Le gars qui crane

75. Je devais avoir 20 ans dans un métro parisien.

Du côté de Maubert-Mutualité. Je traînais mes pieds

du côté d’un lycée branché ou d’une fac dessinée

entouré de crânes rats, cornichons et bouchons,

Je glandais rien, je faisais le con.

Le métro était pas bien rempli. Je portais mon sac

vert, ma veste en jean patchée, mes cheveux long,

et un sourire niais. Je dessinais des lapins roses,

sur les murs ou dans ma tête et je m’asseyais,

bien vanné, par les heures passées à marcher.

En face de moi y’avait ce type, au caban bleu marine,

à la casquette de pêcheur breton, au regard joyeusement triste.

Il avait une petite moustache et entre ses pieds une belle malle

de voyage. Je l’ai regardé quelques instants, puis je me souvins

d’un pull rouge, celui avec des ancres dessinées sur les boutons,

et qui se ferme au coin du col. Des heures passées à rigoler comme

un idiot, comme des morveux, des verres jetés, des insultes, des femmes

à poils, des paras – tueurs professionnels de la profession, des grosses

conneries de gosses, de gros dada, des plus belles insultes au monde.

Fais chier. On boira un coup à ta mémoire.

Old par To le 11 Jan 2005

moi j’en ai des vieux fêlés, peu servis.

Old par -- Zan le 03 Fév 2005

Yes Sir!

Old par JLB le 22 Déc 2005

Je l’avais déjà lavé mais j’avais déjà rêvé que ce n’était pas arrivé.

Old par M. Fox le 09 Jan 2005

Old par -- Zan le 15 Fév 2005

plus vite que la foudre…

Sauvé par le gong…

« l’autre jour avec Screech
on a pris un cocktail molotov
au bar résille… »

comment ça j’ai l’air d’un fake ?

voeux

Shiseido

Old par LiLi le 11 Jan 2005

原宿、表参道、広尾の美容室。CMやフ&#1244


« Cette nouvelle science appelée communément science de la mayonnaise à l’ancienne ou tourguenisme, a scié le jour dans les années 2000 et s’est développée notamment grâce à l’hôtesse de l’air de mécano du dimanche des nouveaux ordinateurs, aux squelettes humains d’anticipations multiplexés, et aux soquettes allégées. Elle regroupe actuellement plusieurs courants qui partagent notamment le concombre de mer d’hypertrophie mammaire le tapis de souris de l’asteroïde dans la ventouse de la sarbacane. Trois tendances majeures s’appliquent a ces théories, qui sont : l’étude des viennoiseries dynamiques bullaires et chaotiques, à déflorer des précédentes modélisations des ondes négatives complexes comme la cellulite ou l’économie (toodidoo). La deuxième s’intéresse à l’auto-organisation des moules de bouchot bullaires, réseautale, intersticielle, dans laquelle on peut inclure les sardines géantes dissipatives, les plinthes gidouillesques, et l’implémentation structurelle qui segmente les nappes phréatiques en circonbulles, nocturbulles, corticobulles et bulles. La masse d’armes fractale se caractérise par son invariance d’échelle, c’est-à-dire l’extincteur de condamner la photo non contractuelle dans la drôle de bestiole, peut importe à quel niveau on observe la colique. Vous me suivez.« 

« La bulle tourgueniste observée tard le soir présente des particularités visuelles intéressantes. Des effets d’optique particulièrement nets qui vont jusqu’à imprimer la pellicule, c’est dire si le rayonnement spiro-hélocoïdal est puissant. On note une aura électromagnétique forte, et la bulle émet, à un niveau du spectre sonore inaudible pour l’homme, des pulsations trés sèches et saccadées. Selon un schéma sikorskien, c’est-à-dire décalé d’une nano-seconde toutes les 27 secondes, pendant un cycle invarié de 3 à 7 minutes. En-deça et au-delà de ces paramètres, on ne parvient pas à déterminer le point de rupture. C’est ce qu’on a appelé le « jaillissement tourgueniste », faute de pouvoir décrire plus précisément le phénomène.

Mais l’observateur faisant partie du phénomène observé, les personnels scientifiques qui se sont investis dans l’expérience ont eux-mêmes été atteints de troubles cognitifs et sensoriels marqués. Le texte ci-dessus rapporté en atteste, lamentablement, mais certainement. »

Pr. Drüünorst Gulkstra-Grüll, allocution ternaire, 6e congrès des Derviches Upgradés, Centre de Recherche Chaotique, Département Spire Hélicoïdo-axiale, 24 rue des Petits Coupeurs de Bois, Paris 75004, 28 octobre 2008.

Old par ... le 22 Oct 2005

Italie-Fiat-automobile-people 12/10/2005-18:27 – AFP – 1mn29

Lapo Elkann, héritier de la dynastie Agnelli, est sorti du coma

ROME, 12 oct 2005 (AFP) – Lapo Elkann, un des héritiers de la dynastie
Agnelli et frère du vice-président de Fiat, est sorti mercredi du coma où il
était plongé depuis deux jours à la suite d’une overdose de drogues, a annoncé
sa famille.
« Lapo va bien maintenant. Il est soigné par d’excellents médecins », a
déclaré son père, l’écrivain Alain Elkann, cité par l’agence Ansa.

[…]

Selon l’Ansa, les analyses auraient montré la présence de cocaïne, d’héroïne
et d’opium dans son organisme.
L’enquête de police se concentre actuellement sur la provenance de la
drogue, qui aurait pu être fournie à Lapo Elkann par les trois transsexuelles
avec lesquelles il a passé la soirée de dimanche à lundi à Turin et qui ont
alerté les urgences lorsqu’il a eu son malaise.

[…]

kd/csg/ai eaf

AFP 121827 ÔÔÔ OCT 05

Old par Nicolai le 12 Oct 2005

New York today (4)

Old par JLB le 11 Juin 2005

the way you do the things you do…

tentative 1

Ecouter le chant des cerveaux chaleur sueur décollement des masses grisâtres des parois gluantes de la boite crânienne flottements glouglou se concentrer sueur penser scrabble penser plaisir et chaleur encore chaleur et flotter grisâtre solitude et graisse cervelle confite pourrissante vieillir déjà et bon anniversaire au reste du corps enchaîner accélération dégénérescence programmée penser désir et cuisine compoter comploter la fin des abricots pour ne pas voir la fin des synaptiques aptitudes neurones en caramélisation phase terminale chaleur et tyroïde confite au jus de neurone glougloutement absurde des hémisphères affaiblit chaleur et sueur évacuer excédent façon cocote minute en frontal et touiller les oignons et subir le soleil et émincer le veau et cuire et bouillir soleil attaquant douce chair vampirique encéphalique vaine tentative fraîcheur glacée douche glace pilée entraînant choc thermique et réaction explosive des cellules cibles. Montpalach août 2004.

Old par igor le 06 Oct 2005

logoled articule

La succession monstrueusement chiante de réveil-matins ritualisés et d’abrutissements de soirée tout aussi mécaniques nous pompant décidément le cortex à un niveau rare, nous, dernier carré neuronal non-liquéfié dans le marécageux marasme post-hivernal et pré-pandémique (Kanz K – quelques temps), décrétons officiellement la Désagrégation du temps social et le Basculement de la trop classique succession claire-obscure vers quelque chose d’un peu plus original. Ainsi, à cette heure précise les horloges menteuses affirment avec leur habituelle autorité qu’il est dans les environs de dix heures trente, nous répondons en nous grattant l’oreille qu’il est en fait dix-sept heures, d’une journée qui en compte quatre-vingt trois. Point. Le ciel, qui tout aussi classiquement se présente comme une toile de fond grise et plombée qui dégueule son crachin de merde, est en fait, à partir de maintenant, teinté d’un beau violet profond, avec des volutes rougeâtres vers le nord. S’il pleut, ce sont des flocons d’avoine bleutés, un muesli troposphérique comestible. La température, qui flirte avec les trés fameuses « moyennes saisonnières », grandes imbéciles conventionnelles, vient brusquement de monter en flèche pour atteindre les 800°C. Sans foutre le feu à quoi que ce soit, notez. L’entourage humain immédiat s’exprime désormais en maori ancien, mais de toutes façons on ne l’écoute pas. A la limite c’est musical, ça fait une ambiance (toodidoo). Voilà pour le décor. Ensuite, en fermant les yeux, apparaît un arthropode psychostile transi qui continue de chercher ses protocoles, et qui ferait bien de s’activer avant que son objectif n’aille s’évaporer plus loin. Ok la carcasse permet de mettre des coups de tête dans les murs indéfiniment, mais on s’en lasse. Et la liquéfaction des organes internes peut devenir permanente. Par ailleurs il serait particulièrement regrettable de caner avant d’avoir vu une aurore boréale. Il y a donc une somme de chantiers à poursuivre qui fout le vertige, tout en évitant les tractopelles.

Old par ... le 14 Avr 2005

Sur la route d’Yvetot (Smallville ?)

Tu triches

et tu salis tout ce que tu touches

j’étais le tricheur

et je réclame le jugement des anciens

sors de notre monde

il n’y a pas de place pour deux falsificateurs

ADIEU

Old par M. Fox le 24 Jan 2005

Catadioptre

Il ne sera pas dit que je raconte systématiquement n’importe quoi.

Old par ... le 15 Déc 2005

Encore une fois, saoule, je pèse mes mots, tu hantes la cuisine, saoule comme une chienne alimentaire, hanter une cuisine, drôle d’endroit pour une rencontre, ta tête et le mur, déjà saoule, saoule comme un plombier polonais, tu râpes ta joue contre le béton rêche, drôle d’idée, le béton et la chair, oui drôle d’idée de boire autant à ton age, hanter la cuisine la tête la première, froti-frota, la chair, le béton, la chair, le sang, la chair, le béton, un crissement et l’os, l’os ivoire contre le mur gris et typique papier de verre et toi saoule comme un truc déjà mort mais aviné, tu hurles, scritch scritch scritch, et moi je n’y pense plus, quelle idée de conduire bourrée au milieu de la cuisine et sans ta ceinture, sotte sotte petite fille sotte.

Old par igor le 28 Déc 2005

en un éclair…

hey hey hey

sous l’eau l’apnée…

RIP

24/08/1972 > 31/08/2005

Duvall, ce…

si un admirateur
te fait porter des fleurs
ce ne sera pas moi
si une petite musique
te rend romantique
ce ne sera pas moi
mais si les nuages recouvrent le soleil
et qu’un vend froid
vient te souffler des horreurs à l’oreille
ce sera moi

quand tu s’ras seule si quelqu’un
te tend la main
ce ne sera pas moi
si ton téléphone
dans la nuit sonne
ce ne sera pas moi
mais si un mauvais rêve te réveille
remplie d’effroi
ce démon qui brisera ton sommeil
ce sera moi

de peur que le bonheur
cet empoisonneur
comme du chloroforme
ne nous endorme
lorsque sur ta route
surgira le doute
ce sera moi

si tu es maussade
le bon camarade
ce ne sera pas moi
si tu es malade
le garde-malade
ce ne sera pas moi
mais si sur ton sourire se pose une ombre
sache déjà
que la seule cause de tes humeurs sombres
ce sera moi

de peur que le bonheur
cet empoisonneur
comme du chloroforme
ne nous endorme
lorsque sur ta route
surgira le doute
ce sera moi

lorsque sur ta route
surgira le doute
ce sera moi

homme aqueux

dans l’attente de te revoir
oui j’ai mis en bouteille mes pollutions nocturnes
-tel un prisonnier faisant des traits, 7 puis je barre-
et si tu ne crois pas à mon calendrier de fortune
viens chez moi je te le ferai boire

et c’est samedi déjà…

C’est ce qu’on voit dans les westerns. Je peux t’assurer que si un Indien appelait une femme « squaw » (= putain), on lui faisait son affaire. Pour autant que le mariage existât déjà, il aurait retrouvé ses maigres possessions devant la tente. (Chez les Navajos, c’étaient les femmes qui prenaient l’initiative du divorce en exposant rituellement les affaires du mari devant la maison commune). Chez de nombreuses tribus indiennes, des femmes siégeaient même au conseil de guerre (alors que la guerre était une affaire d’hommes). La confection de chaussures, indispensables pour les déplacements longs, était une tâche féminine. Lorsque les femmes, chez les Hurons de la région des Grands Lacs par exemple, n’approuvaient pas l’une ou l’autre guerre, elles refusaient de fournir aux hommes les chaussures, et c’en était fini des projets de guerre. Chez d’autres peuples de chasseurs-cueilleurs également (les pygmées Aka du plateau du Kalahari) et d’autres peuples d’agriculteurs primitifs (certaines régions de Chine), les femmes étaient les chefs. Chacun régnait sur son propre territoire: les femmes, chargées de la gestion de la communauté et de la récolte de nourriture dans les environs régnaient sur ce territoire. Les hommes régnaient sur les terrains de chasse et de bataille. Lorsque ces derniers rentraient à la maison, fini de faire l’important. Les femmes portaient alors la culotte. Le communisme primitif était en principe matriarcal.
Old par igor le 04 Sep 2005

Old par M. Fox le 19 Oct 2005

_ je vais m’asseoir ici, comme ça je pourrai toucher ta chatte.
_ tu es chez orange ou SFR ?

Ja !

Old par M. Fox le 19 Juil 2005

« Qu’est-ce que c’est que ce Bordel?
Qui est Monsieur Meuble ?
Qui de la Poule ou de l’Oeuf?
Où va t’On? »

Je parle à une noix de coco, le soir. Parfois je parle aussi à des légumes, mais j’aime beaucoup la noix de coco et elle me le rend bien. Elle ne se lasse jamais de mes comptines et des chansons que je lui fredonne. Elle aime le gospel et la nouvelle chanson française de qualité et quand je chante très près de son oreille, ses petits poils ondulent, dansent et me chatouillent les lèvres.
Il y a aussi les pastèques que j’aime bien, mais elles je préfère faire un trou dedans et y mettre mon engin. Et puis elles sont moins mélomanes, elles n’y pigent que dalle à la nouvelle chanson française de qualité, les pastèques.
Non vraiment, la noix de coco est ma seule amie.

quelqu’un comme toi

Je me souviens déjà plus de ton nom,
dans quelques jours,
j’oublierai même,
ton visage.

time is a state of mind

no one can compete kushikatsu !!!

Old par ... le 13 Avr 2005

"Comme une webcam"

Tourguenisme Hardcore

Le Pr. Druunörst Gulkstra-Grüll s’est livré à divers tests hélicoïdaux pendant une semaine et estime pouvoir être formel : de nos jours, ça avance, ça tourne, ça s’élève, et peut-être même que ça gnourfe. Mais alors quelque chose de bien (cf fig. 4).

Du coup, de nouveaux crédits ont été débloqués par les autorités, et les effectifs de scientifiques travaillant sur le sujet devraient doubler dans les deux ans qui viennent.

Old par ... le 07 Fév 2005

Ha oui là je comprends mieux…

< Les Moules d’Aurore >

Envie de moules?

MAIS VOUS ÊTES FOUS ?

MR TOURGUENIEV ?

Who lives in a pinneapple under the sea?
Absorbant and yellow and pourous is he?
Who’s nautical nonsense be something you wish?
So drop on the deck and flop like a fish!
Ready?

Old par To le 19 Juil 2005

demain… les lundis Arts, Medias et Cultures numériques


Old par LiLi le 02 Jan 2005


Little John revenait d’un long voyage.

Tout ce qu’il désirait, c’était se reposer.

Malheureusement, il avait une fois de plus perdu clefs et papiers.

Pauvre Little John.

Old par Rodia le 14 Sep 2005

Pullule comme le criquet, pullule comme la sauterelle.

rideau

eux : nous gouvernons le monde bzzz bzzz !
masque 1 : pas encore complètement.
masque 2 : non pas encore.
criquet 1 : bzzz bzzz !
criquet 2 : en effet.
masque 1 (piétinant les criquets) : ah ah ah crêve sale bête !
criquet 1 (mourrant) : aarghh !
masque 2 : ouééé !
criquet 2 : salauds masqués !
eux : mouhahahahaha bzzz bzzz !
masque 1 : j’ai un caillou dans ma chaussure.
criquet 2 (tout bas) : héhé !
masque 2 (criant) : non !
masque 1 (explosant) : boum !
eux : la guerre sera rude bzzz bzzz.
masque 2 : i worship a god with an elephant head.
criquet 2 (sort de scène) : les criquets ne parlent pas anglais.
eux (sortent de scène) : bzzz bzzz
masque 2 (seul) : ça commence bien.

rideau

Old par igor le 09 Août 2005

Montpalach – Note 3

Si chaud ce matin je décide de ne pas sortir les criquets ont muté en une nuit en plus d’une taille accrue, ils volent, enfin sautent longtemps, aidés par de petites ailettes rouges sang, façon écureuil, planant dans le vent plus que volant en fait, pas malins et aveugles ils se cognent partout en gros nuages sanglants explosant sur les vitres et les volets que par mesure de survie j’ai pertinemment gardé fermés, veuillez noter à ce propos que la mutation provoquée par un changement de régime de ces charmants insectes, régime passant : brins d’herbe verts à kilos de viande hachée gorgée de fluides vitaux abandonné devant la maison sur initiative Chloé toujours partante pour alimentation carnée à profusion et si chaud ce matin les criquets mutants explosés sur vitres closes se mettent à cuire dégageant fumé gastronomique cannibale holocauste insectoïde odeur de vieux bébés abandonnés trop longtemps dans la carrière de craie odeur abominable grillant sinus et faisant remonter la bile façon je redécore aussi l’intérieur le style peinture biologique tendance vomi sympa sans concessions six chauds ce matin que les criquets ont muté façon rouge sang carnivore que je ne vais pas sortir dehors la viande ça pourrait être moi et la maison et l’odeur de nos renvois façon Hendrix pas envie de ressortir pour les nourrir à nouveau et les chats dehors qui gémissent et nous appellent et nous les voyons à peine psy-show ce matin et nous les voyons à peine sauter de gauche à droite dans le nuage vrombissant ailettes rouges tranchantes petits corps poilus dans la tourmente, petits corps infestation bestioles sauteuses affamées, pénétration tout azimut et nous à regarder cette tournante zoophile, putain t’as pensé à rentrer les chats et toi non alors et merde regarde pas dehors alors ils savent voleter nos chats à présent et leurs cris se perdent dans le crissement des mandibules et ça cogne à la porte si chaud ce matin la canicule c’est infernal putain penser à rentrer les chats pas malin ça de nourrir les criquets avec de la viande hachée en tout cas pour des vacances on peut dire que.

Old par igor le 08 Août 2005

R.I.P

Old par JLB le 20 Mai 2005

elles tapent sur des bons bouts

Rapport médical n°130678

« La Patiente semble expliquer sa tentative de suicide par des problèmes sentimentaux. Elle dit qu’elle a quatre hommes extraordinaires dans sa vie et qu’elle n’arrive pas à supporter cette situation sereinement.

Le premier couche volontiers avec elle, mais s’enfuit quand elle parle de sentiments,

Le second l’aime autant qu’il est possible d’aimer mais refuse obstinement tout contact physique,

Le troisième est un homme généreux et doux, qu’elle a aimé avant et qu’elle ne peut plus aimer,

Le quatrième est son grand amour du moment, tout contact avec elle semble le dégoutter (est-il homosexuel ?) et lorsqu’elle évoque ses sentiments pour lui, il est très embarrassé, comme si l’amour, son amour à elle, déclenchait en lui un sentiment de panique irraisonné.

La situation des quatres hommes idéaux semblant sans espoir, je place aujourd’hui la patiente sous traitement médicamenteux visant à réduire les possibilités d’une récidive. Je lui conseille aussi de cesser de voir ces quatre hommes, pour s’interesser à un homme nouveau, qu’elle ne connait pas encore. »

Old par M. Fox le 03 Jan 2005

and you know that.

« – Holy mother of God !! No one can compete motherfucking kushikatsu !!!!

Old par ... le 18 Juil 2005

Pause Ska

Old par M. Fox le 22 Juil 2005

where is my mind ?


Procédez comme suit :

1- Posez un morceau de moquette plus grand que la surface à remplacer sur la partie abîmée.

2- Assurez-vous que les brins sont dans le même sens.

3- Avec un cutter et en appuyant très fort, découpez simultanément la nouvelle pièce et l’ancienne moquette (vous pouvez aussi utiliser un emporte-pièce si votre moquette n’est abîmée que sur une très petite surface).

4- Retirez le morceau de moquette endommagé et nettoyez le sol. Arrachez les restes de colle ou d’adhésif double face et dégraissez au trichloréthylène.

5- Vérifiez que la nouvelle pièce s’intègre parfaitement.

6- Si votre moquette est collée, appliquez une couche de colle pour revêtement ou encollez les deux parties avec de la colle contact. Si votre moquette était fixée avec de l’adhésif double face, fixez-en simplement une ou deux bandes à même le sol (selon la taille de votre pièce).

7- Posez maintenant votre « rustine » avec précaution. Il ne sera plus possible de l’enlever sans tout arracher…

8- Appuyez sur la surface réparée avec un objet lourd pour optimiser votre collage.

9- Laissez sécher plusieurs heures.

10- Brossez enfin la moquette pour faire disparaître les raccords.

Old par To le 11 Sep 2005

mon cher polagu & co,

j’ai cru

te perdre

aujourd’hui

et tu m’as

rappelé combien

tu étais précieux

merci d’être encore là

je te referai la toilette

(…)

Old par Gu. le 15 Jan 2005

Le sens de l’inutilité théatrale – et sans joie – de TOUT

Je cherche du travail …

If you’ve been hiding from love
If you’ve been hiding from love
I can understand where
You’re coming from
I can understand where
You’re coming from
If you’ve suffered enough
If you’ve suffered enough
I can understand what
You’re thinking of
I can see the pain that
You’re frightened of

And I’m only here
To bring you free love
Let’s make it clear
That this is free love
No hidden catch
No strings attached
Just free love
No hidden catch
No strings attached
Just free love

I’ve been running like you
I’ve been running like you
Now you understand
Why I’m running scared
Now you understand
Why I’m running scared

I’ve been searching for truth
I’ve been searching for truth
And I haven’t been
Getting anywhere

No I haven’t been
Getting anywhere

And I’m only here
To bring you free love
Let’s make it clear
That this is free love
No hidden catch
No strings attached
Just free love
No hidden catch
No strings attached
Just free love

Hey girl
You’ve got to take this moment
Then let it slip away
Let go of complicated feelings
Then there’s no price to pay

We’ve been running from love
We’ve been running from love
And we don’t know
What we’re doing here
No we don’t know
What we’re doing here

We’re only here
Sharing our free love
Let’s make it clear
That this is free love
No hidden catch
No strings attached
Just free love
No hidden catch
No strings attached
Just free love

Old par ... le 22 Juil 2005

bah…

Hazarmaveth était un garçon sans cible. Il partait toujours à la chasse

armé de gros cas libres, et en revenait toujours bredouille.

Pourtant il y mettait du coeur, des tripes, des couilles même.

Mais rien, nada, keud, nib, zéro. C’est dire combien on se moquait de lui.

Car à chaque fois qu’il parvenait à saisir dans sa ligne d’émir un python

réticulé, il trouvait sa cible émouvante à crever, de la voir ramper là

par terre, aux mille lieues des pays sages de son enfance.

Rien n’y faisait. Alors il lacha ses armes guère hier, pour aller

cueillir des fleurs dans la prairie voisine. Et il y trouva toute sa bonne heure,

des herbes, dont il parvint à faire un joli panier bleu de méthylène,

dans lequel il posa délicates, unes à unes, les couleurs

que sa main rencontrait au hasard départ fin.

Old par To le 03 Jan 2005

CHAMPAGNE POUR TOUT LE MONDE

+++CREVURE POUR LES AUTRES +++

Réminiscences 3

– …tu te souviens de ces armoires souples, en toile cirée ou quelque chose comme ça ? Des armoires de grand-mère, ça doit avoir un nom particulier, une marque, je sais pas, c’était des armoires souples qui servaient de penderie, on trouve des conneries de grand-mère là-dedans, des cintres agressifs avec de vieux fringues dessus, des boutons, tout un bazar de mercerie, des casseroles, un nécessaire à ravauder, des produits d’entretiens, en général ça sent le plastique et la soude.
– oui, vaguement…
– des armoires souples, qui se fermaient avec un zip qui courait sur toute la hauteur. Celle à laquelle je pense était couleur « fleurs ». Je veux dire que ça représentait d’horribles fleurs jaunes et orangées, partout. Un truc d’une laideur dingue, à faire crever une araignée d’embollie cérébrale.
– ok, un souvenir infâme, je vois. Et ?
– y en avait une au sous-sol. Pas loin des caisses à outil et autres pièces de bagnole. Et ben dedans, devine. Des poils. Des poils rouges et rêches, rien que ça, rien qu’une abondante toison rouge et rêche, carrément luxuriante. Vu le volume de l’armoire, ça avait pu pousser en toute liberté, là-dedans. On y distinguait rien d’autre, sinon le haut du flexible d’un aspirateur depuis longtemps fossilisé au milieu de cette saloperie de fausse végétation rouge et rêche. Je l’ai vue ouverte quelques fois, cette armoire souple. J’ai jamais vu personne l’ouvrir, j’ai juste constaté, deux ou trois fois en descendant au sous-sol, qu’elle était ouverte. Entrouverte. Le sous-sol sombre, comme il se doit, avec une odeur de sous-sol, humide et pneumatique, le cliquetis d’un moteur qui refroidit ou juste le vent dans les arbres dehors, et l’armoire souple entrouverte. Avec ces putains de poils rouges et rêches qui couraient à l’intérieur. L’humidité de la cave était presque concurrencée par l’odeur rance et sèche qui émanait de l’armoire, du coup. J’en aurais gerbé tellement ça me foutait les jetons.
– ça t’est pas venu à l’idée de t’en ouvrir à quelqu’un ?
– non. J’avais l’impression que je risquais de déclencher une invasion massive de spores si j’ouvrais ma gueule. Quand j’apercevais ces poils rouges et rêches, c’était tellement menaçant que j’en restais muet. Genre David Vincent les a vus. L’idée de déclencher un harmaguédon rouge et rêche, un déchaînement lovecraftien de colossales mèches rouges et rêches investissant chaque coin du réel, se ruant dans les rues, étouffant les immeubles, enserrant les voitures, écrasant les miens, j’aurais pété un câble. Petit à petit, j’étais sûr que ça risquait d’arriver, de prendre des proportions catastrophiques si je lâchais le morceau. C’est marrant j’y avais jamais repensé. Alors non, ça me venait pas à l’idée d’en parler à quelqu’un.
– ah bon.
– y avait sans doute aussi la possibilité que je passe pour un cinglé de classe internationale, si j’alertais tout le monde de la présence de poils rouges et rêches suspects dans les recoins du monde, et qu’on trouvait rien.

Old par ... le 18 Oct 2005

Dix

Samedi, la mère d’Igor le traîna [contraint et forcé] à un colloque sur le Dharma. « Un truc bouddhiste, quoi! » pesta Igor. « Combien de fois devrais-je te demander d’employer le terme Dharma. Ne sais-tu donc pas que le mot Bouddhiste a été crée par d’incultes… bouddhologues! ». Comment pourrait-il ne pas le savoir. Sa mère lui ressasse les mêmes théories depuis qu’il est en âge de comprendre. Igor en a ras-le-bol ! Ras-le-bol du Bouddha, du Samsara, du karma et de l’Eveil. Quant à Siddhârta, il aurait mieux fait d’y rester, sous son arbre. Igor aurait LA PAIX aujourd’hui. Soit. Simulant une surdité fulgurante, la mère d’Igor ignora les vociférations de son fils et continua son chemin. Bien décidée à assister au colloque. Six heures ! Six heures de conférence ! « De pénitence » rectifia Igor, en foudroyant sa mère du regard. Ils s’apprêtèrent à quitter la salle lorsque l’un des orateurs, le lama Denys, reprit la parole : « Chaque matin, regardez-vous dans le miroir, et dites-vous que vous aussi, un jour, vous mourrez. Ca vous aidera à recentrer vos priorités ». L’assemblée [manifestement émue par le contenu de cette intervention] applaudit avec dévotion, l’air admiratif. « Foutaise » marmonna Igor avant de quitter la salle. Il ne savait pas encore qu’un jour il comprendrait et remercierait sa mère de l’avoir initié au B… non… au Dharma.

Old par igor le 11 Avr 2005

< Histoires d’O >

« LA REINE
Au-dessus du ruisseau penche un saule, il reflète
Dans la vitre des eaux ses feuilles d’argent
Et Ophélie les tressait en d’étranges guirlandes
Avec l’ortie, avec le bouton d’or,
Avec la marguerite et la longue fleur pourpre
Que les hardis bergers nomment d’un nom obscène
Mais que la chaste vierge appelle doigt des morts.
Et elle et ses trophées agrestes sont tombés
Dans le ruisseau en pleurs. Sa robe s’étendit
Comme insensible à sa grande détresse
Ou, comme un être fait pour cette vie de l’eau.
Mais que pouvait durer ce moment ? Alourdis
Par ce qu’ils avaient bu, ses vêtements
Prirent au chant mélodieux l’infortunée,
Ils l’ont donnée à sa fangeuse mort.

LAERTE
Hélas, elle est donc noyée ?
Tu n’as eu que trop d’eau déjà pauvre Ophélie,
Et c’est pourquoi je retiens mes pleurs. »

ANPE, mon amour

Magasinage Mystérieux/Client Mystère – Créteil, Thiais
Vous devez être couramment bilingue; aimer travailler avec le public,
avoir de l’entregent, être attentif aux détails, et respecter les délais.
Aucune expérience reliée à l’emploi requis.

Old par M. Fox le 07 Oct 2005

CORRIDA, CE HEROS

A La St-Igor Célèbre le Gore

Old par To le 05 Juin 2005




Old par To le 15 Jan 2005

! Insurreccion pornografica !

Old par Nicolai le 17 Mar 2005

– PLAF !!! –

Old par ... le 22 Août 2005

Des nouvelles (fraîches) de Suisse

Old par JLB le 05 Mar 2005

LA FRANCE A LA VEILLE DE LA GRANDE GUERRE : UNE SOCIETE REPUBLICAINE ?

Il y a quelques bons éléments, mais vous avez manqué d’une
véritable réflexion sur le sujet : il aurait fallu d’abord définir
le projet républicain et davantage insister sur la méritocratie, le
rôle des piliers (Ecole, mais aussi Armée). De même le rôle de la vie
locale a été escamotée. Enfin vous êtes trop tranchant sur la question ouvrière
et pas assez sur les résistances de vieilles hierarchies sociales (élites, notables,
locaux, voix du clergé)…

Old par To le 13 Fév 2005

t-shirt saga

c[]N[]e

Mise O point – recadrage

Old par Gu. le 09 Mai 2005

Soir

Quand le soir s’abat
La peau de mon front se plisse
Tu ne reviens pas

le récitant : hé !

Old par igor le 06 Août 2005

Justice-indemnisation LEAD 19/08/2005-13:37 – AFP – 2mn21

L’indemnisation d’André Kaas, détenu 3 ans pour rien, saisie par le fisc

ROUEN, 19 août 2005 (AFP) – Le fisc a saisi la quasi-totalité des 70.000
euros que la cour d’appel de Rouen avait alloués au titre du préjudice moral à
l’homme d’affaires André Kaas, faussement accusé de l’assassinat de sa femme en
1992 et détenu pendant 3 ans pour rien, a indiqué vendredi M. Kaas à l’AFP.
Alors qu’il réclamait 3,5 millions d’euros pour préjudices moral et
matériel, André Kaas, qui a perdu tous ses biens dans l’affaire, n’a ainsi reçu
au final que quelque 2.900 euros de dédommagement.
[…]

sa/lma/sh

AFP 191337 888 AOU 05

peste diable gouffre

On va au clash. La sinusoïde s’est encore accentuée. Cette fois le crash est programmé.
Une simple absence renvoie le pendule trés loin sous la ligne de flottaison, dans un battement monstrueux qui accumule une énergie dont la polarité n’est pas encore déterminée. La bascule dans la torpeur négative est vertigineuse, un atroce grondement caoutchouteux trés sourd se fait entendre à chaque oscillation autour de l’axe – la torsion des matériaux chitineux éprouvant leur résistance et leur mémoire. Par dessus cette plainte élastique caverneuse, un murmure rempli d’angoissantes dentales souffle directement aux oreilles à intervalles réguliers, parfois modulé en voyelles malsaines, en pulsations déréglées aaaaa-eeeeeeeee-e-e-e-eeeee déglingué malade oppressant, cliquetis métallique mêlé au grincements des plaques céphalotoraciques qui ploient dangereusement. Ce conflit est latent depuis un bail, l’arthropode rampant écrasé sous une lourde minerve de fonte glaciale inscrustée sur les épaules, vissée dans la nuque par trois gros rivets ronds et mats qui distillent l’hormone sombre directement au coeur de la neuromère cardiaque, au moyen d’immondes tentacules perforants, pour la propager ensuite tel un virus dans tout le réseau artériel, de l’aorte aux veinules, par à-coups, sécretions iridescentes de l’hormone amère et acide par pulsions anti-adrénaliniques liquéfactrices.

Ne plus se contenter de rapides coups d’oeil aux compteurs maintenant, le seul cadran qui compte est celui de l’horloge, la variable temporelle annihile toutes les autres et son aiguille n’indique plus rien à l’heure actuelle.

L’identification de la minerve est récente, même si ça fait sans doute quelques temps qu’elle pèse sur la colonne vertébrale comme un xénomorphe vampire et absurde. La constitution de l’exosquelette impliquant un durcissement continu de l’épiderme et une réorganisation politique des plaques, la métamorphose en question entre donc directement en conflit avec cette minerve artificielle, chitine lamée contre fonte sale, cuticule vivante contre plomb froid. L’origine de cette saleté de picotement cervical permanent est enfin localisée. Pas possible de l’extraire pour l’instant, sa connexion aux neuromères filandreuses est trop poussée : si on l’extrait on arrache tout, filaments egotiques et ligaments affectifs, coaxial d’alimentation et fibres de dérivation optique – la neuromère à vif crèverait aussitôt. On croyait que la liquéfaction interne était intrinsèquement liée à la solidification des couches épicuticules, par une sorte d’équation ironique ou une symétrie circulaire, mais cette minerve donne une toute nouvelle illustration du problème, redistribution des cartes et rien ne va plus.

Mise à jour :

Peur, urgence et maladresse, tout s’est écroulé tout à l’heure directement sur le rostre. Il est trop tard. La sépulcro-assassine s’est évaporée en même temps que la chimère où elle avait pris forme, reste un amas spongieux de boyaux fumants d’où émane un sifflement strident et la promesse de sombres réveils par légions. J’ai encore aucune idée des dégâts. Y penser en occasionne autant de nouveaux. Quelle que soit la prochaine carte, elle est perdante, c’est mathématique. Le coup a porté.

J’avais cru, un instant. Une étoile plantée dans le front aura fait couler un peu trop de plasma dans les yeux, et troublé la vision – comme maintenant, à dire vrai. Difficile de maintenir le cap à présent. Quel cap, d’ailleurs ?

« Nous nous embarquâmes aussitôt et lançâmes la nef sur la vaste mer, ayant dressé le mât et hissé la voile blanche.
Lorsque nous eûmes quitté l’île, que nulle autre terre ne fut en vue, qu’il n’y eut que le ciel et la mer, le fils de Cronos dressa un sombre nuage bleu au-dessus de la nef creuse ; la mer au-dessous s’obscurcit ; et la nef de courir. Mais ce ne fut pas pour très longtemps. Aussitôt arrivèrent, avec des cris stridents, les bondissements furieux d’un grand ouragan du Zéphyr. La tempête de vent brisa les deux étais du mât. Le mât tomba sur l’arrière et tous les agrès se déversèrent dans la cale. Sur la poupe de la nef, le mât frappa le pilote à la tête. Le choc lui brisa tous les os de la tête à la fois. Il tomba du gaillard, comme eût fait un plongeur, et son âme vaillante quitta ses os.
En même temps, Zeus tonna et lança la foudre sur la nef. La foudre de Zeus, en la frappant, la secoua tout entière. Une vapeur de soufre la remplit. Mes compagnons tombèrent de la nef. Autour de la nef noire, comme des corneilles, ils furent emportés par les vagues. Un dieu leur enleva le retour.
J’allais et venais à travers la nef, jusqu’au moment où une lame défit les parois et les détacha de la quille, que le flot emporta, dépouillée. Contre la quille il brisa le mât de la nef, sur lequel était jetée une courroie faite de la peau d’un bœuf. La courroie me servit à les réunir tous les deux à la fois, la quille et le mât. Puis, je m’assis dessus, et les vents de mort m’emportèrent.
Ce fut alors que le Zéphyr et l’ouragan mirent un terme à leurs bondissements furieux. Apportant la souffrance à mon cœur, promptement survint le Notos pour me faire prendre à nouveau la mesure de la funeste Charybde. Je fus emporté toute la nuit. En même temps que montait le soleil, j’arrivai au promontoire de Scylla et à celui de la redoutable Charybde. Charybde, avec un sifflement, engloutit l’eau salée de la mer. Je me soulevai en l’air contre le grand figuier sauvage. Je l’étreignis et m’y tins comme une chauve-souris. Je n’avais aucun moyen ni de prendre un appui solide avec les pieds, ni de monter sur l’arbre : les racines étaient loin, les branches étaient hors de portée, longues et grandes, répandant leur ombre sur Charybde.
Je me tins sans me relâcher, attendant qu’elle vomît, et rendît le mât et ramenât la quille. Ils mirent longtemps à venir combler mon souhait. Ce fut à l’heure où l’homme qui juge les mille disputes des plaideurs vigoureux, se lève et quitte l’agora pour aller souper, que les bois sortirent de Charybde et parurent au jour. Je lâchai mains et pieds pour me porter dessus. Je tombai avec fracas en plein dans l’eau, à côté des bois qui étaient très longs, puis je m’assis dessus et ramai avec les mains. Le père des hommes et des dieux ne permit plus à Scylla de me regarder ; la fuite alors ne m’eût pas fait éviter le précipice de la mort.
De là, je fus emporté pendant neuf jours. La dixième nuit, les dieux me firent: aborder dans l’île d’Ogygie, où habite Calypso aux belles tresses, la redoutable déesse douée de la voix des humains, qui m’accueillit avec amitié et prit soin de moi… »

Old par ... le 02 Mai 2005

la société des dames

tout excès sera chatié…

La vérité, tout simplement.

révélation

je ne suis pas un super-héros

faut pas croire ce que disent les super-journaux

86 398

Et déjà la perte de vos cheveux s’accélère

Johnny Halliday est mort.

Ce matin, réveil tardif, Jérôme m’appelle vers 6h, on doit livrer le colis plus tôt que prévu, les chinois s’impatientent fortement. Métro dans les vaps, ma tumeur me taraude plus que d’habitude, les murs tremblent salement quand je débarque à République, au taquet… Ce matin, réveil matinal, Jérôme m’appelle vers 6h et bredouille je ne sais quoi à propos des chinois, je me rendors immédiatement sans plus jamais me soucier de cet appel. Ce matin, Jérôme m’appelle vers 6h, il me parle des chinois, ça semble mal pour le dirigeable, je raccroche, putain faut se lever. Ce matin la jambe de Jérôme m’appelle vers 6h. Ce matin la jambe droite de Jérôme froide contre ma gauche me réveille, impossible de me rendormir, la roupe me colle au plafond, y’a trop d’alcool dans les bars et trop d’gens avec qui le boire. Ce matin, 6h, je suis mort, tumeur chinoise ou tueur chinois, je ne sais pas vraiment. Ce matin 6h en tout cas et Jérôme…

Old par igor le 16 Sep 2005

Céline

clavicule logoled

L’exosquelette gagne en surface. De lancinantes douleurs se déplacent comme autant de vers sous-cutanés.

Tergite et stergite me tordent l’estomac, moi qui croyait à un début d’ulcère ou à une longue indigestion.

En fait c’est l’atrabile qui se change en chitine. Je me risque même à penser qu’elle préside aux mutations.

Mal aux dents. Les froides lames qui me perçaient l’épaule se muent en horribles raideurs cervicales : plus

de dénégation possible, plus d’affirmation non plus d’ailleurs. Ni oui ni non. Mâchoires fermées, contractées.

Je ne grinçais pas des dents la nuit tombée, malgré ce qu’une notoire hallucinée avait pu affirmer, mais je

les serre avec une mégatonne de pression – aucun bruit, juste de l’email rongé.

Par contre les monstrueuses céphalées matinales sont imputables à ces crispations nocturnes. Celles-ci

prennent un sens nouveau sous ce récent éclairage. Un port altier certainement, mais un peu trop rigide

finalement. Il faudra s’y faire, et peut-être porter de petits rétroviseurs. Au cas où je bouge.

Je crains d’avoir contracté un prosoma. J’ai toujours été contre, c’est ironique. D’ailleurs je mens, j’ai somatisé

quelques fois. Parfois beaucoup, sur des cadences martiales. Pas trop longtemps toutefois, c’est pour cela qu’il

me reste des dents auxquelles avoir mal. (C’est peut-être cependant aussi pour ça que j’envisage la mutation

de mon globuleux néocortex mou et ras en céphalothorax rugueux sans grande panique. Une sorte de sagesse

chimique). J’ai même une certaine joie à l’idée du mutisme définitif qui risque de résulter de cette rigidification.

Aux sentiments spongieux succèderont de rigoureuses résolutions, et j’économiserai aussi en « Mais ferme un

peu ta gueule, connard » à moi-même destinés.

Tout ce qui est os semble hurler, par moments. Comme on hurle qu’on veut sortir. « Shiseido » tu parles, aucun

massage n’y fera rien, c’est d’une extraction que j’aurais besoin. Mon bras gauche maintenant, depuis trois jours.

L’avant-bras. Jusqu’ici mes appendices restaient intacts, mais ils vont y passer. Reste à savoir quelles fonctions

auront les nouveaux. Ils y gagneront probablement en esthétique… mais je crains qu’ils ne soient pas tous pacifiques.

Old par ... le 10 Jan 2005

 » C’soir j’nique ta race sa mère zy va d’tourgueniste « 

< Le Mâle d’Aurore >

Mon Adonis écartelé
Mon équarrisseur
Laisse donc ta colère éclore
et puissent nos ébats se corser

Au revoir Neptune

NYC 2morow

Old par JLB le 27 Juin 2005

« là ici »