j’ai prié les esprits
mais ils ne veulent plus me proteger.
ils disent que je n’ai plus de magie,
que mon ame est transparente,
ils disent que sans amour on est rien
et
que je ne suis rien.

je n’ai plus de plaisirs, plus de sensations réelles,
mon existence est parfois remise en question
par mes pairs…

alors j’attendrai la pluie
qui lave les plaies
j’attendrai l’orage
et quand sortent les loups
j’irai trouver les mirages
et courir comme un fou.

Old par M. Fox le 09 Oct 2002

Recette de la Gueule de Bois à ma façon (pour 2 personnes)

– Six cafés calvas (environ 12cl d’alcool) dont une tournée offerte par le patron
– Quelques pincées de conseils journalistiques fumeux
– 2 titres de Madonna parfumés à la bière
– Un espace bien serré et bien chaud
– Un Vénézuélien de passage accompagné de son lourd de Français
– 4 litres de bière (ne pas lésiner sur la quantité)
– Une paire de chaussure neuves sur ses pied ampoulés.
– Un sublime gigolo Yéménite et son coulis de vieux Suisse hypocondriaque
– 250 grammes de Desperado (par personne) gracieusement offerts
– Un mec de droite
– Un bar de jazz
– Une population de poivrots (un d’entre eux peut dormir sur une chaise pour plus de saveur)
– Pierre-Marie
– Un magicien alcoolique
– 45 minutes d’accès tardif à Internet

Donnez rendez-vous à un ami devant un restaurant fermé. Laissez mijoter 20 minutes. Une fois que l’ami est bien refroidi, plongez-le dans un restaurant assez chaud, et faites le boire discrètement jusqu’aux 3 cafés calvas (les 3 autres sont pour vous). Laissez reposer. Une fois les conseils journalistiques évaporés, videz le restaurant et cuisinez-le à l’étouffée, dans une petite cave bien chaude et bien remplie de monde. Ajoutez les titres de Madonna et les litres de bière, jusqu’à la rencontre avec le Vénézuélien et son lourd de Français. Rajoutez la bière à ce moment, en quantité généreuse. Puis videz la cave et faites quelques centaines de mètres avec les chaussures douloureuses, jusqu’à ne plus pouvoir marcher. Puis faites demi-tour et réchauffez le mélange à l’aide du sublime Yéménite. N’insistez pas trop sur le coulis de vieux Suisse hypocondriaque. Puis, à l’aide d’une spatule, déglacez à la Desperado en ajoutant doucement le mec de droite. Laissez mijoter. Une fois la conversation politique bien montée, vous pouvez sortir le plat, le mettre une petite heure dans le bar de jazz, avec la population de poivrots et Pierre-Marie. Saupoudrez le tout de quelques tours de magie éculés. Rajoutez à volonté un nappage de bière, et pour conclure, les 45 minutes d’accès à Internet.

Dormez moins de 4 heures. C’est prêt !

1922, Desnos écrit aux tourguénistes :

à Orad : «Croyez-vous que Rrose Sélavy connaisse ces jeux de fous qui mettent le feu aux joues ?»

à Fox : «Le temps est un aigle agile dans un temple»

Old par -- Zan le 10 Déc 2002

J’aurais aimé être un chat.
Mais je n’aurais jamais trouvé le temps de gâcher neuf vies.

J’ai senti son odeur dans un courant d’air. Han, je me retourne le cheveu brillant l’oeil vif, personne en cuissardes de cuir derrière moi, pas d’homme sale au regard brute. Je sors dans mon parc, je veux en avoir le coeur net; pas de chemin de cadavre pour me mener à une couche de feuilles, pas de têtes de barbares pendues aux arbres, pas de chevaux qui s’éloignent invisibles au galop.
J’ai arrêté de le chercher et mes dames de compagnie me rejoignent dans mon parc on ne peut plus normal avec des paniers remplis de fruits. Nous allons faire des tartes, des confitures, et des guirlandes pour la fête de mon père ce soir.

Harlington – lundi 25 novembre 1985
22h30 – Nuit, je déambule, peu de voiture, la lune est cachée par les nuages.
solitude, égarement, hasard, vent, froid, calme
23h00 – Nuit, je vagabonde, plus personne dans les rues, la lune est visible à présent.
solitude, froid, obscurité, calme, vent, humidité, indécision
23h10 – Nuit noire, picotement sous la tempe gauche, je reste encore un peu dehors, où est la lune ?
solitude, démangeaison, douleur sourde, humidité, froid, sentiment de perte, vent
23h15 – Nuit, le temps n’arrange rien à l’affaire, mon oeil gauche dégouline de pus, fait chier.
solitude, démangeaison, douleur larvée, humidité, froid, dégout, vent, faim
23h42 – Nuit, sur un banc, je regarde passer les cyclistes. L’œil ça va mieux.
calme, faim, fatigue, froid, humidité
00h03 – Nuit, je gobe un peu plus de speed. Dans mes veines, la musique du club.
tension, chaleur, vitesse, musique mentale, éveil
00h45 – Nuit, cette fille me sourit tranquillement. Je me sens plus paisible. Je danse un peu avec elle. On se frôle.
musique, foule, sensualité, caresse, joie, affection, complicité naissante
01h59 – Nuit, elle s’appelle Anne. Elle me présente sa petite amie, Anne aussi. On danse à trois à présent.
vitesse, musique, foule, sensualité, caresses, joie, amour, empathie, complicité, regards
02h24 – Nuit, on prend un taxi tous les trois, on échange des numéros, des mots, on s’embrasse, on s’enlace.
confort, baisers, contacts, chaleurs, confidentialité, empathie, complicité, tendresse, amour
03h53 – Nuit, Oneko m’accueille impatient, je m’installe sous la couette, aucune envie de dormir.
vitesse, chaleur, douceur, ralentir, attention
06h30 – Petit matin, le Rivette vient de finir, Jeanne, Oneko et moi, on s’endort…
fatigue, bonheur ?

Old par igor le 25 Nov 2002

Il aura ici – ou ailleurs – plusieurs naissances, accessoires et illusoires autour de son grand vide, puisque telle est mon idée. Il ne se reconnaîtra pas, il se sentira étranger à lui-même. Ce mot, étranger, mériterait une étude, à mi-chemin entre une convention littéraire et son sens plus profond, mais je n’entreprends pas, je ne décide rien. A l’absence de faire son travail après tout. Journal de l’absence. Journal d’une absence. Journal absent. Ou peut-être rien.
A l’absence de me faire râter ma soupe aux lentilles roses. A elle de me faire apprécier le soleil sur les berges de la Garonne. A elle de me faire sourire de jouer ainsi les Pénélope…

Old par Mr le 20 Mar 2002

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La citation de la journée :
– Tu vas voir, quand ils vont rentrer, je vais aller les insulter à Roissy
– Oué, si y rentrent ! Faut leur supprimer leur carte de séjour !
Danemark 2, France 0, café La Comédia, place Mouton Duvernet

Old par M. Fox le 27 Déc 2002

«   En ce moment sur MSN
   Trouvez l’âme soeur
   Offres d’emploi
   Star Academy
   Perdez 4 kg !
   Changez de voiture  « 

à l’avenir, laisse venir…

Pour mon dragon d’eau.

dériver
dans le vent,
les fleuves,
les lacs
et les torrents

Je tombe dans toutes les rivières
ô esprit,
ta vue me bouleverse,
mon coeur est en larme,
nous nous sommes séparés.

Je reviens parfois là où tu coulais,
la route est bruyante
mais parfois j’aperçois
dans les yeux des enfants
comme un éclat de toi,
le son de ta voix…
…et mon âme s’embrase.

Je parle à tous des génies des rivières,
des choses noires et des bains,
je crois bien que nul n’y croit guère,
mais toujours, en vain, j’espère
et je goutte l’eau saumatre,
curieuse d’y trouver une trace de toi.

Rien qu’un signe,
un souffle de vent,
envoie moi un présage,
je te veux vivant pour toujours
peut être vibrant d’amour,
peut être pas,
mais heureux et libre dans l’azur.

Comme je pleure lorsque je pense à toi
Comme je pleure…
…Ô, Larmes de joie.

Old par M. Fox le 16 Avr 2002

Voir Tanaka et vomir

Géronimo ce héros
Voilà, voilà… Un blog c’est aussi fait pour raconter sa vie. Bon, alors je me lance… Ce matin, dans la poche de mon eternel manteau noir j’ai trouvé une clef avec une etiquette. Sur l’etiquette un seul mot : mort. Ca m’a troublé un petit peu. Je suis allé à la pharmacie acheter mes médicaments pour pas crever. Donc je suis pas mort, pour l’instant. Demain, je vais en voyage à la mer avec mon amie. On va se reposer et essayer de se détendre un peu. Ce soir je vais boire plus que de raison. Ca m’arrive ces temps ci, faut pas en faire une maladie.
Sinon, ce matin encore, j’ai vu Caroline Loeb dans une rue, mais elle ne m’a pas reconnu. Je reste l’homme du placard. On couche, on couche et on m’oublie. Enfin avec elle, c’est pas pareil, elle me connait pas, moi non plus, je la connais pas, faut être juste. J’ai trop de tequila dans le sang pour être serein, je crois. J’ai envie de voir tout plein de monde ce soir. Les bureaux sont vides. Reste que Chacha et moi. On va rejoindre les autres à la Folie, je pense. Ca devrait être plutôt un bon début.
Donc, ce matin, encore encore, j’avais un indien, genre Géronimo, assis à coté de moi dans le métro, ça semblait pas du tout troubler les gens, moi un peu, je repensais à la clef M-O-R-T. Hier Tétard était triste, rapport à des histoire de zicos que j’peux pas entraver.
J’avoue, j’ai un peu envie de cul…
L’indien ce matin c’était louche parce que ses yeux ils étaient plus là et qu’il les tenait dans ses mains ouvertes posées sur ses genous. Il restait là très calme. Il respirait à peine. Un brâve.

Old par igor le 13 Juin 2002

Elle me dit que je déborde d’amour
Et que c’est une chance
Mais non
Parfois j’éclabousse les gens
Et il y a des gens qui n’aiment pas être arrosés
Parce qu’ils ont des ensembles délicats

Old par -- Zan le 30 Oct 2002

Parfois je

me demande si…

et je me dis que

ou eventuellement

mais la véritable solution c’est sûrement

ou encore

quoique

yessss

!!

Old par igor le 17 Juil 2002

gros plan sur la tragédie du quotidien

je crois bien qu’on aperçoit ton oreille au fond de l’image.

Old par M. Fox le 16 Déc 2002

Mon très cher Az*,

Me voici donc arrivée à Paris, après ce long et si éprouvant périple, tant par la désastreuse condition des chemins que par la douloureuse séparation qui n’a cessée de me hanter, en veille comme en sommeil. J’y ai trouvé tout d’abord d’obscures périphéries, sombres et ravagées par une vermine invisible, couvrant les murs et les linteaux, les frondaisons d’antiques demeures dépouillées pour laisser place à de hautes colonnes fantomatiques, hurlant aux échos d’un vent froid et poisseux comme pour signifier la lente agonie d’un peuple qui n’a plus même l’attention de savoir qu’il existe. Aussi me suis-je réfugiée dans la rêverie, la douce somnolence de la remembrance, celle de ma fille, bien sûr, sur qui vous veillez aujourd’hui – et je ne doute pas que vous ferez pour elle le meilleur des tuteurs – mais aussi celle de mon défunt At* – que son âme repose en paix – dont vous honorerez la mémoire en mon absence, comme le meilleur des amis.

C’est toute emprunte de cette mélancolie que je pénétrai les portes de la capitale, couverte d’un manteau de pluie et de deuil en ce mois où le Soleil se doit de régner en maître ; comme vous le voyez, il ne m’a pas suivie dans mon voyage, il a dû rester près de vous, mes très chers, pour vous témoigner de la chaleur de mes pensées, de mon affection et de ma bienveillance. Dieu sait pourtant les raisons de mon exil, et je dois vous avouer – oh, vous l’entendrez j’en suis sûr sans vous faire de soucis, mais je me dois de vous le dire, vous mon seul ami, mon seul interlocuteur, le plus proche de mon foyer et de mon cœur – que lorsque je songe, même de façon fugace, à cette triste assemblée de blancs sires qui m’attend sans pour autant connaître jusqu’à mon visage, je ne puis réprimer un frisson, comme un avant goût de la mort.

Je souhaiterais tellement rester encore près de vous, par la plume, par la pensée, mais nous voilà approchant de la rue des B*, et je vois déjà ma logeuse impatiente sur le perron. Je vous embrasse, tous les deux, de tout mon cœur.

Ar*

Old par igor le 09 Juil 2002

Old par -- Zan le 27 Déc 2002

Un mail de oneko@altern.org (mon chat à moi) :

> Cher Papadieu,
> tu es parti au travail et je suis triste, je m’ennuie sans toi. Je vais
> peut-être aller faire pipi sur ta couette a ton retour pour te temoigner
> mon affection. Car je t’aime Papa-Dieu.
> Je suis tres heureux chez toi, en + ca marche bien avec les meufs, et y’en
> a plein. Comme elles sont plus dodues que les garcons, c’est agreable de
> planter mes griffes dans leur chair. En plus elles crient c’est rigolo.
> Reviens moi vite Papadieu.
> Miaou.
>
> Kawaï Oneko.
>
> PS : est-ce que tu peux me ramener une balle avec un grelot dedans s’il te
> plait?
> Merci.

Hum… Ma vie prend un tournant décisif…
Et pour la balle à grelot on va voir…
En tout cas, bise à toi Oneko et ne t’inquiète pas si je rentre un peu tard ce soir je dois passer à la soirée SPOKE.

Old par igor le 18 Sep 2002

pièce montée

Old par M. Fox le 01 Oct 2002

Le thé sous les podiums.

Frivole, gamine, souple sur les hanches
Dans les lumières comme un insecte
Incertaine, devenir à cadence forcée
Souple sur les hanches, des amis retirés
Avaient dit te remettre en place
Il y avait dans l’air à leur envol
Des silences que tu as oubliés.
Frivole, et fière dans les nuances
De la chair, des mélopées
Nocturnes mille fois répétées
Et pourtant jamais étudiées.
Ce sera, gamine, des loopings compliqués
Dans les bras du matin, quitte ou double
La mise que tu portes restera impeccable
Quoi qu’il arrive à tes hanches
Souples, et frivoles, boire
Le thé sous les podiums en attendant le jour,
Ton horloge arrêtée sur des heures à venir :
Des instant du passé.
Souple dans les volutes, fixe,
Gamine, les hauteurs, accroche le soleil
Au pare-brise, fais crier la machine,
Un pont d’or pour voir, ne plus
Ressentir la vitesse centrifuge
Qui ramène les regards à tes hanches,
Souple, et frivoles, et lestées par le marbre
Que tu portes, gamine, sont inscrites les absences
Dans tes mots, sur les trottoirs,
Une esquisse à peine te ferait réagir,
Sur les murs,
Tant il n’y a rien autour.

Aux madones des afters.

Old par felix le 01 Avr 2002

À D’AUTRES

Déconcerté, sans pouvoir de jugement, il provoque quotidiennement cette hémorragie, cette dégringolade qu’on pourrait à juste titre nommer accident, bévue ou glissement ; feignant de ne rien attendre, il espère néanmoins qu’une personne bien attentionnée viendra soutenir sa maladie et le convaincre de sa nécessité ; après-tout, la guérison doit passer par les extrémités et se fichtre du monde, de la norme et du jugement d’autrui ; car là où elle se produit, nous ne sommes nulle part ; les autres textes agonisent, tandis que lui, tenté souvent souvent d’aller voir ailleurs, préfère résister et regarder avec une certaine délectation tomber l’un après l’autre ces esprits bien plus malades que lui — et sans prétention à la guérison : ils font semblant de survivre alors qu’ils sont bien évidemment déjà morts.

ma citation de la journée :

rien n’est moins sûr que l’incertain…

ni pour, ni contre, bien au contraire

sophie et les gens - c'est pas si compliqué

Pas de liens : on se connait pas…
Vert : on est pôtes.
Rouge : on se fait la gueule.
Génial ! Tout devient clair dans ma vie !
Merci Sophie !

Old par igor le 19 Juin 2002

c’est là que les aigles vomissent.

Old par M. Fox le 17 Déc 2002

La phrase de la journée :
Hier en marchant dans tes yeux,
j’ai bien failli avaler les caresses du vent.
CharlÖtte Touch me, sur L’opposé du contraire

J’aime celui qui rêve l’impossible

Old par M. Fox le 01 Oct 2002

Bon. Je voulais écrire un truc un peu littéraire et surréaliste pour commencer…
Mais d’abord je tenais à dire : féchiébordeldemerde !
Je fais quoi, moi, sans téléphone ?
J’ai pas appris à vivre au Moyen-Âge, moi.

Infâme réveil
Je hais le vin et le champagne
Aspirine
Je suis en rage
Ca ne va pas du tout
Beurk
Bureau
Aspirine
Puis mail :

impossible de déchiffrer, si ton nom s’ecrit avec « i » ou « j »
impossible de savoir, à combien de gens tu as donné ton adresse le lundi soir,
donc aucun moyen de déviner, si tu sais, qui t’ecrit là.
si tu veux, on pourrais prendre un thé,
on pourrait rester dans le « virtuel »
et tu peux meme ne pas repondre du tout -si tu veux.

Je suis un peu retourné
Jeanbarov 3000 me file une photo
et une autre
La matinée file vers le midi
Un petit sourire se colle au coin de ma bouche
Hum

Old par igor le 23 Oct 2002

I’ve Told Every Little Star – In memoriam Gondac, Juin 02/Sept 02

Gondac, vous êtes un fat doublé d'un sot !
Domdodom dodododododododododom
Dodom dodododododododododom
Dodom dodododododododododom
Why haven’t I’ve told you – Oh baby

I’ve told every little star
Just how sweet I think you are
Why haven’t I told you
Dodom dodododododododododom

I’ve told ripples in a brook
Made my heart an open book
Why haven’t I told you

Dommage, j'aimais bien Gondac, moi !Friends ask me « Am I in love? »
I always answer « yes »
Might as well confess
If the answer is « yes »

Maybe you may love me too
Oh my darling if you do
Why haven’t you told me
Dodom dodododododododododom
Dodom dodododododododododom

(bis)

Old par Nicolai le 16 Sep 2002

Personne ne poste la meme liste de commissions.

Old par M. Fox le 03 Déc 2002

la queue de la souris dans l’encre de chine.

Old par A venir le 16 Oct 2002

Même en allumettes, ça reste un phalus. 48000 boites d'allumettes.
Mondain toi même !!

Old par igor le 16 Juil 2002

… vendredi enfin, longue nuit à rêver de Saint-Bernards géants (pompompom-pom), à me tenir à la fois loin et près de l’autre, me reveiller souvent, pas désagréable… bipbip toute les 6 minutes à partir de 8h… micro-siestes…

« Pour des raisons tactiques, nous ne préconisons pas actuellement l’usage de la violence ou de la sorcellerie contre les individus » – Fiona X, porte-parole du Front de Libération de l’île du sud.

Putain il fait chaud… Je sais pas quoi faire… Ce soir… Y’a quoi pour nous ce soir… Et demain… Et si on fait rien on aura rien… Become Invisible

Old par igor le 05 Avr 2002


juste avant minuit
je te regarde marcher dans la pièce en désordre
soupeser chaque objet
observer la fine couche de poussière qui recouvre tout
ma chambre
tu es nue
tu n’es pas là
je suis seul
et fou

Old par igor le 15 Août 2002

quitter la ville ?

Old par M. Fox le 06 Déc 2002

Ne vous inquiétez pas mademoiselle…

Respirez profondément… Détendez-vous…

On va vous retirer tout ça en un clin d’oeil…

Voilààààààààààààà, doucement… écartez bien les fesses…

Mon médecin proctologue, plus qu'un simple docteur, un ami pour la vie

personne ne porte le meme toucan adore la marmitte, les trésors et les ciels oranges,

Igor et Nicolai le savent bien.

Old par M. Fox le 06 Nov 2002

en fait mes preocupations principales ces temps ci sont liées au sort de bruce lee robot.est-ce qu’il va s’en sortir? telle que j’imaginais la chose dans le futur,des
agents particuliers en liaison avec la planete mars doivent faire regner l’ordre sur
la terre.mais y’a un probleme! les proxiens sont aussi sur le coup! et les morgs!
et une commando de filles robots! bruce lee revient! ressucite! leve toi! combien
coute un survetement jaune et noir?

Il y a ce qui se voit et ce qui ne se voit pas.
Ce qui ne se voit pas s’exprime plus librement
Mais uniquement s’il y a ce qui se voit.

Blaise Pascal

Et moi et moi et moi et moi moi moi moi !!!??!!

Old par igor le 05 Mar 2002

On était tous les trois amoureux
06 61 63 58 84

La vidéo de Michael aurait été tournée dans son ranch Neverland en compagnie de son inséparable amie Elizabeth Taylor ainsi que de Drew Barrymore et Bill Clinton.

Old par M. Fox le 17 Mai 2002

nan mais franchement !

J’étais à ma toilette – j’ai entendu bruisser les hautes fougères
J’ai ralenti mes gestes.
Et puis j’ai aperçu tes côtes saillantes courir à travers les taillis.
J’ai séché longtemps au soleil.

Old par -- Zan le 26 Déc 2002

Non, l’amour n’est pas mort en ce coeur et ces yeux et cette bouche qui proclamait ses funérailles commencées.
Ecoutez, j’en ai assez du pittoresque des couleurs et du charme.
J’aime l’amour, sa tendresse et sa cruauté.
Mon amour n’a qu’un seul nom, qu’une seule forme.
Tout passe. Des bouches se collent à cette bouche.
Mon amour n’a qu’un nom, qu’une forme.
Et si quelque jour tu t’en souviens
O toi, forme et nom de mon amour,
Un jour sur la mer entre l’Amérique et l’Europe,
A l’heure où le rayon final du soleil se réverbère sur la surface ondulée des vagues, ou bien une nuit d’orage sous un arbre dans la campagne, ou dans une rapide automobile,
Un matin de printemps boulevard Malesherbes,
Un jour de pluie,
A l’aube avant de te coucher,
Dis-toi, je l’ordonne à ton fantôme familier, que je fus seul à t’aimer davantage et qu’il est dommage que tu ne l’aies pas connu.
Dis-toi qu’il ne faut pas regretter les choses: Ronsard avant moi et Baudelaire ont chanté le regret des vieilles et des mortes qui méprisèrent le plus pur amour.
Toi, quand tu seras morte,
Tu seras belle et toujours désirable.
Je serai mort déjà, enclos tout entier en ton corps immortel, en ton image étonnante présente à jamais parmi les merveilles pérpetuelles de la vie et de l’éternité, mais si je vis
Ta voix et son accent, ton regard et ses rayons,
L’odeur de toi et celle de tes cheveux et beaucoup d’autres choses encore vivront encore en moi,
En moi qui ne suis ni Ronsard ni Baudelaire,
Moi qui suis Robert Desnos et qui, pour t’avoir connue et aimée,
Les vaux bien.
Moi qui suis Robert Desnos, pour t’aimer
Et qui ne veux pas attacher d’autre réputation à ma mémoire sur la terre méprisable.

AVIS à tous les tourguenistes, ouvrez grandes vos oreilles…

SPOKE VOUS PARLE

« Etre une femme du monde, penser vrai et sonner faux, prendre les gens avec des gants pour éviter un coup par derrière »
GARANCE DOR

« CHOISIS LA FILLE/politique/
QUE TU VEUX »
FELIX JOUSSERAND

« Il pleut sur elle. Un soir de mai dans les vapeurs de sodium de l’éclairage public. Elle. Elle voit son ombre orange. Elle. Elle marche sur son ombre. Sans voir. Sans rêves. Sans trèves. »
DIDIER FELDMANN

« L’asphalte a fondu, puis s’est figé
sur les feuilles
des arbres.
Morceau de branche sèche,
posé sur des marches
en marbre. »
RUDA

« Vanessas Paradis, elle est d’origine chinoise. On s’est déclaré toutes les deux mortes. C’est pour ça qu’on me fiche la paix. »
YOHAN GUYOT-BARON

« tes cheveux rouges
les New-York Dolls,
un gramme de blanche
beaucoup d’alcool,
une pipe taillée
dans une bagnole,
sur trois accords
de rock’n roll. »
NADA

Retrouvez bientôt aussi D’ qui viendra agrandir le comité Spoke hautement tourgueniste…

Sachez que si j’avais eu une mongolfière,
je serais partie dans les airs,
pour vous inonder d’amour…
GÜ.

Old par Gu. le 11 Nov 2002

Old par -- Zan le 28 Oct 2002

Et ainsi Danaé, la toute belle,
Passa de la lumière heureuse du jour à des murs d’airain,
Et dans cette chambre secrète et close comme une tombe,
Elle vécut en captive.

Old par -- Zan le 04 Nov 2002

Tumaï aka Jung wien aka Troudair

Old par igor le 30 Sep 2002

OU ?

Il ne faut que deux ou trois bricoles à agencer autour de soi.
Chacun trouvera son compte, tout le monde pourra se reconnaître. J’imagine tout à coup une faste cérémonie au nom de rien, ou des individus font la propagande de leurs petites affaires. Cela ne fait presque pas de bruit et n’étonne personne. Des garçons bien vêtus accueillent les anonymes, les femmes sourient, prétendent qu’elles ne poseront plus jamais. (Leurs images sont tombées à terre et derrière le bureau où elles officient, elles sont en train de se réinventer.)
Tout fait dorer son blason pour plaire. Ce cérémonial (qui doit se passer dans un hall d’exposition) est tout à coup enrayé par une pancarte portée à bout de bras tendus où on lit : COMPLAISANT.
Les participants se font rares et s’annulent d’eux-mêmes.

Le temps est trop court, les actes trop lourds.

QUOI ?

Cette nuit j’ai rêvé que j’étais papa, que j’avais un petit bébé
Mais il n’y avait nulle part de maman, c’était plutôt affligeant

Old par Rodia le 29 Déc 2002

est-ce que tu penses à moi, parfois ?

Old par M. Fox le 28 Sep 2002

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………(pour Astrid)

Parce qu’il y avait ces retours de la joie, ces découvertes incongrues venues de nulle part, nous décidions de racheter notre temps, de recommencer à attendre ; par exemple, au bord de l’eau, guettant je ne sais quoi, un bateau, une mouette à l’œil sévère qui m’avait impressionné dans la photographie de Joseph Koudelka ; en ville aussi, dans un restaurant, discutant à la fois de livres, de désastres, et de nuits qu’il nous faudrait passer pour honorer ce changement. Nous ? Qui sommes-nous ? Le temps, les années, hommes, femmes, animaux même, défis insensés pour relever un monde mortifère, ennuyeux le plus souvent, où vous (femme quelconque, toute femme) vous vous plaigniez que personne ne sache vous guider ou vous prendre tout simplement, regardant en face le temps, les années à venir, les directions possibles à partir d’un baiser, d’un pas, d’un engagement ; je me rappelle ce jour où nous avions marché dans le parc du luxembourg sur une carte géante et qui représentait la nation française ; nous riions je me souviens, mais il y avait là de quoi nous rendre heureux : parc, été, vos yeux curieux de mes yeux, le monde discret derrière nous, des enfants, ou un homme qui lisait le journal et vous m’aviez juré de ne pas regarder les tragédies planétaires, les titres gras sur la feuille que l’homme lisait en tremblant ; assis je me concentrais sur vous, moi, encore cette affaire de temps qui réunissait tout ce que j’aurais pu vous dire, par amour qui multiplie les regards sans jamais les identifier, modalités changeantes, théories diverses, exercices de mise en jambe, pas de mise à niveau, oubliez les niveaux : nous avions choisi le dérapage, la pré-vision, la balade autour de la littérature, malgré notre souhait de l’écarter, elle revenait sans cesse se joindre au monde si bien que nous savions plus qui imitait l’autre ; finis les remontrances, l’homme qui lisait le journal avait l’air de redouter l’emphase, mais à partir de cette journée ce fut le mot d’ordre, la déviation constante, le balayage des saisons, le rattrapage du passé, l’anticipation romanesque de nos prises de position sur les choses, fermes et toujours à réévaluer, et enfin, dans le crépuscule où nos chemins nous séparaient, j’avais juré ceci : MUTATIONS, AVENTURES, ENSEMBLE.

Hola muchachos y muchachas,

Me voila donc de retour de la terre de feu, du parc des Torres del paine ou j’ai passe 3 jours, plus un petit aller-retour au glacier du Perrito Moreno en Argentine, un glacier d’une vingtaine de kilometres de long, qui avance, avance et avance en faisant un bruit invraisemblable… bref, un glacier parleur, d’un bleu etonnant sous le soleil brulant de Patagonie.

Je repars ce soir pour Punta Arenas, ou je vais continuer ma route vers le sud jusqu’au Fuerte Bulnes, ou est l’un des phares les plus celebres du detroit de Magellan, celui de la fin de « Happy Together » pour les plus cinephiles d’entre vous.

Je suis assez heureux d’etre revenu en terre hispanophone apres 4 jours de stage d’allemand renforce. C’est invraisemblable… du moment ou j’ai pris le bus pour aller a Torres del Paine, je me suis retrouve plonge dans une terre essentiellement germanophone. Un indice certain m’a d’ailleurs montre que je passais dans un espace-temps distinct : avant de monter pour avaler 3 heures de voyage sur des pistes caillouteuses propres a detruire les dos les plus resistants, je fumai ma derniere cigarette d’une vie de fumeur urbain, la tete dans les nuages, observant le ciel changeant d’une demi heure sur l’autre, je ne remarquai pas la presence de cet homme en noir et blanc au coin de la rue, en train de commenter mes moindres faits et gestes. Au moment ou il se tut, je jetai mon megot sur le trottoir, encore ignorant du peril qui me menacait… le megot, insultant, au lieu de se coucher comme tout bon megot qui se respecte, se tenait droit, sur le sol, pose sur sa base, le nez vers le haut, fierement, comme pour me dire : « Hahahah, tu as oublie ta methode Assimil allemand, tu vas le regretter mon petit bonhomme, tu viens de rentrer dans la quatrieme dimension, der katriem dimenzion, hahahaha »

Dont acte : dans les refuges, on chantait la Lorelei, autour d’un feu de camp et d’une bonne francfort, la chope de biere a la main, sauwerkraut et compagnie. Sur les sentiers, on devisait joyeusement en anglais, l’accent teuton au bord des levres, le cheveu bond au vent, la birkenstock au pied leger, pour soulager les exces de biere de la veille. Gutten Morgen, Bernart, como estas ? Hola Brigit, did you sleep well ?

C’est en voulant fuir mes compagnons de voyage que je commis l’erreur fatale. Epuise par deux nuit de discussions animees autour d’un saladier de chou cuit et de sympathique charcuterie bavaroise, je cherchai le reconfort de la solitude vers la valle del frances, emportant avec moi toutes mes affaires, musique, sac de couchage, chaussettes sales, bref… a 5heures du matin, je desertai la place, m’enfuyai du refuge pourtant si accueillant pour ne pas entendre de nouveau « Ars du gutt gestshlafen » qui m’aurais conduit a un massacre a la tronconneuse certain. C’etait sans compter la puissance de la nature, reconnaissante de la politique ecologiste menee par les gouvernements Shroeder et Khol. Apres une heure de route sur des sentiers boueux, dans des souffles de vents glaciaux, en tentant d’escalader une paroi humide et glissante, je retombai lourdement sur ma jambe droite. Jamais ma hanche ne fut si proche de mon epaule. Clopin clopant, je retournai au refuge, penaud, la tete basse, alors que le soleil pointait de nouveau.

« Zer, Nicolas, did you hurt youself on the sendero »
« Nothing serious Bernart, thanks »

Le jour fut sublime. Je bus moult bieres en chantant « La petite Huguette » en allemand, bien plus drole que la version francaise. Je pris a l’instar de mes compagnons d’infortune de nombreux coups de soleil ; le teint rouge, je rentrai le soir meme pour Puerto Natales en car, sur les routes pierreuses, en buvant de l’eau gazeuse pour digerer le chou cuit et en chantant « Der Kaporal », une tres jolie ballade des annees 70 avec Ingrid et Yuki, un japonais qui lui aussi s’etait acoutume a la culture traditionnelle locale.

Sinon, la Patagonie est sublime et non, je n’ai pas rencontre Florent Pagny.

Besos a todos

Old par Nicolai le 20 Mar 2002

Ainsi c’était donc ça. Pardonnez la simplicité de l’idée. Vous étiez donc une femme. Et ça changeait tout. Vous n’y pouvez rien, alors continuez.

il fait noir dans la salle en béton, les fenêtres sont bouchées par du noir aussi, un type tripote des vinyls c’est lui qui fait la musique, on croyait que ce serait une fille, je me dis c’est peut-être lui qui pose en fille. et derrière les gens qui danseront tout à l’heure il y a des projections, comme dans toute soirée qui se respecte donc des projections, de films indiens. beaucoup de gros plans, les levres de la fille et les yeux brillants du mec. la projection se fait dans le coin de la pièce, et les images se coupent en trois. on a en face une image ressemblante à la vraie et sur le mur de droite et sur le plafond des dégénerescences de bouche d’oeil de cheveux. on a le vrai en face et des choses abstraites autour qui ne sont que du vrai mal projeté. retournez vous doucement, et regardez les gens qui danseront tout à l’heure. ils sont peut-être indiens.

« Amour. Ce soir je préfère prier que sortir dans l’agitation. Je préfère chanter que manger. Tout ce temps où tu m’as tellement manqué, tout cela est passé, tout s’est dissous dans mon futur trop vaste pour te perdre. Me reviennent maintenant les années de douleur que nous avons traversées ensemble, que nous avons tissées ensemble. Je ne sais de toi ce qui me manque le plus, quand tu me montrais les dents ou quand je ne savais te dire combien je t’aimais. Maintenant je suis seule à pleurer, est-ce que ça en vaut bien la peine? Et pourtant ce soir, je vais prier. Je ne crois en rien, mais je me souviens: je t’aimais. Tous les autres maintenant je les choisis pour toi, ils ne m’aimeront pas, ils ne me quitteront pas. Pas de peine et pas d’autre amour. J’espère que tu ne viendras jamais visiter mes rêves. Tu es cautérisé dans ma plaie, tu ne partiras pas je le sais. Tu es la moitié de ma vie. Je n’ai jamais réussi à te recracher. Maintenant, tant pis, tous les souvenirs reviennent, ai-je assez dormi pour avoir la force de les revoir? Tu me manques, mais je voudrais ne jamais t’avoir vécu, ne pas avoir déjà tant de poids et d’amertume. Ce que tu as ravagé te dépasse.
Toi, tu ne penses plus, tu ne penses plus à moi, moi, tu es gravé dans mon cerveau, dans mon imaginaire, tu en es une pièce maîtresse. Injuste.
Amour. Ce soir, je vais prier. Je ne crois en rien, mais je me souviens, et tout cela vaut le coup de la communion, au moins avec moi-même. Je me pénétrerai au lieu de regarder vers le ciel, je sais où tu te trouves. Mon vampire, ma vie. Encore maintenant haine-amour. Je crois de temps en temps te reconnaître dans les yeux des clochards qui écrivent je t’aime sur les trottoirs ou des mecs bourrés ou de ceux qui sans raison me parlent dans la rue pour me dire que je suis belle qu’ils m’aiment et que ma vie m’attend. J’aimerais que ce soit ça mais tu es mon passé et tu ne peux espérer mon futur.
Je t’aime encore mais c’est si inutile. J’aimerais que ce soir le christ vienne s’allonger dans mon lit, m’ouvre ses bras blancs, qu’il m’accueille sur son cœur brûlant, qu’il reconnaisse ma peine, et qu’il ait pitié de moi. Je voudrais ce soir que le christ vienne me réconforter et me dise que ma vie a été si dure. Mais il n’existe pas et ce soir je vais prier. Je chanterai ma peine pour qu’aucun ange ne descende du ciel et j’écrirai des mots incompréhensibles dans le noir. Tous ce mots que jamais je n’ai pu prononcer.
Amour. Ce soir je vais prier. Et je dormirai en paix. Sans christ sans père sans dieu, sans amour. Draps blancs et avenir lumineux. Est-ce ma mort? Est-ce ma vie? Je prie déjà. »

Cette femme est devenue la plus heureuse des femmes que la terre ait jamais portée. Elle est encore vivante et elle a mille ans.

DIALOGUES ?

Vite fait et envoyé sans façon, ne ménageant personne, ne sollicitant personne, n’appelant personne, utilisant sans méthode jour après jour un espace réservé — une fenêtre qui s’emboîte parmi d’autres fenêtres dont il ne connait aucun faiseur, aucun auteur, peut-être une personne qu’il s’agit de deviner à travers ses facéties, elles sont nombreuses, mais à la fin, ce que que constitue ces fenêtres ne ressemble à rien ; cela peut-être intéressant, ce rien, ou au contraire ce plein saturé de vide; Y participer ? cela peut être envisageable ; prier pour que les textes ici ne deviennent pas des images, des blocs que personne ne lit, occupé plutôt à ramasser des rebuts de pensées, des figures amusantes, des illustrations ; une question immédiatement se pose quand on a dans la tête le désir de croire à une communauté qui hélas semble bien désœuvrée, désunie, éclatée, sans objet, sans raison, sans espoir (il semble) de convoquer une idée, une synthèse.

La question s’énonce presque dans la terreur :

qu’est-il possible de faire ensemble ?

En dessous de la question terrible, demeure cette peur souterraine que les traces qui forment cet espace ne reflètent qu’un petit désir éphémère de laisser quelque chose que personne ne croira, oublié, et jeté vite dans des images statiques, mortelles, prisonnières de leur mode de production qui suppose l’effacement, l’absence de retour, la légèreté obligée ; minceur où apparaît un monde où toute image provoque un commentaire infini, vain peut-être.

CONTINUE L’ERRANCE ?

mes bras connaissent… toujours pas…

Desert fox in tub
Desert fox in tub

Sally M. tient bon la rampe aujourd’hui
Merci

j’ai froid, j’ai froid, j’ai froid, mon cou tombe, je la vois, tenue contre une rambarde par son frère. derrière eux les voitures passent, rapides, devant eux les gens, pressés. elle est pâle mais je ne la vois pas, ses cheveux couvrent son visage. le corps ramollit d’un coup le frère crie, il essaye de la tenir contre la rambarde, la tête part en arrière, les yeux deviennent vagues, il met ses doigts dans sa bouche, il tâte voir où est la langue. il l’appelle, il crie, elle ouvre les yeux, elle le regarde de très loin, elle lui susurre quelque chose, elle tient un peu, il appelle, appelez les secours, son protable, il le tient, il essaye d’appeller tout en tenant sa soeur, tout en parlant à sa soeur, on ne lui répond pas, le téléphone coupe, il panique, mais il garde le sang froid. je mapproche j’appelle à mon tour, les cris de la mère affolée arrivée couvrent le disque d’accueil des pompiers. la fille glisse contre la rambarde, je passe la main sous son cou, elle ne perdra pas la tête, je passe le bras sous sa taille, le corps est mou, desarticulé, elle glisse, son frère lui parle, la fille tombe étourdie sous les cris de sa mère, on ne peut plus la tenir de regard elle n’en a plus, la mère braille, c’est sa fille la fille tombe pour de bon, la mère frappe le corps mort, elle tape elle appelle elle crie, on allonge le corps sur le trottoir en l’allongeant ils ont découvert son dos un moment que la mère a giflé, un dos lisse jeune, un dos brun. la fille est couchée je ne la vois pas derrière les jambes, de la mère, de l’ami mou comme un veau son frère qui regarde intensément sa soeur. elle se réveille. elle prend sa famille pour des fous, ils ont l’oeil hagard encore la mère pleure, le frère l’engueule parce qu’il faut donner à manger aux enfants le matin et pas paniquer comme ça, lui il pose des questions à sa soeur, il a eu peur, il l’aime et il maitrise la situation les pompiers arrivent.
il a fallu que la mère hurle pour que les gens s’arrêtent
il faut qu’une bombe explose pour qu’on remarque qu’il y a une guerre
étonnament le corps flasque s’est redressé en une jeune fille alerte et qui se tenait. bouche fermée regard sûr. parlante.

Mais peut-être faudrait-il dire plutôt que le tourment de base, essentiel, est tout bonnement celui qui nous vient des limitations que nous impose un autre homme, du fait que nous étouffons, suffoquons dans l’espace resserré et rigide où l’imagination d’autrui nous enserre.
Witold Gombrowicz

Il dit :

Je voulais vivre mes rêves avec eux,
ceux que j’ai aimés,
tu ne les entends pas rire
car ils sont loins.
Je les aime pour toujours
et le seul son
qu’on entend désormais sur la lande
ce sont mes sanglots et mes pleurs
en langue allemande.

Elle dit :

Mais…

*fondu au noir*

Old par M. Fox le 20 Mai 2002

Paris est sans doute le point le plus éloigné du paradis
mais c’est le seul endroit où il fait bon desespérer.
(Cioran)

Il y a du soleil sur Paris, le brouillard ne peux plus lutter, il se cache à l’est.
Cette fois, tu n’aurais peut-être pas du partir,
peut-être est-ce ça « L’Imprudence« .
A l’est rien de nouveau, ici, une lame de fond fait le ménage, discrètement.
Plus un nuage, le temps idéal pour aller voir les galaxies sur le mont Valérien.
Les étoiles t’attendent.
Dépêche-toi, on a tout le temps…

L’idée bricolage du jour :
SE NOYER DANS LE CANAL

Old par igor le 04 Nov 2002

le récitant : si ceci ne sert à rien, cela non plus ?

Old par igor le 26 Nov 2002

halte à la fascination morbide
Mon ami Charlie me spamme :
J’ignore qui je suis. Je suis celui que vous voulez que je sois; en fait, vous désirez que je sois un monstre. Un monstre sadique et pervers, parce que c’est ce que vous êtes. Je me fiche totalement de la société et de ce qu’elle représente. Si je pouvais me mettre en colère, je tenterai de tous vous tuer les uns après les autres. Si c’est ça être coupable, j’accepte votre verdict. Toutes les nuits, pendant que vous dormez, je détruis le monde.

Old par igor le 25 Nov 2002

deux plaies vivantes se rencontrent…j’ai tué mon père…j’ai vécu l’exil…ils s’endormiront de toutes façons;l’insomnie est une maladie partielle;elle réveille le passé et installe l’oubli du présent.
j’ai saigné de l’oreille;du lac qui en est sorti ont surgi ma mort et la mort de ceux que j’aimaient;mon goût d’eux s’est préservé de la mort;on donne du prix aux gens en les tuant.
il tient un mouchoir ensanglanté dans sa bouche et son crâne est un peu fêlé;il parle avec un fée aux jambes de glace;tout en haut de la colline le conseil va se réunir; là où se joignent les flots montants de nos sangs.
dans le ciel se dessine la cartographie de la mort en sang violet d’être saturé;nous joignons dieu sur son trône de génocide, il peut nous apaiser;la colère de l’homme est la plus dangeureuse;mais dieu existe ailleurs le dies irae n’est qu’un cri de raliement pour humains trop humains pour croire en humains.
le ciel se teinte en rose, le sang se dilue, nous nous regardons avec amour;la femme se fiche en terre;l’homme prie au sol; chacun soigne ses plaies; je n’ai entendu aucun mot, le sang coule toujours.
je suis enlevée par le sexe et je coule en jouissance pour être en chacun de vous.

And I lost my page again
I know this is surreal
But I’ll try my luck with you
This life is on my side
I am your one
Believe me this is a chance

Old par igor le 29 Nov 2002

« Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent.
Toutes se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent.
Je m’ennuie donc un peu.
Mais, si tu m’apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée.
Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres.
Les autres pas me font rentrer sous terre.
Le tien m’appellera hors du terrier, comme une musique.
Et puis regarde! Tu vois là-bas, les champs de blé?
Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile.
Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c’est triste!
Mais tu as des cheveux couleur d’or.
Alors ce sera merveilleux quand tu m’auras apprivoisé!
Le blé qui est doré, me fera souvenir de toi.
Et j’aimerai le bruit du vent dans le blé…« 

Jour 1

Jour 1 : Je me réveille dans cette enveloppe. Je ne sais pas ce que je fais ici, une saveur suave et acide dans la bouche. Lorsque je lève la tête, quelque chose craque tout doucement dans mon oreille gauche, comme une fine pellicule qui se détache. Mes doigts amènent à mon regard de toutes petites particules d’un marron sombre. Mes cheveux, agglutinés sur mes tempes, sont cassants. Je me sens engourdi, perdu, seul. En même temps qu’une odeur alcaline forte me parvient, un chat tigré entre dans la pièce. Il me reconnaît. Il s’assied au pied du lit pour me regarder. Une décharge électrique me traverse la tête. La lumière m’aveugle, je rentre les doigts dans la bouche de ce corps que je ne connais pas, les ongles griffent la langue et le palais, les dents mordent comme un étau, je me sens partir en arrière, la tête cogne un angle froid. J’ai l’impression qu’elle va exploser, je ne sais pas si le cerveau tiendra le choc. Les membres se convulsent. Le corps tressaille encore un peu. Je ne bouge plus.

Orad is gone.
Go radis go go go !
Radis be gooode…

(j’ai avalé une cocotte vide abandonée par Mel Point G, avec du jus d’orange parce que c’est dégueulasse)

Toi aussi, tu rêves d’un fist … magique
d’une pénétration … jusqu’au fond.

Essaie donc le poppers magique du Docteur Tourgueniev.
Disponible pour la modique somme de 9 euros au magasin du Docteur Tourgueniev ; 69, rue de la gaîté à Paris.

Old par Tania le 16 Juil 2002

elle descend l’escalier, elle voit sa nuque devant elle, elle le suit. l’escalier est au fond d’une cour, très bas entre plusieurs immeubles, elle descend cet escalier, elle peut voir dans les appartements qui y donnent, un vieux ferme son rideau rouge, elle descend l’escalier, les immeubles lui donnent le vertige, elle tombe, elle voit encore la nuque devant elle, qui lui donne à la fois l’impression d’être plus bas qu’elle et la dépasser de toute hauteur. elle descend l’escalier, elle voit sa nuque devant elle, elle le suit. l’escalier est au fond d’une cour, très bas entre plusieurs immeubles, elle descend cet escalier, elle peut voir dans les appartements qui y donnent, cellules vivantes, vécues, photographie d’états décharnés, dévécus. elle cherche elle aussi ce présent sans passé, elle aimerait que lui aussi ne pense plus au passé quand il la regarde au présent. elle lui dit je cherche un présent sans passé. il ne comprend pas, il continue les schémas commencés il y a longtemps, il est comme ça, il sera comme ça, et tout en est dépendant. elle descend l’escalier, elle voit sa nuque devant elle, elle le suit. l’escalier est au fond d’une cour, très bas entre plusieurs immeubles, elle descend cet escalier, elle peut voir dans les appartments qui y donnent, mais elle n’a pas le temps, elle regarde la nuque devant elle, devient nuque, fait la nuque, ils prennent le couloir, et sortent dans la rue. souffle, délivrance. emportés par la foule.

Old par -- Zan le 23 Oct 2002


La Littérature téléphone. Vive la Mort !

Old par igor le 04 Nov 2002

certains comptent leur argent,

elle compte sa souffrance
et s’enrichit
sans limite.

Old par M. Fox le 09 Déc 2002

speciale dédicace à Troudair Potter :

« Je suis une jeune fille de 14 ans et je rêve d’être ministre de la défense, serais-je lesbienne ? »

Old par M. Fox le 22 Mai 2002

elle pleure toujours lorsque vient la tempête qui les dispersera

sereinement il attend la non-existence,

les premières rafales dispersent leurs membres

les rafales suivantes sèment la confusion dans leurs esprits

les voilà à nouveau indifférenciés,

sans conscience,

sans douleur,

sans rien,

juste la plénitude d’être portés par les vents,

toujours.

Old par M. Fox le 06 Avr 2002

y’a des jours comme ca,

on a envie d’chanter la chanson de Baloo,

« Il en faut peu pour être heureux »

et de sourire bétement,

oui,

y’a des jours…

Old par M. Fox le 08 Déc 2002

A New-York :
Je n’ai rencontré que des femmes
06 61 63 58 84

I was sixteen
I won’t forget it

Hier tu m’as dit
« Ecoute le chant des fleurs »
Aujourd’hui
Tu es morte
Et les fleurs
ne
chantent
toujours
plus
(problème de l’auteur à choisir amenant là une réponse poétique et déplaçant ainsi le…)
Autre possiblilité syntaxique poétique pour cette parenthèse
(problème de l’auteur à choisir amenant là une réponse poétique et déplaçant ainsi le

Old par M. Fox le 10 Nov 2002

Et si je vous disais que je vous AIME?

« Pourquoi y’a des chips sur ma couette? »
N.T.


bonne soirée,
blessée ma sœur que j’aime
blessé mon meilleur ami
blessé moi aussi pour ne pas changer
seul de nouveau devant cet écran
de l’eau coule de mes yeux
ne t’inquiète pas, c’est salé
si c’est salé c’est la mer
non ?

Old par igor le 17 Août 2002


Vendredi soir… La lune est à peine visible sur la lande recouverte de neige. L’enfant avance doucement dans la neige. Ses pas sont effacés par la neige nouvelle au fur et à mesure de sa progression. Il ne le sait pas mais il tourne en rond depuis quelques minutes.

Old par igor le 22 Mar 2002

dans un bus:
-jécoute: essai: essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai (ça y est les deux sons [e] commencent à se mélanger) essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai que c’est beau, je trouve ce mot très beau essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai essai et je ne sais déjà plus ce que j’essaie
je trouve ces mots très beaux
ces mots très beaux
-derrière la nuque d’un vieux devant moi, je regarde la peau qui déborde sur le col de la chemise. j’ai 22 ans, c’est énorme vous vous rendez compte, on me dit que j’ai le temps mais considérez:
« ça fait 22 ans qu’on ne s’est pas vu » (si longtemps non c’est pas possible)
« je finis la fac dans 22 ans » (cri d’effroi)
« ils sont partis à l’étranger il y a 22 ans » (on les a déjà oubliés)
et en même temps, le monsieur a 60 ans peut être, pas très très vieux, mais c’est un monsieur, je n’ai l’air que d’une jeune fille, il est sévère solide, et j’ai beau être jeune je suis excédée de ne pas savoir ce qu’il sait, ce qu’on ne saura jamais qu’en vieillissant. j’ai fait 1/3 de sa vie, déjà, mais tout à l’air de venir après, après ce petit tiers que personne ne considère autour de moi.

avant le bus:
deux hommes sortent du métro sur la place avec des bagages. ils cherchent leur direction, ils la demandent à deux pervenches qui passaient par là. elles leur indiquent. je les entends derrière moi « il faudrait qu’on traverse la pla » suspension, je me retourne, je les voudrais finissant leur mot. ils ont disparu, ils ne sont nulle part tout autour de moi.

attrappe moi si tu peux !

Old par M. Fox le 14 Oct 2002

certains jours sont plus noirs que d’autres…

…attiré par le mal ?

Old par M. Fox le 08 Oct 2002

Old par -- Zan le 26 Nov 2002

25 juin, Saint Prosper.
Le jour de la saint Prosper, n’oublie pas de fumer la terre.

Old par M. Fox le 18 Nov 2002

La phrase de la journée :
A partir de maintenant, c’est sûr, j’arrête de boire à ce point là.

certains jours
le monde s’arrondit
les angles s’apaisent
dans un sourire
serein
autour les gens sont bienveillants
ils me serrent dans leurs bras
(juste en pensée comme ça je n’étouffe pas)

Je plane un peu…

Old par -- Zan le 29 Nov 2002

« là ici »