alors là je suis largué :
d’habitude je vous raconte ma vie et mes aventures sans rien vous dissimuler à vous fidèles lecteurs mais aujourd’hui vraiment je ne me sens pas de le courage de le faire. pas envie de parler de mes experiences interlopes de la nuit passée, de ces fillettes et de ces petits garçons hongrois qui fouettent sans se lasser les fesses municipales. non vraiment, je n’ai pas le coeur à en parler. je vais vous écrire une petite fiction en Ré mineur. fiction : alors là je suis largué : |
A se dépouiller de ces encombrants oripeaux
On ne perd pas forcément son âme.

Lol, frappée d’immobilité, avait regardé
s’avancer, comme lui, cette grâce abandonné,
ployante, d’oiseau mort… Qui était-elle ?
On le sut plus tard : Anne-Marie Stretter.
Etait-elle belle ?… Par quelle voie mystérieuse
était-elle parvenue à ce qui se présentait
comme un pessimisme gai, éclatant, une
souriante indolence de la légèreté d’une
nuance, d’une cendre ?
la scène se passe dans une laverie.
————————
bob (homme), bobette (femme), oneko(1) (chat).
————————
le chat (dans une machine) : maaaaouw !
bob : et pourtant il tourne.
le chat : maaaaaouw !
bob : ça donne le vertige.
bobette (modes zé travaux) : hum…
le chat : glouglou.
bob : je crois qu’il est propre.
bobette : hum…
le chat : …
bob : ah, non, il est juste mort…
bobette : petit con.
bob : soit sympa, il est mort.
bobette : je parlais de toi.
bob : c’est ce que je disais.
le chat : …
(1) Le nom a été modifié.
Mensonge
L’autre soir, en voulant expliquer l’idée de la mort à ma fille inquiète,
je ne sais pas ce qui m’a pris, je lui ai parlé de Dieu…
…
intime (again)
ce matin
métro
en face de
moi, une femme
énorme
au regard si
doux
et apaisant que
je me suis levé
pour me mettre à coté
d’elle
et que
j’ai posé
ma tête sur son sein
gauche et
c’était si serein
et chaud que je
m’y suis perdu
durant plusieurs
stations, plus tard
ici, à Malakoff, je
repense à cette femme
qui se nommait
Marcus et avait 23
ans. je ne sais pas
si je pourrai l’oublier
un jour. là je me frotte
le dos avec un crayon
et donc je tape moins
vite.
intime (stop)
…
Je n’avais pas eu l’impression de réaliser
une action décisive.Il se saisit du bonheur
uniquement pour faire battre plus
vite son cœur. Au moment voulu, tu diras à tes amis :
« N’importe où dans le monde ! «
je veux
écrire un truc romantique
pour parler de toi
mais ce matin ça ne vient pas
je ne sais pas ce que j’ai
il faudrait peut-être
que j’aille manger un bout
ça me ferait tellement de bien
de grignoter quelque chose
car je n’ai rien avalé depuis
toi.
Autologie.
(Avant de déjeuner.)
Bizarre.
Pourquoi n’ai-je toujours
pas développé
les dix films noir & blanc des
dix dernières semaines
de ma vie ?
Nuit.
Malgré un demi stilnox, insomnies.
Projets démentiels.
« Chère A. je m’en vais écrire
un monologue pour ta voix, ton corps. »
Matin.
Et les obligations m’obligent à ajourner
mes travaux.
Musique.
Retrouvé un morceau d’enfance
(Concerto pour la main gauche)
que j’avais découvert chez ma
grand-mère à Saint Malo.
Nuit.
Pour surmonter le temps, je retravaille
un texte qui s’appelle épreuve.
Mot.
Obstacle,
Difficulté,
Image, voilà que ce que l’épreuve contient.
Force.
Quelque chose de trop fort bat en moi continuellement
depuis quelques semaines, dois-je me mesurer
à cette énergie qui semble émaner
de nulle part ? Faut-il l’ignorer ? Est-ce une richesse ?
Fiction.
Et le photographe à décidé de déchirer
ses images, elles neutralisent le souvenir, l’apauvrit.
Réjouissances.
Mercoledi, diner prévu avec Arnaud Claas et sa femme
Laura.
Repentirs.
Détails sordides, je me souviens
d’un montage photographique que j’avais appelé
« L’intime est ignoble. »
Radio.
Entendu la semaine derniè chez Veinstein,
l’écrivain Pons, qui se plaint aussi de l’intime,
et que l’autobiographie n’est souvent qu’une autobiographie des
humeurs, qui sont off course d’affreuses choses.
Laporte.
Solutions : la biographie. Terme dont le sens est inversé
il ne s’agit pas d’écrire la vie, mais de suivre au plus prêt
la vie de l’écriture. Vie d’homme de côté.
Détour.
Je vais déjeuner.
L’univers
est factice
Il tourne sur lui-meme
pour avoir l’impression d’exister
Il est faux,
lache et envieux
Je le déteste
je ne mange du caviar qu’avec mes beaux parents
et quand on s’en va, ils me donnent un kilo de sucre
pour ma maman
[autofiction?]
Autologie.
L’hésitation entre le mot et l’image —
magistral Michaux :
« Je peins pour me déconditionner du verbal. »
Soleil (15h/18h)
Pas travaillé
Douleur :
Les lentilles ont macéré dans
un verre d’eau, yeux rouges, il n’aurait pas du
dormir chez A.
Conversation :
— après-midi bizarre, non ?
— (…)
—« Je crois que c’est le café, il m’a hyper stressée » M.G.
Scandale.(ou nuisances.)
1.Temps.
2.Commerçantes (celle des cigarettes.)
3.Sentiment de parfaite normalité
4. Trop de choix.
Réjouissance
Me concerne.
Le héros ne divulguera pas son quotidien.
Difficulté
Je lis pour me perdre ou me (re)trouver ?
(Vagues relents d’images des heures récentes,
« grande vague du moi », sentiments romantiques :
seul, exclusivement seul.)
Entourage.
Au trois quart féminin.
Carte postale
« Etre à 10 000km de Paris,
en plein été sur une île aux Caraibes
et attraper une grippe terrassante est une idée
idiote. C’est celle que j’ai eue. Je t’embrasse. FR. »
Cuisine
Filet de Merlan + pommes de terres surgelées.
Remarque.
Fidèle à sa pensée en restituant son mouvement (chaos.)
Remarque.
— Où dormir ce soir ?
— Ensemble dans un verre d’eau.
Bonheur
Le héros en apprend autant que vous sur lui, en écrivant.
Difficulté
Quand lire et écrire deviennent une seule et même chose.
Voyage.
Partir de Aden jusqu’à Oman ?
Reprise.
La femme de faire une sélection.
NOURRIR LES ANES #8 et fin
Voila.
C’était mon dernier jour.
Tout à l’heure, le propriétaire des ânes revient du ski.
Ce sera à son tour d’exécuter ce petit rituel matinal.
En rentrant tout à l’heure, j’ai examiné mon traitement de texte.
Il s’avère que je n’ai pas écrit une ligne du roman que je m’étais promis de terminer.
Mais bon… J’ai nourri les ânes.
Et ils m’en sont reconaissants.

A1-Je cherche une scie à métaux pour mon vélo…
A2-Tu veux scier ton vélo?
A1-Pfff! L’antivol a rouillé pendant l’hiver. Là c’est l’été…
A2-Ah d’accord! Ben j’en ai pas…
A1-Ben demandes autour de toi steuplais!
A2-OK, sinon je peux te préter mon vélo…
(…)
Ici la scène est coupée parce que trop violente. L’acteur 1 insulte l’acteur 2 avant de le rouer de coups…
Regard croisés
J’ai vu dans tes yeux tous nos malentendus
J’ai pleuré la fin des jours heureux
Et toi tu as eu l’air apaisé, délivré
Mes pupilles sont devenues meurtrières
Je te hais.
|
image
plane d’une orientation à trois dimensions–{#FF0000}–processus général de stéréo-photogrammétrie–{#FF0000}–nature pourvue d’une manière bien particulière–{#FF0000}–sentiment de profondeur de la scène observée–{#FF0000}–différence d’éloignement–{#FF0000}–O1 : (X1 Y1 Z1) = (0,0,0)—[soit+dit+en+passant] |

je pense enfin savoir ce que je vais faire quand tout cela sera terminé.
je pense que je vais offrir mes mains à la science, les offrir à quelqu’un
qui a besoin de mains, pour écrire, faire de la musique, travailler
à quelqu’un comme un type qui aurait sauté sur une mine à main
un type qui bosse dans un cirque, un mime, un jongleur manchot
moi, je serai plus au calme sans elles, tranquille enfin.
plus de nez à curer, de cul à gratter, de jambes à palper
le bonheur enfin.
bande son : Soul Coughing – Janine

Le soleil transperce la maison vide
de ses poignards jaunes
sans rien rencontrer
que des poussières qui dansent
« SOUMETS TOI TOUT ENTIER A TON MEILLEUR MOMENT. » P.V.
Comment poursuivre ? Voilà la question
qui m’avait occupé jusqu’au moment crucial
(dimanche matin) où je décidais
sans consulter mes femmes, mes docteurs, de changer
du tout au tout en reprenant sur un autre mode le travail : fini
le temps de l’éparpillement aux quatre coins du désir,
temps perdu d’errance sans consolation, vite, une autre voie plus
lumineuse (même si le soleil faisait encore défaut) avec
un face à face émouvant comme une image fixe
découpée sur un film de Bergman en silence,
bouche ouverte qui ne dit rien, sentence revenue d’une très
vieille lecture (Blanchot Au Moment Voulu, 1996, Limousin)
« FAIS EN SORTE QUE JE PUISSE TE PARLER. »
…
ce soir les brigades tourguenistes
saouleront le vil avant de l’écorcher
pour que ses cris d’horreur
ne puissent donner l’alarme
aux tribus ennemies.
…
Papy Ivan : quel que soit le but de la prière d’un homme, il demande un miracle.
chaque prière se résume en ceci : «Grand Dieu, faites que deux fois deux ne fassent pas quatre.»
– bon, thomas , tu t’occupes du reveillon tourgueniste et on en parle plus, ok?!
un truc sans chichis a base de popopo, hein…
– c’est ce qu’elles disent toutes…
– …
Règle n°1 : Ne parlez pas de reservoir blogs.
| Je | ne | suis | pas | très | en | forme | et |
| mon | moral | est | en | devenir | . | Le | boulot |
| est | en | petit | morceaux | et | je | dois | décider |
| de | mon | avenir | . | Text Here | Text Here | Text Here | Text Here |
| Text Here | Text Here | Text Here | Text Here | Text Here | Text Here | Text Here | mon |
| ami | je | t’ | aime | Text Here | Text Here | Text Here | Text Here |
| Text Here | Text Here | Text Here | Text Here | Text Here | Text Here | les | menaces |
| sont | vraies | à | chaque | fois | Text Here | Text Here | Text Here |
Le pouvoir du faible
« On a souvent besoin d’un plus petit que soi. La douceur triomphe sur la force. »
Conversation entre Charlie et le Voyageur, asile de Midgard (extrait)
[…]
– Ainsi, une instabilité n’est pas complètement fortuite, puisque c’est une situation donnée qui la provoque, une situation que l’on pourrait qualifier de « à risque ».
– C’est juste, même si nous ne sommes pas capables d’expliquer pourquoi elle survient. Une telle volonté est peut-être ridicule, puisque au fond l’instabilité est partie constituante du Flux. Et le Flux est. Toutefois, la récurrence de certains facteurs lors d’instabilités nous pousse à chercher des liens causaux dans tout cela. D’ailleurs, un autre facteur d’apparition d’une instabilité est la position sur la Forme dans une stabilité donnée. Plus vous vous approchez de l’Océan, plus la probabilité d’instabilité est grande. A l’inverse, plus vous montez sur les pentes du Ker, plus elle diminue. Une théorie a postulé que ceci résultait de la rotation de la Forme autour de son centre de gravité, si l’on adoptait la schématisation triangulaire. En fait, selon cette hypothèse, une stabilité serait une position de la Forme à un instant donné. Donc plus vous vous éloignez du centre de rotation plus la circonférence est grande, ce qui signifie plus de positions possible pour la Forme le long de cette circonférence, donc plus de stabilités. Qui dit plus de stabilités dit plus de passages entre elles donc plus d’instabilités. Ainsi, le Ker, plus proche du barycentre, serait plus stable. Mais cela supposerait définir la Forme dans chaque stabilité, alors que la Forme est plutôt une somme des stabilités, inscrite dans la durée.
[…]
– Allo mimi ? – Ouuuais. – Je suis super désolé. Mais je vais pas pouvoir vous assassiner sauvagement à coups de hache demain soir. – Ha bon ???? – Ouais, j’ai une grosse surchage de boulot, je vais devoir bosser comme un malade tout le week-end. – Zut, c’est dommage. – Donc on fera ça la semaine prochaine, mais je sais pas encore quel jour. Je vous appellerai pour vous dire. Ok ? – Ok. – Alors à plus et encore désolé, vraiment. – C’est pas grave. Bon courage, travaille bien. Salut. |
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Je suis bien content d’avoir conservé ce petit scalpel, ce soir je vais jouer à Michael Jackson, me refaire le nez, me gratter la peau pour me refaire plus blanc. Si ça saigne trop je vais essayer de ne pas trop foutre de saloperies dans la salle de bain et de ne pas me rater, baby. |
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Tribute to Captain Cousteau
Fondamentalement, j’aimerai retrouver mon animalité ; elle me fait défaut pour agir ; objet construit, je ne puis profiter de l’instant présent.
Mon masque social agit comme une membrane imperméable, empêchant l’aération de mes blessures émotionnelles, et favorisant la culture d’un mal être anaérobique, une ulcération intérieure qui précède une inévitable nécrose.
Je crois que c’est sans remède.
le récitant: qui es-tu Igor Tourgueniev ?

maintenant je veux une robe couleur de nuit
(j’en ai vue une jolie dans la vitrine
des sorcières de la rue faidherbe)
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"Ce serait tellement beau; Dans un monde nouveau; Sans ces barrières qui nous freinent; Sans retenue et sans haine; On serait tous unis; Tous ensemble pour la vie; On serait plus fort demain; Si on pouvait se donner
la main" |
le récitant : d’après les experts, il existerait une méthode secrète ‘sannen-goroshi » qui consiste à porter un coup entraînant la mort à coup sûr au bout de trois ans.






















































