
Happy birthday to Angelo B.
Igor, incapable de dormir, encor’, somnole devant Henry V, version Laurence Olivier. Mina, épuisée, est peu attentive. Carver pionce.
Le petit barman, chauve et torse nu, se faisait appeler Igor. Il bondissait, derrière le comptoir, couvert de mousse, complètement hilare.
Livre une rude bataille pour dompter les inductions mondiales en furie. #zeitheist
Hiver 1974, on fait un feu d’enfer pour éloigner les entités cosmiques malvenues. Chauffe Marcel. tweetphoto.com/36457694
Z҉A҉L҉G҉O̚̕̚
Et soudain tout s’arrête. Les habitants sortent de l’abri en rang par deux arborant leurs plus chatoyantes couleurs, se dirigent vers les arènes irradiées, oubliant soudainement l’humiliation. Les ruines sont pleines de mutants. On sert le vin. La neige est noire, le roi est nu.
Pupilles énormes, dans ce café désert, Igor rencontre, enfin, les jumelles Lee. Dans le ciel, le dirigeable sénatorial, écarlate, rôde.
Ce dimanche matin, Mina, habillée en magicien d’opérette, se sentait vraiment à l’étroit dans son rôle de chef de la révolution mondiale.
Par la fenêtre, les hommes en noir. Le bruit des bottes.
Je me demande si les étrangetés spatiales du TARDIS s’appliquent aussi aux FESSES.
J’ai rangé les armes à la cave. Mina porte toujours un sabre de cavalerie, en avril. Carver : vélo et point de croix. Dehors les cendres.
Et dans le salon déserté, une petite voix, sortant d’un casque, posé au sol. Par la fenêtre, les dirigeables noirs. t.co/d7Nz5d7r
We can just do it better than Britney… ♫ blip.fm/~8obf4
Dans les débris de la ville décapitée, une boite en acier nu. Au fond de la boîte, sous la sciure, l’espoir et un petit dragon en plastique.
On peut imaginer que sous la neige la ville est plus élégante, plus clémente ou simplement plus tangible. Igor se remet au go. #hell
Igor, nappe de vomi potentiel couvert de paillettes.
Une maman raton-laveur vient d’accoucher sur la moquette de mon salon. Les petits sont attendrissants. Leurs yeux sont collés et gluants.
Mina et Igor, enlacés, convoquent les forces du mal et les utilisent pour récurer les toilettes du parlement, en flamme. C’est un peu gâché.
Passer la porte extérieure, entrer dans le sas, la porte se referme, puis 39 marches, une gifle, la porte intérieure s’ouvre, palace total.
Et bienvenue tout le monde dans ce merveilleux mardi. Le mardi c’est comme le vélo. Quand on sait faire, on n’oublie pas. Le mardi c’est…
Et Spirou de dire à #Spip : les espions sont dans nos murs, je peux entendre leurs pensées. #bédé
J’ai cru entendre je t’aime.
1966 – Le 4 novembre, la plus grave inondation.
Et jaillir à la lumière, vivants, pupilles dilatées, prêts à affronter les démons du midi. Main dans la main.
Le tigre, allongé sur le sol, léchait ses grosses pattes du bout de sa longue langue rose.
Igor suit du doigt le dessin tatoué sur la clavicule de Mina en psalmodiant une comptine russe magique. Carver roupille sec dans le placard.
Publiquement ou secrètement d’inconnues amies me souhaitent bien du courage. Merci à vous, dans mon cœur, réchauffé, je vous porte.
Ils font plus de cercueils, IKEA ?
Etc.
La nuit, se frôler, dans le ciel, les dirigeables. Dans la rue, les miliciens malais. On rase gratis.
Et en route pour la joie.
Les indécences se portent ouvertes ? Carver et Igor se lamentent de l’absence définitive de Mina. Elle observe les ilots de résistance nets.
Comme par exemple « Washington Sofitel » ou « Tokyo Mercure » ?
L’homme à la tête de chat a des puces. Mina démonte la machine à laver. Carver est sans femme. Igor fait le street racer à Akina.
Porter un masque de canard pour aller se coucher.
« Levons nos verres à nos assassins, à nos meurtriers, à nos frères, pour ne plus jamais les revoir »
#Max avait refilé des pilules de rien aux badges blancs facétieux. #blank
Non. Pas lui.
Le bœuf c’est la maladie mangeuse de chair. Le poulet ça va. Enfin surtout à Montréal. Des études j’en fais pas trop aujourd’hui. Lire, non.
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Par une fenêtre étroite de l’ancien monastère devenu hôtel de luxe, Igor contemple l’île, l’adriatique, les ruines du fort détruit. Cloches.
Carver et l’homme à la tête de chat se retrouvent, en situation inconfortable. Plus de vodka dans le mini bar. Ni de croquettes. Aïe.
Poils, sueur, germes, bactéries, fluides, pépitos, virus, infectio, larmes, japon, sel et #poivre.
And thanx to @SashaGrey for the end of the night.
Tout est dans le titre. #eu09 ♫ blip.fm/~7urd0
Dans le wagon : des roses, un canon. Mina préfère visiblement les canons. Par la fenêtre, ça canarde sévère. Igor compte les roses, ivre.
Mina ouvre la boite. En tombent 100 euros, verts.
Et le soleil. Enfin.
Penser au bacon, se motiver, penser aux œufs, se motiver, sortir du lit.