Deux longues secousses ce matin. Peu de chance que le monastère bascule dans la mer mais nous suivions pourtant les consignes napolitaines.
À Chiba, on trouve un nouveau foie à Carver. On l’échange contre un vieux rein, tatoué, tigré. Mina refuse de porter une cape. Igor déguste.
… Elvis chante Bruce Lee me sourit Sylvain ne dit rien J’ai le trac Je suis crevé Je veux dormir Trois jours Au moins Mais je suis motivé.
Carver aime imaginer que divers monstres logent sous son lit, menaçant ses gambettes, ça lui évite d’en sortir trop souvent, de penser.
… et cinq. Le portail se referme. Merci de votre attention.
Jimmy boit du gin dans sa Chrysler.
Poison.
L’odeur du popcorn devenait diabolique. Les alliés entendaient provoquer chez les tourguenistes des accès de démence. Relire le manifeste.
Reboot.
Kaboul disco.
La nuit. Le feu.
La nuit. Bonne, on verra.
Une vie de crimes.
Igor, ligoté derrière le mur, fredonne de vieux airs oubliés de tous. Mina fait mine de ne rien entendre. Carver insulte les rats. Hésiter.
Suite aux accrochages répétés avec les protestants chinois, Igor et ses compagnons de galère ne vivaient plus que de l’air, vicié, du temps.
Et toujours dans le ciel, les dirigeables, indéniables preuves de l’uchronie ambiante.
Et je danse et je danse x2
Depuis mardi nous aimions le vieux barbu et sa révolution. Voir rouler les têtes des tyrans au pied de leurs idoles abattues. Éclate totale.
Je suis à la fenêtre et ma lampe frontale illumine Paris, comme euh… un phare.
I’ve been looking for you, baby Anywhere that I can find
And I was searching for your sweet name.
Long silence glacé.
Les dernières gouttes d’essence, les dernières balles, les dernières étreintes paniquées, nos doigts qui se touchent, puis la fin, de tout.
On trouvait des traces de peinture rouge sous les ongles de tous les miliciens. Infrastructures ouvertes. Ciment humide et chaud. #glyphe
Tout chacaux ?
La nuit³, encore.
Ne pas passer sa vie à la gagner.
Au moins avec les singes on n’a pas de surprises.
Dimanche : je suis une asperge confite.
50 minutes avant sa mort, on aperçut Igor en train de trafiquer les munitions du peloton d’exécution. Quelques années plus tard, la Sicile.
Je sais à présent que je suis prisonnier.
Doucement. L’aube.
Sept d’un coup !? Gravide un jour, gravide un moment.
Mon disque dur est mort. Saudade.
Vertiges de l’acide.
Les solistes serbes ne jouaient jamais à la roulette russe avec les autres, trop snobs : bit.ly/d50yvz
Œil bleu, œil gris, œil blanc, œil noir.
Une étude en rouge.
Sur la dune, on entendait le bruit des confessions intimes. Igor observait la faune interlope des tailleurs de pierre. Entre Carver.
La barmaid, donc, sexy, ok d’accord, c’est @Flore_m. Et je suis mouillé. VENERE. OUAIS.
Igor se demande : poser une pierre sur le dos d’un ours à duvet persistant à plus de 5 km, sans sortir de sa chaise roulante bleue. #oaistar
Mina, Igor, Carver, arrivent en vue du hangar abritant le léviathan des airs. Nulle trace des miliciens siciliens. t.co/XFKYwOXD
Je veux ta sieste.
33 coups de couteaux plus tard, il continuait à espérer la venue d’une nouvelle ère de légitime défense et de curry wurst. Via @udobar
À l’ouverture de l’antique abri, un furet, ironique, s’échappe en faisant « pop ». Mina y voit un signe de fraîcheur. Igor sanglote, ivre, nu.
« Paris est sans doute le point le plus éloigné du paradis mais c’est le seul endroit où il fait bon désespérer. » Cioran ?
Overdose de base jumping à la mine d’aimant. Le traiteur est extra, on en oublie le pâté de marcassin. Bientôt il sera temps de se rentrer.
Igor picole sous le volcan. Ça cause traduction dans la chapelle. Les tsaristes préfèrent les automatiques. Du rouge ? #labaule
Igor, incapable de dormir, encor’, somnole devant Henry V, version Laurence Olivier. Mina, épuisée, est peu attentive. Carver pionce.
Où es tu ?
L’idée du jour, c’est « essayons de rendre le monde meilleur, pas juste notre petit quotidien personnel et nos adorables histoires de cul ».
Constructivisme politique captain america ?
Lé clip é lé lulne on a pabfzefb !
Trop de trucs brisés, vieux, en miettes, détruits pour que ça soit honnête. Je dois couver un truc. Ouf, je porte pas de chemises bleues.
Carver et Igor ne goutaient guère les roses rouges, les réunions de famille et, plus que tout, se méfiaient des vieux déviants. #castadiva
Tu peux pas test’ : les derniers mots du chaton puceau en flamme dévoré par un dauphin zombie en mal d’amour amiante. #grenelle2 #chicplanet
Bonne année 2008 et tout et tout…
Carver fabrique des munitions. Igor fait du vélo sur les murailles. On ne fait pas de selfie en zone de guerre. Les miliciens sont en grève.
La com 8 bits ça fait les choses vraiment alternatives, les flics déboulent.
Boule de flipper. Qui roule.
Igor démonte l’ensemble des appareils servant à se connecter au cyberspace depuis son domicile, se débrancher, souffler, course à la mort.
Twitt’ à saint tropez !
Proposition : et si aujourd’hui on (re)découvrait Stella, l’Organïk Kommandeür de MAGMA, l’anti Yéyé. t.co/jLBXt5cu etc…
Le baron Saturne retrouvant sa BMW défoncée : « J’aurais pourtant juré entendre crier les pneus d’un éditeur diabolique, lâchons les chiots »
Je veux recevoir des morceaux de ton corps. t.co/3toWtXf
Sérieusement, cette soirée estivale a un sérieux parfum d’apocalypse. On rase gratis, pour fêter ça.
Carver couvert(e) de cendre termine sa première pellicule 24 poses. Fujichrome Sensia 200 avec son vieux Nikon N8008s et Nikkor 50mm f/1.8.
Inerte.
A long day of outdoor activities.
Et Carver, d’enfoncer son borescope encore plus avant dans les profondeurs dangereusement verticales, nues, de son abdomen rutilant, soyeux.
Akim restait encore un maître des échecs. La guerre ne semblait pas pouvoir changer son visage bizarre, son cerveau brillant et Igor mat.
S’il fallait trouver un motif, une forme récurrente, ça pourrait, ça serait sans doute, un objet gris métal, structure ellipsoïdale… #htc
Danser dans la forêt, pieds nus couverts de boue glissante, sourires qui se répondent, yeux émerveillés ne clignant pas. Hiver nucléaire.
C’est sensass, c’est bath, je vais mettre le feu à la fermette du vieil Onc’ Mc Donald. Un grand gros beau incendie qu’on peut voir de loin.
Igor, Mina, les autres, fêtent son anniversaire, un peu en retard, en posant une bombe dans le coffre d’une banque. t.co/sb2MIcvA
Les milices pastels occupent la plage Sud. Dans le ciel, les ballons bigarrés filment les alentours. Mina, dans sa Morgan Aero 8, s’éclipse.
La galatrace galarienne est plutôt vénère.
En 1950, Sri Aurobindo a quitté son corps. Quelqu’un l’a-t-il retrouvé depuis ? Les cagoulards depuis les anciennes carrières fomentent.
20: bd51: cellar elvenkings : ‘ the cellar where the king keeps his barrels of wine.’
Quand j’étais petite : « So let me get right to the point I dont pop my cork for every guy i see ».
Igor et Mina adoptent un arbre. t.co/irSxcAyO
Mina, au cœur de l’assaut, tourne sept fois sa langue sa bouche avant de parler, et ne dit rien. La mitraille, comme un rideau de douche nu.
Par moi on va vers la cité dolente; Par moi on va vers l’éternelle souffrance; Par moi on va chez les âmes errantes. On pose nus saouls.
L’été, Carver partait chasser les dernières baleines bleues qui, cancéreuses, se précipitaient, chantantes, sur son harpon. #euthanasie
Bang bang.
Les ellipses sont nombreuses. Pendant ce temps là à Vera Cruz. Unfollow #ns
et Carver n’avaient aucun problème à verser quelques sous afin de soutenir la seule chaîne non soumise aux milices : nolife-tv.com/
Igor et Mina, sont des. Cylons. Carver. Non. Frak. U. Et l’homme à la tête de chat…
Ce truc avec le lièvre supérieur m’aime.
Par la fenêtre, au nord, une grande fumée grise, le grand incendie ?
« on ne peut se protéger de la tristesse sans se protéger du bonheur » me rappelait souvent Mina.
On la surnomme la folle aux chats.
On estime que la grippe A a tué entre 30 et 50 % de la population européenne en cinq ans, faisant environ vingt-cinq millions de victimes.
Plus tard. L’hôtel à l’abandon. La piscine toujours vide. Carreaux brisés, herbes folles. Hiver nucléaire. Dans le grand salon, Igor, Mina.
Dans le bunker il fait si froid. Dehors la pluie, noire et brûlante, emporte les débris de la ville orgueilleuse. Nos doigts se frôlent. Et puis : les sirènes et les premières explosions.
Quand j’étais petite, je n’avais peur de rien, de personne. Mâcher de petits morceaux de verre, jouer avec le feu. Boxer un plus grand.
L’homme à la tête de chat fréquente une femme et l’amante de celle ci. Ils sont bons amis. Il fait ronron.
Le chat clignote.
En contrebas. Un homme porte un fez. Le canal. Dans le ciel. Un dirigeable écarlate. Dans l’allée : une troupe de miliciens. Ivres, hilares.
Question de thon au cœur de la nuit.
Mi-nuit.