Je crache du sang à présent,
j’ai tout fait pour leur cacher
mais mon mal se fait insistant,
j’espère vivre au moins une semaine
pour avoir le plaisir
de te serrer une dernière fois contre moi,
chaud, doux
et en bonne santé
à bientôt, mon amour !
Je crache du sang à présent,
j’ai tout fait pour leur cacher
mais mon mal se fait insistant,
j’espère vivre au moins une semaine
pour avoir le plaisir
de te serrer une dernière fois contre moi,
chaud, doux
et en bonne santé
à bientôt, mon amour !
… une femme se tient au bord d’une étendue d’eau en mouvement. Tourgueniev n’a pas de mot pour désigner ce puit dont l’eau bouge sans fin, sans qu’on la manipule. Nikolaï passe la langue sur ses lèvres, soudain très sèches, semble chercher quelque chose tout au fond de lui.
– « Un torrent ! c’est un torrent ! » Nikolaï sourit comme un enfant.
La femme porte une tenue nacrée aux incessants reflets argentés et irisés. Natalia bondit au dessus de l’eau et atterit près d’elle. Elle prend une posture menaçante auprès de la dame du torrent et tourne son visage vers Tourgueniev, guettant son autorisation de briser le cou de l’étrangère.
Tourgueniev prend la parôle :
– « Dame, sais tu qui nous sommes ? »
elle hoche la tête, toujours souriante.
– « Je viens prendre possession de ces lieux au nom du conseil de la ligne, toute resistance est inutile, rends toi et tu seras bien traitée »
elle semble tout d’abord ne pas comprendre puis remue le visage comme une enfant qui dit non. Natalia montre les dents, approche ses ongles de la longue chevelure et bondit, croyant attrapper facilement le corps de la femme aux écailles. Ses doigts dérapent sur la tenue argentée; d’un mouvement souple, la dame d’argent glisse entre ses doigts et plonge dans le torrent, laissant Tourgueniev et les siens ébahis d’une telle gràce et d’une telle rapidité …
suite du feuilleton :
si on vous demande, le sorbitol est un stabilisateur osmotique, rien que ca.
vous pourrez pas dire qu’on vous a pas prévenus, non mais vraiment.
lu sur un autre blog
j’ai réussi de justesse à rejoindre maman avant qu’elle ne prenne la voiture pour aller au déjeuner chez papa
j’ai jeté un froid sur place en disant à tous que j’avais une maladie
puis on a bu, alors ca n’a plus eu l’air de choquer personne, peut etre que je n’ai pas trop l’air malade,
en tous cas, on a bu plusieurs litres de vin (francais, espagnol, italien et argentin) au soleil, c’était agréable
mon frère a l’air en forme et joue beaucoup avec mon autre frère
mes soeurs sont arrivées en retard,
elles avaient trop pratiqué l’espagnol, ca les a empéché de se reveiller
papa nous dépose après le déjeuner avec sa jaguar sur les quais du canal st-martin
nous retrouvons un ami américain de ma soeur,
un autre américain arrive à vélo
on boit quelques bières
puis on va chez eux, un appartement très mignon dans un repli spatial près de belleville si j’ai bien compris
on achéte d’autres bières et on discute en anglais longuement
jusqu’au moment de bouger,
on va aller voir la fiancée de mon frère qui est dj et qui mixe dans un bar pas trop loin
on boit quelques bières,
je danse comme un fou,
j’embete un peu les djs en tenant les disques qui tournent pour voir l’effet que ça fait
on retrouve plein de gens là bas
je perds pieds,
je rentre,
je m’endors dans le taxi
mais je me retrouve miraculeusement à la maison
grace à l’honneteté de ce chauffeur là (mille mercis au chauffeur blogueur)
aujourd’hui je me suis réveillé tard,
j’ai une splendide gueule de bois,
je ne sais pas à quelle heure est le prochain train pour Nantes,
il faut que j’aille à la gare…
le présent disparait à son tour,
l’eau bleue de la piscine
estompera le reflet de tes yeux
tous petits rêves
à jamais oubliés
un mauvais esprit m’a soufflé que tu regretterais ces instants toute ta vie,
ce n’est pas vrai, n’est-ce pas ?
L’intertextualité est le fait pour un texte de s’approprier un autre texte en le citant, le plagiant, le parodiant, ou plus simplement en y faisant allusion. Tout texte est un palimpseste.
«c’est précisément parce que l’intertexte peut ne pas être perçu qu’il suscite, lorsqu’il est repéré et compris, un plaisir certain : celui qui naît du clin d’oeil saisi, de l’humour partagé; plaisir également d’une compréhension à demi-mot, d’un échange avec la mémoire, le savoir, la lecture d’un auteur ; plaisir enfin de retrouver, enfouie dans sa mémoire, la trace d’un texte dont la perception est changée par son inclusion dans un autre texte. » (PiégayGros, ibid).
La connaissance de l’existence de l’intertextualité permet de remettre en cause les représentations traditionnelles de l’écriture comme travail absolument «original», c’est-à-dire inventé de toute pièce, sans modèle antérieur. L’emprunt, le pillage, le remodelage font partie de la règle du jeu littéraire.
You are Morpheus, from « The Matrix. » You have strong faith in yourself and those around you. A true leader, you are relentless in your persuit.
Quel test étrange !
Urgences
Les murs de mon âme se lézardent
D’étranges lumières venues du dehors
Provoquent mon reveil
Je ne sais plus qui je suis
Acte I
Scène 1
entrent la reine Astrée et sa nourrice Judith, durant toute la scène Judith aide la jeune reine à enlever ses bijoux et les multiples élèments de sa robe.
Astrée : je suis lasse Judith, je dois avoir commis trop de crimes au nom de Venus pour que la deesse ne cesse de me tourmenter
Judith : comment cela, ma reine ? n’etes vous point une dévote, fervente adoratrice de la deesse ?
Astrée : Hélas, je le pense moi aussi mais elle semble ne pas l’entendre ainsi. Un de mes actes a dû susciter sa colère et depuis elle me poursuit de son implacable vengeance
Judith : je suis sûre que vous vous méprenez, ces processions que vous avez menées, vos offrandes régulières… la deesse ne peut être que satisfaite de vous. De plus je vous vois là avec moi parée des atours royaux, est-ce là le sort de ceux que les dieux ont maudits ?
Astrée : Judith, ma pauvre Judith ! Venus, la splendide, n’agit pas à visage découvert et je vais te conter comment elle se venge de moi de façon bien cruelle : il existe un chevalier, nommé Clystrion, qui vit fort loin de la capitale et qui possède quelques menues terres dans les marches de l’Ouest. Il a paru une fois à ma cour, une seule fois, pour mander quelque argent pour l’enterrement de son père.
Judith souriante : est-ce là une malédiction ?
Astrée : hélas ! Au premier regard pour cet homme, mon coeur s’est enflammé, j’ai bien essayé de le garder à la cour mais rien n’y fit, j’envoyais dans le même temps mes meilleurs espions en son manoir, pour savoir qui était mon bourreau et comment il vivait. Les nouvelles qu’ils me rapportèrent furent comme un éclair foudroyant ma courronne : le jeune homme maigre et à la paleur proverbiale du nom de Clystrion est fiancé à la jeune Hélona, fille du baron Karkandi. Leur mariage est prévu sous peu et je suis désemparée. Conseille moi, ma Judith !
Judith : oubliez le, ma dame, c’est la seule solution, ces deux là s’aiment et nul n’y peut rien !
Astrée : Judith, c’est mon coeur qui brule à ces parôles ! je n’en suis pas capable, cet agent de Venus déguisé en chevalier m’a percé le coeur. Je ne pense qu’à lui, je ne vis que pour lui, je gèle, je grille au grè de ses regards, comment l’abandonner ?
Judith tout bas : bien, ma reine, écoutez moi attentivement : nous allons dompter Venus et ses envoyés. Faites mander le chevalier près de vous pour un pretexte quelconque; quant à la jeune fille, écrivez à son baron de père qu’il envoie son enfant au couvent le temps qu’il faudra. On verra bien si la reine que j’ai nourrie de mon sein ne sait pas séduire un chevalier de province !
– regardez bien les cellules,
elles sont fluorescentes !
– ouais, en attendant il est 19h30
et on est à 8 dans le noir
et dans un placard,
vous trouvez ca normal ?
à la lueur des étoiles,
on s’est embrassés,
on s’est promis d’etre tout l’un pour l’autre,
de s’aimer,
de se rendre heureux,
de rester ensemble pour toujours,
ce soir là tu quittais ton père
pour venir sur ma petite colline,
je t’ai présentée à la mer,
elle a béni notre union,
à chaque instant
ces moments sont dans mon coeur
et quand souffle le vent
et survient l’adversité
c’est ce souvenir qui me fait
combattre pour survivre
et me réchauffe le coeur
lorsque survient l’hiver
je t’aime
Un soir où même les plus chouettes sortilèges ne fonctionnent plus. Un soir où on se sent usé et on ne distingue plus aucun présage. Un soir où l’avenir proche devient flou et on ne lit plus les pensées. Un soir idéal pour commencer de longues, longues, longues… vacances.
*soupir*

Si un jour, tel un sanglier abstrait, tu me cherches sciemment,
Souviens-toi, que le sortilège angoissant fleurit, ô cauchemars solitaires.
Tes fesses de chien seront toujours mes moutons mécaniques,
Et jamais je n’oublierai, tes oreilles de cafard et ta sensualité ovale.
Heureusement, lui n’est absolument pas intéressé. Posseder lui est une contrainte plutot qu’une joie, il a envie de pouvoir tout laisser tomber, du jour au lendemain, pour partir aux antipodes. Ah, l’attrait des horizons lointains, le parfum de l’inconnu, la musique des langages exotiques… Aucun froissement de billets, aucun tintement de pièces n’a autant de valeur à ses yeux.
de nombreux frères ont rejoint les dieux aujourd’hui,
le jour se lève sur les champs du carnage,
nos alliés romains remercient Mars
de nous avoir accordé la victoire.
je souffle dans ma corne
pour rallier les miens
et partager le butin.
l’aube est grise
mais nos coeurs rayonnent
d’avoir survecu au combat
ils brillent aussi du souvenir
de ceux qui sont morts
et seront fetés par nos dieux.
un dernier coup de corne
et nous voilà en route pour le sud.
« être près de toi
et t’aimer toujours
être près de toi
et t’aimer d’amou-ou-ou-our
peut être qu’un jour
toi, tu m’aimeras
peut être qu’une fois
tu m’aimeras d’amou-ou-ou-our
on se touchera
ça te troublera
tu gémiras d’amou-ou-ou-our
on s’embrassera
ça me troublera
pour toujours on sera rois ! »
… Nikolaï chantonne encore cette vieille comptine de Lo alors que les trois envoyés du conseil de la ligne quittent la galerie. Ils se débarrassent de leur matériel et se quittent. Nikolaï restera à l’abri, Natalia regagnera Gardune à pied et Tourgueniev ira à Gardel faire son rapport au correspondant local des services spéciaux …
Je t’aime, je t’aime, je t’aime
Je t’aime dans toutes les langues
Je t’aime à en perdre mon ame
Je pourrais attendre un million d’années
pour avoir un de tes baisers
Je t’aime comme tu ne peux pas l’imaginer
Tes amours précédentes ne furent que des coups d’essai
Prends ta plus belle histoire et multiplie-la par l’infini
Tu as un aperçu de mon amour
et de ma folie
Et si parfois je hurle contre toi
ou si j’ai l’air pret à exploser
Excuse-moi
Essaie seulement d’imaginer la torture
de te voir dans d’autres bras que les miens
et pardonne à mon esprit débile
qui ne veut que bien faire
Je t’aime
Quatre-vingt-dix festins de neuf décisions
Quatre-vingt-dix rassemblements de neuf ministres
Pour s’inquiéter, s’inquiéter, angoisse superbe
Appelez les troupes dehors en hâte
Est-ce ce que nous avions attendu ?
C’est l’heure des garçons, ceci est une guerre
Le président est sur la ligne
Comme quatre-vingt-dix neuf ballons rouges du voisinnage
Les 100 premiers qui nous adresseront leur photo avec leur annonce paraîtront gratuitement dans la revue.
Il n’est pas sans ignorer
que je ne sais pas
si son ignorance
ou l’incurie
dont il fait preuve
l’empêchent de savoir
s’il ne sait pas ou s’il sait
quelques morceaux de toi, je les mange au fur et à mesure,
à ce train là
je t’aurais fini au début du mois de juin
tu me manqueras
J’aime sa pensée superbe
et ses yeux irisés
quand il me regarde et délire
Ses narines dilatées
qui guettent mon odeur
je frissonne et j’exulte
Tu vas m’éventrer
me retourner complétement
m’infliger douleur et plaisir
Tant que nous en aurons la force
Il ne m’a pas tué avec ses griffes,
si c’est ce que tu veux savoir
il ne m’a pas tué avec ses dents non plus,
si ça peut te rassurer
il n’a fait que me regarder,
avec innocence
et mon coeur s’est arreté
il y a six diables rouges
dans cette ancienne église,
celui qui touchera l’autel
pourra demander six voeux à ces augustes personnages
Il dit :
Je voulais vivre mes rêves avec eux,
ceux que j’ai aimés,
tu ne les entends pas rire
car ils sont loins.
Je les aime pour toujours
et le seul son
qu’on entend désormais sur la lande
ce sont mes sanglots et mes pleurs
en langue allemande.
Elle dit :
Mais…
*fondu au noir*
vent de force 7 à 8 sur ouest corse forcissant 8 à 9, houle modérée. Nord Gascogne, Sud Irlande, vent de force 3 à 4 mollissant 2 à 3. Sur Manche Ouest, Forks et Ouest Ecosse, vent de force 4 à 5…
Je suis dans tes profondeurs veloutées
Mon ame va s’annuler
Je peux me dissoudre dans le monde,
Cesser d’exister
Nous sommes unis
Depuis toujours le jeune homme sentait peser sur lui le noir regard de la Deesse. Ce soir il la défiait à nouveau en mettant le masque d’or : le splendide instrument de sa destruction seul pouvait détourner quelques temps la malediction de Venus, il rendait superbe, magnetique et brillant. Son pouvoir se nourrissait des coeurs que brisaient son porteur, de la magie qu’il pouvait voler aux malheureux qu’il rencontrait, de la seve des âmes, en commençant par la sienne propre. Il avait essayé de ne plus porter le masque. Pendant quelques temps il reussissait à arpenter la scène de sa vie sans trop de douleur, puis l’éclat d’un regard, un sourire qui ne lui était pas adressé lui rappelaient comme il était seul et sans amour. Il pleurait alors interieurement pendant de nombreuses journées sous l’emprise du masque : comme il aurait été facile de l’enfiler à nouveau pour conquérir ces yeux, cette voix qui l’avaient fait defaillir. La lutte était terrible et derrière ses yeux bouillonait la tempête alors qu’il combattait les images luxurieuses de son théatre intime : langues audacieuses, etreintes felines et râles humides… Tous le hantaient, chaque jour un peu plus, puis n’y tenant plus, il enfilait le masque et partait chasser, conquèrir et briser les âmes comme un dieu vengeur offensé eut pu le faire. Le masque l’affaiblissait peu à peu : de menues maladies, des taches sur sa langue, des défauts d’audition furent les premiers signes. Sa peau sous le masque prenait une teinte jaunatre et ses yeux s’enfoncaient dans les orbites d’un visage emacié. Il tirait une énorme fierté d’être l’ennemi d’une deesse et d’être parfois victorieux. Les quelques concessions qu’il dut faire ne donnerent que plus de prix à ses victoires éclatantes, aux chatiments qu’il imposa aux serviteurs de l’amour, de toutes ses forces. Et s’il perdit progressivement ses cheveux et ses dents, si sa vue se brouilla… jamais sa mémoire n’oublia l’exaltation du champ de bataille et du sang répandu.
Ce n’est que le premier mort qui compte. C’est l’un des problèmes de la culpabilité en cas d’assassinat : elle n’est pas additionnelle.
Il n’est pas considéré comme plus grave d’avoir tué cent personnes que d’en avoir tué une seule. Du coup, quand on en a tué une, on ne voit pas pourquoi on se priverait d’en tuer cent.
Malgré tous mes efforts pour le dissimuler
le contre-espionnage avait découvert
mon Falsificateur
et devait dès à présent être en train de le mettre en pièce
pour tenter de me localiser et de m’éliminer
information = desinformation
l’engagement est individuel, chacun une petite chose pour que tout l’monde aille mieux.
Et les deux enfants restèrent assis, tout seuls côte à côte dans le crepuscule gris, et ils attendirent que le futur commence.
La rivière chante encore
L’entends-tu ?
Elle est si agée
que sa voix n’est qu’un murmure précieux
poli et scintillant
Chatoiement splendide
que seuls connaissent les initiés
On dit que parfois
lorsque sa surface est gelée
et que la lune est haute
Elle se glisse parmi les hommes
en quête de chaleur,
d’amour
et on remercie les restaurants M– D-N—‘s pour cette formidable intoxication alimentaire
à vous Cognac-Jay, à vous les studios !
« Sida, sida, sida. Nous n’entendons rien d’autre. C’est du terrorisme. C’est une guerre psychologique. Le sida est un virus paisible. Si vous restez propre, il n’y a pas de problème » a affirmé le dirigeant de la Libye.
Ils ne comprenaient pas pourquoi les notres voulaient les repousser dans l’abime après tant d’années passées ensemble
J’ai reçu trop de coups de couteau
et je dois rompre le combat
Je suis si vieux
et mon coeur est si sec
Je n’ai plus la passion des combats,
ni le goût du sang
Je ne désire plus que me retirer
pour mourir dignement
Un vieux cadavre gris
qui séchera loin de ta vue,
c’est le seul avenir que je veux
ne pas blesser tes jolis yeux
De mes chairs infames
pourrissantes et envahies de vers
je ne veux heurter ta narine
délicate et adorée
Les mouches, noires et bruissantes
qui tournoieront sur ma dépouille
jamais ne t’approcheront
Ô mon ange, mon tendre amour
Détourne-toi de mon souvenir,
ne me regrette jamais
détruis les cadeaux que je t’ai remis
et évite nos anciens amis
Je veux disparaitre,
cette vie n’est rien
sans le contact de tes bras
et de tes lèvres sur mon corps
Adieu
C’est ainsi que nous frappons le tambour sur les îles occidentales…
Ecoute nos voix, viens danser avec nous. Tu aimes notre chant, n’est-ce pas ? Il conte les amours de la reine des fées et d’un mortel. Ouvre ton coeur. Entend nos voix mélées à toutes les voix de la terre des hommes, écoute l’histoire, écoute la…
écoute…
Alice m’embrasse,
je crois que le chapelier fou est jaloux
mais il n’en montre rien
je crois que le lièvre de Mars
voudrait encore un thé
qu’il est doux de te connaitre,
Alice
Les volutes empoisonnées
de Babylone
auront raison de ses adorateurs
Ultime sacrifice
librement consenti
Ils brulent
et toussent dignement
alors que la cité les tue lentement
Au revoir
de l’autre coté du miroir
Livingstone, mon Lapin blanc que j’avais échangé une fois contre papa, nous voit un peu comme ça
elle dit :
j’aurais voulu qu’il m’accompagne là bas
mais,
lui dire que je suis inquiète
aurait été comme un aveu,
je t’ai trompé, j’ai peur.
et son parapluie à la main, elle part vers l’hôpital
machouillant les derniers ongles
qu’elle gardait pour l’hiver.
Les hommes sont si fragiles
et tu es l’un d’entre eux
il dit que l’art, c’est un sale boulot, mais que quelqu’un doit bien s’en charger.